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	<title>infrastructures &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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		<title>Afrique centrale  : une table ronde à Brazzaville pour financer des projets d&#8217;infrastructures de transport</title>
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				<pubDate>Fri, 17 Jan 2020 07:20:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le secrétariat général de la Communauté économique des Etats de l&#8217;Afrique centrale (CEEAC), les gouvernements du Tchad, de Centrafrique, du Congo et de la République Démocratique du Congo (RDC) ont annoncé, hier jeudi 16 janvier, l&#8217;organisation d&#8217;une table ronde le 19 mars prochain à Brazzaville pour financer la réalisation d&#8217;une douzaine d&#8217;infrastructures de transport en...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bitumage-route.jpg" alt="" class="wp-image-13341" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bitumage-route.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bitumage-route-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p> <strong>Le secrétariat général de la Communauté économique des Etats de l&rsquo;Afrique centrale (CEEAC), les gouvernements du Tchad, de Centrafrique, du Congo et de la République Démocratique du Congo (RDC) ont annoncé, hier jeudi 16 janvier, l&rsquo;organisation d&rsquo;une table ronde le 19 mars prochain à Brazzaville pour financer la réalisation d&rsquo;une douzaine d&rsquo;infrastructures de transport en Afrique centrale d&rsquo;ici 2029.</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Pour asseoir les bases d&rsquo;un développement durable et d&rsquo;une intégration régionale réussie, l&rsquo;Afrique centrale se doit de relever de nombreux défis parmi lesquels celui de construire un réseau de transport multimodal au service de la circulation des personnes et des biens&nbsp;</em>», estime Ahmad Allam-Mi, secrétaire général de la CEEAC.</p>



<p>Un constat partagé par tous, dans une région qui stagne en fin de classement des pays africains en matière d&rsquo;infrastructures routières, lesquelles ne représentent que 8 % du réseau routier total et seulement 2,2 % du bitumage des axes routiers.</p>



<p>La table ronde organisée avec le concours de la Banque africaine de développement (BAD), sous le haut patronage du chef de l&rsquo;État congolais, Denis Sassou-Nguesso, tentera de mobiliser près de 2,5 milliards d&rsquo;euros pour relever le défi des infrastructures de cette région qui représente un véritable carrefour commercial sur le continent.</p>



<p>Entre 2017 et 2018, les investissements de la BAD dans les opérations régionales en Afrique centrale ont augmenté de 15 %, pour s&rsquo;établir à 1,1 milliard de dollars. De 2019 à 2025, ils devraient atteindre 4,4 milliards de dollars, dont 88 % dans les infrastructures.</p>



<p>Les projets qui seront au programme de cette table ronde s&rsquo;inscrivent dans le cadre du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC), lancé en 2004 pour connecter les 11 capitales régionales de la zone CEEAC qui couvre l&rsquo;Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la RDC, le Rwanda, Sao Tomé et Principe et le Tchad, sur une superficie de 6,6 millions de km², pour une population estimée à plus de 187 millions d&rsquo;habitants.</p>



<h4><strong>Pont route-rail des deux Congo&nbsp;: le bout du tunnel&nbsp;?</strong></h4>



<p>Parmi les trois grandes priorités prédéfinies, une douzaine de «&nbsp;sous-projets&nbsp;» seront présentés à Brazzaville, parmi lesquels la construction et la réhabilitation de la route Ouesso-Bangui-N&rsquo;Djamena, ainsi que des travaux d&rsquo;aménagement fluvial, de mise à niveau de ports existants, de construction de nouveaux ports et d&rsquo;aménagement de points d&rsquo;accostage sur le fleuve Oubangui et ses affluents.</p>



<p>La construction du pont route-rail entre Kinshasa (RDC) et Brazzaville (Congo) devrait faire l&rsquo;objet de toutes les attentions. «&nbsp;<em>On ne peut plus avoir sur le continent deux capitales séparées par moins de 1,5 km de distance sans connexion physique. Ce projet bénéficiera d&rsquo;une part aux populations qui ne seront plus contraintes d&#8217;embarquer sur des pirogues, mais cela aura aussi un impact au niveau de l&rsquo;économie, en instaurant un lien entre l&rsquo;Afrique du Sud et le Nord&nbsp;</em>», confiait Alain Ebobissé, DG d&rsquo;Africa50 (plateforme d&rsquo;investissement de la Banque africaine de développement) à La&nbsp;<em>Tribune Afrique</em>&nbsp;en novembre dernier, date à laquelle une étape-clé avait été franchie avec la signature de l&rsquo;accord inter-étatique du pont route-rail, lors du dernier forum Africa Investment Forum de Johannesburg.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il y aura des avancées majeures dès 2020, que ce soit au niveau de la sélection du partenaire stratégique qui rejoindra le consortium pour la finalisation du projet, ou au niveau de la levée des financements</em>&nbsp;», précisait-il alors.</p>



<p>Les travaux du pont route-rail sont programmés pour août 2020 et la BAD a d&rsquo;ores et déjà annoncé un financement de 210 millions de dollars pour accompagner ce projet qui devrait faire passer le trafic de 750&nbsp;000 personnes et 340&nbsp;000 tonnes de fret par an, à plus de 3 millions de personnes pour 2 millions de tonnes de fret à l&rsquo;horizon 2025.</p>



<h4><strong>Convaincre les investisseurs privés</strong></h4>



<p><em>Alors que</em><em>&nbsp;les Seychelles, l&rsquo;Egypte, la L</em><em>i</em><em>by</em><em>e, l&rsquo;Afrique du Sud et l&rsquo;</em><em>i</em><em>le Maurice caracolent dans le top 5 des pays les mieux pourvus en infrastructures</em><em>,</em>&nbsp;selon l&rsquo;indice annuel de développement des infrastructures (AIDI) de la BAD, l&rsquo;Afrique centrale piétine.</p>



<p><em>La&nbsp;</em><em>sous-</em><em>région devrait consacrer 68 milliards de dollars par an pour résorber son déficit en infrastructures</em><em>,</em><em>&nbsp;selon le rapport&nbsp;</em><em>Développement des infrastructures en Afrique centrale</em>, réalisé par le bureau sous-régional de la Commission économique des Nations unies pour l&rsquo;Afrique (CEA) et présenté à N&rsquo;Djamena en 2018.</p>



<p>La CEEAC peine pourtant à mobiliser les fonds nécessaires pour développer les infrastructures de transport qui font aujourd&rsquo;hui l&rsquo;objet d&rsquo;une nouvelle approche reposant sur la mutualisation des ressources pour développer des corridors régionaux, dans le cadre de partenariats publics-privés.</p>



<p>Néanmoins, plusieurs facteurs doivent être réunis afin d&rsquo;attirer les investisseurs privés qui restent concentrés sur les projets les plus rentables, en particulier dans le secteur des énergies.</p>



<p>D&rsquo;après la Banque mondiale, sur 463 projets enregistrés entre 1990 et 2017, les fonds privés concernaient 236 réalisations dans les infrastructures énergétiques et deux fois moins dans les transports.</p>



<p>«&nbsp;<em>Fédérer les partenaires publics et privés les plus prestigieux autour d&rsquo;une même table fait encore plus sens dès lors qu&rsquo;on se réfère au projet de réforme de la CEEAC [&#8230;] qui consiste notamment à encourager l&rsquo;intégration sous-régionale en favorisant l&rsquo;interconnexion des pays d&rsquo;Afrique centrale par la construction de nouvelles infrastructures de transport</em>&nbsp;», rappelle Ahmad Allam-Mi.</p>



<p>La table ronde de Brazzaville devra donc trouver les arguments pour convaincre les investisseurs privés de participer au financement des infrastructures de transport régionales qui demeurent indissociables du succès de l&rsquo;opérationnalisation prochaine de la Zleca.</p>



<p><strong>Source: Afrique La Tribune/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Infrastructures : le difficile corps-à-corps de l&#8217;Afrique</title>
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				<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 19:12:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[investisseurs]]></category>

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<h4>Malgré une prise de conscience réelle de la dimension stratégique des infrastructures, l&rsquo;Afrique peine à y couvrir ses besoins en investissements.</h4>



<p>Les infrastructures en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;n&rsquo;ont jamais autant attiré les investisseurs. En 2018, les engagements et les financements dans le secteur ont bondi à 100,8&nbsp;milliards de dollars, soit une hausse de 24&nbsp;% par rapport à 2017. C&rsquo;est même 38&nbsp;% de plus que pour la période 2015-2017, d&rsquo;après le nouveau rapport du Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA). Publiée la semaine dernière à l&rsquo;occasion de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-c-est-le-moment-d-y-investir-12-11-2019-2346570_3826.php">l&rsquo;Africa Investment Forum de Johannesburg</a>, l&rsquo;étude explique que ces chiffres sont dus aux intérêts grandissants des pays africains et chinois pour le secteur, leurs investissements ayant grimpé respectivement de&nbsp;33&nbsp;et 65&nbsp;% par rapport à la moyenne de ces trois dernières années. L&rsquo;Arab Coordination Group (ACG), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/inde">Inde</a>ou encore la plateforme d&rsquo;investissement Africa50 ont également contribué à la montée en puissance des chiffres.</p>



<h4>Énergie, TIC, transports&nbsp;: les secteurs gagnants</h4>



<p>Parmi les secteurs qui ont le vent en poupe, il y a celui de l&rsquo;énergie, qui totalise en&nbsp;2018&nbsp;un engagement de 43,8&nbsp;milliards de dollars, soit une augmentation de 67&nbsp;% par rapport à la moyenne 2015-2017. Il y a aussi celui des technologies de l&rsquo;information et de la communication (TIC) qui a enregistré des financements record de 7,1&nbsp;milliards, lesquels proviennent en grande partie du privé. Il y a enfin les transports, qui réalisent une belle performance avec des engagements à 32,5&nbsp;milliards, en hausse de 5&nbsp;% par rapport aux statistiques précédentes.</p>



<h4>Eau, le secteur à améliorer</h4>



<p>Malgré une croissance indiscutable des investissements dans les infrastructures, le compte n&rsquo;y est pas. Le chiffre de 100,8&nbsp;milliards est, certes, un record, mais, selon la Banque africaine de développement (BAD), entre&nbsp;130&nbsp;et 170&nbsp;milliards de dollars d&rsquo;investissements par an seraient nécessaires pour permettre à l&rsquo;Afrique de combler son déficit infrastructurel. À ce rythme, les engagements restent donc encore trop faibles pour atteindre les objectifs fixés par l&rsquo;Agenda&nbsp;2063&nbsp;de l&rsquo;Union africaine (UA). Principal responsable&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/monde/en-afrique-les-infrastructures-d-eau-font-toujours-cruellement-defaut-17-04-2015-1922289_24.php">le secteur de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement</a>. Entre&nbsp;2016 et&nbsp;2018, celui-ci n&rsquo;a réussi à mobiliser que 13&nbsp;milliards de dollars en moyenne, alors que ses besoins de financement annuels se situent entre&nbsp;56&nbsp;et 66&nbsp;milliards. «&nbsp;Environ 340&nbsp;millions d&rsquo;Africains n&rsquo;ont pas accès à l&rsquo;eau potable et un million de vies sont perdues chaque année en raison de maladies d&rsquo;origine hydrique&nbsp;», déplorent d&rsquo;ailleurs les auteurs du rapport.</p>



<h4>Après les conséquences sanitaires, les économiques<br></h4>



<p>Et le manque à gagner est considérable, car «&nbsp;environ 40&nbsp;milliards d&rsquo;heures de travail sont perdues chaque année en Afrique en raison d&rsquo;un problème aussi simple que le manque d&rsquo;eau courante dans les ménages&nbsp;». Plus globalement, pour les analystes, c&rsquo;est l&rsquo;organisation récente des territoires sur le continent elle-même qui pose problème. Car si, avec la croissance, des mégalopoles (pourtant synonymes de productivité et d&rsquo;innovation) se sont considérablement développées, leur urbanisation, elle, «&nbsp;a été négligée&nbsp;». «&nbsp;Les insuffisances des infrastructures urbaines conduisent à développer des zones en dehors des villes sans planification adéquate, sans infrastructure adaptée et à un coût beaucoup plus élevé&nbsp;», constate l&rsquo;ICA.</p>



<h4>Les solutions face aux défis multiples<br></h4>



<p>Les défis sont donc multiples pour les gouvernements africains. Première préconisation de l&rsquo;étude, l&rsquo;établissement de «&nbsp;réformes au niveau national&nbsp;», notamment en matière d&rsquo;entretien des infrastructures existantes. «&nbsp;L&rsquo;absence d&rsquo;entretien régulier dans le cas de l&rsquo;eau peut entraîner une augmentation d&rsquo;au moins 60&nbsp;% des coûts de remplacement du capital, affirme-t-elle. Et le fait de ne pas effectuer d&rsquo;entretien courant sur les routes entraînera des dépenses de réhabilitation bien plus chères que celles qui auraient été consacrées à l&rsquo;entretien courant.&nbsp;»</p>



<p>Seconde recommandation&nbsp;: une participation plus accrue du secteur privé. En effet, «&nbsp;à l&rsquo;heure actuelle, hormis dans les TIC, la participation du secteur privé […] n&rsquo;est que peu utilisée en Afrique par rapport aux autres régions du monde&nbsp;». Pour des domaines où une contribution totale et entière du privé est impossible, l&rsquo;ICA propose «&nbsp;un recours partiel&nbsp;» du secteur. Les autorités publiques peuvent par exemple engager «&nbsp;des entreprises privées locales pour des tâches spécifiques telles que la détection des fuites, la facturation et la collecte dans le cas de l&rsquo;eau&nbsp;». Et d&rsquo;ajouter&nbsp;: «&nbsp;Dans le secteur des transports, on a de plus en plus recours à des entrepreneurs pour construire ou réhabiliter une route, mais également pour de la maintenance à long terme […] Ces mesures ont déjà fait leurs preuves dans un certain nombre de pays&nbsp;», assurent les auteurs.</p>



<p>Et, cela tombe bien, elles sont applicables au secteur de l&rsquo;eau. «&nbsp;Les financements privés dans lesquels le secteur public conserve la responsabilité de la propriété et de l&rsquo;exploitation de l&rsquo;actif doivent être considérés plus sérieusement, peut-on lire. Dans le monde entier, les services publics d&rsquo;approvisionnement en eau et d&rsquo;assainissement font largement appel à des financements privés provenant de sources commerciales nationales, comme les banques.&nbsp;»</p>



<p>La décentralisation fait elle aussi partie des dispositions à mettre en place. L&rsquo;idée&nbsp;? «&nbsp;Donner aux gouvernements locaux plus de responsabilités.&nbsp;» «&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, les gouvernements africains sont responsables d&rsquo;un pourcentage beaucoup trop important d&rsquo;investissements nationaux&nbsp;», estime le rapport. La décentralisation aurait le double avantage de donner plus d&rsquo;autonomie aux régions, et de réduire le fardeau financier de la création et de&nbsp;l&rsquo;entretien des infrastructures au pouvoir central. Des réformes indispensables pour le continent, s&rsquo;il ne veut pas manquer le virage de l&rsquo;industrialisation.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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