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	<title>Immigration clandestine &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Immigration clandestine &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Sur « l’autre route migratoire », les rêves brisés des Africains partis pour l’Arabie saoudite</title>
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				<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 18:15:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Les passeurs avaient promis à Fentahun Derebe de l’amener en Arabie saoudite, où il pourrait gagner plus d’argent qu’il n’en avait jamais rêvé, puis revenir chez lui, en Ethiopie, pour monter son entreprise. Arrivé sur la côte somalienne, les passeurs lui ont demandé plus d’argent. Fentahun ne pouvait pas payer. Alors ils l’ont abandonné. Sans...]]></description>
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<p>L<strong>es passeurs avaient promis à Fentahun Derebe de l’amener en Arabie saoudite, où il pourrait gagner plus d’argent qu’il n’en avait jamais rêvé, puis revenir chez lui, en Ethiopie, pour monter son entreprise.</strong></p>



<p>Arrivé sur la côte somalienne, les passeurs lui ont demandé plus d’argent. Fentahun ne pouvait pas payer. Alors ils l’ont abandonné. Sans argent, seul, le jeune homme de 19 ans n’a eu d’autre choix que de rebrousser chemin, plusieurs centaines de kilomètres à travers le désert.</p>



<p><em>«&nbsp;On m’avait dit que j’aurais un bon travail et que je changerais de vie. On m’avait dit que ce serait facile. Mais ça ne s’est pas du tout passé comme ça&nbsp;»</em>, raconte de sa voix douce le jeune homme, rencontré à Hargeisa, dans le nord de la Somalie.</p>



<p>De nombreux migrants africains, principalement éthiopiens, échouent dans cette ville, carrefour de l’une des routes migratoires les plus fréquentées au monde&nbsp;: la&nbsp;<em>«&nbsp;route de l’Est&nbsp;»</em>, vers la péninsule arabique.</p>



<h2>Le voyage est périlleux, parfois fatal</h2>



<p>Loin des caméras braquées sur l’Europe, les traversées de la Méditerranée et les milliers de réfugiés actuellement massés aux frontières polonaises, cette autre route connaît un regain de fréquentation.</p>



<p>Le voyage est périlleux, parfois fatal, à travers les déserts et certaines régions chaotiques de la Corne de l’Afrique, les eaux tumultueuses du golfe d’Aden, jusqu’au Yémen en guerre. De là, les migrants doivent traverser de nouvelles zones hostiles dans l’espoir d’atteindre l’Arabie saoudite ou d’autres Etats du Golfe pour y trouver du travail. La plupart n’y arrivent jamais.</p>



<p>Des dizaines de milliers d’entre eux se retrouvent piégés au Yémen, incapables de payer un voyage de retour, pris en otage par des passeurs ou détenus par les autorités locales. En mars, un incendie dans un centre de détention surpeuplé de la capitale yéménite a tué des dizaines de migrants.</p>



<p>Le même mois, vingt personnes sont mortes noyées lorsque des passeurs ont jeté par-dessus bord des dizaines de migrants de leur embarcation surchargée en route vers le Yémen. Beaucoup ne quittent jamais l’Afrique, escroqués comme Fentahun avant même de mettre les voiles.</p>



<h2>«&nbsp;La route n’était pas sûre&nbsp;»</h2>



<p><em>«&nbsp;Ils m’ont dit que ça coûterait 500&nbsp;dollars</em>&nbsp;[quelque 440&nbsp;euros]&nbsp;<em>pour monter sur le bateau. Je n’en avais même pas 100. J’ai été choqué&nbsp;»</em>, raconte le jeune homme, qui a quitté sa ville de Gondar, dans le nord de l’Ethiopie, ayant à peine terminé son lycée.</p>



<p>Les migrants ont deux options pour rejoindre le Yémen depuis le continent africain. L’une via Obock, à Djibouti, mais les côtes y sont surveillées et les migrants traqués. L’autre depuis Bosaso, dans le nord de la Somalie, où le contrôle est plus faible. Cette dernière est plus populaire mais aussi plus longue et plus dangereuse.</p>



<p>Fentahun raconte que durant sa marche d’un mois entre Bosaso et Hargeisa (600&nbsp;kilomètres à vol d’oiseau), il a croisé de nombreux migrants dans une situation désespérée. Certains avaient été volés ou maltraités physiquement. Tous manquaient désespérément d’eau et de nourriture.&nbsp;<em>«&nbsp;J’avais peur</em>, confie-t-il.&nbsp;<em>La route n’était pas sûre.&nbsp;»</em></p>



<p>Beaucoup des migrants sur cette route sont des adolescents seuls, dont&nbsp;<em>«&nbsp;certains n’ont pas de chaussures&nbsp;»</em>, souligne Farhan Omer, employé dans un centre de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Hargeisa.</p>



<h2>«&nbsp;Je suis partie pour mes enfants&nbsp;»</h2>



<p>Des centaines de migrants sont coincés à Hargeisa, désœuvrés, sans argent pour gagner Bosaso ou faire demi-tour et rentrer chez eux. Woynshat Esheto, 35&nbsp;ans, rêvait d’aller en Arabie saoudite et devenir femme de ménage. Mais elle est tombée à court d’argent.&nbsp;<em>«&nbsp;Je suis partie pour mes enfants&nbsp;»</em>, explique cette mère célibataire de quatre enfants&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Je n’avais aucun moyen de les nourrir ou de les envoyer à l’école. Je n’avais pas le choix.&nbsp;»</em></p>



<p>Les mouvements ont repris sur la <em>« route de l’Est »</em>, après un ralentissement en 2020 en raison des fermetures de frontières causées par la pandémie de coronavirus. En 2018 et 2019, c’était la route de migration maritime la plus fréquentée au monde. Plus de 138 000 migrants ont embarqué sur des bateaux à destination du Yémen en 2019, contre 110 000 traversant la Méditerranée la même année.</p>



<p>Mais ces déplacements de population, qui ne touchent pas l’Europe ou l’Amérique du Nord, sont souvent ignorés.&nbsp;<em>«&nbsp;Ce qui est frustrant ici, c’est qu’il y ait si peu d’attention&nbsp;</em>(…)<em>. Personne ne s’intéresse vraiment aux gens qui ont des problèmes dans les pays de la Corne de l’Afrique&nbsp;»</em>, déplore Richard Danziger, chef de mission de l’OIM pour la Somalie.</p>



<p>Accroché à ses rêves d’une vie meilleure, Mengistu Amare n’est pas découragé par les périls à venir, même s’il ne sait pas grand-chose de l’endroit où il va ni de ce qui l’attend en chemin. <em>« Je sais qu’il faut traverser la mer pour rejoindre l’Arabie saoudite. Je ne suis jamais monté sur un bateau et je ne sais pas nager »</em>, explique cet Ethiopien de 21 ans. Mais il tentera sa chance : <em>« J’irais n’importe où, tant qu’il y a du travail. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Réduire les visas français aux pays du Maghreb est une méthode « biaisée »</title>
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				<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 16:37:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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				<description><![CDATA[La méthode française qui consiste à réduire le nombre de visas accordés aux Algériens, Marocains et Tunisiens pour mettre la pression sur leurs gouvernements, jugés peu coopératifs sur la réadmission des Maghrébins expulsés de France, divise les observateurs. Certes, elle est « efficace » mais certains experts la qualifient de « biaisée ». La méthode est critiquée au Maghreb.&#160;La France a récemment...]]></description>
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<p><strong>La méthode française qui consiste à réduire le nombre de visas accordés aux Algériens, Marocains et Tunisiens pour mettre la pression sur leurs gouvernements, jugés peu coopératifs sur la réadmission des Maghrébins expulsés de France, divise les observateurs. Certes, elle est « efficace » mais certains experts la qualifient de « biaisée ».</strong></p>



<p>La méthode est critiquée au Maghreb.&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210929-visas-le-maroc-d%C3%A9plore-la-d%C3%A9cision-injustifi%C3%A9e-de-la-france">La France a récemment annoncé la réduction du nombre de visas</a>&nbsp;accordés aux Algériens, Marocains et Tunisiens pour mettre la pression sur leurs gouvernements, jugés peu coopératifs sur la réadmission des Maghrébins expulsés de France.&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/le-d%C3%A9bat/20210929-visas-france-maghreb-bras-de-fer-octroi-durci-algerie-maroc-tunisie">Si la méthode « fonctionne » selon Paris, plusieurs experts la qualifient de « biaisée ».</a>&nbsp;« Il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces. Aujourd&rsquo;hui on met cette menace à exécution », tonnait la semaine dernière le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal dans une émission de radio matinale.&nbsp;</p>



<p>Selon les chiffres du ministère de l&rsquo;Intérieur communiqués à l&rsquo;AFP, l&rsquo;Algérie a délivré 31 laissez-passer consulaires entre janvier et juillet&nbsp;2021 pour 7&nbsp;731&nbsp;obligations de quitter la France (OQTF) prononcées, et 22 expulsions réalisées, soit un taux d&rsquo;exécution de 0,2&nbsp;%. Ce taux est de 2,4&nbsp;% pour les OQTF concernant les ressortissants marocains, et de 4&nbsp;% pour les Tunisiens.&nbsp;</p>



<p><strong>Un bras de fer « classique »</strong></p>



<p>Relier la quantité de visas délivrés par la France au nombre de laissez-passer consulaires émis par les pays du Maghreb – nécessaires à la réadmission de leurs ressortissants – est « une mesure tout à fait classique, qui se fait depuis des décennies », décrypte une source diplomatique proche du dossier. « Nous répondons à une non-réponse », après « des mois de discussions » stériles.&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211002-l-alg%C3%A9rie-rappelle-son-ambassadeur-en-france-pour-consultations">« C&rsquo;est très mal accueilli » de l&rsquo;autre côté de la Méditerranée,</a>&nbsp;reconnaît la source diplomatique, « mais ça crée un rapport de force ». « On sait que ça fonctionne, sinon on ne le ferait pas. »&nbsp;</p>



<p>D&rsquo;après le ministère de l&rsquo;Intérieur français, des pressions similaires, qui n&rsquo;avaient pas été rendues publiques, ont été mises en&nbsp;œuvre&nbsp;dès&nbsp;2018. Elles s&rsquo;étaient traduites par « une nette augmentation du nombre de laissez-passer consulaires délivrés ».&nbsp;</p>



<p><strong>Une menace « efficace »&nbsp;</strong></p>



<p>Les expulsions avaient alors connu une « progression significative »&nbsp;: +&nbsp;65&nbsp;% à&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20211003-l-alg%C3%A9rie-interdit-le-survol-de-son-territoire-aux-avions-militaires-fran%C3%A7ais">destination de l&rsquo;Algérie en 2019</a>&nbsp;par rapport à 2017, +&nbsp;57&nbsp;% vers le Maroc et +&nbsp;61&nbsp;% vers la Tunisie sur la même période, observe-t-on au ministère.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;arme des visas a donc été « efficace avant la pandémie », et elle montre déjà des résultats avec la Tunisie, avec qui « la coopération s&rsquo;améliore » dernièrement, selon cette source.&nbsp;</p>



<p>Paris a ainsi confirmé une baisse à venir de 50&nbsp;% du nombre de visas délivrés pour les Marocains et Algériens et de 33&nbsp;% seulement pour les Tunisiens, leur gouvernement ayant « manifesté plus de gestes de bonne volonté », estime la source sécuritaire.&nbsp;</p>



<p>Alger, dont les relations avec Paris sont tumultueuses, a déploré une décision intervenue « sans consultation préalable », qui « comporte l&rsquo;anomalie rédhibitoire d&rsquo;avoir fait l&rsquo;objet d&rsquo;un tapage médiatique », avant de convoquer l&rsquo;ambassadeur de France en Algérie.&nbsp;</p>



<p><strong>Une décision de Paris « injustifiée »</strong></p>



<p>Le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser&nbsp;Bourita&nbsp;a, lui, qualifié la décision de Paris d' »injustifiée », le Maroc gérant la question migratoire » avec « une logique de responsabilité et d&rsquo;équilibre entre la facilitation des déplacements des personnes (&#8230;) et la lutte contre la migration clandestine ».&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;approche de la France est « biaisée » du fait de la pandémie de Covid-19, estime Matthieu&nbsp;Tardis, chercheur à l&rsquo;Institut français des relations internationales.&nbsp;</p>



<p>« On a continué à délivrer des OQTF alors qu&rsquo;on savait qu&rsquo;elles ne seraient pas exécutées à cause du Covid-19 », observe-t-il, « l&rsquo;Algérie ayant rouvert ses frontières très récemment », cet été.&nbsp;</p>



<p>« On punit une partie de la population qui n&rsquo;est pas concernée par les migrations », regrette aussi Matthieu&nbsp;Tardis, souvent, les étudiants, commerçants ou touristes, dans des proportions démesurées par rapport au nombre d&rsquo;expulsés.&nbsp;</p>



<p>Entre janvier et juillet&nbsp;2021, la France a accédé à 8&nbsp;726 des 11&nbsp;815 dépôts de visas venant d&rsquo;Algérie (18&nbsp;579 sur 24&nbsp;191 pour le Maroc, 9&nbsp;140 sur 12&nbsp;921 pour la Tunisie), un chiffre très en-deçà des requêtes pré-Covid. En 2019, Paris recensait plus d&rsquo;un million de demandes de visas depuis ces trois pays.&nbsp;</p>



<p>Cette même année, Algérie, Tunisie et Maroc avaient instruit moins de 4&nbsp;300 demandes de laissez-passer consulaires, pour 32&nbsp;000 mesures d&rsquo;éloignement prononcées par la France.&nbsp;</p>



<p><strong>Des reconductions onéreuses&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p>Les personnes concernées sont des « islamistes radicaux », « des délinquants » ou des personnes qui « doivent partir tout simplement du territoire national », a affirmé mercredi le ministre de l&rsquo;Intérieur, Gérald Darmanin.&nbsp;</p>



<p>« Ce sont plutôt des sans-papiers », nuance Catherine&nbsp;Wihtol&nbsp;de&nbsp;Wenden, chercheuse au CNRS, pour qui la solution à ce problème est « d&rsquo;avoir moins d&rsquo;OQTF ».&nbsp;</p>



<p>Car les reconductions « coûtent très cher » (entre « 3 et 5&nbsp;000 euros » par individu, qui doit être accompagné de deux policiers), énumère-t-elle. Elles aboutissent à des « bavures », car les expulsés « résistent », ce qui fait qu&rsquo;on les « attache », parfois qu&rsquo;on les « scotche » dans les avions, poursuit-elle.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;« Il faudrait qu&rsquo;on prononce moins d&rsquo;OQTF, mais qu&rsquo;on les applique vraiment pour ceux représentant un danger public », note cette spécialiste du phénomène migratoire. « Vouloir expulser des personnes qui travaillent, qui ont créé des familles, n&rsquo;a aucun sens. »</p>



<p>La limitation du nombre de visas a été annoncée durant la pré-campagne électorale française, qui a déjà vu l&rsquo;immigration devenir un thème phare. « La reconduction, c&rsquo;est la théâtralisation de la politique », tranche-t-elle. </p>



<p><strong>Source: France 24 Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le naufrage d&#8217;un bateau au large du Sahara fait au moins 32 morts</title>
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				<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 19:29:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara occidental]]></category>
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<p><strong>Un bateau avec à son bord entre 40 et 50 personnes a fait naufrage au large de Dakhla (ancienne Villa Cisneros, au Sahara occidental) pour tenter de rejoindre les îles Canaries.&nbsp;Des sources officielles font état d&rsquo;au moins 32 morts, bien que la porte-parole de Caminando Fronteras, Helena Maleno, ait porté le nombre de victimes à 42, dont 30 femmes, huit enfants et quatre hommes.&nbsp;Les deux versions s&rsquo;accordent pour dire qu&rsquo;il y a 10 survivants, six femmes et quatre hommes.</strong></p>



<p>Selon Maleno, « l&rsquo;horreur a traversé ces gens à l&rsquo;aube de mardi » et « 30 minutes après leur départ, le bateau a commencé à fuir ».&nbsp;Il était parti de la côte de Dakhla, au Sahara occidental, l&rsquo;un des principaux points de départ des péniches vers les îles Canaries.&nbsp;« Une vague a fait chavirer le bateau et ainsi la terrible tragédie a été consommée.&nbsp;Les pêcheurs témoins de la scène ont prévenu la gendarmerie », ajoute-t-il.</p>



<p>Le porte-parole de l&rsquo;ONG a expliqué que l&rsquo;un des survivants est une mère qui a raconté le naufrage et y a perdu ses deux enfants.&nbsp;« Le bateau était en très mauvais état », explique Maleno à EL PAÍS.&nbsp;« C&rsquo;est fréquent dans les bateaux dans lesquels les Africains subsahariens sont embarqués, ajoute-t-il. »</p>



<p><a href="http://dakhlanews.com/m/news17543.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em></em></a>De son côté, le&nbsp;<a href="http://dakhlanews.com/m/news17543.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quotidien&nbsp;</a><a href="http://dakhlanews.com/m/news17543.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dakhla News</em></a>&nbsp;rapporte que l&rsquo;équipage d&rsquo;un bateau de pêche traditionnel qui travaillait sur les rives du Sahara a réussi à sauver 10 naufragés « d&rsquo;une mort certaine » et qu&rsquo;ils les ont remis à la Gendarmerie royale marocaine.</p>



<p>Maleno a à son tour alerté deux autres navires portés disparus en mer.&nbsp;L&rsquo;un d&rsquo;eux a quitté Dakhla lundi avec 32 femmes, 16 hommes et 12 mineurs.&nbsp;De plus, selon leurs informations, il y en aurait un autre avec 47 personnes à bord.</p>



<p>Le naufrage survient après plusieurs jours de mauvais temps, pendant lesquels les autorités ont interdit même aux pêcheurs de sortir pêcher, comme le rapporte la presse locale.&nbsp;Le jour du naufrage, le temps était tombé et plusieurs bateaux ont été lancés à la mer.</p>



<p>Au cours des sept premiers mois de 2021, 7 531 personnes ont atteint les îles Canaries à bord de 200 bateaux, ce qui représente une augmentation de 136% par rapport à la même période en 2020. Le mois dernier, Caminando Fronteras a fait le point sur le premier semestre et maintenu qu&rsquo;au moins 2 087 migrants sont morts ou ont disparu en tentant d&rsquo;atteindre l&rsquo;Espagne dans des bateaux tels que des bateaux ou des cayucos de janvier à juin, presque autant que les 2 170 en 2020. L&rsquo;Organisation internationale pour les migrations (OIM), pour sa part, a réduit le nombre de décès et de disparitions qu&rsquo;il a réussi à vérifier jusqu&rsquo;à présent cette année, bien qu&rsquo;il prévienne qu&rsquo;ils enquêtent toujours sur une série de naufrages signalés ces derniers jours par Caminando Fronteras et l&rsquo;ONG Alarm Phone.</p>



<p><strong>Source : El Païs Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Migrations: plus de 2 000 personnes mortes en mer en tentant de rejoindre l’Espagne</title>
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				<pubDate>Sun, 11 Jul 2021 20:52:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<p><strong>L&rsquo;ONG espagnole Caminando Fronteras a publié cette semaine un rapport dans lequel elle comptabilise 2 087 migrants morts en mer, en tentant de rejoindre l&rsquo;Espagne en 2021. Ce chiffre est cinq fois plus important que l&rsquo;année dernière à la même période.</strong></p>



<p>Parmi ces personnes fuyant leur pays, 1 922 sont mortes dans des embarcations en tentant de rejoindre les îles Canaries, depuis le Maroc dans les six premiers mois de l&rsquo;année 2021. Helena Maleno, porte-parole de l&rsquo;ONG Caminando Fronteras, jointe par RFI, explique que certaines routes prises par les migrants sont particulièrement dangereuses.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Dans les premiers six mois de cette année, on est presque arrivé aux chiffres de l’année passée et ça c’est vraiment incroyable !</p></blockquote>



<h4>Des mesures pour sauver des vies</h4>



<p>Helena Maleno évoque également les mesures qui, selon son ONG, devraient être prises pour sauver ces vies : «&nbsp;<em>Nous avons alerté le gouvernement espagnol. On lui a dit de trouver les moyens pour arrêter toute cette situation. Il faut améliorer les services de sauvetage qui sont sur place mais il faut aussi améliorer la coordination avec les pays tiers. La coordination entre l’Europe et les pays tiers marche très bien pour les contrôles migratoires. Pourquoi cette collaboration ne se fait-elle pas pour défendre la vie de toutes ces personnes</em>&nbsp;<em>? Personne ne doit mourir dans l’eau pour traverser une frontière ! Il faut améliorer cette coordination, il faut améliorer cette communication.</em>&nbsp;»</p>



<p>« <em>Il y a actuellement un problème politique entre l’Espagne et le Maroc et cela fait qu’il n’y a pas de collaboration pour aller sauver des vies dans l’eau. Les migrants sont ainsi au milieu de tout ce chantage politique et diplomatique. C’est un business. La vie des migrants, c’est devenu un business. On doit stopper tout cela. On doit revenir à cette Europe des droits humains et on doit arrêter cette situation qui se passe aujourd’hui. Il y a les moyens de l’arrêter, il y a les capacités</em>. </p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tensions entre les Comores et la France à propos de l&#8217;immigration clandestine</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 09:11:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217.jpg" alt="" class="wp-image-17773" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217.jpg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption>les comores</figcaption></figure>



<p><br><strong>Les relations se tendent entre les Comores et la France. En cause notamment, une arrivée de migrants trop importante au goût des Français à Mayotte. Sur les deux dernières années, la France a reconduit 40 000 Comoriens aux frontières, mais près de la moitié de la population de Mayotte reste de nationalité comorienne. Lundi, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont échangé en visioconférence avec pour objectif d&rsquo;apaiser les tensions.</strong></p>



<p>Les élus mahorais ne décolèrent pas. En juillet 2019,&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20191122-reunion-comite-suivi-france-comores">un accord était signé à Paris</a></strong>&nbsp;pour encadrer les arrivées de migrants comoriens sur l&rsquo;île française en échange d&rsquo;une aide au développement de 130 millions d&rsquo;euros.</p>



<p>Mais un an et demi plus tard, pour Mansour Kamardine, l&rsquo;accord n&rsquo;est pas respecté. Le député français en compagnie des autres élus de Mayotte, a boycotté&nbsp;lundi, en signe de protestation, une rencontre destinée à le reconduire.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous avons la certitude que du côté des Comores, ils considèrent l&rsquo;utilisation de l&rsquo;immigration clandestine comme une arme de destruction massive de tout développement. Donc on ne se met pas à négocier avec quelqu&rsquo;un qui nous déclare la guerre.</em>&nbsp;»</p>



<p>Pour l&rsquo;élu mahorais, la déclaration de guerre a été prononcée par le gouverneur d&rsquo;Anjouan fin janvier lorsqu&rsquo;il a appelé ses compatriotes à arriver «&nbsp;<em>par milliers</em>&nbsp;» sur le sol français. Mais le ministre des Affaires étrangères comorien, Doihir Dhoulkamal se désolidarise de ces propos et assure que son gouvernement souhaite réduire l&rsquo;immigration.</p>



<p>«&nbsp;<em>La position du gouvernement comorien, ce n&rsquo;est pas le gouverneur d&rsquo;Anjouan qui la porte. Nous sommes en train de nous équiper en bateaux de surveillances en radars, nous allons former les gens pour qu&rsquo;ils soient encore plus efficaces sur la surveillance&#8230;. Tout cela, ce sont des gages de notre bonne volonté de vouloir stopper ces déplacements.</em>&nbsp;»</p>



<p>Lundi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, a déclaré vouloir «<em> renforcer la gestion concertée</em> » entre la France et les Comores, sur la question des flux migratoires.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sur les îles Canaries, les arrivées massives de migrants africains font craindre l’apparition d’une « nouvelle Lesbos »</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 16:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Arrivées massives des migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Îles Canaries]]></category>
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				<description><![CDATA[L’archipel espagnol connaît une brusque accélération de l’immigration provoquée par la crise liée au Covid-19 et par une surveillance accrue des entrées en Europe par la Méditerranée. Un port transformé en campement de fortune, des migrants transférés de manière précipitée dans des hôtels ou d’anciennes installations militaires : depuis le début de l’année, plus de 16 700 migrants africains sont arrivés illégalement...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/téléchargement-1-1.jpeg" alt="" class="wp-image-20150" width="337" height="232"/></figure>



<p><strong>L’archipel espagnol connaît une brusque accélération de l’immigration provoquée par la crise liée au Covid-19 et par une surveillance accrue des entrées en Europe par la Méditerranée.</strong></p>



<p>Un port transformé en campement de fortune, des migrants transférés de manière précipitée dans des hôtels ou d’anciennes installations militaires : depuis le début de l’année, plus de 16 700 migrants africains sont arrivés illégalement sur les côtes des îles Canaries.</p>



<p>Débordée par ces arrivées, l’Espagne a activé sa diplomatie&nbsp;: vendredi&nbsp;20&nbsp;novembre, le ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska, doit se rendre à Rabat, au Maroc, avant une visite au Sénégal de la ministre des affaires étrangères, Arancha Gonzales, samedi.</p>



<p>L’archipel de l’océan Atlantique, situé au large des côtes nord-ouest du continent africain, connaît en&nbsp;2020 une immigration onze fois supérieure aux niveaux atteints en&nbsp;2019. Selon le gouvernement régional des Canaries, au moins cinq cents personnes ont péri durant ces tentatives de traversée extrêmement dangereuses, les côtes africaines les plus proches se trouvant à plus d’une centaine de kilomètres.Lire aussi le reportage aux Canaries&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/16/les-canaries-debordees-par-l-afflux-de-migrants-ces-citoyens-dorment-au-milieu-des-rats_6059914_3210.html">«&nbsp;Ces citoyens dorment au milieu des rats&nbsp;»</a></p>



<p>La crise est centrée actuellement sur Arguineguin, un petit port de l’île de Grande Canarie, l’une des sept îles de l’archipel. Depuis plusieurs jours, ce port abrite environ deux mille migrants, dans des tentes de campagne, où ils sont testés contre le Covid-19. Et si de l’eau et de la nourriture leur sont fournies, les conditions de vie sur place sont dénoncées par plusieurs organisations humanitaires.</p>



<ul><li><strong>Quelles sont les causes de cette nouvelle crise migratoire ?</strong></li></ul>



<p>La brusque accélération du nombre de traversées est&nbsp;<em>«&nbsp;plus ou moins&nbsp;»</em>&nbsp;équivalente à celle de l’année 2006, quand 30&nbsp;000&nbsp;migrants étaient arrivés aux Canaries en quelques mois, selon l’estimation d’un porte-parole de la Croix-Rouge à l’Agence France-Presse (AFP).</p>



<p><em>« Beaucoup fuient les persécutions et la violence dans la région du Sahel ou en Côte-d’Ivoire, tandis que d’autres partent en raison de l’extrême pauvreté</em>, ont estimé <a href="https://www.iom.int/fr/news/loim-et-le-hcr-effectuent-une-visite-conjointe-aux-iles-canaries-dans-un-contexte-de-hausse-des">l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR)</a> dans un communiqué commun, le 16 novembre. <em>Les conséquences de la pandémie de Covid-19, l’insécurité alimentaire et le changement climatique sont parmi les autres facteurs à l’origine de cet exode. »</em></p>



<p>Depuis plusieurs mois, les migrants africains ont aussi préféré la route des Canaries à celles de la Méditerranée, à la suite du renforcement des contrôles frontaliers permis par les accords conclus entre l’Union européenne (UE) avec la Libye, ainsi que la Turquie. La coopération entre&nbsp;l’Espagne et&nbsp;le Maroc sur la surveillance du détroit de Gibraltar a aussi été renforcée en&nbsp;2019, poussant les réseaux de passeurs à proposer des traversées depuis le littoral du sud du pays, directement orienté vers l’archipel des îles Canaries.&nbsp;<em>«&nbsp;Quand vous fermez une route&nbsp;</em>[migratoire]<em>, une autre s’ouvre, plus chère et plus dangereuse&nbsp;»</em>, a commenté Judith Sunderland, vice-directrice pour l’Europe de l’organisation Human Rights Watch (HRW).</p>



<ul><li><strong>Quels sont les dangers de la traversée vers les Canaries ?</strong></li></ul>



<p>La route des Canaries&nbsp;<em>«&nbsp;est la plus dangereuse, c’est celle où&nbsp;</em>[les migrants]<em>&nbsp;prennent le plus de risques, et il y a donc plus de morts&nbsp;»</em>, a déclaré à l’AFP le préfet de l’archipel, Anselmo Pestana.&nbsp;<em>«&nbsp;Ils peuvent mettre quarante-huit&nbsp;heures ou plus d’une semaine, avec une mer traîtresse, des vents qui tournent et peuvent transformer les nuits en un véritable enfer&nbsp;»</em>, précise à l’agence Txema Santana, membre de la Commission espagnole d’aide aux réfugiés, une organisation non gouvernementale (ONG) locale.</p>



<p>Les moyens de transports gérés par les réseaux de passeurs consistent en de longues pirogues en bois,&nbsp;<a href="https://migration.iom.int/sites/default/files/public/reports/FR%20-%20Suivi%20des%20flux%20migratoires%20Cotes%20du%20Senegal_Septembre%202020%20VF_v2.pdf">fragiles et surchargées pour de tels trajets&nbsp;</a>: une vingtaine d’opérations de secours menées en seulement vingt-quatre heures, entre le 18 et 19&nbsp;novembre, ont permis de sauver 630&nbsp;migrants, selon les chiffres de Salvamento Maritimo, une organisation de secours en mer.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://img.lemde.fr/2020/11/16/0/0/3363/2242/688/0/60/0/94882b3_781265283-dji-0062.jpg" alt="Les nombreuses arrivées d’embarcations sur l’archipel des Canaries, au début de novembre, ont contraint les secouristes à en abandonner certaines en mer une fois les migrants transférés, par manque de temps de les remorquer vers la côte."/><figcaption>Les nombreuses arrivées d’embarcations sur l’archipel des Canaries, au début de novembre, ont contraint les secouristes à en abandonner certaines en mer une fois les migrants transférés, par manque de temps de les remorquer vers la côte. CESAR DEZFULI POUR « LE MONDE »</figcaption></figure>



<p>Depuis la fin de l’été, les naufrages se multiplient&nbsp;: deux embarcations transportant près de trois cents migrants ont notamment été secourues de justesse, le 26&nbsp;octobre, après une panne de moteur au large de la Mauritanie. Quelques jours plus tôt, un incendie s’était déclaré à bord d’une pirogue au large de Mbour, à plus de 80&nbsp;kilomètres au sud-est de Dakar, provoqué par&nbsp;<em>«&nbsp;une explosion du moteur et des fûts de carburant à bord&nbsp;».</em>&nbsp;L’estimation officielle du nombre de morts est depuis contestée par les familles de disparus dont les corps n’ont pas été retrouvés.</p>



<ul><li><strong>Quelle est la réponse des autorités ?</strong></li></ul>



<p><em>« Nous n’allons pas transformer les Canaries en une nouvelle Lesbos »</em>, a assuré lundi le ministre de l’intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska, en référence à l’emblématique île grecque, porte de l’Union européenne (UE) dont les camps sont submergés et avec des conditions de vie dénoncées par de nombreuses organisations internationales. Vendredi, celui-ci doit se rendre en visite à Rabat et rencontrer les autorités <em>« pour renforcer la collaboration et travailler de manière conjointe </em>(…)<em> pour éviter ces départs »</em> de migrants, a détaillé la ministre de la politique territoriale espagnole, Carolina Darias.</p>



<p>Pour Madrid, empêcher une saturation des capacités d’accueil de l’archipel passe par l’accentuation d’une&nbsp;<em>«&nbsp;politique de retour&nbsp;»</em>&nbsp;déjà engagée depuis plusieurs années&nbsp;: à peine arrivés sur l’île, les migrants auxquels il est adressé un ordre d’expulsion sont le plus rapidement raccompagnés en avion vers leur pays d’origine. Une stratégie soutenue par la Commission européenne, qui plaide pour&nbsp;<em>«&nbsp;augmenter les retours&nbsp;»</em>&nbsp;des migrants&nbsp;<em>«&nbsp;qui n’ont pas besoin de protection internationale&nbsp;»</em>, a expliqué sa commissaire aux affaires intérieures, la Suédoise Ylva Johansson, en visite la semaine dernière dans les Canaries.</p>



<p>L’une des responsables de l’ONG Amnesty International en Espagne, Virginia Alvarez, a déploré, mercredi 18 novembre, des mesures prises trop tardivement alors que les premières alertes avaient été lancées <em>« dès septembre »</em>. L’organisation humanitaire a également demandé que le droit d’asile soit garanti aux migrants remplissant les conditions et qu’une aide juridique soit proposée à ceux risquant l’expulsion. M<sup>me</sup> Carolina Darias a, de son côté, annoncé vouloir renforcer les moyens de surveillance maritimes et aériens, en détachant plusieurs navires, un sous-marin, un avion et un hélicoptère entre les Canaries et l’Afrique.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les îles Canaries, nouvelle «prison» pour migrants de l&#8217;Europe</title>
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				<pubDate>Sun, 25 Oct 2020 13:50:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[En une semaine, depuis le 17 octobre, plus de 2 600 migrants venus d&#8217;Afrique du Nord et d&#8217;Afrique subsaharienne sont arrivés sur l&#8217;archipel espagnol des Canaries, l&#8217;équivalent de toute l&#8217;année 2019. Les autorités semblent dépassées. La situation sanitaire due au Covid empêche tout rapatriement vers leurs pays d&#8217;origine ou transfert vers le continent européen. Après parfois...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/images-1.jpeg" alt="" class="wp-image-18762" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/images-1.jpeg 324w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/images-1-300x144.jpeg 300w" sizes="(max-width: 324px) 100vw, 324px" /><figcaption>Des migrants </figcaption></figure>



<p><br><strong>En une semaine, depuis le 17 octobre, plus de 2 600 migrants venus d&rsquo;Afrique du Nord et d&rsquo;Afrique subsaharienne sont arrivés sur l&rsquo;archipel espagnol des Canaries, l&rsquo;équivalent de toute l&rsquo;année 2019. Les autorités semblent dépassées. La situation sanitaire due au Covid empêche tout rapatriement vers leurs pays d&rsquo;origine ou transfert vers le continent européen</strong>.</p>



<p>Après parfois un millier de kilomètres et une à quinze journées de traversée périlleuse en mer, entre 300 et 400&nbsp;migrants atteignent chaque jour les côtes de l&rsquo;archipel des Canaries, porte d&rsquo;entrée de l&rsquo;Europe à 150 kilomètres à l&rsquo;ouest de l&rsquo;Afrique. Mais ce sas vers l&rsquo;eldorado européen semble aujourd&rsquo;hui embouteillé. En deux mois, la hausse des arrivées de pateras ou cayucos (embarcations de fortune) a augmenté de façon exponentielle, prenant au dépourvu les autorités.</p>



<p><strong>Testés pour le Covid en arrivant</strong></p>



<p>Lorsque les caméras, hélicoptères et avions de la Garde&nbsp;civile espagnole repèrent au large les embarcations des migrants, les quatre navires des secours maritimes partent récupérer leurs passagers, qu&rsquo;ils soient ou non en difficulté. Pour la plupart, ils sont ensuite débarqués au sud sur l&rsquo;île de Grande Canarie, la plus grande des îles de l&rsquo;archipel, au niveau du quai du port d&rsquo;Arguineguin, transformé ces deux derniers mois en centre de triage d&rsquo;urgence. Douze tentes de la Croix-Rouge y ont été installées.</p>



<p>Aussitôt arrivés à quai, leur état de santé est vérifié, leur température prise et un test de dépistage du&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/%C3%A9conomie/20201019-la-crise-li%C3%A9e-covid-19-a-eu-cons%C3%A9quences-pr%C3%A9c%C3%A9dent-les-flux-migratoires-ocde"><strong>coronavirus</strong></a>&nbsp;réalisé, puis ils sont placés en quarantaine sous les chapiteaux de l&rsquo;organisation internationale, séparés selon leur date d&rsquo;arrivée. Ils resteront ici maximum quatre jours, dormant à même le sol, sans matelas, et loin des caméras. La police refuse l&rsquo;accès du site à la presse et poste des fourgons de la Garde&nbsp;civile autour du quai pour compliquer la prise de clichés photographiques.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://s.rfi.fr/media/display/8785616e-1670-11eb-8110-005056bff430/w:1024/p:4x3/dscf0145_0.webp" alt="Après une traversée d'une à quinze journées en mer, les migrants sont pris en charge par le personnel de la Croix-Rouge espagnole à Grande Canarie."/><figcaption>Après une traversée d&rsquo;une à quinze journées en mer, les migrants sont pris en charge par le personnel de la Croix-Rouge espagnole à Grande Canarie.&nbsp;Javier Bauluz</figcaption></figure>



<p><strong>Une trentaine d&rsquo;hôtels de l&rsquo;archipel réquisitionnés</strong></p>



<p>Les migrants terminent leur quarantaine dans une trentaine d&rsquo;hôtels de l&rsquo;archipel. Au-delà de deux semaines de confinement, ils sont libres d&rsquo;aller et venir mais restent logés dans ces complexes touristiques jusqu&rsquo;à nouvel ordre. Sur l&rsquo;île de Grande Canarie, 3&nbsp;800 y sont logés, auxquels s&rsquo;ajoutent d&rsquo;autres migrants dans le reste de l&rsquo;archipel, sur les îles de Fuerteventura, Tenerife ou Lanzarote. Plus de 10&nbsp;000 personnes sont arrivées sur des embarcations de fortune depuis le début de l&rsquo;année.</p>



<p>Sur les plages des stations balnéaires gigantesques de Grande Canarie, les migrants remplacent aujourd&rsquo;hui les touristes anglais, norvégiens ou allemands qui habituellement y prennent leurs quartiers en cette saison automnale. Un groupe de jeunes Maliens et Marocains arrivé sur l&rsquo;île voici six semaines joue au football sur la plage de Puerto Rico avec quelques jeunes Canariens, aux dernières lueurs du coucher de soleil. Ils sont bloqués ici depuis six semaines.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous sommes bien traités, nous avons un toit, nous mangeons bien mais nous ne sommes pas venus ici pour ça. Je veux travailler, je veux me construire une nouvelle vie en Europe&nbsp;</em>», déclare Aboubakar, un jeune Malien de 20&nbsp;ans ayant fui les combats qui rythment le quotidien de son village près de Mopti. Le jeune homme dit ne pas avoir été informé de ses droits et n&rsquo;a donc pour l&rsquo;instant rempli aucune demande d&rsquo;asile. Covid oblige, les frontières sont fermées. Ces jeunes ne peuvent donc ni être rapatriés dans leur pays d&rsquo;origine ni transférés vers le continent. Le gouvernement central espagnol délivre les autorisations au compte-goutte.</p>



<p>Les hôteliers rechignent à le reconnaître, mais après une saison touristique catastrophique accusant une baisse de 66% de la fréquentation, cette manne financière tombe à pic. En revanche, depuis que le Royaume-Uni et l&rsquo;Allemagne ont annoncé lundi 22&nbsp;octobre relancer les vols vers l&rsquo;archipel, la présence des migrants semblent en gêner certains. «&nbsp;<em>Cela donne une mauvaise image qui pourrait ternir l&rsquo;économie touristique</em>&nbsp;», s&rsquo;effraie la maire de la commune de San Bartolomé&nbsp;de Tirajana, Conchi Narvaez.</p>



<p><strong>Un migrant sur seize meurt pendant la traversée</strong></p>



<p>L&rsquo;archipel n&rsquo;avait connu pareille crise migratoire depuis plus de dix ans. En 2006, plus de 30&nbsp;000 migrants avaient avaient ainsi rejoint l&rsquo;archipel, «<em>&nbsp;mais il n&rsquo;y avait pas le Covid à l&rsquo;époque,</em>&nbsp;se rappelle Jose Antonio Rodriguez Verona, responsable au sein de la Croix-Rouge des opérations d&rsquo;urgence auprès des migrants de Grande Canarie.<em>&nbsp;À l&rsquo;heure actuelle, ils arrivent aux Canaries et restent aux Canaries.&nbsp;</em>»</p>



<p>Les cinq ministères espagnols concernés par cette crise humanitaire ne réussiraient pas à se coordonner (Affaires étrangères, Intérieur, Défense, Migrations et Affaires sociales) selon la maire de la commune de Mogan, dont dépend le port d&rsquo;Arguineguin. Onalia Bueno demande le démantèlement des installations provisoires de la Croix-Rouge. «&nbsp;<em>Nous souffrons du manque de communication entre ces ministères et de leurs batailles internes</em>, déclare-t-elle.<em>(&#8230;) Le gouvernement dispose d&rsquo;installations militaires vides qui peuvent recevoir des milliers de migrants et où un accueil digne de ce nom pour leur être apporté, que ce soit ici sur l&rsquo;archipel ou dans la péninsule. Ces migrants ne veulent pas restés ici. C&rsquo;est une prison entourée d&rsquo;eau pour eux.&nbsp;</em>»</p>



<p>Vendredi 23&nbsp;octobre, 1&nbsp;350 migrants étaient comptabilisés sur le quai, en attendant d&rsquo;être redirigés vers des hôtels. Les tentes de la Croix-Rouge étant saturées, environ 400&nbsp;hommes dorment dehors, supportant froid, pluie ou chaleur jour et nuit. Une situation intenable dénoncée par Arcadio Diaz Tejera, le juge en charge du Centre de rétention située au nord de l&rsquo;île, où séjournent actuellement une vingtaine de migrants. «&nbsp;<em>C&rsquo;est indigne, inhumain. On ne peut pas traiter des êtres humains ainsi,</em>&nbsp;s&rsquo;est-il scandalisé lors d&rsquo;une visite du dispositif du quai d&rsquo;Arguineguin jeudi 22&nbsp;octobre, tout en rendant hommage au travail de la Croix-Rouge.&nbsp;<em>On aurait pu prévoir cette situation en amont, quand les routes méditerranéennes ont été fermées. C&rsquo;était évident que la route des Canaries allait s&rsquo;intensifier, et cela va s&rsquo;amplifier.</em>&nbsp;» Selon lui, au-delà de 72 heures, les migrants ne peuvent pas être détenus légalement par les autorités sur ce quai.</p>



<p>Le renforcement des opérations de l&rsquo;Agence européenne de contrôle des frontières (Frontex), en parallèle d&rsquo;accords passés par des pays membres de l&rsquo;Union européenne avec le Maroc, la Libye et la Turquie pour la surveillance de leurs côtes, ont changé les habitudes des passeurs. Ils partent de plus loin, bien souvent de Dakhla au sud du Maroc, dans le Sahara-Occidental, ou bien des côtes mauritaniennes, sénégalaises ou gambiennes. Une traversée moins surveillée certes, mais chère (plus ou moins 1 500 euros) et plus risquée. Selon les chiffres de l&rsquo;Organisation internationale des migrations (OIM), un passager sur seize périt en moyenne pendant la traversée.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Crispations entre la Tunisie et l’Italie sur la question migratoire</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/crispations-entre-la-tunisie-et-litalie-sur-la-question-migratoire/</link>
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				<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 12:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Italie]]></category>

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				<description><![CDATA[La reprise des flux de départs de migrants tunisiens irréguliers vers la péninsule italienne provoque un regain de tensions entre Tunis et Rome. La relation se crispe à nouveau entre la Tunisie et l’Italie sur le dossier migratoire. Plus de 4000 Tunisiens ont atteint les côtes italiennes durant le mois de juillet, bien au-delà du...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/images-1.jpeg" alt="" class="wp-image-18762" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/images-1.jpeg 324w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/images-1-300x144.jpeg 300w" sizes="(max-width: 324px) 100vw, 324px" /><figcaption>Des migrants </figcaption></figure>



<p>La<strong> reprise des flux de départs de migrants tunisiens irréguliers vers la péninsule italienne provoque un regain de tensions entre Tunis et Rome.</strong></p>



<p>La relation se crispe à nouveau entre la Tunisie et l’Italie sur le dossier migratoire. Plus de 4000 Tunisiens ont atteint les côtes italiennes durant le mois de juillet, bien au-delà du précédent pic d’arrivées qui avait culminé à 2700 en octobre 2017. Alarmé, Rome a dépêché à Tunis le 27 juillet sa ministre de l’intérieur, Luciana Lamorgese. Le 30 juillet, l’ambassadeur tunisien à Rome était convoqué. Le lendemain, Luigi Di Maio, ministre des affaires étrangères, faisait monter la pression d’un cran en brandissant des menaces . Sans réponse tunisienne adaptée, a-t-il mis en garde, l’aide italienne pourrait être suspendue, évoquant une première enveloppe de 6,5 millions d’euros. Une telle poussée de fièvre italo-tunisienne sur le dossier migratoire n’est pas inédite. En juin 2018, l’ambassadeur italien à Tunis avait été convoqué par le ministère des affaires étrangères à la suite de propos désobligeants de Mattéo Salvini, à l’époque vice premier ministre et ministre de l’intérieur, dénonçant l’<em>«&nbsp;envoi&nbsp;»&nbsp;</em>par la Tunisie de «<em>&nbsp;repris de justice</em>&nbsp;» en Italie.</p>



<p>Face au regain de tension, Kais Saïed, le chef de l’État tunisien, a tenté d’apaiser les esprits. Il s’est rendu dimanche 2 août à Sfax (centre) et à Mahdia, deux principaux points de départ à 140 km vers l’île de Lampedusa. Au programme : passage en revue des garde-côtes, visite de trois escadrilles offertes par l’Italie. Entouré d’uniformes, le président tunisien a cherché à rassurer les pays voisins en mettant en scène un Etat veillant sur ses frontières.</p>



<h4>Eliminer les motifs de départs</h4>



<p>Il a aussi adressé un message d’une autre nature. Dans un modeste bureau de la garde nationale maritime, il a en effet évoqué la responsabilité&nbsp;<em>« collective »</em>&nbsp;des deux côtés de la méditerranée, imputant le phénomène migratoire &#8211; entre autres raisons &#8211; à&nbsp;<em>« l’inégale répartition des richesses dans le monde »</em>. «&nbsp;<em>Au lieu</em>&nbsp;<em>d’investir davantage dans les forces côtières pour éradiquer ce fléau,</em>&nbsp;a-t-il précisé,<em>&nbsp;il faut éliminer les motifs</em>&nbsp;<em>originels qui poussent ces candidats à se jeter à la mer</em>&nbsp;». Il a ajouté que la Tunisie portait sa part de responsabilité. «&nbsp;<em>La question est essentiellement tuniso-tunisienne&nbsp;</em>» car le pays a «&nbsp;<em>échoué à résoudre les problèmes économiques »</em>, a-t-il expliqué. Les projets sont nombreux mais ils sont, à ses yeux, entravés par «&nbsp;<em>les blocages politiques et administratifs&nbsp;</em>».</p>



<p>De telles pesenteurs n’ont guère été arrangées par la crise politique dans laquelle la Tunisie est plongée depuis des semaines. Le gouvernement d’Elyes Fakhfakh a dû démissionner fin juillet à peine cinq mois après sa prise de fonction. Le parti islamoconservateur Ennahda, dominant au sein de la coalition gouvernementale, a tiré profit d’accusations de « conflit d’intérêts » visant M. Fakhfakh pour le pousser vers la sortie. Son ministre de l’intérieur, Hichem Mechichi, a été choisi par le chef de l’État pour constituer le prochain gouvernement.</p>



<p>Dans ces conditions, le soupçon que les autorités tunisiennes aurait pu sciemment fermer les yeux sur la nouvelle vague de départs n’est guère pris au sérieux par certains observateurs. «<em>Ce n’est absolument pas le cas</em>&nbsp;», assure Romdhane Ben Amor, le chargé de la communication du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), une des organisations les plus dynamiques de la société civile tunisienne. «<em>&nbsp;En juillet dernier, il y a eu près de 250 interceptions de la garde maritime,&nbsp;</em>précise M. Ben Amor<em>. C’est un record aussi. Les sécuritaires sont épuisés</em>.»</p>



<p>«&nbsp;<em>Plus il y a de départs de passeurs et de migrants, moins il y a de risque de se faire intercepter,&nbsp;</em>ajoute-t-il<em>. C’est une logique, non une stratégie coordonnée&nbsp;</em>». Depuis la récente acquisition de trois vedettes et de radars par les autorités tunisiennes, les passeurs se sont adaptés. Les petits bateaux en plexiglas et en bois ont remplacé les bateauxusuels d’une dizaine de mètres &#8211; de type chalutiers &#8211; chargés d’une centaine de personnes à bord, aisément détectables.</p>



<h4><em>«&nbsp;Expression d’une colère&nbsp;»</em></h4>



<p>«<em>&nbsp;L’immigration irrégulière est un mouvement de protestation et l’expression d’une colère&nbsp;</em>», analyse Ben Amor. La pression psychologique due à la crise politique et l’incertitude économique, notamment avec -7 % de croissance attendue pour 2020 &#8211; ont sûrement pesé dans ces décisions de départ. «&nbsp;<em>Ce n’est pas nécessairement le manque de ressources mais plutôt le souhait d’amélioration de qualité de vie</em>&nbsp;» qui motive les candidats à la traversée. Autre facteur de poids : le beau temps que connaît actuellement la Méditerranée.</p>



<p>Le discours de Kais Saïed suscite toutefois les réserves de M. Ben Amor, qui qualifie de  <em>« formelles »</em> ses considérations humanitaires. En fait, le président «<em> s’adresse aux Européens et non aux Tunisiens</em> », relève le porte-parole du FTDES. Et cette volonté de rassurer les Européens le place dans une position en décalage avec les « <em>élans de souverainisme</em> » appelant à une relation <em>« d’égal à égal avec l’Union européenne »</em> qui avaient marqué sa campagne électorale de l’automne 2019<em>, </em>note M. Ben Amor<em>.</em> La Tunisie sera-t-elle en mesure de résister à la pression croissante de l’ UE en matière de réadmissions de ses ressortissants en situation irrégulière? <em>« Les flux illégaux doivent cesser et nous comptons sur la coopération des autorités tunisiennes, y compris en matière de retour »,</em> a récemment enjoint Oliver Varhelyi, le commissaire européen au voisinage et à l’élargissement<em>.</em></p>



<p><em>«&nbsp;L’UE clame qu’elle soutient la démocratie tunisienne, en réalité, elle l’étouffe&nbsp;»</em>, dénonce Ben Amor. L’économie est le point faible de la Tunisie,&nbsp;<em>«&nbsp;pourtant elle veut imposer des traités injustes et se limiter à l’immigration régulière ».&nbsp;</em>Et pour cause,<em>&nbsp;«&nbsp;ça ne sert que ses intérêts de drainer les ingénieurs et les médecins tunisiens&nbsp;»</em>. Selon lui, la Tunisie est aussi victime de la détérioration de la situation en Libye où les pays européens sont des acteurs du conflit.</p>



<p>Pour peser encore plus dans le rapport de forces, l’Italie a décidé d’affréter un ferry pour mettre en quarantaine quelque 700 migrants par peur de la Covid-19 dont la Tunisie a été largement épargnée. Selon M. Ben Amor, ce bateau pourrait se transformer en prison et prendre le large à n’importe quel moment pour une expulsion en masse.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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