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	<title>indépendance &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>AFRIQUE : 60 ans après, nos indépendances ont-elles valu la peine ?</title>
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				<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 14:08:08 +0000</pubDate>
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<p><strong>La question peut paraître attardée en plein XXIe siècle et « raccourcissante », la réponse l’est moins, mais aussi routinière car chaque année, je me repose la même question. Et dans la réponse, je me rends tout de suite compte de ce qu’il y a quelques ajouts et parfois, la réflexion prend d’autres labyrinthes, ouvre brèches et angles et s’enrichit d’une actualité plus récente. Ou de faits pas si lointains car par définition, une actualité est immédiate, instantanée et par ricochet, plus récente que « récent ». Les derniers événements en Haïti seront quelques jets d’eau pour mon moulin.</strong></p>



<p>1960. Année importante pour les indépendances africaines. A côté de 14 pays francophones subsahariens, le Congo belge, la Somalie italienne et le Nigéria britannique accèdent à la souveraineté nationale. Pour les pays francophones, pas moins de 8 ont proclamé leur indépendance au mois d’août. Le Bénin qui avait ouvert la vague le 1<sup>er</sup>&nbsp;août devrait se libérer d’une colonisation française, à cette date-là, et d’une stratégique présence lusophone. Il a fallu pour l’ex Dahomey attendre une année pour que le 31 juillet 1961, le Fort Portugais de Ouidah (mais uniquement ce court territoire) ne quitte symboliquement les joutes portugaises, volonté tardive et quelque peu capricieuse de Lisbonne. Suivront le Niger (03 août), le Burkina Faso (05 août), la Côte d’Ivoire (07 août), le Tchad (11 août), la Centrafrique (13 août), le Congo Brazzaville (15 août) et enfin le Gabon le 17 août. C’est d’ailleurs ce qui a souvent motivé de ma part, en août, une chronique sur le sujet, en pleines vacances. &nbsp;</p>



<p>Des rituels plutôt symboliques et grégaires, un drapeau, un hymne national, une devise, des armoiries aussi animalières que farfelues les unes que les autres, bref, tous les gadgets de l’autonomie totale pour chacun de ces pays. Dans la réalité, la main invisible de l’ex colon tire toujours les ficelles et du côté de Paris, la françafrique, vite née des décombres d’une décolonisation dépressive, a créé un parallélisme des forces. Mais il ne sera pas ici question de cela. Six décennies après ces indépendances, où en sont nos Etats&nbsp;? Comment font-ils face au défi du développement&nbsp;? Ont-ils réussi à maintenir la paix&nbsp;? Que font-ils de la démocratie et des droits de l’homme&nbsp;? Bref, leurs citoyens sont-ils plus heureux aujourd’hui que sous la colonisation&nbsp;? Des questions se suivent et les réponses poussent parfois à se demander si les indépendances valaient la peine…</p>



<p>Bien que pendant les années 1990, le vent de l’est déclenché par François Mitterrand à travers son discours de Baule ait provoqué, dans la foulée de la chute du mur de Berlin, quelques échauffourées pro-démocratiques, dans l’ensemble, l’état de droit a peu avancé. Des quatre pays issus de l’ex Afrique équatoriale française (Aef), Congo, Centrafrique, Gabon et Tchad, aucun n’a franchi le cap libérateur de la démocratie et ils sont tous là, à balbutier entre le pouvoir à vie (Sassou Nguesso), et les dynasties de fils à papa (Ali Bongo et Mahamat Idriss Déby). La Centrafrique est toujours dans l’errance et la permanente instabilité dans laquelle guerres civiles et confrontations ethniques l’ont prolongée. Un peu plus loin, le géant Cameroun est dirigé par un despote fainéant et paresseux que quatre décennies de pouvoir ont usé et réduit à une momie qui ne peut faire quelques pas que grâce à des coups de pouce, Paul Biya. En Afrique occidentale, à l’exception du Niger qui vient de connaître une alternance et le Burkina Faso qui résiste aux vieux démons du terrorisme et d’un retour en arrière, le Bénin, la Côte d‘Ivoire, la Guinée Conakry sont tombés aux mains de dictateurs endurcis avec une guerre ouverte aux oppositions. Le Sénégal est à la croisée des chemins depuis que le camp Sall a affiché une volonté d’accorder un troisième mandat à Macky. Depuis presqu’autant de temps qu’il est indépendant, le Togo est dirigé par une seule et même famille. Quant au Mali, il se bat comme le diable pour rester à peu près un pays, les extrémistes musulmans en contrôlent la grande partie. Très peu de régions dans le monde vont aussi mal que l’Afrique francophone. La démocratie étant déterminante, l’état de droit, la lutte contre la corruption, la justice sociale et même le développement en dépendent.&nbsp;</p>



<p>Dans son ensemble, 60 ans après les indépendances, l’Afrique peine à décoller malgré l’illusoire croissance économique dont les retombées ne profitent qu’à une minorité que par élégante et pathétique sincérité, Faure Gnassingbé (Togo) désigne par « <em>un petit nombre</em> » qui « <em>s’accapare</em> » de tout. Les systèmes sanitaires fortement mis à l’épreuve par la pandémie de la Covid-19 sont en grande désuétude obligeant les dirigeants à se soigner en Europe. Pendant une décennie, le Togo n’a jamais disposait d’aucun scanner dans un seul de ses hôpitaux publics. Les droits élémentaires sont bafoués, l’école reste un luxe et le chômage endémique, associé à un sous-emploi désespérant poussent la jeunesse à affronter la méditerranée pour immigrer en Europe.&nbsp;</p>



<p>Qu’avons-nous fait de nos indépendances à part remplacer des fouettards blancs qui portaient encore quelques rares valeurs par des schizophrènes déchainés qui ne s’accrochent qu’à la partie jouissive du pouvoir et ne pensent qu’à eux&nbsp;? Quand vous voyagez dans les campagnes béninoises, togolaises, ivoiriennes, maliennes où je me rends souvent, les rares petits ponts vitaux qui relient deux villages isolés ou les quelques fontaines d’eau à l’ancienne sont des vestiges de la colonisation. Comme si parfois, le colon se préoccupait plus que nos actuels dirigeants du développement. Je vais souvent à Soumdina-Bas (nord Togo, 500 km de Lomé), où au détour d’une alliance lointaine, j’ai de la belle famille. La grand-mère de ma fille m’a souvent rappelé qu’il y a un demi-siècle, elle avait l’eau potable, gratuite et abondante. Aujourd’hui, les puits sont asséchés, les fontaines ont disparu et en jonglant avec l’eau de la rivière voisine, son portable, un Iphone 11 capte parfois un réseau wifi égaré. Quel contraste&nbsp;? Accès plus facile au wifi qu’à l’eau. J’en rigole souvent avec cette belle et charmante octogénaire.</p>



<p>Comparaison n’est pas raison mais comment peut-on raisonner sans comparer&nbsp;? Je vais souvent dans les Antilles françaises, tous les ans, là encore. Et à l’arrivée comme au décollage, ma réflexion dans l’avion est la même. Pourquoi ne sommes-nous pas restés territoires français&nbsp;? Je sais que ne suis, par mon universalisme têtu, qu’un mauvais patriote et jamais panafricaniste. Mais je préfère un Bénin, un Congo, un Tchad ou une Guinée sous contrôle française que de les voir chiffonnés au fil des années par des conflits inutiles et des despotes aussi mal éclairés les uns que les autres. Pour un jeune gabonais aujourd’hui, troquer l’indépendance contre un passeport français est plus pragmatique. Vivre dans un pays où l’hôpital sauve au lieu d’être un couloir de la mort est plus avantageux pour un togolais. Disposer d’écoles et de centres de santé est plus pertinent pour un nigérien que d’être soi-disant « indépendant ». Chaque jeune congolais aurait préféré Emmanuel Macron à Denis Sassou N’guesso qui n’est qu’au service exclusif de sa caste forestière… Pourquoi donc ces indépendances&nbsp;? Que valent-elles aujourd’hui, 60 ans après&nbsp;? Toute l’ex colonie française au sud du Sahara, aujourd’hui éclatée en 14 pays, utilise encore une monnaie (le Cfa) dont la déclinaison du sigle contient l’épithète éhonté « colonial » sans susciter le moindre agacement de ces dirigeants que les bulles de champagne et les milliards détournés ont éloigné de toute fierté nationale. Ils ne sont fiers que d’une seule chose, être au pouvoir…</p>



<p>Je me prépare à me rendre en Haïti, dans quelques jours. Je vais chaque année dans le pays de Toussaint Louverture depuis maintenant une belle décennie. La préparation de mon voyage est antérieure aux tremblements de terre, catastrophes naturelles dont la responsabilité n’est essentiellement imputable qu’à un insaisissable Dieu dont la toute-puissante et la toute clémence doivent, face à pareils événements, nous rendre encore un peu plus dubitatifs. Mais le débat est autre que théologique. Ce pays, indépendant depuis 2 siècles est le plus pauvre du monde, enfin, presque. Aucun président depuis 1804 n’a, à l’exception de René Préval (qui a bénéficié de l’état de grâce consécutif aux séismes de 2010), fini son mandant. Jean Bertrand Aristide, un prêtre exorciste dont le diable a pris possession en a été président 3 ou 4 quatre fois en quelques années avant d’être exilé. La première République noire est aujourd’hui un état néant qui tient la queue dans tous les domaines et fourmillent de 12 millions d’âmes dont 80% végètent dans l’extrême pauvreté. Si Haïti avait su le sort que lui réservait l’indépendance, ne serait-il pas accroché à la France pour aujourd’hui finir comme La Guyane, la Guadeloupe ou la Martinique, îles voisines dont la qualité de vie est mille fois supérieure&nbsp;? Iles qui attirent chaque année des milliers d’haïtiens qui devraient se contenter, la nuit tombée, d’en apprécier les lumières lointaines alors que le pays de Dessalines n’a que quelques éclaires heures d’électricité par jour.</p>



<p>Face à une telle situation, il y a de quoi regretter ces combats dignes, ces luttes acharnées, ces sacrifices inestimables auxquels nos aïeux se sont livrés. De leur tombe, Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Sylvanus Olympio, Kwamé N’Krumah vont se demander, à raison, pourquoi avoir fait tout ça, pour ça&nbsp;? Et bien évidemment, à raison… Quel gâchis&nbsp;? Il est à parier que, Haïti, le 55<sup>e</sup>&nbsp;pays africain aurait bénéficié de la technologie française pour s’éviter tout ou partie des tremblements de terre dont il est l’objet et son peuple serait à l’abri de l’extrême pauvreté.&nbsp;</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel</strong><br></p>
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		<title>Soudan du Sud: l’espoir en berne dix ans après l’indépendance</title>
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				<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 13:47:32 +0000</pubDate>
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<p><strong>Dans un message publié à l’occasion du dixième anniversaire de l’indépendance du plus jeune État d’Afrique, le Conseil des Églises du Soudan du Sud déplore la violence persistante et invite les autorités politiques à œuvrer pour le bien de la population.</strong></p>



<p>9 juillet 2011: un jour historique pour l&rsquo;Afrique, marquant la naissance d&rsquo;un nouvel État, le Soudan du Sud, devenu indépendant du Nord par référendum où le « oui » l’emporta à plus de 98 %. Mais dix ans après cette date, les perspectives pour le Soudan du Sud sont inquiétantes, comme le signale le Conseil des Églises du Soudan du Sud (SSCC). Dans un message en vue de cet anniversaire, il écrit:&nbsp;<em>«nous n&rsquo;avons pas grand-chose à célébrer, le peuple vit une période difficile en raison de la violence persistante, du désespoir et de la misère».</em></p>



<h3><strong>Une&nbsp;<em>«décennie gâchée»</em></strong><br></h3>



<p>Le Soudan du Sud est en effet traversé par des tensions qui se sont aggravées en 2013, lorsque les partisans du président Salva Kiir, d&rsquo;ethnie dinka, et ceux de l&rsquo;ancien chef d&rsquo;État Riek Machar, d&rsquo;ethnie nuer, ont commencé à s&rsquo;affronter. Ce grave conflit a fait 400 000 morts et 4 millions de réfugiés et de personnes déplacées.<br></p>



<p>Cinq ans plus tard, en 2018, un accord a été conclu pour mettre fin à la guerre, « l&rsquo;Accord revitalisé sur la résolution du conflit au Soudan du Sud » (R-ARCSS), tandis qu&rsquo;en février 2020, les factions politiques sont parvenues à un accord pour former un nouveau gouvernement transitoire d&rsquo;unité nationale, avec Salva Kiir à sa tête et Riek Machar dans l&rsquo;opposition. Mais les résultats concrets tardent à arriver et la violence se poursuit. En avril dernier, le nouvel évêque de Rumbek, le père combonien Christian Carlassare, a ainsi été agressé pendant la nuit à son domicile et blessé par balles aux jambes par des inconnus.<a href="https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2021-04/pape-priere-mgr-carlassare-agression-soudan-du-sud.html"></a>27/04/2021</p>



<p>Mgr Christian Carlassare a été transféré dans un hôpital kenyan pour y recevoir un traitement approprié après l’agression dont il a été victime dans sa résidence de Rumbek, la &#8230;<br></p>



<p>La SSCC déplore également&nbsp;<em>«la violence intercommunautaire endémique, ainsi que les cas croissants de violence sexuelle, de meurtres par vengeance, d&rsquo;accaparement de terres et d&rsquo;enlèvements d&rsquo;enfants»</em>. Autant d’éléments qui&nbsp;<em>«ont non seulement déstabilisé la paix, mais aussi retardé le développement socio-économique du pays». «Ces conflits ont fait de nos dix premières années d&rsquo;indépendance une décennie gâchée. Nous sommes maintenant au point mort»</em>, après l’enthousiasme des débuts, estime la SSCC, reconnaissant par ailleurs les&nbsp;<em>«sacrifices désintéressés de tant de martyrs et de héros de notre temps qui ont œuvré au nom de la justice, de la liberté et de la prospérité de notre peuple».</em><br></p>



<h3><strong>Tirer les leçons du passé pour un avenir meilleur</strong><br></h3>



<p>La population sud-soudanaise a été laissée&nbsp;<em>«sans espoir et réduite à une dépendance extrême de l&rsquo;aide humanitaire»</em>, alerte le Conseil des Églises, qui exhorte les autorités politiques à mettre en œuvre l&rsquo;accord de paix. Les Églises du pays renouvellent quant à elles leur engagement à&nbsp;<em>«soutenir la paix, la justice, le pardon et la réconciliation».</em><br></p>



<p>La SSCC espère donc que la prochaine décennie soit comme&nbsp;<em>«un nouveau départ»</em>&nbsp;et une&nbsp;<em>«occasion de sauver le peuple de la misère». «Nous devons réfléchir à ce qui n&rsquo;a pas fonctionné jusqu&rsquo;à présent»</em>, poursuit l’organisation,&nbsp;<em>«tirer les leçons de ces expériences et assumer la responsabilité collective de libérer notre pays de ses difficultés actuelles». «Plus jamais notre peuple ne sera victime, sans pitié, de nos propres mains !»</em>&nbsp;conclut le Conseil des Églises du Soudan du Sud.<a href="https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2021-02/soudan-sud-gouvernement-union-machar-kiir-un-an-eglises-appel.html"></a>22/02/2021</p>



<p>Près d’un an jour pour jour après la création du gouvernement d’union nationale au Soudan du Sud, alors que le spectre de la violence est toujours présent, les Églises &#8230;<br></p>



<p>La situation du Soudan du Sud préoccupe également le Souverain Pontife. Le 11 avril 2019, il organisait une retraite spirituelle au Vatican pour les responsables civils et ecclésiastiques du pays. Un évènement dont on retiendra en particulier un geste marquant: François agenouillé, embrassant les pieds du président de la République du Soudan du Sud Salva Kiir, et des vice-présidents désignés présents, parmi lesquels son adversaire Riek Machar. Et cela pour demander&nbsp;<em>«que le feu de la guerre soit éteint une fois pour toutes»</em>&nbsp;dans le plus jeune État africain.</p>



<p><strong>Source :  Vatican news/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tchad: 60 ans après, les entreprises d&#8217;État à la peine</title>
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				<pubDate>Tue, 11 Aug 2020 09:57:44 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les entreprises créées sous l’ère du premier président François Tombalbaye sont toutes en faillite. A l’origine, les multiples conflits armés et la mauvaise gestion. Le Tchad célèbre mardi (11.08.20), le soixantième anniversaire de son accession à l’indépendance. Soixante ans après, le pays peine à diversifier son économie qui ne repose que sur le pétrole depuis...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/53355314_303.jpg" alt="" class="wp-image-18815" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/53355314_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/53355314_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>N&rsquo;djamena</figcaption></figure>



<p><strong>Les entreprises créées sous l’ère du premier président François Tombalbaye sont toutes en faillite. A l’origine, les multiples conflits armés et la mauvaise gestion.</strong></p>



<p>Le Tchad célèbre mardi (11.08.20), le soixantième anniversaire de son accession à l’indépendance. Soixante ans après, le pays peine à diversifier son économie qui ne repose que sur le pétrole depuis de nombreuses années.</p>



<p>Elles étaient nombreuses, les entreprises publiques qui faisaient la fierté des Tchadiens pendant les premières années de l’indépendance.</p>



<h4>Pillage des ressources</h4>



<p>Ces entreprises qui ont remplacé les petites unités industrielles implantées par les colons ont permis d’employer bon nombre de Tchadiens.</p>



<p>Malheureusement, les conflits armés et surtout la guerre de 1979 et la mauvaise gestion ont précipité bon nombre de ces entreprises dans la faillite, explique Narcisse Laldjim, analyste politique:</p>



<p><em>« Le tout premier président du Tchad François Tombalbaye, après l’indépendance du Tchad, avait créé ce qu’on appelle la Coopérative des transporteurs tchadiens (CTT), il avait créé ce qu’on appelle la Société textile du Tchad (STT), il a créé aussi la Société industrielle de viande (SIVID), on a aussi les Grands moulins du Tchad (GMT) qui fabriquait à l’époque de la farine, la Compagnie Air&nbsp;Tchad, la Coton Tchad par exemple qui ont toutes mis la clé sous le paillasson. Tout ça, c’est dû d’abord aux différentes instabilités que le pays a connues et c’est dû également à la gestion des hommes. Des hommes qui sont chargés de gérer ces industries pillent les ressources de ces industries, mettant en faillite ces entreprises. »</em></p>



<p><strong>«&nbsp;Gestion archaïque&nbsp;»</strong></p>



<p>Mais pour l’universitaire Sitack Yombatina Beni, même si les périodes d’instabilité politique ont contribué à la disparition progressive de certaines entreprises étatiques, sous le régime du&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/idriss-deby-intronis%C3%A9-mar%C3%A9chal-une-d%C3%A9rive-aux-frais-de-letat/a-54370992">président Idriss Deby Itno</a>, c’est plutôt la mauvaise gestion:</p>



<p><em>« La gestion des entreprises obéit à une certaine règle, transparence, recevabilité etc&#8230; Aujourd’hui, on parle de plus en plus de la gestion axée sur les résultats (GAR) avec un budget qui s’appelle le budget axé sur les résultats (BAR). Malheureusement au Tchad, nous n’avons pas encore intégré ces choses-là. Nous gérons nos entreprises de la façon la plus archaïque possible, sans règles, d’abord en matière de gestion. Ensuite vous n&rsquo;êtes pas sans savoir que depuis 30 ans, ceux qui sont à la tête des entreprises sont des Tchadiens n&rsquo;ayant aucune formation et, en plus, il n&rsquo;y a pas de cahier de charges. Il n&rsquo;y a pas d’évolutions, les entreprises publiques aujourd’hui sont toutes mortes. »</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/tchad-60-ans-apr%C3%A8s-les-entreprises-d%C3%A9tat-%C3%A0-la-peine/a-54523928#"><img src="https://www.dw.com/image/54295808_404.jpg" alt="Le président Idriss Deby est au pouvoir depuis 30 ans (Présidence de la République du Tchad)"/></a></figure>



<p>Le président Idriss Deby est au pouvoir depuis 30 ans</p>



<p>La disparition de ces entreprises n’est pas sans conséquences, déplore l’analyste politique Narcisse Laldji. Il invite le président Deby à mettre de l’ordre dans ce secteur&nbsp;:</p>



<p><em>« D’abord, les conséquences sociales. Par exemple, la Coton Tchad nourrit plus de 2.000 personnes ou encore, la Société industrielle de viande (SIVID) à Sarh (Chef-lieu de la province du Moyen-Chari au sud du Tchad) qui nourrissait par exemple des milliers de personnes. Donc, aujourd’hui, ce sont des familles entières qui souffrent parce que ceux qui travaillent là ont perdu leur emploi. Donc, moi j’interpelle le président de la République, il faut qu’il mette l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, il faut qu’il mette des garde-fous. Celui qui vole 5 F, il faut qu’il rende compte parce que c’est l’argent de l’État. Quand ça ne marche pas, c’est l’économie qui prend un rude coup. Il faut que le gouvernement réhabilite ces industries agro-alimentaires pour booster l’économie nationale. Parce qu’il faut diversifier l’économie. On ne peut pas compter que sur le pétrole parce que le pétrole est un produit tarissable. »</em></p>



<p>Aucun des membres du gouvernement tchadien contacté n’était disponible pour réagir à ce sujet.</p>



<p>Certains Tchadiens continuent jusque-là de regretter les premières années de l’indépendance. Car avec peu de moyens à l’époque, le Tchad s’en sortait mieux qu’aujourd’hui, pensent-ils.</p>



<p><strong>Source: Deutsch Welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>60 ans d&#8217;indépendance: le retour des biens culturels un défi</title>
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				<pubDate>Fri, 31 Jul 2020 13:20:27 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les promesses formulées, notamment par la France, ont suscité l&#8217;espoir des Africains mais le processus de restitution est long. Mais, le Bénin peut se réjouir que la France accepte de rendre certaines pièces. En lançant la réhabilitation et l’agrandissement de ses musées, le Bénin se prépare au retour de ses biens culturels pillés par les...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/50886758_303.jpg" alt="" class="wp-image-18560" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/50886758_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/50886758_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Masque </figcaption></figure>



<p><strong>Les promesses formulées, notamment par la France, ont suscité l&rsquo;espoir des Africains mais le processus de restitution est long. Mais, le Bénin peut se réjouir que la France accepte de rendre certaines pièces.</strong></p>



<p>En lançant la réhabilitation et l’agrandissement de ses musées, le Bénin se prépare au retour de ses biens culturels pillés par les troupes coloniales il y a plus d&rsquo;un siècle. La coopération patrimoniale mise en place à cet effet entre le pays et la France semble en bonne voie.</p>



<p>Paris a ainsi adopté un projet de loi qui autorise le transfert du trésor royal béninois en ajoutant une dérogation au principe d&rsquo;inaliénabilité applicable aux collections publiques françaises.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/60-ans-dind%C3%A9pendance-le-retour-des-biens-culturels-un-d%C3%A9fi/a-54387570#"><img src="https://www.dw.com/image/42318841_404.jpg" alt="Un projet de loi permet de restituer au Bénin et au Sénégal plusieurs oeuvres d'art conservées au musée du Quai Branly‑Jacques Chirac et au musée de l'armée." width="329" height="438"/></a></figure>



<p>Un projet de loi permet de restituer au Bénin et au Sénégal plusieurs oeuvres d&rsquo;art conservées au musée du Quai Branly‑Jacques Chirac et au musée de l&rsquo;armée.</p>



<p>Les objets d’art que ce projet de loi permet désormais de restituer sont au nombre de 26, mais cela ne représente qu&rsquo;une infime partie du patrimoine spolié, rappelle Nouréini Tidjani Serpos. Celui-ci dirige le comité chargé de la coopération patrimoniale et muséale entre la France et le Bénin.</p>



<p><em>&nbsp;« Il y a en France aujourd&rsquo;hui 6.000 œuvres culturelles du Bénin. Et dans ces 6.000 œuvres, il y en a dans les musées publics, il y en a dans les musées privés, il y en dans des collections de particuliers, etc&#8230; « </em>, confirme Nouréini Tidjani Serpos.&nbsp;</p>



<p><strong>Ce qui va changer</strong></p>



<p>Mais le rapatriement du premier lot des 26 œuvres qui relèvent du trésor des anciens rois d&rsquo;Abomey constitue, à l&rsquo;instar du sabre d&rsquo;El Hadj Omar au Sénégal, un pas important qui pourrait déclencher&nbsp;<a href="https://p.dw.com/p/3V9cn" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une vague de restitution d&rsquo;œuvres sur le continent.</a></p>



<p>Ce qui permet à l&rsquo;historien de l&rsquo;art Didier Marcel Houénoudé d&rsquo;entrevoir, dans l&rsquo;ensemble du processus enclenché, le plus grand exploit réalisé sur le plan culturel depuis les indépendances.&nbsp;<em>« C&rsquo;est quand même une victoire pour les pays africains de pouvoir se réapproprier leurs patrimoines parce que les objets qui sont partis ont vécu d&rsquo;autres histoires, ils ont été analysés par des ethnologues, des ethnographes&#8230; ».</em></p>



<p>Il estime que c&rsquo;est autour des africains&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/on-tue-nos-objets-en-les-mettant-dans-les-vitrines-ibrahim-tchan/av-51220596" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>« de dire le discours qu&rsquo;il faut pour ces oeuvres »</em>&nbsp;qui leur&nbsp;appartiennent</a>&nbsp;en premier chef.</p>



<p><em>« C&rsquo;est à nous également de pouvoir utiliser ces objets de façon didactique dans nos enseignements auprès de la jeune génération. Mais c&rsquo;est pour nous également une victoire en ce sens que nous pouvons reprendre ce qui était considéré comme un trophée pour les colonisateurs »,</em>&nbsp;conclut l&rsquo;historien.</p>



<p><strong>Réparation&#8230;.</strong></p>



<p>Historiens, universitaires, politiques&#8230; tout le monde s&rsquo;accorde aujourd&rsquo;hui sur la nécessité pour les peuples africains d&rsquo;avoir accès, sur leur terre, à leur art patrimonial. Et pour le Bénin, qui a l&rsquo;ambition de développer son industrie touristique et promouvoir la diversité culturelle, le retour des œuvres&nbsp; ne sera que réparation.</p>



<p>&nbsp;Il était temps, estime Nouréini Tidjani Serpos parce que dit-il&nbsp;<em>« c&rsquo;était parti dans des conditions un peu brutales. Mais non seulement nous voulons les récupérer mais ce qui est à nous est déjà rentré dans l’histoire de France. Picasso et tous les autres peintres cubistes, c&rsquo;est en allant voir les œuvres, les masques nègres que l&rsquo;esthétique en France a fait un bon. Maintenant qu&rsquo;ils se sont nourris de ça nous pouvons faire en sorte que nos enfants à nous aussi puissent aller voir ces biens-là. « </em></p>



<p>En attendant que les objets promis quittent les collections des musées français, l&rsquo;Afrique devrait aussi être véritablement prête à tenir ce pari.</p>



<p><strong>Source :Deutsch Welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Le Togo était indépendant il y a 60 ans</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 11:13:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<category><![CDATA[Faure Gnassingbe]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>

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				<description><![CDATA[Le Togo célèbre ce 27 avril 2020, le 60e anniversaire de son indépendance. Notre correspondant à Lomé a donné la parole à quelques Togolais qui s’expriment sur la commémoration de cet anniversaire historique. « Je proclame solennellement l’indépendance du Togo, notre patrie », a déclaré&#160; le 27 avril 1960 , Sylvanius Olympio, le premier président du Togo...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20262533lpw-20262587-mega-une-jpg_7072475_660x287.jpg" alt="" class="wp-image-16780" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20262533lpw-20262587-mega-une-jpg_7072475_660x287.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20262533lpw-20262587-mega-une-jpg_7072475_660x287-300x130.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption><br>Le 27 avril 1960, c&rsquo;est Sylvanus Olympio, leader du Comité pour le Parti de l&rsquo;unité togolaise (CTU), qui proclame l&rsquo;indépendance du Togo dont il devient le premier président.  © AFP archives</figcaption></figure>



<p><strong>Le Togo célèbre ce 27 avril 2020, le 60e anniversaire de son indépendance. Notre correspondant à Lomé a donné la parole à quelques Togolais qui s’expriment sur la commémoration de cet anniversaire historique.</strong></p>



<p>« <em>Je proclame solennellement l’indépendance du Togo, notre patrie »</em>, a déclaré&nbsp; le 27 avril 1960 , Sylvanius Olympio, le premier président du Togo</p>



<p>Horatio Béno Freitas, fils du numéro 2 du régime de l’époque,&nbsp; témoin de l’événement&nbsp; s’en souvient encore.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/le-togo-%C3%A9tait-ind%C3%A9pendant-il-y-a-60-ans/a-53255510#"><img src="https://www.dw.com/image/18384973_404.jpg" alt="Les Togolais sont dirigés depuis plus de 50 ans par la famille Gnassingbé" width="530" height="298"/></a></figure>



<p>Les Togolais sont dirigés depuis plus de 50 ans par la famille Gnassingbé</p>



<p><em>« J’étais à deux mètres du président Sylvanus Olympio, lorsque la fameuse phrase de la sentinelle a été prononcée et le grand discours historique. Voilà des choses que j’écoutais à 14 ans et demi pratiquement 15 ans, et quand je voyais dans les yeux des gens qui étaient là, la ferveur nationale le bonheur qui se lisait dans les yeux des gens. C’était quelque chose de très émouvant »</em>, témoigne-t-il.</p>



<p><strong>Bilan mitigé</strong></p>



<p>60 ans après, c’est un bilan&nbsp; mitigé Horatio Béno Freitas&nbsp; dresse de l’indépendance du Togo.</p>



<p><em>« Je dis tout le temps qu’on est indépendant sur le papier. Mais aujourd’hui en 2020, nous ne sommes pas indépendants, sur le plan politique, ni sur le plan économique. Le franc CFA qui est une monnaie commune pour nous, j’ai l’impression que c’est cette monnaie qui nous empêche de nous développer vraiment »,&nbsp;</em>déplore Horatio Béno Freitas.</p>



<p>L’avis d’Horatio Béno Freitas est partagé par&nbsp; des jeunes pour qui, l’indépendance n’est pas encore une réalité.&nbsp;</p>



<p><em>« Nous sommes toujours en marche vers notre indépendance, puisque après 60 ans, on dépend toujours des autres. On n’arrive pas à choisir librement nos dirigeants et à gérer seuls notre économie. »</em></p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/le-togo-%C3%A9tait-ind%C3%A9pendant-il-y-a-60-ans/a-53255510#"><img src="https://www.dw.com/image/41413885_404.jpg" alt="Le Togo fait partie des pays les plus pauvres au monde
" width="527" height="296"/></a></figure>



<p>Le Togo fait partie des pays les plus pauvres au monde</p>



<p><em>« Nous dépendons énormément d’autres nations qui, par ailleurs, semblent nous imposer leur façon de voir, leur façon de faire »</em>, ajoute-il.</p>



<p>Tout en saluant&nbsp; l’immense mérite des pères de l’indépendance, Patrick Amenda, jeune architecte et communicateur explique que l’indépendance doit être une quête perpétuelle pour le développement.</p>



<p>Selon lui,&nbsp;<em>« la véritable indépendance demeure une lutte. Ce n’est pas un acquis. Le véritable défi aujourd’hui qui est un défi de développement, demeure une quête. Et puis, nous rappeler nous tous aujourd’hui, contemporain de notre époque, à notre devoir de construction de notre nation. »</em></p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Indépendance du Cameroun: «un tour de passe-passe de l&#8217;administration française»</title>
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				<pubDate>Wed, 01 Jan 2020 18:28:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>

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				<description><![CDATA[Thomas Deltombe, journaliste et essayiste français, est coauteur de «&#160;Kamerun&#160;! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971&#160;». Selon lui, l’administration française de l’époque a réussi «&#160;un tour de passe-passe&#160;» en octroyant l’indépendance au Cameroun. En pleine guerre de décolonisation avec les indépendantistes de l’UPC, elle a en effet réussi à remettre le pouvoir...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/000_1n57hr_0.jpg" alt="" class="wp-image-13294" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/000_1n57hr_0.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/000_1n57hr_0-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/000_1n57hr_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /></figure>



<h4>Thomas Deltombe, journaliste et essayiste français, est coauteur de «&nbsp;Kamerun&nbsp;! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971&nbsp;». Selon lui, l’administration française de l’époque a réussi «&nbsp;un tour de passe-passe&nbsp;» en octroyant l’indépendance au Cameroun. En pleine guerre de décolonisation avec les indépendantistes de l’UPC, elle a en effet réussi à remettre le pouvoir à des acteurs politiques qui ne nuiraient pas aux intérêts français.</h4>



<p><strong><em>RFI</em></strong>&nbsp;<strong><em>: «</em></strong>&nbsp;<strong><em>Nous savons tous qu’il n’y a pas de dignité pour ceux qui attendent tout des ordres. Nous savons que cette indépendance que nous venons d’obtenir ne serait qu’un leurre si nous ne pouvions l’assurer dans la réalité quotidienne. Nous sommes décidés à lui donner une existence qui ne soit pas seulement de façade. Les Nations unies au sein desquelles nous allons prochainement prendre place, ainsi que la France dont l’amitié nous réconforte chaque jour seront pour nous les guides naturels de nos premiers pas. Nous savons que nous aurons besoin de leur aide. Nous sommes sûrs qu&rsquo;elle ne sera pas marchandée et qu&rsquo;elle aura pour unique objet de consolider notre Indépendance et nos libertés</em></strong>&nbsp;<strong>», déclare Ahmadou Ahidjo, le premier Premier ministre,<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20200101-1er-janvier-2020-cameroun-60-ans-independance" rel="noreferrer noopener">&nbsp;le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 1960.</a>&nbsp;Un symbole fort au sujet de ce discours, c’est qu’il a été écrit par un conseiller français…</strong></p>



<p><strong>Thomas Deltombe</strong>&nbsp;<strong>:&nbsp;</strong>Oui, ça, c’est un paradoxe effectivement. En menant l’enquête sur la période de décolonisation du Cameroun dans les années 1950-1960, on a interviewé un certain nombre de gens, dont le rédacteur de cette proclamation d’indépendance qui s’appelait Paul Audat, qui était un administrateur colonial, qui a été reversé au moment de l’indépendance dans l’assistance technique française. Ahmadou Ahidjo est Premier ministre à l’époque. Et il lit un discours proclamant l’indépendance de son pays, mais en fait il n’est que le porte-voix finalement d’un acteur de la coopération française.</p>



<p><strong>Et des Français, comme ce conseiller, il y en a beaucoup dans l’encourage des gouvernants camerounais</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>Ahmadou Ahidjo est entouré de conseillers français, il est encadré, véritablement encadré par l’assistance technique française. Moi, j’aime beaucoup la citation d’Ahmadou Ahidjo que vous venez de présenter d’une certaine façon parce qu’il évoque le «&nbsp;<em>leurre</em>&nbsp;». Il parle de «&nbsp;<em>façade</em>&nbsp;». Et c’est une façon pour lui de répondre à ses opposants, en l’occurrence les nationalistes de l’Union des populations du Cameroun, l’UPC, qui contestent cette «&nbsp;<em>indépendance</em>&nbsp;» en disant que cette indépendance n’est pas une véritable indépendance. C’est une fausse indépendance, une indépendance factice. Et en réalité, le tour de passe-passe de l’administration française à l’époque, c’est d’avoir réussi à retourner l’indépendance contre le peuple camerounais pour que «&nbsp;<em>l’indépendance</em>&nbsp;» se fasse au service des intérêts français ou tant tout cas, ne nuise pas aux intérêts français, notamment aux intérêts économiques et aux intérêts stratégiques de la France en Afrique en général.</p>



<p><strong>Parce qu’il faut rappeler, c’est qu’au moment de l’indépendance, la guerre contre les indépendantistes de l’UPC va s’accentuer…</strong></p>



<p>À partir de 1956, le Cameroun rentre dans une situation de «&nbsp;troubles&nbsp;», comme on dit à l’époque, c’est-à-dire d’une véritable guerre, d’une répression extrêmement féroce des indépendantistes et de toutes les populations qui sont suspectées de soutenir les indépendantistes. Et c’est une guerre extrêmement meurtrière puisqu’on parle de dizaines de milliers de gens qui sont tués, massacrés avec aussi l’utilisation de la torture. Vraiment, c’est une guerre du type de ce qui se passe à la même époque en Algérie. Et le paradoxe d’une certaine façon, c’est que 1960, l’indépendance du Cameroun est en fait une façon pour la France de se libérer du regard international, notamment du regard de l’ONU sur le Cameroun. C’est-à-dire que le Cameroun était un territoire sous tutelle de l’ONU et à partir du moment où le Cameroun devient indépendant, la France sort l’ONU du jeu camerounais, ce qui permet à la France d’intensifier la guerre contre les nationalistes camerounais&#8230;</p>



<p><strong>Très vite d’ailleurs, dans les jours qui suivent l’indépendance…</strong></p>



<p>Immédiatement en fait. Je crois dès le 15 janvier, on apprend qu’il y a des renforts qui viennent de toute l’Afrique-Équatoriale française pour le territoire. D’ailleurs, Michel Debré qui est Premier ministre à l’époque, dans ses mémoires, utilise le mot de «&nbsp;<em>reconquête</em>&nbsp;». Il dit&nbsp;: «&nbsp;<em>J’entreprends la reconquête</em>&nbsp;».</p>



<p><strong>Alors que formellement, le Cameroun est indépendant à ce moment-là.</strong></p>



<p>C’est très parlant qu’il utilise le mot «&nbsp;<em>reconquête</em>&nbsp;» parce qu’effectivement, les nationalistes camerounais avaient réussi dans les mois qui précèdent cette indépendance du 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 1960 à soustraire des zones entières du pays du contrôle français.</p>



<p><strong>Cette emprise forte de la France sur le Cameroun va se sentir combien de temps</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>Il y a encore des traces de ça aujourd’hui. Mais pendant toutes les années 1960, le Cameroun est incontestablement sous l’emprise directe de la France. On a découvert dans les archives à Londres un rapport qui a été fait par l’ambassade du Royaume-Uni au Cameroun qui décrit toutes les techniques utilisées par la France pour maintenir précisément le Cameroun sous son emprise économique, monétaire, militaire, etc. les Français sont omniprésents pendant toutes les années 60, notamment dans les structures sécuritaires, militaires.</p>



<p><strong>Dans les années 70, les rapports évoluent</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>Dans les années 70, on sent, notamment avec le retrait du général de Gaulle en 1969 une sorte de renouvellement des cadres dirigeants français, qu’Ahmadou Ahidjo a envie de pouvoir avoir un peu plus d’autonomie. On a peut-être une mutation dans les années 70, on voit que les opérateurs économiques français prennent une place de plus en plus importante, notamment avec la découverte de gisements de pétrole exploitables. On voit apparaître très fortement des structures économiques comme Elf Aquitaine, tout un système bancaire qui maintient le pays sous une dépendance économique totale. Là, on parle vraiment de néocolonialisme. Et là encore, ce sont des termes qu’on voit apparaître dans les rapports confidentiels français.</p>



<p><strong>Et est-ce que cette histoire qui nous fait remonter aux sources de la Françafrique est reconnue actuellement par les autorités françaises</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>Alors il y a du mouvement depuis quelque temps, notamment depuis la visite de François Hollande en 2015, donc une visite officielle au Cameroun, au cours de laquelle François Hollande a dit que la France était prête à ouvrir les archives, à ouvrir les livres d’histoire à ces questions. Je n’ai pas connaissance que les manuels d’histoire soient encore très ouverts à ces questions, en France en tout cas. Pour ce qui est des archives, certains cartons ont été ouverts effectivement par le quai d’Orsay depuis. De toute façon, on peut tout à fait faire des recherches sur ces questions. On en est la preuve mes collègues Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, et moi. Et beaucoup de chercheurs comme nous ont travaillé dans les archives, ce qui nous a permis de documenter assez précisément ce processus de « décolonisation ». Après l’étape suivante, c’est celle de la reconnaissance officielle puisque ce conflit dont on parle a fait des dizaines de milliers de victimes. C’est vraiment une tragédie historique. Pour l’instant, on n’a pas une reconnaissance comme cela a pu être le cas sur d’autres dossiers concernant l’Algérie, Madagascar ou autre.</p>



<p>Thomas Deltombe, coauteur de «&nbsp;Kamerun&nbsp;! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971&nbsp;», avec Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, aux éditions La Découverte.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>La justice tchadienne veut retrouver la confiance du peuple</title>
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				<pubDate>Mon, 21 Oct 2019 12:58:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[magistrats]]></category>

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				<description><![CDATA[Les magistrats sont en colère contre le pouvoir qu&#8217;ils accusent de violer l&#8217;indépendance de la justice. Réunis en Assemblée générale ce lundi 21 octobre, les magistrats tchadiens estiment qu&#8217;on assiste depuis un certains temps à un dysfonctionnement de l’appareil judicaire à cause des ingérences intempestives de l’Exécutif. Cela se traduirait par des libérations fantaisistes et...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/justice-tchad.jpg" alt="" class="wp-image-10494" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/justice-tchad.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/justice-tchad-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>



<p><strong>Les magistrats sont en colère contre le pouvoir qu&rsquo;ils accusent de violer l&rsquo;indépendance de la justice.</strong></p>



<p>Réunis en Assemblée générale ce lundi 21 octobre, les magistrats tchadiens estiment qu&rsquo;on assiste depuis un certains temps à un dysfonctionnement de l’appareil judicaire à cause des ingérences intempestives de l’Exécutif. Cela se traduirait par des libérations fantaisistes et des détentions arbitraires.</p>



<p>A cela s’ajouteraient des pressions venant de l’autorité de tutelle sur les juges du siège dans le but d&rsquo;interpréter le droit dans un sens ou dans l&rsquo;autre. Les magistrats dénoncent également le fait que le traitement du justiciable peut varier en fonction de son statut social. Djonga Arafi est le Secrétaire général du Syndicat des magistrats du Tchad :</p>



<p>« <em>Ce que nous dénonçons, ce sont des faits qui concourent à la faiblesse et au manque de crédibilité de la justice. Nous sommes devenus la risée de nos concitoyens. Comment comprendre que des gens qui sont condamnés à l’issue d’une audience régulière et qui sont sur le champs systématiquement libérés devant un public médusé ? Cela ne concourt pas à redorer le blason ou l’image même de notre justice. En exemple le cas de bol où une autorité administrative qui a été donc condamné par le tribunal de bol et systématiquement il s’est retrouvé dehors. Le dernier cas, deux mandats de dépôts sont signés et qui n’attendent qu’à être exécutés mais des instructions sont venues pour libérer les gens alors qu’ils étaient en poste ici à N’Djamena. Ces comportements ne sont pas de nature à aider la justice dans sa mission régalienne d’assurer la paix sociale. »</em></p>



<p><strong>Une justice fatiguée</strong></p>



<p>Sosthène Mbernodji, le Secrétaire général du Mouvement citoyen pour la préservation des libertés (MCPL) partage cet avis :</p>



<p><em>« L’immixtion de l’exécutif tchadien ne date pas d’aujourd’hui, mais si les magistrats sont arrivés à dénoncer cette énième immixtion je crois qu’ils en ont gros sur le cœur. Si on veut être un modèle de démocratie, il faut qu’on laisse la justice faire son travail ; on a tant dit que les juges ne faisaient pas leur travail et que la justice est corrompue. Mais l’exécutif s’immixe de façon intempestive dans toutes les décisions rendues par les juges et il est temps que cela cesse. »</em></p>



<p>Contacté, le ministre tchadien en charge de la Justice et des droits de l’homme Djimet Arabi n’a pas souhaité se prononcer sur le sujet.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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