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	<title>inquiétudes &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Burkina Faso : cette si inquiétante prolifération de groupes djihadistes</title>
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				<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 06:09:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/19345014lpw-19590048-article-jpg_6721177_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-11996" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/19345014lpw-19590048-article-jpg_6721177_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/19345014lpw-19590048-article-jpg_6721177_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>Face à la montée progressive de la menace terroriste, l&rsquo;État est sollicité sur plusieurs fronts à la fois, ce qui ne facilite pas sa stratégie.</h4>



<p>Le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/burkina-faso">Burkina Faso</a>, qui avait échappé jusque-là à l&rsquo;instabilité régionale causée par la chute du régime libyen en 2011, a vu sa résilience s&rsquo;effriter progressivement par les soubresauts politiques connus par le pays à la suite de l&rsquo;insurrection populaire de l&rsquo;automne&nbsp;2014. Depuis cette période, le Burkina Faso présente un environnement sécuritaire précaire, soumis à des périls divers. Depuis 2016, le pays est ainsi menacé par des groupes djihadistes venus du Mali et qui ont trouvé dans la région du Sahel burkinabè un terreau propice pour se développer.</p>



<p>Progressivement, le djihadisme est devenu endogène, incarné par certaines figures burkinabè comme l&rsquo;imam&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/21/jafar-dicko-le-nouveau-visage-du-djihadisme-au-burkina-faso_5232877_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Malam Dicko</a>. Si ces groupes djihadistes utilisent toujours le&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/23/du-mali-au-burkina-faso-une-spirale-de-violence_5480307_3210.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mali comme base arrière</a>, ils s&rsquo;appuient de fait, en grande majorité, sur des citoyens du Burkina Faso.</p>



<p>Certains opéraient au Mali depuis 2012&nbsp;dans les rangs d&rsquo;<a href="https://www.huffingtonpost.fr/news/al-qaida-au-maghreb-islamique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Qaïda au Maghreb islamique</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="https://www.huffpostmaghreb.com/news/ansar-dine/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansar Dine à Tombouctou</a>, ou dans les rangs du&nbsp;<a href="https://www.un.org/securitycouncil/fr/sanctions/1267/aq_sanctions_list/summaries/entity/mouvement-pour-l%E2%80%99unification-et-le-jihad-en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mouvement pour l&rsquo;unification et le jihad en Afrique de l&rsquo;Ouest</a>(Mujao) dans le&nbsp;<a href="http://www.rfi.fr/afrique/20190401-mali-barkhane-region-gourma-terrorisme-sahel-france" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gourma</a>&nbsp;et dans le cercle d&rsquo;<a href="https://reliefweb.int/report/mali/analyse-locale-des-dynamiques-de-conflit-et-de-r-silience-dans-les-cercles-d-ansongo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansongo</a>. Ils ont réorienté leurs actions sur le Burkina Faso à partir de 2016. D&rsquo;autres, nouvellement engagés dans la nébuleuse djihadiste, ont été recrutés sur la base de facteurs proprement locaux –&nbsp;qu&rsquo;ils soient sociaux, religieux, économiques ou politiques.</p>



<h4>Une forte expansion géographique</h4>



<p>Si la région du Sahel reste un sanctuaire pour les groupes djihadistes évoluant au Burkina, ils n&rsquo;ont eu de cesse de changer de stratégies en s&rsquo;adaptant à l&rsquo;évolution de la situation, et d&rsquo;y étendre leurs attaques d&rsquo;ouest en est en prenant le soin de faire à chaque fois la jonction entre les différentes zones&nbsp;: dans les régions du Nord et de la Boucle du Mouhoun depuis 2017, et jusqu&rsquo;à la région de l&rsquo;est du pays depuis le printemps&nbsp;2018. Mais, depuis le début de l&rsquo;année&nbsp;2019, les régions qui concentrent les plus grands nombres d&rsquo;attaques sont le centre-nord et le Sahel.</p>



<p>Leur zone d&rsquo;action a changé et s&rsquo;est donc énormément étendue, de façon progressive et méthodique. L&rsquo;année&nbsp;2019&nbsp;semble être une phase de consolidation des zones occupées avec une forte pression et un harcèlement régulier et intense sur toutes les provinces du Sahel, et particulièrement celle autour de la région du centre-nord qui semble être désormais leur cible privilégiée.</p>



<p>Cet enchaînement bien orchestré et méthodique pourrait laisser croire qu&rsquo;une stratégie bien élaborée a été mise en place et qu&rsquo;un agenda et/ou un plan seraient en train d&rsquo;être déroulés sans encombre. Car la réponse des autorités paraît inadaptée devant un ennemi qui semble être chaque fois en avance et disposer d&rsquo;une capacité d&rsquo;anticipation sur les stratégies mises en place par l&rsquo;État.</p>



<h4>Focalisation sur les zones rurales</h4>



<p>Le mode de conquête des groupes terroristes semble être focalisé sur les zones rurales, là où l&rsquo;absence de l&rsquo;État est marquée, mais aussi paradoxalement par sa présence. Les populations délaissées par le pouvoir central se sont retrouvées face à des groupes extrémistes, ces derniers pouvant distiller leurs discours radicaux au sein des communautés d&rsquo;autant plus facilement qu&rsquo;aucune autorité n&rsquo;était présente pour déconstruire leurs discours. Ce qui a permis d&rsquo;accentuer davantage cette mauvaise perception que les populations ont de l&rsquo;État.</p>



<p>À l&rsquo;inverse, donc, sa présence a parfois contribué à faire basculer la population du côté des groupes extrémistes, celui-ci étant perçu dans certaines zones comme l&rsquo;entité qui réduit les opportunités des populations rurales au profit des populations urbaines (vente des terres, des réserves, industrialisation du secteur minier aux dépens de l&rsquo;exploitation artisanale). Une telle situation a été très bien exploitée par les groupes extrémistes pour s&rsquo;implanter.</p>



<p>Ils ont ainsi créé des sanctuaires là où l&rsquo;État a produit de la violence. La particularité des groupes extrémistes au Burkina, c&rsquo;est qu&rsquo;ils ne s&rsquo;installent pas dans les zones qu&rsquo;ils ont conquises. Ils ont adopté un style de gouvernance à distance aidée par l&rsquo;absence de l&rsquo;État en profitant de la faiblesse du maillage sécuritaire.</p>



<h4>Un recrutement de plus en plus local</h4>



<p>À l&rsquo;origine, les combattants des groupes terroristes au Burkina étaient majoritairement exogènes et les recrutements se faisaient en dehors des frontières burkinabè. Les premières attaques sur la capitale Ouagadougou ont été revendiquées en janvier 2016 par Aqmi.</p>



<p>Depuis un certain temps, leur stratégie d&rsquo;occupation du territoire ainsi que leur mode de recrutement ont changé, devenant de plus en plus locaux, principalement dans leurs bastions.</p>



<p>Pour augmenter le nombre de leurs adeptes, ils ont su exploiter les désordres locaux et sont passés maîtres dans l&rsquo;art d&rsquo;alimenter les tensions sociales et d&rsquo;attiser les conflits communautaires.&nbsp;<a href="http://www.rfi.fr/afrique/20190404-burkina-conflits-communautaires-arbinda-yirgou" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Citons les drames de Yirgou et d&rsquo;Arbinda</a>, dont on les accuse d&rsquo;être les instigateurs.</p>



<p>Mais il ne faut pas non plus perdre de vue que l&rsquo;État et l&rsquo;armée, dans la lutte contre les groupes extrémistes, ont utilisé des méthodes et adopté des attitudes qui ont fini par faire basculer ceux qui étaient encore résilients. Les tensions communautaires et les exactions commises par les forces de défense et de sécurité drainent de nouveaux adeptes vers les groupes djihadistes.</p>



<h4>Une cible prédéfinie et bien localisée</h4>



<p>Les groupes terroristes au Burkina Faso se caractérisent par la nature de leurs cibles, lesquelles sont clairement identifiées et localisées&nbsp;: tout ce qui est symbole de l&rsquo;État, les forces de défenses et de sécurité et les autorités coutumières. Ils constituent&nbsp;75&nbsp;à 80&nbsp;% des cibles de ces attaques.</p>



<p>Ce faisant, les terroristes s&rsquo;assurent non seulement la sympathie d&rsquo;une partie de la population, tout en s&rsquo;érigeant en justiciers venant au secours du peuple opprimé par son propre État prétendument instrumentalisé par les puissances occidentales.</p>



<p>C&rsquo;est, en tout cas, ce type de messages qu&rsquo;ils véhiculent pour justifier le fait de s&rsquo;en prendre aux symboles de l&rsquo;État.</p>



<h4>Qui sont ces groupes&nbsp;?</h4>



<p>Deux grands groupes sont clairement identifiés&nbsp;: le Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (GSIM) et l&rsquo;État islamique au Grand Sahara (EIGS). Autour d&rsquo;eux gravitent de petits groupes plus ou moins structurés. Ils ne constituent pas un front uni mais forment une alliance de circonstance.</p>



<p>Dans le nord du Burkina, le GSIM agit avec un mode opératoire bien défini&nbsp;: enlèvements, attaques contre les symboles de l&rsquo;État et pose d&rsquo;IED. Il est le chef de file de ces groupes dans la zone et autour de lui gravite Ansarul Islam (du moins, ce qu&rsquo;il reste de ce groupe&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/21/jafar-dicko-le-nouveau-visage-du-djihadisme-au-burkina-faso_5232877_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">après le décès de Malam Dicko</a>) et des groupuscules de trafiquants et criminels.</p>



<p>Ces petits groupes locaux mènent leurs activités criminelles sous la protection du GSIM et surtout avec son appui logistique et technique. En contrepartie, ils contribuent à déstabiliser la région par leurs attaques et les enlèvements.</p>



<p>À l&rsquo;est opère l&rsquo;État islamique au Grand Sahara (EIGS), qui mène des attaques complexes et très violentes. Celui-ci est bien implanté dans le septentrion de la région de l&rsquo;Est, à cheval entre le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/niger">Niger</a>&nbsp;et le Burkina. Il contrôle la presque-totalité des sites d&rsquo;or de la zone.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2019/10/28/19345014lpw-19590063-embed-libre-jpg_6721184.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2019/10/28/19345014lpw-19590063-embed-libre-jpg_6721184.jpg" alt=""/></a><figcaption>Le niveau de sécurité dans la région est.&nbsp;© DR, Author provided</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;EIGS est aussi le chef de file des groupes terroristes alliés dans cette région, des groupes locaux qui se sont réparti les zones d&rsquo;action dans la région de l&rsquo;est en fonction des objectifs ou des intérêts qu&rsquo;ils poursuivent. L&rsquo;EIGS leur apporte, lui aussi, une assistance technique et logistique et tente de coordonner leurs actions.</p>



<h4>Quel pourrait être leur agenda&nbsp;?</h4>



<p>Au regard de leurs modes opératoires, de leurs cibles et de la stratégie qu&rsquo;ils mettent en place pour atteindre leurs objectifs, nous pouvons émettre plusieurs hypothèses quant à leur agenda.</p>



<p>Agenda militaire et géographique&nbsp;: ces groupes hétérogènes, bien structurés, se répartissent les tâches et les zones –&nbsp;ce qui les rend plus fluides et difficilement localisables. Cette stratégie leur permet de mettre à rude épreuve les armées régulières puisqu&rsquo;ils élargissent au maximum le front du combat. Agenda économique&nbsp;: créer un couloir pour fluidifier et alimenter l&rsquo;économie grise au sahel et dans le Sahara. Agenda politique&nbsp;: exacerbation des tensions communautaires, harcèlement et déstabilisation de l&rsquo;État.</p>



<p>Mais ces groupes terroristes ne sont pas les seuls à remettre en cause l&rsquo;État et son autorité. Il convient aussi de mentionner les groupes d&rsquo;autodéfense.</p>



<p><strong>Lire aussi&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/sahel-entre-boko-haram-et-al-qaida-les-armees-africaines-et-l-operation-barkhane-21-04-2019-2308773_3826.php">Sahel&nbsp;: entre Boko Haram et Al-Qaïda, les armées africaines et l&rsquo;opération Barkhane</a></strong></p>



<p><strong>Lire aussi&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/burkina-faso-les-chretiens-nouvelles-cibles-privilegiees-des-djihadistes-27-05-2019-2315161_3826.php">Burkina Faso&nbsp;: les chrétiens, nouvelles cibles privilégiées des djihadistes</a></strong></p>



<h3>Les groupes d&rsquo;autodéfense&nbsp;: une boîte de Pandore</h3>



<p>À l&rsquo;est, au centre, sur le plateau central et dans la région du centre-nord, on peut mesurer l&rsquo;influence grandissante des groupes d&rsquo;autodéfense liée à l&rsquo;affaiblissement de l&rsquo;État. Cette situation a notamment permis la montée en puissance&nbsp;<a href="http://www.rfi.fr/hebdo/20160318-burkina-faso-koglweogo-milices-populaires-associations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des koglweogo</a>.</p>



<p>Leur attitude laisse à penser qu&rsquo;ils concurrencent et même parfois remplacent l&rsquo;État dans son rôle régalien d&rsquo;assurer la sécurité des populations. Cet état de fait a eu, là encore, pour conséquence de faciliter l&rsquo;installation des groupes terroristes dans certaines régions, tout en radicalisant d&rsquo;autres groupes d&rsquo;autodéfense locaux dont le niveau de violence augmente de manière inhabituelle. Un contrôle de tous ces groupes d&rsquo;autodéfense s&rsquo;impose urgemment afin de prévenir les conflits communautaires alors que la campagne des législatives et de la présidentielle s&rsquo;annonce.</p>



<p>Au regard de la dégradation continue de la situation sécuritaire, et après bientôt plus de quatre années de lutte et de réaction militaire face à une menace sans cesse mouvante, n&rsquo;est-il pas temps de réadapter la lutte face à cette menace&nbsp;? La lutte militaire est-elle un combat incompatible avec le dialogue&nbsp;? Ou est-il possible d&rsquo;agir en parallèle sur ces deux fronts&nbsp;? Si l&rsquo;option militaire est parfois nécessaire, elle ne suffira pas, à elle seule, à vaincre le terrorisme.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Médias: RSF s&#8217;inquiète des pressions sur les journalistes en Algérie</title>
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				<pubDate>Sat, 23 Nov 2019 11:11:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<h4>En Algérie, la pression exercée sur les journalistes inquiète Reporters sans frontières (RSF). Cette semaine, quatre journalistes du journal «&nbsp;Le Temps d&rsquo;Algérie&nbsp;» ont été suspendus de ce média francophone proche du pouvoir.</h4>



<p>L&rsquo;un des quatre journalistes suspendus du quotidien&nbsp;<strong><em><a href="http://www.letemps-dz.com/">Le Temps d’Algérie</a></em></strong>&nbsp;avait&nbsp;<strong><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20191120-algerie-journalistes-suspendus-critiques-temps">critiqué la Une du journal</a></strong>, qui portait sur «&nbsp;l’unanimité&nbsp;» des Algériens sur l&rsquo;importance de l&rsquo;élection du 12 décembre.</p>



<p>Pour Souhaieb Khayati, responsable du bureau Afrique du Nord de l&rsquo;association RSF, le pouvoir algérien a toujours été virulent à l&rsquo;égard des journalistes. Mais l&rsquo;approche des élections accentue les tensions.</p>



<p>«&nbsp;<em>C’est leur quotidien, les suspensions et les arrestations font partie du quotidien du journalisme en Algérie. La méfiance envers les journalistes y est la règle. Encore plus envers les correspondants des médias étrangers et des journalistes étrangers. Tout ça n’est pas exceptionnel. C’est les pratiques, cette attitude très agressive envers les journalistes et les médias qui caractérisent les autorités algériennes.&nbsp;<strong><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20191121-algerie-manifestation-nocturne-hirak-presidentielle">Avec le Hirak</a></strong>, il est vrai que cette agressivité s’est transformée en volonté de museler tout média et tout journaliste indépendant. Mais bien sûr, à l’approche&nbsp;<strong><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20191119-presidentielle-algerie-debut-campagne-electorale-sous-tension">des élections du 12 décembre</a></strong>, il n’y a aucune</em><em>&nbsp;adhésion</em>&nbsp;<em>des citoyens algériens. Les journalistes ne peuvent pas informer par rapport à ce désaveu. Donc, il y aura certainement un durcissement ces deux prochaines semaines. Ça, c’est clair</em>.&nbsp;»</p>



<p><strong>Une émission de débat également suspendue</strong></p>



<p>Reporters sans frontières avait&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://rsf.org/fr/actualites/algerie-rsf-denonce-la-suspension-dune-emission-de-radio" rel="noreferrer noopener">déjà dénoncé,</a></strong>&nbsp;début novembre, la suspension par la radio nationale algérienne de l’émission hebdomadaire de débat politique «<em>&nbsp;Actuel&nbsp;</em>». L&rsquo;ONG avait qualifié cette mesure d’«&nbsp;<em>abusive</em>&nbsp;» privant les Algériens de «&nbsp;<em>leur droit à une information plurielle</em>&nbsp;». Deux sites internet d&rsquo;information,&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.tsa-algerie.com/" rel="noreferrer noopener">TSA (Tout sur l&rsquo;Algérie)</a></strong>&nbsp;et&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.inter-lignes.com/" rel="noreferrer noopener">Interlignes</a></strong>, sont aussi inaccessibles en Algérie depuis plusieurs mois. En 2019, l’ONG RSF a classé l&rsquo;<strong><a target="_blank" href="http://rsf.org/fr/algerie" rel="noreferrer noopener">Algérie à la 141e</a></strong>&nbsp;place au classement mondial de la liberté de la presse.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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