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	<title>islamistes &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tunisie : quand les islamistes veulent déréguler les médias</title>
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				<pubDate>Wed, 21 Oct 2020 17:39:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Un amendement porté par El Karama et visant à la dérégulation du secteur rencontre une vive opposition. Explications. Très attendue, la plénière du 20 octobre portant sur le décret 116 relatif à l’audiovisuel a tourné court. Elle devait examiner un projet de loi élaboré par le précédent gouvernement et qui vise à donner plus d’assise...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/makhlouf.png" alt="" class="wp-image-19611" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/makhlouf.png 460w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/makhlouf-300x198.png 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/makhlouf-455x300.png 455w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /><figcaption>Seifeddine Makhlouf, président du parti Al Karama</figcaption></figure>



<p><strong>Un amendement porté par El Karama et visant à la dérégulation du secteur rencontre une vive opposition. Explications.</strong></p>



<p>Très attendue, la plénière du 20 octobre portant sur le décret 116 relatif à l’audiovisuel a tourné court. Elle devait examiner un projet de loi élaboré par le précédent gouvernement et qui vise à donner plus d’assise à la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/323677/culture/tunisie-larbi-chouikha-haica-ne-autorite/">Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica).</a>&nbsp;En parallèle, la coalition d’El Karama voulait introduire un amendement permettant aux chaînes audiovisuelles d’exercer sans autorisation.</p>



<p>Ce point, qui a soulevé de vives réactions dans le milieu des médias, est devenu l’unique sujet du jour, d’autant que le gouvernement avait retiré la veille sa proposition législative. Ne restait plus qu’à discuter l’amendement d’El Karama, au cœur d’une vaste polémique, qu’une journaliste d’Ettasia TV résume ainsi : « C’est la porte ouverte à tous les prosélytismes et au plus offrant. »</p>



<h4>Transition</h4>



<p>Les faits remontent à loin. Dix ans après la chute du régime de Ben Ali, la Tunisie, faute d’avoir pérennisé les instances constitutionnelles, n’en finit pas avec sa transition. Les remous pour amender le décret-loi 116, relatif à la liberté de la communication audiovisuelle et à la création de la Haica, en attestent.</p>



<p>Ce décret, ainsi que le 115 portant sur la liberté de la presse, de l’imprimerie et de l’édition, qui abrogent depuis novembre 2011 tous les textes précédents et posent les bases opérationnelles du secteur des médias, ne sont pas du goût des partis. Surtout d’Ennahdha, qui avec la troïka gouvernementale, n’activera la Haica qu’après 17 mois de tergiversations.</p>



<p>« Cela a conforté à l’idée selon laquelle Ennahdha ne trouvait pas son intérêt à une régulation de l’audiovisuel. Sans compter que la régulation était un principe nouveau dont les mécanismes n’étaient pas toujours compris par les acteurs politiques », décrypte Enrique Klaus, chercheur à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC).</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA HAICA, MALGRÉ SA RÉSISTANCE, NE PARAÎT PLUS COMME UN BASTION INEXPUGNABLE DE LA RÉGULATION DES MÉDIAS</p></blockquote>



<p>Mais l’édifice est fragile. Et, au fil du temps,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/42666/politique/tunisie-la-r-bellion-paradoxale-des-m-dias-contre-la-haica/">la Haica, malgré sa résistance, ne paraît plus comme un bastion inexpugnable de la régulation des médias</a>. Un simple amendement suffirait ainsi à en neutraliser l’action. Une initiative d’autant plus facile à mettre en œuvre que nul ne peut réclamer l’arbitrage d’une cour constitutionnelle, qui elle-même n’a pas été mise en place faute d’accord entre les partis.</p>



<p>Et c’est aujourd’hui la coalition El Karama (islamistes) qui a repris le flambeau du rejet de la régulation et du contrôle des médias. « Une normalisation de la situation des médias hors-la-loi à des fins politiques », souligne Hichem Snoussi, membre de la Haica.</p>



<h4>Inquiétudes</h4>



<p>Le rapprochement opéré entre la coalition d’El Karama et Qalb Tounes, le parti de Nabil Karoui, fondateur de Nessma TV, chaîne qui opère dans la clandestinité selon la Haica, a été notamment été interprété en ce sens.</p>



<p>L’universitaire et spécialiste des médias Larbi Chouikha, s’inquiète : « Le pluralisme et la diversité, qui incarnaient les principes de base d’un audiovisuel libre et pluriel, seront complètement happés et dévoyés par les lois du marché et la généralisation de l’opacité financière. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE PROJET D’AMENDEMENT PORTÉ PAR EL KARAMA A RENCONTRÉ UNE VIVE OPPOSITION DANS L’HÉMICYCLE</p></blockquote>



<p>Malgré les inquiétudes, les garde-fous ont tenu bon — en particulier la société civile. À la grande surprise de ses initiateurs, le projet d’amendement porté par El Karama a rencontré une vive opposition dans l’hémicycle. La tension a immobilisé la plénière, qui s’est achevée sur un hypothétique report.</p>



<p>Comme pour conforter ce rejet de l’amendement, le président de la République Kaïs Saïed a mis en garde le jour même contre les violations des dispositions constitutionnelles et souligné « l’importance des mécanismes de régulation et d’autorégulation dans la promotion du paysage audiovisuel et le renforcement du pluralisme et de la diversité des médias, dans le respect de la loi et de la sécurité nationale ».</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/ Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mozambique : Des islamistes armés occupent brièvement deux villes</title>
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				<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 16:41:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Mozambique]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>

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				<description><![CDATA[Après des mois à massacrer des civils dans le nord du Mozambique, la filiale locale du groupe État islamique a franchi une nouvelle étape la semaine dernière : la prise de deux villes, sans grandes difficultés. Ce mouvement inquiète les autorités, qui ne semblent pas parvenir à enrayer un cycle de violences qui s’accentue depuis 2017....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/w980-p16x9-mocim.jpg" alt="" class="wp-image-15665" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/w980-p16x9-mocim.jpg 980w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/w980-p16x9-mocim-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/w980-p16x9-mocim-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></figure>



<p><strong>Après des mois à massacrer des civils dans le nord du Mozambique, la filiale locale du groupe État islamique a franchi une nouvelle étape la semaine dernière : la prise de deux villes, sans grandes difficultés. Ce mouvement inquiète les autorités, qui ne semblent pas parvenir à enrayer un cycle de violences qui s’accentue depuis 2017.</strong></p>



<p>Dans la région du Cabo Delgado, à l’extrême nord du Mozambique,&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20191104-mozambique-attaques-nord-jihadistes" rel="noreferrer noopener"><strong>on a pris l’habitude des attaques du groupe islamiste qui ravage la région depuis 2017</strong></a>. Pourtant, lundi dernier, le 23&nbsp;mars, les membres d’Ansar al-Sunnah ont surpris les autorités&nbsp;: à 4h du matin, ils prenaient le contrôle de Mocimboa da Praia. Ils y détruisaient les bâtiments liés à l’État, les banques et pillaient les commerces. Deux jours plus tard, ils renouvelaient ce sinistre exploit à Quisanga, quelque 200&nbsp;kilomètres plus au sud.</p>



<p>«&nbsp;<em>C’est la première fois qu’ils attaquent des villes, deux jours de suite,</em>explique Éric Morier-Genoud, chercheur à l’université de Belfast qui travaille sur le Mozambique.&nbsp;<em>Ils ont occupé Mocimboa da Praia jusqu’à 20h puis ils sont partis. C’est un changement de tactique de leur part et une véritable démonstration de force.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong>Branche locale de l’État islamique</strong></p>



<p>Ansar al-Sunnah est connu dans la région sous le nom d’«&nbsp;al-Shabab&nbsp;», les «&nbsp;jeunes&nbsp;», bien que cela n’ait rien à voir avec le groupe actif en Somalie. En 2008, ce groupe émerge comme une secte qui revendique de pouvoir vivre sous un régime de charia, sans contact avec l’État. En 2015, il évolue dans une logique insurrectionnelle, et multiplie les violences à partir de 2017, jusqu’à prêter allégeance à l’État islamique en juillet 2019.</p>



<p>«&nbsp;<em>Jusqu’en 2019, ils visent beaucoup les civils,&nbsp;</em>analyse Matteo Puxton, fin connaisseur de l’État islamique et de ses différentes émanations, contraint de travailler sous pseudonyme à la suite de menaces.<em>&nbsp;Puis ils ont commencé à s’attaquer aux forces de sécurité, en tendant des embuscades, des attaques sur les routes et même sur des positions fixes.&nbsp;</em>»</p>



<p>Les membres de ce groupe portent désormais tous des tenues camouflées et sont systématiquement équipés de fusils d’assaut, alors que beaucoup se contentaient d’armes blanches il y a quelques années. Un nombre croissant de leurs attaques donnent lieu à des communications officielles d’Amaq, l’agence de presse officielle de l’État islamique, dont la première en juin 2019. Depuis, ce groupe et les Forces démocratiques alliées&nbsp;(ADF) qui opèrent en République démocratique du Congo, forment la «&nbsp;province Afrique centrale&nbsp;» de l’organisation terroriste. Il ne semble pourtant pas y avoir de liens ou d’échanges concrets entre eux.</p>



<p>«&nbsp;<em>Ils se consolident sur leur territoire,&nbsp;</em>confirme Éric Morier-Genoud.&nbsp;<em>La crainte, c’est qu’ils progressent au-delà.&nbsp;</em>» Les revendications de ce groupe sont pour l’instant très floues. Outre cette revendication politico-religieuse assez générale, difficile de dire ce qu’ils proposent aux populations locales. Après leur attaque à Mocimboa da Praia, ils ont distribué aux habitants l’objet de leur pillage&nbsp;: de l’argent et des vivres. La population, majoritairement musulmane, souffre de la pauvreté et de l’absence de l’État, dans une zone propice aux trafics en tous genres.</p>



<p><strong>L’État mozambicain dépassé</strong></p>



<p>Sur le terrain, les forces de sécurité semblent débordées. Lors de la plupart des attaques, les militaires sont forcés de se sauver. Fautes de moyens pour surveiller les communications et les déplacements des insurgés, ils sont contraints d’attendre que ces derniers déclenchent des assauts.</p>



<p>Dépassé, le gouvernement mozambicain a discrètement fait appel à la Russie. En septembre 2019,&nbsp;<a target="_blank" href="http://jamestown.org/program/russian-mercenaries-pour-into-africa-and-suffer-more-losses-part-one/" rel="noreferrer noopener"><strong>un détachement estimé à 200 hommes</strong></a>, dont on ne sait pas trop s’ils appartiennent à l’armée russe, à la société militaire privée Wagner, ou aux&nbsp;deux, a foncé tête baissée dans le nord pour mater les insurgés. Mal préparés, face à un adversaire qui maîtrise parfaitement le terrain, les Russes ont été obligés de se replier malgré l’appui de plusieurs hélicoptères et après avoir encaissé des pertes importantes, avec au moins une dizaine de morts.</p>



<p><strong>Menace sur le cœur gazier du Mozambique</strong></p>



<p>La province de Cabo Delgado est cruciale pour le Mozambique. Deux immenses blocs offshore de gaz, les réserves les plus importantes d’Afrique de l’Est, y sont exploitées par les grands géants internationaux, protégés tant bien que mal par les forces spéciales mozambicaines&nbsp;: Total, ENI ou encore ExxonMobil. «&nbsp;<em>Ils sont très inquiets qu’il y ait des attaques sur les sites gaziers,&nbsp;</em>constate Éric Morier-Genoud.<em>&nbsp;Mocimba est un centre logistique important pour cette industrie, avec un aéroport et un port par lesquels transite le matériel. Avec ces attaques, les choses se compliquent.</em>&nbsp;»</p>



<p>Le 22 février dernier, le ministre français des Affaires étrangères,&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200221-mozambique-visite-drian-france-economie-terrorisme" rel="noreferrer noopener"><strong>Jean-Yves Le Drian, s’est rendu à Maputo</strong></a>&nbsp;pour parler notamment de lutte contre le terrorisme. C’était la première visite de ce type au Mozambique depuis 2002. L’État français reste discret sur la nature de ces échanges mais une source confirme à RFI que la Direction du renseignement militaire (DRM) française s’intéresse de plus en plus sérieusement à cette zone.</p>



<p><strong>Source: El Watan/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong><br></p>
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