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	<title>Ile maurice &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Ile maurice &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Bourse : Afrinex, une autre porte de l’Inde sur l’Afrique depuis Maurice</title>
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				<pubDate>Thu, 30 Dec 2021 17:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Lancée l’automne dernier, Afrinex Exchange est l’une des dernières cartes jouées par l’Inde en 2021 pour étendre sa présence dans l’univers éco-financier africain. Filiale de Bombay Stock Exchange basée à l’île Maurice, cette place boursière voulue « panafricaine » séduira-t-elle les entreprises actives en Afrique ? Rien que son nom illustre son focus sur le...]]></description>
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<p> <strong>Lancée l’automne dernier, Afrinex Exchange est l’une des dernières cartes jouées par l’Inde en 2021 pour étendre sa présence dans l’univers éco-financier africain. Filiale de Bombay Stock Exchange basée à l’île Maurice, cette place boursière voulue « panafricaine » séduira-t-elle les entreprises actives en Afrique ?</strong></p>



<p>Rien que son nom illustre son focus sur le continent. Afrinex Exchange est la nouvelle&nbsp;<em>«&nbsp;bourse</em>&nbsp;<em>panafricaine avec une portée mondiale et une présence locale à Maurice&nbsp;»</em>, indique l&rsquo;entité sur son site web. Lancée très solennellement l&rsquo;automne dernier à Ebène (une banlieue située à 15 km de Port Louis) par le Premier ministre mauricien Pravind Kumar Jugnauth, le projet est présenté par une partie de la presse locale comme&nbsp;<em>«&nbsp;le fruit d&rsquo;une stratégie clairement définie&nbsp;»</em>&nbsp;par le chef du gouvernement. Après la sortie de l&rsquo;île Maurice de la liste grise du Groupe d&rsquo;action financière (GAFI) en octobre dernier et optimistes quant à une éventuelle sortie de la liste noire de l&rsquo;Union européenne (UE) en février 2022, les autorités mauriciennes s&rsquo;attendent, avec&nbsp;Afrinex, à renforcer le rayonnement financier&nbsp; de l&rsquo;île à l&rsquo;échelle régionale. Mais au-delà, cette place boursière est surtout une autre porte d&rsquo;entrée de l&rsquo;Inde sur l&rsquo;Afrique.</p>



<h2><strong>Filiale de Bombay Stock Exchange, dirigée par une experte indienne,&#8230;</strong></h2>



<p>Afrinex, qui a obtenu sa licence à Maurice en novembre 2018, est en effet une filiale de Bombay Stock Exchange (BSE), la place boursière indienne parmi les plus anciennes d&rsquo;Asie. Elle est appuyée sur le plan technique par d&rsquo;autres filiales de la BSE. A la tête d&rsquo;Afrinex, une femme&nbsp;: Krishna Gangopadhyay, une financière indienne passée par HSBC et A.T. Kearney, qui a également dirigé la Bourse de Bombay ainsi que sa filiale International India Exchange, première bourse internationale de l&rsquo;Inde. Participant la cérémonie de lancement, Nandini Singla, Haut-commissaire de l&rsquo;Inde à Maurice tenait un discours bien circonscrit autour de l&rsquo;île est-africaine, mais dont la lecture entre ligne témoigne de l&rsquo;ambition indienne&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;<em>Maurice a démontré qu&rsquo;il possède le savoir-faire financier et l&rsquo;expérience et est idéalement adapté pour être le &lsquo;Financial and Capital Market hub&rsquo; de l&rsquo;Afrique&nbsp;[&#8230;]&nbsp;Le fait qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, Maurice soit classé comme la principale démocratie d&rsquo;Afrique avec la transparence et l&rsquo;indice de développement humain les plus élevés et comme l&rsquo;endroit le plus facile pour faire des affaires sur le continent, le rend idéal pour se positionner comme une destination internationale de services financiers et de marché des capitaux pour l&rsquo;Afrique et au-delà&nbsp;».</em></p>



<h2><strong>Le trading le plus long d&rsquo;Afrique</strong></h2>



<p>Concrètement, Afrinex prévoit de coter les actions, les obligations, produits dérivés et même des matières premières. Cette bourse proposera des horaires de trading de 8 à 13 heures. Ce qui en fera la bourse au trading le plus long d&rsquo;Afrique, car jusqu&rsquo;ici, seule la Johannesburg stock Exchange (JSE) propose huit heures de trading. La plupart des bourses sont à 6 heures de cotation quotidienne comme la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) ou la Bourse de Casablanca. Les autres places ont des trading plus courts comme la Ghana Stock Exchange (5 heures), l&rsquo;Egypt Stock Exchange (4 heures et 30 minutes), la Stock Exchange of Mauritius -première bourse mauricienne- (4 heures) ou encore la Rwanda Stock Exchange (3 heures). A terme, la stratégie d&rsquo;Afrinex prévoit une cotation en continu.</p>



<h2><strong>IPO de l&rsquo;India Exim Bank&nbsp;: 1 milliard de dollars d&rsquo;obligations</strong></h2>



<p>Pour l&rsquo;instant, l&rsquo;India Exim Bank -la Banque indienne d&rsquo;import-export- est la seule entité cotée sur Afrinext. Son IPO a consisté en la cotation d&rsquo;obligations pour 1 milliard de dollars sur 10 ans.&nbsp;<em>«&nbsp;Cette opération a atteint un niveau record pour un émetteur indien dans le cadre d&rsquo;une émission à 10 ans en dollars. L&rsquo;émission a été souscrite par plusieurs investisseurs de qualité. (&#8230;) Cela permettra d&rsquo;accroitre la portée de l&rsquo;Exim Bank of India sur le continent africain, ainsi que dans le reste du monde&nbsp;»</em>, commentait Harsha Bangari, directrice générale de l&rsquo;India Exim Bank, une banque très active dans le financement du commerce africain et important partenaire de la Banque africaine d&rsquo;import-export (Afreximbank).</p>



<h2><strong>Afrinex séduira-t-elle les majors du continent&nbsp;?</strong></h2>



<p>La question est désormais de savoir si Afrinex réussira à séduire les entreprises opérant sur le continent et notamment celles déjà habituées des marchés financiers, puisqu&rsquo;une quinzaine de bourses sont actives à travers l&rsquo;Afrique. Depuis son lancement, Afrinex communique très peu. Il semble que l&rsquo;entité prend son élan pour mieux dérouler sa stratégie.</p>



<p>A Maurice, sa cohabitation avec la Stock Exchange of Mauritius interroge.&nbsp;<em>«&nbsp;Il faut vraiment attendre pour voir comment les dirigeants de cette nouvelle bourse orienteront leur stratégie. Va-t-on assister à une migration des entreprises de SEM vers Afrinex&nbsp;? C&rsquo;est un vrai sujet&nbsp;»</em>, indique à&nbsp;<em>LTA</em>&nbsp;un analyste à Port Louis.</p>



<h2><strong>Une porte sur l&rsquo;Afrique face à la Chine&nbsp;?</strong></h2>



<p>L&rsquo;Inde a considérablement progressé dans la sphère économique africaine ces dernières années. Le septième pays le plus vaste au monde est depuis le deuxième partenaire commerciale de l&rsquo;Afrique, emboitant le pas à son voisin la Chine. Ensemble, les deux pèsent pour 24% dans le commerce africain. C&rsquo;est donc dire que le commerce reste la première porte d&rsquo;entrée de New Delhi sur le continent, les échanges bilatéraux annuels dépassant les 56 milliards de dollars par selon la Banque africaine de développement (BAD). En matière d&rsquo;investissements directs étrangers (IDE), l&rsquo;Inde arrive cinquième sur la liste des partenaires du continent avec plus de 61 milliards décaissés au cours des deux dernières décennies.</p>



<p>Conformément à ses objectifs annoncés pour l&rsquo;horizon 2020, les autorités indiennes se voyaient fortement engagées avec l&rsquo;Afrique dans dix domaines de coopération&nbsp;à savoir, l&rsquo;investissement, le commerce et l&rsquo;industrie, les infrastructures, l&rsquo;économie bleue, les énergies renouvelables, l&rsquo;éducation, le développement des compétences, la santé, la paix et la sécurité.</p>



<p>Pour de nombreux analystes, il serait extrêmement difficile à l&rsquo;Inde de rattraper la Chine. Xavier&nbsp;Aurégan de l&rsquo;Institut français de Géopolitique parle même de&nbsp;<em>«&nbsp;l&rsquo;impossible rattrapage vis-à-vis de la Chine&nbsp;»</em>&nbsp;en Afrique, en raison de longueur d&rsquo;avance des Chinois à tous les niveaux.</p>



<p>Dans un contexte de <a href="https://afrique.latribune.fr/economie/strategies/2019-12-24/2020-2030-la-decennie-d-une-guerre-economique-en-afrique-remodelee-par-la-montee-d-etats-strateges-africains-836015.html">guerre économique autour de l&rsquo;Afrique</a>, il n&rsquo;est pas étonnant que l&rsquo;inde multiplie ses cartes et sorte ses jokers. De plus, le fait que New Delhi choisisse l&rsquo;île Maurice pour établir sa bourse panafricaine n&rsquo;est pas étonnant, au regard des relations historiques qu&rsquo;entretiennent les deux pays. Mais reste désormais à savoir si Afrinex Exchange tiendra ses promesses, dans un contexte où les marchés financiers africains cherchent à percer.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Economie : après le tourisme et la finance, l’île Maurice trace la voie du pétrole</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Oct 2021 19:49:04 +0000</pubDate>
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<p> <strong>Connue pour ses industries touristique et financière dynamiques, l’île Maurice –profondément affectée par la crise Covid- entend désormais poser les bases de construction d’un secteur dont le pays veut explorer le potentiel et qu&rsquo;il voit en pilier supplémentaire de son économie : le pétrole. Pour rompre avec les textes de 1970 et instaurer un environnement propice à l’investissement, un projet de loi sur l’exploration pétrolière dans la Zone économique exclusive (ZEE) de l’île -parmi les plus vastes au monde- est en cours d’examen au Parlement.</strong></p>



<p>Pour une nouvelle corde à son arc. Le projet de loi sur l&rsquo;exploration pétrolière dans la Zone économique exclusive (ZEE) de l&rsquo;île Maurice est désormais examiné par le Parlement. Le texte qu&rsquo;a présenté mardi 26 octobre le Premier ministre, Pravind Jugnauth, remplacerait celui&nbsp;en vigueur depuis 1970.&nbsp;<em>«&nbsp;Avec les nouvelles exigences et dynamiques du marché telles que l&rsquo;évolution de la technologie, les engagements plus élevés en faveur de la préservation de l&rsquo;environnement et le besoin de plus de transparence dans la gouvernance des océans, il est désormais impératif de revoir la législation existante&nbsp;»,&nbsp;</em>a déclaré le chef du gouvernement pendant la séance parlementaire diffusée sur les chaines de télévisions locales.</p>



<p>Dans le détail, le projet de loi prévoit plusieurs nouveautés notamment en termes d&rsquo;élaboration de politiques sur la conduite des activités pétrolières ou de politiques visant à limiter les impacts des activités pétrolières sur le milieu marin. Un code de pratiques environnementales et un code de pratiques sécuritaires sont également prévus. Quatre types de titre seront attribués aux entreprises qui voudront investir dans l&rsquo;exploration pétrolière&nbsp;: le permis de prospection, le permis d&rsquo;exploration, le permis de rétention ou le permis de production. Sans parler des différentes facilités proposées aux entreprises étrangères qui seront intéressées à explorer les fonds marins mauriciens et les garanties que ces dernières auront à fournir.</p>



<h4><strong>« Maurice a tout le potentiel pour devenir un acteur majeur »</strong></h4>



<p>Considérée comme l&rsquo;une des plus importantes au monde, la ZEE mauricienne s&rsquo;étend sur 1,9 million de km2 sur l&rsquo;Océan indien, en excluant l&rsquo;archipel des Chagos revendiqué par Maurice, selon les données officielles. Optimiste quant à la présence de pétrole dans ses eaux territoriales jusqu&rsquo;ici jamais exploitées et tirant probablement des leçons des erreurs stratégiques commises par certains Etat africains par le passé, le gouvernement mauricien a inséré dans ce projet de loi le principe selon lequel l&rsquo;Etat conserverait en toute circonstance tous les droits souverains sur toutes les ressources et réserves pétrolières découvertes. A noter que plusieurs études ont déjà évoqué le potentiel pétrolier de la ZEE mauricienne, sans donner lieu à des examens approfondis. Mais, la confirmation ces dernières années de l&rsquo;existence de pétrole dans les eaux territoriales seychelloises voisines conforte les autorités mauriciennes.</p>



<figure class="wp-block-image alignwide"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1795156/zee-maurice.jpg" alt="ZEE Maurice"/></figure>



<p><em>«&nbsp;Ce projet de loi est une avancée majeure pour notre pays, d&rsquo;autant plus dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et la nécessité de donner la bonne impulsion à notre machine économique. Il est indéniable que les activités pétrolières offshore ont été très bénéfiques pour de nombreux pays du monde&nbsp;»</em>, a affirmé Pravind Jugnauth, citant l&rsquo;exemple des Etats-Unis, du Canada ou du Brésil, mais aussi des petites économies comme Trinité-et-Togabo qui a réussi à se creuser un sillon dans le très compétitif marché international de l&rsquo;or noir. Et d&rsquo;ajouter&nbsp;:</p>



<p><em>«&nbsp;La facture pétrolière offshore contribuera à consolider les bases d&rsquo;un nouveau pilier de notre économie. Au vu de la taille de notre ZEE inexploitée, Maurice a tout le potentiel pour devenir un acteur majeur dans le secteur des ressources naturelles marines. Le moment est venu pour notre pays d&rsquo;avoir ce tout nouveau cadre législatif qui s&rsquo;appuie sur l&rsquo;accord de 2020 pour la conduite d&rsquo;études sismiques multi-clients dans notre ZEE&nbsp;»</em>.</p>



<h4><strong>Sortir de la sombre période 2020-2021</strong></h4>



<p>L&rsquo;île est-africaine a effectivement besoin de redécoller après une chute de 15% de son PIB en 2020 suite à la pandémie. Pour cette économie qui s&rsquo;accapare depuis plusieurs années les meilleures places dans la quasi-totalité des classements économiques en Afrique, la crise mondiale a été un véritable coup dur.</p>



<p>Pour garantir ses performances économiques en effet, Maurice a toujours pu s&rsquo;appuyer sur le tourisme et les services financiers aux entreprises, deux secteurs habituellement moteurs de sa croissance avec une participation respective de 24% et 13% au PIB. Mais la suspension des voyages internationaux pendant près d&rsquo;une année et la marée noire d&rsquo;octobre dernier, ainsi que l&rsquo;inscription du pays sur plusieurs listes de paradis fiscaux ont eu des incidences conséquentes. Avant la crise, l&rsquo;ile -qui enregistrait 1,5 million de visiteurs par an- était bien partie pour atteindre son objectif annuel de 2 millions de touristes bien avant l&rsquo;échéance prévue en 2030. Certains analystes pensent que le niveau d&rsquo;avant-crise sera difficilement atteignable avant trois ans.</p>



<p>La sortie de Maurice de la liste grise du Groupe d&rsquo;Action Financière (GAFI) le 21 octobre dernier a relevé l&rsquo;enthousiasme du gouvernement qui se dit confiant pour une sortie imminente du pays de la liste noire de l&rsquo;Union européenne (UE).</p>



<p>Si Pravind Jugnauth estime le moment opportun pour tracer la voie pétrolière au sein de l&rsquo;économie nationale, il ne fait que remettre au goût du jour un dossier qui a trainé dans les tiroirs.&nbsp;<em>«&nbsp;En réalité, le projet de plateforme pétrolière à Maurice a commencé à germer il y a plus d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. A l&rsquo;époque nous étions encore un pays en développement »</em>, explique à&nbsp;<em>La Tribune Afrique</em>&nbsp;l&rsquo;économiste mauricien Eric Ng Ping Cheun.</p>



<h4><strong>Energie fossile vs énergie verte</strong></h4>



<p>Outre le besoin de créer un nouveau secteur fort, Maurice cherche également à travers son projet de loi, à se construire une certaine autonomie énergétique, car le pétrole constitue la plus lourde charge d&rsquo;importation de l&rsquo;île. En 2020, l&rsquo;or noir a pesé pour 12,3% dans la facture globale d&rsquo;importations du pays, selon Comtrade, la base de données des Nations Unies sur les statistiques du commerce international. D&rsquo;ailleurs, le Premier ministre n&rsquo;a pas manqué de souligner&nbsp;qu&rsquo;en dépit de la crise, l&rsquo;Etat a dépensé 38 milliards de roupies -soit plus de 883 millions de dollars- pour l&rsquo;importation et la gestion de 1 million de tonnes de pétrole.&nbsp;<em>«&nbsp;C&rsquo;est un fait sans équivoque que Maurice dépend fortement des importations de pétrole&nbsp;»</em>, a-t-il martelé, estimant que les actions pour inverser la tendance sont édictées dans le projet de loi.</p>



<p>A Port Louis, le débat questionne notamment l&rsquo;intérêt pour le pays d&rsquo;investir dans les énergies fossiles au moment où la tendance mondiale donne la priorité aux énergies vertes. L&rsquo;économiste Eric Ng Ping Cheun estime pour sa part que dans une logique de transition, l&rsquo;un n&rsquo;exclut pas l&rsquo;autre.&nbsp;<em>«&nbsp;Le gouvernement a une stratégie forte pour aller vers plus d&rsquo;énergies renouvelables, mais la vérité est que la transition énergétique sera longue et progressive. En attendant, il va falloir faire face aux besoins qui s&rsquo;accroissent avec le temps. De plus en plus d&rsquo;étrangers viennent s&rsquo;installer à Maurice, il faut s&rsquo;attendre à ce que le gouvernement mette les bouchées doubles pour booster le tourisme &#8230;, tout cela va accroitre les besoins en eau et en électricité auxquels il va falloir&nbsp;faire face&nbsp;»</em>.</p>



<h4><strong>Une prospection de la ZEE qui pourrait durer 5 ans</strong></h4>



<p>Par ailleurs, cette volonté d&rsquo;étendre les cordages de l&rsquo;économie mauricienne pourrait aussi être motivée par les pertes qui se profilent dans le secteur des services financiers aux entreprises, alors que les autres gouvernements africains renégocient de plus en plus leurs accords fiscaux avec l&rsquo;île. Accords qui, rappelons-le, ont considérablement favorisé la destination mauricienne pour l&rsquo;implantation régionale de nombreuses multinationales et investisseurs internationaux.</p>



<p>Selon une source proche du dossier citée par l&rsquo;agence Xinhua, la prospection de la ZEE mauricienne <em>« devrait être terminée d&rsquo;ici cinq ans [&#8230;] si toutes les conditions sont réunies. Mais les résultats viendront au fur et à mesure que la prospection avance »</em>. Eric Ng Ping Cheun de conclure : <em>« si ce projet est un succès, ce sera un plus pour notre économie, notamment en termes de devises »</em>.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique// Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Covid-19 : l’île Maurice rouvre ses frontières aux vaccinés en manque de soleil</title>
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				<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 10:20:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’île Maurice, Etat confetti de l’océan Indien, rouvre ce jeudi 15 juillet ses frontières, presque totalement fermées depuis le début de la pandémie en mars 2020, aux voyageurs internationaux. Mais le bain de soleil a un prix. Non seulement les vacanciers doivent être vaccinés et porteurs d’un test PCR négatif, mais il leur faudra en plus se...]]></description>
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<p><strong>L’</strong><a href="https://www.lemonde.fr/maurice/"><strong>île Maurice</strong></a><strong>, Etat confetti de l’océan Indien, rouvre ce jeudi 15 juillet ses frontières, presque totalement fermées depuis le début de la pandémie en mars 2020, aux voyageurs internationaux. Mais le bain de soleil a un prix. Non seulement les vacanciers doivent être vaccinés et porteurs d’un test PCR négatif, mais il leur faudra en plus se soumettre à une quarantaine de quatorze jours, dans une </strong><em><strong>« bulle hôtelière »</strong></em><strong>.</strong></p>



<p>George Lepoigner, chauffeur de taxi dans la capitale mauricienne Port-Louis, a hâte de voir les touristes revenir vers les plages paradisiaques et les eaux turquoise de son île. <em>« Sans les touristes dans le pays, nous n’avons pas de devises étrangères qui rentrent. Nous n’avons pas les fonds pour continuer à vivre »</em>, affirme M. Lepoigner, 55 ans et père de deux enfants.</p>



<p>La pandémie a durement touché l’île Maurice, dont une part importante de l’économie repose sur les revenus générés par le secteur du tourisme. Avant l’irruption de l’épidémie sur l’île en mars&nbsp;2020, le tourisme et l’hôtellerie totalisaient environ 24&nbsp;% du PIB et près d’un quart des emplois. Mais au cours de la dernière année fiscale, l’économie tout entière s’est contractée de 15&nbsp;%. Et le pays s’impatiente de voir revenir ses précieux touristes.</p>



<p>En juin, le ministre des finances Renganaden Padayachy annonçait l’objectif&nbsp;<em>«&nbsp;d’atteindre 650&nbsp;000&nbsp;touristes dans les douze prochains mois&nbsp;»</em>, précisant que le rétablissement serait&nbsp;<em>«&nbsp;progressif et continu&nbsp;»</em>. Il ajoutait que l’autorité en charge du tourisme allait être dotée de quelque 420&nbsp;millions de roupies mauriciennes (8,3&nbsp;millions d’euros) pour promouvoir le pays dans ses marchés clés, comme la Chine, l’Europe et l’Afrique du Sud.</p>



<h4>« Un choc brutal et immense »</h4>



<p>Mais les professionnels du tourisme devront cependant attendre avant de ressentir un rebond&nbsp;: la réouverture complète des frontières, sans les restrictions, n’est en effet prévue que le 1<sup>er&nbsp;</sup>octobre. En attendant, les touristes pourront jouir de leur complexe hôtelier et de la plage, mais ne pourront pas profiter du reste de l’île pendant leur quarantaine, pas plus que de certains services, comme les spas.</p>



<p>Selon <em>Le Mauricien</em>, l’un des principaux journaux locaux, 600 touristes étaient attendus jeudi, en provenance d’Europe et de Dubaï. Gilbert Espitalier-Noel, directeur général des hôtels New Mauritius, un acteur important du secteur, note avec morosité ne pas s’attendre à une reprise avant le dernier trimestre 2021.</p>



<p>Les revenus de ses hôtels ont plongé à 940&nbsp;millions de roupies (18,6&nbsp;millions d’euros) sur la période allant de juin&nbsp;2020 à mars&nbsp;2021, contre 7,6&nbsp;milliards de roupies (150&nbsp;millions d’euros) pour la période de juin&nbsp;2019 à mars&nbsp;2020.&nbsp;<em>«&nbsp;Bien que nous ayons pris des mesures pour réduire les dépenses, à travers des réductions de salaire, des départs en retraite volontaires et en maintenant les dépenses opérationnelles à leur minimum, l’entretien des hôtels reste significatif&nbsp;»</em>, précise-t-il.</p>



<p>Les effets de la crise ne se sont pas limités au tourisme, mais se sont fait sentir dans les transports, l’agriculture ou encore la vente. Evoquant les effets d’entraînement au-delà du secteur touristique, l’économiste Rama Sithanen souligne que&nbsp;<em>«&nbsp;Maurice n’est pas sorti de ce choc brutal et immense&nbsp;»</em>.</p>



<p>Comme d’autres pays dans le monde, l’île, qui a enregistré quelque 2&nbsp;190&nbsp;cas d’infections et 20&nbsp;décès pour une population totale de 1,2&nbsp;million d’habitants, se bat désormais contre des variants plus virulents du virus, dont le Delta.</p>



<p>Mais pour M. Lepoigner, le retour des touristes ne peut plus attendre. <em>« Même s’il y a un risque de contamination avec le nouveau variant, soit nous mourons de faim, soit nous mourons du Covid. Je choisirai le Covid puisque 99,9 % des Mauriciens ont survécu au virus depuis l’année dernière »</em>, lâche-t-il.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Maurice: un projet de contrôle d&#8217;internet suscite de vives inquiétudes</title>
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				<pubDate>Thu, 06 May 2021 13:56:13 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[C’est devenu le projet le plus controversé à Maurice en ce moment. L’instance régulatrice des activités sur la Toile, l’ICTA, veut introduire un système d’interception des échanges sur les réseaux sociaux. L’objectif est de censurer les messages préjudiciables à la société et aux individus. Mais les dérives potentielles d’un tel contrôle intriguent tous les acteurs sociaux....]]></description>
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<p><strong>C’est devenu le projet le plus controversé à Maurice en ce moment. L’instance régulatrice des activités sur la Toile, l’ICTA, veut introduire un système d’interception des échanges sur les réseaux sociaux. L’objectif est de censurer les messages préjudiciables à la société et aux individus. Mais les dérives potentielles d’un tel contrôle intriguent tous les acteurs sociaux.</strong></p>



<p>Tout est parti de travers avec ce projet de l’Informations and Communication Technologies Authority (ICTA).&nbsp; L’autorité de régulation des activités sur internet à Maurice a publié le 14 avril sur le son site un document de consultations.</p>



<p>Celui-ci évoque son ambition d’intercepter et de censurer si besoin&nbsp;des messages qui pourraient porter atteinte à la sécurité de l’État ou à l’harmonie sociale. Le court délai accordé, seulement 20 jours, a provoqué une vive opposition des Mauriciens.</p>



<p>L’ICTA a fini par étendre le délai et apporté des précisions. Les services de messageries ne sont pas concernés. Seulement les activités sur Facebook. Mais entre-temps les suspicions ont inondé internet. Des voix soulignent les risques d’entrave à la liberté d’expression qui est garantie par la Constitution.</p>



<p>D’autres s’interrogent sur le sort de leurs données personnelles, car avec un tel projet de contrôle sur la Toile, les données de tous les internautes mauriciens seront entre les mains du régulateur.</p>



<p>Le risque que cela débouche sur une société de surveillance est trop grand pour beaucoup d’observateurs. De même que la tentation d’un usage à des fins politiques.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Lis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Marée noire à l&#8217;île Maurice : le capitaine du bateau arrêté</title>
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				<pubDate>Tue, 18 Aug 2020 19:40:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Ile Maurice]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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				<description><![CDATA[Le capitaine du bateau japonais qui a déclenché une marée noire à l&#8217;île Maurice, après s&#8217;être échoué fin juillet sur un récif, a été arrêté mardi, a-t-on appris de source policière. Plus de dix jours après&#160;la fuite d&#8217;hydrocarbures du navire MV Wakashio&#160;au large de&#160;l&#8217;île Maurice, la justice avance. « Le capitaine du bateau japonais qui a...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200818_203456.png" alt="" class="wp-image-18997" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200818_203456.png 695w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200818_203456-300x175.png 300w" sizes="(max-width: 695px) 100vw, 695px" /></figure>



<p><br><strong>Le capitaine du bateau japonais qui a déclenché une marée noire à l&rsquo;île Maurice, après s&rsquo;être échoué fin juillet sur un récif, a été arrêté mardi, a-t-on appris de source policière.</strong></p>



<p>Plus de dix jours après&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200812-mar%C3%A9e-noire-%C3%A0-l-%C3%AEle-maurice-l-armateur-japonais-d%C3%A9j%C3%A0-impliqu%C3%A9-dans-plusieurs-accidents">la fuite d&rsquo;hydrocarbures du navire MV Wakashio</a>&nbsp;au large de&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200809-en-images-l-%C3%AEle-maurice-paradis-aux-eaux-cristallines-menac%C3%A9-par-une-mar%C3%A9e-noire">l&rsquo;île Maurice</a>, la justice avance. « Le capitaine du bateau japonais qui a provoqué une marée noire à l&rsquo;île Maurice après s&rsquo;être échoué fin juillet sur un récif a été arrêté mardi, a-t-on appris de source policière, mardi 18 août.</p>



<p>Le capitaine indien, qui a plusieurs fois été questionné par la police, et son adjoint de nationalité sri-lankaise, ont été inculpés et comparaîtront à nouveau au tribunal le 25 août. Ils ont été traduits en justice sous un chef d&rsquo;accusation provisoire. D&rsquo;autres membres de l&rsquo;équipage doivent encore être interrogés, a indiqué à l&rsquo;AFP un porte-parole de la police, Shiva Coothen.</p>



<p>Le vraquier japonais MV Wakashio s&rsquo;était échoué le 25 juillet sur un récif à la Pointe d&rsquo;Esny, au sud-est de l&rsquo;île Maurice, avec 3 800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel à bord. Entre 800 et 1 000 tonnes de fioul se sont échappées de ses flans éventrés et ont souillé les côtes, notamment des espaces protégés abritant des forêts de mangrove et des espèces menacées.</p>



<p><strong>Aucune erreur commise, selon le Premier ministre mauricien</strong></p>



<p>Les équipes d&rsquo;intervention ont mené une course contre la montre pour pomper le reste du carburant, alors que le bateau menaçait de se briser à tout moment. Il s&rsquo;est finalement cassé en deux dimanche.</p>



<p>Les deux tiers avant de l&rsquo;épave ont commencé à être remorqués avant d&rsquo;être coulés au large pour éviter des dégâts supplémentaires. La partie restante, qui contient les moteurs et environ 30 mètres cubes de pétrole, est encore coincée sur le récif.</p>



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<p>Les autorités ont estimé qu&rsquo;il était « trop risqué de chercher à récupérer la quantité résiduelle de fioul dans la salle des machines ». Le gouvernement mauricien a été accusé de négligence, la population de cette île touristique se demandant pourquoi si peu avait été fait entre le moment où le MV Wakashio s&rsquo;est échoué et l&rsquo;apparition de la fuite.</p>



<p>Le Premier ministre mauricien, Pravind Jugnauth, a estimé qu&rsquo;aucune erreur n&rsquo;avait été commise et a refusé de présenter des excuses. Le propriétaire japonais du bateau, Nagashiki Shipping, s&rsquo;est déclaré « profondément conscient de (ses) responsabilités » et a promis de répondre « sincèrement » aux demandes de compensation.</p>



<p><strong>Source : France 24 /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Marée noire à Maurice: l&#8217;écosystème en danger</title>
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				<pubDate>Sun, 16 Aug 2020 16:35:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Ile Maurice]]></category>
		<category><![CDATA[Écosystème en danger]]></category>
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				<description><![CDATA[La fuite d’hydrocarbures au sud-est de Maurice menace l’éco-système de l’île. Le 26 juillet dernier, le vraquier japonais MV Wakashio s’est échoué dans les eaux territoriales de l’île puis s&#8217;est brisé en deux parties ce samedi 15 août. Si les réservoirs du navire ont été vidés, une partie de son fuel s&#8217;est déversée en mer, non...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/cover-r4x3w1000-5f368e49184af-000-1wg6x4.jpg" alt="" class="wp-image-18932" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/cover-r4x3w1000-5f368e49184af-000-1wg6x4.jpg 1000w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/cover-r4x3w1000-5f368e49184af-000-1wg6x4-300x225.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/cover-r4x3w1000-5f368e49184af-000-1wg6x4-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption>Maurice fait face à sa plus grave catastrophe écologique de son histoire. Un déversement d’hydrocarbures, qui a commencé le 6 août, affecte le sud-est de l’île. AFP</figcaption></figure>



<p><strong>La fuite d’hydrocarbures au sud-est de Maurice menace l’éco-système de l’île. Le 26 juillet dernier, le vraquier japonais MV Wakashio s’est échoué dans les eaux territoriales de l’île puis s&rsquo;est brisé en deux parties ce samedi 15 août. Si les réservoirs du navire ont été vidés, une partie de son fuel s&rsquo;est déversée en mer, non loin du parc marin Blue Bay et de ses zones humides protégées.</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Tout le fioul a été&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200813-mar%C3%A9e-noire-maurice-les-r%C3%A9servoirs-d%C3%A9sormais-vides-mais-la-lutte-continue" rel="noreferrer noopener"><strong>pompé</strong></a></em><a target="_blank" href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200813-mar%C3%A9e-noire-maurice-les-r%C3%A9servoirs-d%C3%A9sormais-vides-mais-la-lutte-continue" rel="noreferrer noopener"><strong>&nbsp;» du vraquier échoué</strong></a>&nbsp;qui renfermait encore des hydrocarbures dans ses réservoirs, a déclaré mercredi 12 août&nbsp;le Premier ministre mauricien, Pravind Jugnauth, assurant&nbsp;ainsi qu’une seconde marée noire a été évitée. Malgré cela, les experts sur place estiment que 1000 tonnes d’huile lourde se sont déjà déversées dans les eaux de l’île, avec des conséquences visibles dans toute la zone.&nbsp;«&nbsp;<em>Près de 10 kilomètres de zone côtière et une dizaine d’endroits ont été affectés</em>&nbsp;», constate un responsable du comité de crise mis en place dans la foulée de ce naufrage.</p>



<p>Après la catastrophe, l’océanographe Vassen Kauppaymuttoo a cartographié la pollution provoquée&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Quelque 9500 hectares de lagon ont été touchés par le déversement d’hydrocarbures et 4500 hectares concernent des zones sensibles comme les coraux, les herbiers et les plages notamment.</em>&nbsp;» constate-t-il.</p>



<p>Sur son site internet,&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.greenpeace.org/africa/en/press/11864/greenpeace-africa-response-to-mauritius-oil-spill/" rel="noreferrer noopener">GreenPeace Africa&nbsp;s’inquiète</a></strong>&nbsp;de voir «&nbsp;<em>des milliers d’espèces autour des lagons vierges de Blue Bay, Pointe d’Esny et Mahebourg</em>&nbsp;» se noyer «&nbsp;<em>dans une mer de pollution, avec de terribles conséquences pour l’économie, la sécurité alimentaire et la santé de l’île Maurice</em>&nbsp;».</p>



<p>Les rejets du bateau échoué menacent la faune et la flore de Pointe d&rsquo;Esny. Avec le parc marin Blue Bay qui se trouve à proximité, ces deux sites sont&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.ramsar.org/fr/zone-humide/maurice" rel="noreferrer noopener">classés dans la convention Ramsar</a>&nbsp;</strong>comme des «&nbsp;<em>zones humides d’importance internationale</em>&nbsp;». Sur les images prises après l’échouement du navire, les nappes noires recouvrent l’eau turquoise et se dirigent vers les lagons qui abritent des jardins coralliens riches en biodiversité.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://s.rfi.fr/media/display/44785ad0-df92-11ea-8e31-005056bff430/w:1024/000_1we1dr_0.webp" alt="Maurice fait face à sa plus grave catastrophe écologique de son histoire. Un déversement d’hydrocarbures, qui a commencé le 6 août, affecte le sud-est de l’île."/><figcaption>Maurice fait face à sa plus grave catastrophe écologique de son histoire. Un déversement d’hydrocarbures, qui a commencé le 6 août, affecte le sud-est de l’île.&nbsp;AFP</figcaption></figure>



<p>Le danger pour l’éco-système est réel, prévient Eco-Sud, une ONG locale, qui affirme que «&nbsp;<em>ce sera une catastrophe</em>&nbsp;» et prévient&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Les dégâts écologiques sont inestimables et irréversibles.</em>&nbsp;»</p>



<p>Bien qu’ils s’accordent à dire que les dégâts sont conséquents, les scientifiques et les autorités de l’île sont moins alarmants. «&nbsp;<em>L’eau est limpide au parc marin de Blue Bay, j’ai pu le constater moi-même. Mais il faut rester vigilant</em>&nbsp;», témoigne Nadeem Nazurally, biologiste marin qui cultive des coraux dans cette région depuis 2009.</p>



<p><strong>Solidarité sur place</strong></p>



<p>Les appels à la mobilisation citoyenne se multiplient sur les réseaux sociaux. Eco-Sud, par exemple, poste régulièrement des publications sur Facebook pour demander aux habitants de participer au nettoyage des eaux et des plages, ou pour demander des matériaux de fortune qui servent à construire les boudins flottants qui retiennent les huiles lourdes. Un appel au don de cheveux pour consolider ces boudins a également été lancé et relayé sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Ce travail de dépollution, auquel la marine française apporte son soutien, doit se poursuivre pendant les semaines à venir. Le président français Emmanuel Macron a rappelé dans un tweet que «&nbsp;<em>la biodiversité est en péril</em>&nbsp;» et qu’il y a «&nbsp;<em>urgence d’agir</em>&nbsp;». Le Japon a également envoyé des experts pour travailler aux côtés des équipes françaises et mauriciennes.</p>



<p>À la surface, la situation revient graduellement à la normale. «&nbsp;<em>À partir de lundi nous allons commencer à évaluer l’impact sur la faune et la flore de la région. Ensuite, il faudra un suivi scientifique approprié pour réhabiliter les zones polluées</em>&nbsp;», explique Nadeem Nazurally.</p>



<p>Lui et ses anciens collègues de l’Université de Maurice, ainsi que des étudiants des facultés scientifiques de l’établissement, se sont mobilisés spontanément pour appuyer les efforts de nettoyage.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Eric Ng Ping Cheun : « Il sera impossible de relancer l’économie mauricienne sans ouverture des frontières »</title>
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				<pubDate>Fri, 14 Aug 2020 21:25:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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				<description><![CDATA[Frappée depuis trois semaines par une marée noire au large de sa côte sud-est après l’échouage du navire Wakashio, appartenant à une entreprise japonaise battant pavillon panaméen et transportant 3 800 tonnes d&#8217;huile lourde et 200 tonnes de diesel, l’île Maurice retient son souffle. Avec une économie déjà considérablement mise à mal par la pandémie...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/eric-ng-ping-cheun.jpg" alt="" class="wp-image-18908" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/eric-ng-ping-cheun.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/eric-ng-ping-cheun-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Eric Ng Ping Cheun, économiste mauricien</figcaption></figure>



<p>Frappée depuis trois semaines par une marée noire au large de sa côte sud-est après l’échouage du navire Wakashio, appartenant à une entreprise japonaise battant pavillon panaméen et transportant 3 800 tonnes d&rsquo;huile lourde et 200 tonnes de diesel, l’île Maurice retient son souffle. Avec une économie déjà considérablement mise à mal par la pandémie de coronavirus combinée à plusieurs autres facteurs, l’avenir économique à court et moyen terme de l’île hyper attractive pour les investisseurs de la planète suscite de nombreuses interrogations. La Tribune Afrique en a adressées quelques-unes à l’économiste mauricien Eric Ng Ping Cheun…</p>



<p><strong>La Tribune Afrique &#8211; Alors que l&rsquo;île Maurice prépare depuis plus de deux mois sa relance économique, le pays vit le cauchemar d&rsquo;une marée noire inattendue. Quel pourrait en être l&rsquo;impact sur la situation économique déjà mise à mal par la pandémie&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Eric Ng Ping Cheun&nbsp;&#8211;</strong>&nbsp;Tout dépend de la manière dont la situation va évoluer, si on arrive à contenir les dégâts &#8230; Tout dépend aussi de la date d&rsquo;ouverture des frontières. Avec la marée noire, je ne pense pas que les frontières seront ouvertes le 1er septembre comme prévu. Mais une fois que ce sera fait, il faudra une stratégie marketing pour refaire l&rsquo;image de l&rsquo;île et revendre la destination. De nombreux touristes peuvent penser que toute l&rsquo;île est affectée sur le plan écologique, alors que non. Cette marée noire affecte uniquement la côte sud-est mauricienne.</p>



<p>Sur le plan économique, la Covid-19 a eu un impact substantiel sur notre économie. Le PIB qui a atteint 498 milliards de roupies mauriciennes en 2019 selon les chiffres du ministère de l&rsquo;Economie est parti pour se contracter de 13% en 2020. D&rsquo;après les projections du ministère dans le cadre du budget 2020-2021, ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 2022 qu&rsquo;on dépassera la barre des 500 milliards de roupies mauriciennes. Malheureusement, j&rsquo;estime que ce budget ne répond pas tellement aux problèmes immédiats.</p>



<p><strong>Pour quelles raisons&nbsp;? Rappelons que c&rsquo;est un budget de 2,5 milliards&nbsp;de dollars qui servira entre autres, selon le ministère, à des changements structurels majeurs&#8230;</strong></p>



<p>C&rsquo;est un budget essentiellement concentré sur la construction. Or, la construction favorise la dépendance vis-à-vis des importations, notamment en matière d&rsquo;équipements. En plus, les projections économiques avec lesquelles le pays travaille actuellement datent d&rsquo;il y a deux mois. La marée noire a forcément le potentiel de compliquer la situation. Certes la fermeture des frontières fait qu&rsquo;on ne ressent pas encore l&rsquo;impact supplémentaire sur le tourisme. Mais ce secteur -qui représente 8% du PIB et jusqu&rsquo;à environ 15% en y associant le para-hôtelier- est en berne depuis des mois, les exportations textiles tournent au ralenti. La fermeture des frontières impacte également le secteur de l&rsquo;immobilier, parce que les acheteurs potentiels ne peuvent pas venir à Maurice pour conclure les accords d&rsquo;achats. Globalement, les devises ne rentrent pas dans le pays. En tout état de cause, sans l&rsquo;ouverture des frontières, il sera quasiment impossible -en tout cas très difficile- de relancer l&rsquo;économie mauricienne. Il n&rsquo;y a pas de doute là-dessus. Tout l&rsquo;enjeu est dans l&rsquo;ouverture des frontières.</p>



<p>De plus, Maurice est frappé par une conjonction de facteurs&nbsp;: la Covid-19, l&rsquo;inscription sur la liste noire de l&rsquo;UE, des allégations de corruption liées au scandale des turbines à gaz, maintenant la marée noire et par-dessous tout, le budget qui alourdit la fiscalité mauricienne pour les entreprises&#8230; Tout cela mis ensemble représente d&rsquo;énormes défis pour redresser l&rsquo;économie.</p>



<p><strong>Justement, le Premier&nbsp;ministre, Pravind Jugnauth, s&rsquo;est indigné début juin de l&rsquo;inscription de Maurice sur la liste noire de l&rsquo;UE, sachant que le pays est déjà sur la liste grise de l&rsquo;OCDE&#8230;</strong></p>



<p>En effet, sortir le pays de la liste grise de l&rsquo;OCDE,&nbsp;pour espérer sortir de la liste noire de l&rsquo;UE, est vraiment la priorité des priorités affichée par le gouvernement. Des lois sont en train d&rsquo;être mises en place dans ce sens. Tout récemment, le secteur immobilier a été réglementé avec l&rsquo;établissement d&rsquo;une autorité. Car, jusqu&rsquo;à présent à Maurice, tout le monde peut se déclarer agent immobilier. Le nouveau règlement vient mettre de l&rsquo;ordre dans tout cela. Ce sont clairement des actions qui visent à prouver&nbsp;la volonté du gouvernement à combattre le blanchiment d&rsquo;argent.</p>



<p>Au regard des réalités auxquelles sont confrontées notre économie, je ne crois pas que nous pourrions effectivement sortir de la liste noire de l&rsquo;UE en octobre. De façon optimiste, ce sera peut-être en février ou mars de l&rsquo;année prochaine. Mais rien n&rsquo;est certain.</p>



<p><strong>L&rsquo;orientation fiscale du budget 2020-2021 fait débat, notamment chez les entreprises qui vont être soumises à de nouvelles règles contraignantes avec entre autres la contribution sociale généralisée (CSG)&#8230; Comment analysez-vous cette nouvelle stratégie?</strong></p>



<p>L&rsquo;île Maurice disposant de deux régimes fiscaux (une domestique et une offshore, cette dernière permettant aux entreprises offshore d&rsquo;être soumises à un régime souple), c&rsquo;est surtout l&rsquo;orientation donnée à la fiscalité domestique qui pose problème.</p>



<p>Le gouvernement avait d&rsquo;abord voulu imposer dans ce budget une taxe sur le chiffre d&rsquo;affaires des sociétés de plus de 500 millions de roupies, qui n&rsquo;est finalement pas passée. Mais la CSG désormais actée est applicable aux salaires mensuels de moins de 50&nbsp;000 roupies à hauteur de 1,5% pour l&#8217;employé et 3% pour l&#8217;employeur, ainsi qu&rsquo;aux salaires de plus de 50&nbsp;000 roupies à hauteur de 3% pour l&#8217;employé et 6% pour l&#8217;employeur. L&rsquo;introduction de cette taxe pèsera sur les entreprises, d&rsquo;autant qu&rsquo;elle s&rsquo;applique même aux professions libérales. Il y a aussi la taxe de solidarité qui était appliquée aux professionnels ayant des revenus de plus de 3,5 millions de roupies par an. Cette taxe est passée de 5% à 25% et le seuil&nbsp;a été réduit&nbsp;à 3 millions de roupies par an.</p>



<p>C&rsquo;est dire que les professions libérales, les investisseurs étrangers et les expatriés qui viennent travailler à Maurice, devront non seulement payer davantage sur la taxe de solidarité, mais aussi la CSG jusqu&rsquo;à 6%. En plus de tout cela, on veut introduire pour les entreprises un fonds de pension pour les employés&nbsp;qui quittent l&rsquo;entreprise&nbsp;auquel&nbsp;cette dernière&nbsp;doit contribuer à hauteur de 4,5% du salaire de l&#8217;employé. Tout cela arrive en même temps et évidement envoie un mauvais signal sur le plan fiscal. Même si le taux&nbsp;de l&rsquo;IS reste de 15%, mais ce n&rsquo;est pas énorme par rapport aux économies concurrentes.&nbsp;Plusieurs pays d&rsquo;Asie notamment ont des taux similaires.</p>



<p><strong>Plusieurs pays africains, dont le Sénégal récemment, renégocient leurs accords fiscaux avec Maurice. Or ceux-ci ont permis à l&rsquo;île d&rsquo;entretenir une fiscalité ultra-avantageuse pendant longtemps et qui a été lucrative. Pourrait-on associer ces renégociations aux divers motifs de la nouvelle stratégie fiscale domestique de Port-Louis&nbsp;?</strong></p>



<p>Pour ce qui est de la renégociation des accords, Maurice comprend que les autres pays africains veuillent ne pas trop perdre en termes de revenus fiscaux. Donc la renégociation se fait.</p>



<p>Cependant, la Covid a contraint le gouvernement à exécuter d&rsquo;importants plans de soutien, notamment pour indemniser le chômage partiel, &#8230; Certes nous pensions que le don de 60 milliards de roupies de la Banque centrale aurait permis d&rsquo;éviter un alourdissement de la fiscalité domestique. Mais, je reviens à la conjonction de facteurs évoquée plus haut. Il faut noter que nous sommes également dans un contexte de hausse de l&rsquo;endettement public (80% du PIB au 30 juin 2020), de dépréciation de la roupie de plus de 26% par rapport au dollar et l&rsquo;euro&#8230; Ce sont autant de facteurs, en plus de ceux déjà évoqués, qui peuvent pousser l&rsquo;Etat à vouloir redynamiser ses recettes dans un contexte de crise.</p>



<p><strong>Maurice est devenu pour la première fois en juin le deuxième pays africain classé par la Banque mondiale parmi les pays à revenu élevé, après les Seychelles. Que vous inspire cela au regard de la situation actuelle de l&rsquo;île&nbsp;?</strong></p>



<p>Tout d&rsquo;abord, il est important de noter que ce classement est provisoire. En outre, la forte contraction du PIB en 2020 (13%), jumelée à la forte dépréciation de la roupie par rapport au dollar font que ce classement a de faible chances de s&rsquo;inscrire sur le long terme. Même la Banque mondiale estime qu&rsquo;on pourrait probablement basculer l&rsquo;année prochaine dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur.</p>



<p>Néanmoins je tiens à relever que dans sa méthodologie, la Banque mondiale calcule le taux de change (roupie/dollar) d&rsquo;une manière assez particulière. L&rsquo;institution prend en considération le taux de change et la moyenne des trois dernières années en tenant compte du différentiel d&rsquo;inflation entre Maurice et les Etats-Unis. Je crois qu&rsquo;ils ont pris un taux de change du dollar américain de l&rsquo;ordre 34,80 roupies, alors que nous savons tous que cette année, le dollar a atteint les 40 roupies et même l&rsquo;année dernière le dollar était à 36 roupies.</p>



<p>De toutes les façons, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un seuil. Nous sommes est à peine au-dessus de la catégorie des pays à revenus intermédiaires supérieurs. Cela ne veut donc pas dire que nous sommes un pays développé. Il faut admettre que le pays se modernise et nous sommes plutôt bien situés au niveau des indicateurs socio-économiques et humains. Seulement nous n&rsquo;arrivons pas à faire un saut quantitatif et qualitatif en termes d&rsquo;innovation. Pour devenir un pays développé, il faut que nous progressions par l&rsquo;innovation.</p>



<p><strong>L&rsquo;économie mauricienne reste peu diversifiée. Dans le contexte actuel, peut-on dire que l&rsquo;île&nbsp;est l&rsquo;un des plus grands perdants de cette crise en Afrique&nbsp;?</strong></p>



<p>Déjà, il est clairement établi que les pays du monde entier connaissent une forte contraction économique en raison de cette crise. Au niveau de l&rsquo;Afrique, je pense que l&rsquo;île Maurice sera en effet, dans une certaine mesure, parmi les plus grands perdants. Nous sommes plus jeunes et que nous avons toujours été une économie fortement dépendantes&nbsp;des échanges de biens et services ainsi que de la mobilité (mouvements des capitaux et des personnes).</p>



<p>S&rsquo;il arrive une deuxième vague de Covid-19, nous serons encore plus affectés économiquement, peut-être beaucoup plus que certains pays africains. Le textile est l&rsquo;un des secteurs clés sur lequel on tient bon pour l&rsquo;instant. Mais s&rsquo;il y a une deuxième vaque de Covid-19, la demande va baisser, particulièrement en provenance de l&rsquo;Europe. Nous avons un tant soit peu tenu le coup jusqu&rsquo;ici parce que le gouvernement au travers de la Banque centrale injecte beaucoup de fonds. Mais le soutien de l&rsquo;Etat a des limites. Je pense que l&rsquo;Etat pourra mettre la main à la poche jusqu&rsquo;à fin 2020, mais après il faudra que le secteur de privé se débrouille autrement.</p>



<p>Evidemment la question de l&rsquo;ouverture des frontières se posera rapidement. En tout état de cause, la situation n&rsquo;est pas aisée pour Maurice. Avec la marée noire, le défi est désormais plus grand.</p>



<p><strong>Quelles pistes s&rsquo;offrent à l&rsquo;île pour trouver d&rsquo;autres leviers de croissance, sachant qu&rsquo;en plus de tous les facteurs déjà cités, la fragilité de l&rsquo;aérien due notamment aux difficultés d&rsquo;Air Mauritius pourrait davantage affecter la relance par le tourisme&nbsp;?</strong></p>



<p>Je pense que la diversification se fera dans les services, les TIC, mais aussi l&rsquo;industrie pharmaceutique, le tourisme médical et l&rsquo;exploitation des minéraux de mer. On parlait depuis plusieurs années de l&rsquo;Etat océanique, c&rsquo;est peut-être l&rsquo;occasion de concrétiser ce projet. Parallèlement, je pense qu&rsquo;il faut consolider les secteurs traditionnels. On pourrait davantage orienter l&rsquo;offre touristique vers le haut de gamme. Le Covid représente peut-être une opportunité pour s&rsquo;éloigner du tourisme de masse et cela implique forcément la mise en place d&rsquo;une politique aérienne intelligente. Et c&rsquo;est vrai qu&rsquo;avec la situation d&rsquo;Air Mauritius, il va falloir sérieusement travailler sur ce dossier.</p>



<p>En ce qui concerne le textile, on pourrait se diriger vers plus de produits à valeur ajoutée. Une coopération stratégique avec Madagascar et les pays de l&rsquo;Est du continent est à explorer. Maurice se concentrait sur le fil et le tissu, les autres pays se focaliseraient sur l&rsquo;habillement. On est bien sur les services financiers. Il y a également beaucoup de potentiel au niveau des TIC. Le secteur génère à présent environ 20&nbsp;000 emplois, une croissance de 5 à 6% et Maurice essaie de développer son expertise dans le service de conseil. A côté de tout cela, il faut développer des compétences, surtout au niveau local.</p>



<p><strong>Si Maurice durcit sa fiscalité, l&rsquo;île attirera-t-elle encore autant les investisseurs&nbsp;?</strong></p>



<p>Tout d&rsquo;abord, je crois personnellement qu&rsquo;il n&rsquo;est pas juste de qualifier l&rsquo;île Maurice de paradis fiscal. Une destination d&rsquo;investissement est considérée comme un paradis fiscal lorsque le taux d&rsquo;imposition est de zéro. Ce n&rsquo;est pas le cas à Maurice. Le taux de 3% est très faible, je l&rsquo;admets, mais ce n&rsquo;est quand même pas zéro. Evidemment si on alourdit le taux d&rsquo;imposition dans l&rsquo;offshore, je pense qu&rsquo;on peut toujours gérer la situation, mais il faudra jouer sur d&rsquo;autres atouts comme la stabilité politique, l&rsquo;infrastructure financière&#8230; Il faudra aussi tenir compte des entités comme les banques qui sont soumises à deux régimes fiscaux. Alourdir la fiscalité domestique risquerait d&rsquo;altérer leur engouement. A terme, il faudra explorer la possibilité d&rsquo;une intégration des deux régimes.</p>



<p>Je ne sais si l&rsquo;alourdissement du taux à 6% ou 7% permettra à Maurice ne sera plus être perçu comme un paradis fiscal. Mais je crois que le plus important pour l&rsquo;OCDE ou l&rsquo;UE est la coopération, l&rsquo;échange d&rsquo;informations entre les régulateurs. Au-delà, un pays doit jouir de sa souveraineté fiscale. L&rsquo;UE sait très bien qu&rsquo;elle ne peut pas intervenir dans la politique fiscale d&rsquo;un pays souverain. Nous sommes un pays en développement, nous avons besoin de capitaux. Après, l&rsquo;enjeu est institutionnel à mon avis. Il nous faut des institutions efficaces pour combattre le financement du terrorisme &#8230;</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Les Mauriciens anxieux utilisent les cheveux pour endiguer la marée noire d&#8217;un navire japonais</title>
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				<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 14:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_151552.png" alt="" class="wp-image-18800" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_151552.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_151552-300x165.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Déversement de pétrole après que le navire vraquier MV Wakashio s&rsquo;est échoué sur un récif, à Rivière des Créoles, à Maurice. </figcaption></figure>



<p><strong>Les Mauriciens font des barrages flottants de cheveux humains et de feuilles dans une course 24 heures sur 24 pour éponger le pétrole qui s&rsquo;échappe d&rsquo;un navire japonais échoué sur leurs plages immaculées de l&rsquo;océan Indien.</strong></p>



<p>Le MV Wakashio, propriété de la Nagashiki Shipping Company et exploité par Mitsui OSK Line, a commencé à suinter du carburant dans les eaux turquoises la semaine dernière après avoir heurté un récif au large de l&rsquo;île.</p>



<p>Maurice a déclaré l&rsquo;état d&rsquo;urgence et l&rsquo;ancien dirigeant colonial, la France, a envoyé de l&rsquo;aide dans ce que le groupe environnemental Greenpeace a qualifié de crise écologique majeure.</p>



<p>Romina Tello, 30 ans, fondatrice de l&rsquo;agence d&rsquo;éco-tourisme Mauritius Conscious, a passé le week-end à aider à nettoyer les boues noires des mangroves.&nbsp;Elle a déclaré que les Mauriciens fabriquaient des barrages pour flotter sur la mer avec des feuilles de canne à sucre, des bouteilles en plastique et des cheveux que les gens coupaient volontairement.</p>



<p>«Les cheveux absorbent l&rsquo;huile mais pas l&rsquo;eau», a expliqué Tello par téléphone.&nbsp;«Il y a eu une grande campagne autour de l&rsquo;île pour se coiffer.»</p>



<p>Des vidéos en ligne montrent des volontaires cousant des feuilles et des cheveux dans des filets pour flotter à la surface et ramasser l&rsquo;huile jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle puisse être aspirée par des tuyaux.</p>



<p>Les centres de plongée, les pêcheurs et d&rsquo;autres se sont tous associés à l&rsquo;effort de nettoyage, certains fournissant des sandwiches, des maisons d&rsquo;hôtes offrant un hébergement gratuit aux bénévoles et des salons de coiffure offrant des réductions aux donneurs de cheveux, a déclaré Tello.</p>



<p>La marée noire se situe à proximité du parc marin de Blue Bay, connu pour ses coraux spectaculaires et sa myriade d&rsquo;espèces de poissons.</p>



<p>«C&rsquo;est vraiment émouvant &#8211; tout le monde fait ce que nous pouvons.&nbsp;Cela nous brise le cœur de voir les dégâts », a déclaré Tello.</p>



<p>Maurice compte sur le tourisme en tant que contributeur majeur à son économie, 63 milliards de roupies (1,6 milliard de dollars) l&rsquo;année dernière.</p>



<p>«Nous nous excusons abondamment et profondément pour les graves problèmes que nous avons causés», a déclaré dimanche aux journalistes Akihiko Ono, vice-président exécutif de Mitsui OSK Lines, à Tokyo, s&rsquo;engageant à faire tout son possible pour endiguer le déversement.</p>



<p>On estime qu&rsquo;au moins 1 000 tonnes de pétrole ont fui, dont 500 tonnes ont été récupérées et environ 2 500 tonnes restantes.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Un navire transportant près de 4 000 tonnes d’hydrocarbures échoué sur les côtes de l’île Maurice</title>
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				<pubDate>Fri, 07 Aug 2020 15:55:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Une coulée noire s’échappant du vraquier échoué sur un récif depuis le 25 juillet pouvait être observée jeudi, alors qu’il a commencé à prendre l’eau. L’île Maurice a annoncé, jeudi 6&#160;août, que des hydrocarbures s’écoulaient d’un vraquier échoué sur un récif depuis la fin juillet sur la côte sud-est de l’île, faisant craindre une catastrophe écologique....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/21957975.jpg" alt="" class="wp-image-18727" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/21957975.jpg 829w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/21957975-300x113.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/21957975-768x289.jpg 768w" sizes="(max-width: 829px) 100vw, 829px" /><figcaption>Navire échoué </figcaption></figure>



<p><strong>Une coulée noire s’échappant du vraquier échoué sur un récif depuis le 25 juillet pouvait être observée jeudi, alors qu’il a commencé à prendre l’eau.</strong></p>



<p>L’île Maurice a annoncé, jeudi 6&nbsp;août, que des hydrocarbures s’écoulaient d’un vraquier échoué sur un récif depuis la fin juillet sur la côte sud-est de l’île, faisant craindre une catastrophe écologique.</p>



<p>Le ministère mauricien de l’environnement a expliqué dans un communiqué avoir été informé, jeudi, de l’existence d’une&nbsp;<em>«&nbsp;fissure dans le navire&nbsp;</em>MV Wakashio<em>&nbsp;»</em>&nbsp;et d’une&nbsp;<em>«&nbsp;fuite d’hydrocarbures&nbsp;»</em>. Il a demandé au public de ne pas s’aventurer sur les plages et dans les lagons alentours.</p>



<p>Une coulée noire s’échappant du vraquier échoué sur un récif depuis le 25 juillet pouvait être observée jeudi, alors qu’il a commencé à s’affaisser sur l’arrière et à prendre l’eau. Le bateau, appartenant à un armateur japonais mais battant pavillon panaméen, voyageait à vide mais transportait 200 tonnes de diesel et 3 800 tonnes d’huile lourde pour sa propre consommation, <a href="https://www.lexpress.mu/article/380418/wakasio-un-echouement-qui-suscite-interrogations?fbclid=IwAR2n5IUh3Tww39P_vKH338klXQ26bvPt7kdjDX1I37r57Bl9Ffr-QtA4zGo">selon la presse locale</a>. Son équipage a été évacué.</p>



<h4>Demande d’aide aux autorités françaises de La Réunion</h4>



<p>Il est échoué sur la pointe d’Esny, une zone humide bénéficiant du label de protection Ramsar, comme le parc marin de Blue Bay proche et lui aussi menacé. Ces deux sites ont été protégés par des systèmes antipollution, a précisé le ministère.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous sommes dans une situation de crise environnementale&nbsp;»</em>, a reconnu le ministre mauricien de l’environnement, Kavy Ramano.&nbsp;<em>«&nbsp;C’est la première fois que nous sommes confrontés à une catastrophe pareille et nous ne sommes pas suffisamment équipés pour traiter ce problème&nbsp;»</em>, a ajouté le ministre de la pêche, Sudheer Maudhoo. Le gouvernement mauricien s’est donc notamment tourné vers les autorités françaises de l’île de La Réunion voisine pour obtenir de l’aide, a-t-il précisé.</p>



<p>Selon les deux ministres, toutes les tentatives pour stabiliser le navire ont échoué en raison de mauvaises conditions en mer. Les efforts pour pomper les hydrocarbures se sont également jusqu’ici révélés infructueux.</p>



<p>Les écologistes craignent que le bateau ne finisse par se briser, ce qui pourrait entraîner une fuite encore plus importante d’hydrocarbures et des dommages colossaux en mer et sur le littoral.</p>



<p>Très prisée pour ses lagons et ses plages paradisiaques, l’île Maurice est un haut lieu du tourisme international.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Hanoomanjee ou Labelle, l&#8217;espoir du retour d&#8217;une femme à la tête de Maurice ?</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Nov 2019 09:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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				<description><![CDATA[Le scandale qui a emporté l’ancienne présidente Ameena Gurib a porté un sérieux coup au prestige de la fonction présidentielle. Mais avec la démission de Barlen Vyapoory qui assurait l’intérim, l’Ile-Maurice se cherche un nouveau président dans cette République parlementaire. Parmi les favoris dans la course au fauteuil du Palais du Réduit, deux figures féminines...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/ameena.jpg" alt="" class="wp-image-11726" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/ameena.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/ameena-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p> <strong>Le scandale qui a emporté l’ancienne présidente Ameena Gurib a porté un sérieux coup au prestige de la fonction présidentielle. Mais avec la démission de Barlen Vyapoory qui assurait l’intérim, l’Ile-Maurice se cherche un nouveau président dans cette République parlementaire. Parmi les favoris dans la course au fauteuil du Palais du Réduit, deux figures féminines sont en pôle position pour le retour d’une femme sur le fauteuil présidentiel.</strong></p>



<p>Nouvelle victoire, nouvelles figures!&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2018-03-23/qui-est-barlen-vyapoory-le-nouveau-president-interimaire-de-maurice-772951.html"><strong>Barlen Vyapoory</strong>&nbsp;</a>se savait sur le départ depuis que l&rsquo;Alliance Morisien du Premier ministre&nbsp;<strong>Pravind Jugnauth-&nbsp;</strong>dont il est proche<strong>&#8211;</strong>, a remporté les élections générales du 7 novembre dernier. Ce mardi 26 novembre, le président intérimaire de l&rsquo;Ile-Maurice a finalement remis au président de l&rsquo;Assemblée nationale, sa lettre de démission avec effet immédiat. Une décision prise d&rsquo;un &nbsp;«commun accord» avec le Premier ministre.</p>



<h4>Le&nbsp;«<em>sentiment du devoir accompli»&nbsp;</em>pour Barlen Vyapoory</h4>



<p>Aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;il quitte le Palais du réduit, l&rsquo;ancien président intérimaire dit partir avec le «<em>sentiment du devoir accompli</em>», pour se consacrer à l&rsquo;enseignement de l&rsquo;anglais et au mentoring auprès des jeunes Mauriciens. Ancien vice-président de la République (2016—2018), Barlen Vyapoory avait succédé à&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2018-03-10/ile-maurice-la-presidente-ameenah-garib-poussee-a-la-demission-pour-shopping-scandaleux-771320.html"><strong>Ameenah Gurib-Fakim</strong>&nbsp;</a>en mars 2018 à la tête du pays.</p>



<p>Sa devancière avait été&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2018-03-17/maurice-la-presidente-ameenah-gurib-fakim-demissionne-772200.html">contrainte à la démission après la révélation du «Planet&nbsp; Earth Gate»</a></strong>, un scandale du nom de cette ONG dont elle avait utilisé une carte de crédit pour des achats personnels. Ce dernier épisode avait sérieusement écorné le prestige attaché à la fonction présidentielle. Alors que le Parlement devrait se réunir le 2 décembre pour désigner le successeur de Barlen Vyapoory, deux figures féminines émergent au milieu des favoris pour réhabiliter la capacité des femmes africaines à occuper de hautes fonctions.</p>



<p>A 67 ans, le nom de&nbsp;<strong>Maya Hanoomanjee</strong>&nbsp;est fortement cité pour devenir la seconde présidente de l&rsquo;Ile-Maurice. Pour l&rsquo;heure, ce n&rsquo;est qu&rsquo;une simple supposition mais, même honorifique, cette fonction pourrait couronner sa carrière. Issue du Mouvement socialiste militant (<strong>MSM</strong>), elle a été ministre de la Santé (2010-2011) dans le cabinet du Premier ministre&nbsp;<strong>Navin Ramgoolam</strong>&nbsp;; un poste qu&rsquo;elle a quitté sous une litanie de scandales. Première femme à occuper le fauteuil de la présidence de l&rsquo;Assemblée nationale, Maya Hanomanjee a servi sous ce titre sous trois présidents de la République avant de céder le perchoir. Aujourd&rsquo;hui, même si des analyses insistantes la voient revenir dans les couloirs de l&rsquo;hémicycle, une nomination au Palais du Réduit serait une consécration. Mais la fonctionnaire à la retraite n&rsquo;est pas la seule femme en lice pour le fauteuil du Château.</p>



<h4>Hanoomanjee ou Labelle pour féminiser les photos de famille des chefs d&rsquo;Etat</h4>



<p>En face, la figure gauchiste&nbsp;<strong>Françoise Labelle</strong>&nbsp;fait office de véritable outsider. Depuis l&rsquo;an 2000 au moins, cette diplômée en psychologie arpente les allées du Parlement monocaméral de l&rsquo;Ile-Maurice. D&rsquo;abord en tant que député de la circonscription «Beau-Bassin/Petite-Rivière» (2000-2005). Cette militante de la première heure du Mouvement militant mauricien (<strong>MMM,</strong>&nbsp;mauve) se découvre ensuite un destin à la circonscription «Vacoas et Floreal», la plus grande de l&rsquo;Ile, où elle a réussi à se faire élire en 2005 puis réélire à toutes les élections depuis lors. L&rsquo;ancienne présidente du parlement panafricain se verrait bien présidente de la République parlementaire de Maurice. Un poste qui lui permettra de faire avancer les dossiers sur la réforme de l&rsquo;éducation, un des chevaux de bataille qui lui ont valu sa notoriété.</p>



<p>Plus loin, l&rsquo;arrivée d&rsquo;une femme à la tête de l&rsquo;Ile-Maurice serait un signal fort pour l&rsquo;image du pays à l&rsquo;international. Indirectement, ce serait un plaidoyer pour plus de femmes à la tête de pays africains. Dans un Continent où souvent les photos de famille des chefs d&rsquo;Etat ne laissent voir que des figures masculines, l&rsquo;arrivée d&rsquo;une femme à la présidence (honorifique) placerait Maurice en bonne position dans le «&nbsp;wowen empowerment» et permettrait de féminiser les photos de famille des chefs d&rsquo;Etat du Continent.</p>



<p>En effet outre l&rsquo;Ethiopienne <a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2018-10-25/sahle-work-zewde-devient-la-premiere-femme-chef-d-etat-de-l-ehtiopie-795309.html"><strong>Sahle-Work Zewde </strong></a>devenue en octobre 2018, la première femme chef d&rsquo;Etat dans le pays, depuis d&rsquo;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/leadership/2018-04-29/ellen-johnson-sirleaf-recoit-officiellement-le-prix-mo-ibrahim-777030.html">Ellen Johnson Sirleaf</a></strong> au Liberia ou encore <strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/leadership/2018-06-18/malawi-l-ex-presidente-joyce-banda-veut-se-lancer-a-nouveau-dans-la-course-en-2019-782200.html">Joyce Banda </a></strong>au Malawi, de moins en moins de femmes occupent la fonction présidentielle, qu&rsquo;elle soit honorifique ou de plein exercice. En Namibie, <strong>Esther Muijangue</strong> qui se porte candidate pour la présidentielle en cours, rappelle ce déficit de présence des femmes à des postes de responsabilités étatiques. Si la succession d&rsquo;Ameena Fakim-Gurib est assurée par une autre femme, cela pourrait être le signe que malgré le scandale qui a emporté cette dernière, l&rsquo;on continue de faire confiance aux compétences féminines sur l&rsquo;Ile de l&rsquo;Océan indien. Et Maya Hanoomanjee et Françoise Labelle semblent bien placées pour relever le défi.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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