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	<title>Iles comores &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tensions entre les Comores et la France à propos de l&#8217;immigration clandestine</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 09:11:44 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217.jpg" alt="" class="wp-image-17773" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217.jpg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption>les comores</figcaption></figure>



<p><br><strong>Les relations se tendent entre les Comores et la France. En cause notamment, une arrivée de migrants trop importante au goût des Français à Mayotte. Sur les deux dernières années, la France a reconduit 40 000 Comoriens aux frontières, mais près de la moitié de la population de Mayotte reste de nationalité comorienne. Lundi, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont échangé en visioconférence avec pour objectif d&rsquo;apaiser les tensions.</strong></p>



<p>Les élus mahorais ne décolèrent pas. En juillet 2019,&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20191122-reunion-comite-suivi-france-comores">un accord était signé à Paris</a></strong>&nbsp;pour encadrer les arrivées de migrants comoriens sur l&rsquo;île française en échange d&rsquo;une aide au développement de 130 millions d&rsquo;euros.</p>



<p>Mais un an et demi plus tard, pour Mansour Kamardine, l&rsquo;accord n&rsquo;est pas respecté. Le député français en compagnie des autres élus de Mayotte, a boycotté&nbsp;lundi, en signe de protestation, une rencontre destinée à le reconduire.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous avons la certitude que du côté des Comores, ils considèrent l&rsquo;utilisation de l&rsquo;immigration clandestine comme une arme de destruction massive de tout développement. Donc on ne se met pas à négocier avec quelqu&rsquo;un qui nous déclare la guerre.</em>&nbsp;»</p>



<p>Pour l&rsquo;élu mahorais, la déclaration de guerre a été prononcée par le gouverneur d&rsquo;Anjouan fin janvier lorsqu&rsquo;il a appelé ses compatriotes à arriver «&nbsp;<em>par milliers</em>&nbsp;» sur le sol français. Mais le ministre des Affaires étrangères comorien, Doihir Dhoulkamal se désolidarise de ces propos et assure que son gouvernement souhaite réduire l&rsquo;immigration.</p>



<p>«&nbsp;<em>La position du gouvernement comorien, ce n&rsquo;est pas le gouverneur d&rsquo;Anjouan qui la porte. Nous sommes en train de nous équiper en bateaux de surveillances en radars, nous allons former les gens pour qu&rsquo;ils soient encore plus efficaces sur la surveillance&#8230;. Tout cela, ce sont des gages de notre bonne volonté de vouloir stopper ces déplacements.</em>&nbsp;»</p>



<p>Lundi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, a déclaré vouloir «<em> renforcer la gestion concertée</em> » entre la France et les Comores, sur la question des flux migratoires.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Comores: la justice rejette le pourvoi en cassation de l&#8217;ex-président Sambi</title>
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				<pubDate>Sun, 21 Jun 2020 11:09:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ahmed Abdallah Mohamed Sambi]]></category>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/3241104057_1_3_PlNTtbpt.jpg" alt="" class="wp-image-17510" width="727" height="1022" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/3241104057_1_3_PlNTtbpt.jpg 569w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/3241104057_1_3_PlNTtbpt-213x300.jpg 213w" sizes="(max-width: 727px) 100vw, 727px" /><figcaption> <strong>Ahmed Abdallah Mohamed Sambi</strong> </figcaption></figure>



<p><strong>La Cour suprême comorienne a rejeté ce samedi le pourvoi en cassation de l&rsquo;avocat de l&rsquo;ex-président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Emprisonné à son domicile depuis environ deux ans pour des accusations de détournements de fonds publics de plusieurs centaines de millions de dollars, il n&rsquo;a ni été jugé ni été relâché alors que la durée légale de détention provisoire prévue par le code pénal est de quatre mois renouvelables une fois.</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Le pourvoi en cassation a été rejeté</em>&nbsp;», a annoncé Me&nbsp;Mahamoud Ahamada, l’avocat de l’ancien président Sambi, du haut des marches de la Cour suprême. Il ne s’agissait pas ici de juger des faits reprochés à l’ex-chef d’Etat mais de statuer sur le bien-fondé de son maintien en détention.</p>



<p>S’appuyant sur le code pénal qui prévoit une détention provisoire de huit&nbsp;mois maximum, Me&nbsp;Mahamoud a saisi successivement toutes les instances possibles afin de mettre un terme à la détention de l&rsquo;ancien président&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200518-comores-deux-ans-detention-ex-president-sambi" rel="noreferrer noopener"><strong>qui dure depuis maintenant 22 mois.</strong></a></p>



<p>Cet argument du dépassement a été jugé inopérant par la Cour suprême. Le conseil d&rsquo;Ahmed Abdallah Mohamed Sambi&nbsp;a tenu à rappeler que d’autres personnalités politiques détenues avaient bénéficié d’une libération en s’appuyant sur cet article du code pénal. Il s’est étonné du traitement spécial réservé par l’appareil judiciaire à Ahmed Abdallah Sambi sous-entendant une collusion avec le pouvoir exécutif.</p>



<p>Une ordonnance d’un juge signée en début d’année permettant l’évacuation sanitaire de l&rsquo;ancien président Sambi dont l’état de santé se dégrade, n’est toujours pas exécutée non plus. Selon Me Mahamoud la Cour suprême vient de « <em>créer un précédent lourd de conséquence </em>».</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les Comores veulent croire à l’émergence pour 2030</title>
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				<pubDate>Sat, 07 Dec 2019 19:26:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[emergence 2030]]></category>
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				<description><![CDATA[L’archipel compte sur plus de 4,3 milliards de dollars promis par les investisseurs internationaux pour concrétiser son plan de développement sur les dix ans à venir. Les Comores voient grand. Le gouvernement de cet Etat insulaire de l’océan Indien a annoncé avoir obtenu&#160;«&#160;plus de 4,3&#160;milliards de dollars&#160;»&#160;(plus de 3,88&#160;milliards d’euros) de promesses d’investissement à l’issue de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/president-comorien.jpg" alt="" class="wp-image-12106" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/president-comorien.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/president-comorien-300x205.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Comoros&rsquo; President Azali Assoumani looks on during an interview with Reuters in Paris, France, December 1, 2019. REUTERS/Gonzalo Fuentes &#8211; RC2CMD93XDVZ</figcaption></figure>



<p><strong>L’archipel compte sur plus de 4,3 milliards de dollars promis par les investisseurs internationaux pour concrétiser son plan de développement sur les dix ans à venir.</strong></p>



<p>Les Comores voient grand. Le gouvernement de cet Etat insulaire de l’océan Indien a annoncé avoir obtenu&nbsp;<em>«&nbsp;plus de 4,3&nbsp;milliards de dollars&nbsp;»</em>&nbsp;(plus de 3,88&nbsp;milliards d’euros) de promesses d’investissement à l’issue de la Conférence des partenaires au développement des Comores, mardi 3&nbsp;décembre au soir. Organisé à l’initiative du gouvernement comorien au siège de la Banque mondiale, à Paris, l’événement a réuni des bailleurs de fonds, mais aussi des investisseurs privés qui ont contribué pour près des deux tiers des promesses de dons et de crédits.</p>



<p>Pour l’Etat comorien, cette levée de fonds avait un objectif : la mise en œuvre du Plan Comores émergent (PCE), un vaste programme censé transformer économiquement ce pays classé parmi les plus pauvres au monde. Dans les trois îles que compte l’archipel (Grande Comore, Anjouan et Mohéli), plus de 44 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2014, selon les chiffres de la Banque mondiale.</p>



<p>Le gouvernement parie sur les dix prochaines années pour renverser la situation.<em>&nbsp;«&nbsp;Notre objectif est d’arriver d’ici à 2030 à 8&nbsp;% de croissance. Si nous parvenons à mettre en place des projets structurants, nous pourrions d’ici à 2020 créer 20&nbsp;000&nbsp;emplois&nbsp;»,</em>déclare au&nbsp;<em>Monde Afrique</em>&nbsp;le ministre de l’économie et porte-parole du gouvernement comorien, Houmed Msaidié. La marche est haute. La croissance a atteint seulement 2,8&nbsp;% en&nbsp;2018, dans ce pays où plus d’un tiers des jeunes de 15 à 35&nbsp;ans évoluent hors du système éducatif et du marché de l’emploi. Et les enjeux de développement sont de taille pour l’archipel et ses 800&nbsp;000&nbsp;habitants qui pâtit d’un manque d’infrastructures, d’un accès limité à l’électricité et à Internet, et d’une importante vulnérabilité face aux aléas climatiques…</p>



<h4>Des secteurs clés</h4>



<p>Parmi les secteurs ciblés pour déployer l’économie comorienne&nbsp;figure l’agroalimentaire qui représente déjà l’essentiel de la production de richesse aux Comores, avec 49&nbsp;% du PIB et 80&nbsp;% des emplois. Le pays est notamment reconnu pour ses cultures de rente telles que la vanille, l’ylang-ylang prisé par les parfumeurs pour son huile essentielle et le clou de girofle. Mais comme d’autres pays qui misent sur l’exportation des matières premières, les Comores subissent la volatilité des cours mondiaux.</p>



<p><em>« Aujourd’hui, l’enjeu serait de pouvoir transformer nos produits sur place et de créer des emplois pour pouvoir profiter de la richesse que nous produisons »</em>, explique Sitti Djaouharia Chihabiddine, directrice de la société Vaniacom, troisième producteur de vanille aux Comores. La cheffe d’entreprise a fait le déplacement jusqu’à Paris pour rencontrer des investisseurs, mais elle reste lucide sur les obstacles qui demeurent. <em>« Nous manquons de personnels qualifiés pour construire des usines aux normes et y travailler »</em>, souligne celle qui envisage à terme de fabriquer des produits cosmétiques.</p>



<p>Le tourisme est un autre pilier du PCE. En&nbsp;2017, près de 28&nbsp;000&nbsp;visiteurs s’étaient rendus dans l’archipel, un faible bilan comparé aux voisins de l’océan Indien. Les Maldives avaient ainsi accueilli cinquante fois plus de touristes la même année. Et à Madagascar, où le secteur touristique n’en est pourtant qu’à ses prémices, 350&nbsp;000&nbsp;curieux avaient fait le déplacement. Conscient de son retard, le gouvernement comorien souhaite accélérer la mue du secteur.&nbsp;<em>«&nbsp;Quand on développe le tourisme, toutes les autres activités du secteur tertiaire suivent immédiatement&nbsp;»</em>, analyse M. Msaidié.</p>



<h4>Une vision politique du développement</h4>



<p>D’autres levées de fonds ont déjà été organisées par les Comores, à l’île Maurice en&nbsp;2005 et au Qatar en&nbsp;2010. Mais la plupart des promesses d’investissement ne se sont jamais concrétisées. Pourtant, le gouvernement se dit confiant, alors que l’actuel plan d’émergence est porté par le président Azali Assoumani. Réélu en mars&nbsp;2019, cet ancien putschiste est pourtant régulièrement accusé par l’opposition de dérive autoritaire et de corruption. Il cristallise une partie du rejet de la diaspora répartie entre la France et Mayotte. Mais les investisseurs bilatéraux (Maroc, Chine et Emirats arabes unis en tête) comme privés saluent volontiers la personnalité<em>«&nbsp;rassurante&nbsp;»</em>&nbsp;du chef de l’Etat.</p>



<p>La Banque mondiale, qui a contribué à hauteur de 175 millions de dollars (158 millions d’euros) au PCE, en plus des 120 millions de dollars déjà attribués dans le cadre de son programme d’aide trisannuel, dit elle aussi avoir été convaincue par les engagements du président Assoumani en matière de <em>« bonne gouvernance »</em>. <em>« Avec ce PCE, nous percevons maintenant une attitude beaucoup plus sérieuse de la part des Comores pour essayer d’avancer son développement en ayant une stratégie d’inclusion économique plus ouverte et transparente »,</em> assure Mark Lundell, directeur des opérations de la Banque mondiale pour les Comores.</p>



<p>Présent lors de la conférence, le ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a encouragé le gouvernement comorien à concrétiser ce plan. Les relations entre les deux pays se sont réchauffées depuis la signature d’un accord de coopération en juillet à Paris.&nbsp;<em>«&nbsp;Il y aura toujours des polémiques mais l’essentiel est là&nbsp;: la France va mettre 150&nbsp;millions d’euros sur les trois prochaines années pour les Comores. C’est inédit et c’est extrêmement important pour nous, dans des domaines où cet investissement sera visible comme dans la formation et l’insertion des jeunes&nbsp;»,</em>&nbsp;souligne M.&nbsp;Msaidié. Des fonds qui visent également à tarir les flux migratoires vers Mayotte.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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