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	<title>Lutte contre le paludisme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Lutte contre le paludisme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>La pandémie a entraîné une hausse des morts du paludisme mais le pire a été évité</title>
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				<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 18:55:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Un rapport publié lundi par l&#8217;Organisation mondiale de la santé révèle que la pandémie de Covid-19 a entraîné une hausse des morts du paludisme. Mais « les pays où le paludisme est endémique ont réussi à éviter le scénario du pire », a souligné le docteur Pedro Alonso, directeur du programme paludisme à l&#8217;OMS. Le pire a été évité mais&#160;la...]]></description>
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<p><strong>Un rapport publié lundi par l&rsquo;Organisation mondiale de la santé révèle que la pandémie de Covid-19 a entraîné une hausse des morts du paludisme. Mais « les pays où le paludisme est endémique ont réussi à éviter le scénario du pire », a souligné le docteur Pedro Alonso, directeur du programme paludisme à l&rsquo;OMS.</strong></p>



<p>Le pire a été évité mais&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200425-le-lutte-contre-le-paludisme-%C3%A9clips%C3%A9e-par-la-pand%C3%A9mie-de-covid-19">la situation reste préoccupante</a>. Si le scénario catastrophe d&rsquo;un doublement du nombre de décès a pu être écarté grâce à la mobilisation des autorités sanitaires, la pandémie de Covid-19 est responsable d&rsquo;une hausse du nombre de morts du paludisme en 2020.</p>



<p>« En dépit des restrictions et perturbations liées à la pandémie de Covid-19, les pays où le paludisme est endémique ont réussi à éviter le scénario du pire que beaucoup, y compris l&rsquo;OMS, avaient annoncés. Et ça, c&rsquo;est un message très positif », a souligné le docteur Pedro Alonso, directeur du programme paludisme à l&rsquo;Organisation mondiale de la santé.</p>



<p>Pour autant, en désorganisant les programmes de prévention, de détection de soins, etc., la pandémie a été responsable de 47 000 des 69&nbsp;000&nbsp;morts supplémentaires en 2020.</p>



<p>Au total, la maladie a affecté 241&nbsp;millions de personnes à travers le monde l&rsquo;année dernière soit 14 millions de plus qu&rsquo;en 2019. Elle a fait 627 000 morts.</p>



<p><strong>Appel à la remobilisation</strong></p>



<p>Si des progrès ont été faits et qu&rsquo;ils permettent à de nombreux pays d&rsquo;espérer éradiquer bientôt la maladie, il n&rsquo;en va pas de même en Afrique subsaharienne où, au contraire, la situation se dégrade, souligne l&rsquo;OMS dans son rapport, qui rappelle aussi qu&rsquo;après des succès « phénoménaux » dans les années 2000, la lutte contre la maladie a atteint un plateau depuis 2017.</p>



<p>La région Afrique de l&rsquo;OMS&nbsp;compte 95&nbsp;% des cas de paludisme et pour 96&nbsp;% des morts. Et 80&nbsp;% des décès en Afrique frappent des enfants de moins de 5&nbsp;ans.</p>



<p>Les infections ont augmenté de 15&nbsp;millions de cas à 228&nbsp;millions entre 2019 et 2020, le nombre de morts a aussi augmenté pour passer de 534&nbsp;000 à 602&nbsp;000 en un an.</p>



<p>« Je pense que nous sommes au bord d&rsquo;une potentielle crise du paludisme », a mis en garde le docteur Alonso, appelant à une remobilisation contre ce qui reste « un problème massif de santé publique au niveau mondial et qui doit être pris à bras le corps, avec les pays où la maladie est encore endémique&nbsp;qui mènent la charge », a-t-il insisté.</p>



<p>En 2021, deux pays ont pu être déclarés libres du paludisme : la Chine et le&nbsp;Salvador.</p>



<p>Au total, entre 2000 et 2020, 23 pays ont réussi à aligner trois années consécutives sans aucun cas de paludisme local. Les demandes de l&rsquo;Azerbaïdjan et du Tadjikistan d&rsquo;être reconnus comme pays libres de paludisme sont en cours d&rsquo;examen, précise l&rsquo;OMS.</p>



<p><strong>Programme vaccinal</strong></p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20211206-le-vaccin-contre-le-paludisme-nourrit-des-espoirs-en-afrique">Une autre bonne nouvelle sur le front de la lutte</a>&nbsp;contre ce fléau a été annoncée récemment. Le conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;Alliance du vaccin (Gavi) a donné son feu vert la semaine dernière à un programme de&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20211007-vaccin-antipaludique-approuv%C3%A9-par-l-oms-cela-suscite-beaucoup-d-espoir">vaccination des enfants</a>&nbsp;contre le paludisme en Afrique subsaharienne et débloqué une première enveloppe de 155,7&nbsp;millions de dollars, selon un communiqué de l&rsquo;organisation.</p>



<p>Depuis 2019, trois pays d&rsquo;Afrique subsaharienne, le Ghana, le Kenya et le Malawi, ont commencé à introduire le vaccin RTS,S&nbsp;dans des régions sélectionnées où la transmission du paludisme est de modérée à sévère. Deux ans après le début de ce premier test grandeur nature au monde, 2,3&nbsp;millions de doses de vaccin ont pu être administrées.</p>



<p>Fabriqué par le géant pharmaceutique britannique GSK, le RTS,S est le premier vaccin, et le seul jusqu&rsquo;à présent, ayant montré une efficacité pour réduire significativement le nombre de cas de paludisme, y compris de paludisme grave menaçant le pronostic vital, chez les enfants.</p>



<p><strong>Source: France 24 Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Covid-19 a eu un « impact dévastateur » sur la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose</title>
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				<pubDate>Wed, 08 Sep 2021 11:29:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[lutte contre le VIH]]></category>

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				<description><![CDATA[Le Fonds mondial s’inquiète notamment de baisses significatives des services de dépistage et de prévention du VIH pour les populations-clés et vulnérables, et d’une forte diminution du nombre de personnes testées et traitées pour la tuberculose. Pour la première fois depuis sa création, en&#160;2002, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et...]]></description>
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<p><strong>Le Fonds mondial s’inquiète notamment de baisses significatives des services de dépistage et de prévention du VIH pour les populations-clés et vulnérables, et d’une forte diminution du nombre de personnes testées et traitées pour la tuberculose.</strong></p>



<p>Pour la première fois depuis sa création, en&nbsp;2002, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (aussi appelé «&nbsp;Fonds mondial&nbsp;») a fait état d’un recul dans la lutte contre ces épidémies, en raison de la pandémie de Covid-19.</p>



<p><a href="https://www.theglobalfund.org/fr/news/2021-09-08-global-fund-results-report-reveals-covid-19-devastating-impact-on-hiv-tb-and-malaria-programs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans le rapport annuel publié par la fondation le mercredi 8&nbsp;septembre</a>, les chiffres de 2020&nbsp;<em>«&nbsp;confirment ce que nous redoutions au moment où le Covid-19 est apparu&nbsp;»</em>, a résumé Peter Sands, directeur exécutif du Fonds&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;L’impact du Covid-19 a été dévastateur. Pour la première fois de notre histoire, nos principaux indicateurs sont en recul.&nbsp;»</em></p>



<h4>La lutte contre la tuberculose particulièrement touchée</h4>



<p>Le Covid-19 a gravement perturbé l’accès aux systèmes de santé, aux tests de dépistage et aux traitements dans de nombreux pays. La pandémie a notamment eu des conséquences <em>« catastrophiques »</em> dans la lutte contre la tuberculose. En 2020, le nombre de personnes traitées pour une tuberculose résistante aux médicaments a baissé de 19 %. Dans les pays où le Fonds mondial investit, quelque 4,7 millions de personnes atteintes par la maladie ont reçu un traitement, soit environ un million de moins qu’en 2019.</p>



<p>Sur le front de la lutte contre le VIH, l’impact du Covid-19 est également significatif. Si le nombre de personnes positives recevant un traitement antirétroviral a continué d’augmenter, de 9&nbsp;% en&nbsp;2020, le rapport fait état d’un recul&nbsp;<em>«&nbsp;alarmant&nbsp;»</em>&nbsp;des services de prévention et de dépistage auprès des personnes-clés et vulnérables.</p>



<p>Le nombre de personnes touchées par des programmes de prévention du sida a diminué de 11&nbsp;% en&nbsp;2020, de 12&nbsp;% auprès des plus jeunes populations. Le nombre de traitements administrés aux mères pour empêcher leur bébé de contracter le virus a, lui, baissé de 4,5&nbsp;%. Le dépistage du sida a globalement fléchi de 22&nbsp;%, retardant le début des traitements dans la plupart des pays. Dans les pays où le Fonds mondial investit, 21,9&nbsp;millions de personnes étaient sous traitement antirétroviral contre le VIH en&nbsp;2020, une hausse de 8,8&nbsp;% par rapport à 2019.</p>



<p>Jusqu’à présent, les programmes de lutte contre le paludisme semblent avoir été moins affectés par le Covid-19, poursuit le rapport. Le nombre de moustiquaires distribuées a notamment continué de croître, de 17&nbsp;% en&nbsp;2020. En effet, dans un certain nombre de pays, les volontaires engagés dans la lutte contre la maladie ont délaissé les distributions dans les grands centres, incompatibles avec la pandémie, au profit du porte-à-porte.</p>



<p>Pour autant, le nombre de dépistages de personnes soupçonnées d’avoir le paludisme a baissé de 4,3 % en 2020. Et les progrès pour endiguer la maladie ont stagné, déplore le Fonds.</p>



<h4>Quelques lueurs d’espoir</h4>



<p>La pandémie de Covid-19 a fait la lumière sur l’<em>« importance cruciale »</em> des systèmes de santé dans le monde, souligne le Fonds. Quelques lueurs d’espoir cependant : elle a été à l’origine d’un certain nombre d’innovations dont a profité la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.</p>



<p>Au Nigeria, par exemple, l’agence nationale de contrôle du sida a opportunément procédé à des dépistages du VIH sur des personnes qui se déplaçaient dans les centres médicaux pour des tests de dépistage du SARS-CoV-2, relate le Fonds. Résultat&nbsp;: les détections de personnes positives ont augmenté.</p>



<p>En&nbsp;2020, la réponse rapide du Fonds à la pandémie a permis d’éviter le pire, se félicite-t-il également. L’an dernier, il a déboursé 4,2&nbsp;milliards de dollars (environ 3,5&nbsp;milliards d’euros) pour continuer de lutter contre sida, tuberculose et paludisme.</p>



<p>Le Fonds mondial est un partenariat original entre Etats, société civile, secteur privé et malades. Ses ressources allouées vont pour moitié à la lutte contre le sida et pour moitié au paludisme et la tuberculose. Depuis sa création, en 2002, il revendique 44 millions de vies sauvées.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong><br></p>
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		<title>Au Cameroun, un insecticide biologique pour lutter contre le paludisme</title>
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				<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 20:40:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[«&#160;Combattez le vecteur à la racine et vous éradiquerez efficacement le paludisme.&#160;»&#160;Dans son laboratoire de l’université de Douala, Agnès Antoinette Ntoumba, doctorante en biologie animale, aime répéter cette phrase aux nombreux visiteurs qui se bousculent pour découvrir l’insecticide qu’elle a mis au point. Fabriqué à base d’extraits de plantes telles que le citronnier, le goyavier...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><em>«<strong>&nbsp;Combattez le vecteur à la racine et vous éradiquerez efficacement le paludisme.&nbsp;»</strong></em><strong>&nbsp;Dans son laboratoire de l’université de Douala, Agnès Antoinette Ntoumba, doctorante en biologie animale, aime répéter cette phrase aux nombreux visiteurs qui se bousculent pour découvrir l’insecticide qu’elle a mis au point. Fabriqué à base d’extraits de plantes telles que le citronnier, le goyavier ou la citronnelle,&nbsp;</strong><em><strong>«&nbsp;c’est en réalité un larvicide biologique qui permet de tuer les larves de moustiques, principaux vecteurs du paludisme&nbsp;»,</strong></em><strong>&nbsp;ajoute-t-elle avant de se replonger dans les nombreux tubes et pipettes qui l’entourent.</strong></p>



<p>Ce lundi 19&nbsp;juillet, l’entomologiste de 42&nbsp;ans et son équipe d’étudiants et de jeunes diplômés testent le dartrier (<em>Senna alata</em>), une plante originaire du Mexique qui pousse également dans les pays tropicaux comme le&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/cameroun/">Cameroun</a>. Les feuilles sont soigneusement lavées et pesées, une partie est placée dans une fiole Erlenmeyer contenant un liquide, puis le mélange est chauffé sur une plaque alimentée à l’énergie électrique. Thermomètre en main, l’un des six assistants surveille l’hydrodistillation de la plante, tandis qu’Agnès Antoinette Ntoumba prépare une solution au nitrate d’argent.</p>



<p>Un œil sur les mélanges, la scientifique note et explique les évolutions, les différences avec des expériences passées, les changements de couleur… Rien ne lui échappe, pas même une pipette mal lavée à l’eau distillée. Au bout d’une heure et après divers procédés biochimiques, des nanoparticules d’argent se sont formées.</p>



<p>Le dartrier est la onzième plante testée par les scientifiques pour parvenir à synthétiser ces nanoparticules. Neuf d’entre elles ont déjà donné satisfaction.&nbsp;<em>«&nbsp;On a&nbsp;pulvérisé ces bio-insecticides dans les gîtes larvaires. Au bout de 24 ou 48&nbsp;heures, il n’y avait presque plus de larves</em>, explique Agnès Antoinette Ntoumba.&nbsp;<em>Voir le résultat de ces années de recherches était très émouvant.&nbsp;»</em></p>



<h4>Plus de 4&nbsp;000&nbsp;décès en&nbsp;2020</h4>



<p>Tout commence alors qu’elle est étudiante en master. Pour son mémoire sur la caractérisation entomologique des gîtes larvaires, elle recense 404&nbsp;moustiques anophèles dans son quartier et se rend compte de&nbsp;<em>«&nbsp;la grande exposition&nbsp;»</em>&nbsp;de la population au paludisme, l’une des principales causes d’hospitalisation et de mortalité au Cameroun. D’après le ministère de la santé publique, plus de 2,6&nbsp;millions de cas ont été recensés en&nbsp;2020, dont 4&nbsp;121&nbsp;décès.</p>



<p>En cycle de doctorat, Agnès Antoinette Ntoumba choisit d’étudier l’impact des nanoparticules des plantes sur les larves – une première dans le pays –, alors que les moustiques sont de plus en plus résistants aux insecticides chimiques. Dès 2018, elle débute avec des plantes&nbsp;<em>«&nbsp;répulsives&nbsp;»,</em>&nbsp;comme les feuilles de citronnier. Les résultats sont concluants.&nbsp;<em>«&nbsp;C’est une grande avancée, un maillon essentiel de la lutte contre le paludisme, puisqu’elle relève de la prévention&nbsp;»,</em>&nbsp;souligne son encadrant, le professeur Léopold Gustave Lehman, parasitologue et spécialiste du paludisme.</p>



<p><em>«&nbsp;Dans certaines études, on a même prouvé que quand on utilise ce larvicide dans un environnement naturel, il est ciblé&nbsp;: il ne tue que les larves de moustiques&nbsp;</em>»<em>,&nbsp;</em>se félicite la doctorante, par ailleurs lauréate 2020 du prix Jeunes Talents de L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science en Afrique subsaharienne.</p>



<p>Aujourd’hui, Agnès Antoinette Ntoumba a un triple objectif. D’abord, produire ses bio-insecticides en quantité industrielle, les pulvériser dans des quartiers pilotes et observer les résultats. Ensuite, poursuivre ses recherches en testant des plantes dans les dix régions du Cameroun, de manière que chacune d’elles soit autonome et puisse fabriquer son bio-insecticide sur place. Enfin, finir son doctorat. Mais, pour atteindre ces objectifs, elle a besoin de financements et d’équipements de pointe pour son laboratoire –&nbsp;<em>«&nbsp;c’est la clé de tout&nbsp;»,&nbsp;</em>dit-elle.</p>



<h4>Des chercheuses peu nombreuses</h4>



<p>En attendant, elle transmet son savoir aux dizaines d’étudiants qu’elle encourage à embrasser la recherche. Les jeunes femmes, notamment, sont une&nbsp;<em>«&nbsp;priorité&nbsp;»</em>&nbsp;pour elle. Agnès Antoinette Ntoumba les sensibilise, les félicite quand il faut et les associe à tout ce qu’elle fait. Ce lundi-là, sur les six assistants, deux sont des femmes.</p>



<p>Au Cameroun, les chercheuses sont encore peu nombreuses.&nbsp;<em>«&nbsp;Certaines personnes disent que c’est mon époux qui a effectué ces recherches, ce qui est faux,&nbsp;</em>précise Agnès Antoinette Ntoumba.<em>&nbsp;Il m’a soutenue et donné des conseils, mais c’est moi qui ai mené mes recherches, passé des nuits blanches… Ce sont des années de travail.&nbsp;»&nbsp;</em>L’intéressé, François Meva Eya’ane, enseignant en chimie organique à la faculté de médecine, confirme&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Que ce soit pour elle ou pour les autres étudiants, je ne fais le travail de personne.&nbsp;»</em></p>



<p>Il confie même que, durant ces années de recherche, il a joué à la fois le rôle de père et de mère pour les enfants&nbsp;: leur donner le bain, superviser les repas, les devoirs, les loisirs… Aujourd’hui, leurs deux fillettes ont leur mère pour modèle. Et, les week-ends,&nbsp;<em>«&nbsp;chaussées de leurs petites bottes, elles sont tellement motivées à la suivre dans les gîtes larvaires&nbsp;!,&nbsp;</em>s’enthousiasme François Meva Eya’ane.<em>&nbsp;C’est fantastique&nbsp;».</em></p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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