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	<title>Lionel Zinsou &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Lionel Zinsou &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>L’ancien Premier ministre béninois Lionel Zinsou condamné en appel à quatre ans d’inéligibilité</title>
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				<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 16:23:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le candidat malheureux à la présidentielle béninoise de 2016 a été condamné en appel pour « dépassement de frais de campagne électorale » à quatre ans d’inéligibilité et cinq millions de F CFA d’amende. Le verdict de la Cour d’appel de Cotonou est tombé ce mardi matin. Il confirme, en partie seulement,&#160;la condamnation en première...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/zinsou.jpg" alt="" class="wp-image-7052" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/zinsou.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/zinsou-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>TO GO WITH AFP STORY BY BENJAMIN AGON
Newly appointed Benin Prime Minister Lionel Zinsou speaks during an interview in his office in Cotonou, on June 22, 2015. Benin&rsquo;s President Thomas Boni Yayi has appointed a prominent French-born investment banker Lionel Zinsou, as prime minister, less than a year before he leaves office.   AFP PHOTO /Charles Placide Tossou / AFP / Charles Placide Tossou</figcaption></figure>



<p style="text-align:left"><strong>Le candidat malheureux à la présidentielle béninoise de 2016 a été condamné en appel pour « dépassement de frais de campagne électorale » à quatre ans d’inéligibilité et cinq millions de F CFA d’amende.</strong></p>



<p>Le verdict de la Cour d’appel de Cotonou est tombé ce mardi matin. Il confirme, en partie seulement,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/811892/politique/benin-lionel-zinsou-condamne-a-5-ans-dineligibilite-et-6-mois-de-prison-avec-sursis/">la condamnation en première instance de l’ancien Premier ministre béninois</a>. Lionel Zinsou, reconnu coupable en appel de «&nbsp;dépassement de frais de campagne électorale&nbsp;», écope de quatre ans d’inéligibilité et cinq millions de francs CFA d’amende (environ 7 600 euros).</p>



<p>En première instance, les juges l’avaient condamné à cinq ans d’inéligibilité, et fixé l’amende à 50 millions de francs CFA.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/811892/politique/benin-lionel-zinsou-condamne-a-5-ans-dineligibilite-et-6-mois-de-prison-avec-sursis/">Surtout, ils avaient condamné Lionel Zinsou à six mois de prison avec sursis</a>. Une peine qui disparaît du jugement en appel : les&nbsp;juges ont en effet rejeté le chef d’accusation de «&nbsp;faux et usage de faux&nbsp;», considérant qu’il n’était pas constitué. Ils ont suivi en cela le réquisitoire délivré par le procureur lors de l’audience du 4 février dernier.</p>



<h4>«&nbsp;Décision de non-droit&nbsp;»</h4>



<p>Lionel Zinsou a désormais la possibilité de déposer un recours devant la Cour de cassation. Une solution qui est « envisagée » par l’avocat de l’ancien Premier ministre, Me Robert Dossou, et d’autant plus privilégiée par la défense que les juges d’appel n’ont conservé que les charges relevant du contentieux électoral. Or, la Cour suprême, compétente en matière de litiges relatifs au processus électoral, avait décidé, après la présidentielle de 2016, de ne pas engager de procédure à l’encontre de Zinsou.</p>



<p>Très remonté contre la décision de la Cour d’appel, Me Robert Dossou, contacté par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>, estime que cette condamnation est «&nbsp;une décision de non-droit : les juges ont préféré faire plaisir au pouvoir plutôt que de dire le droit&nbsp;».</p>



<p>Pour l’avocat, qui fut président de la Cour constitutionnelle du Bénin de 2008 à 2013, « il n’y avait aucune pièce justifiant matériellement d’un dépassement de frais de campagne. Tout le dossier ne tient que sur la parole du procureur ». Pour Me Robert Dossou, « l’objectif est clair : il s’agit de rendre inéligible Lionel Zinsou », car, estime l’avocat « le pouvoir veut écarter tout candidat crédible potentiel à la présidentielle de 2021 ».</p>



<p>«&nbsp;Il n’y a pas d’instrumentalisation politique de la justice&nbsp;»,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/892690/societe/benin-severin-quenum-il-ny-a-pas-dinstrumentalisation-politique-de-la-justice/">assurait au contraire à&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;Séverin Quenum, le ministre béninois de la Justice, interrogé sur le sujet fin janvier</a>. Il affirmait notamment que, dans ce dossier, « Lionel Zinsou est poursuivi pour un chef d’inculpation clair : dépassement des frais de campagne. Ceux-ci sont avérés, attestés par des pièces qu’il n’est pas en son pouvoir de nier&nbsp;».</p>



<p>L’ancien Premier ministre de Thomas Boni Yayi s’était lancé dans la course à la présidence en 2016 sous les couleurs des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), le parti du président sortant. Il avait alors obtenu le soutien du Parti du renouveau démocratique (PRD, d’Adrien Houngbédji) et la Renaissance du Bénin (RB, de l’ancien président Nicéphore Soglo).</p>



<p>Arrivé en tête du premier tour, il s’était finalement incliné au second face à Patrice Talon, ne recueillant que 34,6 % des suffrages exprimés, contre 65,4 % pour son adversaire.</p>



<h4>Bras de fer avec&nbsp;Maha­madou Bonkoungou</h4>



<p>Il est accusé d’avoir, lors de cette campagne, dépassé le montant maximal de dépenses autorisées (2,5 milliards de F CFA, soit 3,8 millions d’euros). Un dépassement que le principal intéressé et ses avocats ont toujours nié, insistant par ailleurs sur le fait que la Cour des comptes n’avait relevé aucun manquement après avoir étudié ses comptes de campagne.</p>



<p>L’accusation s’est notamment appuyée sur un autre dossier pour fonder ses accusations de dépassement de frais de campagne&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/619720/societe/affaire-zinsou-bonkoungou-clap-de-fin/">le litige qui a opposé Lionel Zinsou à l’homme d’affaires burkinabè Maha­madou Bonkoungou</a>.</p>



<p>Au centre du contentieux&nbsp;: 15&nbsp;milliards de F&nbsp;CFA (23&nbsp;millions d’euros) présumés avoir été empruntés par Zinsou auprès de Bonkoungou, à la veille de la campagne. Après avoir un temps bataillé devant les tribunaux de Cotonou et de Paris, l’affaire avait finalement&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/619720/societe/affaire-zinsou-bonkoungou-clap-de-fin/">débouché sur un règlement à l’amiable</a>, notamment grâce à la médiation du chef d’État ivoirien Alassane Ouattara et de son homologue guinéen Alpha Condé.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Lionel Zinsou  : « A chaque fois qu&#8217;il y a une crise quelque part, l&#8217;Afrique trinque  !  »</title>
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				<pubDate>Fri, 01 Nov 2019 12:42:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Lionel Zinsou]]></category>

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				<description><![CDATA[Lionel Zinsou revient pour La Tribune Afrique sur ses engagements, de Southbridge Group à son entrée remarquée dans le conseil d&#8217;administration d&#8217;Attijariwafa Bank. L&#8217;ancien Premier ministre du Bénin insiste sur l&#8217;impérieuse nécessité de rationaliser les questions africaines pour en finir avec les interprétations « folkloriques » associées au continent. LA TRIBUNE AFRIQUE &#8211; L&#8217;Afrique devrait investir entre 130Mds...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/zinsou1.jpg" alt="" class="wp-image-10797" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/zinsou1.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/zinsou1-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/zinsou1-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption> Lionel Zinsou, banquier d’affaires et ancien Premier ministre du Bénin. </figcaption></figure>



<p> <strong>Lionel Zinsou revient pour La Tribune Afrique sur ses engagements, de Southbridge Group à son entrée remarquée dans le conseil d&rsquo;administration d&rsquo;Attijariwafa Bank. L&rsquo;ancien Premier ministre du Bénin insiste sur l&rsquo;impérieuse nécessité de rationaliser les questions africaines pour en finir avec les interprétations « folkloriques » associées au continent.</strong></p>



<p><strong>LA TRIBUNE AFRIQUE &#8211; L&rsquo;Afrique devrait investir entre 130Mds et 170Mds USD par an dans ses infrastructures, alors que les investissements atteignaient 62Mds USD en 2016, selon le rapport&nbsp;</strong><a href="https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Publications/African_Economic_Outlook_2018_-_FR.pdf"><strong><em>Perspectives économiques en Afrique 2018</em></strong></a><strong>&nbsp;de la BAD&nbsp;: comment attirer davantage d&rsquo;IDE?</strong></p>



<p><strong>Lionel Zinsou &#8211;&nbsp;</strong>Il faut relativiser, car en termes d&rsquo;IDE, l&rsquo;Afrique reçoit beaucoup plus qu&rsquo;il y a 20 ans, à la suite d&rsquo;une série d&rsquo;améliorations qui sont intervenues au début des années 2000 de façon assez spectaculaire. Ce mouvement a été tiré par les «&nbsp;grands émergents&nbsp;». Il y a eu également une diversification des investisseurs&nbsp;: les Chinois, les Japonais, les Malaisiens, mais aussi les Turcs ou les Brésiliens sont arrivés. Ensuite, les investissements de portefeuille, qui sont des investissements indirectement productifs, ont également augmenté de façon significative. Nous sommes passés à «&nbsp;l&rsquo;âge adulte&nbsp;» de l&rsquo;investissement en Afrique.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, les IDE représentent 5 % du PIB de l&rsquo;Afrique alors que l&rsquo;investissement en Afrique fluctue entre 20 % et 25 % du PIB selon les années. Les IDE&nbsp; ne représentent que 1/5 du total. Pourtant, il existe toujours une forme de folklore à chaque fois que l&rsquo;on pense à l&rsquo;Afrique or, comme dans n&rsquo;importe quel pays du monde, ce sont d&rsquo;abord les nationaux qui investissent chez eux, l&rsquo;épargne reste dans leurs mains.</p>



<p><strong>Le niveau des investissements demeure néanmoins insuffisant pour soutenir la croissance et atteindre un stade de développement inclusif dans de nombreux pays&#8230;</strong></p>



<p>Pour l&rsquo;instant, on enregistre plus de croissance en Afrique qu&rsquo;en Corée du Sud, mais encore un peu moins qu&rsquo;en Chine. Toutefois, si l&rsquo;on veut connaître une croissance «&nbsp;à l&rsquo;asiatique&nbsp;», il nous faut faire un effort supplémentaire d&rsquo;épargne et nous avons besoin de plus d&rsquo;intermédiaires financiers et de professionnalisation de la finance. Un taux d&rsquo;investissement égal ou supérieur à 30 % du PIB serait la clé d&rsquo;une très forte croissance. On peut donc mieux faire.</p>



<p><strong>Pourquoi est-il si difficile de sortir d&rsquo;une surévaluation du risque qui permettrait de renforcer les investissements&nbsp;?</strong></p>



<p>En termes d&rsquo;épargne de l&rsquo;extérieur, l&rsquo;Afrique reçoit dans l&rsquo;absolu, 5 fois plus qu&rsquo;au début des années 2000, mais cela reste encore beaucoup moins élevé que tous les autres pays. Il existe des&nbsp;<em>a priori</em>&nbsp;selon lesquels il y a plus de rendement et moins de problèmes de gouvernance en Asie et en Amérique latine qu&rsquo;en Afrique&nbsp;: ce qui n&rsquo;est pas le cas&nbsp;! Heureusement, cette perception commence à faiblir. J&rsquo;ai commencé à faire du plaidoyer pour l&rsquo;Afrique depuis une quinzaine d&rsquo;années pour rétablir les faits, car j&rsquo;en avais marre des clichés et de la surestimation des risques. Les choses évoluent et l&rsquo;intérêt grandit pour l&rsquo;Afrique, car, pour simplifier, on réalise depuis 20 ans, 3 fois la croissance européenne par an.</p>



<p><strong>Comment analysez-vous la multiplicité d&rsquo;acteurs sur le continent qui viennent concurrencer les partenaires historiques&nbsp;?</strong></p>



<p>A chaque fois qu&rsquo;il y a une crise quelque part&nbsp;: l&rsquo;Afrique trinque&nbsp;! Le plaidoyer pour la résistance de la croissance africaine est souvent battu en brèche par le fait que dès qu&rsquo;apparaît un problème conjoncturel quelque part, l&rsquo;afro-pessimisme revient et les gens disent&nbsp;: regardez l&rsquo;Afrique craque avec son pétrole, son uranium, son manganèse&#8230; Non&nbsp;! De tous les continents, l&rsquo;Afrique est le continent où la crise de 2008-2009 et la crise européenne de 2011-2013, ont eu le moins d&rsquo;impact. Néanmoins, ce regard sur l&rsquo;Afrique a quand même évolué, non pas du fait des investisseurs les plus traditionnels, mais grâce aux pays émergents, ce qui a réveillé les Européens.</p>



<p>Américains et Européens s&rsquo;interrogent : qu&rsquo;est-ce que les Chinois, les Brésiliens ou les Indiens ont vu et qui nous aurait échappé&nbsp;? Pourquoi est-ce que la Chine qui représentait 1% des importations de l&rsquo;Afrique à la fin des années 1990, représente aujourd&rsquo;hui 15%&nbsp;? Comment expliquer que le commerce entre les Etats-Unis et l&rsquo;Afrique a baissé de moitié,&nbsp;<em>a fortiori</em>&nbsp;sous la présidence Obama&nbsp;? Ce qui a changé, c&rsquo;est le dynamisme des «&nbsp;émergents&nbsp;» qui a interpellé les autres acteurs.</p>



<p><strong>Les fruits de la croissance africaine demeurent souvent peu perceptibles : comment l&rsquo;expliquez-vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Le regard des étrangers sur l&rsquo;Afrique est tronqué et cela tient notamment aux chiffres de croissance qui sont faussés. La plupart des étrangers pensent que les chiffres sont surestimés. Pourtant, chaque fois qu&rsquo;on réalise une révision des comptes nationaux, on s&rsquo;aperçoit qu&rsquo;ils sont toujours sous-estimés&nbsp;!</p>



<p>L&rsquo;opinion africaine considère que le développement n&rsquo;est pas là. Mais si on ne se développait pas, comment expliquer que la mortalité infantile, qui reste la plus élevée au monde, s&rsquo;effondre depuis 20 ans et que l&rsquo;espérance de vie augmente comme jamais sur le continent&nbsp;? Les pays d&rsquo;Afrique centrale avaient moins de 50 ans d&rsquo;espérance de vie à l&rsquo;indépendance et aujourd&rsquo;hui, ils gagnent 1 an d&rsquo;espérance de vie chaque année. Les opinions publiques ne voient pas cela. Les progrès s&rsquo;enregistrent à tous les niveaux, y compris au niveau agricole. A l&rsquo;étranger, beaucoup pensent encore que l&rsquo;Ethiopie n&rsquo;est pas sortie de la famine&#8230; Personne ne manifeste dans les rues pour se féliciter de ces progrès pourtant l&rsquo;indicateur le plus synthétique du développement est sans doute l&rsquo;augmentation de la durée de vie. Ces progrès sont masqués par la croissance démographique qui absorbe les 2/3 de la croissance. Il y a plus de pauvres chaque année, mais il y a de moins en moins de pauvreté et de plus en plus de classes moyennes. Les gens ne s&rsquo;intéressent pas au fait que les classes moyennes aient&nbsp;<em>grosso modo</em>, doublé en dix ans, mais à l&rsquo;augmentation du nombre de pauvres. Il y a une forme d&rsquo;irrationalité dans le traitement des questions africaines en général. Il est encore difficile d&rsquo;accepter les paradoxes. Nombreux voient encore l&rsquo;Afrique à travers ses pandémies et ses bidonvilles, y compris les analystes et les intellectuels qui tiennent encore trop souvent un discours manichéen.</p>



<p><strong>Comment se développe la société Southbrige, que vous avez fondée en 2017 avec l&rsquo;économiste Donald Kaberuka&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous poursuivons les activités de cette banque d&rsquo;affaires uniquement dédiée à l&rsquo;Afrique qui bénéficie aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une présence à Paris, Casablanca, Kigali, Abidjan et bientôt à Londres.</p>



<p><strong>Une implantation au Bénin sera-t-elle possible un jour&nbsp;?</strong></p>



<p>[Rires] J&rsquo;ai loué des bureaux à Cotonou il y a déjà deux ans et ils sont toujours vides. J&rsquo;ai cru décelé que je n&rsquo;étais pas le bienvenu au Bénin à deux ou trois détails près&nbsp;: condamnations, mesure d&rsquo;inéligibilité, contrôles fiscaux&#8230; Je suis considéré me semble-t-il, comme étant plutôt malvenu, ce qui ralentit notre implantation.</p>



<p><strong>Précisément, quel regard portez-vous sur la situation politique au Bénin&nbsp;?</strong></p>



<p>Le Bénin n&rsquo;est pas le pire pays d&rsquo;Afrique, mais c&rsquo;est le seul pays qui a fait un recul de 30 ans&nbsp;! [Rires] Même les pays qui vont mal en matière de gouvernance et d&rsquo;intégrité ou d&rsquo;éthique, restent stables dans leurs mauvaises pratiques ou s&rsquo;améliorent légèrement. Nous étions numéro 1 en termes de libertés publiques, de liberté de la presse, de justice, de droit du travail ou de droit de grève, par exemple.</p>



<p>Au niveau politique, nous connaissions l&rsquo;alternance avec une opposition qui se maintenait et aujourd&rsquo;hui : tout cela a disparu. Cette régression est frappante. Ce sera selon moi, une brève parenthèse, car l&rsquo;opinion publique est intégralement contre cette situation. Quand vous avez 85 % de boycott à un simulacre d&rsquo;élections [<em>les électeurs avaient massivement boycotté les élections législatives en avril dernier, après l&rsquo;éviction d&rsquo;une grande partie de l&rsquo;opposition</em>,ndlr<em>]</em>, c&rsquo;est encore plus efficace que si vous aviez une majorité des voix de 85%. Force est de constater que l&rsquo;opinion publique béninoise reste très attachée à la démocratie.</p>



<p><strong>En pleins débats sur le franc CFA, la CEDEAO est-elle prête à adopter l&rsquo;Eco&nbsp;?</strong></p>



<p>La fabrication de l&rsquo;euro a été le produit d&rsquo;un long processus. On est passé par l&rsquo;écu qui était une monnaie de compte donc qui ne circulait pas. Il a fallu atteindre une certaine convergence et ratifier de nombreux traités. Ce processus reposait sur un marché unique. Il faut les mêmes préparatifs et les mêmes convergences en Afrique pour arriver à une monnaie unique. Cela étant, la convergence est très avancée. Amener à la convergence des pays comme la Guinée, le Ghana, la Mauritanie, la Gambie ou la Sierra Leone n&rsquo;est pas très compliqué, ce sont des pays relativement homogènes, mais il faudra élargir l&rsquo;Eco par étapes, en commençant par les pays les plus similaires. Le Nigeria représentant plus de la moitié du PIB de la CEDEAO&nbsp;: c&rsquo;est là que se concentrent les besoins de convergence et de transformation des économies [&#8230;] De plus, le Nigeria a une monnaie fondante alors que les autres pays disposent de monnaies à parité fixe. Alors que la zone franc n&rsquo;a quasiment pas d&rsquo;inflation &#8211; comprise entre 0 et 2 -, le Nigeria enregistre une inflation a 2 chiffres&nbsp;!</p>



<p><strong>Vous avez récemment rejoint le Conseil d&rsquo;administration d&rsquo;Attijariwafa&nbsp;Bank&nbsp;: est-ce une manière pour le Maroc de bénéficier de votre entregent pour renforcer ses positions en Afrique subsaharienne?</strong></p>



<p>La Banque Centrale voulait intégrer des représentants indépendants au sein du Conseil d&rsquo;administration, composé essentiellement d&rsquo;actionnaires. Elle recherchait également des financiers d&rsquo;Afrique subsaharienne qui finit par représenter près de 40% des résultats des plus grandes banques marocaines. Or, quand vous cherchez un financier subsaharien, vous me trouvez assez facilement [Rires].</p>



<p><strong>Quelle est votre analyse des débats autour de l&rsquo;intégration du Maroc dans la CEDEAO&nbsp;?</strong></p>



<p>Je suis un partisan convaincu de l&rsquo;intégration du Maroc dans la CEDEAO. Il existe des types de résistances classiques. Les patronats dans certains pays craignent l&rsquo;avance du Maroc qui pourrait demain les concurrencer sur leur propre terrain, faute de barrière douanière et à travers une liberté totale de circulation et d&rsquo;investissement. Au Maroc, certains se demandent si cette intégration à la CEDEAO ne sera pas suivie de migrations massives dans leur pays. Tout cela relève du fantasme. C&rsquo;était la même chose pendant la construction européenne avec les Italiens et les Portugais avant leur intégration. Cela ne se produit jamais&nbsp;!</p>



<p>Il suffit de regarder la balance des paiements du Maroc pour comprendre qu&rsquo;un des problèmes du royaume est le déficit structurel de sa balance commerciale. Avant de penser que le Maroc est une grande puissance d&rsquo;invasion des marchés, il faut se demander pourquoi il a un problème de déficit commercial aussi structurel&nbsp;? Cette question est souvent inconnue des Subsahariens qui s&rsquo;imaginent un Maroc «&nbsp;tout puissant&nbsp;».</p>



<p>Quand la CEDEAO commencera à Tanger et qu&rsquo;elle finira à Calabar, elle constituera un marché dynamique. Il y a beaucoup plus de croissance en Afrique subsaharienne qu&rsquo;au Maroc, mais il y a beaucoup plus de logistique, de services et d&rsquo;ingénierie au Maroc, ce qui en ferait un ensemble parfaitement complémentaire. Chacun gagnerait qualitativement&nbsp;; les zones de concurrence qui seraient autodestructrices n&rsquo;existent pas, ce sont des fantasmes.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Bénin : Lionel Zinsou condamné à 5 ans d’inéligibilité et 6 mois de prison avec sursis</title>
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				<pubDate>Fri, 02 Aug 2019 19:05:05 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/zinsou1.jpg" alt="" class="wp-image-7625" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/zinsou1.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/zinsou1-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/zinsou1-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>



<p>Candidat malheureux à la présidentielle de 2016 face à Patrice Talon, Lionel Zinsou a été condamné vendredi 2 août à six mois de prison avec sursis et cinq ans d&rsquo;inéligibilité pour « faux » et « dépassement de fonds de campagne électorale ». Ses avocats ont annoncé leur intention de faire appel, tandis que l&rsquo;ancien Premier ministre affirme que « l’arbitraire s’est installé au Bénin ».</p>



<p>Le couperet est tombé ce vendredi matin au tribunal de première instance de Cotonou. L’<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/594169/politique/affaire-zinsou-lancien-premier-ministre-choisira-t-il-la-nationalite-francaise-ou-beninoise/">ancien Premier ministre béninois Lionel Zinsou</a>a été reconnu coupable de «&nbsp;faux&nbsp;» et de «&nbsp;dépassement de fonds de campagne électorale&nbsp;», et condamné pour cela à cinq ans d’inéligibilité et à six mois de prison avec sursis. Il a par ailleurs été condamné à une amende de 50 millions de francs CFA. Ses avocats ont d’ores et déjà indiqué leur intention de faire appel de la décision. Ils ont quinze jours pour le faire.</p>



<p>« Cela fait 55 ans que je pratique le droit, et je n’ai jamais vu ça, a réagi Me Robert Dossou, avocat de Lionel Zinsou, quelques minutes après l’annonce de la condamnation. Il n’y avait aucun élément constitutif de preuve dans ce dossier. Lorsque l’on condamne quelqu’un pour « faux », la moindre des choses est de produire un document supposément « faux ». Or, cela n’a pas été le cas ici », a dénoncé l’avocat, interrogé par <em>Jeune Afrique</em>.</p>



<h4>Lionel Zinsou : « Je m’y étais préparé »</h4>



<p>«&nbsp;L’objectif est clair, et entre en résonance avec les affaires qui se succèdent ces derniers mois : il s’agit de rendre inéligible tous ceux qui seraient susceptible d’être des concurrents à Patrice Talon&nbsp;», vitupère l’avocat.&nbsp;Me Dossou, qui affirme que «&nbsp;la justice a été instrumentalisée dans ce dossier&nbsp;», a annoncé que «&nbsp;Lionel Zinsou fera appel de cette décision&nbsp;». Mais, à l’en croire, «&nbsp;sans illusion&nbsp;» quant à l’issue de ce recours.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>CE QUI EST GÊNANT, CE N’EST PAS QUE J’AI ÉTÉ CONDAMNÉ. CE QUI EST GRAVE, C’EST QU’ACTUELLEMENT DES GENS ONT PEUR CAR L’ARBITRAIRE S’EST INSTALLÉ AU BÉNIN</p></blockquote>



<p>« Ce jugement ne m’a pas surpris, même si l’on peut évidemment être étonné de sa teneur et de ce qu’il dit de la pratique du droit actuellement, comme l’ont exprimé mes avocats. J’avais, depuis plusieurs mois, l’information selon laquelle il avait été décidé en haut lieu de me rendre inéligible, je m’y étais donc préparé », a déclaré Lionel Zinsou, joint en fin d’après-midi par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>.</p>



<p>L’ancien Premier ministre a confirmé son intention de faire appel, mais se montre moins pessimiste que ses défenseurs. « Certes, il y a des magistrats et des auxiliaires de justice qui sont obligés de faire un certain nombre de choses, mais il y a aussi, au Bénin, des magistrats courageux et indépendants. Ceux-là, on dira plus tard qu’il étaient des justes », a-t-il estimé.</p>



<p>Il a par ailleurs demandé à ses partisans de ne pas «&nbsp;sur-réagir » à sa condamnation. « Ce qui est gênant, ce n’est pas que j’ai été condamné. Cela est presque anecdotique. Ce qui est grave, c’est plutôt qu’actuellement, des gens ont peur car l’arbitraire s’est installé au Bénin », a lâché Lionel Zinsou. Avant de conclure : « Il est, dans le fond, toujours préférable d’être victime d’une injustice que d’en commettre une.&nbsp;»</p>



<h4>Douze mois requis</h4>



<p>Ni Lionel Zinsou, ni ses avocats, n’étaient présents au tribunal pour entendre la décision. Le tribunal a en grande partie suivi les réquisitions du procureur qui, le 19 juillet dernier, avait réclamé douze mois de prison avec sursis, une amende de 50 millions de francs CFA et une peine d’inéligibilité pour l’ancien Premier ministre de Thomas Boni Yayi.</p>



<p>Lors de la campagne présidentielle de 2016, Lionel Zinsou avait été désigné candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), le parti du président sortant, et enregistré le soutien de deux autres partis,&nbsp;le Parti du renouveau démocratique (PRD) et la Renaissance du Bénin (RB).</p>



<p>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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		<title>Bénin: un an de prison avec sursis et inéligibilité requis contre Lionel Zinsou</title>
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				<pubDate>Sat, 20 Jul 2019 12:21:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/zinsou.jpg" alt="" class="wp-image-7052" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/zinsou.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/zinsou-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>TO GO WITH AFP STORY BY BENJAMIN AGON
Newly appointed Benin Prime Minister Lionel Zinsou speaks during an interview in his office in Cotonou, on June 22, 2015. Benin&rsquo;s President Thomas Boni Yayi has appointed a prominent French-born investment banker Lionel Zinsou, as prime minister, less than a year before he leaves office.   AFP PHOTO /Charles Placide Tossou / AFP / Charles Placide Tossou</figcaption></figure>



<h4>L’ancien premier ministre du Bénin a été rattrapé par ses comptes de la campagne présidentielle de 2016. La justice béninoise le poursuit en dépassement de frais de campagne électorale et en usage de fausse attestation et certificat falsifié.</h4>



<p>Le ministère public a requis contre 12 mois de prison avec sursis, une amende de 50 millions et demandé l’inéligibilité de Lionel Zinsou pour toutes les élections à venir, vendredi 19 juillet. Depuis le début de la procédure,&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/hebdo/20160325-benin-presidentielle-zinsou-erreurs-campagne" rel="noreferrer noopener"><strong>l’ex-Premier ministre de Boni Yayi</strong></a>&nbsp;ne s’est jamais présenté.</p>



<p>Pour sa défense il a choisi un vétéran du barreau béninois, maître Robert Dossou. Ce dernier commence par un recours en irrecevabilité devant la Cour Constitutionnelle qui le déboute. Devant les juges, maintenant, il tente de faire tomber les accusations une à une et fait remarquer, premièrement que la poursuite intervient deux ans après l’élection présidentielle, deuxièmement, que c’est à la Chambre des comptes et non au parquet de Cotonou de constater le dépassement et de saisir le Procureur.</p>



<p><strong>«&nbsp;Ce procès a été monté de toutes pièces&nbsp;»</strong></p>



<p>Sur le délit de faux et usage de faux, l’avocat avance que «&nbsp;<em>le parquet n’a produit aucun document. En droit il ne peut pas y avoir usage de faux sans la preuve scripturale qui a été soit contrefaite, soit falsifiée. Elle doit être produite</em>&nbsp;».</p>



<p>Condamner le candidat d’une coalition de trois partis qui n’a pas géré lui-même les comptes de campagne et demander de le rendre inéligible cache bien quelque chose pense maître Robert Dossou&nbsp;: «&nbsp;<em>Ma conviction est faite ce procès a été monté de toutes pièces pour rendre Lionel Zinsou inéligible. Ça fait partie de l’ensemble de ce que nous constatons aujourd’hui en République du Bénin</em>&nbsp;».</p>



<p>Un proche du pouvoir estime que le débat public manque aujourd’hui de discernement. Verdict, le 2 août.</p>



<p>Source: RFI/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </p>
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