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	<title>Kaïs Saïed &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Kaïs Saïed &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tunisie: le président Saïed annonce un dialogue national uniquement avec la société civile</title>
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				<pubDate>Mon, 02 May 2022 19:46:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le président tunisien l&#8217;a annoncé dimanche 1er mai 2022 lors d’une allocution télévisée à la veille de l&#8217;Aïd. Ce dialogue national est attendu depuis des mois, mais il aura lieu en petit comité. Tous les partis politiques tunisiens sont exclus de ce dialogue national. Ils sont considérés par le président tunisien comme «&#160;ceux qui ont...]]></description>
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<p><strong>Le président tunisien l&rsquo;a annoncé dimanche 1er mai 2022 lors d’une allocution télévisée à la veille de l&rsquo;Aïd. Ce dialogue national est attendu depuis des mois, mais il aura lieu en petit comité</strong>.</p>



<p>Tous les partis politiques tunisiens sont exclus de ce dialogue national. Ils sont considérés par le président tunisien comme «&nbsp;<em>ceux qui ont saboté, affamé et maltraité le peuple</em>&nbsp;».</p>



<p>Seules quatre organisations de la société civile sont conviées&nbsp;: la centrale syndicale UGTT, l&rsquo;organisation patronale Utica, la Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;homme, et l&rsquo;Ordre national des avocats.&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20151210-prix-nobel-le-quartet-tunisien-honore-oslo-ugtt-utica-ligue-droit-hommes-avocats"><strong>Le «&nbsp;quartet&nbsp;» qui avait reçu en 2015 le prix Nobel de la paix</strong></a>&nbsp;pour sa contribution à la transition démocratique lors des printemps arabes.</p>



<p>Cela permet à Kaïs Saïed de répondre à la demande insistante de dialogue national de la part de la communauté internationale, alors que la Tunisie est en pourparlers avec le Fonds monétaire international pour obtenir un nouveau prêt. Tout en excluant les partis politiques, et en particulier&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220427-tunisie-une-coalition-de-l-opposition-r%C3%A9unissant-ennahda-et-qalb-toun%C3%A8s-voit-le-jour"><strong>sa bête noire, Ennahda</strong></a>, pivot de toutes les coalitions gouvernementales depuis dix ans.</p>



<p>Cet appel à un dialogue national au périmètre très restreint de la part du président tunisien intervient alors qu&rsquo;il a dissous le Parlement, remanié le Conseil supérieur de la magistrature et la Haute Autorité électorale, et qu&rsquo;il mène une réforme constitutionnelle qui sera soumise à référendum en juillet, en attendant des élections législatives promises pour le 17 décembre.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie: le président Kaïs Saïed décide d’indemniser les victimes de la révolution</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Apr 2022 18:32:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[En Tunisie, le président Kaïs Saïed a annoncé que les familles des blessés et morts de la révolution de 2010 seraient indemnisées. Cela faisait des années que ce dossier n’avançait pas. Pourquoi se débloque-t-il maintenant ? Comme souvent, le président tunisien aime jouer sur les symboles. Alors que son pays commémorait&#160;samedi 9 avril la fête dite...]]></description>
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<p><strong>En Tunisie, le président Kaïs Saïed a annoncé que les familles des blessés et morts de la révolution de 2010 seraient indemnisées. Cela faisait des années que ce dossier n’avançait pas. Pourquoi se débloque-t-il maintenant ?</strong></p>



<p>Comme souvent, le président tunisien aime jouer sur les symboles. Alors que son pays commémorait&nbsp;samedi 9 avril la fête dite des «&nbsp;martyrs&nbsp;» –&nbsp;en référence aux nationalistes tombés sous les balles françaises lors d’un soulèvement en 1938&nbsp;–,&nbsp;Kaïs Saïed a décidé d’honorer&nbsp;avec eux&nbsp;d’autres victimes, celles de la révolution tunisienne qui débouche sur la chute de Ben Ali, en 2011.</p>



<p>C&rsquo;est un dossier qui&nbsp;traîne depuis des années et que suit Hatem Nafti, politologue&nbsp;: «&nbsp;<em>Le plus gros problème a été de définir la liste des martyrs et surtout des blessés de la révolution. Cela a pris beaucoup de temps, la liste définitive a été publiée en 2020. Il y a eu pas mal d’allers-retours et c’est ce qui explique que ça ait mis autant de temps.</em>&nbsp;»</p>



<p>En plus des familles des citoyens blessés ou tombés pendant le soulèvement, celles des policiers et militaires tués dans des attaques terroristes post-révolutionnaires auront également droit à des réparations.</p>



<p>«&nbsp;<em>Aujourd’hui, pour pouvoir demeurer au pouvoir, il</em>&nbsp;[le président Kaïs Saïed]&nbsp;<em>est obligé de compter sur les forces armées et la police. C’était une demande récurrente des syndicats de police et de gendarmerie que de mettre en place un mécanisme pérenne qui prenne en charge les blessés et les victimes d’opérations terroristes. C’est aussi une façon de s’assurer l’allégeance des forces armées</em>&nbsp;», ajoute le politologue&nbsp;Hatem Nafti.</p>



<p>Cette annonce intervient alors que des opposants à Kaïs Saïed étaient réunis à Tunis pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’accaparement du pouvoir par un seul homme.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le président tunisien va imposer de nouveaux changements dans le vote aux élections législatives</title>
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				<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 20:29:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[ Le vote aux élections législatives tunisiennes qui doivent se tenir en décembre se déroulera en deux tours et les électeurs voteront pour des individus plutôt que pour des listes comme lors des élections précédentes, a déclaré mercredi le président Kais Saied. Les commentaires de Saied confirment qu&#8217;il va de l&#8217;avant avec des changements politiques, bien...]]></description>
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<p> <strong>Le vote aux élections législatives tunisiennes qui doivent se tenir en décembre se déroulera en deux tours et les électeurs voteront pour des individus plutôt que pour des listes comme lors des élections précédentes, a déclaré mercredi le président Kais Saied.</strong></p>



<p>Les commentaires de Saied confirment qu&rsquo;il va de l&rsquo;avant avec des changements politiques, bien qu&rsquo;ils n&rsquo;aient pas encore été convenus avec d&rsquo;autres acteurs clés.</p>



<p>Le président a également déclaré que la Commission électorale indépendante (ISIE) superviserait les élections, mais pas dans sa composition actuelle, faisant référence à son intention de changer certains de ses membres.</p>



<p>Saied, qui a dissous le Parlement la semaine dernière après avoir pris le contrôle du pouvoir exécutif l&rsquo;été dernier et gouverné par décret dans un mouvement que ses opposants ont qualifié de coup d&rsquo;État, subit de fortes pressions internes et externes pour remettre le pays sur une voie démocratique.</p>



<p>La crise politique s&rsquo;est intensifiée la semaine dernière lorsque plus de la moitié des députés ont tenu une session en ligne pour révoquer les décrets de Saied.&nbsp;Saied a répondu en dissolvant le parlement, en imposant un seul homme.</p>



<p>Saied, qui a rejeté les accusations selon lesquelles il perpétuait le régime individuel, a déclaré qu&rsquo;il dialoguerait sur les réformes politiques, mais a ajouté que « les traîtres et les voleurs » ne participeraient pas aux pourparlers.</p>



<p>Il a précédemment déclaré qu&rsquo;il formerait un comité pour réécrire la constitution, la soumettrait à un référendum en juillet, puis organiserait des élections législatives en décembre.</p>



<p>Rached Ghannouchi, le chef du principal parti d&rsquo;opposition &#8211; l&rsquo;islamiste Ennahda &#8211; a déclaré à Reuters la semaine dernière que son parti boycotterait toute élection et référendum Saied appelle à restructurer unilatéralement le système politique.</p>



<p>Le Parti constitutionnel libre, dont le chef Abir Moussi est un partisan du défunt président autocratique, Zine El Abidine Ben Ali, et un ennemi acharné d&rsquo;Ennahda, a fait écho à l&rsquo;intention d&rsquo;Ennahda de boycotter toute élection prévue qui, selon Mousssi, serait une « pièce de théâtre ».</p>



<p>Moussi, dont le parti est en tête dans les sondages d&rsquo;opinion, a déclaré que selon la constitution, Saied devrait convoquer des élections dans les trois mois, et non en décembre.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le président du parlement tunisien défie le président avec des sessions prévues</title>
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				<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 18:23:06 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le Parlement tunisien tiendra deux sessions plénières cette semaine, a déclaré lundi le président, pour envisager de révoquer les mesures prises par le président Kais Saied pour une nouvelle constitution et un gouvernement à un seul homme. Les sessions seraient les premières de la chambre suspendue, puisque Saied a saisi la plupart des pouvoirs exécutifs...]]></description>
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<p><strong>Le Parlement tunisien tiendra deux sessions plénières cette semaine, a déclaré lundi le président, pour envisager de révoquer les mesures prises par le président Kais Saied pour une nouvelle constitution et un gouvernement à un seul homme.</strong></p>



<p>Les sessions seraient les premières de la chambre suspendue, puisque Saied a saisi la plupart des pouvoirs exécutifs en juillet dernier, et présenteraient le plus grand défi direct à la légitimité des actions de Saied.</p>



<p>Le président du Parlement, Rached Ghannouchi, qui dirige le parti islamiste Ennahda qui est le plus grand parti de la chambre avec un quart des sièges, est l&rsquo;un des critiques les plus virulents de Saied depuis juillet, l&rsquo;accusant de coup d&rsquo;État.</p>



<p>Saied rejette cette accusation, affirmant que ses actions étaient nécessaires pour sauver la Tunisie de ce qu&rsquo;il décrit comme une élite corrompue et égoïste et un système politique qui a entraîné une décennie de paralysie et de stagnation depuis la révolution de 2011 qui a introduit la démocratie.</p>



<p>Saied, un ancien avocat constitutionnel, a montré peu d&rsquo;appétit pour le compromis depuis sa victoire écrasante au deuxième tour en tant que néophyte politique en 2019.</p>



<p>S&rsquo;exprimant dimanche, Saied a fait référence à des informations selon lesquelles des membres du parlement prévoyaient une session en disant que « quiconque veut revenir est délirant &#8230; laissez-les se rencontrer dans un vaisseau spatial ».</p>



<p>Deux autres grands partis, Heart of Tunisia et Karama, ainsi qu&rsquo;un certain nombre de parlementaires indépendants, devraient se joindre à la session, ce qui signifie que plus de la moitié de tous les membres pourraient être présents.</p>



<p>Cependant, le parlement du palais du Bardo de l&rsquo;époque ottomane à Tunis a été fermé par l&rsquo;armée et la police depuis l&rsquo;intervention de Saied, de sorte que toute nouvelle session devra peut-être se dérouler en ligne.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie – Abir Moussi : « Le peuple ne veut pas du projet de Kaïs Saïed »</title>
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				<pubDate>Tue, 22 Mar 2022 19:27:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[crise politique en Tunisie]]></category>
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				<description><![CDATA[Issue du parti de l’ex-président Ben Ali, Abir Moussi incarne toujours le rejet d’Ennahdha. Mais aujourd’hui, elle réserve ses coups les plus durs au président, accusé de jouer le jeu des islamistes. Discussion avec la femme politique la plus en vue du pays. Le 25-Juillet&#160;n’y aura rien changé : controversée pour son attitude provocatrice dans...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Issue du parti de l’ex-président Ben Ali, Abir Moussi incarne toujours le rejet d’Ennahdha. Mais aujourd’hui, elle réserve ses coups les plus durs au président, accusé de jouer le jeu des islamistes. Discussion avec la femme politique la plus en vue du pays.</strong></p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1208588/politique/coup-de-force-de-kais-saied-ennahdha-sous-le-choc-le-recit-dune-folle-journee-en-tunisie/">Le 25-Juillet</a>&nbsp;n’y aura rien changé : controversée pour son attitude provocatrice dans l’hémicycle, la présidente du Parti destourien libre (PDL) est toujours la femme politique la plus en vue de Tunisie. Sa popularité a résisté au gel du Parlement, pourtant sa principale tribune, et à l’effritement consécutif des partis après les décisions présidentielles de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1269985/politique/tunisie-linquietante-derive-autoritaire-de-kais-saied/">Kaïs Saïed</a>&nbsp;qui s’est accaparé l’essentiel des pouvoirs. Selon le baromètre d’Emrhod Consulting du mois de février 2022, le PDL est en tête des intentions de vote aux législatives (33 %).</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>KAÏS SAÏED VEUT ENTRER DANS L’HISTOIRE. IL N’EST PAS DIT QUE L’HISTOIRE SE LAISSE FAIRE</p></blockquote>



<p>Il devance un éventuel parti de Kaïs Saïed – qui n’existe pas – et distance de 20 points&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1215476/politique/tunisie-les-sept-peches-dennahdha/">Ennahdha, son principal adversaire.</a>&nbsp;À la barre de ce parti qui se réclame de Bourguiba et qui représente l’opposition la plus active, Abir Moussi, devenue la bête noire des islamistes qu’elle continue à dénoncer.</p>



<p>Pourtant, elle a su dépasser la simple opposition pour présenter un programme politico-économique doté de solutions de sortie de crise. Entretien.</p>



<p><strong>Jeune Afrique : Le 20 mars, Kaïs Saïed a commémoré les 66 ans de l’indépendance&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1332361/politique/tunisie-pour-la-fete-de-lindependance-kais-saied-fait-le-proces-de-lere-bourguiba/">en remettant en cause l’héritage de Bourguiba.</a>&nbsp;Comment avez-vous compris cette sortie ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Abir Moussi</strong>&nbsp;: Le président veut effacer l’histoire et ce qu’a accompli Bourguiba plutôt que de lutter contre la pieuvre islamiste. Il choisit chaque date à forte charge symbolique de notre République pour greffer un événement qui lui est propre et apposer son empreinte. Kaïs Saïed veut entrer dans l’histoire, faire et incarner l’histoire. Il n’est pas dit que l’histoire se laisse faire.</p>



<p>Il organise un référendum sans que l’on sache sur quoi il va porter, ni quel sera son contenu, ni comment il a été élaboré. Les Iraniens ont changé leur type de régime par une manœuvre similaire et on sait ce qu’il en est advenu.</p>



<p>Nous ne sommes plus dans un régime républicain mais dans un califat où tout est le fait du prince. Or les Tunisiens ne veulent pas de changement de régime, ils aspirent à un régime républicain et civil, une démocratie avec une réelle vie politique et économique et à améliorer leurs conditions de vie.</p>



<p><strong>Où en est la Tunisie ?</strong></p>



<p>La situation générale du pays, et notamment économique, est catastrophique. Nous nous apprêtons à boucler le premier trimestre 2022 sans avoir perçu le moindre sou des entrées prévues par la loi de finances 2022 qui compte sur une levée de 12 milliards de dinars en devises sur la scène internationale. Ce qui crée une pression supplémentaire sur les finances publiques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>KAÏS SAÏED CONTREVIENT AUX LOIS DANS SES PROPRES INTÉRÊTS ET IL A ÉCARTÉ TOUT MOYEN DE CONTRÔLE DE SON ACTION</p></blockquote>



<p>Évidemment, nous supportons les conséquences d’une décennie calamiteuse de gestion des affaires publiques par les islamistes avec une escalade du taux d’endettement aussi alarmant qu’insoutenable pour un pays dont on n’a pas su préserver la suffisance alimentaire. À une situation d’extrême fragilité, et faute d’anticipation, s’ajoutent les conséquences de la guerre en Ukraine.</p>



<p>Selon les experts, la Tunisie sera parmi les pays les plus impactés avec un risque de famine puisque nous n’avons pas de quoi nous approvisionner. Dans ces conditions, nous ne sommes attractifs pour aucun investisseur, ni crédibles vis-à-vis des bailleurs de fonds. La solution de sortie de crise est un retour à la stabilité à partir d’élections législatives.</p>



<p><strong>Pourquoi aller vers des élections anticipées ?</strong></p>



<p>Nous avons besoin d’un gouvernement qui ait une assise populaire pour s’exprimer légitimement avec les partenaires financiers internationaux dont le Fonds monétaire international (FMI). Il faut qu’il y ait des institutions constitutionnelles opérationnelles, gage de stabilité et de confiance.</p>



<p>Autrement, qui va accepter le résultat de négociations si les intervenants tunisiens ne sont pas représentatifs ? Le pays a besoin de réformes, aussi bien structurelles qu’économiques. Comme la situation s’aggrave un peu plus tous les jours, nous devons rétablir la stabilité politique.</p>



<p><strong>Quelles sont les raisons de cette stagnation institutionnelle&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous devons dissoudre le Parlement gelé depuis juillet. Cette situation qui perdure depuis huit mois convient au président Kaïs Saïed qui ne se sent pas dans l’obligation de convoquer des élections afin de continuer à gouverner seul. Cette situation est d’autant plus inacceptable que les citoyens ne peuvent même pas avoir recours à la justice pour remettre en question sa gouvernance par décrets-lois. Il contrevient aux lois dans ses propres intérêts et il a écarté tout moyen de contrôle de son action.</p>



<p><strong>Pourtant Kaïs Saïed est très populaire.</strong></p>



<p>Le 25 juillet, les demandes de la rue étaient claires mais Kaïs Saïed a feint de vouloir y répondre. Il a ainsi créé un malaise et une énorme ambiguïté. Dans les faits, il n’a ni demandé des comptes aux islamistes sur les dix ans qu’ils ont passés au pouvoir ; il n’a pas répondu aux demandes des Tunisiens, ni n’a ouvert les dossiers de la sûreté nationale et des assassinats politiques.</p>



<p>Pire, on oublie les méfaits des islamistes dont il a fait, avec des arrestations mal menées comme celle de Noureddine Bhiri, des victimes aux yeux des organisations des droits de l’homme.</p>



<p>Il les laisse faire leur lobbying et permet à&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1210733/politique/tunisie-rached-ghannouchi-nous-devons-faire-confiance-a-la-democratie-pas-reveiller-nos-vieux-demons/">Rached Ghannouchi</a>&nbsp;de demeurer un interlocuteur des ambassades étrangères comme s’il était toujours président de l’assemblée.</p>



<p>Il s’agite avec des pseudos campagnes contre les monopoles ou les détournements de produits alimentaires de base mais tout cela ne sert qu’à occulter que les caisses de l’État sont vides pour répondre aux besoins élémentaires et vitaux des citoyens. On ignore tout du programme du gouvernement et on ne sait quel est le coût des initiatives de Kaïs Saïed, que ce soit la consultation nationale, le référendum ou le scrutin de décembre 2022.</p>



<p><strong>Selon vous, que veut le président&nbsp;?</strong></p>



<p>Il veut gouverner seul et ne compte pas renoncer aux pouvoirs qu’il accapare. Il veut le mettre à profit pour fonder son projet politique personnel de construction démocratique par la base. Il n’a aucun savoir économique et ne s’est pas entouré de compétences.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE PROBLÈME DU PRÉSIDENT N’EST PAS LE PARTI ENNAHDHA MAIS LA PERSONNE DE RACHED GHANNOUCHI</p></blockquote>



<p>Il fait un blocage et n’entend personne. Il ne comprend pas que le peuple dont il se revendique ne veut pas de son projet. J’en veux pour preuve l’échec de la consultation nationale, à laquelle les Tunisiens n’ont pas adhéré malgré la mobilisation des moyens de l’État. Même des mineurs qui n’ont pas de droit de vote ont pu participer. Des résultats irrecevables.</p>



<p><strong>Kaïs Saïed a quand même pu émerger à faveur de dysfonctionnements importants.</strong></p>



<p>Bien entendu il faut assainir le climat, en finir avec le financement étranger de partis politiques ainsi que lutter contre le terrorisme. Il est essentiel de revoir l’approche des instituts de sondages et des accointances politique des médias. Les lois sont là, les mécanismes juridiques aussi.</p>



<p>L’instance des élections aussi doit être assainie pour écarter les influences politiques et mieux promouvoir l’égalité des chances. On irait alors vers des législatives et on aurait un Parlement élu qui serait légitime pour examiner et débattre d’un programme de réformes.</p>



<p>Il ne s’agit pas de profiter d’un moment de faiblesse pour imposer, sans avoir consulté quiconque, un projet politique dont nul ne veut. La Tunisie court un risque d’effondrement. Nous sommes arrivés à saturation et nous sommes dans une situation plus précaire que celle qui prévalait avant l’indépendance.</p>



<p><strong>Comment les islamistes peuvent-ils encore nuire alors qu’ils sont rejetés par une large frange de la population ?</strong></p>



<p>Le pouvoir les renforce en faisant croire qu’il les met à l’index. Le problème de Kaïs Saïed n’est pas le parti Ennahdha mais la personne de Rached Ghannouchi, tout simplement. Il donne aux islamistes le temps de se recycler et de revenir sous d’autres partis ou de mouvements indépendants. Leur réseau est toujours opérationnel et actif via notamment les associations. Kaïs Saïed leur donne l’opportunité de réaliser leur projet d’islam politique.</p>



<p><strong>Les partis n’ont pas résisté à la mise à l’écart du 25 juillet.</strong></p>



<p>Il ne s’agit pas de partis mais de groupes qui opèrent sous un label de parti. Ils ne sont pas structurés, n’ont pas de programme car ce sont des partis satellites notamment des islamistes qui se basent sur ce fonctionnement pour assurer que les modernistes ne leur tournent pas le dos.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>NOUS NE SOMMES PAS DES FIGURANTS, CE PAYS EST LE NÔTRE, C’EST NOTRE BIEN</p></blockquote>



<p>Cela a permis de faire croire qu’une démocratie avec les islamistes était possible alors que leur objectif est le chaos et la mise à genoux des institutions et de l’économie. Nous en sommes d’ailleurs là après dix ans de gouvernance islamiste.</p>



<p>On a servi à Saïed un État mal en point sur un plateau : avec son projet de démocratie par la base, il achève le travail de sape entrepris depuis 2011. Il est anormal que nous ayons actuellement des élections municipales partielles avec des taux de participation insignifiants et sans réel contrôle alors que le président laisse entendre que le code électoral et l’instance des élections doivent être remaniés.</p>



<p>Cela avantage encore une fois les islamistes. Si Kaïs Saïed persiste à vouloir faire passer son projet, nous mobiliserons toutes les régions pour le rejeter. Il n’est pas question que l’on nous impose un projet dont nous n’avons pas débattu. Nous ne sommes pas des figurants, ce pays est le nôtre, c’est notre bien, nous ne permettrons pas que nos fondamentaux soient touchés. Nous les défendrons, nous résisterons.</p>



<p><strong>Est-il possible de sortir de la crise quand il est évident que la confiance n’y est plus&nbsp;?</strong></p>



<p>Tout passe par cet assainissement, qui doit être une cause fédératrice qui réunirait également les instances nationales syndicales et patronales. La confiance peut être rétablie à partir de cet acte fort. Il suffira d’en finir avec certains financements étrangers de partis et les associations qui en sont des satellites pour que le pays trouve un peu d’apaisement.</p>



<p>Le peuple doit exprimer ses choix par des élections pour un nouveau Parlement. Mais cette idée dérange car beaucoup savent que le Parti destourien libre (PDL) est favori aux législatives. En étant majoritaire aux élections, le PDL remettra de l’ordre dans la maison Tunisie et l’État retrouvera son autorité. C’est ce que craignent nos adversaires qui cherchent à gagner du temps.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Des responsables américains rencontrent la société civile tunisienne après la dissolution du corps judiciaire</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 18:38:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Des responsables américains ont rencontré des représentants de la société civile tunisienne alors que Washington s&#8217;inquiète de la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature, a annoncé mardi l&#8217;ambassade américaine en Tunisie, intensifiant la pression internationale sur le président Kais Saied. Saied a dissous la semaine dernière le conseil, l&#8217;une des dernières institutions en Tunisie...]]></description>
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<p><strong>Des responsables américains ont rencontré des représentants de la société civile tunisienne alors que Washington s&rsquo;inquiète de la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature, a annoncé mardi l&rsquo;ambassade américaine en Tunisie, intensifiant la pression internationale sur le président Kais Saied.</strong></p>



<p>Saied a dissous la semaine dernière le conseil, l&rsquo;une des dernières institutions en Tunisie qui a pu travailler indépendamment de lui, dans la dernière d&rsquo;une série de mesures que ses opposants ont décrites comme faisant partie d&rsquo;un coup d&rsquo;État.</p>



<p>Les sous-secrétaires adjoints américains Karen Sasahara et Christopher Le Mon ont rencontré des représentants de la société civile tunisienne pour discuter des récents développements politiques et judiciaires, a indiqué l&rsquo;ambassade américaine dans un communiqué.</p>



<p>« Nous sommes préoccupés par le décret du président tunisien Saied. La semaine dernière, nous nous sommes joints à des partenaires partageant les mêmes idées pour souligner qu&rsquo;un système judiciaire indépendant est un élément central d&rsquo;une démocratie efficace et transparente », avait déclaré un jour plus tôt le porte-parole du département d&rsquo;État, Ned Price.</p>



<p>Le président tunisien a cimenté son emprise sur le pouvoir judiciaire dimanche avec un décret qui lui permet de révoquer des juges ou de bloquer leur promotion, contribuant à consolider son pouvoir après avoir pris le pouvoir exécutif l&rsquo;été dernier.</p>



<p>Saied a indigné ses opposants et alarmé les alliés étrangers démocrates avec son annonce concernant l&rsquo;organe judiciaire.</p>



<p>Josep Borrell, le haut représentant de l&rsquo;UE pour les affaires étrangères, a déclaré plus tôt cette semaine qu&rsquo;il y avait des propositions pour arrêter le versement de l&rsquo;aide financière à la Tunisie.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie: HRW dénonce des détentions secrètes sous couvert d’état d’urgence</title>
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				<pubDate>Sat, 12 Feb 2022 19:30:47 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[En Tunisie, Human Right Watch dénonce des détentions secrètes dissimulées sous certaines assignations à résidence. Depuis que le président tunisien s&#8217;est arrogé de pouvoirs extraordinaires, le 25 juillet dernier, les recours aux assignations à résidence seraient fréquents. Human Rights Watch recense quatre figures politiques de l&#8217;opposition assignées à résidence qui sont en réalité arrêtées dans...]]></description>
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<p><strong>En Tunisie, Human Right Watch dénonce des détentions secrètes dissimulées sous certaines assignations à résidence. Depuis que le président tunisien s&rsquo;est arrogé de pouvoirs extraordinaires, le 25 juillet dernier, les recours aux assignations à résidence seraient fréquents.</strong></p>



<p>Human Rights Watch recense quatre figures politiques de l&rsquo;opposition assignées à résidence qui sont en réalité arrêtées dans des lieux gardés secrets. Les explications de Ahmed Benchemsi, directeur de la communication et du plaidoyer pour le Moyen-Orient et l&rsquo;Afrique du Nord, auprès de Human Rights Watch, joint par RFI.</p>



<p><em>«</em>&nbsp;<em>Le gouvernement tunisien ne considère pas que ce sont des détentions secrètes</em>, dit-il<em>. Il appelle cela de la résidence surveillée. Et le ministre de l’Intérieur, dans un communiqué, a même développé. Il a dit que c’était une résidence surveillée dans le cadre d’une mesure préventive dictée par la nécessité de protéger la sécurité nationale. Il a même cité un décret sur l’état d’exception.</em>&nbsp;<em>»</em></p>



<h2><em>«</em>&nbsp;<em>Ces violations se sont accélérées</em>&nbsp;<em>»</em></h2>



<p><em>«</em> <em>Mais tout ce juridisme ne rime à rien parce que, quand on fait arrêter quelqu’un par les policiers en civil, qu’on ne lui dit pas où on l’emmène, qu’on ne lui dit pas de quoi il est accusé, qu’on ne dit pas à sa famille où il se trouve, pendant plus d’un mois, qu’on ne le laisse pas accéder à ses avocats, qu’il est coupé du monde, en gros. Il y a eu des visites qui ont été autorisées avec les familles mais dans un lieu tiers et il est donc ramené à un lieu de détention qui reste secret. Puis, au final, que l’on n’accuse même pas cette personne de quelque chose de particulier et qu’il n’y ait donc aucune procédure judiciaire claire qui est mise en place, eh bien nous, nous appelons cela des détentions secrètes et c’est ce qui se passe en Tunisie maintenant. C’était malheureusement déjà le cas sous l’ancien président Béji Caïd Essebsi mais là, sous le mandat de Kaïs Saïed, ces violations se sont accélérées</em> <em>»</em>, conclut Ahmed Benchemsi.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La douleur économique menace le chaos social et politique en Tunisie</title>
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				<pubDate>Thu, 03 Feb 2022 18:09:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le pays a besoin d&#8217;un plan de sauvetage international pour éviter un effondrement désastreux des finances publiques, certains salaires de l&#8217;État étant retardés en janvier. Mais alors que le temps presse, les donateurs disent que Saied n&#8217;a pas fait assez pour les embarquer. Ils veulent qu&#8217;il adopte un processus politique plus inclusif pour assurer la survie de la...]]></description>
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<p><br><strong>Le pays a besoin d&rsquo;un plan de sauvetage international pour éviter un effondrement désastreux des finances publiques, certains salaires de l&rsquo;État étant retardés en janvier. Mais alors que le temps presse, les donateurs disent que </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.reuters.com/world/africa/tunisian-president-denies-coup-holds-power-tight-2022-02-02" target="_blank"><strong>Saied</strong></a><strong> n&rsquo;a pas fait assez pour les embarquer.</strong></p>



<p>Ils veulent qu&rsquo;il adopte un processus politique plus inclusif pour assurer la survie de la jeune démocratie tunisienne et conclue un accord publiquement reconnu avec ses principaux rivaux sur des réformes économiques impopulaires pour maîtriser les dépenses et la dette.</p>



<p>Les coûts d&rsquo;un échec pourraient être catastrophiques &#8211; de terribles difficultés pour les Tunisiens, un glissement vers une autocratie à part entière ou une explosion sociale qui pourrait enflammer une crise migratoire et créer des opportunités pour les militants.</p>



<p>Saied fait déjà face à une opposition plus audacieuse qu&rsquo;à n&rsquo;importe quel moment depuis ses mesures de juillet pour suspendre le Parlement et renvoyer le Premier ministre, mais une forte baisse du niveau de vie pourrait provoquer des troubles majeurs parmi un peuple déjà malade d&rsquo;années de stagnation.</p>



<p>Cela mettrait à l&rsquo;épreuve non seulement la capacité de Saied à atteindre ses objectifs politiques, mais aussi s&rsquo;il lâcherait les forces de sécurité de plus en plus affirmées sur les opposants, malgré sa promesse de défendre les droits et libertés acquis lors du soulèvement de 2011.</p>



<p>Bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas eu de grande répression de la liberté d&rsquo;expression ou de grande campagne d&rsquo;arrestations, il y a eu récemment des indices d&rsquo;une attitude plus agressive envers la dissidence, notamment la détention d&rsquo;une figure de l&rsquo;opposition et la répression sévère d&rsquo;une manifestation.</p>



<p>« L&rsquo;appareil de sécurité a maintenant une main forte sur Saied », a déclaré une source proche de la présidence.</p>



<p>La principale opposition de Saied, les grands partis au parlement, sont eux-mêmes profondément impopulaires et les Tunisiens semblent amèrement divisés sur leurs dirigeants.&nbsp;Même au sein de la petite équipe de Saied, il y a eu des ruptures entre camps rivaux.</p>



<p>Tout indique une année volatile pour les Tunisiens, qui tentent toujours de résoudre le casse-tête d&rsquo;un président dont l&rsquo;approche intransigeante mais non conventionnelle a souvent mystifié ses partisans, ses opposants et ses alliés étrangers.</p>



<p><strong>DES RÉFORMES DOULOUREUSES</strong></p>



<p>Sous une pression intense, Saied a annoncé une feuille de route pour sortir de la crise en décembre, lançant une consultation en ligne pour une nouvelle constitution qu&rsquo;il dit qu&rsquo;un comité d&rsquo;experts élaborera avant un référendum en juillet.&nbsp;L&rsquo;élection d&rsquo;un nouveau parlement suivrait en décembre.</p>



<p>Les donateurs ne pensent pas que ces mesures répondent à elles seules à leur appel à un retour à l&rsquo;ordre constitutionnel normal par le biais d&rsquo;un processus inclusif et souhaitent voir le puissant syndicat et les principaux partis politiques directement impliqués.</p>



<p>Pendant ce temps, le gouvernement Saied nommé en septembre cherche un plan de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI), que le ministre des Finances dit espérer obtenir d&rsquo;ici avril, qui est nécessaire pour débloquer presque toute autre aide bilatérale.</p>



<p>Les donateurs pensent qu&rsquo;un accord est très peu probable avant l&rsquo;été, un délai qui pourrait être trop tard pour éviter de graves problèmes, notamment la pression sur la monnaie, le paiement des salaires de l&rsquo;État et l&rsquo;importation de certains produits de base subventionnés.</p>



<p>L&rsquo;économie est une source constante de malaise public, bien que les opinions sur la manière dont le président traite la question divergent.&nbsp;Les Tunisiens se plaignent déjà des pénuries de certains produits comme le sucre et le riz.</p>



<p>« La démocratie s&rsquo;effondre de jour en jour. Les prix ont fortement augmenté. Les salaires sont moins sûrs chaque mois », a déclaré Sonia, 38 ans, enseignante à Tunis.</p>



<p>« Le président a besoin de temps. Il essaie de reconstruire un Etat qui était brisé lorsqu&rsquo;il a pris le pouvoir », a déclaré Imed ben Saied, également de Tunis.</p>



<p>Cependant, alors que la présentation initiale de la Tunisie au FMI a été qualifiée de satisfaisante, les donateurs ont estimé qu&rsquo;elle manquait à la fois de détails et &#8211; surtout &#8211; de l&rsquo;adhésion politique inclusive nécessaire pour mener à bien les réformes promises.</p>



<p>Bien que Saied ait rencontré le chef du syndicat le mois dernier pour la première fois depuis juillet, il y a encore peu de preuves que le président ou le syndicat soient disposés à soutenir publiquement des réformes à l&rsquo;échelle nécessaire pour l&rsquo;aide du FMI.</p>



<p><strong>SPECTRE DES TROUBLES</strong></p>



<p>Bien qu&rsquo;une grande partie de l&rsquo;élite politique se soit alignée contre la prise de pouvoir de Saied, les protestations jusqu&rsquo;à présent ont été relativement modestes par rapport aux normes historiques.&nbsp;Une crise économique de l&rsquo;ampleur de celles du Liban ou du Venezuela – dont le gouverneur de la banque centrale a mis en garde il y a un an – provoquerait probablement de graves troubles.</p>



<p>Saied depuis juillet a largement autorisé les protestations contre ses mouvements, bien qu&rsquo;une manifestation de janvier ait été interdite pour des raisons de COVID-19 et durement dispersée par la police.</p>



<p>La plupart des médias, y compris l&rsquo;agence de presse publique TAP, ont toujours fait état de critiques à l&rsquo;encontre du président et du gouvernement, mais le syndicat des journalistes affirme que la télévision d&rsquo;État a cessé de présenter les partis politiques dans les programmes de discussion.</p>



<p>Des troubles majeurs ou des manifestations de masse contre le président pourraient le tester.&nbsp;Les groupes de défense des droits sont préoccupés par l&rsquo;utilisation continue des tribunaux militaires pour les civils, par les arrestations de certaines personnalités de l&rsquo;opposition et par une atteinte apparente à l&rsquo;indépendance judiciaire.</p>



<p>Une source distincte proche de la présidence a déclaré que des problèmes de sécurité étaient à l&rsquo;origine de l&rsquo;éviction de la principale assistante de Saied, Nadia Akacha, qui a démissionné le mois dernier.&nbsp;La source a déclaré que l&rsquo;establishment de la sécurité souhaitait « une approche forte pour imposer ce qu&rsquo;il veut ».</p>



<p>Les diplomates avertissent qu&rsquo;un échec de la tentative de Saied de refaire la politique pourrait ne pas conduire à un retour à une démocratie complète, mais à une autocratie plus effrontée émergeant des cendres économiques du soulèvement de 2011.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique*Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le syndicat de la presse tunisienne déclare que la télévision d&#8217;État interdit les partis politiques</title>
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				<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 17:36:32 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La télévision d&#8217;Etat tunisienne a interdit à tous les partis politiques d&#8217;entrer dans ses locaux ou de participer à des talk-shows, ce qui constitue un grave revers pour la liberté de la presse, a annoncé mardi le syndicat de la presse du pays. Mehdi Jlassi, le chef du syndicat, a déclaré à Reuters que l&#8217;interdiction...]]></description>
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<p><strong>La télévision d&rsquo;Etat tunisienne a interdit à tous les partis politiques d&rsquo;entrer dans ses locaux ou de participer à des talk-shows, ce qui constitue un grave revers pour la liberté de la presse, a annoncé mardi le syndicat de la presse du pays.</strong></p>



<p>Mehdi Jlassi, le chef du syndicat, a déclaré à Reuters que l&rsquo;interdiction apparente était en vigueur depuis que le président Kais Saied a saisi la plupart des pouvoirs en juillet dans le cadre de mesures que ses ennemis ont qualifiées de coup d&rsquo;État.</p>



<p>Il a déclaré que c&rsquo;était la première fois qu&rsquo;une telle interdiction était en vigueur depuis la révolution de 2011 qui a mis fin au régime autocratique du président Zine El Abidine Ben Ali et introduit la démocratie.</p>



<p>Les responsables du gouvernement et de la télévision d&rsquo;État n&rsquo;étaient pas immédiatement disponibles pour commenter.</p>



<p>Jlassi a déclaré: « Depuis le 25 juillet, il y a eu une décision politique d&#8217;empêcher tous les partis d&rsquo;entrer à la télévision (&#8230;), ce qui est une affaire très dangereuse et sans précédent qui menace gravement la liberté de la presse et perpétue le pouvoir individuel. »</p>



<p>En juillet, Saied a limogé le gouvernement et suspendu le Parlement, affirmant qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de mesures nécessaires pour empêcher l&rsquo;État de s&rsquo;effondrer après des années de querelles entre les partis politiques et de paralysie politique.</p>



<p>Il a commencé à préparer une nouvelle constitution qu&rsquo;il dit proposer à un référendum en juin.</p>



<p>Depuis l&rsquo;intervention de Saied, la chaîne de télévision publique al-Wataniya n&rsquo;a présenté aucun invité politique.</p>



<p>Seuls des représentants des médias d&rsquo;Etat ont été invités par la présidence à une conférence de presse avec le président algérien le mois dernier.</p>



<p>Cependant, l&rsquo;agence de presse d&rsquo;État TAP continue de publier des articles critiques à l&rsquo;égard des autorités et laisse de la place aux opposants politiques du président.&nbsp;Le principal bulletin d&rsquo;information de Wataniya a couvert les manifestations contre Saied.</p>



<p>Saied, qui est devenu célèbre en tant que professeur de droit apparaissant dans des émissions médiatiques pour parler de la constitution après 2011, dit qu&rsquo;il respecte toutes les libertés et tous les droits et ne deviendra pas un dictateur.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie: des opposants au président Kaïs Saïed en grève de la faim</title>
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				<pubDate>Sun, 26 Dec 2021 16:12:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>Alors que le président Kaïs Saïed a donné son agenda pour l’année à venir avec comme point d’orgue des élections législatives en décembre 2022, ses opposants y voient une façon de prolonger d’un an ses pleins pouvoirs. Dix d’entre eux sont entrés en grève de la faim cette semaine.</strong></p>



<p>Dans ce quartier cossu de Tunis, une maison ne désemplit pas. Elle accueillait précédemment les activités du CPR, parti fondé par&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211223-en-tunisie-moncef-marzouki-condamn%C3%A9-%C3%A0-quatre-ans-de-prison"><strong>Moncef Marzouki</strong></a>, ancien président tunisien, elle abrite désormais dix grévistes de la faim.</p>



<p>Comme leur hôte désormais exilé en France, ils disent entrer en résistance. À&nbsp;longueur de journée, amis et proches viennent les soutenir.</p>



<h2><em>«&nbsp;Notre corps pour défendre notre cause&nbsp;»</em></h2>



<p>Ezzedine Ben Mbarek Hazgui, ancien opposant emprisonné sous Bourguiba, est le porte-parole du mouvement. «&nbsp;<em>On a manifesté cinq fois. On a été terriblement tabassés par l’appareil policier. Donc, on s’est dit, on n’a plus que notre corps pour défendre notre cause. Après dix ans de liberté, je me trouve obligé de refaire ce que j’ai fait à vingt ans, c’est vraiment honteux, catastrophique.</em>&nbsp;»</p>



<p>Alors que la vie démocratique et politique du pays est gelée depuis que&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210923-tunisie-m%C3%A9contentement-dans-la-classe-politique-apr%C3%A8s-les-annonces-de-ka%C3%AFs-sa%C3%AFed"><strong>Kaïs Saïed s’est octroyé les pleins pouvoirs</strong></a>&nbsp;en juillet dernier, la liste de leurs inquiétudes ne cesse de s’allonger. «&nbsp;<em>Il y a des députés en prison jugés par des tribunaux militaires. Le putschiste est en train d’influencer la magistrature et la mettre sous ses ordres.&nbsp;</em>»</p>



<p>Des opposants qui appellent d’ores et déjà à manifester contre ce qu’ils qualifient de retour de la dictature. Ils se sont donné rendez-vous le 14 janvier prochain, anniversaire des onze ans de la chute de Ben Ali.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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