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	<title>Khalifa Sall &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Khalifa Sall &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Khalifa Sall : les ressorts très politiques d&#8217;une grâce présidentielle</title>
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				<pubDate>Wed, 02 Oct 2019 11:05:51 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/khaff.jpg" alt="" class="wp-image-9978" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/khaff.jpg 671w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/khaff-300x199.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/khaff-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 671px) 100vw, 671px" /></figure>



<p> <strong>Après 936 jours passés dans le confort spartiate de la «chambre spéciale» de la prison de Rebeuss, Khalifa Sall a bénéficié d’une grâce que Macky Sall a signée à la surprise générale. Destitué de son mandat de maire, éjecté de son siège de député, laissé en rade lors de la présidentielle de février 2019, celui que ses partisans surnomment Khaff est désormais libre. Au-delà d’un avenir politique à reconstruire, les ressorts de sa libération relèvent d&rsquo;un calcul politicien rondement ajusté. Analyse.</strong></p>



<p>A son corps défendant,&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-09-30/senegal-gracie-par-macky-sall-khalifa-sall-libere-de-la-prison-de-rebeuss-829335.html"><strong>Khalifa Sall</strong></a>&nbsp;avait congédié le porteur de la bonne parole du jour. Connu pour son bagout, l&rsquo;avocat&nbsp;<strong>Me Khassimou Touré</strong>&nbsp;s&rsquo;était invité ce 29 septembre à la chambre spéciale de&nbsp;<strong>Rebeuss</strong>, la prison urbaine où&nbsp;<strong>Mbaye Touré</strong>, son frère et ex-directeur administratif de la&nbsp;<strong>Mairie de Dakar,&nbsp;</strong>était embastillé. En première instance, il faisait partie de l&rsquo;escadre d&rsquo;avocats commis à la défense de l&rsquo;ancien maire de Dakar avant d&rsquo;en être écarté sur des accusations de «<em>taupe du pouvoir</em>». Avec un secret bien gardé de&nbsp;<strong>Malick Sall</strong>, le ministre de la Justice, Khassimou Touré avait déjà saisi&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-05-03/senegal-macky-sall-a-un-vote-de-l-hyper-presidence-816034.html"><strong>Macky Sall</strong></a>d&rsquo;une lettre de demande de grâce au profit de son frère et de Khalifa Sall, à leur insu.</p>



<p>Familier du portail de l&rsquo;établissement carcéral dakarois, la robe noire porte la nouvelle du décret de grâce au détenu le plus célèbre de la prison la plus surpeuplée du Sénégal. Ce dernier semble réfractaire. En quelques heures,&nbsp;<em>via</em>&nbsp;la messagerie cryptée Telegram, les téléphones cellulaires surchauffés ébruitent l&rsquo;affaire dans le très petit milieu judiciaire sénégalais. Les avocats du maire se précipitent pour faire mine de le supplier d&rsquo;accepter. L&rsquo;honneur de l&rsquo;ex-édile est sauf. Il s&rsquo;engouffre dans un 4X4, en direction de chez sa mère.</p>



<h4>Calcul d&rsquo;un&nbsp;«<em>animal politique à sang froid</em>»</h4>



<p>Au-delà de l&rsquo;anecdote, pourquoi donc Khalifa Sall, qui pousse le symbole de sa radicalité à prouver son innocence au point d&rsquo;adopter le boubou blanc immaculé, a-t-il été libéré à la surprise générale? La réponse tient en une phrase : un calcul politicien bien pensé de Macky Sall. Le geste de mansuétude présidentielle n&rsquo;est que l&rsquo;écume des pistes d&rsquo;explications. Dans le fond, il arrive sur le tard, malgré la demande sociale, la pression politique et médiatique et même les bons offices &#8211; pour ne pas dire les sommations &#8211; des familles confrériques musulmanes du Sénégal. Avec la grâce à Khalifa Sall, le chef de l&rsquo;Etat sénégalais réalise un coup de maître digne d&rsquo;un «<em>animal politique à sang froid</em>».</p>



<p>Deux jours plus tôt, le locataire du Palais de la République scellait sa réconciliation avec&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2017-07-10/legislatives-2017-au-senegal-au-dela-de-la-polemique-sur-l-avion-le-coup-d-eclat-politique-d-abdoulaye-wade-743429.html">Abdoulaye Wade</a></strong>&nbsp;dans le sillage de l&rsquo;inauguration de la Grande mosquée&nbsp;<strong>Massalikoul Jinane</strong>. L&rsquo;euphorie nationale provoquée par l&rsquo;ouverture de la plus grande mosquée d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest avait fini de tailler pour le président sénégalais ses nouveaux habits d&rsquo;apaiseur social. Plus que le blanchiment à la chaux de l&rsquo;image présidentielle, la libération de Khalifa Sall répond à une volonté de rééquilibrage des forces de l&rsquo;opposition.</p>



<p>Bien avant la présidentielle de 2024, les législatives de 2022 sont autant un test-faix qu&rsquo;annonciatrices du grand chamboulement dans l&rsquo;échiquier. Au sein de l&rsquo;opposition, on cherche déjà à atténuer l&rsquo;amère&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-02-28/senegal-avec-58-27-des-voix-des-le-premier-tour-macky-sall-reussit-son-coup-ko-809154.html">défaite par&nbsp;<strong>«un coup, KO&nbsp;!» qui a consacré la réélection de Macky Sall</strong></a>. Elle devra se chercher un meneur. Mais le rapport des forces en présence n&rsquo;est pas simple. «<em>Chargé de l&rsquo;organisation, de la modernisation et de l&rsquo;élaboration des stratégies politiques</em>». Avec la réorganisation stratégique des instances du Parti démocratique sénégalais (<strong>PDS</strong>),&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2018-08-31/presidentielle-au-senegal-karim-wade-la-candidature-impossible-788948.html">Karim Wade</a></strong>&nbsp;a reçu l&rsquo;onction d&rsquo;Abdoulaye Wade. Une fonction kilométrique taillée pour ses ambitions de tenir les brides de la deuxième force politique à l&rsquo;Assemblée nationale.</p>



<h4>Une sortie honorable pour la postérité</h4>



<p>Et pourtant, selon la logique du score instituée par la Constitution de 2016,&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-01-14/presidentielle-au-senegal-le-profil-des-pretendants-au-fauteuil-de-macky-sall-803721.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Idrissa Seck</strong></a>&nbsp;endosse les habits de chef de l&rsquo;opposition sans en assurer les pleins rôles,<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-03-02/senegal-a-qui-revient-la-place-de-chef-de-l-opposition-face-a-macky-sall-809334.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;enferré par une loi organique qui se fait attendre</a></strong>. Un rôle que lui dispute&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-01-14/presidentielle-au-senegal-le-profil-des-pretendants-au-fauteuil-de-macky-sall-803721.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Ousmane Sonko</strong></a>, anobli par ses partisans du titre de «<em>leader de l&rsquo;opposition</em>». En profitant de l&rsquo;absence de Khalifa Sall de la scène politique, l&rsquo;ovni politique s&rsquo;est sculpté une stature en tenant le rôle de nouveau poil à gratter du régime. La libération de l&rsquo;ancien maire de la capitale permet de neutraliser le discours de ce radical qui ne s&#8217;embarrasse pas de précautions. Plus encore, cette diversification prend les traits d&rsquo;une OPA sur la direction d&rsquo;une opposition au détriment du «tout sauf Macky ou son camp !»</p>



<p>Dans la ligne de mire du président sénégalais, la présidentielle de 2024. Si la grâce accordée à Khalifa Sall a épongé le reste de sa peine, il reste privé de ses droits civils et politiques que seule une loi d&rsquo;amnistie pourrait rétablir. Condamné pour enrichissement illicite, Karim Wade est dans la même situation. Sur la tête du premier pend l&rsquo;épée du remboursement des 5 millions d&rsquo;amende et du 1,8 milliard qui s&rsquo;est évaporé de la caisse d&rsquo;avance. Le retour du second est retardé par les 138 milliards de Fcfa d&rsquo;amende qui peuvent valoir l&rsquo;application de la contrainte par corps. Autant de moyens de pression pour contraindre les deux hommes à s&rsquo;asseoir à la table du dialogue national avec la promesse d&rsquo;une loi d&rsquo;amnistie.</p>



<p>Avec un casier judiciaire à nouveau blanchi, Khalifa Sall et Karim Wade deviendraient des rivaux politiques dans la course au palais, divisant un peu plus l&rsquo;opposition. Avec plusieurs têtes, cette dernière garantirait à un candidat issu du parti présidentiel des chances, sinon supérieures au moins égales dans les urnes. Dans l&rsquo;éventualité où le pouvoir devrait échapper à son propre camp, Macky Sall se retrouverait dans le rôle confortable d&rsquo;arbitre du jeu politique. Celui de l&rsquo;homme qui aura perpétué l&rsquo;image de «<em>vitrine démocratique de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest</em>» dont se targue le pays. Une sortie honorable pour la postérité&nbsp;!</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Sénégal : gracié par Macky Sall, Khalifa Sall libéré de la prison de Rebeuss</title>
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				<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 07:00:15 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/khaff.jpg" alt="" class="wp-image-9898" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/khaff.jpg 671w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/khaff-300x199.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/khaff-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 671px) 100vw, 671px" /></figure>



<p> <strong>Deux ans et six mois derrière les grilles de la prison la plus surpeuplée du Sénégal avant de respirer à nouveau l’air de la liberté. Ce dimanche 29 septembre, le président sénégalais a finalement signé le décret de grâce de Khalifa Sall. Incarcéré depuis mars 2017 dans une chambre VIP de la prison de Reubess, l’ancien maire de Dakar avait effectué la moitié de sa peine de 5 ans de prison pour escroquerie sur les fonds de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Plus que la célérité dans la signature du document de libération, c’est cette mansuétude soudaine qui interpelle.</strong></p>



<p>L&rsquo;heure des réconciliations a-t-elle sonné dans le monde politique sénégalais ? En tout cas, beaucoup d&rsquo;indices le laissent penser. Prenant&nbsp; de court tout le microcosme politique &#8211; et même médiatique -,&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-05-03/senegal-macky-sall-a-un-vote-de-l-hyper-presidence-816034.html"><strong>Macky Sall</strong>&nbsp;</a>a signé un décret de grâce en faveur de&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2017-03-06/justice-khalifa-sall-face-a-son-destin.html"><strong>Khalifa Sall</strong>&nbsp;</a>et de ses co-accusés.</p>



<p>Vendredi 27 septembre, en marge de l&rsquo;inauguration à Dakar de la Grande mosquée&nbsp;<strong>Massalikoul Jinane</strong>, le calife général des mourides, la puissante confrérie musulmane qui l&rsquo;a construite, a scellé la réconciliation entre&nbsp;<strong>Macky Sall</strong>&nbsp;et&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2017-09-11/senegal-l-ancien-president-abdoulaye-wade-cede-son-siege-a-l-assemblee-nationale-749807.html"><strong>Abdoulaye Wade</strong></a>, son prédécesseur, après une longue brouille qui avait ajouté de&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-02-06/report-de-la-presidentielle-au-senegal-la-nouvelle-bataille-d-abdoulaye-wade-806461.html">la tension à la présidentielle passée.</a></strong></p>



<h4>Khalifa Sall, enfin libre !</h4>



<p>Toujours à Dakar ce dimanche 29 septembre, c&rsquo;est un autre épisode de la concorde nationale qui s&rsquo;est joué. Au moment où le soleil plongeait dans l&rsquo;Océan, Khalifa Sall, dans son boubou blanc immaculé assorti à sa chéchia, s&rsquo;est engouffré dans un 4X4 noir pour quitter le confort, certes VIP mais rudimentaire, de sa cellule du pénitencier de&nbsp;<strong>Rebeuss</strong>, la prison urbaine la plus peuplée des 39 établissements carcéraux que compte le Sénégal. Enfin libre !</p>



<p>Accueilli par une immense foule, son cortège escorté par la police a pris la direction du domicile de sa mère, situé aux Parcelles assainies, en banlieue dakaroise. Comme pour&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2018-08-31/senegal-macky-sall-arrache-la-mairie-de-dakar-des-mains-de-khalifa-sall-788996.html"><strong>sa destitution de son poste de maire de Dakar</strong>,</a>&nbsp;c&rsquo;est un décret surprise signé de la main de Macky Sall qui a officialisé la grâce de celui que ses partisans surnomment «Khaff». Enfin libre de la prison dans laquelle&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-07-17/au-senegal-la-cour-supreme-assene-le-coup-de-grace-a-khalifa-sall-823845.html">il est incarcéré bien avant sa condamnation à toutes les instances</a>&nbsp;</strong>pour&nbsp;<em>«escroquerie»</em>&nbsp;et «<em>faux et usage de faux en écritures publiques</em>» dans la ténébreuse affaire de la caisse d&rsquo;avance municipale.</p>



<p>Deux ans et six mois plus tôt, l&rsquo;ancien maire faisait le chemin inverse lorsqu&rsquo;il est incarcéré le 7 mars 2017. La justice sénégalaise lui reproche&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2017-03-09/le-camp-de-khalifa-sall-active-ses-reseaux-et-organise-la-riposte.html">une escroquerie et des faux et usage de faux en écritures pour avoir justifié un décaissement de 1,8 milliard de Fcfa</a></strong>, tirés de la caisse d&rsquo;avance municipale&nbsp;<em>via</em>&nbsp;un système de fausses factures. Son procès qui s&rsquo;ouvre en amont de la présidentielle 2019,donnera lieu à une passe d&rsquo;armes épique autant politique, juridique que médiatique. Les partisans de l&rsquo;édile de la capitale voyaient en l&rsquo;affaire de la ténébreuse caisse d&rsquo;avance un moyen de barrer la route du Palais à l&rsquo;ancien édile de la capitale. Il n&rsquo;y participera pas, même s&rsquo;il n&rsquo;avait pas été définitivement condamné.</p>



<h4>La médiation décisive de Serigne Mountakha Mbacké</h4>



<p>Aujourd&rsquo;hui, les ressorts et le&nbsp;<em>timing</em>&nbsp;de la sortie de prison de Khalifa Sall interrogent. Impavide aux demandes de mansuétude des prescripteurs sociaux, imperméable aux pressions des partisans de Khaff,&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2017-03-27/affaire-khalifa-sall-macky-sall-favorable-a-une-liberation-sous-caution.html">le président sénégalais avait un temps pensé à cette option</a>,&nbsp;</strong>mais&nbsp;semblait être pris d&rsquo;hésitation. L&rsquo;exercice était risqué. Une libération de Khalifa Sall avant le terme de son procès donnerait raison aux adhérents à la thèse d&rsquo;une élimination d&rsquo;un adversaire politique de poids. De plus, sauf motifs exceptionnels, une des règles de la grâce présidentielle veut que le prévenu soit définitivement condamné et qu&rsquo;il purge au moins la moitié de sa peine.</p>



<p>Qu&rsquo;est-ce qui explique donc la célérité de la libération surprise de Khalifa Sall&nbsp;? L&rsquo;explication se trouve peut-être dans ce vent de cohésion qui souffle sur l&rsquo;échiquier politique sénégalais. Selon certaines indiscrétions, après avoir œuvré à la réconciliation entre Wade et son successeur,&nbsp;<strong>Serigne Mountakha Mbacké</strong>, le calife général des mourides, aurait pesé de toute son influence pour arracher un engagement de Macky Sall en faveur de la libération du maire de Dakar. Un effort de médiation décisif pour concrétiser la libération de Khaff. Depuis ce dimanche 29 septembre, c&rsquo;est chose faite.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Sénégal : fin du combat judiciaire pour Khalifa Sall</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Jul 2019 11:30:40 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/khaff.jpg" alt="" class="wp-image-6941" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/khaff.jpg 671w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/khaff-300x199.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/khaff-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 671px) 100vw, 671px" /><figcaption>Khalifa Sall</figcaption></figure>



<p>Ce mardi 16 juillet, la Cour suprême a rejeté le rabat d’arrêt introduit par la défense de l’ancien maire de Dakar. Khalifa Sall a ainsi épuisé tous ses recours légaux.</p>



<p>C’est la fin du feuilleton judiciaire pour Khalifa Ababacar Sall, incarcéré depuis mars 2017 dans l’affaire dite de la caisse d’avance. Ce mardi 16 juillet, la plus haute juridiction sénégalaise a rejeté le rabat d’arrêt – mesure exceptionnelle consistant à&nbsp;demander l’annulation d’un arrêt rendu – introduit le 8 février dernier par les avocats de l’ex-édile,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/622807/politique/senegal-khalifa-sall-revoque-par-macky-sall-de-son-mandat-de-maire-de-dakar/">révoqué de ses fonctions de maire par le chef de l’État en août 2018</a>, au lendemain de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/621813/societe/senegal-khalifa-sall-condamne-en-appel-a-cinq-ans-de-prison-ferme/">sa condamnation en appel.</a></p>



<p>Déclaré coupable notamment d’« escroquerie aux deniers publics », « faux et usage de faux dans des documents administratifs » ou encore « complicité en faux en écriture de commerce », et condamné à cinq ans de prison, Khalifa Sall avait déjà vu ses pourvois rejetés par la <a href="https://www.jeuneafrique.com/698449/politique/presidentielle-au-senegal-la-cour-supreme-rejette-les-pourvois-de-khalifa-sall/">chambre criminelle en cassation le 3 janvier 2019,</a> le président de l’audience, Mamadou Baal, les ayant jugés « irrecevables ou mal fondés ». Il a aujourd’hui épuisé toutes ses voies de recours légales.</p>



<h4>Vices de procédure</h4>



<p>Annoncé comme un recours suspensif, censé permettre à Khalifa Sall de participer à l’élection présidentielle de février 2019 malgré sa condamnation, le rabat d’arrêt avait été introduit pour dénoncer des vices de procédure lors de la cassation. « La procédure qui vise notre client Khalifa Ababacar Sall est truffée d’irrégularités. Nous subissons le diktat des juges et du parquet dans ce dossier. Khalifa Ababacar Sall subit l’arbitraire », a plaidé son avocat Me Ousseynou Fall en audience ce mardi.</p>



<p>Une plaidoirie qui n’a pas suffi à faire fléchir le premier président de la Cour suprême, Mamadou Badio Camara, et les présidents de chambres présents lors de l’audience. « Nous ne nous faisons aucune illusion », confiait un proche de Khalifa Sall à&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;quelques heures avant la décision. « Selon la loi, le rabat d’arrêt suppose une erreur de procédure qui a impacté la décision de la chambre criminelle en cassation. Or les éléments soulevés par la défense n’ont aucunement impacté celle-ci. Son rejet est absolument logique », assure quant à lui Me Baboucar Cissé, avocat de l’État, qui se dit satisfait de la décision rendue.</p>



<h4>« Khalifa Sall ne demandera ni grâce ni amnistie »</h4>



<p>Selon les proches de Khalifa Sall, cette décision ne fait que « prouver le caractère éminemment politique du dossier. Le pouvoir a toujours nié la légitimité du rabat d’arrêt, or son examen par la Cour suprême prouve sa légitimité. Cela signifie que Khalifa Sall n’était pas définitivement condamné et qu’il aurait dû pouvoir se présenter à la présidentielle », martèle Moussa Taye, conseiller politique de l’ancien maire de Dakar.</p>



<p>« Le rabat d’arrêt n’est pas un autre recours de cassation et n’a rien à voir avec le fond du dossier. Un individu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie, or la culpabilité de Khalifa Sall a été établie dès la cour d’appel. Khalifa Sall a été définitivement condamné en cassation et dans son cas, le rabat d’arrêt n’avait pas de caractère suspensif », rétorque Me Moussa Félix Sow, avocat de l’État.</p>



<p>Cette décision de la Cour suprême marque donc la fin du combat judiciaire pour l’ex-socialiste, « mais pas la fin du combat politique », prévient Moussa Taye. Selon ce dernier, Khalifa Sall « continuera de refuser de négocier. Il ne demandera ni grâce ni amnistie. Il est prêt à aller au bout de sa peine ». Condamné à cinq ans de prison, l’ex-maire de la capitale a déjà passé plus de deux années à la maison d’arrêt de Rebeuss, à Dakar.</p>



<p>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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