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	<title>lutte contre le terrorisme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le Zimbabwe s&#8217;engage contre l&#8217;extrémisme violent aux côtés du Mozambique</title>
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				<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 17:43:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p> <strong>La multiplication des attaques à Cabo Delgado a poussé le Zimbabwe à s&rsquo;impliquer dans la lutte contre le terrorisme au Mozambique dans le cadre de la mission SAMIM portée par la SADC. Cependant, les sanctions internationales et l&#8217;embargo sur les armes freinent son intervention alors que la menace terroriste se rapproche et que le pays fait face à une augmentation exponentielle de l&rsquo;islamisation à l&rsquo;intérieur de ses frontières.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Le chemin du Zimbabwe vers sa libération a été pavé par les sacrifices consentis par nos frères et sœurs au Mozambique&nbsp;»,</em>&nbsp;déclarait Frederick Shava, ministre des Affaires étrangères et du Commerce international du Zimbabwe, à l&rsquo;occasion de la 12e session de la Commission permanente mixte de coopération entre le Zimbabwe et le Mozambique en novembre 2021, pour souligner les liens anciens qui cimentent les deux pays. Sur le plan économique, la relation bilatérale entre le Zimbabwe et le Mozambique se renforce. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 543 millions de dollars en 2020 (le niveau le plus élevé en 10 ans) en dépit de la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Le Mozambique offre l&rsquo;accès le plus direct à la mer à son voisin zimbabwéen avec lequel il nourrit une relation étroite depuis l&rsquo;époque des indépendances, renforcée par une culture commune et une proximité géographique qui pousse aujourd&rsquo;hui Harare à s&rsquo;engager dans la lutte contre le terrorisme au Mozambique, car depuis 2017, les Shebabs (homonymes des Shebabs somaliens) font régner la terreur dans la province septentrionale de Cabo Delgado. La menace s&rsquo;étend peu à peu aux régions voisines selon une étude de l&rsquo;Initiative mondiale contre la criminalité transnationale basée à Genève et de la Fondation Hanns Seidel en Allemagne, publiée en février 2021 et intitulée « Insurrection, marchés illicites et corruption : le conflit de Cabo Delgado et ses implications régionales&nbsp;».</p>



<p>Cabo Delgado est un corridor qui voit passer l&rsquo;héroïne venue d&rsquo;Afghanistan via l&rsquo;Iran pour rejoindre l&rsquo;Afrique du Sud et y être consommée sur place ou redirigée vers l&rsquo;Europe et les Etats-Unis. La cocaïne du Brésil transite également par le nord du Mozambique avant d&rsquo;être envoyée vers l&rsquo;Australie. Exportation illégale de bois, d&rsquo;or ou de pierres précieuses&nbsp;: des flux illicites de toutes natures circulent à Cabo Delgado, mais les Shebabs ne participeraient que modestement à ces trafics selon la récente étude de la Fondation Hanns Seidel, l&rsquo;essentiel de leurs revenus proviendrait du pillage de banques, des raids sur les commerces locaux et des rançons reçues pour la libération des otages.</p>



<h2><strong>L&rsquo;intervention du Zimbabwe limitée par l&#8217;embargo sur les armes</strong></h2>



<p>Un SOS dessiné à même le sol, Mozambicains et expatriés réfugiés dans l&rsquo;hôtel Amarula dans l&rsquo;attente de secours&nbsp;qui ne viendront pas : les images de la prise de la ville de Palma ont fait le tour du monde, relayées par le téléphone portable d&rsquo;un témoin pris au piège, un 24 mars 2021, dans la province de Cabo Delgado. Quarante-huit heures de siège, une ville détruite, des corps sans têtes disséminés dans la ville&nbsp;: cette attaque retentissante avait été revendiquée par les Shebabs (qui ont fait allégeance à l&rsquo;Etat islamique en 2019). La faillite de l&rsquo;armée mozambicaine appuyée par &nbsp;la société sud-africaine paramilitaire D.A.G. (alors sous contrat avec l&rsquo;Etat mozambicain) face à des Shebabs surarmés avait provoqué l&rsquo;effroi bien au-delà des frontières du Mozambique, poussant la Communauté de développement de l&rsquo;Afrique australe (SADC) à intervenir. En juillet, l&rsquo;organisation régionale décidait de mobiliser quelque 3.000 hommes pour soutenir la région de Cabo Delgado à se libérer du joug des terroristes, dans le cadre d&rsquo;une mission spéciale, la SAMIM.</p>



<p>«&nbsp;<em>Des progrès significatifs ont été réalisés</em>&nbsp;», déclarait Cyril Ramaphosa, le président sud-africain, lors d&rsquo;un sommet extraordinaire qui se tenait en janvier dernier au Malawi. Cependant, malgré des avancées manifestes, les raids perpétrés en novembre dernier dans les districts de Mueda et Macomia, ont conduit la SADC à prolonger la mission SAMIM pour une durée indéterminée, alors que mille soldats venus du Rwanda combattent également sur le terrain et que l&rsquo;Union européenne (UE) a mis en place une mission de formation militaire (EUTM Mozambique) pour soutenir le renforcement des capacités des forces armées locales.</p>



<p><em>«&nbsp;Le Mozambique est un pays frère et nous avons déjà coopéré militairement ensemble contre le Renamo</em>&nbsp;(mouvement politique soutenu jadis par le régime d&rsquo;apartheid sud-africain, ndr).<em>&nbsp;Trois cent quatre de nos instructeurs ont formé un premier bataillon qui est actuellement déployé à Cabo Delgado »,&nbsp;</em>indique Oppah Muchinguri, ministre de la Défense, qui regrette de ne pas être en mesure d&rsquo;en faire davantage.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous sommes particulièrement affectés par la situation au Mozambique en raison de notre proximité géographique, mais nous faisons face à des sanctions internationales ainsi qu&rsquo;à un embargo sur les armes qui limitent nos capacités techniques ainsi que nos moyens d&rsquo;intervention. Si ces sanctions étaient levées, le Zimbabwe s&rsquo;impliquerait davantage, mais pour l&rsquo;instant cela nous est impossible&nbsp;»,&nbsp;</em>ajoute-t-elle.</p>



<h2><strong>Le développement comme arme pour éviter le scénario mozambicain</strong></h2>



<p>Cabo Delgado, aussi appelé Cabo&nbsp;Esquecido ou le « cap oublié », est situé à la frontière tanzanienne. Il a longtemps été considéré comme la région la plus pauvre du Mozambique. Marginalisé politiquement, il concentre pourtant des richesses considérables. En septembre 2021, cette région abritait près d&rsquo;un million de personnes classées par l&rsquo;ONU en état «&nbsp;d&rsquo;extrême insécurité alimentaire&nbsp;». Entre rupture de la gouvernance, exclusion socio-économique, corruption, crime organisé et accaparement des ressources naturelles par des élites locales, Cabo Delgado est devenu un terreau fertile pour l&rsquo;extrémisme religieux.</p>



<p>Dans les années 2010, la découverte de ressources en gaz naturel généra des investissements sans précédent sur le continent, avec le projet de construction d&rsquo;une usine de GNL à 20 milliards de dollars. Ces découvertes n&rsquo;ont cependant pas eu les retombées escomptées pour les populations locales. Les déplacements souvent forcés de populations ont renvoyé nombre de Mozambicains au souvenir de l&rsquo;expropriation sans ménagement des mineurs artisanaux à la suite de la découverte d&rsquo;un champ de rubis près de Montepuez en 2009, qui avait mis le feu aux poudres, attisé par des mouvements radicaux. Privés de leurs moyens de subsistance, nombre de mineurs, souvent jeunes, s&rsquo;étaient alors radicalisés, rejoignant les extrémistes religieux, selon les experts régionaux.</p>



<p><em>«&nbsp;Les déplacements de populations sans dédommagement qui ont suivi le projet de Total à Cabo Delgado sont à l&rsquo;origine du problème. Pour lutter contre le terrorisme, l&rsquo;action militaire ne suffit pas ; elle doit s&rsquo;accompagner d&rsquo;une stratégie de développement social inclusive sans quoi, le gouvernement sera considéré comme un ennemi par les populations laissées-pour-compte (&#8230;) Il y a quelques années, lorsque nous avons découvert des minerais, notre premier objectif s&rsquo;est concentré sur le sort des populations locales. Nous avons construit des maisons, mais aussi des écoles afin de les accompagner. C&rsquo;est ainsi que nous avons maintenu la paix au Zimbabwe&nbsp;»,&nbsp;</em>&nbsp;explique Oppah Muchinguri.</p>



<h2><strong>Quel risque pour le Zimbabwe face à la montée de l&rsquo;Islam radical ?</strong></h2>



<p>Si la ministre zimbabwéenne de la Défense reconnaît que la route commerciale de Beira offrant un accès privilégié à la mer fait actuellement l&rsquo;objet d&rsquo;une surveillance accrue pour sécuriser les importations et les exportations nationales<em>,&nbsp;</em>elle souligne que la sécurité aux frontières n&rsquo;a pas été renforcée&nbsp;<em>«&nbsp;à cause des sanctions internationales&nbsp;»&nbsp;</em>qui limitent les moyens de l&rsquo;armée<em>.&nbsp;</em>Une intervention dans le cadre d&rsquo;un accord bilatéral n&rsquo;est donc pas à l&rsquo;ordre du jour. Pourtant, pour le Zimbabwe, la lutte contre le terroriste au Mozambique est une priorité.&nbsp;<em>«&nbsp;Si nous échouons à aider le Mozambique dans sa lutte contre le terrorisme, alors la menace descendra jusqu&rsquo;ici. Il faut stopper le problème avant qu&rsquo;il ne devienne incontrôlable. S&rsquo;engager aux côtés du Mozambique est dans notre intérêt avant tout&nbsp;»,&nbsp;</em>explique Fortune Chasi, avocat et senior partner chez Maguwudze.</p>



<p><em>«&nbsp;Le facteur économique pèse lourdement dans ces régions riches en matières premières qui sont en proie au terrorisme et où l&rsquo;on retrouve un certain nombre d&rsquo;acteurs internationaux&nbsp;»,&nbsp;</em>poursuit-il. Or, le potentiel gazier et pétrolier décelé dans le bassin de Muzarabani situé non loin de la frontière avec le Mozambique (qui fait actuellement l&rsquo;objet de prospection par l&rsquo;entreprise australienne Invictus Energy) pourrait entraîner l&rsquo;implication de nouveaux acteurs porteurs de déstabilisation.&nbsp;<em>«&nbsp;Une montée de l&rsquo;islamisation a été enregistrée dans la région de Muzarabani&nbsp;»,&nbsp;</em>confirme le chercheur Richard R. Mahomva, qui est aussi le coordinateur général de l&rsquo;organisation zimbabwéenne Leaders for Africa Network<strong>.</strong>&nbsp;<em>«&nbsp;Face à la pauvreté, les ONG, notamment islamiques, se substituent aux pouvoirs publics&nbsp;»,&nbsp;</em>ajoute-t-il.</p>



<p><em>«&nbsp;Il n&rsquo;y a pas de radicalisation sur le territoire zimbabwéen, ni de terroristes emprisonnés dans nos prisons aujourd&rsquo;hui »,&nbsp;</em>indique Ziyambi Ziyambi, ministre de la Justice, affirmant par ailleurs que le pays dispose déjà de&nbsp;<em>«&nbsp;lois très strictes en matière de terrorisme&nbsp;»</em>&nbsp;qu&rsquo;il n&rsquo;est point&nbsp;<em>«&nbsp;besoin de renforcer&nbsp;».</em></p>



<p>Majoritairement chrétien, le pays a vu le nombre de ses mosquées croître de façon exponentielle depuis quelques mois. Dès lors, leur financement pose question.<em> « Nous n&rsquo;avons pas de mouvements islamistes chez nous, mais il nous faut rester attentifs, car ces deux dernières années, le nombre de mosquées est passé de 46 à 400 sur l&rsquo;ensemble de notre territoire. Elles sont surtout présentes dans l&rsquo;est du pays, près de la frontière avec le Mozambique (&#8230;) Notre Constitution garantit les libertés religieuses et nous devons nous garder de tout amalgame. Cependant, cette progression de l&rsquo;islam doit nous interroger », </em>déclare Oppah Muchinguri, ministre zimbabwéenne de la Défense et des anciens combattants qui assure que<em> « pour l&rsquo;instant, il n&rsquo;y a pas de menace directe au Zimbabwe ».</em></p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« Pourquoi il faut aider le soldat Déby », par François Soudan</title>
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				<pubDate>Tue, 10 Aug 2021 09:43:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Mahamat Idriss Deby]]></category>

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				<description><![CDATA[En cent jours, une bonne partie du couvercle de fer qui verrouillait la vie politique tchadienne à la fin du règne d’Idriss Déby Itno a été levé par son fils. Mais Mahamat Idriss Déby a plus que jamais besoin de soutien pour financer le dialogue national et les élections. « Nous ferons capituler l’hydre terroriste...]]></description>
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<p>E<strong>n cent jours, une bonne partie du couvercle de fer qui verrouillait la vie politique tchadienne à la fin du règne d’Idriss Déby Itno a été levé par son fils. Mais Mahamat Idriss Déby a plus que jamais besoin de soutien pour financer le dialogue national et les élections.</strong></p>



<p>« Nous ferons capituler l’hydre terroriste » : les Tchadiens s’étaient à peine habitués à voir le président du Conseil militaire de transition Mahamat Idriss Déby apparaître en boubou plutôt qu’en « battle dress » que le voici de nouveau contraint de revêtir sa tenue de général quatre étoiles et d’adopter le vocabulaire martial de son père. Le polype malin aux inépuisables capacités de régénération, c’est Boko Haram, la nébuleuse terroriste nigériane, dont une katiba relevant probablement de la fraction pro-Daech d’Abou Mosab al Barnaoui <a href="https://www.jeuneafrique.com/1214326/politique/tchad-mahamat-idriss-deby-denonce-lhydre-terroriste-apres-lattaque-meurtriere-de-boko-haram-contre-larmee/">a de nouveau frappé le 4 août avec une extrême violence dans le secteur Nord du Lac Tchad, tuant 26 soldats</a>.</p>



<p>En mars 2020, une attaque similaire et plus meurtrière encore, dans le même secteur lacustre parsemé d’îlots flottants et de végétation semi-immergée, avait déclenché l’opération « Colère de Bohama » menée par le maréchal défunt dans un climat de consensus national. Dix huit mois plus tard, rien ou presque n’a changé. Dirigée désormais par un jeune homme de 37 ans, l’armée tchadienne continue de se battre pratiquement seule sur le front du bassin du Lac Tchad, tout en faisant face à la résurgence d’une autre hydre : les groupes rebelles, mués en mercenaires au service des milices libyennes et poussés au retour, AK-47 entre les dents.</p>



<h4>Quasi pugilat</h4>



<p>L’embuscade sanglante du 4 août sur l’île de Tchoukou Telia aura-t-elle des conséquences quant au processus de transition en cours quelque 200 kilomètres plus au Sud, à N’Djamena ? « Non, répond à&nbsp;<em>JA</em>&nbsp;le&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1188712/politique/tchad-albert-pahimi-padacke-nous-ne-reussirons-pas-seuls/">Premier Ministre Albert Pahimi Padacké.</a>&nbsp;Les Tchadiens ont confiance dans les capacités de leur armée. Ce qui pose problème, c’est le financement de notre feuille de route. » De quoi s’agit-il ? L’objectif visé, on le sait, est d’organiser fin 2021 – début 2022 un vaste « Dialogue national inclusif », un peu à l’image de la Conférence Nationale de 1993, censé revisiter les fondamentaux de l’État tchadien et déboucher vers octobre de l’année prochaine sur une élection présidentielle qui marquera la fin de la période de transition ouverte le 21 avril, au lendemain de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1157584/politique/tchad-le-president-idriss-deby-itno-est-decede/">la mort au combat d’Idriss Déby Itno.</a></p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL SERAIT HAUTEMENT SOUHAITABLE QUE LA CLASSE POLITIQUE TCHADIENNE FASSE PREUVE D’ESPRIT DE RESPONSABILITÉ</p></blockquote>



<p>Pour ce faire, un comité préparatoire a été mis en place fin juillet. Il a jusqu’à fin octobre pour rendre sa copie et notamment « établir la liste consensuelle des participants » au Dialogue, lesquels pourraient avoisiner le millier (ils étaient 1200 en 1993). Problème : à l’heure où ces lignes sont écrites, ce comité préparatoire de 75 membres ne s’était toujours pas réuni, faute d’accord sur sa propre composition, les quelque 220 partis politiques que compte le pays (chiffre passablement surréaliste) s’entre-déchirant autour des quinze sièges à eux réservés.</p>



<p>« S’ils ne parviennent pas à s’entendre, on va devoir trancher » soupire le très expérimenté Acheikh Ibn Oumar, ancien chef de groupe politico-militaire nommé il y a trois mois au poste-clé de ministre d’État à la Réconciliation et au Dialogue. Sauf à paver la voie à une prolongation indéfinie de la transition militaire – hypothèse dont personne ne veut, y compris, à l’entendre, le président Déby lui-même. Il serait donc hautement souhaitable que la classe politique tchadienne dans son ensemble – y compris sa frange la plus contestatrice – fasse preuve d’esprit de responsabilité. À en juger par les multiples pulsions scissipares qui la traversent et les scènes de quasi pugilat qui ont émaillé la mise en place du comité préparatoire, ce n’est pas gagné.</p>



<h4>«&nbsp;Pas un seul franc CFA !&nbsp;»</h4>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1190025/politique/exclusif-tchad-mahamat-idriss-deby-mon-pere-serait-fier-de-moi/">Dans sa première (et jusqu’ici unique) interview, accordée à&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;il y a deux mois,</a>&nbsp;Mahamat Idriss Déby avait clairement posé les conditions d’une transition réussie dans les délais : « La première est que nous soyons capables de nous entendre pour avancer au rythme prévu. La seconde est que nos partenaires nous aident à financer le dialogue et les élections. » On l’a vu : le consensus inter-tchadien n’est pas encore au rendez-vous. Mais après tout, est-ce là le revers de la médaille du jeu démocratique et le point d’équilibre n’est pas inatteignable, pour peu que chacun ait conscience des enjeux.</p>



<p>Quant au financement du processus, c’est une autre affaire. Non seulement les 100 millions de dollars promis par la Banque mondiale en 2020 pour aider l’État à faire face à la multiplicité des urgences sociales aggravées par la pandémie de Covid-19 n’ont toujours pas été décaissés, mais sur le budget de un milliard et demi de dollars (840 milliards de F&nbsp;CFA) nécessaire selon le gouvernement pour mener à son terme la période de transition, l’apport des partenaires au développement est pour l’instant voisin de zéro.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>CES FAMEUSES GARANTIES DÉMOCRATIQUES, MAHAMAT IDRISS DÉBY ESTIME LES AVOIR DONNÉES</p></blockquote>



<p>« Hormis une petite poignée d’experts de la Francophonie et du Pnud, rien et surtout pas un seul franc CFA ! » s’inquiète le Premier Ministre. Si tous ses interlocuteurs se disent intéressés et désireux d’aider le Tchad, leurs promesses demeurent vagues et comme pour justifier leur inertie, chaque jour apporte son lot de nouvelles conditionnalités, ce qui a le don d’agacer Albert Pahimi Padacké : « Comment peut-on exiger une transition de dix huit mois si on ne nous en donne pas les moyens ? Qu’attendent les bailleurs pour organiser une table ronde sur le financement du processus ? ».</p>



<h4>« Aidez-moi à vous aider »</h4>



<p>Ces fameuses garanties démocratiques, Mahamat Idriss Déby estime les avoir données, une appréciation partagée par la plupart des chancelleries qui comptent à N’Djamena. Dans un clip vidéo diffusé le 20 juillet, trois mois après sa prise de pouvoir, le service de communication de la Présidence les énumère : libération des détenus d’opinion, légalisation du parti des Transformateurs, levée des restrictions sur les manifestations pacifiques, retour de <a href="https://www.jeuneafrique.com/1129382/politique/tchad-ce-que-les-autorites-reprochent-a-lopposant-yaya-dillo-djerou/">l’opposant Yaya Dillo</a>, réhabilitation du rôle de la Primature, création d’un ministère d’État chargé de la réconciliation nationale, élaboration d’une feuille de route pour le Dialogue, reprise du recensement des militaires et instauration d’une rotation des responsables des corps de défense tous les trois ans, etc…</p>



<p>En cent jours, une bonne partie du couvercle de fer qui verrouillait la vie politique tchadienne à la fin du règne du maréchal a été levée et, sauf à être aveuglé par le délit de patronyme, c’est à son fils qu’en revient le crédit. À cet égard, les quelques mots ambigus prononcés par le président du Comité militaire de transition à la fin de son interview à <em>JA –</em> quand, interrogé sur son éventuelle candidature et après avoir précisé que « les membres du CMT ne se présenteront pas à l’élection une fois leur mission accomplie », il ajoutait qu’« il faut laisser à Dieu la part qui lui revient, Dieu décide de tout, du destin comme du pouvoir » – doivent être pris pour ce qu’ils sont. Un moyen de pression sur la classe politique tchadienne et la communauté des bailleurs de fonds pour que chacun prenne ses responsabilités, plutôt qu’une volonté de se dégager une marge de manœuvre personnelle afin de ne pas insulter l’avenir. En d’autres termes : « aidez-moi à vous aider ».</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Nigeria : la bataille contre les « SIM fantômes »</title>
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				<pubDate>Sat, 23 Jan 2021 12:38:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mtn.jpg" alt="" class="wp-image-20990" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mtn.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mtn-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Une publicité pour MTN à Abuja, dans le quartier des affaires. (Crédits : Reuters)</figcaption></figure>



<h4>Pour lutter contre le terrorisme, les autorités ont imposé que toutes les lignes téléphoniques soient clairement identifiées.</h4>



<p>Dans la lutte contre le terrorisme, le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/nigeria">Nigeria</a>&nbsp;veut au moins gagner la bataille contre les «&nbsp;SIM fantômes&nbsp;». Jusqu&rsquo;à présent, les données personnelles et les informations biométriques étaient collectées séparément par une douzaine d&rsquo;agences fédérales et par des agences étatiques. Depuis une dizaine d&rsquo;années, le gouvernement essaie de centraliser toutes ces informations avec le projet du numéro d&rsquo;immatriculation unique (NIN).&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/nigeria-shekau-lance-un-defi-cinglant-a-l-etat-17-12-2020-2406256_3826.php">En effet, dans le contexte d&rsquo;insécurité globale avec un groupe Boko Haram</a>&nbsp;toujours actif, Abuja estime qu&rsquo;une carte nationale d&rsquo;identité dotée d&rsquo;un numéro d&rsquo;immatriculation&nbsp;permettrait de lutter contre le terrorisme en plus de mieux planifier les politiques publiques budgétaires. Car il a été prouvé et pas seulement au Nigeria que les terroristes se servaient de lignes téléphoniques non identifiées pour perpétrer des attentats. Logique, car si les autorités mettaient la main sur leur téléphone, elles ne pouvaient&nbsp;en général pas remonter jusqu&rsquo;à eux.</p>



<h4>La difficulté de s&rsquo;enregistrer dans le contexte du Covid-19</h4>



<p>Le gouvernement a donc poussé les opérateurs mobiles à bloquer les cartes SIM de ceux n&rsquo;ayant pas de numéro national d&rsquo;identité au 9&nbsp;février. Mais le défi est immense dans ce pays où le nombre de cartes SIM actives s&rsquo;élève à 208&nbsp;millions, pour 206&nbsp;millions d&rsquo;habitants. «&nbsp;Si je n&rsquo;ai pas de téléphone, je ne fais pas d&rsquo;argent&nbsp;», résume Raphael Ajih, 38&nbsp;ans, qui craint de voir sa ligne suspendue. Au Nigeria, pays le plus peuplé d&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>, de nombreux habitants comme Raphael Ajih sont en colère&nbsp;: ils tentent de s&rsquo;inscrire pour obtenir ce numéro, mais se heurtent à des jours d&rsquo;attente dans les centres d&rsquo;inscription, souvent bondés en dépit des cas de contamination au Covid-19 en hausse dans le pays. Raphael Ajih vend des marchandises via WhatsApp et Amazon et est chauffeur Uber dans la capitale Abuja – des emplois qui lui permettent de soutenir financièrement ses deux jeunes frères et sa sœur ainsi que les membres de sa famille élargie. Il envoie de l&rsquo;argent à ses proches par transfert téléphonique, une démarche qu&rsquo;il ne pourra plus faire s&rsquo;il n&rsquo;obtient pas un NIN. Il a déjà tenté deux fois de s&rsquo;inscrire, mais a été refroidi par la foule qui attendait, très souvent sans porter de masque&nbsp;et sans respecter la distanciation physique. «&nbsp;Le Covid est une réalité, et ils disent aux gens d&rsquo;y aller, et il n&rsquo;y a pas de contrôle&nbsp;», déplore-t-il, après avoir décidé de ne pas se mêler à la foule. «&nbsp;Si je tombe malade, je ne fais pas d&rsquo;argent, donc ma santé passe en premier&nbsp;», dit-il. Le ministre nigérian de la Santé n&rsquo;a pas répondu aux questions de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afp">AFP</a>&nbsp;sur la situation dans les centres d&rsquo;inscription et le porte-parole de la Commission chargée de la mise en place du numéro national d&rsquo;identité (NCC) a décliné tout commentaire.</p>



<h4>Les opérateurs télécoms, des acteurs clés de la lutte contre le terrorisme</h4>



<p>Outre la foule, de nombreux Nigérians se sont plaints d&rsquo;une procédure d&rsquo;inscription trop lente et trop compliquée. C&rsquo;est la Commission des communications (NCC), l&rsquo;autorité de régulation indépendante pour les télécoms au Nigeria, qui a été chargée de faire le ménage.&nbsp;Récemment, à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;hôtel Grand Ibro qui a alloué un espace pour s&rsquo;inscrire, des hommes et des femmes de tous âges attendaient assis sur le trottoir. Tandis qu&rsquo;un homme s&rsquo;avançait en hésitant vers l&rsquo;entrée pour appeler un nom écrit sur un bout de papier sale, un homme dans la foule s&rsquo;est mis à crier. «&nbsp;Ils disent qu&rsquo;ils peuvent seulement recevoir&nbsp;50&nbsp;personnes par jour, alors qu&rsquo;on est des milliers à attendre ici, ce n&rsquo;est pas juste&nbsp;!&nbsp;» s&rsquo;est emporté cet homme, Ugochukwu Ofor. «&nbsp;C&rsquo;est très, très, très difficile. C&rsquo;est la septième fois que je viens&nbsp;». «&nbsp;Je viens de Suleja [situé à 70&nbsp;kilomètres]. Je suis arrivé vers 5&nbsp;h&nbsp;15 ce matin à Abuja et je ne sais toujours pas si je vais pouvoir m&rsquo;inscrire. Ce n&rsquo;est pas juste&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;«&nbsp;Oui&nbsp;! Il a raison&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;a clamé la foule autour de lui. «&nbsp;C&rsquo;est très frustrant. J&rsquo;ai laissé mes enfants à la maison, je n&rsquo;ai pas pu les amener à l&rsquo;école aujourd&rsquo;hui&nbsp;», confiait, pour sa part, Otitoju Funmi.</p>



<p>Dans un centre d&rsquo;inscription où s&rsquo;est rendue l&rsquo;AFP, à Karu, une cinquantaine de personnes attendaient dehors dans la chaleur tandis qu&rsquo;à l&rsquo;intérieur, dans une pièce de 12 mètres carrés, seuls deux employés étaient disponibles pour taper les données des habitants sur de vieux ordinateurs. Dans un communiqué, la Commission des communications a indiqué que « relier le NIN à la carte SIM est pour le bien de tous les Nigérians » et aura « des bénéfices considérables ». Deux semaines avant le 9 février, entre 16,8 et 64,6 millions devaient encore être reliées à un numéro national d&rsquo;identité, selon les données publiées par la NCC, quitte à infliger de lourdes sanctions aux opérateurs, comme ce fut le cas en 2015. Le régulateur nigérian avait alors infligé une amende de 5,2 milliards de dollars au géant de la téléphonie mobile MTN pour n&rsquo;avoir pas désactivé à temps les cartes SIM dont les détenteurs ne s&rsquo;étaient pas identifiés dans le temps imparti.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Regain de tension entre le Burkina Faso et la France</title>
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				<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 07:27:05 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/48527878_303.jpg" alt="" class="wp-image-11890" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/48527878_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/48527878_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>



<p><strong>Le parti au pouvoir ainsi que l’opposition ont critiqué la déclaration du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, qui a demandé plus d’action pour lutter contre les mouvements djihadistes.</strong></p>



<p>Les acteurs politiques burkinabè n&rsquo;ont pas tardé à réagir à la déclaration de Jean Yves Le Drian, appelant le Mali et le Burkina Faso à agir davantage pour rétablir la sécurité face aux violences djihadistes et intercommunautaires.</p>



<p><strong>Pas besoin de conseils venus de l&rsquo;étranger</strong></p>



<p>Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti au pouvoir ne se reconnaît donc pas dans cette déclaration du diplomate français, explique Simon Compaoré, président du MPP :</p>



<p>« <em>Les propos du ministre Jean Yves Le Drian ne me concernent pas. Nous avons des anciens qui sont les religieux et coutumiers qui nous conseillent et les organisations de la société civile et politiques qui agissent</em>« , a ainsi déclaré Simon Compaoré. »<em>Nous sommes les maîtres de nos destins. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;appel du président du Burkina Faso doit être entendu partout dans le pays. Nous allons nous mobiliser pour livrer davantage bataille contre l&rsquo;ennemi, avec l&rsquo;aide de Dieu.</em>« </p>



<p><strong>Un aveu que l&rsquo;opposition ne comprend pas</strong></p>



<p>L&rsquo;opposition s&rsquo;avoue pour sa part surprise par cette prise de position du chef de la diplomatie française. Mamadou Kabré, le président du Prit-Lanaya, s&rsquo;interroge même sur l&rsquo;attitude de la France qui semble illustrer son incapacité à vaincre militairement les djihadistes :</p>



<p>« <em>Je dirais que ça me fait froid dans le&nbsp; dos de savoir que le ministre français des Affaires étrangères avoue ainsi que nous devrions faire plus de pression sur les djihadistes. Alors que la France est appelée à l&rsquo;aide afin de vaincre ces groupes terroristes. C&rsquo;est un aveu d&rsquo;impuissance et cela présage d&rsquo;une situation catastrophique dans un proche avenir.</em>« </p>



<p><strong>Le Burkina Faso fera avec ou sans la France</strong></p>



<p>Simon Compaoré se veut néanmoins plus confiant et assure que son pays poursuivra son combat, avec ou sans la France :</p>



<p>« <em>Cette guerre est une question de conviction. Si on n&rsquo;est pas convaincu, on aura beau avoir des armes de guerre, on ne pourra pas vaincre. Mais nous ne sommes pas les seuls à être confrontés à une telle situation. Nous allons lutter, avec ou sans l&rsquo;aide des aînés.</em>« </p>



<p>La France et les Etats-Unis ont toutefois conseillé cette semaine à leurs ressortissants de quitter le Burkina Faso, car ils estiment que la situation sur place devient de plus en plus dangereuse.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Le terrorisme sera vaincu !</title>
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				<pubDate>Fri, 29 Nov 2019 10:14:09 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Il est certain que le terrorisme ne triomphera pas. Ni au Mali, ni ailleurs. Cela est une vérité constante dans l&#8217;histoire. Les groupes terroristes peuvent porter des coups sévères contre leurs adversaires déclarés, comme récemment à Indelimane. Ils peuvent donner l&#8217;impression d&#8217;avoir le vent en poupe en convainquant ainsi de nombreux individus perdus à adhérer...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara-1-697x1024.jpg" alt="" class="wp-image-11783" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara-1-697x1024.jpg 697w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara-1-204x300.jpg 204w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/moussa-mara-1.jpg 720w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption> <a>Moussa Mara, ancien Premier ministre du Mali</a> </figcaption></figure>



<p> <strong>Il est certain que le terrorisme ne triomphera pas. Ni au Mali, ni ailleurs. Cela est une vérité constante dans l&rsquo;histoire.</strong></p>



<p>Les groupes terroristes peuvent porter des coups sévères contre leurs adversaires déclarés, comme récemment à Indelimane. Ils peuvent donner l&rsquo;impression d&rsquo;avoir le vent en poupe en convainquant ainsi de nombreux individus perdus à adhérer à leurs causes. Cependant, tôt ou tard leurs aventures seront toujours vouées à l&rsquo;échec. La violence et la destruction ne peuvent servir d&rsquo;objectifs politiques. Le recul significatif de l&rsquo;Etat islamique en est une illustration évidente. Son chef a fini par être rattrapé et a été contraint de se suicider pour ne pas tomber entre les mains de l&rsquo;armée américaine qui était sur sa trace depuis quelques années. Il rejoint ainsi Ben Laden et d&rsquo;autres moins illustres, en Somalie ou en Tunisie, sur la liste des fauteurs de morts qui finissent par être emportés par leur haine.</p>



<p>Plus près de nous, les leaders terroristes qui écument le Nord et le Centre du Mali ou les pays voisins auront probablement le même sort. La seule incertitude étant le moment. Il est impossible pour un groupe armé terroriste de conquérir et de gérer durablement un espace. Les talibans afghans comme les Chebabs somaliens, organisés et puissamment armés, restent présents dans des zones périphériques de certains pays, mais ne dirigent plus de vastes territoires. Il en est de même de Boko Haram au Nigeria ou encore d&rsquo;Al Qaida ou autres dans notre pays. Ces groupes peuvent commettre des attentats. Ils peuvent s&rsquo;attaquer à des postes ou à des garnisons militaires isolées. Ils peuvent investir des villages ou des villes moyennes, y faire passer leurs messages et y maintenir leurs influences. Mais ils ne peuvent s&rsquo;y afficher dans la durée et y établir leur administration. Cette réalité se poursuivra. Plusieurs facteurs y contribuent.</p>



<p>Les Etats, aussi faibles qu&rsquo;ils peuvent paraître, disposent de plus de moyens que les groupes terroristes. C&rsquo;est le cas du Mali, comme du Burkina Faso ou du Nigeria. Leurs forces militaires sont au-dessus de celles des organisations terroristes. Si elles sont plus organisées, mieux commandées et arrivent à s&rsquo;adapter aux réalités de la guérilla, elles sont tout à fait en mesure d&rsquo;infliger des revers significatifs aux organisations armées illégales.</p>



<p>La présence étrangère sur nos sols est un facteur dissuasif pour certaines opérations terroristes. Elle continuera à l&rsquo;être. Cette présence étrangère contraint les fauteurs de troubles à préparer leurs interventions avec attention pour éviter d&rsquo;être repérés et d&rsquo;être rapidement neutralisés. Elle maintient aussi la pression sur les chefs terroristes, particulièrement ciblés avec l&rsquo;élimination de certains d&rsquo;entre eux. Ce qui perturbe leurs mouvements et de manière générale leurs opérations.</p>



<p>Le troisième facteur, le plus significatif à relever, est la caractéristique de l&rsquo;idéologie musulmane majoritaire au Mali et dans le Sahel. Cette idéologie est contraire à la radicalité. Cela est renforcé par les attributs sociaux de tolérance, d&rsquo;ouverture et de laïcité, façonnés par l&rsquo;histoire, les cultures, traditions et civilisations encore prégnantes. De nombreux leaders religieux ont d&rsquo;ailleurs été ciblés par les terroristes et l&rsquo;écrasante majorité d&rsquo;entre eux ne partagent pas la radicalité violente qui nous est étrangère.</p>



<p>Cette réalité est une force qui peut être utile dans la lutte contre l&rsquo;idéologie radicale. Ces facteurs ne sont pas immuables, mais demeurent encore structurellement présents pour porter le message de l&rsquo;échec stratégique que constitue l&rsquo;aventure terroriste dans nos pays. C&rsquo;est également eux qui permettent de comprendre que l&rsquo;objectif stratégique n&rsquo;est pas et ne doit pas être uniquement la destruction militaire des groupes terroristes. Ils doivent être certes combattus, mais en ayant clairement identifié le cadre dans lequel l&rsquo;approche doit être inscrite.</p>



<p>Ce qui menace le plus nos pays, c&rsquo;est la faiblesse de l&rsquo;Etat. La persistance d&rsquo;une situation de « ni guerre ni paix » favorise l&rsquo;ancrage des terroristes et le maintien d&rsquo;espaces de non-droit qui peuvent gangrener et se développer, menaçant de l&rsquo;intérieur les équilibres sociaux-culturels. Cela est clairement perceptible au centre du Mali. Les groupes terroristes l&rsquo;ont également intégré dans leurs manœuvres. Ce qu&rsquo;ils cherchent, c&rsquo;est miner le pays de l&rsquo;intérieur et obtenir une implosion et une désagrégation qui leur offriront un espace favorable à leurs évolutions et à leurs initiatives. C&rsquo;est cet aspect qui doit nous importer le plus.</p>



<p>Nous devons travailler à ne pas leur permettre de se rapprocher de l&rsquo;objectif recherché. Au contraire, nous devons œuvrer à les en éloigner et de manière durable. Ce qui facilitera leur recul et précipitera leur défaite. L&rsquo;aventure terroriste est vouée à l&rsquo;échec, mais il faut créer les conditions de cet échec. Nous devons ainsi tenir, œuvrer à nous renforcer de l&rsquo;intérieur et faire échec au projet de délitement des tissus sociaux. Tenir, pour un pays comme le Mali, comme pour le voisin burkinabé, c&rsquo;est travailler aussi bien le niveau central que les parties centre et nord.</p>



<p>Il nous faut impérativement établir un consensus national sur le cap à donner à l&rsquo;action étatique et aux activités de la nation. Ce cap doit être la restauration de la paix et de la sécurité à travers le contrôle effectif du territoire par l&rsquo;Etat. Ce consensus national doit, par exemple, inclure l&rsquo;ensemble des groupes armés signataires de l&rsquo;Accord pour la paix et la réconciliation nationale qui souhaitent s&rsquo;inscrire dans le projet pour l&rsquo;unité nationale face à l&rsquo;implosion recherchée par les groupes terroristes. Le consensus sur le cap doit être poursuivi par l&rsquo;unité sur la manière d&rsquo;y arriver.</p>



<p>Il est impératif que nous nous entendions sur la période de réalisation de nos objectifs, les voies et moyens sociopolitiques pour conduire l&rsquo;action publique et la collaboration à avoir avec les partenaires de la communauté internationale, avec comme caractéristique principale une impulsion donnée d&rsquo;abord par le pays. Le Mali de nouveau rassemblé doit fixer ses priorités et les directions dans lesquelles il entend agir pour les négocier au mieux. Les acteurs extérieurs, y compris sur le plan militaire, doivent accompagner, aider et faciliter. Le consensus sur le cap doit surtout se traduire par un mouvement d&rsquo;ensemble des Maliens pour corriger nos faiblesses internes. Nous devons travailler sur nous-mêmes et nous améliorer. Nous devons savoir garder la tête froide en tout lieu et surtout éviter de jeter l&rsquo;anathème sur les autres.</p>



<p>Chaque Malien doit regarder en face ses propres responsabilités dans ce qui nous arrive et essayer d&rsquo;y remédier. Cela passera aussi, et surtout, par un réajustement majeur de notre gouvernance vers une forte exemplarité du leadership. Ce qui impulsera progressivement la confiance entre les Maliens et leurs élites d&rsquo;abord, et ensuite entre eux-mêmes, seule condition permettant de convaincre chacun de fournir l&rsquo;effort indispensable sur lui-même.</p>



<p>C&rsquo;est seulement, à partir de là, que nous pourrons faire face aux questions de fond et aux questions géostratégiques avec de sérieuses chances de succès. Les terroristes nous posent un défi majeur en nous confrontant à nos faiblesses structurelles. Sachons les traiter avec lucidité et courage pour éviter la désagrégation recherchée, et faire échec à leurs projets mortifères ! Ils en seront ainsi plus aisément et plus rapidement défaits.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Cameroun : la France accorde une aide de 45 millions d’euros à l’Extrême-Nord touché par Boko Haram</title>
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				<pubDate>Fri, 25 Oct 2019 17:01:58 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a annoncé jeudi une aide de 45 millions d&#8217;euros à la région de l&#8217;Extrême-Nord du Cameroun, touchée de plein fouet par les exactions du groupe jihadiste Boko Haram. «&#160;Nous sommes à vos côtés dans la lutte contre le terrorisme. Cet engagement est aussi un engagement financier&#160;»,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/jean-yves-1.jpg" alt="" class="wp-image-10622" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/jean-yves-1.jpg 900w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/jean-yves-1-300x180.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/jean-yves-1-768x461.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></figure>



<p><strong>Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a annoncé jeudi une aide de 45 millions d&rsquo;euros à la région de l&rsquo;Extrême-Nord du Cameroun, touchée de plein fouet par les exactions du groupe jihadiste Boko Haram.</strong></p>



<p>«&nbsp;Nous sommes à vos côtés dans la lutte contre le terrorisme. Cet engagement est aussi un engagement financier&nbsp;», a déclaré&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/846282/politique/cameroun-crise-anglophone-lutte-antiterroriste-les-enjeux-de-la-visite-de-jean-yves-le-drian/">Jean-Yves Le Drian à l’issue d’une rencontre avec des responsables politiques et sécuritaires à Maroua</a>, capitale de la région de l’Extrême-Nord. L’aide est destinée à améliorer la voirie, la distribution d’eau et le système d’assainissement de Maroua, située dans un triangle avec trois pays frontaliers (Nigeria, Tchad et Niger).<br>La France finance aussi des projets dans la formation professionnelle, la santé, l’éducation et l’agriculture dans cette région très enclavée et meurtrie par une série d’attaques jihadistes depuis 2014.</p>



<p>Boko Haram, né au Nigeria, a étendu ses attaques au carrefour du Niger, du Tchad et du Cameroun. Bien qu’affaibli,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/756410/politique/boko-haram-continue-a-terroriser-lextreme-nord-du-cameroun/">il reste actif dans l’extrême-nord du Cameroun,</a>&nbsp;où vivent quatre millions de personnes. Les 13 000 attaques au Cameroun ont fait «&nbsp;plusieurs milliers&nbsp;» de morts depuis 2014 et ont conduit à des mouvements de 250 000 déplacés internes ainsi qu’à un afflux de 60 000 réfugiés nigérians, a expliqué le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakary.</p>



<h4>Chute du tourisme</h4>



<p>L’économie locale s’est effondrée, plombée par la chute des échanges transfrontaliers et du tourisme, qui était très développé dans la région. Boko Haram s’est scindé en deux, avec l’émergence d’une branche qui a fait allégeance au groupe Etat islamique (EI), l’ISWAP (Groupe de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest).&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/661785/politique/nigeria-le-groupe-shekau-revendique-de-recentes-attaques/">La faction historique, dirigée par Abubakar Shekau, compte environ 2 000 jihadistes</a>, dont 30% de combattants aguerris et 70% de troupes auxiliaires, retranchés dans la forêt de la Sambisa au Nigeria et qui attaquent surtout les civils, a indiqué le général commandant la région militaire de l’Extrême-Nord.<br><a href="https://www.jeuneafrique.com/698336/politique/nigeria-des-bases-militaires-attaquees-par-boko-haram-dans-le-nord-est/">L’ISWAP, qui compte environ 3 000 homme</a>s regroupés au niveau du lac Tchad, renforce ses capacités depuis un an et cherche à s’attirer le soutien des populations en évitant les exactions contre les civils et en visant surtout l’armée, a-t-il ajouté. Une troisième faction encore marginale, née d’une dissidence interne à l’ISWAP, émerge à la frontière nigéro-nigériane, a-t-il expliqué.</p>



<p>Ces groupes effectuent encore des incursions au Cameroun à la recherche de «&nbsp;réserves alimentaires et de valeurs marchandes comme femmes et enfants&nbsp;» qui sont échangés contre des rançons, enrôlés de force ou convoitées comme épouses. Les pays visés (Nigeria, Cameroun, Niger, Tchad et Bénin) ont mis en place une Force mixte multinationale (FMM), qui opère avec du renseignement américain, britannique et français, pour lutter contre ces groupes jihadistes.</p>



<p>Jean-Yves Le Drian a aussi rencontré des rescapés de Boko Haram et des responsables d’ONG qui aident d’anciens captifs du groupe, femmes et enfants, souvent stigmatisés par leur communauté, à se réintégrer et apportent une aide aux réfugiés et déplacés.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>G5 Sahel : la force militaire reprend ses opérations et réalise une « importante saisie d’armes » au Niger</title>
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				<pubDate>Fri, 18 Oct 2019 15:20:06 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/cedeao-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-10428" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/cedeao.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/cedeao-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/cedeao-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré et Mahamadou Issoufou, lors de la rencontre de la Cedeao, à Ouagadougou le samedi 14 septembre. © DR / G5 Sahel </figcaption></figure>



<p><strong>L&rsquo;opération menée début octobre par le bataillon nigérien est la première de la force régionale depuis plusieurs mois. Elle a notamment permis de saisir une cargaison d&rsquo;armes dans le nord du Niger.</strong></p>



<p>Lancée en 2015 et réactivée en 2017, la Force conjointe du G5 Sahel, comprenant des troupes de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, devait compter 5.000 hommes et <a href="https://www.jeuneafrique.com/844319/politique/mali-letat-durgence-a-nouveau-prolonge/">lutter contre le terrorisme</a> dans les zones frontalières entre ces pays.</p>



<p>Cette opération, menée du 1er au 10 octobre par le bataillon nigérien de Madama, dans le nord du pays, est la première depuis plusieurs mois. C’est aussi la première depuis la prise de fonctions fin juillet du nouveau commandant nigérien de la force, le général Oumarou Namata Gazama.</p>



<h4>«&nbsp;Espoir que les choses changent&nbsp;»</h4>



<p>Selon le communiqué, elle a permis la découverte de “fusils mitrailleurs, d’armes de poing, de roquettes antichars, de grenades et plusieurs caisses à munitions de petits calibres, ainsi que d’appareils d’observation”.</p>



<p>Le 4 octobre, le bataillon nigérien a par ailleurs “appréhendé” un 4×4 “en provenance de Libye”. À son bord, cinq personnes et “des armes de guerre munies de lunette de tir de précision avec laser et des munitions en quantité”, selon le texte.</p>



<p>L’arrivée du général Namata, ancien chef d‘état-major adjoint de l’armée de terre du Niger, a été vue par les partenaires européens du G5 Sahel comme un “espoir que les choses changent”, selon une source diplomatique occidentale.</p>



<p>La même source indique que le nouvel état-major de la force antijihadiste “paraît motivé et volontaire pour la relance des opérations” de la force conjointe, dont les faibles résultats ont largement été critiqués par les partenaires.</p>



<p>“Cette opération militaire de la Force conjointe augure d’une intensification à venir des actions sur le terrain afin de<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/829207/politique/tribune-au-sahel-il-faut-que-la-peur-change-de-camp/">&nbsp;ramener la paix et la sécurité</a>&nbsp;dans l’espace G5 Sahel”, indique encore le communiqué.</p>



<h4>Attaque de Boulkessy</h4>



<p>Début octobre, un bataillon malien placé sous commandement de la force du G5 Sahel à Boulkessy, près de la frontière avec le Burkina Faso, a été attaqué par des jihadistes. Au moins 40 soldats ont été tués, selon un bilan officiel encore provisoire.</p>



<p>Après une lente montée en puissance, la force avait connu un coup d’arrêt avec l’attaque de son quartier général de Sévaré, dans le centre du Mali, en juin 2018. Le QG a ensuite été transféré à Bamako.</p>



<p><strong>Souce: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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