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	<title>Infrastructures africaines &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Une nouvelle plateforme pour financer les infrastructures africaines</title>
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				<pubDate>Tue, 14 Jul 2020 16:55:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bitumage-route.jpg" alt="" class="wp-image-13341" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bitumage-route.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bitumage-route-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>«Des infrastructures de qualité pour l&rsquo;Afrique du XXIe siècle», le rapport géré par le Centre de développement de l&rsquo;OCDE et par le Centre africain pour la transformation économique a rendu ses conclusions le 9 juillet dernier. Le continent qui abritera 2.5 milliards d&rsquo;habitants en 2050 doit impérativement accélérer le rythme du développement de ses infrastructures, sous peine d&rsquo;asphyxie démographique.</strong></p>



<p>En 2018, le président du Ghana&nbsp;en appelait depuis Paris, à la création d&rsquo;une nouvelle plateforme technique pour faciliter le dialogue sur l&rsquo;optimisation de la construction d&rsquo;infrastructures de qualité en Afrique, son accélération et son intensification. La&nbsp; présentation du rapport publié le 9 juillet par le Centre de développement de l&rsquo;OCDE et le Centre africain pour la Transformation économique (ACET,) en partenariat avec l&rsquo;AUDA-NEPAD (l&rsquo;Agence de développement de l&rsquo;Union africaine), simultanément à l&rsquo;organisation d&rsquo;un webinaire, constitue le point d&rsquo;orgue de la première phase de cette initiative, réalisée avec le soutien de l&rsquo;Agence allemande de coopération internationale (GIZ).</p>



<p>Le rapport révèle&nbsp;<em>«&nbsp;la&nbsp;tâche monumentale&nbsp;pour hiérarchiser, accélérer et étendre le développement d&rsquo;infrastructures de qualité&nbsp;»</em>&nbsp;en Afrique, soulignant qu&rsquo;il faut parfois&nbsp;«&nbsp;&nbsp;<em>plusieurs décennies pour qu&rsquo;un projet d&rsquo;infrastructure passe de l&rsquo;idée à l&rsquo;opération&nbsp;</em>». Pourtant, le temps presse et les défis en matière d&rsquo;infrastructures augmentent, sous la pression démographique. En effet, quelque 28 pays africains ont doublé leur population entre 1990 et 2015 et les Nations Unies s&rsquo;attendent à ce que 26 d&rsquo;entre eux doublent leur population entre 2017 et 2050. Pour répondre aux besoins de cette croissance exponentielle, le rapport encourage de nouveaux modèles multilatéraux, adaptés au défi démographique.&nbsp;<em>«&nbsp;L&rsquo;investissement dans les infrastructures africaines est un bien public mondial</em>&nbsp;(&#8230;)&nbsp;<em>au XXIe siècle, la main-d&rsquo;œuvre se trouvera sur le continent africain, qui devrait connaître une augmentation de 40% de sa population en âge de travailler, entre 2018 et 2030</em>&nbsp;», précise le rapport. En effet, d&rsquo;ici 25 ans, la population du continent aura augmenté de 70%. Par ailleurs, la population urbaine devrait atteindre 1,3 milliard en 2050, sur ce continent qui abritera quelque 120 villes de plus d&rsquo;un million d&rsquo;habitants. Aussi, entre dividende démographique et pression urbaine&nbsp;: l&rsquo;Afrique doit réagir et vite&#8230;</p>



<h4><strong>L&rsquo;intégration régionale sera-t-elle la clé du développement infrastructurel&nbsp;?</strong></h4>



<p>En dépit d&rsquo;un certain nombre de progrès enregistrés, les besoins restent considérables, en particulier en matière d&rsquo;accès aux infrastructures numériques. Près de 300 millions d&rsquo;Africains vivent à plus de 50 km d&rsquo;un réseau haut débit ou du câble. Selon une étude de 2019, conduite par l&rsquo;Union internationale des télécommunications (UIT) et l&rsquo;UNESCO, la réduction de la fracture numérique sur le continent, coûterait 100Mds USD.</p>



<p>Le rapport de l&rsquo;OCDE et de l&rsquo;ACET fait apparaître une volonté de décentraliser les projets d&rsquo;infrastructures pour un processus plus dynamique qui contribuerait au&nbsp;développement des marchés obligataires municipaux, en tant que véhicule d&rsquo;investissement (&#8230;) Le changement est engagé et&nbsp;<em>«&nbsp;l&rsquo;Afrique dépasse rapidement sa géographie économique post-coloniale »,</em>&nbsp;peut-on lire dans cette étude qui promeut la création de nouveaux corridors économiques intégrés au niveau régional, en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;opérationnalisation programmée de la zone de libre-échange économique et commerciale africaine (Zleca).</p>



<p>Afin de pallier les besoins urgents, le rapport rappelle que les pays africains se sont tournés vers le partenaire chinois,&nbsp;<em>«&nbsp;dont les temps de réponse et les processus en amont sont rapides et compétitifs dans les infrastructures de transport, d&rsquo;électricité et des télécommunications&nbsp;»</em>&nbsp;et prévient que les yens investis par l&rsquo;Empire du Milieu ne souffrent d&rsquo;aucune concurrence sur le continent. Sur ces secteurs-clés,&nbsp;<em>«&nbsp;la Chine engage actuellement plus de financements que toutes les autres sources externes combinées, juste après le financement par les Etats&nbsp;»</em>. Cette politique d&rsquo;investissement massif pour soutenir les prochaines routes de la Soie, s&rsquo;appuie notamment sur un nouveau dispositif d&rsquo;investissements à l&rsquo;étranger, basé à Hong-Kong (filiale du China Africa Development Fund). Toutefois, le rapport met également en évidence certains écueils du colosse chinois en matière de&nbsp;<em>«&nbsp;gouvernance, de propriété et de transparence&nbsp;»&nbsp;</em>avant de conclure que la clé du développement des infrastructures doit revenir aux Africains, non sans le support des partenaires internationaux.</p>



<h4><strong>Quels sont les dispositifs proposés par le rapport&nbsp;?</strong></h4>



<p>Les infrastructures africaines ne sont pas seulement en retard faute de ressources techniques et financières, mais cela tient aussi à leur conception initiale, car les enjeux ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) n&rsquo;y sont pas suffisamment intégrés (création d&#8217;emplois, modélisation financière ou retours sociaux). Force est de constater que les modèles traditionnels pour le développement des infrastructures n&rsquo;ont pas réussi à générer un rythme correspondant à la dynamique démographique, ni à la géographie économique. Les gouvernements africains&nbsp;<em>«&nbsp;doivent renouveler la manière de gérer ces projets&nbsp;»</em>, conclut le rapport, précisant qu&rsquo;il est impératif que les investissements dans les infrastructures soient plus rapides et moins fastidieux, tout en respectant les normes «&nbsp;bas-carbone&nbsp;» (un pré-requis pour les bailleurs internationaux).</p>



<p>En substance, deux grands mécanismes ont été avancés dans ce rapport intitulé « <a href="http://www.oecd.org/dev/Africa-Quality-infrastructure-21st-century.pdf">Des infrastructures de qualité pour l&rsquo;Afrique du XXIe siècle</a> », pour accélérer la préparation, le financement et la mise en œuvre des projets. D&rsquo;une part, l&rsquo;extension du label qualité du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et d&rsquo;autre part, la création d&rsquo;une plateforme <em>« pour améliorer l&rsquo;apprentissage entre pairs en temps réel et la mise en commun des bonnes pratiques dans les métiers des infrastructures en Afrique »</em>. Les recommandations listées dans le rapport devraient être prises en considération dans le Programme 2021‑30 pour le développement des infrastructures africaines. Cela étant, dans l&rsquo;attente de nouveaux investissements escomptés (en particulier dans les infrastructures sanitaires en réaction à la pandémie de Covid-19), le continent continue d&rsquo;enregistrer un gap de financement dans les infrastructures, compris entre  68 à 108 milliards de dollars par an, selon les données publiées en 2018, par la Banque africaine de développement (BAD).</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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