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	<title>Impact &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Impact &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Maroc : le gouvernement va subventionner les routiers devant la flambée du gazole</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Mar 2022 14:28:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le gouvernement du Maroc va aider financièrement les transporteurs routiers, frappés de plein fouet par la flambée des prix à la pompe, alimentée par la guerre en Ukraine, et qui se sont mis en grève la semaine dernière, a-t-on appris lundi 14 mars de source officielle. « Face à cette conjoncture exceptionnelle, le gouvernement a choisi d’intervenir pour soutenir...]]></description>
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<p><strong>Le gouvernement du </strong><a href="https://www.lemonde.fr/maroc/"><strong>Maroc</strong></a><strong> va aider financièrement les transporteurs routiers, frappés de plein fouet par la flambée des prix à la pompe, alimentée par la guerre en Ukraine, et qui se sont mis en grève la semaine dernière, a-t-on appris lundi 14 mars de source officielle.</strong></p>



<p><em>« Face à cette conjoncture exceptionnelle, le gouvernement a choisi d’intervenir pour soutenir les professionnels du secteur afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens »</em>, a annoncé le ministre du transport, Mohamed Abdeljalil, à l’issue d’une rencontre avec les professionnels des transports.</p>



<p>Les modalités et les montants de l’aide devraient être fixés&nbsp;<em>«&nbsp;dans un délai de deux semaines&nbsp;»</em>, a précisé l’agence de presse MAP.&nbsp;<em>«&nbsp;Le gouvernement va intervenir pour</em>&nbsp;()<em>&nbsp;faire en sorte que la chaîne d’approvisionnement des citoyens se maintienne dans de bonnes conditions&nbsp;»</em>, a souligné de son côté le ministre chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, qui a participé à la réunion d’urgence.</p>



<p>L’ensemble des transporteurs (marchandises, voyageurs, taxis,&nbsp;etc.) devrait bénéficier de l’aide gouvernementale. Plusieurs syndicats du transport routier ont observé une grève de cinq jours la semaine dernière, exigeant le plafonnement du tarif des carburants et des marges des distributeurs d’hydrocarbures.</p>



<h2>Montée du mécontentement social</h2>



<p>L’escalade des prix ne touche pas que les carburants mais aussi des denrées de base, ce qui a provoqué des manifestations contre la cherté de la vie – pour l’instant éparses – à travers le pays.</p>



<p>Dans une émission radio dimanche, le ministre du budget a fait savoir que le gouvernement devrait mobiliser plus de 15 milliards de dirhams (1,4 milliard d’euros) supplémentaires en 2022 afin de préserver le pouvoir d’achat et lutter contre la hausse du gaz butane, du blé, de la farine et des tarifs des transports. Il n’a pas précisé comment.</p>



<p>Le gouvernement libéral d’Aziz Akhannouch – homme d’affaires qui a bâti sa fortune sur la distribution des hydrocarbures – se retrouve sous le feu des critiques depuis plusieurs semaines pour son inaction devant la montée du mécontentement social.</p>



<p>Aggravant la crise, après deux années de pandémie, le royaume est frappé par une sécheresse <em>« historique »</em> alors que son économie est très tributaire du secteur agricole et agroalimentaire, premier contributeur au PIB, à hauteur de 14 %.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Coronavirus: impact de la pandémie sur le secteur aérien africain</title>
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				<pubDate>Sun, 07 Jun 2020 15:52:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Depuis le début de la paralysie du transport aérien dans le monde à cause de la pandémie du nouveau coronavirus, l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA) a fait deux fois des projections sur le manque à gagner que cette crise sanitaire va entrainer dans le secteur. La dernière estimation, faite le14 mai, évoque une perte...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/6e37fc0fd341a8f89cd1bb6c5c40779c20190719183349-1024x563.jpg" alt="" class="wp-image-15593" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/6e37fc0fd341a8f89cd1bb6c5c40779c20190719183349-1024x563.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/6e37fc0fd341a8f89cd1bb6c5c40779c20190719183349-300x165.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/6e37fc0fd341a8f89cd1bb6c5c40779c20190719183349-768x422.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/6e37fc0fd341a8f89cd1bb6c5c40779c20190719183349.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>les avions de royal air maroc cloués au sol</figcaption></figure>



<p><strong>Depuis le début de la paralysie du transport aérien dans le monde à cause de la pandémie du nouveau coronavirus, l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA) a fait deux fois des projections sur le manque à gagner que cette crise sanitaire va entrainer dans le secteur. La dernière estimation, faite le14 mai, évoque une perte de 8,1 milliards de dollars cette année, contre 4,4 milliards de dollars évalués deux mois plus tôt.</strong></p>



<p>Avec des frontières fermées depuis la mi-mars et malgré quelques vols intérieurs qui recommencent timidement dans certains pays, les pertes globales du chiffre d’affaires des compagnies aériennes africaines dépasseront les 8 milliards de dollars pour l’année en cours. Mais pour que cette situation, déjà catastrophique, ne soit pas encore pire, il faudra que certaines conditions soient remplies, selon Abderamane Berthé, secrétaire général de l’Association des compagnies aériennes africaines.</p>



<p>«&nbsp;<em>Avec l’hypothèse que, au courant du troisième trimestre 2020, les compagnies aériennes vont pouvoir reprendre 40&nbsp;% de leur activité et au courant du dernier trimestre 2020, 70&nbsp;% de leur activité. Encore une fois, cela va dépendre des décisions qui vont être prises par les différents Etats par rapport aux ouvertures des frontières. Donc, nous allons refaire une estimation à la date du 15 juin 2020</em>&nbsp;», a-t-il indiqué.</p>



<p>L’Afraa réitère l’appel qu’elle avait lancé au début de la pandémie de covid-19 aux gouvernements des différents pays africains et aux institutions financières internationales, de soutenir les compagnies aériennes du continent. Cette assistance ne consistant pas seulement à accorder des dons, mais aussi à des prêts à taux préférentiel, lorsque les compagnies qui survivront solliciteront les bailleurs.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Import-Export : comment le coronavirus impacte le dynamisme des entreprises en Afrique</title>
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				<pubDate>Fri, 28 Feb 2020 10:46:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Impact]]></category>

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				<description><![CDATA[Expéditions difficiles de marchandises entre la Chine et le Continent, incertitudes sur le court et moyen terme, l’import-export africain retient son souffle au moment où l’épidémie du coronavirus s&#8217;accélère et menace de muter en pandémie. Décryptage. «&#160;De nombreuses entreprises, surtout celles de la zone franche, ne sont pas livrées parce que les fournisseurs en Chine...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/port-d-abidjan.jpg" alt="" class="wp-image-14778" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/port-d-abidjan.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/port-d-abidjan-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Port d&rsquo;Abidjan </figcaption></figure>



<p><strong>Expéditions difficiles de marchandises entre la Chine et le Continent, incertitudes sur le court et moyen terme, l’import-export africain retient son souffle au moment où l’épidémie du coronavirus s&rsquo;accélère et menace de muter en pandémie. Décryptage.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;De nombreuses entreprises, surtout celles de la zone franche, ne sont pas livrées parce que les fournisseurs en Chine ne peuvent expédier les marchandises. Personnellement, tous mes tissus sont aujourd&rsquo;hui bloqués en Chine&nbsp;»</em>, confie à&nbsp;<em>La Tribune Afrique</em>&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/think-tank/entretiens/2019-03-14/laurent-tamegnon-au-togo-nous-sommes-habitues-a-la-rude-concurrence-des-investisseurs-etrangers-810419.html">Laurent Tamegnon</a>, président du Conseil national du patronat du Togo et PDG de Sanecom International, fournisseur d&rsquo;équipements militaires, paramilitaires et administratifs avec comme références exclusives les forces armées du Togo, du Bénin, du Niger et du Burkina Faso.</p>



<p>Depuis dix ans, la Chine est indétrônable du rang de premier partenaire commercial de l&rsquo;Afrique, avec des échanges qui ont atteint 208,7 milliards de dollars en 2019, en hausse de 2,2% en glissement annuel, selon Pékin. L&#8217;empire du Milieu est parti de très loin pour ainsi se retrouver au sommet, grâce notamment à ses prix défiants souvent toute concurrence et sa politique agressive sur le Continent. A seulement 2,8% en 2000, la Chine compte pour plus de 14% du commerce africain en 2018, selon un rapport de la Banque africaine d&rsquo;Import-Export (<strong>Afreximbank</strong>).</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1378611/graphe-commerce-chine-afrique.jpg" alt="Graphe commerce Chine Afrique"/></figure>



<h4><strong>Les importateurs sur le qui-vive</strong></h4>



<p>Ce business Chine-Afrique qui se concrétise notamment par des centaines de flux mensuels de bateaux au départ comme l&rsquo;arrivée des principaux ports du Continent suscite cependant quelques craintes, alors que l&rsquo;épidémie du coronavirus prend une ampleur insoupçonnée. «&nbsp;<em>Si l&rsquo;épidémie persiste jusqu&rsquo;en mars, la situation aura vraiment des conséquences néfastes&nbsp;»,&nbsp;</em>prévoit&nbsp;<strong>Laurent Tamegnon</strong>. D&rsquo;autant que les entreprises de la sous-région ont déjà dû difficilement composer avec la fermeture des frontières nigérianes, laquelle a par exemple fait fondre de 41% le volume des ventes régionales de Dangote Cement.</p>



<p>De Chine, les entreprises africaines importent aussi bien des matériaux lourds (machines et équipements électriques et mécaniques, véhicules et pièces), que des denrées alimentaires, des produits pharmaceutiques et diverses marchandises. Au sein de la communauté des importateurs, la situation est beaucoup plus difficile pour ceux qui ne peuvent stocker en trop grande quantité et sur une longue période.&nbsp;<em>« Ici, les entreprises qui ont constitué d&rsquo;importants stocks en fin d&rsquo;année 2019 ne se font pas encore beaucoup de souci. En revanche, les importateurs de médicaments par exemple rencontrent déjà quelques difficultés »</em>, nous explique&nbsp;<strong>Charif Kojok</strong>, directeur général adjoint de la Chambre de commerce libanaise en Côte d&rsquo;Ivoire. Mais si l&rsquo;épidémie perdure dans le temps, la situation pourrait devenir critique même pour les entreprises qui gèrent des stocks longs.</p>



<p>En Afrique centrale, on évoque les mêmes ruptures de stocks, des retards de bateaux, la&nbsp;<em>«&nbsp;mise en quarantaine&nbsp;»</em>&nbsp;de certains conteneurs, mais aussi l&rsquo;arrêt de certains chantiers, notamment pour les entreprises importatrices de matériaux de construction.&nbsp;<em>«&nbsp;Les effets de l&rsquo;épidémie se font ressentir, d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre. Certaines entreprises font état de techniciens chinois qui ne viennent pas, parce que bloqués en Chine, d&rsquo;autant que l&rsquo;épidémie a coïncidé avec la célébration du Nouvel an chinois »</em>, nous explique une source au conseil patronal régional.</p>



<h4><strong>La facture devient salée à l&rsquo;export</strong></h4>



<p>L&rsquo;export aussi&nbsp;a été touché.&nbsp;Constituées principalement&nbsp;de matières premières, les exportations africaines vers la Chine sont désormais confrontées au ralentissement de la production chinoise. Pourtant, entre 2016 et 2018, les exportations africaines vers le Chine ont connu une hausse consécutive de 10,61%, 13,19% et 14,2%, avant d&rsquo;enregistrer une décélération de 3,8% en 2019 à 95,5 milliards de dirhams. Le pétrole, l&rsquo;une des principales ressources exportées, voit déjà son cours sur les marchés pâtir du coronavirus. En Angola, en Guinée équatoriale et au Congo Brazzaville, les importantes commandes chinoises pour la première moitié de l&rsquo;année restent suspendues à l&rsquo;éradication du Covid-19. Actuellement, les entreprises qui arrivent encore à expédier des marchandises paient le prix fort.&nbsp;<em>«&nbsp;Les Navires se font rares, ce qui fait grimper les coûts&nbsp;pour les opérateurs »</em>, indique notre source au patronat d&rsquo;Afrique centrale.</p>



<p>A l&rsquo;ouest, un pays comme la Côte d&rsquo;Ivoire fixait déjà à 100&nbsp;000 tonnes ses ambitions d&rsquo;exportations de noix de cajou vers l&#8217;empire du Milieu.&nbsp;<em>«&nbsp;La Chine est un marché très important. S&rsquo;il n&rsquo;y a pas de consommation, les conséquences peuvent être graves. Etant donné que nous sommes encore au début de la campagne agricole, nous espérons que cette crise s&rsquo;estompera avant la fin de notre campagne&nbsp;»</em>, nous explique&nbsp;<strong>Massogbè Touré</strong>, PDG de le Société ivoirienne de traitement de l&rsquo;anacarde (SITA) et vice-présidente de la Confédération générale des entreprises de Côte d&rsquo;Ivoire (CGECI).</p>



<p>Au Port autonome de Douala, on estime la situation&nbsp;<em>«&nbsp;plutôt normale »</em>&nbsp;pour l&rsquo;instant.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Le contrôle des bateaux se fait à la bouée d&rsquo;escale. S&rsquo;il n&rsquo;y a pas de détection de virus, les bateaux sont remontés. Le trafic est normal, que ce soit pour les bateaux à destination du Cameroun ou ceux à destination du Tchad et de la Centrafrique&nbsp;»</em>, nous déclare un responsable de la communication. Au Port de Lomé pourtant, les médias rapportent notamment des cas de bateaux bloqués, car provenant de Chine, les mesures de contrôle ont naturellement été renforcées.</p>



<h4><strong>Déconvenues potentielles pour la croissance</strong></h4>



<p>Le Covid-19 est également mal venu pour le financier du commerce panafricain, Afreximbank. Basée au Caire, l&rsquo;institution compte la Chine parmi ses actionnaires. Ici, on pèse suffisamment l&rsquo;impact que pourrait avoir le coronavirus sur le commerce régional.&nbsp;<em>« Il est clairement établi que cette épidémie a des implications directes en termes de commerce mondial et de croissance mondiale. La Chine étant le premier partenaire commercial de l&rsquo;Afrique, la corrélation entre les investissements chinois en Chine et la croissance de l&rsquo;Afrique est vraiment très élevée »</em>, nous explique Dr&nbsp;<strong>Hippolyte Fofack</strong>, économiste en chef et directeur de la recherche et de la coopération internationale chez Afreximbank.&nbsp;<em>«&nbsp;Quand il y a une réduction de la croissance de 1% ou 2% en Chine</em>, poursuit-il<em>, cela a des incidences réelles sur la croissance en Afrique à travers le commerce. Il est donc important que cette crise soit rapidement sous contrôle&nbsp;»</em>.</p>



<p>Pour 2020, les différentes institutions financières multilatérales ont projeté une amélioration de la croissance en Afrique. La Banque mondiale pronostique pour l&rsquo;Afrique subsaharienne 2,9% contre 2,4% en 2019, tandis que la Banque africaine de développement (BAD) prévoit pour l&rsquo;ensemble du Continent 3,9% de croissance, contre 3,4% l&rsquo;an dernier. Selon certains analystes, la croissance chinoise pourrait fléchir jusqu&rsquo;à 4% contre 6,1% en 2019, en raison du Covid-19. Sur le long terme, les experts voient un potentiel chamboulement au niveau des chaines d&rsquo;approvisionnement.</p>



<h4><strong>Une aubaine pour le commerce intra-africain&nbsp;?</strong></h4>



<p><em>«&nbsp;Alors que le Supply Chain</em>&nbsp;<em>avait déjà été affecté par la guerre commerciale entre la Chine et l&rsquo;Amérique, le prolongement de l&rsquo;épidémie pourrait davantage accélérer la diversification des chaines d&rsquo;approvisionnement qui pourraient se déplacer vers d&rsquo;autres pays d&rsquo;Asie, et pourquoi pas l&rsquo;Afrique&nbsp;!&nbsp;»</em>, analyse&nbsp;<strong>Hippolyte Fofack</strong>. Etant donné que dans un tel cas de figure la croissance chinoise en serait particulièrement affectée, l&rsquo;économiste voit deux scénarios se dessiner.&nbsp;<em>«&nbsp;Si la transition au niveau de la Chine se fait au profit de l&rsquo;Afrique,</em>&nbsp;explique-t-il,&nbsp;<em>ce serait une bonne chose pour le commerce intra-africain. Et si elle se fait vers d&rsquo;autres pays comme l&rsquo;Inde, les conséquences seraient plus dramatiques pour l&rsquo;Afrique. Cela veut tout simplement dire que les exportations africaines se trouveraient profondément affectées par la crise&nbsp;»</em>.</p>



<p>A l&rsquo;échelle internationale, le Covid-19 prend de l&rsquo;ampleur. Outre l&rsquo;Asie, plusieurs cas de contamination ont été signalés en Europe, notamment en France, en Italie, en Espagne et en Suisse. En Afrique où l&rsquo;Egypte a finalement diagnostiqué négatif le premier cas de contamination confirmé sur le Continent il y a deux semaines, l&rsquo;Algérie a signalé, mercredi 26 février, un cas de contamination, un ressortissant italien. En ce moment, l&rsquo;économie mondiale est en état d&rsquo;alerte face au virus venu de Chine. Alors que le défi pour l&rsquo;Afrique en 2020 est de retrouver la tendance haussière de ses exportations vers l&#8217;empire du Milieu, tout en continuant de s&rsquo;approvisionner à bon prix, l&rsquo;évolution de l&rsquo;épidémie est suivie de près.</p>



<p><strong>Source : Afrique La Tribune /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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