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	<title>Jacques Chirac &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Obsèques de Jacques Chirac : les chefs d’État africains présents au dernier hommage</title>
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				<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 21:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Denis Sassou Nguesso, Faure Gnassingbé ou encore Teodoro Obiang Nguema Mbasogo étaient à Paris ce lundi pour assister aux obsèques de l’ancien président français, décédé jeudi 26 septembre à 86 ans. Étaient-ils venus rendre hommage au « lion politique » français, maire de Paris, deux fois Premier ministre puis deux fois président (1995-2007) ? À l’homme chaleureux et...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/1-592x296-1569854578.jpg" alt="" class="wp-image-9921" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/1-592x296-1569854578.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/1-592x296-1569854578-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Denis Sassou Nguesso, Faure Gnassingbé ou encore Teodoro Obiang Nguema Mbasogo étaient à Paris ce lundi pour assister aux obsèques de l’ancien président français, décédé jeudi 26 septembre à 86 ans.</strong></p>



<p>Étaient-ils venus rendre hommage au « lion politique » français, maire de Paris, deux fois Premier ministre puis deux fois président (1995-2007) ? À l’homme chaleureux et drôle qu’il était réputé être dans l’intimité ? Au soutien qu’il avait pu leur apporter à un moment ou à un autre de ses quarante années de carrière politiques ? Plusieurs chefs d’États africains étaient présents, ce lundi, à l’église Saint-Sulpice, dans le 6<sup>ème</sup> arrondissement de Paris, où plusieurs milliers de personnes sont venues rendre hommage à Jacques Chirac.</p>



<h4>Obiang, Sassou, Azali et Gnassingbé</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2019/09/30/sipa_ap22383311_000175-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-836635"/></figure>



<p>Teodoro Obiang Nguema Mbasogo le président de Guinée équatoriale, Denis Sassou N’Guesso, le président du Congo-Brazzaville, le Djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, le Comorien Azali Assoumani ou encore Faure Gnassingbé, le président Togolais – dont le père, Eyadéma Gnassingbé était un proche de l’ancien président français -, étaient aux côtés d’Emmanuel Macron et de sa femme, Brigitte, des anciens président français François Hollande, Nicolas Sarkozy et Valery Giscard d’Estaing,de&nbsp; l’Américain Bill Clinton, mais aussi de l’actuel président russe Vladimir Poutine.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2019/09/30/sipa_ap22383311_000163-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-836632"/></figure>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>MOHAMMED VI S’EST FAIT REPRÉSENTER PAR LE PRINCE HÉRITIER MOULAY EL HASSAN</p></blockquote>



<p>L’ancien président français avait aussi de forts liens avec le roi marocain Hassan II, dont le fils, Mohammed VI s’est fait représenter par le prince héritier, à cause d’une « pneumopathie bilatérale aiguë d’origine virale », indique un communiqué du cabinet royal. À son arrivée, <a href="https://www.jeuneafrique.com/771846/politique/maroc-le-prince-heritier-moulay-el-hassan-toujours-plus-sur-le-devant-de-la-scene/">Moulay el Hassan, 16 ans, a été applaudi par les badauds</a>.</p>



<p>Autres ami de Jacques Chirac, Amadou Toumani Touré, l’ancien président malien, qui avait fait le déplacement depuis Dakar, où il vit depuis qu’il a quitté le pouvoir. Ali Bongo Ondimba, le président gabonais, qui se remet d’un accident vasculaire-cérébral était quant à lui absent. À noter également, la présence de Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du nouveau président congolais Félix Tshisekedi.</p>



<h4>Foule nostalgique</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2019/09/30/sipa_ap22383311_000101-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-836643"/></figure>



<p>« Des présidents africains sont là parce que Chirac les a aidés, comme certains d’entre eux ont aidé Chirac ! », s’exclame Henri, Centrafricain vivant à Paris, qui a rejoint la foule massée sur le parvis de l’église Saint-Sulpice pour suivre les hommages.</p>



<p>Proche de plusieurs chefs d’États africains depuis son élection à la mairie de Paris, à la fin des années 1980, Jacques Chirac avait été accusé d’avoir financé ses campagnes électorales grâce à l’aide de certains de ses amis du continent, notamment le Gabonais Omar Bongo. «&nbsp;C’est la face sombre du personnage&nbsp;», estime Jean-Michel, originaire de Dakar et présent lui aussi à l’hommage rendu à Paris.</p>



<p>Sur l’esplanade, quelques milliers de personnes sont venues écouter l’homélie. Parmi eux, quelques membres de la diaspora africaine, comme Fatoumata, une Ivoirienne installée à Paris qui a rencontré Jacques Chirac à la fin des années 1980. C’était à l’hôtel Masserand, la résidence de Felix Houphouët-Boigny. Celui qui est alors Premier ministre vient voir – en toute discrétion – le président ivoirien. «&nbsp;Chirac venait régulièrement le voir, et en arrivant, il a salué tous ceux qui étaient là, chaleureux, agréable.&nbsp;»</p>



<p>« C’était un homme plein d’humour, très simple », renchérit Henriette Konan Bédié, la femme de l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, présente également.</p>



<p>En matière de politique africaine, Jacques Chirac était bien&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/835022/politique/deces-de-jacques-chirac-qui-etaient-les-hommes-du-president-en-afrique/">l’héritier de Charles de Gaulle et de Jacques Foccart</a>. Adepte d’une forme de&nbsp;<em>real politik</em>&nbsp;flirtant avec le cynisme et familier des vieux réseaux de la françafrique.</p>



<p>Mais parmi les curieux, aucun semble ne s’offusquer aujourd’hui de l’interventionnisme de l’ancien président français en Afrique, comme ce fut notamment le cas en Côte d’Ivoire, dès 2003. «&nbsp;Pour moi, c’était une obligation d’être là. Chirac est un homme de dialogue. Il était un soutien et un ami&nbsp;», estime Gouza, une ivoirienne qui faisait partie des anonymes présents à ce dernier adieu. Le reste, tout le monde semblait vouloir l’oublier. Ce lundi, devant l’église Saint-Sulpice, la foule était composée de nostalgiques.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>DÉCÈS DE CHIRAC : L’Afrique perd une part d’elle</title>
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				<pubDate>Thu, 26 Sep 2019 12:26:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Chirac]]></category>

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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/CHIRAC-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-9766" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/CHIRAC-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/CHIRAC-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p><strong>Aucun président français n’aura jamais été aussi proche de l’Afrique, alimentant toutes sortes fantasmes liés à la françafrique. Plus d’une centaine de voyages sur le continent, il entretenait avec la culture tropicale une impressionnante accessibilité et était proche de nombreux dirigeants dont des dictateurs. Depuis une dizaine d’années, il regrette de ne plus pouvoir visite le continent, affaibli par la maladie et la vieillesse, Bamako ou Abidjan même sil passait encore quelques jours de repos au Maroc. A 86 ans, c’est un vrai africain qui s’en est allé.</strong></p>



<p>Plusieurs chefs d’Etat africains vont se donner un bref répit pour une pensée pieuse pour la mémoire de Chirac, alors qu’ils prennent en grande partie part à l’Assemblée générale de l’Organisations des nations unies (Onu). Car la plupart d’entre eux entretenait avec l’ancien président français des relations spéciales. Paul Biya, Idriss Déby, Denis Sassou Nguesso ou encore Thérodoro Obiang Nguema l’ont bien connu et côtoyé. Le Roi du Maroc le considérait comme un parrain. Mohamed VI&nbsp; a été l’un des premiers chefs d’Etat africains à adresser ses condoléances à la famille du disparu avec laquelle il a toujours entretenu de cordiales relations. Il prenait, de temps à autre, les nouvelles de celui qui fut, en tant que maire de Paris et président de la France, l’un des plus proches amis de son feu père, Hassan II. N’eut été le soutien de Jacques Chirac, ni Joseph Kabila, ni Ali Bongo ou encore Faure Gnassingbé n’auraient pas succédé à leurs pères respectifs. Sa mort aura donc de quoi susciter émotions et pluies de condoléances en provenance d’un continent dont il n’a jamais pu se départir. Depuis ses 80 ans, s’il ne peut plus voyager sur le continent, il se contente, autant qu’il peut, de brefs séjours au Maroc.</p>



<p><strong>L’Afrique dans un coin du cœur</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>J’aime et je respecte l’Afrique</em>&nbsp;» lance-t-il lors d’une de ses nombreux voyages sur le continent. Fasciné par l’Afrique, sa culture, son art mais aussi ses hommes, Chirac est à l’opposé de ses deux prédécesseurs, Giscard D’Estaing et Mitterrand qui s’évitaient, lors de leurs divers voyages sur le continent, les bains de foule. C’était un vrai africain qui, dès qu’il est arrivé au pouvoir en 1995, a fait appel à Foccart, son homonyme pour reprendre la cellule Afrique de l’Elysée qui est la mémoire de relations suspectes, incestueuses et mystérieuses avec le berceau de l’humanité. Abidjan, Bamako, Ouagadougou, Cotonou, Lomé, Conakry, Dakar, Niamey… il n’a raté aucune capitale ouest africaine francophone. Il préparait avec soins et délicatesse tous ses voyages en Afrique et adorait les banalités de politesse propres au continent. Il appelait régulièrement, et à n’importe quelle heure de la nuit, Gnassingbé Eyadema, Mathieu Kérékou ou encore Alpha Konaré. L’Organisation internationale de la Francophonie, les sommets France-Afrique devenus «&nbsp;Afrique-France&nbsp;» créés en 1973&nbsp; ont été, pour lui spécialement, des instruments au service de son influence en Afrique et surtout, des moments d’échanges, souvent intimistes avec des présidents africains dont la plupart étaient des dictateurs. Le sommet de Cannes en 2007 est apparu comme son testament politique avec autour de lui, 40 chefs d’Etat africains présents, une dizaine représentée au plus haut niveau. Aucun chef d’Etat français n’aura été aussi africain.</p>



<p><strong>Quelques verbatim sur l’Afrique</strong></p>



<p><a href="https://www.tourmag.com/Aide-au-developpement-une-taxe-sur-les-billets-d-avion-des-2006_a9147.html">Taxe de solidarité sur les billets d’avion</a>, la lutte contre le vih-sida, le renforcement de l’aide au développement, il n’a manqué aucune occasion d’aider le continent. Même si parfois, l’ancien président français tient sur l’Afrique des propos qui frisent une certaine contrariété. «&nbsp;<em>Le multipartisme est une sorte de luxe que ces pays en voie de développement n’ont pas les moyens de s’offrir&nbsp;»&nbsp;</em>avait-il lancé en 1990 à Abidjan, alors qu’opposant à François Mitterrand, il ironisait sur&nbsp;<a href="https://www.herodote.net/20_juin_1990-evenement-19900620.php">le discours de La Baule</a><em>.</em><em>Cette déclaration a suscité beaucoup de remous au sein de la société civile et des militants de la démocratie.&nbsp;</em><em>Il saura se rattraper très vite, une fois devenu président. Souvent, son amour pour le continent prend le dessus de la diplomatie. «&nbsp;</em><em>Nous avons saigné l’Afrique pendant quatre siècles et demi; après, on a dit : ils ne sont bons à rien&nbsp;»</em>&nbsp;avait-il lâché alors qu’il était au pouvoir. Lors du dernier sommet France-Afrique auquel il prendra part à Cannes, il est allé plus loin, «&nbsp;<em>On oublie une chose&nbsp;: une grande partie de l’argent qui est dans notre porte-monnaie vient précisément de l’exploitation depuis un siècle de l’Afrique&nbsp;»&nbsp;</em><em>avant de continuer,&nbsp;»</em><em>&nbsp;Alors, il faut avoir un peu de bon sens, je ne dis pas de générosité, de bon sens, de justice, pour rendre aux Africains ce qu’on leur a pris</em>.&nbsp;» A&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_bruit_et_l%27odeur_(discours_de_Jacques_Chirac)">Orléans, lors d’un discours devant plus de 1300&nbsp; militants</a>, le président du Rassemblement pour la République commettra la bourde d’évoquer «&nbsp;<em>le bruit et l’odeur</em>&nbsp;» parlant des immigrés africains, des propos qu’il a vite regretté, appelant plusieurs chefs d’Etat du continent pour s’en excuser.</p>



<p><strong>Un géant de la Ve République</strong></p>



<p>Nul, à part le général De Gaulle, n’aura autant marqué la Ve République. Humaniste de droite et gaulliste, sa vie se confond à sa carrière politique. Secrétaire d’Etat à l’emploi dès 1968, il servira la France toute sa vie. Secrétaire d’Etat à l’économie et aux finances (1968-1971), président du conseil général de la Corrèze dès 1970 et ce pendant près d’une décennie, ministre délégué aux relations avec le parlement (1971-1972). Il passera ensuite à l’agriculture puis l’intérieur avant de devenir deux fois Premier ministre (1974 sous Valery Giscard D’Estaing) puis (1986 sous François Mitterrand). 18 ans à la tête de la ville de Paris dès 1977,&nbsp; cet euro-prudent aura été député européen avant de consacrer sa carrière par la magistrature suprême. Avec Mitterrand, il sera le seul président de la Ve République à faire deux mandats. Depuis, accablé par la maladie, il vivait recru chez lui et évitait, ces dernières années, les apparitions publiques.</p>



<p>Père de deux filles, Claude et&nbsp; Laurence décédée en 2016 à la suite d’une très longue maladie, c’est entouré des siens qu’il a quitté définitivement ce monde selon&nbsp;<a href="https://www.lfm.ch/actualite/international/jacques-chirac-est-mort/">le communiqué de son gendre qui a annoncé la triste nouvelle</a>. Marié en 2011 à Claude Chirac, Frédéric Salat-Baroux qui fut collaborateur de l’ancien président aura été proche de Jacques Chirac, jusqu’au bout.</p>



<p><strong>Source: Afrika Strategies France/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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