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	<title>investisseurs &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>TOGO : A Bristol, Zinsou, Anato, Rioux, Dufourc, Grison, Guérin et d’autres défilent chez Gnassingbé</title>
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				<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 04:49:44 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-3.jpg" alt="" class="wp-image-21846" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-3.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-3-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Le défilé des investisseurs français chez le président togolais est interprété par l&rsquo;opinion à Lomé, comme « un risque de bradage » de viviers de l&rsquo;économie togolaise</figcaption></figure>



<p><strong>A Paris où il séjourne depuis hier soir, le président togolais a prévu de nombreuses rencontres, notamment économiques, avec des investisseurs français. Arnaud Grison (Vinci Energies), Jean Michel Guéllaud, Nicolas Dufourc (BPI) ou encore Momar Nguéyé (Comité Afrique Medef) feront le détour à Bristol, à quelques pas de l’Élysée avant l’ultime audience avec Macron. Le tête-à-tête sera suivi d’une séance de travail avec 3 collaborateurs de chaque côté. Pour l’heure, l’identité des «&nbsp;acolytes&nbsp;» du président togolais est inconnue.<br></strong></p>



<p>Le séjour sera essentiellement économique et sécuritaire. Le président togolais en a d’ailleurs donné le ton en multipliant des rencontres tous azimuts avec des investisseurs français. Ce qui fait dire à certains observateurs que l’un des principaux objectifs de cette audience est de donner aux hommes d’affaires français «&nbsp;<em>leur part du gâteau togolais</em>«&nbsp;. Aujourd’hui, de Christopher Guérin au président de Sogea Satom, Jean-Michel Guélaud, plusieurs hommes d’affaires ont été (ou seront) reçus, hôtel Bristol. Leader français des infrastructures routières, Sogea Satom lorgne les marchés de routes au Togo, un espace bien occupé par le burkinabé Ebomaf dont le directeur général a mis à disposition l’avion Airbus 319 qui a ramené la le chef de l’État à Paris. Pour cette première visite d’amitié, une forte délégation d’au moins 6 ministres et divers membres de cabinet est arrivée dans la capitale française.</p>



<p><strong>Les meneurs de l’économie française font la queue</strong></p>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.afrikastrategies.fr/wp-content/uploads/2019/10/adcorona.jpg" alt="Espace pub 830 X 140"/></figure>



<p>Le président togolais devrait continuer ses rencontres jeudi avant l’audience de Macron vendredi&nbsp; à la mi-journée. Mais en attendant, la priorité est aux opérateurs économiques. Alors que le Bénin et le Togo ont liquidé la Communauté électrique du Bénin (Ceb) qui gérait l’énergie pour les deux pays, à la demande ferme de Patrice Talon, Faure Gnassingbé fait de l’énergie une urgence. Mais au-delà de Arnaud Grison de Vinci Energies, Nicolas Dufourc évoquera des financements de projets alors que Thierry Deau est venu soumettre un projet d’autoroutes. Le président de Meridiam fait de la prospection en Afrique de l’ouest. Le président se déplacera aussi, d’abord à l’Elysée mais aussi pour un entretien avec Jean-Yves Ledrian qui a été, avec Robert Dussey, son homologue togolais, l’un des deux artisans de cette visite. Le président togolais recevra aussi Lionel Zinsou, l’économiste béninois ou encore le député macroniste Anato, originaire du Togo. Remy Rioux, patron de l’Agence française de développement (Afd) à qui 1h30 sera consacrée est l’une des personnes les plus attendues par Faure Gnassingbé qui semble bien satisfait de cette visite.</p>



<p><strong>Forte délégation</strong><strong>A LIRE AUSSI</strong></p>



<p><a href="http://www.afrikastrategies.fr/togo-faure-gnassingbe-est-arrive-a-paris-plus-tot-que-prevu-le-reste-de-sa-delegation-est-en-route/">TOGO : Faure Gnassingbé est arrivé à Paris plus tôt que…</a><a href="http://www.afrikastrategies.fr/author/redaction1/"><em>MAX-SAVI Carmel&nbsp;</em>&nbsp;</a>Avr 7, 2021</p>



<p><a href="http://www.afrikastrategies.fr/togo-faure-gnassingbe-et-les-secrets-dune-visite-a-lelysee-vendredi-a-13h/">TOGO&nbsp;: Faure Gnassingbé et les secrets d’une visite à…</a><a href="http://www.afrikastrategies.fr/author/redaction1/"><em>MAX-SAVI Carmel&nbsp;</em>&nbsp;</a>Avr 6, 2021</p>



<p><a href="http://www.afrikastrategies.fr/gabon-le-code-civil-en-cours-de-revision-en-faveur-des-droits-des-femmes/">Gabon: le Code civil en cours de révision en faveur des…</a><a href="http://www.afrikastrategies.fr/author/admin/"><em>Admin&nbsp;</em>&nbsp;</a>Mar 25, 2021</p>



<p>Cina Lawson (économie numérique), Sandra Johnson (Secrétaire générale de la présidence), Gilbert Bawara (fonction publique), Robert Dussey (Affaire étrangères) mais aussi le ministres de l’économie, Sani Yaya. Puisque les questions de sécurité sont à l’ordre du jour, Yark Damehane est arrivé ce matin de Lomé ainsi que le protocole qui était absent hier. Ce qui a fait de Calixte Madjoulba, ambassadeur à Paris, le chef d’accueil qui a réparti président et ministres dans leurs chambres d’hôtel. Toute cette première journée a connu de nombreuses audiences avant la déjeuner auquel le président togolais a convié plusieurs de ses ministres. L’agenda, bien chargé, devrait continuer son cours demain. A l’hôtel Elysée, avenue Wagram, l’autre partie de la délégation à qui il faut quelques minutes pour rejoindre Bristol. Le choix d’un hôtel aussi sécurisé et en périmètre de sécurité de l’Elysée peut se justifier par la peur d’être dérangé par des manifestations de la diaspora togolaise, prise de court. Evoqué en amont, les réservations de Shangri-La hôtel ne serviront à rien, Bristol ayant emporté</p>



<p><strong>La France est contre la candidature de Goïta à la présidentielle</strong></p>



<p>Le Mali a été l’élément déclencheur de ce voyage. Faure Gnassingbé s’est imposé comme celui qui en a le contrôle et l’influence, ce qui en fait un interlocuteur privilégié pour Emmanuel Macron. Au-delà des questions sécuritaires, qui justifient en partie cette audience, la candidature du colonel Assimi Goïta sera évoquée d’autant que Paris ne souhaite pas que le vice-président de la transition soit candidat pour la prochaine présidentielle. Une position qui semble partagée par le Togo. La question sécuritaire sera aussi abordée. Pour le président togolais, il s’agit d’une revanche d’autant qu’il était le dernier dirigeant du pré-carré français à être reçu, 4 ans après l’arrivée au pouvoir de Macron.</p>



<p>Arrivé au pouvoir à la mort de son feu père en 2005, Faure Gnassingbé a brigué récemment un 4<sup>e</sup>&nbsp;et controversé mandat. Il pourrait se maintenir jusqu’en 2030,&nbsp; à la tête de ce petit État de l’Afrique de l’ouest dont l’essentiel des ressources minières, le phosphate notamment, a été bradé par une gestion au pifomètre.</p>



<p><strong>Max-Savi Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Au Mozambique, une attaque djihadiste près d’installations gazières</title>
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				<pubDate>Wed, 09 Dec 2020 10:43:50 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Ce nouvel assaut nourrit les inquiétudes des investisseurs étrangers, parmi lesquels le français Total, l’américain Exxon ou l’italien Eni. Des combattants djihadistes ont attaqué lundi soir 7 décembre un village du nord du Mozambique à proximité d’installations gazières stratégiques, a appris l’AFP auprès de sources militaires dans la région. Il s’agit du village de Mute, situé seulement à...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x.jpg" alt="" class="wp-image-6185" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Soldiers from the Mozambican army patrol the streets after security in the area was increased, following a two-day attack from suspected islamists in October last year, on March 7, 2018 in Mocimboa da Praia, Mozambique.  / AFP PHOTO / ADRIEN BARBIER</figcaption></figure>



<p><strong>Ce nouvel assaut nourrit les inquiétudes des investisseurs étrangers, parmi lesquels le français Total, l’américain Exxon ou l’italien Eni.</strong></p>



<p>Des combattants djihadistes ont attaqué lundi soir 7 décembre un village du nord du <a href="https://www.lemonde.fr/mozambique/">Mozambique</a> à proximité d’installations gazières stratégiques, a appris l’AFP auprès de sources militaires dans la région. Il s’agit du village de Mute, situé seulement à une vingtaine de kilomètres de la péninsule d’Afungi, centre névralgique d’un projet qui représente l’un des plus gros investissements en Afrique et auquel participe notamment le groupe français Total.</p>



<p>Les djihadistes visaient un déploiement de militaires dans ce village au sud du port de Palma. Les violences se sont prolongées pendant la nuit, les djihadistes mettant le feu à des dizaines de maisons de villageois, selon un modus operandi bien connu dans la région aux prises avec cette insurrection depuis 2017.</p>



<p><em>«&nbsp;Après l’attaque des terroristes contre notre position, des renforts ont été envoyés pour les repousser&nbsp;»</em>, selon une source militaire à Palma qui a requis l’anonymat, précisant que les affrontements se poursuivaient mardi.</p>



<h4>Des attaques qui montent en puissance</h4>



<p>Mute a longtemps servi de zone tampon entre les installations de gaz naturel et le port stratégique pour l’acheminement des infrastructures, Mocimboa da Praia, contrôlé par les djihadistes depuis août.</p>



<p>Cette récente attaque nourrit les inquiétudes des investisseurs étrangers en vue de l’exploration gazière, parmi lesquels Total, mais aussi l’américain Exxon et l’italien Eni, selon ce responsable militaire.</p>



<p>Selon une autre source militaire, des renforts aériens de la société de sécurité privée sud-africaine Dyck Advisory Group ont été déployés depuis Pemba, la capitale de la province de Cabo Delgado, pour aider les militaires à reprendre Mute.</p>



<p>Le gouvernement, régulièrement interrogé sur ces attaques djihadistes, ne les commente généralement pas. Et un porte-parole de la police dans la province n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP. Les attaques de djihadistes montent en puissance dans cette province frontalière avec la Tanzanie ces derniers mois. Elles ont déjà fait plus de 500 000 déplacés, selon les derniers chiffres gouvernementaux.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La République du Congo courtise les investisseurs néerlandais</title>
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				<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 14:17:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les Pays-Bas représentent le 2e investisseur d&#8217;Afrique après la France et cherchent à renforcer leur position sur le continent, en multipliant les initiatives transnationales, à l&#8217;instar du Forum « Grow Congo, Invest in Agriculture », qui a accueilli le 25 février dernier, bailleurs, investisseurs et acteurs de l&#8217;agrobusiness, à Amsterdam. Avec 64 milliards de dollars, les Pays-Bas...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/grow-congo-pays-bas.jpg" alt="" class="wp-image-14858" width="722" height="361" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/grow-congo-pays-bas.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/grow-congo-pays-bas-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 722px) 100vw, 722px" /></figure>



<p><strong> Les Pays-Bas représentent le 2e investisseur d&rsquo;Afrique après la France et cherchent à renforcer leur position sur le continent, en multipliant les initiatives transnationales, à l&rsquo;instar du Forum « Grow Congo, Invest in Agriculture », qui a accueilli le 25 février dernier, bailleurs, investisseurs et acteurs de l&rsquo;agrobusiness, à Amsterdam.</strong></p>



<p>Avec 64 milliards de dollars, les Pays-Bas sont devenus les seconds pourvoyeurs d&rsquo;Investissements directs étrangers (IDE) en Afrique, juste derrière l&rsquo;Hexagone, devançant les Etats-Unis et la Chine qui n&rsquo;arrive qu&rsquo;en 5e position, selon le&nbsp;<em>World Investment Report 2019</em>&nbsp;de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED).&nbsp;<em>«&nbsp;Les Pays-Bas développent une stratégie sur du long terme »,</em>&nbsp;explique Marina Diboma, directrice générale adjointe du cabinet Netherlands African Business Council (NABC) basé à La Haye et qui rassemble aujourd&rsquo;hui près de 350 entreprises.</p>



<p>Depuis quelques années, les Pays-Bas entendent renforcer leurs relations avec l&rsquo;Afrique en démultipliant les partenariats et les mesures incitatives.&nbsp;<em>«&nbsp;En 2018, j&rsquo;ai créé Agro Expedition Sénégal, spécialisée dans le stockage digitalisé des oignons et des pommes de terre. Ouverte avec un capital de départ 1,8 millions d&rsquo;euros, j&rsquo;ai pu bénéficier d&rsquo;un prêt de 1,5 millions d&rsquo;euros, à taux préférentiel de la part du gouvernement néerlandais, via le programme RVO-GDDF, pour développer mon activité, dès 2019 »,</em>&nbsp;explique Bennett Ménard, un Congo-néerlandais basé à Amsterdam.</p>



<p>C&rsquo;est donc dans une logique de renforcement de la relation néerlando-africaine, que l&rsquo;Institut Royal des Tropiques (KIT) a accueilli le «&nbsp;Forum Grow Congo, Invest in Agriculture&nbsp;», porté par le Ministère de l&rsquo;Agriculture, de l&rsquo;élevage et de la pêche de la République du Congo et organisé par le NABC, avec le soutien de la Banque mondiale. L&rsquo;événement a réuni investisseurs publics et privés, bailleurs internationaux (BAD, Banque mondiale, AFD, BADEA, BDEAC,&#8230;), mais également acteurs de l&rsquo;agropastoralisme et de la pêche, pour soutenir le développement du secteur agricole, inscrit dans les priorités du Plan national de développement (PND) du Congo qui ambitionne d&rsquo;y investir près d&rsquo;1,7 milliards d&rsquo;euros en 5 ans.</p>



<h4><strong>L&rsquo;opération séduction du Congo à Amsterdam</strong></h4>



<p><em>«&nbsp;Mon pays est à la recherche de performance pour assurer la sécurité alimentaire de plus de 5 millions de citoyens [&#8230;] Le choix du royaume des Pays-Bas a été motivé par la générosité et le dynamisme de son agriculture [Les Pays-Bas sont le 2e exportateur mondial de produits agricoles,&nbsp;</em>ndlr]», a introduit Clément Mouamba, Premier ministre du Congo, lors de ces rencontres.</p>



<p><em>«&nbsp;J&rsquo;ai vécu 18 ans en Afrique du Sud où je travaillais pour de grands groupes, mais maintenant, je souhaiterais développer des formations agricoles. Je prospecte déjà au Botswana, en Zambie et en Ethiopie&nbsp;»,</em>&nbsp;explique Wander de Wolde, directeur de l&rsquo;entreprise Agritop, spécialisée dans la commercialisation d&rsquo;intrants. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;entrepreneur hollandais avoue tout ignorer de cette région du continent et confie en souriant&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Je me suis trompé de Congo. Je croyais qu&rsquo;il était question de la République Démocratique du Congo ».</em>&nbsp;Il n&rsquo;est pas le seul pour qui l&rsquo;Afrique centrale reste une terre inconnue.&nbsp;<em>« C&rsquo;est un terrain inexploré pour nous »,</em>&nbsp;confie Tsitso Raharison du fonds d&rsquo;investissement néerlandais UFF (affilié au Sud-africain Old Mutual), déjà présent dans 6 pays d&rsquo;Afrique.</p>



<p>En effet, le pays pâtit encore d&rsquo;un déficit d&rsquo;image aux Pays-Bas. Au niveau agricole, le Congo abrite pourtant 10 millions d&rsquo;hectares de terres arables encore faiblement exploitées et occupe près de 40 % de la population active. Par ailleurs,&nbsp;<em>«&nbsp;le secteur agricole est entièrement exonéré d&rsquo;impôt&nbsp;»,</em>&nbsp;souligne Annick Patricia Mongo, directrice générale de l&rsquo;Agence pour la Promotion des Investissements du Congo (API-Congo), qui cherche à attirer de nouveaux investisseurs.</p>



<p><em>«&nbsp;Le secteur agricole représente environ 8,9 % du PIB, ce qui est très peu</em>&nbsp;-comparativement aux&nbsp;<em>40.3 % de contribution du secteur des services »</em>, a rappelé le Premier ministre. C&rsquo;est la raison pour laquelle le Plan national de développement (PND 2018-2022) a mis l&rsquo;accent sur l&rsquo;agriculture pour en finir avec&nbsp;<em>«&nbsp;l&rsquo;importation produits alimentaires, en croissance continue, qui représente un fardeau insupportable&nbsp;»,</em>&nbsp;a-t-il poursuivi. Ces dernières années, les importations alimentaires n&rsquo;ont cessé d&rsquo;augmenter, passant de 200 millions de dollars en 2009 à 500 millions de dollars en 2013 pour atteindre 1&nbsp;milliard de dollars en 2016.</p>



<h4><strong>Développer une agriculture climato-résiliente</strong></h4>



<p><em>«&nbsp;Investir dans le secteur agricole&nbsp;: oui, mais en respectant les objectifs de développement durable&nbsp;»,</em>&nbsp;a prévenu Roberto Ridolfi, le sous-directeur général de l&rsquo;Organisation des Nations unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO), à Amsterdam. Un objectif que le Congo entend bien respecter, à travers le Plan national d&rsquo;investissement climato-résilient doté d&rsquo;un budget de 240 millions d&rsquo;euros, soit 10 % du PND.</p>



<p>Le Congo pourra également bénéficier du plan de soutien 2019-2025 de la CAFI, pour le développement d&rsquo;une agriculture résiliente. Le consortium dédié aux forêts d&rsquo;Afrique centrale qui réunit plusieurs bailleurs internationaux (la France, l&rsquo;Union européenne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Norvège et la Corée du Sud) s&rsquo;est fixé pour objectif de promouvoir et de sécuriser les investissements dans le respect de la biodiversité, tout en dupliquant les&nbsp;<em>best practices</em>&nbsp;internationales en matière d&rsquo;aménagement du territoire, en Afrique centrale.</p>



<p><em>«&nbsp;Il nous faut développer un modèle intégré combinant l&rsquo;agrobusiness et la préservation du bassin agro-forestier. D&rsquo;ailleurs, pour la mise en œuvre des engagements internationaux en matière de changement climatique, les petits planteurs ( plus de 4 hectares) qui sont les acteurs les plus nombreux du secteur, doivent être accompagnés car aujourd&rsquo;hui, la production traditionnelle [</em>extensive, ndlr]<em>, s&rsquo;accompagne d&rsquo;une déforestation accrue sans être suivie d&rsquo;une augmentation de la productivité&nbsp;»,&nbsp;</em>a expliqué Ludovic Maro, responsable du système alimentaire régional et du programme de croissance verte du WWF pour l&rsquo;Afrique centrale.</p>



<p>Tout au long de la journée, le forum «&nbsp;Grow Congo&nbsp;: Invest in Agriculture&nbsp;» a rappelé que la préservation de la biodiversité restait le corollaire de tout investissement, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.</p>



<h4><strong>Un forum qui s&rsquo;achève sur plusieurs millions d&rsquo;euros d&rsquo;engagements</strong></h4>



<p>Entre sensibilisation et formation des petits producteurs, il faudra surtout mobiliser les fonds nécessaires à la structuration du secteur agricole congolais, en attirant de nouveaux investisseurs.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous voulons mettre en place un dispositif d&rsquo;assurance de proximité, créer un fonds de développement agricole ainsi qu&rsquo;une banque agricole. Deux assureurs se sont déjà portés volontaires&nbsp;»</em>&nbsp;a indiqué Henri Djombo, le ministre de l&rsquo;Agriculture, de l&rsquo;Elevage et de la Pêche du Congo, pour convaincre de nouveaux investisseurs.</p>



<p>Plusieurs partenaires se sont d&rsquo;ailleurs engagés à soutenir les filières du manioc et du cacao, le fonds koweïtien a annoncé un financement de 21M€ destinés à des projets d&rsquo;élevage, de villages agricoles, de pisciculture, mais aussi à la création d&rsquo;un nouveau laboratoire pour étudier la qualité des sols. Parallèlement, un protocole d&rsquo;accord a été signé entre la République du Congo et le Sénégal toujours sur le volet agricole, tandis que la CAFI s&rsquo;est engagée à appuyer le Gouvernement dans la mobilisation de ressources additionnelles pour financer ses projets. La filière du manioc bénéficiera de l&rsquo;appui du PAM, du FIDAL et de la FAO, mais également de l&rsquo;AFD, à travers le versement de nouveaux dons et la création d&rsquo;un fonds de garantie pour accompagner les producteurs.</p>



<p>Enfin, parmi les principaux engagements annoncés à Amsterdam, Nihab GMBH investira 250M USD dans des plantations de palmiers à huile et de soja, mais également dans les constructions d&rsquo;une usine de production d&rsquo;huile brute, d&rsquo;une raffinerie d&rsquo;huile, d&rsquo;une usine d&#8217;emballage et enfin, dans la fabrication de produits dérivés (savon et additifs alimentaires).</p>



<p><strong>Source: Afrique La Tribune /Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>RDC: la lutte contre la corruption préalable indispensable pour les investisseurs US</title>
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				<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 16:53:13 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La RDC a signé, ce mercredi, avec le conglomérat américain General Electric, un mémorandum d’attente dans le secteur de l’énergie et de la santé. D’après la partie congolaise, c’est l’un des investissements étrangers les plus importants de ces dix dernières années. L’officialisation de ce partenariat a eu lieu en présence du président Félix Tshisekedi et...]]></description>
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<p><strong>La RDC a signé, ce mercredi, avec le conglomérat américain General Electric, un mémorandum d’attente dans le secteur de l’énergie et de la santé. D’après la partie congolaise, c’est l’un des investissements étrangers les plus importants de ces dix dernières années. L’officialisation de ce partenariat a eu lieu en présence du président Félix Tshisekedi et de Peter Pham, envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs.</strong></p>



<p>La visite de Peter Pham entre dans le cadre du Partenariat privilégié pour la paix et la prospérité établi en avril 2019 entre les USA et la RDC. Ce partenariat est censé renforcer les liens entre les deux pays en mettant l&rsquo;accent sur l&rsquo;amélioration de la gouvernance, la promotion de la sécurité, le respect des droits de l&rsquo;homme,&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20191209-rdc-corruption-lutte-tshisekedi-ong-promesse-campagne" rel="noreferrer noopener">la lutte contre la corruption</a></strong>&nbsp;ainsi que la création de conditions facilitant les investissements américains au Congo.</p>



<p>Et Peter Pham a insisté auprès de tous ses interlocuteurs, sur les changements promis&nbsp;: «&nbsp;<em>Il y a la lutte contre la corruption, la lutte contre l’impunité, et bien sûr, la paix et la sécurité dans tout le pays.</em>&nbsp;»</p>



<p>Les mêmes propos ont été tenus au cours des entretiens avec le Premier ministre Ilunga Ilunkamba et certains membres du gouvernement, avec un accent particulier mis sur la lutte contre la corruption.</p>



<p>«&nbsp;<em>Aujourd’hui, on a eu une réunion avec le ministre des Finances. On a offert une équipe technique qui peut venir aider pour la lutte contre la corruption et le crime financier</em>&nbsp;», ajoute Mike Hammer, ambassadeur américain en poste à Kinshasa.</p>



<p>Les Etats-Unis et plusieurs partenaires de la RDC attendent de Félix Tshisekedi le début de la réalisation de ses promesses principalement sur cette question de lutte contre la corruption.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Infrastructures : le difficile corps-à-corps de l&#8217;Afrique</title>
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				<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 19:12:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>
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<h4>Malgré une prise de conscience réelle de la dimension stratégique des infrastructures, l&rsquo;Afrique peine à y couvrir ses besoins en investissements.</h4>



<p>Les infrastructures en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;n&rsquo;ont jamais autant attiré les investisseurs. En 2018, les engagements et les financements dans le secteur ont bondi à 100,8&nbsp;milliards de dollars, soit une hausse de 24&nbsp;% par rapport à 2017. C&rsquo;est même 38&nbsp;% de plus que pour la période 2015-2017, d&rsquo;après le nouveau rapport du Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA). Publiée la semaine dernière à l&rsquo;occasion de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-c-est-le-moment-d-y-investir-12-11-2019-2346570_3826.php">l&rsquo;Africa Investment Forum de Johannesburg</a>, l&rsquo;étude explique que ces chiffres sont dus aux intérêts grandissants des pays africains et chinois pour le secteur, leurs investissements ayant grimpé respectivement de&nbsp;33&nbsp;et 65&nbsp;% par rapport à la moyenne de ces trois dernières années. L&rsquo;Arab Coordination Group (ACG), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/inde">Inde</a>ou encore la plateforme d&rsquo;investissement Africa50 ont également contribué à la montée en puissance des chiffres.</p>



<h4>Énergie, TIC, transports&nbsp;: les secteurs gagnants</h4>



<p>Parmi les secteurs qui ont le vent en poupe, il y a celui de l&rsquo;énergie, qui totalise en&nbsp;2018&nbsp;un engagement de 43,8&nbsp;milliards de dollars, soit une augmentation de 67&nbsp;% par rapport à la moyenne 2015-2017. Il y a aussi celui des technologies de l&rsquo;information et de la communication (TIC) qui a enregistré des financements record de 7,1&nbsp;milliards, lesquels proviennent en grande partie du privé. Il y a enfin les transports, qui réalisent une belle performance avec des engagements à 32,5&nbsp;milliards, en hausse de 5&nbsp;% par rapport aux statistiques précédentes.</p>



<h4>Eau, le secteur à améliorer</h4>



<p>Malgré une croissance indiscutable des investissements dans les infrastructures, le compte n&rsquo;y est pas. Le chiffre de 100,8&nbsp;milliards est, certes, un record, mais, selon la Banque africaine de développement (BAD), entre&nbsp;130&nbsp;et 170&nbsp;milliards de dollars d&rsquo;investissements par an seraient nécessaires pour permettre à l&rsquo;Afrique de combler son déficit infrastructurel. À ce rythme, les engagements restent donc encore trop faibles pour atteindre les objectifs fixés par l&rsquo;Agenda&nbsp;2063&nbsp;de l&rsquo;Union africaine (UA). Principal responsable&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/monde/en-afrique-les-infrastructures-d-eau-font-toujours-cruellement-defaut-17-04-2015-1922289_24.php">le secteur de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement</a>. Entre&nbsp;2016 et&nbsp;2018, celui-ci n&rsquo;a réussi à mobiliser que 13&nbsp;milliards de dollars en moyenne, alors que ses besoins de financement annuels se situent entre&nbsp;56&nbsp;et 66&nbsp;milliards. «&nbsp;Environ 340&nbsp;millions d&rsquo;Africains n&rsquo;ont pas accès à l&rsquo;eau potable et un million de vies sont perdues chaque année en raison de maladies d&rsquo;origine hydrique&nbsp;», déplorent d&rsquo;ailleurs les auteurs du rapport.</p>



<h4>Après les conséquences sanitaires, les économiques<br></h4>



<p>Et le manque à gagner est considérable, car «&nbsp;environ 40&nbsp;milliards d&rsquo;heures de travail sont perdues chaque année en Afrique en raison d&rsquo;un problème aussi simple que le manque d&rsquo;eau courante dans les ménages&nbsp;». Plus globalement, pour les analystes, c&rsquo;est l&rsquo;organisation récente des territoires sur le continent elle-même qui pose problème. Car si, avec la croissance, des mégalopoles (pourtant synonymes de productivité et d&rsquo;innovation) se sont considérablement développées, leur urbanisation, elle, «&nbsp;a été négligée&nbsp;». «&nbsp;Les insuffisances des infrastructures urbaines conduisent à développer des zones en dehors des villes sans planification adéquate, sans infrastructure adaptée et à un coût beaucoup plus élevé&nbsp;», constate l&rsquo;ICA.</p>



<h4>Les solutions face aux défis multiples<br></h4>



<p>Les défis sont donc multiples pour les gouvernements africains. Première préconisation de l&rsquo;étude, l&rsquo;établissement de «&nbsp;réformes au niveau national&nbsp;», notamment en matière d&rsquo;entretien des infrastructures existantes. «&nbsp;L&rsquo;absence d&rsquo;entretien régulier dans le cas de l&rsquo;eau peut entraîner une augmentation d&rsquo;au moins 60&nbsp;% des coûts de remplacement du capital, affirme-t-elle. Et le fait de ne pas effectuer d&rsquo;entretien courant sur les routes entraînera des dépenses de réhabilitation bien plus chères que celles qui auraient été consacrées à l&rsquo;entretien courant.&nbsp;»</p>



<p>Seconde recommandation&nbsp;: une participation plus accrue du secteur privé. En effet, «&nbsp;à l&rsquo;heure actuelle, hormis dans les TIC, la participation du secteur privé […] n&rsquo;est que peu utilisée en Afrique par rapport aux autres régions du monde&nbsp;». Pour des domaines où une contribution totale et entière du privé est impossible, l&rsquo;ICA propose «&nbsp;un recours partiel&nbsp;» du secteur. Les autorités publiques peuvent par exemple engager «&nbsp;des entreprises privées locales pour des tâches spécifiques telles que la détection des fuites, la facturation et la collecte dans le cas de l&rsquo;eau&nbsp;». Et d&rsquo;ajouter&nbsp;: «&nbsp;Dans le secteur des transports, on a de plus en plus recours à des entrepreneurs pour construire ou réhabiliter une route, mais également pour de la maintenance à long terme […] Ces mesures ont déjà fait leurs preuves dans un certain nombre de pays&nbsp;», assurent les auteurs.</p>



<p>Et, cela tombe bien, elles sont applicables au secteur de l&rsquo;eau. «&nbsp;Les financements privés dans lesquels le secteur public conserve la responsabilité de la propriété et de l&rsquo;exploitation de l&rsquo;actif doivent être considérés plus sérieusement, peut-on lire. Dans le monde entier, les services publics d&rsquo;approvisionnement en eau et d&rsquo;assainissement font largement appel à des financements privés provenant de sources commerciales nationales, comme les banques.&nbsp;»</p>



<p>La décentralisation fait elle aussi partie des dispositions à mettre en place. L&rsquo;idée&nbsp;? «&nbsp;Donner aux gouvernements locaux plus de responsabilités.&nbsp;» «&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, les gouvernements africains sont responsables d&rsquo;un pourcentage beaucoup trop important d&rsquo;investissements nationaux&nbsp;», estime le rapport. La décentralisation aurait le double avantage de donner plus d&rsquo;autonomie aux régions, et de réduire le fardeau financier de la création et de&nbsp;l&rsquo;entretien des infrastructures au pouvoir central. Des réformes indispensables pour le continent, s&rsquo;il ne veut pas manquer le virage de l&rsquo;industrialisation.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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