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	<title>jihadisme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Cinq militaires maliens tués par des jihadistes dans le centre du Mali</title>
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				<pubDate>Sun, 12 Sep 2021 19:15:28 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Selon un bilan provisoire, cinq soldats maliens ont été tués dans le centre du Mali, dimanche. Ces militaires ont été victimes d' »une embuscade tendue par un groupe armé terroriste non encore identifié », a annoncé l&#8217;armée malienne, qui a fait état de trois morts du côté des jihadistes.  Cinq militaires maliens ont été tués, dimanche 12 septembre, dans...]]></description>
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<p><strong>Selon un bilan provisoire, cinq soldats maliens ont été tués dans le centre du Mali, dimanche. Ces militaires ont été victimes d' »une embuscade tendue par un groupe armé terroriste non encore identifié », a annoncé l&rsquo;armée malienne, qui a fait état de trois morts du côté des jihadistes. </strong></p>



<p>Cinq militaires maliens ont été tués, dimanche 12 septembre, dans une embuscade tendue par des jihadistes dans le centre du&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/mali/">Mali</a>, a annoncé l&rsquo;armée malienne.</p>



<p>Une patrouille de militaire maliens a « énergiquement réagi à une embuscade tendue par un groupe armé terroriste non encore identifié » à la mi-journée dans le cercle de Macina, a affirmé l&rsquo;armée dans un communiqué. Elle a fait état d&rsquo;un « bilan provisoire humain » de cinq morts dans ses rangs et de trois parmi les jihadistes.</p>



<p>De plus, cinq véhicules militaires maliens ont été brûlés et trois véhicules des assaillants ont été détruits, selon la même source.</p>



<p><strong>Deux autres attaques la veille</strong></p>



<p>Auparavant, la Mission de l&rsquo;ONU au Mali (Minusma) avait annoncé que trois de ses Casques bleus avaient été blessés samedi par un engin explosif près de son camp à Kidal, dans le nord-est du pays.</p>



<p>Par ailleurs, deux camionneurs marocains ont été tués samedi à plusieurs centaines de kilomètres au nord de Bamako, où ils acheminaient des marchandises, par des assaillants non identifiés, selon des sources diplomatique marocaine et sécuritaire malienne.</p>



<p>Depuis le déclenchement de rébellions indépendantiste et jihadiste dans le Nord en 2012, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, dont de très nombreux civils, malgré le soutien de la communauté internationale et l&rsquo;intervention de forces de l&rsquo;ONU, françaises et africaines.</p>



<p>Les violences, entremêlées à des conflits intercommunautaires, se sont propagées du nord au centre du pays, qui en est devenu le principal foyer, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mohamed Bazoum, président du Niger : « Ce n’est pas à la France de faire la guerre au Sahel »</title>
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				<pubDate>Sat, 10 Jul 2021 12:35:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le président du Niger, Mohamed Bazoum, a accordé un entretien à France 24, suite à son entrevue avec le président Emmanuel Macron à l’Élysée. Le chef d&#8217;État&#160;se dit « d&#8217;accord » avec la fin prochaine de l&#8217;opération Barkhane au Sahel, et y lit une décision guidée par la « rationalité ».&#160;Il affirme que Paris « n&#8217;a pas à faire la...]]></description>
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<p><strong>Le président du Niger, Mohamed Bazoum, a accordé un entretien à France 24, suite à son entrevue avec le président Emmanuel Macron à l’Élysée. Le chef d&rsquo;État&nbsp;se dit « d&rsquo;accord » avec la fin prochaine de l&rsquo;opération Barkhane au Sahel, et y lit une décision guidée par la « rationalité ».&nbsp;Il affirme que Paris « n&rsquo;a pas à faire la guerre à la place des Sahéliens ».</strong></p>



<p>Le président du Niger salue le changement du dispositif militaire français au Sahel, affirmant qu’il sera plus adapté à la menace et plus coopératif avec les pays de la région. Il confirme que le commandement unifié du nouveau dispositif sera basé à Niamey. Il affirme que l’organisation État islamique est en recul dans son pays, que ce soit dans la région du Lac Tchad où dans la zone dite des trois&nbsp;frontières. Il appelle de ses vœux un retour de l’armée malienne dans les zones du nord où sévissent les groupes jihadistes. Il marque son désaccord avec les critiques du président français sur la réaction trop timide de la Cédéao&nbsp;au double coup d’tat au Mali. Il soutient la décision de l’union africaine de ne pas avoir sanctionné la transition au Tchad, soulignant que la priorité devait être la stabilité malgré les risques d’atteinte à la démocratie. Enfin, il nie avoir tenté une médiation entre les militaires tchadiens et les rebelles du FACT.</p>



<p><strong>Source : France 24 Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Penser la rhétorique terroriste et combattre les violences dites terroristes-jihadistes ?</title>
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				<pubDate>Fri, 09 Aug 2019 10:20:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/christian.png" alt="" class="wp-image-7906" width="613" height="613" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/christian.png 200w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/christian-150x150.png 150w" sizes="(max-width: 613px) 100vw, 613px" /><figcaption> Christian Abadioko Sambou est enseignant en sciences politiques à l’Université de Lille. Ses recherches portent principalement sur les conflits armés, la sécurité, l’analyse statistique des violences politiques, les rapports Etats/groupes sociaux Afrique subsaharienne </figcaption></figure>



<p>

En réponse aux violences terroristes de Al chebab, AQMI, Boko Haram, Mujao, GSIM, Ansar dine, plusieurs interventions internationales sont en cours en Afrique, notamment au Sahel. Ces interventions sont demandées et parfois saluées par certaines autorités politiques africaines. Le terrorisme est un fléau international qui concerne toute la communauté internationale, c&rsquo;est un phénomène mondial, les réponses doivent être internationales, voilà le discours sur le terrorisme. Comment évoluent ces violences dites terroristes&nbsp;?</p>



<p>Le discours sur le terrorisme ne distingue pas un terrorisme interstitiel d&rsquo;un terrorisme structurel. La&nbsp;rhétorique&nbsp;terroriste venue des Etats-Unis a fini de nous convaincre de nos intérêts communs à lutter contre le terrorisme. Dans le sahel, on lutte contre le terrorisme comme le dicte cette&nbsp;rhétorique&nbsp;terroriste façonnée depuis les Etats lointains des Amériques et de l&rsquo;Europe. Pour lutter contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne, les Etats de cette région d&rsquo;Afrique ont nécessairement besoin de l&rsquo;expertise des Américains, des Français, des Britanniques. Il s&rsquo;en suit une nécessité de coopérations dans le domaine militaire, sécuritaire et économique. Quelles sont les réponses à apporter face aux nombreux événements meurtriers au Mali, au Burkina Faso, au Niger, et face aux échecs successifs de la lutte contre le terrorisme au Sahel&nbsp;?</p>



<h4>Eviter la&nbsp;rhétorique&nbsp;terroriste</h4>



<p>Le discours sur la mondialisation nécessaire de la sécurité est porté par les Etats-Unis. Au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001, «&nbsp;la mondialisation de la sécurité est la seule réponse possible à la mondialisation de l&rsquo;insécurité et qu&rsquo;elle est particulièrement urgente étant donnée la possibilité d&rsquo;un développement de menaces d&rsquo;usage d&rsquo;armes de destruction massive qui pourrait être le fait d&rsquo;organisations terroristes ou criminelles et de gouvernements les soutenant». La (in)sécurité c&rsquo;est un ensemble de discours produit par les «professionnels de la sécurité». Le processus de mondialisation des violences s&rsquo;accompagne du processus d&rsquo;internationalisation de la sécurité et du discours d&rsquo;institution des violences dites terroristes comme menaces principales et internationales.</p>



<p>Les résolutions 1368 du 12 septembre 2001 qui engage les États à prévenir et à éliminer les actes terroristes, et celle 1373 du 28 septembre 2001, qui édicte une quasi-législation internationale que devront observer les États pour lutter contre le terrorisme, participent à la création de la&nbsp;rhétorique&nbsp;terroriste. Cette dernière a deux conséquences directes, selon Didier Bigot. D&rsquo;une part, le discours sur le terrorisme conduit à une forme de gouvernementalité par l&rsquo;inquiétude. Le discours porte sur la nécessité d&rsquo;unité, de centralisation et de mutualisation des efforts de gouvernance des violences dites terroristes, pour répondre à des situations d&rsquo;urgence, de crise. En pratique, on préconise des méthodes urgentes (la destruction militaire). On institue progressivement des pratiques «illébérales» au sein de régimes libéraux par la récurrence des «états d&rsquo;urgence et d&rsquo;exception».</p>



<p>Dans ces situations, pour rassurer les populations -et les rendre dociles et obéissants- on exagère les peurs par un discours du risque et de la suspicion au sein d&rsquo;un horizon présenté comme apocalyptique. On crée un climat de méfiance et de défiance par une sape de la confiance. D&rsquo;autre part, en faisant du terrorisme une menace globale qui dépasse le cadre des Etats, la&nbsp;rhétorique&nbsp;terroriste transnationalise les professionnels de la gestion des inquiétudes et confond la sécurité intérieure et extérieure.</p>



<p>Au sein des Etats du Sahel -Burkina Faso, Mali, Niger- où sévissent les groupes armés, cette&nbsp;rhétorique&nbsp;terroriste a une double implication. Premièrement, le discours international sur le terrorisme mobilise les moyens internationaux. Il a conduit à des interventions militaires d&rsquo;Etats étrangers dans des situations urgentes et de crises qui ont empêché des décisions politiques critiques. Les Etats concernés par les actes terroristes confient entre autres leur sécurité &#8211; signent des accords qui limitent leur souveraineté. Ce discours tout en internationalisant la menace, concentre et territorialise les pratiques anti-terroristes sur des champs bien circonscrits, encerclés, militarisés, violentés, disqualifiés. Des zones y compris non touchées par le terrorisme sont classées rouge. Ces classifications prennent la forme de violences inouïes sur les Etats stigmatisés au nom de la sécurité de quelques individus d&rsquo;ailleurs.</p>



<p>Ainsi par un mécanisme discursif, au nom de la lutte contre le terrorisme et pour la sécurité internationale, certains espaces du continent sont définis et gouvernés de l&rsquo;intérieur et depuis le lointain-extérieur. La militarisation des espaces a pour conséquence immédiate de restreindre les libertés et droits aux mobilités, en même temps qu&rsquo;elle accentue les formes de radicalités qui sont sociales, économiques, aujourd&rsquo;hui religieuses.</p>



<p>Tout ceci, dans un jeu de mélange des genres discursifs et empiriques&nbsp;: la crainte que des combattants entretenus et battus au grand Moyen-Orient se déportent dans le sahel est réelle et réellement accompagnée d&rsquo;un discours qui globalise la menace terroriste à dessein. Le discours sur la menace terroriste crée le terrorisme. Dans le sahel ce discours est sécuritaire et non neutre. Pour preuve, le terrorisme est désigné par terrorisme-jihadiste. Le terrorisme gagne du terrain, s&rsquo;intensifie. Aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est le Bénin, parce que des touristes français ont été kidnappés. Combien ce phénomène fera-t-il du bénin une zone terroriste ? Et combien la politique de gestion des inquiétudes qui s&rsquo;en suivra déterminera-t-elle le terrorisme&nbsp;? Soit parce que des terroristes ailleurs y trouveront une opportunité, soit parce que des radicalités sociales se transformeront en radicalité terroriste-jihadiste.</p>



<p>Deuxièmement, la&nbsp;rhétorique terroriste ampute toute souveraineté aux Etats concernés dans le Sahel. Ces Etats se retrouvent à lutter contre des groupes armés dans leurs propres territoires en étant liés aux règles et principes que renferme le contre-terrorisme, et qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas participé à construire. Par exemple, la&nbsp;rhétorique&nbsp;terroriste nous conduit à nier les liens nationaux que nous avons avec certains individus et à refuser de s&rsquo;interroger sur les responsabilités de nos Etats sur le devenir de ces individus&nbsp;; et ainsi à accepter le traitement des comportements criminels de certains nationaux par d&rsquo;autres. La&nbsp;rhétorique&nbsp;terroriste, sous couvert de menace pour les Etats qui le remettraient en cause, en trans-nationalisant la gestion du terrorisme, inscrit du même coup les politiques contre-terroristes dans le cadre des rapports de forces qui mettent en avant les niveaux de technicité et de technologie, d&rsquo;opérationnalisation, de brutalité face à des groupes armés eux aussi brutaux.</p>



<p>Alors que le terrorisme est à fois dispersé et structuré, le fantasme du commandement centralisé qui dicte les choix de coordination a fini par soumettre des Etats qui ont choisi de confier leur sécurité, celle de leurs populations à d&rsquo;autres Etats dont les plus en vue la France &#8211; ex-colon- et les Etats-Unis, puissance impériale. La&nbsp;rhétorique terroriste qui veut que des armées professionnelles, équipées et efficaces combattent des groupes armés dont on ne sait d&rsquo;où provient l&rsquo;armement, est déroulée au mépris des formes de terrorisme. Le terrorisme se nourrit des frustrations relatives des populations. En cela, ses causes au-delà des considérations d&rsquo;externalité sont profondément structurelles.</p>



<h4><strong>Faire face au terrorisme structurel</strong></h4>



<p>Le terrorisme au sahel prend forme dans des Etats fragilisés. Au Centre et au nord du Mali, il est le fait de groupes armés venus d&rsquo;Algérie &#8211; le GSPC aujourd&rsquo;hui Aqmi. Les actes terroristes sont aussi perpétrés par des groupes armés aux origines locales -Ansar dine de Iyad Ag Ghali. Au Sahel, l&rsquo;idée et l&rsquo;acte terroriste émergent dans des espaces où les Etats sont défiés au lendemain des indépendances. La plupart des Etats africains font l&rsquo;expérience de violences rebelles sécessionnistes, opportunistes, post-électoralistes, intercommunautaires. Au Mali, pays-centre de l&rsquo;Afrique occidentale, les violences dites terroristes émergent dans des espaces déjà marqués par l&rsquo;insécurité liée aux rébellions touareg et au trafic de tout genre. Les violences dites terroristes se nourrissent de la fragilisation des Etats, mais aussi de la présence des guerres. Le terrorisme est structuré autour d&rsquo;espaces abandonnés par les institutions et les administrations de l&rsquo;Etat. Les groupes armés jouent dans un premier temps le rôle de gouverneurs en terrifiant les populations si nécessaires. Ils gagnent la sympathie de certaines populations frustrées des manquements de leurs Etats.</p>



<p>Ce terrorisme se positionne comme salvateur. Il investit les structures sociales, juridiques et judiciaires. Il promet le meilleur aux populations déshéritées, déniées et abandonnées. Les guerres civiles créent les conditions du terrorisme. Ces guerres civiles peuvent fragiliser les Etats -Mali, Nigéria, Niger- et créer les conditions d&rsquo;interventions intéressées des Etats de la sous-région et de la communauté internationale. La fragilisation des institutions étatiques crée un cadre propice à l&rsquo;émergence d&rsquo;autres acteurs non-étatiques, ici les groupes qui usent de moyens terroristes.</p>



<p>L&rsquo;évolution d&rsquo;Al-Qaïda d&rsquo;abord en Afghanistan et ensuite au Pakistan, illustre cette corrélation entre guerre civile et violences terroristes. Au Sahel, la mobilisation par certains groupes contestataires du pouvoir central, de tactiques terroristes pour la conquête du pouvoir, les gains économiques, voire symboliques, n&rsquo;est en soi pas inédit. Le terrorisme se nourrit dans cette partie du monde des germes des guerres civiles à savoir les frustrations relatives des populations locales. En outre, ce terrorisme structurel suit les tracées de la géopolitique des conflictualités, des situations de fragilités des Etats et de porosité de certaines frontières terrestres. Son implantation se fait dans des espaces qui regorgent des richesses inexploitées.</p>



<h4><strong>Reconnaître et légitimer la raison d&rsquo;Etat</strong></h4>



<p>La principale raison qui indique qu&rsquo;il faille combattre autrement les violences dites terroristes, c&rsquo;est que les réponses militaires dans le cadre du contre-terroriste sont limitées. Au point de nécessiter que le paradigme des interventions militaires qui par ailleurs fait le jeu des terroristes, doit être repensé, voire remplacé. La forte présence de forces militaires étrangères n&rsquo;inverse la situation d&rsquo;insécurité, encore moins ne dissuade les actions meurtrières des groupes armés contestataires des gouvernements centraux. L&rsquo;histoire nous enseigne que le processus de construction des Etats africains est violent (coup d&rsquo;Etat, guerres civiles, violences communautaires, violences post-électorales, génocides). Nous considérons tout de même certains processus de pacification comme le résultat de luttes. Ces dernières n&rsquo;ont pas toujours été de l&rsquo;ordre des violences qui se décrivent aujourd&rsquo;hui au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Nigéria. Le dialogue, les processus de reconnaissance mutuelle apaisés ont contribué aussi à la formation de nos Etats. Les luttes contre le terrorisme participent d&rsquo;une dynamique d&rsquo;affirmation des Etats, d&rsquo;imposition de leur légitimité &#8211; à raison. Ces luttes prennent les formes de violences des armées nationales contre les groupuscules «terroristes-jihadistes», des violences parfois déléguées dans le cadre du commerce de la violence, soit à des puissances étrangères ou encore à des milices dites d&rsquo;autodéfense. In fine, faisons remarquer que les Etats ne tirent pas les mêmes légitimités à lutter contre le terrorisme. Alors que nos partenaires occidentaux semblent gagner plus en légitimité aux dépens des Etats africains, il est aberrant de continuer à mettre un doigt d&rsquo;honneur à se refuser d&rsquo;ouvrir de larges processus de dialogue, et de considérer le tout-militaire en partenariat avec les Etats occidentaux comme la grande panacée. La lutte contre le terrorisme doit prendre toute la mesure du partenariat dans le domaine sécuritaire surtout dans l&rsquo;espace sahélien. Ce partenariat doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;évaluation dans la déconstruction de la&nbsp;rhétorique&nbsp;terroriste. L&rsquo;enjeu de la lutte contre le terrorisme est la gestion des violences politiques liées aux guerres civiles. Les outils de gestion/résolution des guerres civiles sont certes indispensables pour retrouver des relations sociales qui permettent aux populations de créer une croissance économique bénéfique à leur épanouissement&nbsp;; mais ces mécanismes ne suffiront nullement. Il faudra donc les accompagner d&rsquo;une politique étrangère rigoureuse et de politique de défense efficace.</p>



<p>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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		<title>Alassane Ouattara : face au jihadisme, « la Minusma et le G5 Sahel ne suffisent pas »</title>
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				<pubDate>Fri, 21 Jun 2019 08:53:21 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2018-12-22t142352z_1255222388_rc14e0d65ee0_rtrmadp_3_nigeria-ecowas_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-5789" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2018-12-22t142352z_1255222388_rc14e0d65ee0_rtrmadp_3_nigeria-ecowas_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2018-12-22t142352z_1255222388_rc14e0d65ee0_rtrmadp_3_nigeria-ecowas_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2018-12-22t142352z_1255222388_rc14e0d65ee0_rtrmadp_3_nigeria-ecowas_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20190107-cote-ivoire-alassane-ouattara-2019-continuite-2018-election">RFI</a> Côte d&rsquo;Ivoire: Alassane Ouattara veut inscrire «2019 dans la continuité de 2018» </figcaption></figure>



<p><strong>Le président ivoirien Alassane Ouattara a estimé jeudi que les forces onusiennes et du G5 Sahel n&rsquo;étaient pas suffisantes et qu&rsquo;il convenait désormais de trouver « des moyens de coordination plus élargis et plus efficaces » pour lutter contre le jihadisme qui s&rsquo;étend au Sahel et dans l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</strong></p>



<p>«&nbsp;La&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/videos/775400/mali-quand-la-minusma-et-d-anciens-jihadistes-collaborent-pour-assurer-le-retour-de-r-fugi-s-dans-le-nord/">Minusma</a>&nbsp;[Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation pour le Mali] et le&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/749623/politique/force-conjointe-du-g5-sahel-nous-devons-gagner-la-confiance-des-civils/">G5 Sahel</a>&nbsp;ne suffisent pas. Nous devons trouver des moyens de coordination plus élargis et plus efficaces pour aider ces pays voisins [Mali, Burkina, Niger] à combattre le terrorisme&nbsp;», a affirmé jeudi le président ivoirien&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/760096/politique/un-troisieme-mandat-pour-alassane-ouattara-ma-decision-est-presque-prise/">Alassane Ouattara</a>&nbsp;lors d’une courte déclaration après s’être entretenu avec son homologue sénégalais&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/784954/economie/senegal-macky-sall-denonce-une-tentative-de-destabilisation-apres-les-accusations-de-corruption-contre-son-frere/">Macky Sall.</a></p>



<p>En visite d’État en Côte d’Ivoire du 20 au 22 juin, le président sénégalais Macky Sall a lui estimé qu’il fallait « développer des solidarités, mais également des synergies en matière de renseignements et de coopération sécuritaire » entre les pays dans un « contexte marqué par l’insécurité et la présence grandissante des forces du mal ».</p>



<p>La Côte d’Ivoire a été touchée le 13 mars 2016 par une attaque jihadiste: des assaillants avaient ouvert le feu sur la plage dans la ville balnéaire de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/748616/politique/cote-divoire-trois-ans-apres-lattentat-de-grand-bassam-le-cerveau-presume-est-toujours-en-fuite/">Grand-Bassam</a>, près d’Abidjan, faisant 19 morts. Les autorités ont affirmé avoir déjoué plusieurs tentatives depuis.</p>



<p>Faute de ressources suffisantes, les forces militaires onusiennes de la Minusma (13 000 hommes) et du G5 Sahel (5 000 hommes) peinent à fonctionner, et avec l’opération militaire française Barkhane (4 500 hommes) elles ont des difficultés à enrayer la multiplication des attaques jihadistes.</p>



<p>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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