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	<title>liberté d expression &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>liberté d expression &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Rwanda: Human Rights Watch dénonce les arrestations d&#8217;opposants avant l&#8217;«Ingabire Day»</title>
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				<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 16:45:01 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Il y a quelques jours neuf opposants rwandais et un journaliste ont été arrêtés quelques jours avant l&#8217;« Ingabire Day », une journée de débats organisée par le parti d&#8217;opposition (le Dalfa-Umurinzi). L&#8217;ONG Human Rights Watch a dénoncé les arrestations. Selon le Bureau des enquêtes rwandais (RIB), ils ont été arrêtés pour «&#160;publication de fausses rumeurs visant à inciter...]]></description>
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<p><strong>Il y a quelques jours neuf opposants rwandais et un journaliste ont été arrêtés quelques jours avant l&rsquo;« </strong><em><strong>Ingabire Day</strong></em><strong> </strong><em><strong>»</strong></em><strong>, une journée de débats organisée par le parti d&rsquo;opposition (le Dalfa-Umurinzi). L&rsquo;ONG Human Rights Watch a dénoncé les arrestations.</strong></p>



<p>Selon le Bureau des enquêtes rwandais (RIB), ils ont été arrêtés pour «<em>&nbsp;publication de fausses rumeurs visant à inciter au soulèvement ou des troubles au sein de la population&nbsp;</em>». En réaction, HRW a dénoncé ces arrestations dans un communiqué intitulé «<em>&nbsp;Rwanda : la répression contre l&rsquo;opposition et les médias s&rsquo;intensifie&nbsp;</em>».</p>



<p>Lewis Mudge est le directeur Afrique de l&rsquo;ONG : « <em>En termes d’espace démocratique au Rwanda, il y a des choses qui ne vont pas par rapport en général à cette fermeture de l’espace politique, qui continue au Rwanda. Il y a deux aspects. Il y a des gens qui ont été arrêtés pour leur soutien à un parti d’opposition et il y a aussi un journaliste qui a été arrêté pour avoir annoncé qu’il va suivre cette journée. Cela veut dire que la liberté d’expression, la liberté de participer à un groupe d’opposition politique, c’est toujours une ligne rouge au Rwanda. Pour nous, Human Rights Wacht, ces arrestations arbitraires et politiques sont destinées à dissuader davantage les personnes à s’exprimer contre la politique ou les abus du gouvernement</em> ».</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Algérie, un journaliste condamné à huit mois de prison ferme après un article sur un mouvement de protestation des Touaregs</title>
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				<pubDate>Thu, 12 Aug 2021 16:07:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[« Le correspondant de Liberté à Tamanrasset, Rabah Karèche, a été condamné à une année de prison dont huit mois ferme et quatre mois avec sursis (…). Il passera encore quatre autres mois en prison », a annoncé, jeudi 12 août, le quotidien algérien Liberté sur son site. Le journaliste, incarcéré depuis la mi-avril, était poursuivi notamment pour « diffusion volontaire de fausses informations susceptibles...]]></description>
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<p><em><strong>« Le correspondant de </strong></em><strong>Liberté</strong><em><strong> à Tamanrasset, Rabah Karèche, a été condamné à une année de prison dont huit mois ferme et quatre mois avec sursis</strong></em><strong> (…)</strong><em><strong>. Il passera encore quatre autres mois en prison »</strong></em><strong>, a annoncé, jeudi 12 août, le quotidien algérien </strong><em><strong>Liberté</strong></em><strong> sur son site. Le journaliste, incarcéré depuis la mi-avril, était poursuivi notamment pour </strong><em><strong>« diffusion volontaire de fausses informations susceptibles d’attenter à l’ordre public »</strong></em><strong>.</strong></p>



<p>Il lui était également reproché la <em>« création d’un compte électronique consacré à la diffusion d’informations susceptibles de provoquer la ségrégation et la haine dans la société »</em> et d’avoir porté <em>« atteinte à la sûreté et l’unité nationale »</em>. Le 5 août, le parquet avait requis une peine de trois ans de prison ferme et une forte amende contre lui. <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/20/en-algerie-un-journaliste-ecroue-apres-un-article-sur-le-mecontentement-touareg_6077390_3212.html">Rabah Karèche avait été inculpé et écroué le 19 avril, </a>après avoir publié le compte rendu d’un mouvement de protestation des Touaregs, minorité berbère locale.</p>



<h4>Une nouvelle réforme contre «&nbsp;l’atteinte à l’ordre public&nbsp;»</h4>



<p>Professionnel expérimenté et respecté, établi de longue date à Tamanrasset, il avait rapporté que les habitants historiques de cette région dénonçaient&nbsp;<em>«&nbsp;l’expropriation de leurs terres&nbsp;»</em>&nbsp;lors d’un nouveau découpage territorial. Les populations touaregs de l’extrême sud de l’Algérie dénoncent régulièrement leur marginalisation économique et sociale au sein d’un Etat très centralisé.</p>



<p>La détention de M. Karèche a suscité l’indignation de ses collègues en Algérie et à l’étranger, ainsi que la colère des avocats, après que le président algérien Abdelmadjid Tebboune a qualifié le journaliste de&nbsp;<em>«&nbsp;pyromane&nbsp;»</em>, dans un entretien à l’hebdomadaire français<a href="https://www.lepoint.fr/monde/exclusif-islamisme-maroc-france-notre-grand-entretien-avec-le-president-algerien-02-06-2021-2429309_24.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le Point</em>.</a>&nbsp;Ses avocats avaient dénoncé&nbsp;<em>«&nbsp;une violation de la présomption d’innocence&nbsp;»</em>&nbsp;et une&nbsp;<em>«&nbsp;tentative d’influencer la justice&nbsp;»</em>. Lors des plaidoiries, la défense avait réclamé l’abandon de toutes les poursuites et la relaxe du journaliste.</p>



<p>Une réforme du code pénal adoptée l’année dernière criminalise, désormais, la diffusion de&nbsp;<em>«&nbsp;fausses informations&nbsp;»</em>&nbsp;portant&nbsp;<em>«&nbsp;atteinte à l’ordre public&nbsp;»</em>. Leurs auteurs sont passibles d’un à trois ans de prison, voire du double en cas de récidive, selon ce nouveau texte critiqué par les défenseurs de la liberté de la presse.</p>



<p>L’Algérie figure à la 146<sup>e</sup> place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2021, établi par l’ONG Reporters sans frontières (RSF), comme en 2020. Mais le pays a perdu 27 places depuis 2015.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le journaliste et militant marocain Omar Radi condamné à six ans de prison, sur fond d’affaire « Pegasus »</title>
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				<pubDate>Mon, 19 Jul 2021 17:50:27 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Il a toujours affirmé être poursuivi en raison de ses critiques du pouvoir. Une cour de Casablanca a condamné, lundi 19 juillet, le journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi à six ans de prison dans une double affaire d’« espionnage » et de « viol » à l’issue de son procès, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse....]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Il a toujours affirmé être poursuivi en raison de ses critiques du pouvoir. Une cour de Casablanca a condamné, lundi 19 juillet, le journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi à six ans de prison dans une double affaire d’« espionnage » et de « viol » à l’issue de son procès, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse. Le reporter, 35 ans, est en détention provisoire depuis juillet 2020. Il peut faire appel.</strong></p>



<p>L’enquête pour « espionnage » avait été ouverte fin juin 2020 après la publication d’un rapport d’Amnesty International affirmant que le téléphone de M. Radi avait été piraté via le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO. Celle-ci est mise en cause dans une nouvelle enquête d’un consortium de médias internationaux, à laquelle a participé<em> Le Monde</em>, qui a fait état d’une liste de personnalités potentiellement ciblées par le logiciel, et dans laquelle figure le nom de M. Radi.</p>



<h4>« Atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat »</h4>



<p>Le gouvernement marocain a dénoncé lundi comme <em>« mensongères »</em> les informations selon lesquelles les services de sécurité du royaume <em>« ont infiltré les téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères et de responsables d’organisations internationales à travers un logiciel informatique »</em>.</p>



<p>M. Radi était accusé d’<em>« atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat »</em> et d’avoir reçu des <em>« financements étrangers »</em> en lien avec <em>« des services de renseignement »</em> mais aussi de <em>« viol »</em>. Il a toujours nié ces accusations. <em>« Le parquet est motivé par la vengeance et non par la quête de la vérité »</em>, a clamé, sûr de lui, le reporter lors de sa dernière adresse devant le tribunal de Casablanca, une audience publique. Il avait précédemment affirmé être poursuivi à cause du rapport d’Amnesty International.</p>



<p><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/29/au-maroc-le-journaliste-omar-radi-place-en-detention-pour-viol-et-financements-etrangers_6047640_3212.html">L’enquête pour «&nbsp;viol&nbsp;» avait été ouverte fin juillet&nbsp;2020 sur plainte d’une collègue de M. Radi</a>. Si le journaliste parle de&nbsp;<em>«&nbsp;relations librement consenties&nbsp;»</em>, la plaignante affirme qu’elle n’était pas consentante. Un autre journaliste Imad Stitou, 32&nbsp;ans,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/06/maroc-les-journalistes-omar-radi-et-imad-stitou-relaches-apres-un-long-interrogatoire_6045405_3212.html">a été condamné à un an de prison, dont six mois ferme dans la même affaire</a>. Il avait d’abord été présenté comme l’unique témoin à décharge dans l’affaire de viol avant d’être poursuivi en état de liberté au cours de l’instruction. M.&nbsp;Stitou demeure libre.</p>



<p>QqLes peines des deux journalistes ont été assorties d’un dédommagement de 200 000 dirhams (environ 19 000 euros) à la partie civile, avec une contribution à hauteur d’un tiers pour M. Stitou. Son cas a mobilisé au Maroc comme à l’étranger : des défenseurs des droits humains, des intellectuels et des responsables politiques réclamaient sa libération provisoire.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Ouverture et renvoi du procès du journaliste Omar Radi</title>
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				<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 10:59:36 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le procès du journaliste marocain Omar Radi, en détention préventive depuis fin juillet pour des accusations de «viol» et d’«espionnage», s’est ouvert hier à Casablanca et a immédiatement été renvoyé au 27 avril, rapporte l’AFP. Connu pour son engagement pour la défense des droits humains, il est accusé à la fois de «financements étrangers», d’«atteinte...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200706_183021.jpg" alt="" class="wp-image-17911" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200706_183021.jpg 872w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200706_183021-300x174.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200706_183021-768x446.jpg 768w" sizes="(max-width: 872px) 100vw, 872px" /><figcaption>Manifestation en soutien au journaliste marocain Omar Radi lors d&rsquo;une précédente arrestation en décembre 2019 à Rabat. (Image d&rsquo;illustration) STR / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Le procès du journaliste marocain Omar Radi, en détention préventive depuis fin juillet pour des accusations de «viol» et d’«espionnage», s’est ouvert hier à Casablanca et a immédiatement été renvoyé au 27 avril, rapporte l’AFP.</strong></p>



<p>Connu pour son engagement pour la défense des droits humains, il est accusé à la fois de «financements étrangers», d’«atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat» et de «viol» dans deux affaires jugées conjointement par la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca. Omar Radi a toujours nié les faits reprochés, se disant victime d’une «vengeance» du pouvoir.Advertisements</p>



<p>Lors de l’audience, ses défenseurs ont demandé à ce qu’il soit remis en liberté provisoire et autorisé à accéder à son dossier. La justice, qui a jusqu’à présent refusé toutes ses demandes de remise en liberté, doit se prononcer demain sur ces deux points. L’enquête pour viol a été ouverte en juillet 2020 sur plainte d’une de ses collègues. Si Omar Radi parle de «relations librement consenties», la plaignante affirme qu’elle n’était pas consentante et défend son «droit à la dignité». Un autre journaliste, Imad Stitou, d’abord cité comme témoin à décharge, est jugé en même temps que Omar Radi, son ami, pour «participation au viol».</p>



<p>L’enquête pour «espionnage» concerne, selon l’accusé, des informations transmises dans le cadre de son métier de journaliste. Elle a été ouverte fin juin 2020 après la publication d’un rapport d’Amnesty International affirmant que son téléphone est espionné par les autorités marocaines via un logiciel de piratage. Rabat a toujours démenti, dénonçant une «campagne internationale de diffamation». Omar Radi a déjà été condamné début 2020 à quatre mois de prison avec sursis pour «outrage à magistrat» après un tweet critiquant un juge.</p>



<p><strong>Source: El watan/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong><br></p>
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		<title>Facebook ferme les comptes de responsables gouvernementaux ougandais</title>
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				<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 14:03:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/facebook.jpg" alt="" class="wp-image-17071" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/facebook.jpg 930w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/facebook-300x199.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/facebook-768x510.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/facebook-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 930px) 100vw, 930px" /></figure>



<p><strong>À l&rsquo;approche de l&rsquo;élection présidentielle ougandaise qui se tient jeudi, Facebook a fermé ces derniers jours les comptes de plusieurs responsables gouvernementaux ougandais accusés de perturber le débat public. </strong></p>



<p>&nbsp;Alors que l&rsquo;Ouganda vit les derniers jours d&rsquo;une campagne électorale chaotique, plusieurs responsables gouvernementaux ougandais ont vu leur&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20201216-afrique-facebook-ferme-des-comptes-de-d%C3%A9sinformation-certains-li%C3%A9s-%C3%A0-l-arm%C3%A9e-fran%C3%A7aise">compte&nbsp;Facebook&nbsp;fermé</a>&nbsp;courant janvier. Ils sont accusés&nbsp;d&rsquo;interférences dans le débat public à l&rsquo;approche de l&rsquo;élection présidentielle de jeudi, a indiqué lundi&nbsp;11 janvier&nbsp;le géant américain dans un courriel à l&rsquo;AFP.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;Ouganda organise une élection présidentielle dans un climat tendu, opposant notamment le président sortant Yoweri Museveni, 76 ans dont 35 à la tête du pays, à une star de la chanson devenue député,&nbsp;Bobi&nbsp;Wine, 38 ans.&nbsp;</p>



<p><strong>Un « comportement inauthentique coordonné »&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p>« Ce mois-ci (janvier), nous avons fermé un réseau de comptes et de pages en Ouganda qui étaient impliqués dans un &lsquo;comportement inauthentique coordonné&rsquo;&nbsp;visant à influer sur le débat public en amont de l&rsquo;élection », a indiqué à l&rsquo;AFP la responsable de la communication de Facebook pour l&rsquo;Afrique sub-saharienne, Kezzia&nbsp;Anim-Addo.&nbsp;</p>



<p>« Ils utilisaient de faux comptes ou des comptes dupliqués pour gérer des pages, commentaient le contenu d&rsquo;autres personnes, se faisaient passer pour des utilisateurs, partageaient des contenus dans des groupes pour les faire apparaître plus populaires qu&rsquo;ils n&rsquo;étaient », a précisé la responsable.&nbsp;</p>



<p>« Étant donné l&rsquo;imminence de l&rsquo;élection en Ouganda, nous avons réagi rapidement pour enquêter et faire tomber ce réseau. Nous avons découvert que ce réseau était lié au Groupe d&rsquo;interaction des citoyens avec le gouvernement du ministère de l&rsquo;Information (&#8230;) en Ouganda », a précisé Facebook.&nbsp;</p>



<p><strong>L’influence de Facebook en question&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p>Le conseiller en communication du président Yoweri Museveni, Don&nbsp;Wanyama, qui fait partie des personnalités dont les comptes Facebook et Instagram ont été fermés, a accusé à son tour le géant américain de vouloir influer sur le cours de la présidentielle.&nbsp;</p>



<p>« Honte aux forces étrangères qui pensent&nbsp;qu&rsquo;elles peuvent&nbsp;installer un régime fantoche en Ouganda en désactivant les comptes en ligne des partisans du NRM », le parti au pouvoir, a-t-il réagi. « Vous ne vous débarrasserez pas du président Museveni ».&nbsp;</p>



<p>Selon le Mouvement de la résistance nationale (NRM), plusieurs dizaines de comptes ont subi le même sort, appartenant à&nbsp;des personnalités&nbsp;diverses&nbsp;telles qu&rsquo;un haut responsable du ministère de l&rsquo;Information et des communications, un internaute en vue proche du NRM ou un médecin connu.&nbsp;Les comptes du président n&rsquo;ont pas été visés par l&rsquo;intervention de Facebook.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Fermeture en Nouvelle-Zélande&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p>Le président Museveni et son équipe de campagne ont régulièrement accusé des « forces étrangères » &#8211; sans préciser lesquelles &#8211; de soutenir la campagne de&nbsp;Bobi&nbsp;Wine&nbsp;pour parvenir à un changement de régime dans ce pays enclavé d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est.&nbsp;</p>



<p>D&rsquo;après la responsable de la communication de Facebook pour l&rsquo;Afrique, le géant américain a « fait tomber plus de 100 de ces réseaux à travers le monde » depuis 2017.&nbsp;</p>



<p>Courant décembre, le géant américain avait annoncé avoir supprimé trois réseaux gérés de Russie et de France, dont un lié à l&rsquo;armée française, et accusé de mener des opérations d&rsquo;interférence en Afrique. Le réseau installé en France visait essentiellement la Centrafrique et le Mali.&nbsp;</p>



<p>En octobre, Facebook avait fermé la page d&rsquo;un parti conspirationniste en Nouvelle-Zélande, accusé de propager la désinformation sur la pandémie de nouveau coronavirus, deux jours avant les élections dans ce pays. </p>



<p><strong>Source: France 24 Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : un internaute condamné à trois ans de prison pour des mèmes anti-pouvoir</title>
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				<pubDate>Mon, 04 Jan 2021 19:37:37 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-20699" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-1024x1024.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-150x150.jpg 150w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-300x300.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-768x769.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Walid Kechida</figcaption></figure>



<p><strong>Le militant Walid Kechida est en détention provisoire depuis plus de huit mois. Il lui est reproché d’avoir publié des mèmes touchant aux autorités, notamment au président, Abdelmadjid Tebboune, et à la religion.</strong></p>



<p>Son cas est devenu emblématique. Un jeune internaute algérien a été condamné, lundi 4&nbsp;janvier, à une lourde peine de prison pour avoir publié sur Facebook des mèmes – des images détournées de façon humoristique sur les réseaux sociaux – moquant les autorités et la religion, dans un climat de répression accrue de la liberté d’expression sur le Net en Algérie.</p>



<p>Ce verdict sévère, assorti d’une amende de 500 000 dinars (3 000 euros), a été confirmé à l’Agence France-Presse par l’un des avocats, M<sup>e</sup> Moumen Chadi. Le parquet de Sétif (Nord-Est) avait requis cinq ans de prison contre M. Kechida, 25 ans, accusé d’<em>« offense au président »</em>, <em>« aux préceptes de l’islam »</em> et d’<em>« outrage à corps constitué »</em>. Le militant, connu de la jeunesse de Sétif, est en détention provisoire depuis plus de huit mois. Il lui est reproché d’avoir publié des mèmes touchant aux autorités, notamment au président, Abdelmadjid Tebboune, et à la religion.</p>



<p><em>«&nbsp;Walid Kechida est condamné malheureusement à trois ans de prison ferme assortis d’une amende&nbsp;»</em>, a déclaré Kaci Tansaout, coordinateur du Comité national de libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers d’opinion en Algérie.&nbsp;<em>«&nbsp;L’heure est très grave au moment où on s’attendait à sa libération aujourd’hui, voire même à une relaxe. Maintenant, on doit tous se mobiliser aux côtés des avocats&nbsp;»</em>&nbsp;en vue du&nbsp;<em>«&nbsp;procès en appel&nbsp;»</em>, a estimé M.&nbsp;Tansaout.</p>



<p>Ses illustrations virales, moquant de nombreux sujets, étaient diffusées sur le groupe Facebook Hirak Memes, dont M.&nbsp;Kechida était l’administrateur.&nbsp;<em>«&nbsp;Le pouvoir maintient sa feuille de route autoritaire et décide un autre coup de force en prévision des législatives, le durcissement des peines en est le signal&nbsp;»</em>, a dénoncé sur Twitter Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pur la défense des droits de l’homme.</p>



<p>Des législatives sont prévues dans le courant de 2021 en Algérie, et le président Abdelmadjid Tebboune – en convalescence après avoir été soigné du Covid-19 pendant deux mois en Allemagne – a fait de l’élaboration de la nouvelle loi électorale en vue de ce scrutin une priorité.&nbsp;<em>«&nbsp;Le gouvernement algérien poursuit sa vengeance contre les militants du Hirak&nbsp;»</em>, le mouvement de contestation populaire, a réagi sur Twitter Ahmed Benchemsi, un responsable régional de Human Rights Watch (HRW).</p>



<h4>Grève de la faim</h4>



<p>Plus de quatre-vingt-dix personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec les protestations du Hirak et/ou les libertés individuelles. Les poursuites, dans au moins 90&nbsp;% des cas, se font à la suite de publications, sur les réseaux sociaux, à la tonalité critique envers les autorités, selon le CNLD.</p>



<p>Surveillance des contenus, poursuites judiciaires et censure des médias électroniques&nbsp;: si le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, estime qu’il&nbsp;<em>«&nbsp;n’existe pas de prisonniers d’opinion en Algérie&nbsp;»</em>, des ONG de défense des droits humains jugent quant à elles que l’étau se resserre sur Internet. De nombreux internautes réclament la libération de Walid Kechida, relayant son portrait cheveux mi-longs avec des lunettes de soleil ou reprenant les slogans&nbsp;<em>«&nbsp;Free Kechida&nbsp;»</em>&nbsp;(«&nbsp;Libérez Kechida&nbsp;») et&nbsp;<em>«&nbsp;Le mème n’est pas un crime&nbsp;»</em>.</p>



<p>Des affaires judiciaires similaires à celle de M.&nbsp;Kechida se sont multipliées en&nbsp;2020. Mustapha Bendjama, rédacteur en chef du quotidien&nbsp;<em>Le Provincial</em>, basé à Annaba (Nord-Est), est actuellement poursuivi dans quatre affaires, toutes en lien avec ses publications sur les réseaux sociaux. Il est notamment accusé&nbsp;<em>«&nbsp;d’atteinte à l’intérêt national&nbsp;»</em>&nbsp;pour des messages sur Facebook faisant référence aux autorités, notamment à la police et à l’armée. Relaxé dans une autre affaire en novembre, il dénonce un acharnement judiciaire. Les autorités&nbsp;<em>«&nbsp;multiplient les affaires en justice pour augmenter les chances de condamnation&nbsp;»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>A Alger, trois détenus sont en grève de la faim depuis plus d’une semaine pour dénoncer la prolongation de leur détention. Mohamed Tadjadit, Noureddine Khimoud et Abdelhak Ben Rahmani, poursuivis dans la même affaire, sont en détention provisoire à la prison d’El Harrach depuis plus de quatre mois. Dix accusations pèsent sur eux, dont atteinte à l’unité nationale, incitation à un attroupement non armé, offense au président de la République ou encore diffusion de fausses nouvelles, selon le CNLD. Leurs messages et vidéos relayés sur les réseaux sociaux sont là encore en cause.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« La liberté d’expression recule au Bénin », estime le journaliste d’investigation Ignace Sossou</title>
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				<pubDate>Tue, 24 Nov 2020 19:26:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Bénin-IgnaceSossou.jpeg" alt="" class="wp-image-12650" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Bénin-IgnaceSossou.jpeg 980w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Bénin-IgnaceSossou-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Bénin-IgnaceSossou-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></figure>



<p><strong>En décembre&nbsp;2019, Ignace Sossou, journaliste d’investigation béninois, participe à un atelier sur les fausses informations (</strong><em><strong>fake news</strong></em><strong>) organisé par Canal France International (CFI), une agence de développement des médias financée en grande partie par le Quai d’Orsay. Il relaie alors sur Twitter les propos tenus par l’un des intervenants, le procureur béninois Mario Metonou, en ces termes&nbsp;:&nbsp;</strong><em><strong>«&nbsp;La législation béninoise, telle qu’elle est, n’offre pas une sécurité judiciaire aux justiciables&nbsp;»</strong></em><strong>&nbsp;;</strong><em><strong>&nbsp;«&nbsp;La coupure d’Internet le jour du scrutin du 28&nbsp;avril est un aveu de faiblesse des gouvernants&nbsp;»</strong></em><strong>&nbsp;;</strong><em><strong>&nbsp;«&nbsp;Le Code du numérique est comme une arme braquée sur la tempe des journalistes&nbsp;».</strong></em></p>



<p>Après la conférence, Mario Metonou estimera que ses propos ont été tronqués et sortis de leur contexte. Ignace Sossou est accusé par les autorités béninoises de<em>&nbsp;«&nbsp;harcèlement par le biais de moyens de communication électroniques&nbsp;»</em>. Il sera condamné de dix-huit mois de détention ferme. Une peine finalement commuée à six mois fermes en appel. Le journaliste de 31&nbsp;ans est sorti de prison en juin. Dans une interview exclusive accordée au&nbsp;<em>Monde Afrique</em>&nbsp;le 16&nbsp;octobre, il sort du silence pour défendre la liberté d’expression dans son pays alors que le pays votera pour élire un nouveau président en avril&nbsp;2021.</p>



<h4>Vous êtes resté six mois derrière les barreaux. Comment s’est passée votre incarcération&nbsp;?</h4>



<p><strong>Ignace Sossou</strong>&nbsp;J’ai été traité comme tout détenu. Je n’ai pas été torturé ni maltraité outre mesure. J’en ai profité pour enquêter. J’ai pu retrouver des personnes mises en cause dans certaines affaires dont j’avais entendu parler. Je ne compte pas changer de boulot.</p>



<h4>Vous vous êtes pourvu en cassation. Qu’attendez-vous de la justice, aujourd’hui&nbsp;?</h4>



<p>J’attends l’annulation de ma condamnation. Il n’y a aucun rapport entre les chefs d’accusation et les faits. On m’accuse de harcèlement en ligne alors que j’ai relayé des propos tenus par un procureur dans un espace public, devant une cinquantaine de journalistes et de blogueurs. J’ai été ciblé parce que ses mots ont eu un écho politique assez important. Mais je n’ai harcelé personne&nbsp;! Cette condamnation est totalement bidon.</p>



<h4>Le Code du numérique adopté en&nbsp;2017 a permis votre condamnation. Selon Amnesty International, au moins seize autres Béninois ont été, comme vous, poursuivis ou arrêtés pour violation de ce Code. Que pensez-vous de ce texte&nbsp;?</h4>



<p>Le Code du numérique permet d’attaquer un journaliste comme un simple citoyen, à partir du moment où ce qu’il dit est publié en ligne. Mais aujourd’hui, quasiment tous les médias sont en ligne&nbsp;! Notre loi de l’information protège les journalistes en dépénalisant le délit de presse. Le Code du numérique, lui, les jette en pâture à ceux qui leur en veulent. Alors, quand à cette conférence, j’entends un procureur, un garant des textes, dire que ce Code est&nbsp;<em>«&nbsp;une arme braquée sur la tempe des journalistes&nbsp;»</em>, évidemment, je trouve ça important de le relayer, car c’est une réalité.</p>



<h4>Quel bilan dressez-vous de la liberté d’expression dans votre pays&nbsp;?</h4>



<p>Elle recule. Ma condamnation a été un signal envoyé à la presse. Les journalistes, s’ils se prononcent sur des sujets épineux, savent qu’ils risquent d’être condamnés. Nous sommes dans un pays où les gens ont peur de parler, parce qu’ils craignent des représailles. On tend de plus en plus vers un régime autoritaire. Moi, on m’a dit que j’étais à la solde des opposants, que j’ai voulu nuire au régime. Mais je n’ai pas de camp. Je suis journaliste, mon travail est de livrer l’information pour que les gens se fassent leur propre opinion sur des faits.</p>



<h4>Dans une lettre d’excuse adressée au ministre de la justice le jour de votre arrestation, Canal France International (CFI), qui vous avait invité, vous a jugé&nbsp;«&nbsp;peu scrupuleux&nbsp;». Comment l’avez-vous vécu&nbsp;?</h4>



<p>On m’a fait lire cette lettre pendant que j’étais en garde à vue. J’étais sonné. Je n’avais que très peu collaboré avec CFI. Comment pouvaient-ils se permettre de dire que je suis&nbsp;<em>«&nbsp;peu scrupuleux&nbsp;»</em>&nbsp;? Le rôle qu’ils ont joué dans ma condamnation est déplorable. Je n’ai fait que retweeter trois ou quatre phrases pendant un panel. On nous encourageait d’ailleurs à le faire. Ce qui m’a choqué, c’est qu’à la fin de cette conférence, CFI m’a appelé pour me demander de retirer mes tweets, en me disant que si je ne le faisais pas, ils ne m’inviteraient plus à partir en voyage pour participer à leurs activités. J’ai refusé, parce que ce n’était pas des fausses informations. Je ne suis pas responsable des propos du procureur&nbsp;! J’ai trouvé ça vraiment déplacé.</p>



<h4>En&nbsp;2019, vous avez déjà été condamné pour&nbsp;<em>«&nbsp;</em>publication de fausses informations&nbsp;<em>»</em>&nbsp;suite à la publication d’une enquête sur de faits d’évasion fiscale. Vous sentez-vous ciblé pour votre travail&nbsp;?</h4>



<p>Beaucoup de personnes m’ont mis en garde, en me conseillant d’abandonner ce dossier car je m’attaquais à des personnes influentes. En l’occurrence, il s’agissait d’un conseiller au commerce extérieur de la France au Bénin, qui était aussi directeur d’un grand supermarché. Des événements étranges se sont produits. Quand j’enquêtais, j’ai échappé à un accident intentionnel. J’ai été pris en filature alors que je revenais d’un rendez-vous avec un témoin clé. Un véhicule a voulu me mettre dans le fossé. Et puis, deux semaines avant mon procès, une voiture m’a percuté alors que j’étais en moto. J’ai eu une fracture de la clavicule et j’ai dû être opéré.</p>



<h4>Aujourd’hui, vous sentez-vous libre d’exercer votre métier&nbsp;?</h4>



<p>Mon travail a commencé à me stresser. Je ne fais plus vraiment ce que j’ai envie de faire. Je contrôle mes sorties, je ne conduis plus et j’ai déménagé. J’essaie de préparer ma famille au pire, car on ne sait pas quand un malheur peut arriver… Mais j’essaie de rester serein. Je n’ai pas peur et je ne vais pas me taire. Les pressions et les intimidations font partie des risques du métier.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : le journaliste Khaled Drareni condamné à deux ans de prison en appel</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 12:39:58 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_150650.png" alt="" class="wp-image-18797" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_150650.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_150650-300x168.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Le journaliste algérien Khaled Drareni a été condamné à trois ans de prison ferme. © Khaled Drareni, Facebook</figcaption></figure>



<p><strong>Le journaliste algérien Khaled Drareni reste en prison. La Cour d&rsquo;Alger l&rsquo;a condamné en appel, mardi, à deux ans de prison ferme pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l&rsquo;unité nationale ».</strong></p>



<p>Incarcéré depuis le 29 mars,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200915-verdict-attendu-dans-le-proc%C3%A8s-en-appel-du-journaliste-alg%C3%A9rien-khaled-drareni">le journaliste algérien Khaled Drareni</a>, devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse, a été condamné en appel, mardi 15 septembre, à deux ans de prison ferme par la Cour d’Alger et reste donc en prison.</p>



<p>« Deux ans de prison ferme pour Drareni. Nous allons faire un pourvoi en cassation », a déclaré à l&rsquo;AFP Me Bouchachi.</p>



<p>« Son maintien en détention est la preuve d&rsquo;un enfermement du régime dans une logique de répression absurde, injuste et violente », a par ailleurs réagi Christophe Deloire, le secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF), dont Khaled Drareni est le correspondant en Algérie.</p>



<p>Khaled Drareni avait été condamné le 10 août dernier à trois ans d&#8217;emprisonnement pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l&rsquo;unité nationale ». La sentence, d&rsquo;une sévérité inédite, avait surpris et indigné ses confrères.</p>



<p>Lors du procès en appel, il y a une semaine, le procureur a requis — comme en première instance — quatre années de prison ferme contre le fondateur du site d&rsquo;information en ligne Casbah Tribune, qui est également le correspondant en Algérie pour la chaîne de télévision française TV5 Monde et pour l&rsquo;ONG Reporters sans frontières (RSF).</p>



<p>Le journaliste, âgé de 40 ans, a été arrêté après avoir couvert le 7 mars à Alger une manifestation d’étudiants. Il est aussi accusé d&rsquo;avoir critiqué sur Facebook « la corruption et l&rsquo;argent » du système politique et d&rsquo;avoir publié le communiqué d&rsquo;une coalition de partis politiques en faveur d&rsquo;une grève générale, selon RSF.Algérie : deux ans ferme pour le journaliste Khaled Drareni</p>



<p>Le ministre de la Communication Ammar Belhimer, porte-parole du gouvernement, lui reproche en outre d&rsquo;avoir travaillé sans jamais avoir eu de carte de presse professionnelle.</p>



<p><strong>« Je suis un journaliste et non un criminel. Je n&rsquo;ai fait que mon métier »</strong></p>



<p>Khaled Drareni a été jugé en compagnie de Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, deux figures du « Hirak », le soulèvement populaire qui a secoué l&rsquo;Algérie pendant plus d&rsquo;un an jusqu&rsquo;à sa suspension à la mi-mars en raison de la crise sanitaire.</p>



<p>Sous le coup des mêmes chefs d&rsquo;accusation, ces deux derniers ont bénéficié, le 2 juillet, d&rsquo;une remise en liberté provisoire, alors que Khaled Drareni a été maintenu en prison. Le procureur a également requis quatre ans de prison ferme contre eux.</p>



<p>Pendant le procès en appel, au cours duquel il est apparu amaigri, le journaliste a catégoriquement rejeté les accusations portées contre lui. « Je suis un journaliste et non un criminel. Je n&rsquo;ai fait que mon métier », a-t-il plaidé.</p>



<p>Dans un communiqué, RSF a dénoncé, lundi, « les pressions et les tentatives de corruption » dont ce journaliste expérimenté a été la cible ».</p>



<p><strong>Répression accrue à l’encontre des militants du « Hirak »</strong></p>



<p>Le procès de Khaled Drareni s&rsquo;inscrit dans un contexte de répression accrue à l&rsquo;encontre de militants du « Hirak », d&rsquo;opposants politiques, de journalistes et de blogueurs. &nbsp;</p>



<p>Certains journalistes ont été accusés par le régime de semer la discorde, de menacer l&rsquo;intérêt national et surtout d&rsquo;être à la solde de « parties étrangères ». Plusieurs sont en prison et des procès sont en cours.</p>



<p>L&rsquo;Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF. Elle a perdu cinq places par rapport à 2019 (141e) et 27 par rapport à 2015 (119e).</p>



<p>« Il est important de continuer la mobilisation, y compris la pression médiatique vis-à-vis des autorités judiciaires mais aussi politiques pour qu&rsquo;ils comprennent que nous ne lâcherons pas », a déclaré, lundi, à l&rsquo;AFP Hakim Addad, un activiste du « Hirak ».</p>



<p>Selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), quelque 45 personnes sont actuellement derrière les barreaux pour des faits liés à la contestation.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Maroc, le journaliste Omar Radi placé en détention pour « viol » et « financements étrangers »</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/au-maroc-le-journaliste-omar-radi-place-en-detention-pour-viol-et-financements-etrangers/</link>
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				<pubDate>Thu, 30 Jul 2020 08:22:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le défenseur des droits de l’homme a déjà été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir critiqué un juge. L’ONG Amnesty International estime qu’il est harcelé par les autorités marocaines du fait de son indépendance. Le journaliste et militant des droits humains Omar Radi a été placé en détention, mercredi 29&#160;juillet, pour&#160;«&#160;viol&#160;»&#160;et&#160;«&#160;réception...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/omar-radi.jpg" alt="" class="wp-image-12698" width="308" height="216"/><figcaption>Le journaliste Omar Radi</figcaption></figure>



<p><strong>Le défenseur des droits de l’homme a déjà été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir critiqué un juge. L’ONG Amnesty International estime qu’il est harcelé par les autorités marocaines du fait de son indépendance.</strong></p>



<p>Le journaliste et militant des droits humains Omar Radi a été placé en détention, mercredi 29&nbsp;juillet, pour<em>&nbsp;«&nbsp;viol&nbsp;»&nbsp;</em>et&nbsp;<em>«&nbsp;réception de fonds étrangers dans le but de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat&nbsp;»</em>, a annoncé la justice marocaine. Il a été transféré à la prison d’Oukacha à Casablanca (ouest) et son procès doit débuter le 22&nbsp;septembre, a précisé le ministère public.</p>



<p>Le parquet a demandé au juge d’instruction d’enquêter sur des<em>&nbsp;«&nbsp;délits relatifs à l’attentat à la pudeur avec violence et viol&nbsp;»</em>, après une&nbsp;<em>«&nbsp;plainte déposée par une citoyenne&nbsp;»</em>.</p>



<p>M. Radi fait également l’objet d’une deuxième enquête <em>« au sujet de la réception de fonds de parties étrangères en vue de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat » </em>et <em>« de mener des contacts avec des agents de pays étrangers pour nuire à la situation diplomatique du Maroc »</em>, selon la même source.</p>



<h4>Un journaliste espionné par les autorités, selon Amnesty</h4>



<p>L’enquête pour réception de fonds étrangers avait été ouverte fin juin, au lendemain de la publication d’un <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/research/2020/06/moroccan-journalist-targeted-with-network-injection-attacks-using-nso-groups-tools/">rapport </a>d’Amnesty International selon lequel le téléphone d’Omar Radi était espionné via un logiciel de piratage utilisé par les autorités marocaines. Rabat a toujours démenti.</p>



<p>Le journaliste a, depuis, été entendu une dizaine de fois par la police judiciaire.&nbsp;<em>«&nbsp;Je n’ai jamais été et ne serai jamais au service d’un pouvoir étranger,</em>&nbsp;(…)&nbsp;<em>je ne suis ni un espion ni un agent payé par un fonds étranger&nbsp;»</em>, avait réagi M.&nbsp;Radi en qualifiant les accusations le visant de&nbsp;<em>«&nbsp;ridicules&nbsp;»</em>.</p>



<p>Mercredi, peu avant son rendez-vous judiciaire, il a dénoncé dans une vidéo diffusée par son groupe de soutien une&nbsp;<em>«&nbsp;vengeance&nbsp;»</em>&nbsp;à la suite du rapport d’Amnesty.&nbsp;<em>«&nbsp;Les journalistes qui critiquent l’approche sécuritaire au Maroc sont les plus vulnérables aux représailles&nbsp;»</em>, a-t-il lancé.</p>



<h4>«&nbsp;Dégradation claire de la liberté d’expression&nbsp;», selon RSF</h4>



<p>En mars, le militant de 33&nbsp;ans avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir critiqué un juge sur Twitter. Selon Amnesty, ce&nbsp;<em>«&nbsp;journaliste courageux&nbsp;»</em>&nbsp;est harcelé par les autorités marocaines du fait de son indépendance.</p>



<p>Reporters sans frontières (RSF), avec d’autres ONG, a appelé mercredi les autorités marocaines à cesser <em>« toute intimidation et harcèlement »</em> du journaliste, en affirmant que son cas illustrait une <em>« dégradation claire de la liberté d’expression »</em> dans le pays. <em>« Plus que jamais nous appelons à la fin de cette mascarade »</em>, a réagi le groupe de soutien de M. Radi, tandis que son père a dénoncé sur Facebook une <em>« vengeance »</em>.</p>



<p><strong>Soutce: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Procès d’une blogueuse pour blasphème : un test pour la liberté d’expression en Tunisie</title>
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				<pubDate>Thu, 02 Jul 2020 13:56:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[La blogueuse tunisienne Emna Chargui est jugée jeudi à Tunis pour avoir relayé sur les réseaux sociaux une sourate du Coran, détournée afin d’inciter les gens à se laver les mains contre le Covid-19. Un procès symbolique qui prend valeur de test pour la liberté d&#8217;expression en Tunisie.  Emna Chargui imaginait qu’elle allait faire rire ses...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200702_145349.png" alt="" class="wp-image-17829" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200702_145349.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200702_145349-300x173.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p><strong>La blogueuse tunisienne Emna Chargui est jugée jeudi à Tunis pour avoir relayé sur les réseaux sociaux une sourate du Coran, détournée afin d’inciter les gens à se laver les mains contre le Covid-19. Un procès symbolique qui prend valeur de test pour la liberté d&rsquo;expression en Tunisie. </strong></p>



<p>Emna Chargui imaginait qu’elle allait faire rire ses followers&nbsp;; elle risque d’en payer le prix fort. Jugée le 2 juillet à Tunis, la Tunisoise de 27&nbsp;ans risque trois ans de prison et 2&nbsp;000 dinars d&rsquo;amende (environ 620 euros)&nbsp;pour avoir partagé en mai sur Facebook une parodie du Coran. Intitulé « Sourate&nbsp;Corona », le texte écrit par un internaute algérien vivant en France reprend la forme d’une sourate coranique pour inviter les internautes à se laver les mains en pleine&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20200512-elies-fakhfakh-sur-france-24-nous-sommes-arriv%C3%A9s-%C3%A0-ma%C3%AEtriser-l-%C3%A9pid%C3%A9mie-de-covid-19-en-tunisie">pandémie de Covid-19</a>.</p>



<p>Mal lui en a pris. Le 4 mai, la blogueuse était convoquée par la police judiciaire et deux jours plus tard, elle passait devant la justice pour atteinte à l’article&nbsp;6 de la Constitution tunisienne édictant que&nbsp;« l’État protège la religion »et&nbsp;« le sacré ». Sept membres du bureau d’un procureur public l’ont alors soumise à un interrogatoire serré. Le 7 mai, elle était inculpée pour « incitation à la haine entre les religions en utilisation de procédés hostiles ou de violence » en vertu de l’article 52 du décret de loi relatif à la liberté de la presse.</p>



<p>Son procès, qui devait avoir lieu le 28 mai,&nbsp;a repris ce 2 juillet et le verdict est attendu le 13 juillet. « Un comité de défense composé d&rsquo;une dizaine d&rsquo;avocats a plaidé la nullité des charges accusatoires », précise Lilia Blaise, correspondante de France 24 à Tunis. Les avocats estiment que « l’affaire a pris trop d’ampleur par rapport aux intentions d’Emna Chargui qui voulait juste s’exprimer librement sur son profil Facebook et non offusquer », précise la journaliste.&nbsp;</p>



<p><strong>« Je n’avais pas de mauvaises intentions »</strong></p>



<p>En plus de l’acharnement des procureurs, la jeune femme doit faire face à des menaces de morts, des intimidations, des appels au viol relayés sur les réseaux sociaux. Interrogée le 28 mai par France 24, Emna Chargui se disait effrayée et dépassée par les événements.</p>



<p>« J’ai vraiment peur car je n’avais aucune mauvaise intention, je ne pensais pas que cela prendrait une telle ampleur et qu’on en arriverait à des menaces. Je ne bénéficie d’aucune protection donc j’en suis arrivée au point d’avoir peur pour ma propre vie. Je n’ai plus d’avenir en Tunisie. Je n’y suis plus en sécurité », confiait-elle.</p>



<p>Néanmoins,&nbsp; le jour de reprise de son procès, Emna Chargui confie à France 24 vouloir « défendre jusqu&rsquo;au bout la liberté d&rsquo;expression » et « assumer le partage de la publication ».&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://s.france24.com/media/display/40819e60-bc2d-11ea-8647-005056a98db9/w:1280/p:16x9/FR_20200702_080353_080555_CS.webp" alt=""/></figure>



<p>Tunisie : procès d&rsquo;une étudiante accusée de blasphème</p>



<p><strong>« Ce procès n’a pas lieu d’être »</strong></p>



<p>Depuis le début de l’affaire, Emna Chargui bénéficie du soutien de plusieurs associations de défense des droits humains qui estiment que détourner le Coran pour sauver des vies n’a rien d’illégal.&nbsp;Le 27 mai,&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.amnesty.org/fr/latest/news/2020/05/tunisia-end-prosecution-of-emna-chargui-and-investigate-alarming-death-and-rape-threats/" rel="noreferrer noopener">Amnesty international&nbsp;</a>appelait les autorités tunisiennes à « mettre un terme aux poursuites engagées contre Emna Chargui »&nbsp;et à « enquêter sur les&nbsp;menaces inquiétantes de mort et de viol qu’elle reçoit et à assurer sa protection. »</p>



<p>Interrogée par France 24, la représentante de la FIDH [Fédération internationale pour les droits humains]&nbsp;à Tunis, Khitem Bargaoui, estime que ce procès n&rsquo;a « pas lieu d&rsquo;être ». « Le procès qui devrait se tenir devrait être celui contre ceux qui ont appelé à violer et tuer Emna ».</p>



<p>« On peut comprendre que le texte heurte des sensibilités mais pas que cela aboutisse à un procès. En plus, il faut bien souligner qu’Emna n’a pas produit ce contenu, elle l’a juste relayé. Elle a voulu faire circuler des informations très importantes sur le virus, de manière différente, avec humour. C’est très décevant de vivre cela en Tunisie », déplore Khitem Bargaoui.&nbsp;</p>



<p><strong>La Constitution de 2014 censée garantir la liberté d&rsquo;expression</strong></p>



<p>Cette affaire n’est pourtant pas une première en Tunisie&nbsp; qui a déjà connu des procès médiatiques pour »atteinte au sacré ». En 2012, Jabeur Mejri et Ghazi Béji ont été condamnés à sept ans de prison pour&nbsp;« atteinte à la morale, diffamation et perturbation de l’ordre public »&nbsp;après la publication de caricatures du prophète Mahomet sur Facebook. La même année, l’homme d’affaires Nabil Karoui était jugé pour&nbsp;« atteinte au sacré »&nbsp;après avoir diffusé sur sa chaîne de télévision, Nessma TV, le film de la réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi, « Persépolis ».</p>



<p>« La nouveauté de cette affaire, c’est qu’il y a la nouvelle&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.legislation.tn/sites/default/files/news/constitution-b-a-t.pdf" rel="noreferrer noopener">Constitution de 2014&nbsp;</a>qui protège la religion certes, mais garantit aussi la liberté de conscience et d’expression », souligne Lilia Blaise.&nbsp;« Le problème c&rsquo;est que nous continuons d’avoir des lois qui ne respectent pas cette Constitution », nuance Khitem Bargaoui, qui attend de savoir quel rôle va jouer « l’État dans la protection des libertés fondamentales ».</p>



<p>Neuf mois après l’arrivée au pouvoir du président <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="http://www.youtube.com/watch?v=WIN6tcLPhvU">Kaïs Saïed</a>, ce procès est perçu comme un test grandeur nature sur la liberté d’expression et la volonté réelle des gouvernants de la protéger.</p>



<p><strong>Source: France 24 /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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