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	<title>Islam &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Islam &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Algérie : une peine de prison réduite pour un militant du Hirak accusé « d&#8217;offense à l&#8217;islam »</title>
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				<pubDate>Wed, 25 Nov 2020 16:06:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le militant algérien du « Hirak » Yacine Mebarki a vu sa peine réduite en appel à un an de prison ferme mercredi, après avoir été condamné en première instance à dix ans pour notamment « offense à l&#8217;islam ».   Accusé notamment de « profanation » du Coran et d' »offense à l&#8217;islam »,&#160;le militant algérien&#160;Yacine Mebarki, qui avait écopé de dix ans...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1.jpg" alt="" class="wp-image-8710" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1.jpg 712w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 712px) 100vw, 712px" /><figcaption>Hirak</figcaption></figure>



<p><strong><br>Le militant algérien du « Hirak » Yacine Mebarki a vu sa peine réduite en appel à un an de prison ferme mercredi, après avoir été condamné en première instance à dix ans pour notamment « offense à l&rsquo;islam ».  </strong></p>



<p>Accusé notamment de « profanation » du Coran et d' »offense à l&rsquo;islam »,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/alg%C3%A9rie/">le militant algérien&nbsp;</a>Yacine Mebarki, qui avait écopé de dix ans de prison ferme en octobre, a vu&nbsp;sa peine réduite en appel à un an de prison ferme, mercredi 25 novembre.</p>



<p>Il&nbsp;a été condamné « à un an de prison par la cour de Khenchela », a précisé son avocat Me Hachem Saci sur son compte Facebook. Il devra aussi payer une amende de 50 000 dinars (330 euros).</p>



<p>Engagé localement&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/hirak/">dans le mouvement de protestation populaire du « Hirak »</a>, le militant berbériste a été reconnu coupable d' »offense aux préceptes de la religion (musulmane), d&rsquo;incitation à la discrimination et de possession sans autorisation de matériel de guerre », selon l&rsquo;avocat.</p>



<p>En revanche, il a été relaxé des chefs d&rsquo;inculpation plus graves de « profanation » du Coran, d' »incitation à convertir un musulman à une autre religion » et de pression sur un musulman pour l&rsquo;inciter à renoncer sa religion », a précisé Me Saci.</p>



<p><strong>Une vague de répression contre les militants du « Hirak »</strong></p>



<p>Le 10 octobre, Yacine Mebarki avait été condamné à dix ans d&#8217;emprisonnement et à verser une lourde amende de 66 millions de dinars (66 000 euros) par le tribunal de Khenchela. En appel, le paquet avait requis la même peine de prison, la plus lourde &nbsp;ayant jamais visé un activiste du « Hirak », selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers d&rsquo;opinion.</p>



<p>Militant de la cause amazigh (berbère), Yacine Mebarki, 52 ans, avait été arrêté le 30 septembre après une perquisition à son domicile. Il sortira de prison le 1er octobre 2021.</p>



<p>Cette condamnation s&rsquo;inscrit dans une vague de répression ciblant quotidiennement des militants du « Hirak », des opposants politiques, des journalistes et des blogueurs. Selon le CNLD, quelque 90 personnes sont actuellement emprisonnées pour des faits liés à la contestation en Algérie, la plupart pour des publications sur Facebook.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Alger fustige « une campagne virulente » contre l’islam après les propos d’Emmanuel Macron</title>
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				<pubDate>Tue, 27 Oct 2020 19:13:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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				<description><![CDATA[Lors de l’hommage au professeur Samuel Paty décapité lors d’un attentat islamiste, le chef de l’Etat a notamment précisé que la France ne renoncerait pas aux caricatures. Le Haut Conseil islamique en&#160;Algérie, une institution officielle, a fustigé lundi 26&#160;octobre une&#160;«&#160;campagne virulente&#160;»&#160;contre l’islam, première réaction d’Alger aux déclarations du président français Emmanuel Macron sur la liberté...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/216c272_30433052-000-8tk4hd.jpg" alt="" class="wp-image-19742" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/216c272_30433052-000-8tk4hd.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/216c272_30433052-000-8tk4hd-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>La cérémonie d’hommage à la Sorbonne, à Paris le 21 octobre 2020, au professeur Samuel Paty, décapité lors d’un attentat islamiste. FRANCOIS MORI / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Lors de l’hommage au professeur Samuel Paty décapité lors d’un attentat islamiste, le chef de l’Etat a notamment précisé que la France ne renoncerait pas aux caricatures.</strong></p>



<p>Le Haut Conseil islamique en&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/algerie/">Algérie</a>, une institution officielle, a fustigé lundi 26&nbsp;octobre une&nbsp;<em>«&nbsp;campagne virulente&nbsp;»</em>&nbsp;contre l’islam, première réaction d’Alger aux déclarations du président français Emmanuel Macron sur la liberté de caricaturer le prophète Mahomet.</p>



<p><em>« Nous déplorons l’émergence de groupes qui dévient des valeurs humaines »</em> et qui <em>« au nom de la liberté d’expression insultent l’islam et son Messager »</em>, a réagi le Haut Conseil, dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence algérienne.</p>



<p><em>«&nbsp;Le Haut Conseil islamique&nbsp;</em>[HCI]<em>&nbsp;condamne fermement cette campagne virulente contre le prophète Mahomet&nbsp;»</em>, poursuit cet organe consultatif chargé notamment d’émettre des avis à la lumière des prescriptions religieuses. Le HCI est composé de quinze membres désignés par le président de la République.</p>



<p>Sans citer nommément le président français Emmanuel Macron, il regrette que cette campagne de dénigrement émane d’<em>«&nbsp;un responsable qui se targue d’être le protecteur des valeurs de fraternité, de liberté et d’égalité&nbsp;»</em>.</p>



<p>Le communiqué fait allusion aux propos de M.&nbsp;Macron, qui a assuré que la France continuerait de défendre les caricatures de Mahomet lors de l’hommage mercredi 21&nbsp;octobre au professeur Samuel Paty, décapité dans un attentat islamiste pour avoir montré ces dessins en classe.</p>



<h4>«&nbsp;Une attaque contre l’islam&nbsp;»</h4>



<p>Le Haut Conseil islamique algérien exhorte&nbsp;<em>«&nbsp;les sages du monde, les organisations religieuses et de défense des droits de l’homme ainsi que les instances du dialogue interreligieux à faire face à ce discours extrémiste&nbsp;»</em>&nbsp;et à&nbsp;<em>«&nbsp;œuvrer pour le respect des symboles religieux communs contre la haine et le racisme&nbsp;»</em>.</p>



<p>Les déclarations de M. Macron ont suscité un flot de critiques dans le monde musulman, de la part de dirigeants politiques et religieux, d’élus mais aussi de simples citoyens sur les réseaux sociaux, et provoqué des manifestations et des appels au boycott des produits français.</p>



<p>Des Algérois interrogés dans la rue par l’AFP manifestaient également leur désapprobation.&nbsp;<em>«&nbsp;Macron a lancé une attaque contre l’islam et les musulmans&nbsp;»</em>, a affirmé Mekid Ahcen, un journalier de 42&nbsp;ans.&nbsp;<em>«&nbsp;Je demande aux peuples arabes et aux musulmans de boycotter tous les produits français. En plus du boycott, il faut que les Algériens sortent dans la rue pour exprimer leur colère et leur soutien à notre prophète Mahomet qui est notre guide&nbsp;»</em>, a-t-il estimé.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous, musulmans, nous avons répliqué à Macron en protestant sur les réseaux sociaux comme Facebook&nbsp;»</em>, a confié Nawal, une professeure de lycée de 51&nbsp;ans.</p>



<p>Par ailleurs, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, l’avocat franco-algérien Chems-Eddine Hafiz, considéré comme un modéré, a condamné dans un tweet les appels au boycott, dénonçant une <em>« instrumentalisation de l’islam »</em>, <em>« visant à discréditer »</em> la France. Plus ancienne institution musulmane en France métropolitaine, la Grande Mosquée de Paris est contrôlée et largement financée par l’Algérie.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Aida Diallo: une femme peut-elle diriger une communauté religieuse en islam?</title>
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				<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 18:00:17 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Au Sénégal, le débat est posé depuis que la troisième épouse d&#8217;un guide religieux s&#8217;est autoproclamée successeur de son mari déclenchant une querelle de succession et une mise en garde de l&#8217;autorité suprême de la communauté mouride. Le pays n&#8217;a jamais eu de femme présidente mais Mame Madior Boye est devenue la première femme Premier...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/109344742_31793d8a-c229-4a81-b306-dfef9b4edcbb.jpg" alt="" class="wp-image-10597" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/109344742_31793d8a-c229-4a81-b306-dfef9b4edcbb.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/109344742_31793d8a-c229-4a81-b306-dfef9b4edcbb-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption> Sokhna Aida Diallo, la troisième épouse du guide des Thiantacoune </figcaption></figure>



<p><strong>Au Sénégal, le débat est posé depuis que la troisième épouse d&rsquo;un guide religieux s&rsquo;est autoproclamée successeur de son mari déclenchant une querelle de succession et une mise en garde de l&rsquo;autorité suprême de la communauté mouride.</strong></p>



<p>Le pays n&rsquo;a jamais eu de femme présidente mais Mame Madior Boye est devenue la première femme Premier ministre de mars 2001 à novembre 2002. Elle a fait des émules car Aminata Touré a été nommée Premier ministre en 2013. Un poste qu&rsquo;elle a quitté en 2014.</p>



<p>Si sur le plan politique les femmes semblent briser le plafond de verre, sur le plan religieux les choses ne sont pas aussi simples.</p>



<h4>Qu&rsquo;est-ce qui s&rsquo;est passé?</h4>



<p>Sokhna Aida Diallo, la troisième épouse du guide des Thiantacounes, décédé le 7 mai 2019 à Bordeaux en France, l&rsquo;a apprise à ses dépens car beaucoup de ses compatriotes estiment qu&rsquo;une femme ne doit pas être à la tête d&rsquo;une communauté religieuse conformément à l&rsquo;orthodoxie islamiques et aux textes coraniques.</p>



<p>Sa volonté de succéder à son mari s&rsquo;est heurtée à l&rsquo;intransigeance du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké Bassirou.</p>



<p>Dans une déclaration mardi soir, le guide religieux a tout simplement excommunié Aida Diallo tout en dénonçant « ses agissements » qui, selon lui, sont contraires à l&rsquo;islam.</p>



<p>Mercredi soir, elle a présenté ses excuses au khalife général des mourides dans une vidéo.</p>



<p><strong>Que</strong><strong>dit&nbsp;</strong><strong>le coran sur les femmes leader religieux?</strong></p>



<p>L&rsquo;islamologue Khadim Mbacké soutient qu&rsquo;une femme n&rsquo;a pas le droit de diriger un groupe mixte où il y aurait des femmes et des hommes.</p>



<p>« Elle doit instruire ses sœurs en matière de religion, mais elle ne peut pas diriger des femmes et des hommes. Ce n&rsquo;est pas possible, selon les enseignements de l&rsquo;islam « , précise le professeur.</p>



<p>Toutefois, il souligne que « la femme a un rôle indispensable dans l&rsquo;islam « .</p>



<p>« La femme a joué un rôle dans la genèse et le développement de la religion comme Khadija, la première épouse du Prophète, Oumou Salamata et Aïcha qui ont aidé leur époux, le Prophète à réussir sa mission », déclare le Pr. Khadim Mbacké interrogé par la radio sénégalaise RFM.</p>



<p>Selon lui, la femme a le devoir de diriger d&rsquo;autres femmes si elle en a les compétences.</p>



<h4>Place de la femme dans l&rsquo;Islam</h4>



<p>Le journaliste-écrivain, Serigne Mansour Sy Cissé, spécialiste des questions islamiques, indique que « l&rsquo;islam confère à la femme, un rôle certes important dans la société, mais encadré. »</p>



<p>« Dans un contexte marqué par un leadership et un féminisme débordant, qui transgresse parfois, des permis et défendus, certaines femmes pensent pouvoir disputer l&rsquo;héritage spirituel aux hommes », explique le journaliste.</p>



<p>En aucun cas, la femme ne peut diriger une prière devant des hommes, selon Imam Malick.</p>



<p>A ses yeux, le califat ou l&rsquo;imamat d&rsquo;une femme n&rsquo;est pas accepté par les textes islamiques.</p>



<p>« Toutefois, il faut admettre que le Prophète Mohamed exhortait les musulmans, à se rapprocher de son épouse Aïcha pour apprendre la moitié de leur religion. Cela signifie qu&rsquo;elles peuvent bien accéder à la théologie musulmane et à ses branches de par leur dévouement. Jamais Aïcha n&rsquo;a été calife de la Oumah, ni Imam de mosquée », ajoute M. Cissé.</p>



<p>En revanche, les femmes sont logées à la même enseigne que les hommes en termes d&rsquo;éducation, de formation, d&rsquo;adoration envers Dieu, de vie professionnelle intense, comme Khadija, qui employait Seydina Mouhamed, avant la Révélation, mais force est de reconnaître qu&rsquo;à côté des recommandations, il y a des interdits ». soutient-il.</p>



<p><strong>Source: BBC Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>RD Congo : à cause d&#8217;Ebola, les musulmans congolais privés de pèlerinage à La Mecque</title>
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				<pubDate>Fri, 26 Jul 2019 19:59:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Communauté islamique au Congo (Comico), qui facilite chaque année l&#8217;obtention des visas aux pèlerins musulmans, a vu ses demandes de visa rejetées par les autorités de l&#8217;Arabie saoudite. Les musulmans congolais seront les grands absents au pèlerinage de cette année à La Mecque. Ainsi en a décidé le ministère du pèlerinage de l&#8217;Arabie saoudite&#160;en...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/Islam-rdc-720x340.jpg" alt="" class="wp-image-7336" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/Islam-rdc-720x340.jpg 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/Islam-rdc-720x340-300x142.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<h4>La Communauté islamique au Congo (Comico), qui facilite chaque année l&rsquo;obtention des visas aux pèlerins musulmans, a vu ses demandes de visa rejetées par les autorités de l&rsquo;Arabie saoudite.</h4>



<p>Les musulmans congolais seront les grands absents au pèlerinage de cette année à La Mecque. Ainsi en a décidé le ministère du pèlerinage de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/arabie-saoudite">Arabie saoudite</a>&nbsp;en raison de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/veronique-tadjo-pourquoi-face-a-ebola-il-faut-changer-les-mentalites-13-11-2018-2270964_3826.php">l&rsquo;épidémie Ebola</a>&nbsp;qui sévit depuis un an dans l&rsquo;est du pays, informe le Comico, qui représente la communauté islamique dans le pays.</p>



<h4>Pas de visa pour les pèlerins venant de la RDC</h4>



<p>«&nbsp;Je suis au regret d&rsquo;annoncer aux centaines de musulmans, Congolais et étrangers, habitant la RDC qui voulaient se rendre à La Mecque pour le pèlerinage que les autorités saoudiennes ont signifié qu&rsquo;aucun visa ne serait délivré à toute personne qui viendrait de la RDC&nbsp;», a déclaré à l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afp">AFP</a>&nbsp;Cheick Ali Mwinyi, chef de la communauté islamique en RDC.</p>



<p>«&nbsp;Dans une lettre, le ministre des Affaires religieuses nous a expliqué qu&rsquo;il ne peut prendre de risque de contamination de plusieurs millions de personnes qui effectueront le déplacement à La Mecque et retourneront dans leurs pays respectifs&nbsp;», a-t-il ajouté. «&nbsp;Je suis peiné par cette mesure, mais j&rsquo;accepte cette décision parce qu&rsquo;en cette matière aucun risque ne peut être accepté. C&rsquo;est de la responsabilité des musulmans vivant en RDC de protéger tous nos frères&nbsp;», a-t-il expliqué.</p>



<h4>Les craintes des autorités saoudiennes</h4>



<p>Lors d&rsquo;une épidémie, Ebola se transmet entre humains par contacts directs. Une personne saine est contaminée par les «&nbsp;fluides corporels&nbsp;» d&rsquo;une personne malade&nbsp;: sang, vomissures, matières fécales&#8230; Contrairement à la grippe, ce virus ne peut pas se transmettre par voie aérienne. Aussi Ebola est-il moins contagieux que de nombreuses autres maladies virales.</p>



<p>«&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/monde/le-pelerinage-a-la-mecque-debute-pour-2-millions-de-musulmans-19-08-2018-2244427_24.php">La Mecque, au pèlerinage</a>, ce sont plus de&nbsp;3&nbsp;millions de personnes qui se réunissent. Les gens qui dorment à ciel ouvert. On a une série de rites qui se font parfois torse nu&nbsp;», rappelle sur la radio nationale&nbsp;<a href="https://topcongofm.net/ebola-les-musulmans-congolais-interdits-de-se-rendre-a-la-mecque-comico/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Top Congo FM</a>&nbsp;l&rsquo;iman Djuma Twara, qui n&rsquo;est autre que le secrétaire général du comité transitoire de la Communauté islamique au&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/congo">Congo</a>. «&nbsp;Celui qui n&rsquo;est pas parti cette année partira l&rsquo;année prochaine. Celui qui avait déjà cette intention sera récompensé à la même hauteur&nbsp;» que&nbsp;celui qui s&rsquo;y est rendu, a encore confié l&rsquo;imam. Le pèlerinage est le 5e pilier de l&rsquo;islam, «&nbsp;celui qui le remplit normalement aura la récompense de pardon de tous ses péchés. Après le rite de pèlerinage, on sera comme un enfant qui vient de naître. C&rsquo;est le grand avantage d&rsquo;aller au pèlerinage. Tous vos péchés sont pardonnés&nbsp;», précise l&rsquo;imam Djuma Twara. Ce dernier rappelle&nbsp;: «&nbsp;Le rite de pèlerinage a commencé à partir d&rsquo;Adam. Abraham a fait le pèlerinage. Si vous suivez le parcours de Moïse, pour quitter l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/egypte">Égypte</a>&nbsp;pour Israël, ils sont passés par le pèlerinage. Même Jésus, quand sa maman a quitté Jérusalem pour venir en Égypte, c&rsquo;était pour accomplir ce pèlerinage. Donc c&rsquo;est un site où tous les prophètes envoyés par Dieu sont passés. C&rsquo;est un site historique visité par tous les prophètes envoyé par Allah.&nbsp;»</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/monde/pelerinage-a-la-mecque-l-organisation-et-la-securite-en-question-24-09-2015-1967850_24.php">La Mecque</a>&nbsp;est&nbsp;«&nbsp;une des villes saintes de l&rsquo;Arabie saoudite. Parmi les rites, il faut faire le tour de la maison sainte et aller à la montagne pour demander le pardon de Dieu&nbsp;». Mi-juillet, l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé la dixième épidémie d&rsquo;Ebola en RDC au rang d&rsquo;«&nbsp;urgence de santé publique de portée internationale&nbsp;», un statut réservé aux épidémies les plus graves.</p>



<h4>Le pays sur le front de la riposte</h4>



<p>Cette épidémie, qui frappe actuellement la RDC et qui dure depuis août 2018, est la plus grave de l&rsquo;histoire de la maladie depuis celle ayant touché l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;de l&rsquo;Ouest entre fin&nbsp;2013 et 2016. Elle a tué plus de 1&nbsp;700 personnes.&nbsp;La «&nbsp;maladie à virus Ebola&nbsp;» (auparavant nommée «&nbsp;fièvre hémorragique à virus Ebola&nbsp;») tient son nom de la rivière Ebola, située dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC, à l&rsquo;époque Zaïre), où le virus a été repéré pour la première fois en 1976.</p>



<p>La Banque mondiale a annoncé mercredi l&rsquo;octroi d&rsquo;une aide pouvant aller «&nbsp;jusqu&rsquo;à&nbsp;300&nbsp;millions de dollars&nbsp;» dans le cadre de la lutte mondiale contre l&rsquo;épidémie d&rsquo;Ebola qui sévit en République démocratique du Congo. En fin de semaine dernière et après le limogeage du ministre de la Santé, le&nbsp;Dr Oly Ilunga,&nbsp;le président Tshisekedi a nommé une équipe d&rsquo;experts dirigée par le Dr Jean-Jacques Muyembe, le directeur de l&rsquo;Institut congolais de la recherche biomédicale de Kinshasa (INRB), pour assurer la «&nbsp;conduite&nbsp;» de la riposte contre Ebola en RDC sous sa «&nbsp;supervision&nbsp;».&nbsp;En majorité chrétienne, la communauté islamique en RDC revendique 10&nbsp;% de l&rsquo;ensemble de la population congolaise, estimée à&nbsp;80&nbsp;millions d&rsquo;habitants comme pratiquants de la religion musulmane.</p>



<p>Source: Le point Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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		<title>Mali : l&#8217;islam influence-t-il vraiment la politique ?</title>
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				<pubDate>Mon, 08 Jul 2019 12:20:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/541867-men-pray-outside-the-grand-mosque-during-eid-al-fitr-celebrations-in-bamako.jpg" alt="" class="wp-image-6530" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/541867-men-pray-outside-the-grand-mosque-during-eid-al-fitr-celebrations-in-bamako.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/541867-men-pray-outside-the-grand-mosque-during-eid-al-fitr-celebrations-in-bamako-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/541867-men-pray-outside-the-grand-mosque-during-eid-al-fitr-celebrations-in-bamako-768x511.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/541867-men-pray-outside-the-grand-mosque-during-eid-al-fitr-celebrations-in-bamako-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption> <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://www.liberation.fr/planete/2013/08/09/au-mali-l-islam-deroule-le-tapis-pour-ibk_923940">Libération</a> Le favori du scrutin a reçu le soutien du Haut Conseil islamique, une institution de plus en plus influente sur la scène politique </figcaption></figure>



<h4>La question mérite d&rsquo;être posée alors que le religieux semble clairement prendre le dessus sur le politique à travers les idées que les organisations musulmanes imposent progressivement.</h4>



<p>Au Mali, les religieux, auxquels on prête une influence très importante, ont-ils pris le dessus sur le politique&nbsp;? Le think tank International Crisis Group (ICC) a consacré un&nbsp;<a href="https://www.crisisgroup.org/fr/africa/west-africa/mali/249-politics-islam-mali-separating-myth-reality" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport à cette question</a>, tentant d&rsquo;évaluer s&rsquo;il s&rsquo;agit de la réalité ou d&rsquo;une fiction. Ainsi, le mythe leur prêterait une influence souvent fantasmée et démesurée. En outre, leurs consignes de vote ne seraient pas toujours suivies et des décisions politiques leur seraient parfois attribuées à tort. Mais qu&rsquo;entendons-nous, concrètement, sous l&rsquo;expression «&nbsp;influence politique de l&rsquo;islam&nbsp;», et selon quels procédés les acteurs religieux acquièrent-ils cette influence&nbsp;?</p>



<h4>Entre l&rsquo;État et les mouvements islamiques, une&nbsp;série de&nbsp;confrontations</h4>



<p>L&rsquo;influence politique de l&rsquo;islam pourrait correspondre à la capacité des organisations musulmanes de se constituer en force conservatrice pouvant efficacement peser sur les décisions politiques publiques, et imposer un ordre social qui engage l&rsquo;ensemble de la société. Du régime d&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/amadou-toumani-toure">Amadou Toumani Touré</a>&nbsp;(2002-2012) à celui d&rsquo;Ibrahim Boubacar Keïta&nbsp;(depuis 2013), toutes les confrontations publiques qui ont opposé l&rsquo;État aux organisations islamiques, autour de réformes sociales et sociétales, se sont soldées par la victoire de ces dernières.</p>



<p>Le procureur général de la République, Daniel A. Tessougué, fut limogé quelques jours après la joute oratoire qui l&rsquo;avait opposé à Mahmoud Dicko, l&rsquo;ancien président du Haut Conseil islamique (HCI), après que ce dernier eut qualifié l&rsquo;attentat contre l&rsquo;hôtel Radisson Blu du 20&nbsp;novembre&nbsp;2015&nbsp;de&nbsp;<a href="https://lamenparle.hypotheses.org/448" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;punition divine contre un monde perverti par l&rsquo;homosexualité&nbsp;»</a>.</p>



<p>En février 2017, la mise en garde du même président du HCI suffit à dissuader le ministre de la Justice, Mamadou I. Konaté, à renoncer à&nbsp;<a href="https://niarela.net/societe/me-mamadou-ismael-konate-a-mahmoud-dicko-il-nest-nullement-question-dexcisionmais-plutot-de-violences-conjugales" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son projet de loi criminalisant l&rsquo;excision</a>.</p>



<p>La plus emblématique des confrontations qui opposa l&rsquo;État aux mouvements islamiques reste celle qui s&rsquo;opéra autour de la réforme du Code de la famille, entre&nbsp;2009&nbsp;et 2011. L&rsquo;État échoua à imposer sa version progressiste du Code, qui visait pourtant à instaurer l&rsquo;<a href="https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/mali/Le-nouveau-Code-de-la-famille" target="_blank" rel="noreferrer noopener">équilibre des droits entre l&rsquo;homme et la femme</a>. Au total, 51&nbsp;articles furent modifiés, lors du second examen du texte au Parlement, afin de satisfaire aux exigences des organisations musulmanes.</p>



<h4>Contre «&nbsp;l&rsquo;enseignement de l&rsquo;homosexualité&nbsp;»</h4>



<p>Autre affaire, le gouvernement malien, en partenariat avec l&rsquo;ambassade des Pays-Bas au Mali, a engagé, il y a quelques mois, un atelier de réflexion autour de l&rsquo;enseignement de l&rsquo;éducation sexuelle aux adolescents dans les écoles. En décembre 2018, l&rsquo;imam Mahmoud Dicko (qui a cédé sa place à&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/cherif-ousmane">Chérif Ousmane</a>&nbsp;Madani Haïdara en avril dernier après deux mandats) a mobilisé les réseaux sociaux pour dénoncer ce qu&rsquo;il qualifiait d&rsquo;<a href="http://www.rfi.fr/afrique/20181224-mali-reforme-education-sexuelle-vagues-bamako" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;enseignement de l&rsquo;homosexualité&nbsp;» dans les écoles maliennes</a>.</p>



<p>La doléance de l&rsquo;imam était très claire&nbsp;: il est contre l&rsquo;évocation des orientations sexuelles à l&rsquo;école. Le gouvernement, au lieu de défendre le bien-fondé du projet, a finalement décidé de l&rsquo;abandonner, comme s&rsquo;il était convaincu que la société malienne n&rsquo;était pas assez progressiste pour pouvoir aborder la question de l&rsquo;homosexualité dans l&rsquo;espace public, et encore moins tolérer son existence. À la suite de cette affaire, un rassemblement convoqué par Dicko s&rsquo;est tenu au stade du 26-Mars de Bamako, le 10&nbsp;février 2019, pour réclamer la démission du Premier ministre&nbsp;Soumeylou Boubèye Maïga.</p>



<p>Plusieurs manifestations s&rsquo;en sont suivies et la&nbsp;<a href="http://www.rfi.fr/afrique/20190419-mali-premier-ministre-demission-soumeylou-boubeye-maiga" target="_blank" rel="noreferrer noopener">démission de Boubèye Maïga</a>&nbsp;est intervenue à la veille de la motion de censure que s&rsquo;apprêtait à voter le Parlement, et de l&rsquo;appel à manifestation du 5&nbsp;avril 2019, finalement annulée.</p>



<p>Cette affaire pose, encore une fois, la question des capacités de l&rsquo;État à imposer ses réformes, quand celles-ci sont considérées comme «&nbsp;antimusulmanes&nbsp;». Lorsqu&rsquo;à chaque confrontation, les organisations musulmanes parviennent à imposer leurs idées, face à l&rsquo;État, on est alors en droit de dire qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, au Mali, le religieux a clairement pris le dessus sur le politique.</p>



<h4>D&rsquo;où les organisations musulmanes tirent-elles leur&nbsp;influence politique&nbsp;?</h4>



<p>Celle-ci découle, en grande partie, du rôle des organisations islamiques dans les terroirs. Ce rôle permet d&rsquo;expliquer, d&rsquo;une part, pourquoi une majorité de Maliens font davantage confiance aux acteurs religieux qu&rsquo;aux hommes politiques et, d&rsquo;autre part, la grande capacité de mobilisation des leaders religieux.</p>



<p>Source: Le point/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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