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	<title>KkB &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>CÔTE D’IVOIRE : L’Elysée soutient l’idée d’un gouvernement de large union</title>
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				<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 20:14:39 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200305-WA0019.jpg" alt="" class="wp-image-15000" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200305-WA0019.jpg 512w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200305-WA0019-300x191.jpg 300w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /><figcaption>Alassane Ouattara</figcaption></figure>



<p><strong>Un mois après la présidentielle et à la suite des violences qui ont embrasé tout le pays, Emmanuel Macron qui s’est entretenu deux fois au téléphone ce weekend avec Alassane Ouattara suit la situation de près. Le président français insiste sur la mise en place, dès le lendemain du 14 décembre, d’un gouvernement de large union. Kouadio Konan Bertin (Kkb) et de personnalités proches de l’opposition radicale pourraient y faire leur entrée. La piste des pro-gbagbo est scrupuleusement scrutée.</strong></p>



<p>Depuis vendredi dernier, le président ivoirien séjourne en France, première visite depuis la présidentielle de fin octobre pour laquelle sa candidature a suscité des manifestations ayant engendré un peu moins d’une centaine de morts. Il ne devrait pas, à priori, rencontrer Emmanuel Macron même si les deux hommes entretiennent de très amicales relations depuis l’arrivée au pouvoir du locataire de l’Elysée. Le président français insiste auprès de son homologue pour qu’il ouvre son gouvernement à l’opposition et ne trouve pas d’inconvénient à ce que «&nbsp;un membre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) prenne la primature&nbsp;». Cette dernière option a été écartée par les barons de la majorité présidentielle qui préfèrent une «&nbsp;simple ouverture&nbsp;». Lors de leurs deux entretiens téléphoniques ce weekend, s’il a été longuement question de Guillaume Soro, ancien allié de Ouattara dont le départ de la France «&nbsp;est vivement souhaité&nbsp;» par le président ivoirien, la question du gouvernement a été longuement évoquée. Macron pense qu’en l’élargissant aussi bien à ceux qui étaient candidats qu’à d’autres personnalités, la voie de la réconciliation sera amorcée. Si Bédié écarte pour l’instant toute participation au gouvernement et que Pascal Affi Nguessan, l’autre candidat «&nbsp;boycottard&nbsp;» est détenu depuis le 7 novembre en un lieu secret depuis son arrestation, Kouadio Konan Bertin semble être celui à qui reviendrait la part de lion.</p>



<p><strong>Bédié hésitant, l’opposition radicale contre</strong></p>



<p>Il est à la tête de l’opposition radicale unifiée. Quelques jours après le scrutin, il a rencontré, à l’hôtel du Golf, le président ivoirien. Henri Konan Bédié, 86 ans, a été l’un des deux candidats qui ont boycotté la présidentielle même si, pour le ridiculiser, la Commission électorale indépendante (Cei), à la solde du président sortant qui s’est arrogé 94,27%, lui a attribué un peu plus de 1%. Déjà, lors de leur tête à tête le 11 novembre, Henri Konan Bédié à qui ses pairs de l’opposition reproche « une souplesse à l’égard du pouvoir » n’a pas voulu répondre dans l’immédiat à la proposition d’un gouvernement d’union nationale de Ouattara. Mais pour un leader qui s’est souvent accommodé de compromis, « rien n’est écarté » même si Jean-Louis Billon, l’un de ses lieutenants et putatifs successeurs pousse le principal parti de l’opposition ivoirienne à se radicaliser. La branche Front populaire ivoirien (Pfi) de Pascal Affi Nguessan ne veut pas entendre parler d’une entrée au gouvernement ainsi que les proches de Simone Gbagbo, l’ex première dame. Sauf que ces dernières semaines, Laurent Gbagbo, l’ancien président en exil à Bruxelles a eu plusieurs entretiens téléphoniques avec des proches de Ouattara dont Hamed Bakayoko, le premier ministre. Profitant de son séjour à Paris, le président ivoirien s’est dit prêt à envoyer des émissaires rencontrer en Belgique son prédécesseur avant d’être confronté au refus de ce dernier. En même temps, la présidence ivoirienne a encouragé l’ancien président à renouveler sa demande de passeport auprès des autorités consulaires ivoiriennes. Selon plusieurs sources concordantes, pour les fêtes de fin d’année, l’ancien pensionnaire de la Cour pénale internationale pourrait recevoir son passeport diplomatique.</p>



<p><strong>Kkb et des modérés attendus</strong></p>



<p>Hamed Bakayoko sera encore, au lendemain de la prestation de serment prévue le 14 décembre, toujours Premier ministre de Côte d’Ivoire. Le maire d’Abobo a succédé à Amadou Gon Coulibaly, mort brusquement d’un arrêt cardiaque début juillet. Depuis, quelques coups de froid entre l’ancien journaliste et le président de la République, au point où, celui qui était censé mener la campagne électorale en octobre dernier n’a fait que quelques apparitions. Mais compte tenu de sa culture du pouvoir et de son hyper-occupation du terrain politique et social, il devrait être reconduit même s’il préfère, au cas où une démission de Alassane Ouattara pourrait intervenir dans les prochains mois ou avant 2022, être vice-président. Dans son gouvernement, plusieurs personnalités non politiques mais aussi des modérés du Parti démocratique de la Côte d‘Ivoire (Pdci) devraient faire leur entrée. Actuellement, le président ivoirien multiplie des contacts pour, à défaut de rallier l’opposition, en débaucher quelques membres emblématiques. Mais la stratégie peine à payer. Kouadio Konan Bertin, dissident du Pdci qui a pris activement part au scrutin devrait entrer dans le nouvel exécutif avec 2 à 4 de ses proches. A défaut de gros poissons de l’opposition, quelques proches de Guillaume Soro sont consultés. Soro Mamadou Kanigui, un proche de l’ex chef rebelle a déjà dit à Ouattara qu’il était prêt à entrer au gouvernement. Vincent Toh Bi Irié, ancien préfet d’Abidjan fait aussi partie de la liste d’attente pour le prochain gouvernement, une entrée que ne souhaite pas Hamed Bakayoko.</p>



<p><strong>Une majorité fragilisée</strong></p>



<p>Cette présidentielle a été celle qui a connu le plus grand taux d’abstention. «&nbsp;Moins de 10% selon Guillaume Soro&nbsp;». Le chiffre de 53,9% avancé par la Commission électorale indépendante est totalement ubuesque d’autant que le tiers des bureaux de vote n’ont pas ouvert. Cette élection, l’une des plus catastrophiques qu’a connu la sous-région a dégradé sensiblement l’image de la Côte d’Ivoire et fragilisé une majorité qui a pourtant réussi sur les questions économiques. Abidjan craint surtout un regain d’attentats terroristes pour le premier trimestre 2021 d’autant que les services secrets accumulent des signaux alarmants. Alassane Ouattara a surtout peur que Guillaume Soro, porté disparu depuis le scrutin et qui avait annoncé que «&nbsp;la présidentielle n’aura pas lieu&nbsp;» ne tente de déstabiliser le pays. Il s’en est ouvert à Emmanuel Macron, le pressant d’arrêter et d’expulser l’ancien président de l’assemblée nationale ivoirienne. Sauf que, mieux que le pouvoir ivoirien, l’ancien chef rebelle dispose de solides contacts dans l’entourage du président français. Soro a quitté temporairement la France, est passé par la Belgique et l’Espagne avant de disparaître. Il a été aperçu en Grande Bretagne avant d’être signalé, sans que cela ne soit confirmé, en Turquie où il a de bonnes amitiés ou encore en Europe de l’Est. Une certitude tout de même, avant plusieurs mois voir une année, Guillaume Soro n’a rien à craindre. La justice française ne l’expulsera probablement pas.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>COTE D’IVOIRE : Un weekend des grandes foules pour KKB dans le centre et le nord</title>
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				<pubDate>Mon, 26 Oct 2020 06:11:10 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/KKBB-720x430.jpg" alt="" class="wp-image-19719" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/KKBB-720x430.jpg 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/KKBB-720x430-300x179.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Kkb tente de s&rsquo;imposer dans le centre du pays sans lâcher le nord&#8230;</figcaption></figure>



<p><strong>Béoumi, Bouaké, Korhogo, Boundiali, Odiénné… le seul candidat en campagne face à Alassane Ouattara veut faire du centre son bastion sans lâcher le nord, fief traditionnel du président sortant. Celui qui dit entendre Félix Houphouët-Boigny dans chacun de ses sommeils insister sur la paix, résiste aux pressions pour boycotter et veut donner aux populations la chance d’une alternative face aux «&nbsp;<em>dinosaures</em>&nbsp;» dont il combat «&nbsp;<em>les méthodes et l’âge des idées&nbsp;»</em>.</strong></p>



<p>Samedi en fin de journée, il est à Bouaké. Des milliers de personnes se sont mobilisées pour l’accueillir et l’écouter. Alors qu’il est devenu, par la force des choses l’unique candidat en campagne face à Alassane Ouattara, il a su transformer la situation à son avantage multipliant anecdotes suscitant applaudissements et cris de joie. Porteur d’un message plutôt centristes, ce candidat qui a déjà brigué la magistrature suprême en 2015 aura semé, tout au long de ses nombreux déplacements «&nbsp;<em>des graines de paix</em>«&nbsp;. Plus qu’utiles dans une élection où les tensions et passions se déchaînent de part et d’autres.</p>



<p><strong>Le centre, sa base…</strong></p>



<p>« <em>Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié nous ont pris en otage pendant 30 ans</em> » lance Kouadio Konan Bertin (Kkb). Pour le seul candidat en campagne face au président sortant, « <em>ça suffit ! ».</em> S’il fut, pendant longtemps, député de la commune de Port-Bouêt, c’est le centre du pays, sa région d’origine qui lui sert de base. Plusieurs semaines avant la campagne déjà, le candidat a maillé Yamoussoukro et les localités environnantes. Depuis ce weekend, il a pris d’assaut le grand nord. Korhogo où, à la surprise générale, il a drainé des foules partout puis il descend vers le sud par les grandes villes de l’est notamment Bondoukou (400 Km de la capitale économique) et Abengourou (210 km d’Abidjan) qui figurent à son programme de lundi. Il finira sa campagne en grande pompe, jeudi, au cœur d’Abidjan. Entre temps le mercredi en fin de journée, à 21h55, le candidat passera dans l’émission <em>Face aux électeurs</em>.</p>



<p><strong>Message de désescalade</strong></p>



<p>Son vademecum&nbsp;? La paix, il y tient. «&nbsp;<em>Houphouêt-Boigny ne nous a appris que cela</em>&nbsp;» répète-t-il, «&nbsp;<em>c’est pourquoi j’ai souffert de ce que la Côte d’Ivoire ait connu la guerre, il y a dix ans</em>&nbsp;» regrette celui qui, à Bouaké, se sent comme un poisson dans l’eau. Pour lui, la réussite est liée à la paix. «&nbsp;<em>Donc, préparons la paix</em>&nbsp;» insiste-t-il. Un autre thème de sa campagne, ce qu’on appelle à Abidjan «&nbsp;la dioulatisation&nbsp;», une forme de népotisme tribaliste dont est accusé le pouvoir actuel, par la plupart de ses opposants et détracteurs. Pour Kouadio Konan Bertin, tous les ivoiriens doivent profiter des chances de la République quelque soit leur ethnie. «&nbsp;<em>Si vous votez pour moi et que derrière moi demain, vous ne trouvez que des Kouadio, Kouassi, Koffi, seriez-vous contents&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;</em>demande-t-il aux populations sous leurs applaudissements. «&nbsp;<em>On doit mettre fin au tribalisme</em>&nbsp;» clame celui qui pense que, quelque soit l’ethnie bénéficiaire, le régionalisme est un fléau. Profitant de la forte écoute de son auditoire, il passe du français au baoulé, sa langue natale et esquisse quelques mots en dioula, dominante dialecte du septentrion. A 52 ans, le germanophile veut être un facteur de rassemblement et a déjà promis faire un «&nbsp;<em>gouvernement multicolore</em>&nbsp;» dans lequel tous les ivoiriens se reconnaissent.</p>



<p><strong>Ses chances</strong></p>



<p>Ses 3,8% de 2015&nbsp;? «&nbsp;<em>Bien lointain souvenir</em>&nbsp;» selon Théodore Konimi, son directeur de cabinet. Ce docteur en stylistique et de rhétorique veut se tourner vers la présidentielle imminente et n’a plus de doute sur l’exploit que fera, le 31 octobre, son mentor.&nbsp; D’ailleurs, le candidat qui n’a pas contesté les chiffres en son temps les qualifie, à loisir, de «&nbsp;attribués&nbsp;» insinuant mériter mieux. Alassane Ouattara qui est, à 78 ans, candidat à sa propre succession est largement favori mais cela ne décourage pas Kkb. L’ex député qui se définit comme le candidat de la jeunesse ne doute de sa victoire prochaine. Une chose est certaine, le boycott des deux autres candidats de l’opposition, Henri Konan Bédié et Pascal Affi Nguessan lui profitera largement pour faire une percée face au président sortant. «&nbsp;<em>Pas une percée</em>&nbsp;» selon le candidat qui parle de sa «&nbsp;<em>victoire prochaine&nbsp;»</em>.&nbsp; Kouadio Konan Bertin ne trouve pas une issue autre que de gagner, «&nbsp;<em>le prochain président de la Côte d’Ivoire, c’est moi</em>&nbsp;» s’époumone celui qui, après Korhogo, mène campagne en descendant vers le littoral.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France, depuis Abidjan</strong></p>
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		<title>COTE D’IVOIRE : Kkb, le dernier rempart constitutionnel pour un scrutin sous hautes tensions</title>
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				<pubDate>Tue, 22 Sep 2020 19:18:12 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/KKB-KKB.jpg" alt="" class="wp-image-19311" width="744" height="372" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/KKB-KKB.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/KKB-KKB-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 744px) 100vw, 744px" /><figcaption> Modeste et humble, ce germanophile de 52 ans se retrouve au centre de l&rsquo;histoire électorale ivoirienne&#8230; </figcaption></figure>



<p><strong>Depuis l’appel parisien de Guillaume Soro, les choses vont très vite à Abidjan. Aucun scrutin n’aura mobilisé autant de craintes ces dernières années en Afrique de l’ouest et pour cause, la 3<sup>e</sup>&nbsp;candidature du président sortant fait objet de contestations. Après le choix du désistement par Henri Konan Bédié, Pascal Affi Nguessan vient de prendre ses distances avec le processus électoral, faisant de Kouadio Konan Bertin (Kkb) le dernier rempart constitutionnel. Ouattara risque-t-il de se retrouver seul ?</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>La candidature de Ouattara n’est pas négociable</em>&nbsp;» a lancé, dans la foulée des déclarations de l’opposition, Kouassi Kobénan Adjoumani. L’intrépide et fougueux ministre de l’agriculture, que passionnent les gaffes, répond à Pascal Affi Nguessan qui, quelques heures plus tôt, a mis en garde le Conseil constitutionnel, contre un «&nbsp;<em>scrutin inapproprié</em>«&nbsp;, jurant ne pas être «&nbsp;<em>un factice de candidat&nbsp;»</em>. Il rejoint ainsi un courant «&nbsp;<em>boycottiste</em>&nbsp;» qu’attise depuis la capitale française Guillaume Soro. L’ex rebelle qui n’a pu être candidat, à cause d’une condamnation à vingt ans de prison prend ainsi sa revanche sur un président dont il s’est éloigné avant de se résigner à l’exil depuis que les autorités ivoiriennes ont empêché son avion d’atterrir à Abidjan. Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Pascal Affi Nguessan se sont ralliés à l’appel de Soro, accentuant ainsi les incertitudes sur un scrutin qui, selon l’entourage du président ivoirien «&nbsp;<em>ne sera reporté contre rien et en aucun cas</em>&nbsp;» comme l’a martelé Mamadou Touré. Le porte-parole adjoint du gouvernement, très actif sur le web et omniprésent sur les médias, lors de son bref séjour en France ces derniers jours évoquait une «&nbsp;<em>obligation constitutionnelle&nbsp;»</em>. Mais à l’allure où vont les choses, Kouadio Konan Bertin pourrait devenir l’unique candidat face à Ouattara et surtout, l’ultime rempart pour éviter un vide constitutionnel.</p>



<p><strong>Une opposition éclectique et soudée<br></strong></p>



<p>Tout est parti d’un appel de Guillaume Soro qui depuis son exil parisien &nbsp;essaie de mobiliser l’opposition contre une candidature de Alassane Ouattara. Il a juré, devant la presse internationale que la présidentielle n’aura pas lieu, sans lui. Un radicalisme diversement apprécié dans l’opinion ivoirienne. S’il y a une obsession de soi chez cet égotique ex-chef rebelle à vouloir tourner tout autour de lui, Soro peut compter sur Laurent Gbagbo. L’ancien président avec qui il&nbsp; &nbsp;a des échanges de plus en plus réguliers&nbsp; a été aussi écarté pour une condamnation alors qu’il est en attente, à Bruxelles, de son procès en appel à la Cour pénale internationale. Pendant longtemps, l’ancien chef d’Etat qui en voulait à son ex Premier ministre a évité tout contact avec celui qu’il traite, auprès de ses visiteurs de soir, de «&nbsp;<em>traitre opportuniste</em>«&nbsp;. Sauf que, si pour une fois, une partie de l’opposition semble soudée autour d’une cause, elle est restée longtemps éparpillée et surtout, éclectique sur l’essentiel. A raison, Henri Konan Bédié crie à «&nbsp;<em>une première victoire</em>«&nbsp;. Des appels incessants se multiplient à l’égard de Kkb pour le rallier au boycott avec des «&nbsp;<em>propositions les plus alléchantes</em>&nbsp;» en provenance de Paris et d’ailleurs&nbsp; selon plusieurs sources concordantes, mais aussi des menaces qui fusent sur les réseaux sociaux sans grands effets apparemment sur l’intéressé. La décision, plutôt délicate, aura un impact important sur sa truculente &nbsp;carrière politique mais aussi l’avenir de son pays qu’il jure «&nbsp;<em>aimer plus que tout</em>«&nbsp;.</p>



<p><strong>Kkb se prépare à toutes les perspectives</strong></p>



<p>L’astucieux ex-député et candidat pour la seconde fois après 2015 entrevoit toutes les perspectives.&nbsp; Plateaux-Les Perles, où se trouvent ses bureaux, celui qui sera investi le 4 octobre &nbsp;enchaîne des réunions. Il a mis sur pieds un comité d’organisation de ce rendez-vous qu’il veut «&nbsp;<em>à l’américaine</em>&nbsp;» et &nbsp;nommé une porte-parole. Arrivé en quatrième position lors de la dernière présidentielle, cette situation pourrait être pour lui à la fois une opportunité de rentrer dans l’histoire mais aussi une fatale issue où, accusé par l’opinion, il signerait son arrêt de mort politique. Mais l’intéressé semble en mesurer les enjeux. Il ne se ralliera probablement pas à l’appel de Soro avec qui il entretenait certes, comme il l’a confié à Afrika Stratégies France à Abidjan, «&nbsp;<em>des relations cordiales&nbsp;»</em>. Et pour cause, cet ancien patron de la jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) qui «&nbsp;<em>a une forte culture de l’Etat</em>&nbsp;» ne voudrait pas laisser son pays prendre le risque d’une guerre civile. Même s’il tient aussi à un scrutin équitable et crédible. Alors que personne ne l’a vu venir, celui qui fait une campagne de porte à porte efficace et appréciée dans le centre et l’ouest du pays et dont le parcours le prédestinait à être une bonne relève, même au sein du Pdci, fait face à un véritable dilemme.</p>



<p><strong>Issues</strong></p>



<p>Si Kkb se rallie à l’appel de Soro, le pays se retrouvera dans une situation inédite. Il sera impossible pour le président sortant d’aller seul à une élection, ouvrant ainsi la voie à une relance du processus électoral. Ce qui aura l’effet de doper l’opposition mais surtout de contraindre, éventuellement, à des réformes internes aux institutions impliquées dans le scrutin. Le report s’imposera de fait, un périlleux pari pour ce pays qui sort d’une longue crise politique. Si le candidat indépendant se maintient dans la danse, il devrait faire face à une hostilité ardente au sein de l’opinion mais pourra espérer un score honorable qui le projettera politiquement. Car la majorité des ivoiriens veut passer rapidement ce scrutin et se remettre au travail et surtout, éviter, quoi qu’il arrive, une autre guerre civile. Au cours de la dernière décennie, ce poumon de l’économie sous régionale devenue, devant le Ghana et le Sénégal, la principale puissance économique derrière le Nigeria a une colossale avance économique avec des signaux au vert. Une croissance qui approche les deux chiffres, une inflation maitrisée, un endettement qui, à 44% du Pib est le plus contrôlé de tout le continent, un Plan social du gouvernement (Psgouv) de 734 milliards Cfa, un enviable Plan national de développement (Pnd) de 30.000 milliards Cfa et surtout un pays en chantier qu’il faille préserver contre ses vieux démons. Et Dieu sait qu’il en a suffisamment.</p>



<p>Alors qu’il s’y attend le moins, Koudio Konan Bédié est au plus grand tournant de sa vie. Ce brillant germanophile de 52 ans qui ne fera rien contre le paix saura sans doute faire le bon choix. Les regards sont braqués sur celui qui se définit comme «&nbsp;<em>planteur, fils de paysan</em>«&nbsp;.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>CÔTE D’IVOIRE : Bédié, le dernier ring d’un éléphant qui hennit</title>
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				<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 16:55:05 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/CI-BEDIE-FOTO.jpg" alt="" class="wp-image-17661" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/CI-BEDIE-FOTO.jpg 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/CI-BEDIE-FOTO-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>« A 86 ans, et alors qu&rsquo;il tient à peine debout, cet ancien président ( 1993 &#8211; 1999) à la raison émoussée par ses égos entend se maintenir coûte que coûte dans une course qui promet d&rsquo;être sans répit</figcaption></figure>



<p><strong>A 86 ans, alors qu’il a juré par le passé de ne plus briguer la magistrature suprême, Henri Konan Bédié est candidat à la candidature de son parti. Et pour cause, Thierry Tanoh et Jean-Louis Billon ont reçu de fermes consignes de se ranger au risque d’affronter le courroux d’un gourou qui règne depuis trois décennies sur le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci). Epuisé par un diabète chronique et un cancer de la prostate à surveiller de près et alors qu’il oscille entre verres de whisky et cigares, ce notable baoulé, ethnie du centre, résume son projet de société à «&nbsp;<em>prendre sa revanche sur Ouattara</em>&nbsp;» tout en surfant, avec l’impudeur qui le caractérise, sur les extrêmes. Sauf qu’il n’a pas tenu comme de l’irruption d’un autre impromptu, Kouadio Konan Bertin dont la candidature à la dernière heure change tout. Chronique d’un patriarche que les années n’ont pas réussi à assagir.</strong></p>



<p>L’image vaut mille mots. Assoupi sur un fauteuil ajusté à l’occasion sur ses 1,60m et les pieds touchant à peine le sol ce 20 juin, l’ancien président ivoirien est soutenu par un coussin pour alléger son mal de dos déclenché dans la foulée de son exil fin 1999 et que de longs traitements en France et en Suisse n’ont pas réussi à guérir. C’est à son domicile à Abidjan qu’il reçoit une courte délégation de cadres de son parti, sélectionnés pour «&nbsp;<em>leur bédié-compatibilité</em>&nbsp;» et à qui il confie être prêt «&nbsp;<em>à faire don de sa personne</em>«&nbsp;. Subtile et éhontée métaphore pour ce pouvoiriste qui, poussé à bout par l’obsession, ne se voit dans aucun autre rôle que celui de chef d’Etat. Une mise en scène qui ne fait pas figure d’exception d’autant que ce parti qui cultive le culte de la personne dans ses extrémités et démesures en a une sacrée habitude. La veille, une réunion dirigée par Jean-Louis Billon avait annoncé les couleurs. «&nbsp;<em>On ne tient pas la tête au chef chez le baoulé</em>&nbsp;» a insisté l’ancien ministre du commerce, dont la plausible candidature avait animé les bruits de couloirs au Pdci. A cette réunion, une absence emblématique, celle de KKB. Kouadio Konan Bertin paie les frais d’une «&nbsp;<em>insubordination</em>&nbsp;» que le Sphinx qualifie, en privé, d’affront. Contre l’avis de Bédié, ce germanophile structuré et ancien chef de la jeunesse du parti a chauffé les bottes lors de la présidentielle de 2015. Si Henri Konan Bédié ne le lui a jamais pardonné, il fait semblant de l’oublier pour éviter un mouvement schismatique qui aurait secoué les mythes du chef incontestable qu’il est à la tête de l’ancien parti unique depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny à qui il a succédé à la tête de la Côte d’Ivoire. Car ce trublion quinquagénaire est encore l’un des derniers éléphanteaux qui barrit au royaume du Pdci où même le leader historique hennit comme un âne égaré. Un autre «&nbsp;enfant têtu&nbsp;» de l’arène Bédié, Kouassi Kouamé Patrice, n’a été informé de la réunion qu’à 10 mn de la fin. Manigance de l’éternel Sphinx, surnom que porte sur mesure Henri Konan Bédié. Annoncée précédemment pour mi-juin, l’investiture du candidat désigné par le parti doit attendre quelques semaines et n’aura lieu que fin juillet. D’ici là, deux consignes, «&nbsp;<em>pas de contestation</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>Ouattara comme principale cible</em>«&nbsp;. Mais c’est sans compté avec l’incontrôlable KKB.</p>



<p><strong>Le fameux deal avec Ouattara</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>C’est un éléphant qui hennit</em>&nbsp;» blague en privé un membre du gouvernement et ancien cadre du Pdci. Kobénan Kouassi Adjoumani préfère quant à lui dénoncer «&nbsp;<em>le monstre de l’ivoirité</em>«&nbsp;. Si ce téméraire buffle du Pdci était resté dans son ancienne famille politique, il porterait sans doute fièrement un «&nbsp;KKA&nbsp;», la pratique des acronymes persistant dans l’ex parti unique. Mais il n’a pas voulu quitter la majorité présidentielle. D’ailleurs, comment oserait-il lâcher le stratégique portefeuille de l’agriculture qu’il tient depuis 8 mois après avoir occupé le ministère des ressources animales et halieutique de 2011 à 2019. Pendant de nombreuses années, au sein du Parti démocratique de la Côte d‘Ivoire (Pdci) qui n’est démocratique qu’en énoncé de son sigle, Bédié faisait mystères et courtes fuites autour d’un supposé deal avec Alassane Ouattara. Selon des indiscrétions que lui et des cadres de son parti enchainent, l’actuel président ivoirien lui aurait promis la présentation, en 2020, d’un candidat issu de son parti pour l’alliance des houphouêtistes lancée par ces deux personnalités pour ratisser large pour la majorité. «&nbsp;<em>Une illusion du vieux</em>&nbsp;» blâme un autre Pdci. En réalité, si Alassane Ouattara n’a jamais fait une telle promesse, il n’est pas non plus contre l’idée. D’ailleurs, au moins une fois selon des témoignages concordant, le président ivoirien a tâté les pools auprès de son aîné. Mais à chaque potentiel candidat issu du Pdci, Bédié trouvait un défaut. «&nbsp;<em>Kablan Duncan n’a pas la poigne, Patrick Achi n’est que l’ombre de lui-même politiquement…</em>«&nbsp;, en résumé, il n’y a pour Henri Konan Bédié qu’Henri Konan Bédié pour lui succéder. L’objectif du président ivoirien étant de laisser la place à une génération plus jeune, l’idée d’une candidature issue du Pdci ne remplirait pas cette condition, Bédié tenant à rempiler. Depuis, Ouattara se faisait déjà une idée d’une succession à l’interne du courant Rdr, son ancien parti. Aucun deal n’a donc jamais existé dans le sens qu’avancent les cadres du Pdci qui perdait de plus en plus son électorat. Lors des dernières élections régionales, le parti n’est pas allé au-delà des 20% contre 60% pour la majorité.</p>



<p><strong>«&nbsp;Moi ou le naufrage collectif&nbsp;»</strong></p>



<p>Si Billon n’a rêvé de la présidentielle que chaque fois que Bédié lui donne l’impression de ne plus être intéressé, Thierry Tanoh lui, y pense chaque matin en se rasant. Idem pour Kouadio Konan Bertin qui, avant même de devoir se raser, y pensait déjà. Candidat malheureux lors de la précédente présidentielle, il n’a jamais pu revenir vraiment dans le cercle fermé. «&nbsp;<em>Le vieux a du mal à lui faire confiance</em>&nbsp;» tacle un député du parti qui ne nie pas que «&nbsp;<em>KKB ait une force de mobilisation sans pareil</em>«&nbsp;. Mais comme un seul «&nbsp;KK&nbsp;» ne fait pas la révolution, Kouassi Kouamé Patrice (KKP) maugrée depuis peu. Député, il reproche à Bédié de «&nbsp;<em>manipuler contre lui</em>&nbsp;»&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/581882/politique/cote-divoire-maurice-kakou-guikahue-la-valeur-sure-dhenri-konan-bedie/">Maurice Kakou Guikahué</a>&nbsp;(MKG), le numéro deux du Pdci. Ce conflit à priori entre deux personnes est vite ramené au niveau du parti d’autant qu’il permet au Sphinx qui trouve le député de Yamoussoukro «&nbsp;<em>ambitieux et réfractaire</em>&nbsp;» de le tenir à l’œil. «&nbsp;<em>Patrice est pressé de m’enterrer</em>&nbsp;» dit-il, de sa voie efféminée, de celui qui, jusqu’à récemment, était présumé de lui. Un embrouillamini général qu’entretient, en éternel acteur et metteur en scène, Bédié. Il a d’ailleurs craint entre temps que ses principaux lieutenants ne se mobilisent autour d’un autre potentiel ou supposé candidat, Tidjane Thiam. Avant de chuter chez Kering, le numéro 3 du luxe, l’ancien patron de Crédit Suisse avait caressé le rêve d’être candidat. Un puissant réseau de financiers s’organisait pour mobiliser des fonds autour de la candidature du franco-ivoirien plutôt proche du Pdci et pour qui battait le cœur des élites du parti. Mais Bédié est arrivé à ses fins, taillant sur mesure les critères de candidature au sein du parti, exigeant que «&nbsp;tout candidat verse 200 millions au Pdci&nbsp;», montant dont il peut seul disposer aisément avant de descendre à 25 millions. Aussi, a-t-il enchaîné de subtiles interprétations pour finalement se retrouver être l’unique candidat. «&nbsp;<em>Celui que je crains le plus, c’est KKB</em>&nbsp;» murmurait-il, souvent, à Billon et Tanoh, ses hommes de confiance. Et jusqu’à ce mercredi soir, il n’avait jamais pensé devoir affronter celui dont il fut le témoin de mariage.</p>



<p><strong>Le souffre de la ruse…</strong></p>



<p>Il n’y a pas de doute, un malaise s’empare d’une part du parti. Alors qu’il a promis, à plusieurs reprises, ne plus postuler à la magistrature suprême, Bédié est revenu sur ses propos, distillant l’idée selon laquelle il est le seul à pouvoir battre le candidat de la majorité présidentielle. Il faut rappeler que depuis le début de l’année 2018, le torchon brulait entre le président ivoirien et son prédécesseur. Si aucun accord entre le Pdci et le Rhdp ne prévoit, comme le reconnaissent plusieurs proches des deux hommes que «&nbsp;<em>le candidat de la majorité en 2020 ne soit issu de l’ancien parti unique</em>«&nbsp;, le vieux Sphinx s’accroche à l’idée. Et insiste pour que Alassane Ouattara ne tranche avant juin 2018. Il a, pour cela, sollicité l’intervention discrète de Buhari (Nigeria) et de Akufo-Addo (Ghana). Il a aussi mobilisé ses vieux contacts de droite française pour que Macron s’intéresse au sujet, vainement. Obstiné par ses rancœurs, il multiplie des attaques à l’endroit de son ex partenaire et poussant le Front patriotique ivoirien (Fpi) de Laurent Gbagbo à signer un accord avec lui. Un accord totalement flou d’autant que, non seulement l’ancien parti socialiste est divisé en trois branches, mais aussi bien Laurent Gbagbo que Henri Konan Bédié, interprète chacun, de son côté, diversement un accord qui n’a jusque-là pas été écrit. Le dernier cercle de l’ancien pensionnaire de la Cour pénale internationale insiste pour que l’exilé de Bruxelles ne soutienne, contre rien, «&nbsp;<em>celui qui l’a trahi en 2010</em>«&nbsp;. Entre temps, Bédié a échoué à se rapprocher de Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien président, sortie de prison grâce à une amnistie prononcée par Ouattara mi-2018. Quant à Charles Blé Goudé qui le voit en «&nbsp;<em>éhonté, sans scrupule et prêt à tous les accords contre nature</em>«&nbsp;, il se méfie de celui que médias locaux et chancelleries associent à la ruse. S’il sait qu’il ne peut plus compter sur les 25,24% qu’il a réussi à rassembler lors de la présidentielle de 2010, arrivant en troisième position, Bédié sait surfer sur l’ivoirité et a repris la rengaine d’étrangers qui profitent du pays «&nbsp;au détriment des ivoiriens&nbsp;». Un vieux démon dont les relents politico-xénophobes fort nauséeux ont plongé son pays dans le gouffre d’une interminable crise.</p>



<p>Abandonné par l’essentiel des cadres de son parti qui sont restés loyaux à la majorité et occupent d’importants postes, le digne fils de cultivateurs et ancien étudiant de l’Université de Poitiers en France aura du mal à mobiliser du financement. Et surtout à emballer les ivoiriens qui sont lassés de ses vieux démons et le voient enfin à la retraite. Mais l’irruption inattendue de Kouadio Konan Bertin peut tout changer et peut être susciter de nouveaux dynamismes au sein d’un parti qui créé en avril 1946, a cessé de faire rêver les ivoiriens.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong></p>
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