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	<title>Imam dicko &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>CEDEAO : Après l’échec au Mali, les trous d’air pour l’organisation communautaire</title>
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				<pubDate>Sat, 01 Aug 2020 06:20:20 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/MALI-450x300.jpg" alt="" class="wp-image-18577" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/MALI-450x300.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/MALI-450x300-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption>Mali</figcaption></figure>



<p><strong>L’institution régionale tente une énième tentative de sortie de crise au Mali, sans succès. Deux précédentes interventions de chefs d’Etat étaient restées infructueuses. Une situation qui relance le débat sur la légitimité et les capacités de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à régler les crises politiques auxquelles font face les pays membres. La duplicité de l’organisation suscite méfiance et hostilité au sein d’une opinion qui ne lui fait plus confiance.</strong></p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1019540/politique/mali-echec-de-la-mediation-des-presidents-un-sommet-de-la-cedeao-prevu-lundi/">Lundi 27 juillet. La totalité des 15 chefs d’Etat de pays membres de la Cedeao était en vidéoconférence sur la crise malienne</a>. Elle a permis d’obtenir la suspension de siège en ce qui concerne 31 députés maliens dont l’élection a été remise en cause. L’opposition exige le départ du président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). Ses soutiens, Macky Sall (Sénégal), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire) et Alpha Condé (Guinée Conakry) sont embarrassés alors que les présidents Mahamadou Issoufou (Niger) et Patrice Talon (Bénin) ne semblent pas hostiles à l’idée d’une présidentielle anticipée, seule issue pour l’imam Dicko, chef de file de la contestation. Si la majorité des chefs d’Etat de la Cedeao n’entende pas évoquer le départ du président, dénonçant «&nbsp;<em>un coup d’Etat civil&nbsp;»</em>, la crédibilité de l’organisation communautaire justifie en partie les méfiances. Elle est soupçonnée de soutenir systématiquement les chefs d’Etat et d’être une base-arrière institutionnelle pour les dictatures.</p>



<p><strong>Cuisants échecs</strong></p>



<p>La Cedeao a connu ces dernières années de nombreux échecs sur le continent.&nbsp;<a href="https://presse-alternative.info/les-couloirs-apres-lechec-de-la-facilitation-pourquoi-faire/">Plus récemment, elle n’a pas pu empêcher Faure Gnassingbé de briguer au Togo, contre toute volonté populaire, un 4<sup>e</sup>&nbsp;mandat alors que sa dynastie est au pouvoir depuis un peu plus d’un demi siècle</a>. En Guinée Conakry, elle peine à suivre de près Alpha Condé. Au pouvoir depuis 10 ans, l’ancien opposant devenu despote fait les pieds et les mains pour rempiler pour un 3<sup>e</sup>&nbsp;mandat. L’organisation sous-régionale n’a pas non plus réussi à obtenir du Nigeria, la fermeture depuis août 2018 de ses frontières avec le Niger et le Bénin, tous membres de la Cedeao. Au fil des années, l’institution est apparue comme un syndicat au service des chefs d’Etat. Depuis, ils sont de plus en plus nombreux les leaders d’opinions qui lui dénient toute crédibilité. Si elle a réussi plus ou moins la circulation des personnes et des biens ainsi que la mise en circulation d’un passeport communautaire, la Cedeao enchaine des échecs sur le plan politique. Une situation d’autant plus inquiétante que les puissances occidentales (Etats-Unis, Allemagne, France, l’Union européenne…) évite de prendre les contre-pieds de ses choix.</p>



<p><strong>L’indomptable Mali</strong></p>



<p>La crise malienne dure depuis une année. Elle est la résultante d’un ensemble de conjonctures sécuritaires, économiques et politiques. Si, depuis son arrivée au pouvoir et malgré le nationalisme ambiant sur lequel il surfe pour mobiliser l’opinion, Ibrahima Boubacar Keita n’arrive pas à juguler le fléau de terrorisme qui mine une grande partie de son territoire grand comme la France, la dernière élection a été la goute d’eau qui a fait déborder le vase. Elle n’a pas pu se dérouler dans tout le pays et l’organisation, en amont et en avale a été chaotique.&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/enl%C3%A8vement-de-lopposant-souma%C3%AFla-ciss%C3%A9-100-jours-d%C3%A9j%C3%A0/a-54033351">Alors qu’il est en campagne dans sa région d’origine, Soumaïla Cissé, le principal opposant a été pris en otage par des groupes islamistes</a>. Le gouvernement n’a pas pu obtenir sa libération, mais il s’est persisté à aller jusqu’au bout de son obstination électoraliste. Finalement, les populations semblent en avoir le ras-le-bol. L’imam Mahmoud Dicko, longtemps chef de la communauté musulmane du pays a réussi avec des partis politiques à déclencher des mobilisations qui ont fait tomber la tête du fils aîné du président dont les images en virée luxueuse à Ibiza ont cristallisé la colère populaire. Karim Keîta a dû quitter la très inefficace Commission défense et sécurité du Parlement qu’il présidait.&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200729-mali-l-opposition-r%C3%A9clame-le-d%C3%A9part-du-pr%C3%A9sident-ke%C3%AFta-et-de-son-premier-ministre">Depuis, la démission du chef de l’Etat a été exigée par les manifestants.</a>&nbsp;S’ils semblent laisser la voie aux discussions, les opposants du président tiennent à obtenir le départ de IBK sinon une élection présidentielle anticipée, seulement deux ans après celle de 2018 qui a connu la réélection contestée du chef de l’Etat.</p>



<p><strong>La Cedeao pourquoi faire&nbsp;?</strong></p>



<p>La question vaut la peine d’être posée d’autant qu’elle est l’une des principales institutions régionales. Elle se déchire depuis plusieurs années sur le projet de monnaie unique qui ne cesse de faire l’actualité. L’institution d’Abuja peine à garantir le principe de solidarité et enregistre de plus en plus de divisions en son sein. Alors, la question de son utilité se pose de plus en plus dans l’opinion des pays concernés. Beaucoup ne lui font pas confiance et souhaitent même sa disparition, à défaut, «&nbsp;<em>sa réorientation</em>«&nbsp;. Si pendant les premières années qui ont suivi sa création en 1975, l’institution a réussi sur plusieurs terrains glissants d’intégration, loin devant les autres regroupements régionaux du continent, elle prend de l’eau depuis une décennie. Et les guerres de leadership entre Buhari (Nigeria) et Ouattara (Côte d’Ivoire) n’arrangent rien.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Mali : le président IBK tend la main à la coalition qui conteste son pouvoir</title>
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				<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 10:57:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w400-p16x9-ibrahim-boubacar-keita-ibk-rfi_0.png" alt="" class="wp-image-14137" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w400-p16x9-ibrahim-boubacar-keita-ibk-rfi_0.png 400w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w400-p16x9-ibrahim-boubacar-keita-ibk-rfi_0-300x169.png 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>



<p>Le<strong> chef de l’État malien Ibrahim Boubacar Keïta a tendu la main dimanche soir à la coalition hétéroclite de chefs religieux, d’hommes politiques et de la société civile qui conteste son pouvoir, dans un pays confronté en outre aux attaques jihadistes.</strong></p>



<p>« Ma porte est ouverte et ma main toujours tendue », a déclaré le président Keïta, dans un discours sur la télévision publique. « Je me réjouis de la perspective de rencontrer bientôt les acteurs du Mouvement du 5 juin », a dit le dirigeant malien, au pouvoir depuis 2013, en allusion à la nouvelle coalition qui conteste le pouvoir.</p>



<p>Cette coalition est formée d’un mouvement ayant à sa tête l’imam Mahmoud Dicko, du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) qui regroupe des partis d’opposition dont le principal d’entre eux, et d’Espoir Mali Koura (EMK), un mouvement de la société civile dirigé par le cinéaste et ancien ministre de la Culture Cheick Oumar Sissoko.</p>



<h4>Médiation</h4>



<p>Éminente figure religieuse et tenant d’un islam rigoriste,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/749997/societe/mali-mahmoud-dicko-la-democratie-representative-quon-nous-impose-ne-fonctionne-pas-chez-nous/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mahmoud Dicko était un proche du président Keïta.</a>&nbsp;Entré récemment en politique, il est devenu un critique virulent du pouvoir.</p>



<p>La nouvelle coalition a organisé le 5 juin à Bamako un rassemblement de dizaines de milliers de personnes. Plusieurs manifestants ont brandi des pancartes appelant à la démission du président Keïta, qui est soutenu par la communauté internationale dans sa guerre contre les jihadistes.</p>



<p>Le Mali est par ailleurs en attente d’un nouveau gouvernement, après la démission le 11 juin, attendue après les législatives de mars/avril, de l’équipe dirigée par le Premier ministre Boubou Cissé, reconduit dans ses fonctions.</p>



<p>Des acteurs de la communauté internationale dont l’ONU et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao) <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.jeuneafrique.com/997626/politique/mali-quand-la-communaute-internationale-tente-une-mediation-avec-limam-dicko/" target="_blank">ont ces derniers jours joué les bons offices en rencontrant séparément le président IBK et l’imam Dicko.</a></p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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