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	<title>Immigration &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Immigration &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le Royaume-Uni veut envoyer ses demandeurs d&#8217;asile au Rwanda pour décourager les clandestins</title>
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				<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 18:09:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Au terme d&#8217;un accord de plusieurs millions de dollars avec Londres, le Rwanda accepté d&#8217;accueillir sur son sol des migrants et demandeurs d&#8217;asile de diverses nationalités acheminés du Royaume-Uni. «&#160;À partir d’aujourd’hui, toute&#160;personne entrant illégalement au Royaume-Uni, ainsi que ceux qui sont arrivés illégalement depuis le 1er janvier,&#160;pourront désormais être relocalisés au Rwanda&#160;»&#160;annonce&#160;le Premier ministre britannique, Boris...]]></description>
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<p><strong>Au terme d&rsquo;un accord de plusieurs millions de dollars avec Londres, le Rwanda accepté d&rsquo;accueillir sur son sol des migrants et demandeurs d&rsquo;asile de diverses nationalités acheminés du Royaume-Uni.</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>À partir d’aujourd’hui, toute&nbsp;personne entrant illégalement au Royaume-Uni, ainsi que ceux qui sont arrivés illégalement depuis le 1er janvier,&nbsp;pourront désormais être relocalisés au Rwanda</em>&nbsp;»&nbsp;annonce&nbsp;le Premier ministre britannique, Boris Johnson ce jeudi. «&nbsp;<em>Notre compassion est peut-être infinie, mais notre capacité à aider des gens ne l&rsquo;est pas&nbsp;</em>», ajoute-t-il&nbsp;depuis la ville portuaire de Douvres.</p>



<p>Concrètement, toute personne&nbsp;arrivée illégalement au Royaume-Uni et voulant effectuer une demande d’asile sera envoyée&nbsp;au Rwanda, où elle sera hébergée&nbsp;le temps que sa demande soit examinée, explique&nbsp;<strong>Alexandra Brangeon</strong>,&nbsp;journaliste au service Afrique de RFI.</p>



<p>Alors que le dirigeant conservateur avait promis de contrôler l&rsquo;immigration, un des sujets clés dans la campagne du Brexit, le nombre de clandestins traversant la Manche a triplé cette dernière année,&nbsp;passant de 8 466 en 2020 à 28 500 personnes en 2021. En 2018, seuls 299 personnes avaient effectué la périlleuse traversée en 2018.</p>



<p>«<em>&nbsp;Le Rwanda se réjouit de ce partenariat avec le Royaume-Uni pour accueillir des demandeurs d&rsquo;asile et des migrants, et leur offrir des voies légales pour vivre&nbsp;</em>» dans ce pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, déclare dans un communiqué le ministre rwandais des Affaires étrangères Vincent Biruta.</p>



<p>L&rsquo;accord avec le Rwanda, qui sera financé par le Royaume-Uni à hauteur 120 millions de livres (144 millions EUR), prévoit que les migrants &#8211; dont ni les nationalités ni les conditions d&rsquo;arrivée ne sont précisées &#8211; soient «&nbsp;<em>intégrés dans les communautés à travers le pays</em>&nbsp;», selon le communiqué publié par Kigali. «&nbsp;<em>Il s&rsquo;agit de s&rsquo;assurer que les gens soient protégés, respectés et qu&rsquo;ils puissent réaliser leurs propres ambitions et s&rsquo;installer de manière permanente au Rwanda s&rsquo;ils le souhaitent&nbsp;</em>», ajoute Vincent&nbsp;Biruta.</p>



<p>Désireux de regagner en popularité et séduire ses électeurs, Boris Johnson et son gouvernement cherchent depuis des mois à conclure des accords avec des pays tiers où envoyer les migrants en attendant de traiter leur dossier. Évoqué, le Ghana a fermement nié en janvier être en discussion avec le Royaume-Uni sur le sujet.</p>



<h2>Une décision controversée</h2>



<p>Les détails de l&rsquo;accord restent cependant encore flous. Concerne-t-il&nbsp;tous les migrants, y compris les demandeurs d’asile, ou uniquement ceux en provenance du continent africain ?&nbsp;&nbsp;Lors d’une conférence de presse ce matin, les autorités rwandaises évoquent des quotas, sans donner pour l&rsquo;instant plus de précisions.</p>



<p>Envoyer des demandeurs d&rsquo;asile à plus de 6 000 kilomètres du Royaume-Uni vise à décourager les candidats au départ vers le Royaume-Uni, toujours plus nombreux. Mais les militants des droits de l&rsquo;homme ont dénoncé cette politique jugée «&nbsp;<em>scandaleuse&nbsp;</em>» et «&nbsp;<em>barbare&nbsp;</em>».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Un «&nbsp;<em>bilan lamentable en matière de droits humains&nbsp;</em>»</p></blockquote>



<p>Steve Valdez-Symonds, directeur des droits des réfugiés et des migrants d&rsquo;Amnesty International Royaume-Uni, a dénoncé «&nbsp;une idée scandaleusement mal conçue&nbsp;» qui «&nbsp;<em>fera souffrir tout en gaspillant d&rsquo;énormes sommes d&rsquo;argent public</em>&nbsp;», soulignant aussi le «&nbsp;<em>bilan lamentable en matière de droits humains&nbsp;</em>» du Rwanda.&nbsp;Pour le directeur général de Refugee Action, Tim Naor Hilton, c&rsquo;est une «&nbsp;<em>manière lâche, barbare et inhumaine de traiter les personnes fuyant la persécution et la guerre&nbsp;</em>».</p>



<p>Côté politique, l&rsquo;opposition britannique a également dénoncé «&nbsp;<em>l&rsquo;inhumanité&nbsp;</em>» du projet. Même dans les rangs conservateurs, les critiques ont fusé, le député Tobias Ellwood estimant&nbsp;qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une «&nbsp;énorme tentative de détourner l&rsquo;attention&nbsp;» des déboires de Boris Johnson dans le «&nbsp;<strong><em><a href="http://rfi.fr/fr/europe/20220414-partygate-au-royaume-uni-boris-johnson-contest%C3%A9-au-sein-de-son-propre-gouvernement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Partygate</a>&nbsp;</em></strong>».</p>



<p>Le Parlement britannique est par ailleurs sur le point d&rsquo;adopter une loi qui pourrait autoriser la création de centres à l&rsquo;étranger pour expulser les migrants le temps que leur demande soit traitée ou encore autoriser les garde-côtes à repousser hors des eaux britanniques les embarcations de migrants. Selon le Haut Commissariat de l&rsquo;ONU aux réfugiés (HCR), cette loi, si elle est adoptée, contredirait à la Convention de Genève pour les réfugiés, dont le Royaume-Uni est signataire.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Immigration : la France veut mettre en place « une politique beaucoup mieux organisée » avec les pays d’Afrique</title>
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				<pubDate>Wed, 27 Oct 2021 19:46:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>

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				<description><![CDATA[A moins de trois mois du début de la présidence française de l’Union Européenne (UE), Emmanuel Macron multiplie les déclarations d’orientation et d’intention. Le président français a réaffirmé mardi 26 octobre qu’il souhaitait gérer le problème migratoire au niveau européen ; il a exprimé le vœu qu’un nouveau traité Europe-Afrique soit signé au cours des mois à...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>A moins de trois mois du début de la présidence française de l’Union Européenne (UE), Emmanuel Macron multiplie les déclarations d’orientation et d’intention. Le président français a réaffirmé mardi 26 octobre qu’il souhaitait gérer le problème migratoire au niveau européen ; il a exprimé le vœu qu’un nouveau traité Europe-Afrique soit signé au cours des mois à venir.</strong></p>



<p>C’est lors d’un dîner de bienfaisance organisé à Paris par un réseau d’entrepreneurs protestants que le président de la République s’est exprimé à ce sujet.&nbsp;<em>«&nbsp;L’un de mes objectifs sous présidence française (de l’UE) est d’essayer de rebâtir un traité de paix et d’amitié avec l’Afrique, où une des données sera&nbsp;: comment les Européens donnent la capacité à la jeunesse africaine d’avoir des opportunités dans son continent&nbsp;»</em>, a-t-il plaidé.</p>



<p><em>« Il faut penser avec les Etats d’origine une politique migratoire beaucoup mieux organisée, en particulier avec l’Afrique »</em>, a avancé Emmanuel Macron, tout en réclamant une meilleure protection contre les migrants illégaux, leur reconduite systématique dans leur pays d’origine et une réforme de l’espace Schengen.</p>



<h4>«&nbsp;Penser une politique migratoire beaucoup mieux organisée avec l’Afrique&nbsp;»</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/cfd695c_5871635-01-06.jpg" alt="" class="wp-image-24964" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/cfd695c_5871635-01-06.jpg 664w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/cfd695c_5871635-01-06-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /><figcaption>France&rsquo;s President Emmanuel Macron speaks during a press conference at the end of the second day of a European Union leaders meeting in Brussels, on October 22, 2021. (Photo by Aris OIKONOMOU / POOL / AFP)</figcaption></figure>



<p>Outre cette réforme de l’espace de libre circulation européen, le président français veut, dès sa prise de fonction à la tête de la présidence tournante de l’UE, le 1<sup>er&nbsp;</sup>janvier&nbsp;2022, être le moteur d’un compromis européen sur l’immigration. Il compte notamment accélérer l’examen et l’adoption du<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/23/avec-son-projet-de-pacte-pour-la-migration-l-union-europeenne-relance-les-debats-sur-les-refugies_6053281_3210.html">&nbsp;«&nbsp;pacte global pour la migration&nbsp;»</a>, qui s’éternise depuis sa présentation il y a un an par la Commission européenne, sur fond de divisions entre Etats membres.</p>



<p>Au début d’octobre, lors d’un débat tenu à l’Assemblée nationale sur la vision de la France pour sa présidence de l’UE, le gouvernement a rappelé qu’il souhaitait trouver un consensus autour de ce pacte européen, en soutenant notamment le&nbsp;<em>«&nbsp;filtrage&nbsp;»</em>&nbsp;aux frontières extérieures et&nbsp;un&nbsp;<em>«&nbsp;contrôle rigoureux&nbsp;»&nbsp;</em>comme&nbsp;<em>«&nbsp;condition de la solidarité&nbsp;»</em>.</p>



<p>Répondant au président de la Fédération protestante, François Clavairoly, qui lui a rappelé&nbsp;<em>«&nbsp;l’exigence du droit d’asile&nbsp;»</em>&nbsp;et a regretté que&nbsp;<em>«&nbsp;l’accueil soit nié, par des discours de haine&nbsp;»,&nbsp;</em>le président de la République a insisté, mardi au cours du dîner&nbsp;:</p>



<p>« Il faut améliorer l’intégration, y compris pour ceux qui sont là depuis longtemps, mais essayer dans le même temps de prévenir les nouvelles arrivées, car elles sont insoutenables pour nos sociétés, pour le continent européen, car une large majorité de ceux qui arrivent en demandant l’asile ne sont pas éligibles à l’asile. »</p>



<p>Un défi de l’immigration qu’il faut affronter, selon lui, au niveau européen, face à&nbsp;<em>«&nbsp;une pression migratoire beaucoup plus forte que ces dernières années, dans des sociétés en crise d’intégration, avec aussi des personnes qui viennent de pays plus difficiles à intégrer&nbsp;». «&nbsp;Chaque cas individuel, vous arriverez à me convaincre en tant qu’homme qu’il faut&nbsp;</em>[le]<em>&nbsp;garder, mais en tant que président je ne peux pas vous dire que cette situation soit viable, car cela vide de son sens ce qu’est l’asile&nbsp;»</em>, a-t-il souligné, réclamant une distinction nette entre l’asile et toutes les autres migrations.</p>



<p>Depuis un mois, la France a d’ailleurs durci le ton vis-à-vis de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, en décidant de&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/09/28/immigration-la-france-durcit-le-ton-envers-l-algerie-le-maroc-et-la-tunisie_6096272_3224.html">réduire de 50&nbsp;% l’octroi de visas accordés aux ressortissants algériens et marocains, et de 30&nbsp;% celui qui concerne les Tunisiens</a>,face au refus de ces pays de rapatrier leurs ressortissants en situation irrégulière. Cette décision a provoqué une crise diplomatique entre Paris et Alger.</p>



<p>Lors de sa prise de parole mardi soir, Emmanuel Macron a également souhaité rappeler que <em>« la plupart de ceux qui viennent pour demander l’asile viennent de pays avec lesquels nous entretenons des relations diplomatiques parfaites, auxquels nous donnons des dizaines, voire des centaines, de milliers de visas »</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tensions entre les Comores et la France à propos de l&#8217;immigration clandestine</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 09:11:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les relations se tendent entre les Comores et la France. En cause notamment, une arrivée de migrants trop importante au goût des Français à Mayotte. Sur les deux dernières années, la France a reconduit 40 000 Comoriens aux frontières, mais près de la moitié de la population de Mayotte reste de nationalité comorienne. Lundi, les...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217.jpg" alt="" class="wp-image-17773" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217.jpg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption>les comores</figcaption></figure>



<p><br><strong>Les relations se tendent entre les Comores et la France. En cause notamment, une arrivée de migrants trop importante au goût des Français à Mayotte. Sur les deux dernières années, la France a reconduit 40 000 Comoriens aux frontières, mais près de la moitié de la population de Mayotte reste de nationalité comorienne. Lundi, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont échangé en visioconférence avec pour objectif d&rsquo;apaiser les tensions.</strong></p>



<p>Les élus mahorais ne décolèrent pas. En juillet 2019,&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20191122-reunion-comite-suivi-france-comores">un accord était signé à Paris</a></strong>&nbsp;pour encadrer les arrivées de migrants comoriens sur l&rsquo;île française en échange d&rsquo;une aide au développement de 130 millions d&rsquo;euros.</p>



<p>Mais un an et demi plus tard, pour Mansour Kamardine, l&rsquo;accord n&rsquo;est pas respecté. Le député français en compagnie des autres élus de Mayotte, a boycotté&nbsp;lundi, en signe de protestation, une rencontre destinée à le reconduire.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous avons la certitude que du côté des Comores, ils considèrent l&rsquo;utilisation de l&rsquo;immigration clandestine comme une arme de destruction massive de tout développement. Donc on ne se met pas à négocier avec quelqu&rsquo;un qui nous déclare la guerre.</em>&nbsp;»</p>



<p>Pour l&rsquo;élu mahorais, la déclaration de guerre a été prononcée par le gouverneur d&rsquo;Anjouan fin janvier lorsqu&rsquo;il a appelé ses compatriotes à arriver «&nbsp;<em>par milliers</em>&nbsp;» sur le sol français. Mais le ministre des Affaires étrangères comorien, Doihir Dhoulkamal se désolidarise de ces propos et assure que son gouvernement souhaite réduire l&rsquo;immigration.</p>



<p>«&nbsp;<em>La position du gouvernement comorien, ce n&rsquo;est pas le gouverneur d&rsquo;Anjouan qui la porte. Nous sommes en train de nous équiper en bateaux de surveillances en radars, nous allons former les gens pour qu&rsquo;ils soient encore plus efficaces sur la surveillance&#8230;. Tout cela, ce sont des gages de notre bonne volonté de vouloir stopper ces déplacements.</em>&nbsp;»</p>



<p>Lundi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, a déclaré vouloir «<em> renforcer la gestion concertée</em> » entre la France et les Comores, sur la question des flux migratoires.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Naufrage de migrants en Tunisie : le bilan grimpe à 13 morts et 9 disparus</title>
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				<pubDate>Tue, 13 Oct 2020 10:46:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Une embarcation s’est retournée dimanche au large de Sfax avec 29 personnes à bord, dont 2 Tunisiens et des personnes originaires d’Afrique subsaharienne. De nouveaux corps de migrants ont été repêchés en Méditerranée lundi 12 octobre après le naufrage dimanche d’une embarcation au large de la Tunisie, portant le bilan des victimes à 13 morts et 9 disparus, a indiqué le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Naufrage-en-Tunisie.jpeg" alt="" class="wp-image-19450" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Naufrage-en-Tunisie.jpeg 900w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Naufrage-en-Tunisie-300x150.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Naufrage-en-Tunisie-768x384.jpeg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></figure>



<p><strong>Une embarcation s’est retournée dimanche au large de Sfax avec 29 personnes à bord, dont 2 Tunisiens et des personnes originaires d’Afrique subsaharienne.</strong></p>



<p>De nouveaux corps de migrants ont été repêchés en Méditerranée lundi 12 octobre après le naufrage dimanche d’une embarcation au large de la <a href="https://www.lemonde.fr/tunisie/">Tunisie</a>, portant le bilan des victimes à 13 morts et 9 disparus, a indiqué le tribunal de Sfax. Dimanche, 7 personnes, 5 hommes et 2 femmes, avaient été secourues au large de Sfax, dans le centre-est de la Tunisie.</p>



<p>D’après le porte-parole du tribunal de Sfax, Mourad Turki, 11 corps avaient été retrouvés lundi à la mi-journée, et 2 autres l’ont été dans l’après-midi. Le bateau transportait 29 personnes, dont 2 Tunisiens et des personnes originaires de divers pays d’Afrique subsaharienne, selon les propos des survivants rapportés par M. Turki à l’AFP.</p>



<p>Parmi les corps retrouvés, 7&nbsp;femmes de 20 à 30&nbsp;ans et 3&nbsp;enfants, dont 1&nbsp;de moins de 6&nbsp;mois. Le corps d’un des deux Tunisiens, originaire de Sfax, a également été repêché. Les recherches se poursuivent, a précisé M.&nbsp;Turki.</p>



<p>Après un pic des départs de Tunisie en&nbsp;2011, suivi d’une forte chute, les tentatives d’émigration illégale augmentent à nouveau depuis 2017, le pays étant secoué par l’instabilité politique et durement frappé par la pandémie de nouveau coronavirus qui a entraîné une flambée du chômage.</p>



<h4>8 581 personnes interceptées</h4>



<p>Le ministère de l’intérieur a annoncé dimanche avoir empêché dans la nuit de samedi à dimanche 32&nbsp;traversées clandestines et arrêté 262&nbsp;personnes âgées de 15 à 44&nbsp;ans, dont deux ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne.</p>



<p>Au péril de leur vie, des milliers de migrants tentent régulièrement la traversée de la Méditerranée sur des embarcations clandestines, essayant de rejoindre l’Europe où ils espèrent trouver du travail et des perspectives.</p>



<p>Depuis le début de l’année 2020 et jusqu’à mi-septembre, 8&nbsp;581&nbsp;personnes ont été interceptées alors qu’elles tentaient de rejoindre l’Europe par la mer depuis les côtes tunisiennes, selon des statistiques du ministère de l’intérieur. Parmi elles, 2&nbsp;104 étaient étrangères.</p>



<p>Lors d’une visite en août à Tunis, le ministre italien des affaires étrangères Luigi Di Maio avait averti qu’il n’y aurait plus de place pour les migrants arrivés illégalement en Italie, après avoir annoncé des opérations de rapatriement des Tunisiens à partir du 10 août.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/ Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Royaume-Uni préoccupé par l&#8217;augmentation du nombre de petits bateaux qui traversent la France, selon un responsable de l&#8217;immigration</title>
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				<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 11:30:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Royaume-Uni est préoccupé par une augmentation « inacceptable » du nombre de petits bateaux traversant la Manche depuis la France et agirait pour renvoyer les migrants « illégaux », a déclaré le ministre de la Conformité à l&#8217;Immigration Chris Philp dans un article d&#8217;opinion pour The Telegraph journal ici . Philp a déclaré qu&#8217;il se rendrait à Paris la semaine...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200808_121323.png" alt="" class="wp-image-18759" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200808_121323.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200808_121323-300x205.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Des migrants et des militants naviguent sur un bateau pneumatique dans une action symbolique sur l&rsquo;Ill près du Parlement européen à Strasbourg, en France, pour souligner la crise de l&rsquo;immigration en Méditerranée</figcaption></figure>



<p><strong>Le Royaume-Uni est préoccupé par une augmentation « inacceptable » du nombre de petits bateaux traversant la Manche depuis la France et agirait pour renvoyer les migrants « illégaux », a déclaré le ministre de la Conformité à l&rsquo;Immigration Chris Philp dans un article d&rsquo;opinion pour The Telegraph journal </strong><a href="https://www.telegraph.co.uk/politics/2020/08/07/intend-return-many-illegal-migrants-have-arrived-possible"><strong>ici</strong></a><strong> .</strong></p>



<p>Philp a déclaré qu&rsquo;il se rendrait à Paris la semaine prochaine pour discuter de la question.&nbsp;Le Royaume-Uni exhorterait la France à empêcher les migrants de monter dans les bateaux et aurait également «besoin d&rsquo;intercepter» ceux qui quittent la France et de «renvoyer ceux qui arrivent sur nos côtes», a écrit Philp.</p>



<p>Un nombre croissant de migrants tentant de traverser la Manche depuis la France a conduit les ministres à exiger des actions plus sévères de la part du gouvernement français.</p>



<p>« Les Français doivent veiller à ce que les migrants surpris en train de tenter d&rsquo;atteindre le Royaume-Uni par bateau ne puissent plus le faire », a écrit Philp.</p>



<p>Par ailleurs, le journal The Times a rapporté que les ministres britanniques envisageaient de bloquer les bateaux de migrants dans la Manche avant qu&rsquo;ils ne puissent entrer dans les eaux britanniques, sur le modèle des tactiques utilisées par l&rsquo;Australie contre les migrants, ce qui pourrait impliquer la Royal Navy et la Border Force d&rsquo;intercepter des navires à leur sortie des eaux françaises. .</p>



<p>Près de 4000 personnes ont traversé la Manche cette année à bord de plus de 300 petits bateaux, selon un rapport de la BBC.</p>



<p>La plupart des migrants comprennent des familles de pays comme le Yémen, l&rsquo;Égypte, le Soudan et l&rsquo;Irak, entre autres, qui fuient leurs maisons à la recherche de meilleurs emplois et de meilleures conditions de vie.</p>



<p>Un autre membre du cabinet du gouvernement conservateur, le ministre des Finances Rishi Sunak, a déclaré vendredi que les gens avaient «raison d&rsquo;être frustrés» à propos des passages de migrants et que le gouvernement était déterminé à les réduire.</p>



<p><strong>Source : Reuters Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Traverser l’Afrique jusqu’aux côtes méditerranéennes, le calvaire des migrants</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Jul 2020 14:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Calvaire des migrants]]></category>

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				<description><![CDATA[Un rapport du Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés estime que 72 personnes en moyenne périssent chaque mois sur les routes migratoires. Des milliers de migrants meurent ou subissent des exactions au cours de leur périple à travers l’Afrique vers les côtes méditerranéennes, selon un rapport mercredi de l’ONU, qui estime que 72 personnes en moyenne ont...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/n-MIGRANTS-628x314.jpg" alt="" class="wp-image-5639" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/n-MIGRANTS-628x314.jpg 628w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/n-MIGRANTS-628x314-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 628px) 100vw, 628px" /></figure>



<p><strong>Un rapport du Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés estime que 72 personnes en moyenne périssent chaque mois sur les routes migratoires</strong>.</p>



<p>Des milliers de migrants meurent ou subissent des exactions au cours de leur périple à travers l’Afrique vers les côtes méditerranéennes, selon un rapport mercredi de l’ONU, qui estime que 72 personnes en moyenne ont péri chaque mois sur cette route ces deux dernières années.</p>



<p><em>« Pendant ce voyage, personne ne se préoccupe de savoir si vous vivez ou si vous mourrez »</em> : le rapport du Haut-Commissariat de des nations unies aux réfugiés (HCR) et le centre des migrations du Conseil danois des réfugiés détaille les souffrances et sévices subis par les migrants aux mains des passeurs, des trafiquants et des milices armées.</p>



<p>Au moins 1&nbsp;750 personnes sont mortes dans ce périple en&nbsp;2018 et 2019, ce qui représente 72&nbsp;morts par mois en moyenne.&nbsp;<em>«&nbsp;Cela en fait une des routes les plus mortelles du monde pour les réfugiés et les migrants&nbsp;»,&nbsp;</em>écrit le HCR.</p>



<p>Ces morts s’ajoutent à ceux qui périssent ensuite en Méditerranée dans leur tentative de gagner l’Europe. Ils étaient plus de 1&nbsp;200 en&nbsp;2019, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM). Près d’un tiers des migrants meurt en tentant de traverser le Sahara. Les autres périssent dans le sud de la Libye ou le long de la route ouest-africaine incluant Bamako, au Mali, et Agadez, au Niger.</p>



<h4>Viol et détention</h4>



<p>L’arrivée en Libye, pays plongé dans le chaos depuis la chute du colonel Khadafi en&nbsp;2011, est pour ces migrants qui rêvent d’Europe l’avant-dernière étape d’un voyage marqué par les tueries, la torture, le travail forcé et les mauvais traitements.</p>



<p>Les femmes mais aussi les hommes&nbsp;<em>«&nbsp;risquent le viol et les abus sexuels&nbsp;»</em>, particulièrement aux points de contrôle et aux frontières, ainsi que lors de la traversée du désert. Quelque 31&nbsp;% des réfugiés interrogés ont été témoins ou ont subi des violences sexuelles dans plus d’un endroit tout au long de leur voyage.</p>



<p>Les passeurs sont les principaux responsables de ces violences en Afrique du Nord et en Afrique de l’Est tandis qu’en Afrique de l’Ouest, un quart de ces exactions sont le fait des forces de sécurité, des militaires ou de la police, selon le rapport.</p>



<p>A leur arrivée en Libye, les migrants se retrouvent la plupart du temps aux mains de trafiquants et de milices qui agissent en toute impunité. Beaucoup de ceux qui tentent la traversée vers l’Europe sont interceptés par les garde-côtes libyens. Plus de 6 200 migrants ont ainsi été renvoyés vers les côtes libyennes en 2020, et sont souvent détenus arbitrairement dans des centres de détention officiels ou clandestins, selon le rapport. <em>« Une action décisive et concertée doit être menée par les Etats de la région, avec le soutien de la communauté internationale, pour mettre fin à cette cruauté, protéger les victimes et juger les criminels </em>», a déclaré le Haut-Commissaire aux réfugiés, Filippo Grandi, cité dans le rapport.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>TUNISIE : Après le confinement, la tragédie reprend en haute mer</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 05:17:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Après confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Confinement]]></category>
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				<description><![CDATA[52 morts au moins, sans doute un peu plus, jusqu’à 80 selon diverses sources. Un naufrage de migrants venant de la Côte d‘Ivoire, de la Guinée et de la Tunisie essentiellement a connu, le 9 juin, une issue fatale. Si le confinement a imposé une trêve à l’immigration par la méditerranée,&#160; le répit aura été...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/TUNISIE-TRAGEDIE-450x300.jpg" alt="" class="wp-image-17378" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/TUNISIE-TRAGEDIE-450x300.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/TUNISIE-TRAGEDIE-450x300-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption>HANDOUT &#8211; A picture made available on 20 April 2015 shows a boat with refugees close to the cargo ship &lsquo;OOC Jaguar&rsquo; on the Mediterranean sea on 12 April 2015. The ships of the shipping company Opielok Offshore Carriers have rescued more than 1,500 people from the Mediterranean sea since last December. Photo:  Opielok Offshore Carriers/dpa(ATTENTION EDITORS: Image for editorial use only in connection with the current reporting. EDITORIAL USE ONLY AND MANDATORY CREDITS.)</figcaption></figure>



<p><strong>52 morts au moins, sans doute un peu plus, jusqu’à 80 selon diverses sources. Un naufrage de migrants venant de la Côte d‘Ivoire, de la Guinée et de la Tunisie essentiellement a connu, le 9 juin, une issue fatale. Si le confinement a imposé une trêve à l’immigration par la méditerranée,&nbsp; le répit aura été de courte durée. Depuis mi-mai, pas moins de 11 bateaux sont partis.</strong></p>



<p>Au centre ville de Sfax, deuxième grande ville tunisienne, une villa délabrée sert de Bunker (lieu secret de transition avant la traversée) pour une centaine de personnes. Leur traversée prévue pour le 19 mars n’aura jamais lieu ou en tout cas de si tôt. Le confinement partiel suivi de couvre-feu imposé par la Tunisie mi-mars en raison du Covid-19 les aura surpris. Au bout de quelques jours d’attente, faute de nourritures et face à la dégradation hygiénique, le chef passeur les a tous remis à la rue. «&nbsp;<em>J’ai vendu tous mes biens et libéré ma maison avant de pouvoir payer pour la traversée, je n’ai nulle part où aller</em>&nbsp;» pleurniche &nbsp;Rachèle. Pas de quoi faire frémir Tareck. A 46 ans, ce passeur originaire de Sousse, plus craint que respecté en a vu et entendu plus. Borgne, il porte un cache-œil sur sa gauche et avale de chaudes goutes de café en bougeant nerveusement sa pomme d’Adam. Venue du centre de la Côte d’Ivoire, Rachèle fait plus jeune que ses 39 printemps. Son financé a rallié l’Italie par la méditerranée et depuis, l’attend en Bretagne française. Elle devait effectuer le voyage avec son unique fille qui s’accroche rudement à sa poupée comme si elle se prépare à l’épreuve. Tout cela, c’était en mars 2020. Depuis, tout a changé, l’auteur de ces lignes, qui a séjourné de mars à mai à Tunis a été rapatrié sur Paris et les traversées ont repris. Depuis fin mai, Rachèle a rejoint son mari en France et la course aux lampas (thème nouchi ivoirien pour désigner ces bateaux de fortune) a repris de plus belle et la première tragédie qui a fait entre 52 et 80 morts il y a quelques jours, n’a eu que peu d’échos dans la presse. «&nbsp;<em>Un bateau de pêche</em>&nbsp;» selon Jean Ferdinand Mohenou Gboukpehi qui évoque la mort de «&nbsp;<em>trois enfants et vingt huit femmes</em>&nbsp;» parmi les 62 corps qui ont déjà échoué sur les côtes tunisiennes. Président de l’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie (Aesat) depuis fin février 2020, suit la situation de près et déplore «&nbsp;<em>que les autorités locales&nbsp;ne déploient pas les moyens adéquats</em>&nbsp;» pour contrer le fléau.</p>



<p><strong>Rattrapage sur le ramadan</strong></p>



<p>Le mois de ramadan est la meilleure période pour traverser la méditerranée vers l’Europe. «&nbsp;<em>Généralement, les gardes côtes tunisiens sont épuisés par le jeûne et sont moins regardants</em>&nbsp;» selon Maria. A 23 ans dont 3 passés en Tunisie, elle a tenté 4 fois de passer de l’autre côté de la mer. «&nbsp;<em>La Libye d’abord, avec une longue traversée du désert</em>&nbsp;» tient-elle à préciser. Elle aurait été aussi, selon son témoignage, victime de viol à plusieurs reprises. Le petit métis d’un peu plus d’un an qu’elle tient, dans un restaurant clandestin de El Awouina, quartier africain de Tunis, en est le fruit. Depuis, elle a tenté une seconde fois et a été arnaquée, &nbsp;» une intermédiaire camerounaise s’est enfuie avec notre argent&nbsp;» un gros butin de 160.000 dinars tunisiens soit 55.000€. Pourtant, elle reste déterminée plus que jamais.&nbsp; «&nbsp;<em>Je ne peux pas vire en Tunisie, je ne peux pas non plus retourner à Yamoussoukro</em>&nbsp;» confiait à Afrika Stratégies France, celle qui est venue faire un diplôme de mannequinat en Tunisie. Mais Maria n’arrivera jamais à Lampedusa, son rêve sera brisé le 9 juin par les vagues, en pleine mer. Elle est morte. Son fils n’a eu la vie sauve que parce qu’il a été confié à une amie de sa mère. Depuis la fin du confinement et du ramadan, les traversées s’enchaînent. Au moins une dizaine est déjà arrivée, «&nbsp;<em>sans doute plus&nbsp;!&nbsp;»</em>&nbsp;s’amuse Arafat, un intermédiaire qui espère rattraper «&nbsp;les gains perdus pendant le confinement&nbsp;». D’autant que chaque année, ce commerce engrange quelques dizaines de millions d’euros. Si les chiffres ne sont pas précis,&nbsp; l’Office international des migrations (IOM) et le haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (UNHCR) estiment à 650 000 migrants actuellement en Libye, en attente de rallier l’Europe. En Tunisie, un peu plus de 15.000 attendent de partir de Sfax.</p>



<p><strong>Un juteux trafic</strong></p>



<p>L’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie (Aesat) essaie de faire ce qu’elle peut, mais selon sa secrétaire générale adjointe, «&nbsp;<em>ce ne sont pas des étudiants qui prennent le plus souvent les bateaux</em>«&nbsp;. Animatrice à Radio Libre Francophone (Rlf) lancée par des subsahariens, Makaya-Exaucée&nbsp; Lhi-Tshiess, pense que «&nbsp;<em>ce sont des personnes en situation irrégulière, non étudiantes qui prennent le risque</em>«&nbsp;. Le commerce de migrants est juteux. Avec une mafia bien organisée allant d’intermédiaires essentiellement subsahariens à des passeurs tunisiens et à la tête du réseau, le grand maître. On ne le voit nulle part. Pour chaque traversée, le prix varie entre 4000 et 6000 dinars tunisiens (1350 à 2000€). Ce qui pousse le plus souvent les passeurs à sacrifier, contre 300.000 collectés auprès de 150 candidats à l’immigration un bateau payé 100.000€. Le bénéficie est de 200%. La police tunisienne très corrompue tire sa part du gâteau en laissant, contre quelques milliers d’euros, des embarquements accéder à l’espace international d’où ils sont généralement sauvés par les gardes côtes italiennes.&nbsp;&nbsp; D’ailleurs, pour Aboubacar Sidiki Dobé, «&nbsp;<em>ce n’est pas une traversée des misérables</em>&nbsp;» car, insiste ce journaliste d’origine ivoirienne, «&nbsp;<em>il n’est pas donné à n’importe qui de rassembler 1500€ pour un tel projet</em>«&nbsp;. Depuis de nombreuses années, Radio Libre Francophone (Rlf) dont il est le promoteur multiplie des séances et émissions de sensibilisations sur le sujet. Il fustige les moyens limités des ambassades subsahariennes pour «&nbsp;<em>influencer la situation</em>&nbsp;» tout en saluant &nbsp;»&nbsp;<em>des projets communs qui se multiplient entre</em>&nbsp;<em>la société civile tunisiennes et des associations ivoiriennes à Tunis</em>«&nbsp;. &nbsp;Aboubacar Sidiki Dobé explique la récurrence du phénomène par «&nbsp;<em>l’illusion selon laquelle immigrer en Occident est la seule issue pour la jeunesse</em>«&nbsp;. Une jeunesse qui, face aux nombreuses conjonctures qui l’accablent, cède au fatalisme.</p>



<p><strong>Une jeunesse face à l’impasse</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Personne ne fuit son pays volontairement</em>&nbsp;» lance Nathalie. Cette camerounaise venue en Tunisie pour faire une formation d’esthéticienne n’en démord pas, «&nbsp;<em>je partirai par tous les moyens</em>«&nbsp;. Au téléphone au lendemain du drame de début juin, elle ne semble pas découragée par le naufrage. «&nbsp;<em>Sur 100 bateaux, un ou deux périssent</em>&nbsp;» avance-t-elle,&nbsp; insistant sur les «&nbsp;<em>98% qui arrivent à destination&nbsp;»&nbsp;</em>se console-t-elle. «&nbsp;<em>La Tunisie doit prendre les mesures idoines</em>&nbsp;» selon Jean Ferdinand Mohenou Gboukpehi. La seule manière de protéger les jeunes et de dissuader les candidats à cette aventure à l’immigration clandestine selon le président de l’Aesat. Il insiste sur le fait que «&nbsp;<em>des jeunes ivoiriens sont malheureusement les plus nombreux</em>«&nbsp;. Si pour lui, les étudiants ne sont pas concernés, il avance «&nbsp;<em>que le titre d’étudiant étant facile à obtenir, des non-étudiants s’arrogent ce statut qu’ils n’ont pas en réalité</em>«&nbsp;, ce qui pourrait justifier la présence de faux étudiants à bord de certains bateaux. Mais quoiqu’on dise, «&nbsp;<em>le désespoir, le manque de repère, l’absence d’issues et les images illusoires que renvoient des immigrants depuis l’Europe</em>&nbsp;» poussent, selon un récent rapport de l’Organisation internationale des migrants «&nbsp;<em>la jeunesse dans cette aventure périlleuse</em>«&nbsp;. Le chômage explique mieux que n’importe quel autre fléau la tentation à l’immigration d’autant que la Banque mondiale estime que «&nbsp;<em>60% des chômeurs sont des jeunes</em>«&nbsp;. La situation risque de s’empirer d’autant que l’Organisation des Nations unies (Onu) s’attend à un doublement de la population africaine d’ici 2050, atteignant 2,4 dont plus de la moitié aura moins de 25 ans et 75% seront jeunes.</p>



<p>Alors que les Etats manquent de tout mécanisme pouvant garantir du travail à ces bras valides d’ici trois décennies, l’immigration restera, quoique périlleuse, une issue pour les jeunes qui n’auront pas le choix, faute de dirigeants à la hauteur.</p>



<p><strong>Paris, MAX-SAVI Carmel, de retour de Tunis</strong></p>
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		<title>En Tunisie, au moins 34 morts dans le naufrage d’une embarcation clandestine</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 09:01:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
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				<description><![CDATA[Les corps de 23 femmes, 9 hommes et 2 enfants, pour la plupart originaires d’Afrique subsaharienne, ont été retrouvés au large des îles Kerkennah. Douze corps supplémentaires ont été retrouvés, mercredi 10&#160;juin au large des îles Kerkennah, en&#160;Tunisie, faisant passer le bilan du naufrage d’une embarcation clandestine de migrants à 34 (23&#160;femmes, 9&#160;hommes et 2&#160;enfants d’environ 3&#160;ans), a...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/drima.jpg" alt="" class="wp-image-17138" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/drima.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/drima-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>embarcation clandestine</figcaption></figure>



<p><strong>Les corps de 23 femmes, 9 hommes et 2 enfants, pour la plupart originaires d’Afrique subsaharienne, ont été retrouvés au large des îles Kerkennah.</strong></p>



<p>Douze corps supplémentaires ont été retrouvés, mercredi 10&nbsp;juin au large des îles Kerkennah, en&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/tunisie/">Tunisie</a>, faisant passer le bilan du naufrage d’une embarcation clandestine de migrants à 34 (23&nbsp;femmes, 9&nbsp;hommes et 2&nbsp;enfants d’environ 3&nbsp;ans), a indiqué le tribunal de Sfax. Mardi, des pêcheurs avaient alerté les autorités après avoir découvert les corps flottant au large de l’archipel&nbsp;: 22&nbsp;corps avaient alors été retrouvés. Les recherches se poursuivent avec l’appui de la marine tunisienne et des garde-côtes.</p>



<p>Le capitaine de l’embarcation, un Tunisien de 48&nbsp;ans originaire de Sfax, fait partie des victimes, a précisé à l’AFP Mourad Turki, le porte-parole du tribunal. Selon des témoignages recueillis par les autorités, les morts se trouvaient probablement à bord d’une embarcation clandestine partie de la région de Sfax en direction de l’Italie dans la nuit du 4 au 5&nbsp;juin, avec 53&nbsp;personnes à bord. Il s’agit de personnes originaires d’Afrique subsaharienne, selon les premières conclusions médico-légales et les témoignages d’autres candidats à l’exil. Après des prélèvements ADN,&nbsp;<em>«&nbsp;les préparatifs sont en cours pour leur inhumation dans des cimetières de Sfax&nbsp;»</em>, a ajouté le directeur régional de la santé, Ali Ayadi.</p>



<p>Une enquête a été ouverte pour identifier les organisateurs de cette traversée clandestine. <em>« Cette tragédie est la conséquence inévitable de la politique migratoire restrictive de l’Union européenne »</em>, a estimé une ONG, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux, déplorant <em>« une approche sécuritaire plutôt qu’une gestion humaine, notamment au vu de la situation en Libye »</em>. Les départs clandestins des côtes tunisiennes ont augmenté de 156 % entre janvier et fin avril comparé à la même période l’an dernier, avait indiqué à l’AFP, mi-mai, le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR).</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L’Afrique au cœur de la crise mondiale du déplacement interne</title>
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				<pubDate>Wed, 26 Feb 2020 21:40:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>

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				<description><![CDATA[En 2018, près de 70 % des nouveaux cas de déplacements causés par les conflits et les violences à travers le monde – soit 7,5 millions – ont eu lieu en Afrique. Le continent doit désormais montrer l’exemple et rayonner par ses exploits. La migration africaine a de nombreux visages. Du Maroc à l’Espagne, de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/5a8bee7b1-592x296-1582734085.jpg" alt="" class="wp-image-14739" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/5a8bee7b1-592x296-1582734085.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/5a8bee7b1-592x296-1582734085-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>En 2018, près de 70 % des nouveaux cas de déplacements causés par les conflits et les violences à travers le monde – soit 7,5 millions – ont eu lieu en Afrique. Le continent doit désormais montrer l’exemple et rayonner par ses exploits.</strong></p>



<p>La migration africaine a de nombreux visages. Du Maroc à l’Espagne, de la Libye à l’Italie, c’est souvent celui de ces migrants partant à la recherche d’un avenir meilleur en Europe, périssant pour certains lors de leur périple.</p>



<p>Ils sont aussi nombreux à ne jamais quitter le continent. De la Somalie au Kenya, du Soudan du Sud à l’Ouganda, ils se déplacent en quête de nouvelles opportunités et s’installent, temporairement ou pour toujours, dans des pays voisins.</p>



<p>Mais les plus nombreux restent à l’intérieur des frontières de leur propre pays. Des millions de personnes fuient chaque année conflits et catastrophes. Elles trouvent refuge dans des villages ou des villes, chez des voisins ou des familles d’accueil, dans des camps formels ou informels.</p>



<p>De la RDC au Nigeria, du Mali au Burundi, la situation des personnes déplacées internes est une réalité qui fait rarement la une des journaux. Elle représente toutefois l’un des enjeux majeurs de la migration mondiale actuelle.</p>



<h4>Une réalité difficile à ignorer</h4>



<p>Le déplacement interne en Afrique a atteint cette dernière décennie un niveau alarmant. Le dernier rapport de l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) montre qu’en 2018, près de 70 % des nouveaux cas de déplacements causés par les conflits et les violences à travers le monde – soit 7,5 millions – ont eu lieu en Afrique.</p>



<p>La plus grande partie des déplacements de 2018 était due à un regain de conflits et de violences inter-communautaires en Afrique de l’Ouest (Nigeria, Cameroun, Mali) ainsi qu’aux conflits et crises politiques qui perdurent depuis plusieurs années en Éthiopie, en Somalie, en RDC, en Centrafrique et au Soudan du Sud.</p>



<p>En 2018, le continent africain était également à l’origine de 15 % des déplacements internes causés par les catastrophes climatiques dans le monde, soit près de 2,6 millions de nouveaux cas enregistrés.</p>



<p>Au Nigeria, 80% de la population était touchée par les crues des fleuves Niger et Bénoué, tandis qu’en Somalie, au Kenya et en Éthiopie, des centaines de milliers de personnes perdaient leurs maisons et leurs moyens de subsistance suite à des inondations et des sécheresses.</p>



<p>L’année 2019 n’aura pas inversé ces tendances.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/756096/societe/tribune-cyclone-idai-le-silence-de-lunion-africaine/">En avril, le cyclone Idai a à lui seul forcé plus de 600 000 personnes à fuir leur foyer</a>. Au moins 80 000 d’entre elles sont toujours déplacées aujourd’hui au Mozambique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>CE PHÉNOMÈNE CREUSE À SON TOUR LES INÉGALITÉS, ET FRAGILISE LES GÉNÉRATIONS FUTURES</p></blockquote>



<p>Je me suis rendue en novembre 2019 dans le nord-est du Nigeria, où j’ai été témoin de l’impact humain de cette dangereuse combinaison de conflits et de catastrophes. Plus de deux millions de personnes sont actuellement déplacées dans le nord et le centre du pays, et vivent dans des conditions déplorables, avec très peu d’assistance humanitaire.</p>



<p>Le phénomène du déplacement interne est aujourd’hui d’autant plus complexe qu’il est alimenté par le fort taux d’urbanisation sur le continent, les inégalités socio-économiques, ainsi que par des aléas climatiques de plus en plus intenses qui réduisent progressivement les moyens de subsistance des communautés. Ce phénomène creuse à son tour les inégalités, et fragilise les générations futures.</p>



<h4>Un besoin avant tout de politiques adaptées…</h4>



<p>À travers les réponses qu’ils apportent aux situations de déplacements auxquels ils font face, les pays africains peuvent servir de modèle au reste du monde. Trente pays africains ont aujourd’hui ratifié la <a href="https://www.jeuneafrique.com/depeches/102210/politique/sommet-de-lunion-africaine-a-kampala-pour-mieux-proteger-refugies-et-deplaces/">Convention de Kampala</a>, qui fête ses dix ans en décembre 2019. Elle est le seul instrument juridiquement contraignant au monde qui prévoie une réponse intégrée à cette question, et qui exige des gouvernements signataires de garantir protection et assistance aux personnes déplacées.</p>



<p>La Somalie, qui vient de ratifier la Convention, est le premier pays à envisager des solutions innovantes pour améliorer l’accès des personnes déplacées à la terre et la sécurité foncière. Le Niger, qui a adopté en décembre 2018 la première loi nationale sur cette question, prévoit des investissements dans la prévention et la réduction des risques, ainsi qu’une réponse alliant aide humanitaire et développement durable.</p>



<p>Ces deux dernières années, le Burundi, la RDC, l’Éthiopie, le Mali, le Nigeria, le Soudan du Sud, le Soudan et la Zambie ont également élaboré de nouvelles politiques et stratégies dans ce sens. L’Éthiopie vient de lancer une Initiative de solutions durables (Durable Solution Initiative). Au Nigéria, c’est un nouveau ministère qui a été créé pour coordonner l’ensemble des efforts nationaux de réponse aux besoins des déplacés.</p>



<h4>… et de données fiables</h4>



<p>La pertinence et l’efficacité des politiques et des programmes d’assistance dépendent toutefois d’une information et de données fiables. En Afrique, comme dans d’autres régions du monde, la collecte des données sur le déplacement interne est un processus complexe.</p>



<p>Elle se heurte à des obstacles politiques, au manque d’accès sur le terrain, à des ressources et des capacités techniques limitées, à des défis de coordination et à l’absence de standards et de définitions communes. Les zones d’ombre se multiplient au fur et à mesure que l’ampleur et la complexité du phénomène s’accroissent.</p>



<p>Par exemple, le nombre de personnes déplacées par des catastrophes climatiques lentes comme l’érosion côtière ou la désertification est actuellement inconnu. Trop peu de données sont également disponibles sur les cas de déplacés internes devenus réfugiés, ou de déplacés ayant pu retourner chez eux mais contraints de fuir à nouveau face à de nouvelles menaces.</p>



<p>Si des données sur ces retours existaient pour 11 pays en Afrique en 2018 (allant de 1,5 million de cas en RDC à 12&nbsp;000 au Soudan du Sud), les conditions exactes de ces retours sont souvent inconnues. Nous craignons qu’ils aient lieu dans des zones encore très instables, sans infrastructures ni services, ce qui aurait pour conséquence d’augmenter les facteurs d’instabilité et de crise à venir.</p>



<p><strong>Montrer l’exemple</strong></p>



<p>L’espoir réside aujourd’hui dans le fait que les gouvernements africains reconnaissent de plus en plus l’urgence de cette question et s’associent aux organisations internationales pour combiner savoir local, accès au terrain et expertise technique.</p>



<p>Ces partenariats commencent à porter leurs fruits.&nbsp;L’Afrique montre l’exemple avec notamment la mise en place de systèmes d’alerte précoce et de meilleures capacités d’anticipation des crises. Elle est également l’une des régions du monde ayant les données sur les déplacements internes les plus complètes et les mieux exploitables.</p>



<p>Les analyses du dernier Rapport sur le déplacement interne en Afrique illustrent à la fois l’ampleur du défi auquel le continent fait face, et les bonnes pratiques dont d’autres pays pourraient s’inspirer.</p>



<p>L’action est donc possible, et les solutions existent. Ce sont elles qui doivent maintenant être documentées et faire la une des journaux, afin que le continent africain, trop longtemps réduit à ses crises, rayonne enfin par ses exploits.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Algérie : les harraga reprennent le large</title>
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				<pubDate>Wed, 09 Oct 2019 18:56:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/19483060lpw-19483945-article-jpg_6567099_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-10176" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/19483060lpw-19483945-article-jpg_6567099_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/19483060lpw-19483945-article-jpg_6567099_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>Avec les espoirs nés du hirak, le chiffre des candidats à l&rsquo;émigration clandestine avait baissé. Huit mois plus tard, il est reparti à la hausse. Un mauvais signal quant à la confiance dans l&rsquo;actuel processus politique.</h4>



<p>En&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie">Algérie</a>, il ne passe pas une semaine sans que les services de sécurité n&rsquo;enregistrent des tentatives d&rsquo;émigration clandestine. Les chiffres révélés dernièrement par le ministère de la Défense nationale donnent le vertige. Durant le mois de septembre seulement, les services de sécurité ont mis en échec&nbsp;720&nbsp;tentatives d&rsquo;émigration illégale contre&nbsp;336&nbsp;durant le mois d&rsquo;août. En un week-end seulement de la fin du mois de septembre, «&nbsp;121 personnes ont été interceptées au large du territoire maritime national&nbsp;», selon&nbsp;<em><a href="https://www.elwatan.com/edition/actualite/les-harraga-reprennent-la-mer-30-09-2019" target="_blank" rel="noreferrer noopener">El Watan</a>.</em></p>



<h4>Très forte hausse du nombre d&rsquo;harraga interceptés en septembre</h4>



<p>«&nbsp;Et les chiffres officiels ici ou ailleurs, même ceux des Nations unies, ne reflètent pas du tout la réalité&nbsp;», relève Kouceila Zerguine, avocat spécialisé dans les questions migratoires. Les bilans élaborés ne prennent en compte que les personnes arrêtées et déférées devant les tribunaux, selon lui. «&nbsp;Ils ne prennent pas en compte les harraga victimes de disparition forcées ou d&rsquo;exécution sommaires en pleine Méditerranée ou ceux qui arrivent en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/europe">Europe</a>&nbsp;qu&rsquo;ils soient placés ou pas dans des centres de rétention&nbsp;», détaille-t-il.</p>



<p>Pourtant, une certaine accalmie a été enregistrée dans le pays avec le début du mouvement populaire du 22&nbsp;février et l&rsquo;espoir qu&rsquo;il avait donné. Me Kouceila Zerguine évoque une trêve qui a duré près de deux mois et demi. «&nbsp;Nous n&rsquo;avons enregistré durant cette période aucun départ à partir de l&rsquo;Est. Mieux, durant les premières manifestations les jeunes disaient&nbsp;:&nbsp;<em>ça ne sera plus nous les harraga mais eux</em>&nbsp;(les décideurs, NDLR). Il y avait des slogans dans ce sens et des tags dans la ville d&rsquo;Annaba (où il habite, NDLR)&nbsp;», affirme-t-il.</p>



<h4>Climat politique et social tendu<br></h4>



<p>Pour lui, la baisse ou l&rsquo;absence de tentatives d&rsquo;émigration clandestine durant cette période n&rsquo;est pas liée au climat. Le hirak a ranimé la flamme de l&rsquo;espoir dans les cœurs de milliers de jeunes Algériens. Comment expliquer donc cette reprise alors que le mouvement populaire se poursuit toujours dans le pays&nbsp;? «&nbsp;Les réformes tant espérées (avec le mouvement) tardent à se concrétiser et les dernières poursuites judiciaires notamment contre les manifestants ont crée à nouveau du désespoir. Les départs ont donc repris&nbsp;», résume l&rsquo;avocat.</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-des-arrestations-inquietantes-sur-fond-de-tension-politique-13-05-2019-2312298_3826.php">Des dizaines de personnes, dont des militants politiques et des manifestants, sont placées sous mandat de dépôt</a>. Ils sont poursuivis notamment pour «&nbsp;atteinte à la sécurité de l&rsquo;État&nbsp;». «&nbsp;Nous avons aujourd&rsquo;hui des chefs d&rsquo;inculpation dont on n&rsquo;a plus entendu parler depuis les années 1980. On revient à une situation qu&rsquo;on croyait définitivement révolue&nbsp;», s&rsquo;indigne cet avocat. Aujourd&rsquo;hui, plusieurs raisons alimentent ces départs. Ce sont les mêmes qui ont été à l&rsquo;origine du phénomène qui remonte au début des années 2000.</p>



<p>«&nbsp;La question est nourrie par plusieurs facteurs internes. Ce sont des problèmes d&rsquo;ordre politique, économique, social et culturel&nbsp;», rappelle Me Kouceila Zerguine. Le grand malaise des harangua ne peut absolument pas se résumer au problème du chômage, selon lui. «&nbsp;Les gens ne partent pas forcément en quête d&rsquo;un poste d&#8217;emploi. Ils sont en quête d&rsquo;une vie décente dans un climat de liberté. Ce n&rsquo;est pas le cas aujourd&rsquo;hui dans le pays&nbsp;», dit l&rsquo;avocat. Les harraga ne sont pas que des jeunes chômeurs remplis d&rsquo;espoir ou uniquement des hommes prêts à risquer leur vie.</p>



<p>Dans les embarcations de fortune, des médecins et d&rsquo;autres cadres, des femmes avec enfants et des personnes âgées prennent parfois place aux côtés des sans-emploi. «&nbsp;Ils ne sont pas otages des appréhensions de leurs aînés. Avoir un toit et manger à sa faim ne leur suffit pas. Ils veulent vivre&nbsp;! Et ils ne croient pas aux promesses. Les nouvelles générations ne croient qu&rsquo;au concret&nbsp;», insiste Me Kouceïla Zerguine. Dans le pays, l&rsquo;augmentation du nombre des harraga demeure un important indicateur politique et social. «&nbsp;C&rsquo;est même l&rsquo;un des meilleurs indicateurs de la pression sociale&nbsp;», selon le sociologue Nacer Djabi.</p>



<p>En janvier&nbsp;2019, soit près d&rsquo;un mois avant l&rsquo;avènement du mouvement populaire du 22&nbsp;février, les autorités organisaient un séminaire national sur la harga. Des experts et des influenceurs ont été conviés à l&rsquo;événement chapeauté par Noureddine Bedoui, ministre de l&rsquo;Intérieur à l&rsquo;époque. Un «&nbsp;monologue&nbsp;», selon l&rsquo;avocat spécialiste de la question migratoire. «&nbsp;Vous ne pouvez pas tenir un débat national sur la harga tout en ignorant les personnes concernées et sans inviter les représentants des familles des harraga&nbsp;», lance-t-il.</p>



<h4>Que faire&nbsp;?</h4>



<p>Toutefois, la question migratoire s&rsquo;inscrit aussi dans un cadre plus global. «&nbsp;Au début du hirak, il y avait, certes, cet espoir que la révolution allait tout bousculer. Mais pour moi, ce phénomène ne s&rsquo;est jamais arrêté. Il se poursuit selon le même rythme. Il obéit surtout au climat, évolue selon des conjonctures favorables et en fonction des politiques ici ou ailleurs&nbsp;», explique Mohamed Saib Musette. Ce sociologue spécialiste des questions migratoires rappelle l&rsquo;absence de politique migratoire dans le pays.</p>



<p>«&nbsp;S&rsquo;il y en avait eu une politique migratoire, on organiserait des migrations régulières, il n&rsquo;y aurait pas eu de harraga. Dans le pays, nous avons par exemple une importation de main-d&rsquo;œuvre mais pas d&rsquo;exportation&nbsp;», souligne-t-il. Pour lui, le phénomène de la harga n&rsquo;est pas lié «&nbsp;exclusivement à la situation politique nationale&nbsp;». «&nbsp;Pourquoi ce phénomène n&rsquo;existait pratiquement pas dans les années 1970&nbsp;? Il n&rsquo;y avait pas de visas à l&rsquo;époque. La harga est expliquée aussi par une politique globale de l&rsquo;émigration&nbsp;», estime-t-il.</p>



<p>Les jeunes harraga sont effectivement préparés à «&nbsp;prendre des risques&nbsp;», mais ne sont pas dans «&nbsp;une logique suicidaire&nbsp;». «&nbsp;Un de mes collègues africains les décrivait comme étant des «&nbsp;guerriers préparés mentalement à tous les risques&nbsp;» et les experts algériens ne constataient pas d&rsquo;attitude suicidaire. Si on organise l&rsquo;émigration, il y aurait moins de tentatives (de départs clandestins, NDLR) par voie maritime&nbsp;», tranche la même source.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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