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	<title>Îles Canaries &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Îles Canaries &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Sénégal : peine de prison dans l’affaire Doudou Faye</title>
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				<pubDate>Wed, 09 Dec 2020 14:30:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55439105_303.jpg" alt="" class="wp-image-20497" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55439105_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55439105_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Le Sénégal a payé un lourd tribut du dernier naufrage au large des Iles Canaries</figcaption></figure>



<p><strong>Ce père du petit garçon qui a péri au large des Iles Canaries a écopé de deux ans de prison dont un mois ferme. L’affaire a ému les Sénégalais.</strong></p>



<p>Le père du petit garçon de 15 ans qui a péri au large des&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/les-%C3%AEles-canaries-dix-fois-plus-de-migrants-quen-2019/a-55862166">Iles Canaries</a>&nbsp;va faire son deuil en détention à la suite du verdict du tribunal de grande instance de Mbour. Pour certains habitants de Dakar, la peine de deux ans de prison dont un mois ferme n’est ni lourde ni légère mais elle devrait servir de leçon aux futurs candidats africains à l’émigration irrégulière.</p>



<h4>Emigrer pour jouer au football</h4>



<p><em>« Je pense que la sentence est méritée et injuste à la fois. Il n’a peut-être pas mal fait en emmenant son fils »</em>, pense Maïmouna.</p>



<p><em>« Ce qu’il a fait est très grave. Deux ans, c’est insuffisant. La vie d’un enfant n’a pas de prix. L’enfermer, c’est très bien. Il ne le refera plus jamais »</em>, estime cependant une mère de famille.</p>



<p>Mamadou Lamine Faye, le père de l’enfant a été arrêté puis condamné mardi (08.12) pour complicité à l’émigration et mis en danger de la vie d’autrui. Il avait versé 250.000 francs CFA à un passeur pour faciliter le départ de son jeune garçon âgé d’une quinzaine d’années. Ce dernier avait pour destination finale l’Italie en vue de jouer au football.</p>



<h4>Des initiatives pour lutter contre l&rsquo;émigration irrégulière </h4>



<p>Bien avant ce drame, des actions étaient menées au plan local pour lutter contre l’émigration irrégulière dans plusieurs régions, expliquent Carmen Torres, responsable d’Open Arms au Sénégal et Badara Ndiaye Ndiaye, président de l’association Diaspora Développement Éducation et Migration (DIADEM).</p>



<p><em>« Le projet Origine comprend les activités telles que la formation des jeunes pour devenir des leaders communautaires, des campagnes d’information aux communautés sur la migration, la réhabilitation d’espaces communautaires avec accès aux ordinateurs, le soutien à la formation numérique des jeunes et l’appui à l’entreprenariat »</em>, détaille Carmen Torres d’Open Arms.</p>



<p><em>« Ce que nous avons constaté, c’est que là où nous avons développé des initiatives sur l’information, il n’y a pas eu de départ. Et cela pose un problème très important. Il y a eu beaucoup de ressources financières qui ont été dépensées dans la sensibilisation mais nous nous pensons au niveau de DIADEM&nbsp;que la sensibilisation ne sert pas à grand-chose. Il faut travailler sur le registre de l’information »</em>, ajoute Badara Ndiaye Ndiaye de l’association DIADEM.</p>



<p>Outre Mamadou Lamine Faye, deux autres personnes ont été condamnées à deux ans de prison dont un mois ferme. Les enfants de ces derniers sont revenus vivants de la tentative de traversée.</p>



<p>Selon l’<a href="https://www.dw.com/fr/plus-de-500-morts-entre-octobre-et-novembre-selon-loim/a-55686494">Organisation Internationale de la Migration</a>, le naufrage meurtrier au large des Iles Canaries est le plus lourd que le Sénégal a connu cette année. Il avait fait 140 morts sur les 200 passagers.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les Îles Canaries : dix fois plus de migrants qu&#8217;en 2019</title>
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				<pubDate>Tue, 08 Dec 2020 19:07:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Une arrivée sans précédent de migrants depuis 2006 sur les Îles Canaries, archipel espagnol situé en face du Sahara. Babacar tente de joindre son oncle. Le jeune Sénégalais de 18 ans attend devant un hôtel, un grand bâtiment de 7 étages, qui héberge des centaines de migrants arrivés sur les Îles Canaries faute de place...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55838767_303.jpg" alt="" class="wp-image-20489" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55838767_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55838767_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Babacar fait partie des milliers de migrants qui sont arrivés ces dernières semaines sur l&rsquo;archipel espagnol.</figcaption></figure>



<p><strong>Une arrivée sans précédent de migrants depuis 2006 sur les Îles Canaries, archipel espagnol situé en face du Sahara.</strong></p>



<p>Babacar tente de joindre son oncle. Le jeune Sénégalais de 18 ans attend devant un hôtel, un grand bâtiment de 7 étages, qui héberge des centaines de migrants arrivés sur les Îles Canaries faute de place dans des camps d&rsquo;accueil.&nbsp;L&rsquo;oncle, Ousmane, se trouve dans cet hôtel. Les deux ont été séparés à leur arrivée.</p>



<p><em>« Il a sa femme au Sénégal. Ses deux enfants et sa mer. C&rsquo;était un pêcheur. Mais la vie est dure au Sénégal et il n&rsquo;arrivait plus à faire manger sa famille. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;on a décidé de venir ici tenter notre chance en Espagne. »</em></p>



<h4>Cinq jours passés dans l&rsquo;Océan Atlantique</h4>



<p>Babacar explique qu&rsquo;ils sont partis de Saint-Louis, là où ils vivaient. Lui et son oncle ont embarqué avec 70 autres passagers. Les conditions météo étaient apparemment favorables.</p>



<p><em>« C&rsquo;était favorable. On a quitté le Sénégal et jusqu&rsquo;ici on n&rsquo;a pas eu de mort, pas de blessés. »</em></p>



<p>Le risque est pourtant très élevé. La route de l&rsquo;Atlantique est bien plus dangereuse que la traversée de la Méditerranée. Depuis le début de l&rsquo;année, au moins 500 personnes sont mortes en tentant d&rsquo;atteindre l&rsquo;archipel espagnol. Sans compter les embarcations qui disparaissent sans qu&rsquo;on ne le sache.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/les-%C3%AEles-canaries-dix-fois-plus-de-migrants-quen-2019/a-55862166#"><img src="https://static.dw.com/image/55838780_401.jpg" alt="Babacar devant un hôtel dans la région de Maspalomas qui accueille les migrants. "/></a><figcaption>Babacar devant un hôtel dans la région de Maspalomas qui accueille les migrants.</figcaption></figure>



<h4>Babacar a lui aussi perdu des proches</h4>



<p><em>« Trois copains sont morts en mer quand je vivais encore à Saint Louis. C’est le lendemain de leur décès que je suis parti. Je l’ai appris le matin, le soir je suis parti. Je ne suis pas un pêcheur, je ne suis jamais allé en mer. A un moment précis, pendant deux jours, j&rsquo;avais peur. Mais après je suis devenu calme. Je me suis dit, si je dois mourir là, je vais mourir là. Si je dois arriver en Espagne, j&rsquo;arriverai en Espagne »,&nbsp;</em>raconte Babacar.</p>



<p>Babacar se dit très croyant. Il affirme avoir un baccalauréat scientifique, et surtout qu&rsquo;il joue très bien au foot, que cela pourrait lui permettre de s&rsquo;en sortir.</p>



<p><em>« Nos dirigeants sont des vautours. Ils sacrifient la jeunesse. Ils envoient leurs propres enfants aux Etats-Unis pour faire des études. Nous on reste là-bas, on a des diplômes, mais on ne trouve pas de travail. »</em></p>



<h4>Plein de monde cherche quelqu&rsquo;un</h4>



<p>Devant l&rsquo;hôtel, les choses s&rsquo;agitent. Les balcons se remplissent de personnes venant voir ce qui se passe au pied du bâtiment. Babacar est rejoint par une Espagnole, une veste Correos &#8211; la Poste &#8211; sur les épaules.</p>



<p>Cette mère de famille de 49 ans a décidé de l&rsquo;héberger. Les deux se seraient rencontrés sur une plage. Elle veut aider comme elle peut.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/les-%C3%AEles-canaries-dix-fois-plus-de-migrants-quen-2019/a-55862166#"><img src="https://static.dw.com/image/55729004_401.jpg" alt="Plus de 8.000 migrants ont débarqué en novembre sur l'archipel espagnol des Îles canaries."/></a><figcaption>Plus de 8.000 migrants ont débarqué en novembre sur l&rsquo;archipel espagnol des Îles canaries.</figcaption></figure>



<p><em>« Vous savez, ce n&rsquo;est pas la même chose dans un de ces hôtels. Chez moi il va peut-être se sentir plus en confiance, s&rsquo;ouvrir et parler de ses sentiments »,&nbsp;</em>nous confie-t-elle.&nbsp;</p>



<p>Babacar, lui, a pu téléphoner plusieurs fois avec son père aujourd&rsquo;hui. Il ne l&rsquo;aurait pas prévenu de son départ. Il dit que son père ne l&rsquo;aurait pas laisser partir.</p>



<p><em>« Si on nous rapatrie, on dira que c&rsquo;est le destin. Si on nous laisse rester ici on va essayer de nous battre. On est là pour travailler, pas pour faire du vagabondage ou je ne sais quoi. On est là pour travailler », </em>nous dit Babacar. </p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sur les îles Canaries, les arrivées massives de migrants africains font craindre l’apparition d’une « nouvelle Lesbos »</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 16:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’archipel espagnol connaît une brusque accélération de l’immigration provoquée par la crise liée au Covid-19 et par une surveillance accrue des entrées en Europe par la Méditerranée. Un port transformé en campement de fortune, des migrants transférés de manière précipitée dans des hôtels ou d’anciennes installations militaires : depuis le début de l’année, plus de 16 700 migrants africains sont arrivés illégalement...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/téléchargement-1-1.jpeg" alt="" class="wp-image-20150" width="337" height="232"/></figure>



<p><strong>L’archipel espagnol connaît une brusque accélération de l’immigration provoquée par la crise liée au Covid-19 et par une surveillance accrue des entrées en Europe par la Méditerranée.</strong></p>



<p>Un port transformé en campement de fortune, des migrants transférés de manière précipitée dans des hôtels ou d’anciennes installations militaires : depuis le début de l’année, plus de 16 700 migrants africains sont arrivés illégalement sur les côtes des îles Canaries.</p>



<p>Débordée par ces arrivées, l’Espagne a activé sa diplomatie&nbsp;: vendredi&nbsp;20&nbsp;novembre, le ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska, doit se rendre à Rabat, au Maroc, avant une visite au Sénégal de la ministre des affaires étrangères, Arancha Gonzales, samedi.</p>



<p>L’archipel de l’océan Atlantique, situé au large des côtes nord-ouest du continent africain, connaît en&nbsp;2020 une immigration onze fois supérieure aux niveaux atteints en&nbsp;2019. Selon le gouvernement régional des Canaries, au moins cinq cents personnes ont péri durant ces tentatives de traversée extrêmement dangereuses, les côtes africaines les plus proches se trouvant à plus d’une centaine de kilomètres.Lire aussi le reportage aux Canaries&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/16/les-canaries-debordees-par-l-afflux-de-migrants-ces-citoyens-dorment-au-milieu-des-rats_6059914_3210.html">«&nbsp;Ces citoyens dorment au milieu des rats&nbsp;»</a></p>



<p>La crise est centrée actuellement sur Arguineguin, un petit port de l’île de Grande Canarie, l’une des sept îles de l’archipel. Depuis plusieurs jours, ce port abrite environ deux mille migrants, dans des tentes de campagne, où ils sont testés contre le Covid-19. Et si de l’eau et de la nourriture leur sont fournies, les conditions de vie sur place sont dénoncées par plusieurs organisations humanitaires.</p>



<ul><li><strong>Quelles sont les causes de cette nouvelle crise migratoire ?</strong></li></ul>



<p>La brusque accélération du nombre de traversées est&nbsp;<em>«&nbsp;plus ou moins&nbsp;»</em>&nbsp;équivalente à celle de l’année 2006, quand 30&nbsp;000&nbsp;migrants étaient arrivés aux Canaries en quelques mois, selon l’estimation d’un porte-parole de la Croix-Rouge à l’Agence France-Presse (AFP).</p>



<p><em>« Beaucoup fuient les persécutions et la violence dans la région du Sahel ou en Côte-d’Ivoire, tandis que d’autres partent en raison de l’extrême pauvreté</em>, ont estimé <a href="https://www.iom.int/fr/news/loim-et-le-hcr-effectuent-une-visite-conjointe-aux-iles-canaries-dans-un-contexte-de-hausse-des">l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR)</a> dans un communiqué commun, le 16 novembre. <em>Les conséquences de la pandémie de Covid-19, l’insécurité alimentaire et le changement climatique sont parmi les autres facteurs à l’origine de cet exode. »</em></p>



<p>Depuis plusieurs mois, les migrants africains ont aussi préféré la route des Canaries à celles de la Méditerranée, à la suite du renforcement des contrôles frontaliers permis par les accords conclus entre l’Union européenne (UE) avec la Libye, ainsi que la Turquie. La coopération entre&nbsp;l’Espagne et&nbsp;le Maroc sur la surveillance du détroit de Gibraltar a aussi été renforcée en&nbsp;2019, poussant les réseaux de passeurs à proposer des traversées depuis le littoral du sud du pays, directement orienté vers l’archipel des îles Canaries.&nbsp;<em>«&nbsp;Quand vous fermez une route&nbsp;</em>[migratoire]<em>, une autre s’ouvre, plus chère et plus dangereuse&nbsp;»</em>, a commenté Judith Sunderland, vice-directrice pour l’Europe de l’organisation Human Rights Watch (HRW).</p>



<ul><li><strong>Quels sont les dangers de la traversée vers les Canaries ?</strong></li></ul>



<p>La route des Canaries&nbsp;<em>«&nbsp;est la plus dangereuse, c’est celle où&nbsp;</em>[les migrants]<em>&nbsp;prennent le plus de risques, et il y a donc plus de morts&nbsp;»</em>, a déclaré à l’AFP le préfet de l’archipel, Anselmo Pestana.&nbsp;<em>«&nbsp;Ils peuvent mettre quarante-huit&nbsp;heures ou plus d’une semaine, avec une mer traîtresse, des vents qui tournent et peuvent transformer les nuits en un véritable enfer&nbsp;»</em>, précise à l’agence Txema Santana, membre de la Commission espagnole d’aide aux réfugiés, une organisation non gouvernementale (ONG) locale.</p>



<p>Les moyens de transports gérés par les réseaux de passeurs consistent en de longues pirogues en bois,&nbsp;<a href="https://migration.iom.int/sites/default/files/public/reports/FR%20-%20Suivi%20des%20flux%20migratoires%20Cotes%20du%20Senegal_Septembre%202020%20VF_v2.pdf">fragiles et surchargées pour de tels trajets&nbsp;</a>: une vingtaine d’opérations de secours menées en seulement vingt-quatre heures, entre le 18 et 19&nbsp;novembre, ont permis de sauver 630&nbsp;migrants, selon les chiffres de Salvamento Maritimo, une organisation de secours en mer.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://img.lemde.fr/2020/11/16/0/0/3363/2242/688/0/60/0/94882b3_781265283-dji-0062.jpg" alt="Les nombreuses arrivées d’embarcations sur l’archipel des Canaries, au début de novembre, ont contraint les secouristes à en abandonner certaines en mer une fois les migrants transférés, par manque de temps de les remorquer vers la côte."/><figcaption>Les nombreuses arrivées d’embarcations sur l’archipel des Canaries, au début de novembre, ont contraint les secouristes à en abandonner certaines en mer une fois les migrants transférés, par manque de temps de les remorquer vers la côte. CESAR DEZFULI POUR « LE MONDE »</figcaption></figure>



<p>Depuis la fin de l’été, les naufrages se multiplient&nbsp;: deux embarcations transportant près de trois cents migrants ont notamment été secourues de justesse, le 26&nbsp;octobre, après une panne de moteur au large de la Mauritanie. Quelques jours plus tôt, un incendie s’était déclaré à bord d’une pirogue au large de Mbour, à plus de 80&nbsp;kilomètres au sud-est de Dakar, provoqué par&nbsp;<em>«&nbsp;une explosion du moteur et des fûts de carburant à bord&nbsp;».</em>&nbsp;L’estimation officielle du nombre de morts est depuis contestée par les familles de disparus dont les corps n’ont pas été retrouvés.</p>



<ul><li><strong>Quelle est la réponse des autorités ?</strong></li></ul>



<p><em>« Nous n’allons pas transformer les Canaries en une nouvelle Lesbos »</em>, a assuré lundi le ministre de l’intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska, en référence à l’emblématique île grecque, porte de l’Union européenne (UE) dont les camps sont submergés et avec des conditions de vie dénoncées par de nombreuses organisations internationales. Vendredi, celui-ci doit se rendre en visite à Rabat et rencontrer les autorités <em>« pour renforcer la collaboration et travailler de manière conjointe </em>(…)<em> pour éviter ces départs »</em> de migrants, a détaillé la ministre de la politique territoriale espagnole, Carolina Darias.</p>



<p>Pour Madrid, empêcher une saturation des capacités d’accueil de l’archipel passe par l’accentuation d’une&nbsp;<em>«&nbsp;politique de retour&nbsp;»</em>&nbsp;déjà engagée depuis plusieurs années&nbsp;: à peine arrivés sur l’île, les migrants auxquels il est adressé un ordre d’expulsion sont le plus rapidement raccompagnés en avion vers leur pays d’origine. Une stratégie soutenue par la Commission européenne, qui plaide pour&nbsp;<em>«&nbsp;augmenter les retours&nbsp;»</em>&nbsp;des migrants&nbsp;<em>«&nbsp;qui n’ont pas besoin de protection internationale&nbsp;»</em>, a expliqué sa commissaire aux affaires intérieures, la Suédoise Ylva Johansson, en visite la semaine dernière dans les Canaries.</p>



<p>L’une des responsables de l’ONG Amnesty International en Espagne, Virginia Alvarez, a déploré, mercredi 18 novembre, des mesures prises trop tardivement alors que les premières alertes avaient été lancées <em>« dès septembre »</em>. L’organisation humanitaire a également demandé que le droit d’asile soit garanti aux migrants remplissant les conditions et qu’une aide juridique soit proposée à ceux risquant l’expulsion. M<sup>me</sup> Carolina Darias a, de son côté, annoncé vouloir renforcer les moyens de surveillance maritimes et aériens, en détachant plusieurs navires, un sous-marin, un avion et un hélicoptère entre les Canaries et l’Afrique.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les îles Canaries, nouvelle «prison» pour migrants de l&#8217;Europe</title>
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				<pubDate>Sun, 25 Oct 2020 13:50:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[En une semaine, depuis le 17 octobre, plus de 2 600 migrants venus d&#8217;Afrique du Nord et d&#8217;Afrique subsaharienne sont arrivés sur l&#8217;archipel espagnol des Canaries, l&#8217;équivalent de toute l&#8217;année 2019. Les autorités semblent dépassées. La situation sanitaire due au Covid empêche tout rapatriement vers leurs pays d&#8217;origine ou transfert vers le continent européen. Après parfois...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/images-1.jpeg" alt="" class="wp-image-18762" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/images-1.jpeg 324w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/images-1-300x144.jpeg 300w" sizes="(max-width: 324px) 100vw, 324px" /><figcaption>Des migrants </figcaption></figure>



<p><br><strong>En une semaine, depuis le 17 octobre, plus de 2 600 migrants venus d&rsquo;Afrique du Nord et d&rsquo;Afrique subsaharienne sont arrivés sur l&rsquo;archipel espagnol des Canaries, l&rsquo;équivalent de toute l&rsquo;année 2019. Les autorités semblent dépassées. La situation sanitaire due au Covid empêche tout rapatriement vers leurs pays d&rsquo;origine ou transfert vers le continent européen</strong>.</p>



<p>Après parfois un millier de kilomètres et une à quinze journées de traversée périlleuse en mer, entre 300 et 400&nbsp;migrants atteignent chaque jour les côtes de l&rsquo;archipel des Canaries, porte d&rsquo;entrée de l&rsquo;Europe à 150 kilomètres à l&rsquo;ouest de l&rsquo;Afrique. Mais ce sas vers l&rsquo;eldorado européen semble aujourd&rsquo;hui embouteillé. En deux mois, la hausse des arrivées de pateras ou cayucos (embarcations de fortune) a augmenté de façon exponentielle, prenant au dépourvu les autorités.</p>



<p><strong>Testés pour le Covid en arrivant</strong></p>



<p>Lorsque les caméras, hélicoptères et avions de la Garde&nbsp;civile espagnole repèrent au large les embarcations des migrants, les quatre navires des secours maritimes partent récupérer leurs passagers, qu&rsquo;ils soient ou non en difficulté. Pour la plupart, ils sont ensuite débarqués au sud sur l&rsquo;île de Grande Canarie, la plus grande des îles de l&rsquo;archipel, au niveau du quai du port d&rsquo;Arguineguin, transformé ces deux derniers mois en centre de triage d&rsquo;urgence. Douze tentes de la Croix-Rouge y ont été installées.</p>



<p>Aussitôt arrivés à quai, leur état de santé est vérifié, leur température prise et un test de dépistage du&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/%C3%A9conomie/20201019-la-crise-li%C3%A9e-covid-19-a-eu-cons%C3%A9quences-pr%C3%A9c%C3%A9dent-les-flux-migratoires-ocde"><strong>coronavirus</strong></a>&nbsp;réalisé, puis ils sont placés en quarantaine sous les chapiteaux de l&rsquo;organisation internationale, séparés selon leur date d&rsquo;arrivée. Ils resteront ici maximum quatre jours, dormant à même le sol, sans matelas, et loin des caméras. La police refuse l&rsquo;accès du site à la presse et poste des fourgons de la Garde&nbsp;civile autour du quai pour compliquer la prise de clichés photographiques.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://s.rfi.fr/media/display/8785616e-1670-11eb-8110-005056bff430/w:1024/p:4x3/dscf0145_0.webp" alt="Après une traversée d'une à quinze journées en mer, les migrants sont pris en charge par le personnel de la Croix-Rouge espagnole à Grande Canarie."/><figcaption>Après une traversée d&rsquo;une à quinze journées en mer, les migrants sont pris en charge par le personnel de la Croix-Rouge espagnole à Grande Canarie.&nbsp;Javier Bauluz</figcaption></figure>



<p><strong>Une trentaine d&rsquo;hôtels de l&rsquo;archipel réquisitionnés</strong></p>



<p>Les migrants terminent leur quarantaine dans une trentaine d&rsquo;hôtels de l&rsquo;archipel. Au-delà de deux semaines de confinement, ils sont libres d&rsquo;aller et venir mais restent logés dans ces complexes touristiques jusqu&rsquo;à nouvel ordre. Sur l&rsquo;île de Grande Canarie, 3&nbsp;800 y sont logés, auxquels s&rsquo;ajoutent d&rsquo;autres migrants dans le reste de l&rsquo;archipel, sur les îles de Fuerteventura, Tenerife ou Lanzarote. Plus de 10&nbsp;000 personnes sont arrivées sur des embarcations de fortune depuis le début de l&rsquo;année.</p>



<p>Sur les plages des stations balnéaires gigantesques de Grande Canarie, les migrants remplacent aujourd&rsquo;hui les touristes anglais, norvégiens ou allemands qui habituellement y prennent leurs quartiers en cette saison automnale. Un groupe de jeunes Maliens et Marocains arrivé sur l&rsquo;île voici six semaines joue au football sur la plage de Puerto Rico avec quelques jeunes Canariens, aux dernières lueurs du coucher de soleil. Ils sont bloqués ici depuis six semaines.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous sommes bien traités, nous avons un toit, nous mangeons bien mais nous ne sommes pas venus ici pour ça. Je veux travailler, je veux me construire une nouvelle vie en Europe&nbsp;</em>», déclare Aboubakar, un jeune Malien de 20&nbsp;ans ayant fui les combats qui rythment le quotidien de son village près de Mopti. Le jeune homme dit ne pas avoir été informé de ses droits et n&rsquo;a donc pour l&rsquo;instant rempli aucune demande d&rsquo;asile. Covid oblige, les frontières sont fermées. Ces jeunes ne peuvent donc ni être rapatriés dans leur pays d&rsquo;origine ni transférés vers le continent. Le gouvernement central espagnol délivre les autorisations au compte-goutte.</p>



<p>Les hôteliers rechignent à le reconnaître, mais après une saison touristique catastrophique accusant une baisse de 66% de la fréquentation, cette manne financière tombe à pic. En revanche, depuis que le Royaume-Uni et l&rsquo;Allemagne ont annoncé lundi 22&nbsp;octobre relancer les vols vers l&rsquo;archipel, la présence des migrants semblent en gêner certains. «&nbsp;<em>Cela donne une mauvaise image qui pourrait ternir l&rsquo;économie touristique</em>&nbsp;», s&rsquo;effraie la maire de la commune de San Bartolomé&nbsp;de Tirajana, Conchi Narvaez.</p>



<p><strong>Un migrant sur seize meurt pendant la traversée</strong></p>



<p>L&rsquo;archipel n&rsquo;avait connu pareille crise migratoire depuis plus de dix ans. En 2006, plus de 30&nbsp;000 migrants avaient avaient ainsi rejoint l&rsquo;archipel, «<em>&nbsp;mais il n&rsquo;y avait pas le Covid à l&rsquo;époque,</em>&nbsp;se rappelle Jose Antonio Rodriguez Verona, responsable au sein de la Croix-Rouge des opérations d&rsquo;urgence auprès des migrants de Grande Canarie.<em>&nbsp;À l&rsquo;heure actuelle, ils arrivent aux Canaries et restent aux Canaries.&nbsp;</em>»</p>



<p>Les cinq ministères espagnols concernés par cette crise humanitaire ne réussiraient pas à se coordonner (Affaires étrangères, Intérieur, Défense, Migrations et Affaires sociales) selon la maire de la commune de Mogan, dont dépend le port d&rsquo;Arguineguin. Onalia Bueno demande le démantèlement des installations provisoires de la Croix-Rouge. «&nbsp;<em>Nous souffrons du manque de communication entre ces ministères et de leurs batailles internes</em>, déclare-t-elle.<em>(&#8230;) Le gouvernement dispose d&rsquo;installations militaires vides qui peuvent recevoir des milliers de migrants et où un accueil digne de ce nom pour leur être apporté, que ce soit ici sur l&rsquo;archipel ou dans la péninsule. Ces migrants ne veulent pas restés ici. C&rsquo;est une prison entourée d&rsquo;eau pour eux.&nbsp;</em>»</p>



<p>Vendredi 23&nbsp;octobre, 1&nbsp;350 migrants étaient comptabilisés sur le quai, en attendant d&rsquo;être redirigés vers des hôtels. Les tentes de la Croix-Rouge étant saturées, environ 400&nbsp;hommes dorment dehors, supportant froid, pluie ou chaleur jour et nuit. Une situation intenable dénoncée par Arcadio Diaz Tejera, le juge en charge du Centre de rétention située au nord de l&rsquo;île, où séjournent actuellement une vingtaine de migrants. «&nbsp;<em>C&rsquo;est indigne, inhumain. On ne peut pas traiter des êtres humains ainsi,</em>&nbsp;s&rsquo;est-il scandalisé lors d&rsquo;une visite du dispositif du quai d&rsquo;Arguineguin jeudi 22&nbsp;octobre, tout en rendant hommage au travail de la Croix-Rouge.&nbsp;<em>On aurait pu prévoir cette situation en amont, quand les routes méditerranéennes ont été fermées. C&rsquo;était évident que la route des Canaries allait s&rsquo;intensifier, et cela va s&rsquo;amplifier.</em>&nbsp;» Selon lui, au-delà de 72 heures, les migrants ne peuvent pas être détenus légalement par les autorités sur ce quai.</p>



<p>Le renforcement des opérations de l&rsquo;Agence européenne de contrôle des frontières (Frontex), en parallèle d&rsquo;accords passés par des pays membres de l&rsquo;Union européenne avec le Maroc, la Libye et la Turquie pour la surveillance de leurs côtes, ont changé les habitudes des passeurs. Ils partent de plus loin, bien souvent de Dakhla au sud du Maroc, dans le Sahara-Occidental, ou bien des côtes mauritaniennes, sénégalaises ou gambiennes. Une traversée moins surveillée certes, mais chère (plus ou moins 1 500 euros) et plus risquée. Selon les chiffres de l&rsquo;Organisation internationale des migrations (OIM), un passager sur seize périt en moyenne pendant la traversée.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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