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	<title>Hirak &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Hirak &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>L’ONU réclame la fin des arrestations arbitraires contre des militants du Hirak en Algérie</title>
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				<pubDate>Fri, 05 Mar 2021 17:38:15 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le porte-parole a fait état de « rapports crédibles » selon lesquels près d’un millier de personnes ont été poursuivies pour avoir participé au mouvement du Hirak ou pour avoir publié des messages critiques à l’égard du gouvernement sur les réseaux sociaux, mais aussi qu’« au moins 32 individus sont actuellement détenus pour l’exercice légitime de leurs droits fondamentaux, et...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou.jpg" alt="" class="wp-image-14932" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou.jpg 716w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou-300x247.jpg 300w" sizes="(max-width: 716px) 100vw, 716px" /><figcaption>Karim Tabbou</figcaption></figure>



<p><strong>Le porte-parole a fait état de </strong><em><strong>« rapports crédibles »</strong></em><strong> selon lesquels près d’un millier de personnes ont été poursuivies pour avoir participé au mouvement du Hirak ou pour avoir publié des messages critiques à l’égard du gouvernement sur les réseaux sociaux, mais aussi qu’</strong><em><strong>« au moins 32 individus sont actuellement détenus pour l’exercice légitime de leurs droits fondamentaux, et certains d’entre eux sont passibles de longues peines, tandis que d’autres sont toujours en détention provisoire »</strong></em><strong>.</strong></p>



<h4>« Allégations de torture et de violences sexuelles »</h4>



<p>Le Haut-Commissariat a aussi reçu&nbsp;<em>«&nbsp;des allégations de torture et de mauvais traitements en détention, y compris de violences sexuelles&nbsp;»</em>. Par conséquent, il appelle à cesser tout recours à la violence contre des manifestants pacifiques et&nbsp;<em>«&nbsp;à mettre un terme aux arrestations et détentions arbitraires&nbsp;»</em>. M.&nbsp;Coville a déclaré avoir toute une série de demandes pour le gouvernement algérien, à commencer par&nbsp;<em>«&nbsp;la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées ou détenues arbitrairement pour leur soutien présumé au Hirak, et à abandonner toutes les charges retenues contre elles&nbsp;»</em>.</p>



<p>L’agence onusienne, dirigée par Michelle Bachelet, demande aussi des enquêtes&nbsp;<em>«&nbsp;rapides, impartiales et rigoureuses&nbsp;»</em>&nbsp;sur les allégations de torture et de mauvais traitements en détention et elle enjoint aux autorités algériennes d’abroger les textes qui sont utilisés pour poursuivre des personnes qui ne font qu’exprimer leur opinion et exercent leur droit de réunion pacifique.</p>



<p>Le HCDH accuse les forces de sécurité algérienne d’un usage excessif de la force. Il estime que des centaines d’individus ont été arrêtés depuis la reprise des manifestations le 13&nbsp;février&nbsp;2021. Cette situation fait écho à ce qui s’est produit en&nbsp;2019 et 2020, lorsque au moins 2&nbsp;500 personnes ont été arrêtées ou détenues dans le cadre de leur engagement pacifique, souligne-t-il.</p>



<p>De même, les procédures pénales engagées en&nbsp;2019 et 2020 contre des militants, des défenseurs des droits de l’homme, des étudiants, des journalistes, des blogueurs et des citoyens ordinaires qui ont exprimé leur opposition se sont poursuivies pendant les deux premiers mois de 2021, constate encore l’institution onusienne.</p>



<h4>La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme réclame elle aussi une enquête</h4>



<p>Jeudi, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) avait, elle aussi, demandé l’ouverture d’une enquête concernant de nouvelles accusations de torture émises par des détenus ou ex-détenus du Hirak.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous demandons au parquet de se saisir dès qu’il y a ce type de révélations, conformément à la loi&nbsp;»</em>, a déclaré Saïd Salhi, le vice-président de la LADDH.</p>



<p>Trois militants du Hirak, Karim Tabbou et Walid Nekkiche, tous deux anciens prisonniers, et Sami Dernouni, en détention, affirment avoir été torturés par des membres des services de sécurité. <em>« La justice doit s’autosaisir et prendre ses responsabilités en ouvrant une information judiciaire et un procès »</em>, a affirmé M. Salhi.</p>



<p>Lors de son procès, le 1<sup>er</sup>&nbsp;février, Walid Nekkiche, étudiant de 25&nbsp;ans, a dit avoir été&nbsp;<em>«&nbsp;agressé sexuellement, physiquement et verbalement&nbsp;»</em>&nbsp;par des éléments des services de sécurité pendant une garde à vue. Son témoignage éprouvant a suscité une vive indignation en Algérie. Le parquet général a ensuite annoncé l’ouverture d’une enquête – confiée à la justice militaire –&nbsp;<em>«&nbsp;dans le but d’établir la vérité sur ce qui se serait passé&nbsp;»</em>.</p>



<p>Karim Tabbou, opposant politique et figure emblématique du Hirak, avait témoigné le 4&nbsp;mars&nbsp;2020 devant la justice avoir subi des violences lors de son arrestation et d’un interrogatoire dans la caserne Antar, à Alger.&nbsp;<em>«&nbsp;On m’a frappé, insulté, humilié&nbsp;»</em>, avait-il dit.</p>



<p>Enfin, Sami Dernouni, jeune «&nbsp;hirakiste&nbsp;» arrêté en décembre&nbsp;2020 et jugé mardi dernier, a affirmé avoir&nbsp;<em>«&nbsp;été déshabillé, battu, torturé au pistolet électrique Taser&nbsp;»</em>&nbsp;dans les mêmes locaux des services de sécurité à Alger, selon un de ses avocats, Ali Fellah, cité jeudi par le quotidien francophone&nbsp;<em>El Watan</em>.</p>



<p>M.&nbsp;Dernouni est poursuivi pour&nbsp;<em>«&nbsp;incitation à attroupement&nbsp;»</em>,&nbsp;<em>«&nbsp;atteinte à l’unité nationale&nbsp;»</em>&nbsp;et&nbsp;<em>«&nbsp;atteinte à la sécurité nationale&nbsp;»</em>. Lors du procès, le procureur a requis dix ans de prison ferme contre lui. Le verdict est attendu le 9&nbsp;mars.Lire aussi&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/23/algerie-sortir-de-l-impasse-apres-deux-annees-de-revolte_6070897_3232.html">Algérie&nbsp;: sortir de l’impasse après deux années de révolte</a></p>



<p>Dans un communiqué sur sa page Facebook, la LADDH évoque le cas de deux autres hirakistes ayant souffert de sévices.&nbsp;<em>«&nbsp;Aucune plainte, aucun procès n’a abouti&nbsp;»</em>, déplore l’ONG algérienne, qui&nbsp;<em>«&nbsp;rappelle au pouvoir sa pleine responsabilité et ses obligations de respect de la dignité humaine, de la protection des citoyens et justiciables&nbsp;»</em>.</p>



<p>L’Algérie a ratifié en 1989 la Convention internationale contre la torture, qui est bannie par le code pénal et la Constitution du pays.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : des milliers de manifestants dans la rue pour relancer le Hirak</title>
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				<pubDate>Fri, 26 Feb 2021 16:48:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/975f8d97034734886d82a83b7169f779.jpg" alt="" class="wp-image-21451" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/975f8d97034734886d82a83b7169f779.jpg 619w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/975f8d97034734886d82a83b7169f779-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 619px) 100vw, 619px" /><figcaption>Des milliers de manifestants se sont retrouvés à Alger pour le deuxième anniversaire du Hirak. © belga image</figcaption></figure>



<p><strong>Après un an d&rsquo;interruption des manifestations hebdomadaires à cause du Covid-19, des milliers d&rsquo;Algériens sont redescendus dans la rue, vendredi à Alger, pour relancer le « Hirak », le mouvement de contestation pro-démocratie.</strong></p>



<p>La ferveur populaire est de retour&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/alg%C3%A9rie/">dans les rues d&rsquo;Alger</a>. Un an après l&rsquo;arrêt des manifestations, des milliers de personnes ont bravé l&rsquo;interdiction de se rassembler pour défiler, vendredi 26 février,&nbsp;dans le centre de la capitale algérienne. L&rsquo;objectif des manifestants :&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/le-d%C3%A9bat/20210222-deux-ans-hirak-ou-en-est-algerie">raviver la flamme du Hirak</a>, ce mouvement initialement dirigé contre un cinquième mandat de l&rsquo;ex-président Abdelaziz Bouteflika, qui s&rsquo;est progressivement transformé en vaste&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210222-alg%C3%A9rie-en-2021-le-hirak-veut-toujours-mettre-fin-%C3%A0-la-gouvernance-du-r%C3%A9gime">contestation contre le régime algérien</a>.</p>



<p>Malgré l&rsquo;interdiction des rassemblements pour des raisons sanitaires, plusieurs cortèges se sont formés en début d&rsquo;après-midi dans des quartiers populaires, notamment à Bab El Oued, pour rejoindre le centre-ville, selon des témoignages recueillis par l&rsquo;AFP.</p>



<p>« C&rsquo;est grandiose. C&rsquo;est comme les grands vendredis du Hirak », a confié un protestataire, à propos des marches hebdomadaires interrompues le 13 mars 2020 en raison de la crise sanitaire.</p>



<p>Les forces de l&rsquo;ordre ont utilisé matraques et gaz lacrymogènes sur une grande artère de la capitale quand des manifestants ont forcé un barrage de police pour rejoindre la Grande Poste, lieu emblématique des rassemblements des manifestants antirégime, selon une vidéo publiée sur le site Interlignes.</p>



<p><strong>« Un État civil et pas militaire »</strong></p>



<p>« Ni islamiste, ni laïc mais hirakiste », pouvait-on lire sur une affiche brandie par la foule qui scandait « Un État civil et pas militaire », slogan phare de la contestation.</p>



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<p>Des camions de la police ont pris position à proximité des principales places du centre-ville et des barrages filtrants ont été installés sur plusieurs axes routiers menant à la capitale.</p>



<p>À Alger, les manifestants semblaient au moins aussi nombreux que lundi dernier quand des milliers de personnes avaient défilé à l&rsquo;occasion du deuxième anniversaire du Hirak, selon des témoins.</p>



<p>Des rassemblements étaient également en cours en province, notamment à Bejaïa, en Kabylie (nord-est), et à Oran (nord-ouest), où un pilier des droits de l&rsquo;Homme, l&rsquo;universitaire Kadour Chouicha, a été interpellé, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).</p>



<p><strong>Source : France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Algérie, le retour des étudiants dans la rue malgré l’interdiction des manifestations</title>
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				<pubDate>Wed, 24 Feb 2021 16:23:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Plusieurs dizaines d’étudiants ont manifesté mardi 23 février à Alger contre le pouvoir et pour la liberté de la presse malgré l’interdiction des rassemblements et une imposante présence policière, au lendemain d’importantes protestations à l’occasion du second anniversaire du mouvement de contestation du Hirak. Avant l’interruption des marches hebdomadaires du Hirak en mars 2020 en raison de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/bddd20b2643ac19f1e9908d817455d2444d1c8668a26cc6e04e3bef310fc171f.jpg" alt="" class="wp-image-21404" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/bddd20b2643ac19f1e9908d817455d2444d1c8668a26cc6e04e3bef310fc171f.jpg 704w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/bddd20b2643ac19f1e9908d817455d2444d1c8668a26cc6e04e3bef310fc171f-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption>Les étudiants retournent dans la rue à Alger pour manifester. RYAD KRAMDI / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Plusieurs dizaines d’étudiants ont manifesté mardi 23 février à Alger contre le pouvoir et pour la liberté de la presse malgré l’interdiction des rassemblements et une imposante présence policière, au lendemain d’importantes protestations à l’occasion du second anniversaire du mouvement de contestation du Hirak.</strong></p>



<p>Avant l’interruption des marches hebdomadaires du Hirak en mars 2020 en raison de la pandémie de Covid-19, les étudiants avaient pour habitude de défiler chaque mardi.</p>



<p>Dès les premières heures de la journée, des camions de la police ont pris position à proximité des principales places du centre de la capitale, notamment la place des Martyrs, au pied de la célèbre Casbah, qui était le point de départ de la marche hebdomadaire des étudiants.</p>



<p>Malgré les cordons policiers, des dizaines d’étudiants et de militants ont réussi à parcourir quelques centaines de mètres jusqu’au théâtre national, aux cris de&nbsp;<em>«&nbsp;Nous sommes des étudiants et pas des terroristes&nbsp;»</em>,&nbsp;<em>«&nbsp;Pour une presse libre et une justice indépendante&nbsp;»</em>&nbsp;ou encore&nbsp;<em>«&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/algerie/">Algérie</a>&nbsp;libre et démocratique&nbsp;»</em>, selon des journalistes de l’AFP sur place. Ils ont également repris des slogans historiques du mouvement de contestation comme&nbsp;<em>«&nbsp;Un Etat civil et pas militaire&nbsp;»</em>.</p>



<h4>Précarisation des conditions de vie</h4>



<p>La progression de la marche a été stoppée près de la faculté centrale d’Alger. La police a ensuite évacué les manifestants vers une station de bus réservée aux étudiants avant de les forcer à quitter le centre-ville. De brèves échauffourées ont eu lieu après que des policiers ont tenté de repousser les étudiants, selon un journaliste de l’AFP sur place.</p>



<p>Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), la police a interpellé au moins dix-huit personnes dont certaines ont été relâchées. Un leader étudiant connu, Abdenour Aït Saïd, a retrouvé la liberté en fin de soirée, a précisé sa famille. Cet activiste du Hirak avait été interpellé par des agents en civil et conduit à une destination inconnue après avoir donné une interview à la station d’opposition Radio M, selon le CNLD.</p>



<p>La jeunesse universitaire algérienne a récemment manifesté sa colère après la mort accidentelle début février d’une étudiante, décédée d’électrocution après un&nbsp;<em>«&nbsp;court-circuit dans sa chambre&nbsp;»</em>&nbsp;d’une cité U d’Alger, symbole de la précarisation des conditions de vie sur les campus.</p>



<p>Lundi, des foules nombreuses d’Algériens ont défilé dans le pays, ravivant la contestation antirégime dans la rue.&nbsp;<em>«&nbsp;Le pouvoir doit prendre acte de l’échec de sa feuille de route et amorcer en urgence un nouveau processus démocratique&nbsp;»</em>, a estimé le vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, Saïd Salhi.</p>



<h4>«&nbsp;Retour fracassant du Hirak&nbsp;»</h4>



<p>Le Front des forces socialistes, doyen des partis d’opposition, a fustigé&nbsp;<em>«&nbsp;l’immobilisme destructeur&nbsp;»</em>&nbsp;du régime.&nbsp;<em>«&nbsp;Le contexte politique national ne peut plus supporter d’autres dérives autoritaires et d’autres échecs.&nbsp;»</em></p>



<p>Déclenché le 22 février 2019, le Hirak, mouvement pacifique de protestation inédit en Algérie, a poussé le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis deux décennies, à la démission deux mois plus tard après avoir été lâché par l’armée, le pilier du régime.</p>



<p>Interrompu par la pandémie, le mouvement a toutefois continué de réclamer le démantèlement du&nbsp;<em>«&nbsp;système&nbsp;»</em>&nbsp;en place depuis l’indépendance en&nbsp;1962. Commentant les manifestations de lundi, le journal indépendant&nbsp;<em>El Watan</em>&nbsp;a évoqué&nbsp;<em>«&nbsp;le retour fracassant du Hirak&nbsp;»</em>&nbsp;dans&nbsp;<em>«&nbsp;une Algérie qui gronde&nbsp;»</em>.</p>



<p>Le prochain test d’une reprise durable ou non du mouvement devrait être vendredi, journée hebdomadaire des grandes marches du Hirak avant l’interdiction des rassemblements en raison de la pandémie.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : en 2021, le Hirak veut toujours « mettre fin à la gouvernance du régime »</title>
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				<pubDate>Mon, 22 Feb 2021 19:16:21 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hirak-corona.jpg" alt="" class="wp-image-15307" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hirak-corona.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hirak-corona-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption>Face à la propagation du nouveau coronavirus en Algérie, les autorités ont interdit mardi soir les manifestations du hirak, le mouvement de contestation au sein même duquel des voix demandaient une suspension de la mobilisation, ininterrompue depuis un an.

© Billal Bensalem / NurPhoto</figcaption></figure>



<p><strong>Des milliers de manifestants sont descendus, lundi, dans les rues d&rsquo;Alger et de plusieurs villes du pays pour le deuxième anniversaire du Hirak. Depuis 2019, les revendications des militants sont identiques mais le mouvement populaire de protestation a été fragilisé par le Covid-19 et les tentatives du régime de l&rsquo;affaiblir.</strong></p>



<p>En Algérie, le&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/hirak/">mouvement de protestation du Hirak</a>&nbsp;célèbre, lundi 22 février,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210222-anniversaire-du-hirak-l-alg%C3%A9rie-marque-les-deux-ans-du-soul%C3%A8vement-populaire">ses deux ans d&rsquo;existence</a>. En 2019, des centaines de milliers de manifestants avaient envahi les rues d&rsquo;Alger après plusieurs jours de contestation dans d&rsquo;autres villes du pays, signe d&rsquo;un ras-le-bol de la population vis-à-vis d&rsquo;une classe dirigeante jugée corrompue.</p>



<p>Ce soulèvement populaire, inédit depuis l&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie&nbsp;en 1962, avait conduit&nbsp;le 2 avril 2019 à la chute du président&nbsp;Abdelaziz&nbsp;Bouteflika, alors au pouvoir depuis deux décennies et candidat à un cinquième mandat.</p>



<p>L’année dernière,&nbsp;la pandémie de Covid-19 avait mis un coup d&rsquo;arrêt au mouvement. Les militants avaient décidé de suspendre la mobilisation après un dernier vendredi d’action, le 28 février 2020. Mais la mobilisation s&rsquo;est ravivée ce lundi avec le&nbsp;deuxième anniversaire du Hirak. Des milliers de manifestants ont défilé à Alger&nbsp;et d&rsquo;autres rassemblements ont eu lieu dans le pays, à la suite d&rsquo;appels à manifester lancés sur les réseaux sociaux.</p>



<p>« Nous ne sommes pas venus pour célébrer (le deuxième anniversaire du Hirak, NDLR), mais réclamer votre départ », ont notamment scandé les protestataires, selon l&rsquo;AFP. Comme deux ans auparavant, les militants réclament un profond changement du système politique en place, veulent se débarrasser de la corruption et exigent plus de libertés.</p>



<p>« Le mouvement continue à faire circuler ses idées et souhaite toujours construire une alternative. Il garde aussi une ambition simple : mettre fin à la gouvernance du régime », résume Luis Martinez, spécialiste du Maghreb au Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po, contacté par France 24.</p>



<p><strong>Un mouvement toujours sans leadership</strong></p>



<p>Deux ans après sa naissance, le Hirak reste un mouvement autonome et non une force politique structurée. « Cette organisation a pour avantage d&#8217;empêcher de coopter ou de court-circuiter les leaders. Mais si le Hirak reste un mouvement de contestation et ne se transforme pas pour rejoindre les institutions algériennes, le mouvement peut disparaître et être vampirisé par des partis », craint Luis Martinez, qui rappelle que le mouvement est « hétéroclite » et « divisé ».</p>



<p>Le scénario pourrait se préciser dans les prochains mois. En effet, le président&nbsp;Abdelmadjid Tebboune a&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20210218-alg%C3%A9rie-le-pr%C3%A9sident-dissout-le-parlement-et-convoque-des-%C3%A9lections-anticip%C3%A9es">dissous dimanche l’Assemblée populaire nationale (APN)</a>, la chambre basse du Parlement, dont le mandat devait expirer en 2022. Cette décision ouvre la voie à des élections législatives, qui, selon la Constitution algérienne, doivent se tenir au maximum dans les six mois.</p>



<p>Abdemadjid Tebboune a&nbsp;par ailleurs&nbsp;procédé dimanche à un remaniement de son gouvernement, très attendu en Algérie mais dont la portée reste limitée. Le Premier ministre,&nbsp;Abdelaziz Djerad, conserve ainsi son poste alors qu&rsquo;il est très critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire et pour son bilan économique. Le ministère de la Justice reste dirigé par Belkacem Zeghmati, engagé dans la lutte contre la corruption et dans une répression judiciaire contre l&rsquo;opposition et les militants du Hirak.</p>



<p>En revanche, les départs se sont multipliés dans les ministères liés à l&rsquo;économie, comme à l&rsquo;Énergie, à l&rsquo;Industrie ou encore au Tourisme, signe que le gouvernement tente de sortir l&rsquo;Algérie du marasme économique. La monnaie est dévaluée, l&rsquo;inflation galopante, la croissance devrait être négative en 2021 et des milliers de commerces ont mis la clé&nbsp;sous la porte.</p>



<p>Ce tableau économique, qui est difficile à assumer pour&nbsp;Abdelmadjid Tebboune, est propice à une « convergence des luttes », selon Karim Yahiaoui, journaliste de France 24. « D&rsquo;une part, des Algériens réclament plus de démocratie et un changement de système profond de la Constitution, d&rsquo;autre part, dans un certain nombre de villes, la colère gronde sur des aspects socio-économiques », explique-t-il.</p>



<p><strong>« Calmer le jeu », une stratégie du pouvoir ?</strong></p>



<p>Jeudi, le président a fait preuve d&rsquo;un autre geste d&rsquo;apaisement auprès du mouvement de protestation, en décrétant une grâce présidentielle en faveur d&rsquo;une soixantaine de détenus d&rsquo;opinion. Pour l&rsquo;heure, près de 40 prisonniers ont été libérés, dont&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210219-alg%C3%A9rie-des-d%C3%A9tenus-du-hirak-lib%C3%A9r%C3%A9s-apr%C3%A8s-une-gr%C3%A2ce-du-pr%C3%A9sident-tebboune">l&rsquo;opposant Rachid Nekkaz et le journaliste Khaled Drareni, condamné à deux ans de prison en septembre dernier</a>&nbsp;et devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie. Mais plusieurs membres du Hirak sont encore emprisonnés.</p>



<p>Dans&nbsp;<a href="https://www.amnesty.fr/presse/algrie-depuis-deux-ans-les-militantes-du-hirak-son" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un communiqué publié lundi</a>, Amnesty International exhorte&nbsp;le pouvoir à « libérer immédiatement et sans condition tous les autres manifestants pacifiques, militants et journalistes poursuivis ou détenus pour avoir exprimé leurs opinions ou protesté pacifiquement et d&rsquo;abandonner toutes les charges retenues contre eux ».</p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210221-alg%C3%A9rie-emmanuel-macron-salue-l-amnistie-des-d%C3%A9tenus-du-hirak">Ces amnisties, saluées par Emmanuel Macron</a>, font écho à la remise en liberté de 76 militants du Hirak, en janvier 2020, au lendemain de l&rsquo;élection d&rsquo;Abdemadjid Tebboune en décembre 2019. « Dans les mois qui ont suivi, les prisons se sont à nouveau remplies », rappelle Karim Yahiaoui. D&rsquo;après lui, ce passé renforce la crise de confiance entre la population et le gouvernement.</p>



<p>« Ces libérations de prisonniers auraient pu sonner comme une volonté claire de changement. Mais un certain nombre d&rsquo;opposants et de membres de la société civile sont tout de même méfiants », poursuit le journaliste. Selon lui, il peut s&rsquo;agir d&rsquo;une stratégie politique, destinée à « calmer le jeu et faire taire la rue ».</p>



<p>C&rsquo;était déjà l&rsquo;objectif du pouvoir le 1<sup>er</sup> novembre dernier, avec l&rsquo;organisation d&rsquo;un <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20201102-r%C3%A9forme-constitutionnelle-en-alg%C3%A9rie-victoire-du-oui-%C3%A0-66-8-malgr%C3%A9-une-abstention-record">référendum sur une réforme de la Constitution</a>. Celle-ci limite à deux le nombre de mandats présidentiels et facilite la création d&rsquo;associations et l&rsquo;exercice du droit de réunion et de manifestation. Malgré une abstention record, le projet avait été adopté, sans pour autant convaincre les partisans du Hirak, qui aspirent aujourd&rsquo;hui encore à un profond changement du système politique algérien.</p>



<p><strong>Source : France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : le journaliste Khaled Drareni libéré de prison</title>
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				<pubDate>Sat, 20 Feb 2021 10:05:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
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				<description><![CDATA[Le journaliste Khaled Drareni, devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, a été libéré vendredi 19 février, au lendemain de l&#8217;annonce d&#8217;une grâce présidentielle en faveur de dizaines de détenus d&#8217;opinion, a-t-on appris auprès de son avocat. «&#160;Il est libre&#160;», a déclaré&#160;Abdelaghani Badi, l&#8217;un des avocats du correspondant en Algérie de la...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_150650.png" alt="" class="wp-image-18797" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_150650.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200810_150650-300x168.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Le journaliste algérien Khaled Drareni a été condamné à trois ans de prison ferme. © Khaled Drareni, Facebook</figcaption></figure>



<p><br><strong>Le journaliste Khaled Drareni, devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie"><strong>Algérie</strong></a><strong>, a été libéré vendredi 19 février, au lendemain de l&rsquo;annonce d&rsquo;une grâce présidentielle en faveur de dizaines de détenus d&rsquo;opinion, a-t-on appris auprès de son avocat.</strong></p>



<p>«&nbsp;Il est libre&nbsp;», a déclaré&nbsp;Abdelaghani Badi, l&rsquo;un des avocats du correspondant en Algérie de la chaîne TV5 Monde et de Reporters sans frontières (RSF), en précisant qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une mesure de «&nbsp;liberté provisoire&nbsp;». Khaled Drareni a été condamné en septembre&nbsp;2020 à deux ans de prison ferme pour «&nbsp;incitation à attroupement non armé&nbsp;» et «&nbsp;atteinte à l&rsquo;unité nationale&nbsp;».</p>



<h4>Il a couvert le mouvement hirak</h4>



<p>Fondateur du site électronique Casbah Tribune, il avait couvert le mouvement de contestation populaire hirak, notamment via ses comptes sur les réseaux sociaux, avant la suspension des manifestations à cause de la pandémie de Covid-19. Sa condamnation a suscité l&rsquo;indignation en Algérie et à l&rsquo;étranger. Khaled Drareni est en attente d&rsquo;une décision de la Cour suprême le 25&nbsp;février sur son pourvoi en cassation.</p>



<p>Ahmed Benchemsi, un responsable régional de Human Rights Watch (HRW), s&rsquo;est dit «&nbsp;très heureux de savoir Khaled Drareni enfin libre&nbsp;». «&nbsp;Il n&rsquo;aurait pas dû passer une minute en prison. Il ne faisait que son métier. Honneur à lui&nbsp;», a-t-il écrit sur&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/twitter">Twitter</a>.&nbsp;Les&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>&nbsp;ont salué la libération de militants par l&rsquo;Algérie. «&nbsp;Nous espérons voir se poursuivre des étapes encourageantes comme celle-ci&nbsp;», a déclaré un porte-parole du département d&rsquo;État.</p>



<p>Par ailleurs, l&rsquo;opposant politique et homme d&rsquo;affaires&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/rachid-nekkaz">Rachid Nekkaz</a>&nbsp;a également recouvré la liberté, selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers d&rsquo;opinion. Rachid Nekkaz, 47&nbsp;ans, incarcéré à la prison d&rsquo;El Bayadh (<a href="https://www.lepoint.fr/tags/sud-ouest">Sud-Ouest</a>), avait commencé une grève de la faim vendredi pour protester contre sa détention prolongée, sans jugement, malgré la détérioration de son état de santé, selon son entourage.</p>



<h4>Des dizaines de grâces</h4>



<p>L&rsquo;opposant est détenu depuis décembre&nbsp;2019, mais son procès n&rsquo;a toujours pas été programmé. Ses demandes de remise en liberté provisoire ont été rejetées. Il est poursuivi notamment pour «&nbsp;incitation à attroupement non armé&nbsp;» et «&nbsp;publications pouvant porter atteinte à l&rsquo;unité nationale&nbsp;». Parmi les détenus élargis vendredi, figure aussi une militante du hirak, Dalila Touat, connue comme porte-parole des chômeurs de Mostaganem (Nord-Ouest).</p>



<p>Elle était emprisonnée et en grève de la faim depuis le 3&nbsp;janvier. Le président Abdelmadjid Tebboune a fait jeudi soir un geste d&rsquo;apaisement en graciant des dizaines de détenus du hirak, avant le deuxième anniversaire du soulèvement populaire du hirak, le 22&nbsp;février. «&nbsp;Au total,&nbsp;33&nbsp;personnes ont été libérées jusqu&rsquo;ici. Les procédures sont en cours pour le reste&nbsp;», a indiqué un communiqué du ministère de la Justice sans préciser de noms.&nbsp;Des photos et vidéos relayées sur les réseaux sociaux ont montré des détenus retrouvant leurs proches dans plusieurs régions, dont ceux emprisonnés au centre pénitentiaire de Koléa, près d&rsquo;Alger.</p>



<p>Dans son discours à la nation jeudi, le président Abdelmadjid Tebboune a déclaré : « Le « hirak béni » a sauvé l&rsquo;Algérie. J&rsquo;ai décidé d&rsquo;accorder une grâce présidentielle (…) Entre 55 et 60 personnes rejoindront leurs familles. » Selon les derniers chiffres du CNLD avant ces libérations, quelque 70 personnes étaient détenues en lien avec le hirak et/ou les libertés individuelles. Plusieurs militants ont par contre salué ces libérations, alors que le pays est miné par une triple crise politique, économique et sanitaire. Au lendemain de son élection en décembre 2019, Abdelmadjid Tebboune avait déjà accordé une grâce à 76 détenus, dont des figures du hirak.</p>



<p><strong>Source : Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : que reste-t-il du Hirak, deux ans après la naissance de ce mouvement de contestation ?</title>
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				<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 17:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Manifestations]]></category>

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				<description><![CDATA[Si les manifestations, nées en février 2019, ont dû marquer le pas en raison de la crise sanitaire, le gouvernement poursuit la répression des militants, dont les procès se succèdent à un rythme effréné. Aux premiers jours de 2020, la&#160;«&#160;main tendue&#160;»&#160;promise par le président algérien fraîchement élu Abdelmadjid Tebboune avait semblé se matérialiser&#160;: 76 militants du...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1.jpg" alt="" class="wp-image-8710" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1.jpg 712w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 712px) 100vw, 712px" /><figcaption>Hirak</figcaption></figure>



<p><strong>Si les manifestations, nées en février 2019, ont dû marquer le pas en raison de la crise sanitaire, le gouvernement poursuit la répression des militants, dont les procès se succèdent à un rythme effréné.</strong></p>



<p>Aux premiers jours de 2020, la&nbsp;<em>«&nbsp;main tendue&nbsp;»</em>&nbsp;promise par le président algérien fraîchement élu Abdelmadjid Tebboune avait semblé se matérialiser&nbsp;: 76 militants du Hirak, dont plusieurs figures de ce mouvement de contestation populaire né en février&nbsp;2019, étaient remis en liberté. Un geste symbolique destiné à apaiser la contestation et tourner la page des années Bouteflika.</p>



<p>Pourtant, au fil des mois, la <em>« main tendue »</em> s’est muée en poigne de fer : militants, opposants politiques, journalistes et internautes sont la cible des autorités, qui multiplient interpellations, poursuites judiciaires et condamnations afin d’empêcher une reprise du Hirak, entravé par la crise sanitaire. Depuis des semaines, les procès s’enchaînent.</p>



<p>Selon le Comité national de libération des détenus, une association algérienne de soutien aux prisonniers d’opinion,&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/comitenationalpourlaliberationdesdetenusCNLD/posts/164035688299904?__tn__=K-R" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plusieurs dizaines de personnes sont actuellement emprisonnées</a>&nbsp;pour leur participation au mouvement de protestation. Selon cette structure, dans l’immense majorité des cas, les poursuites font suite à des publications critiques envers l’exécutif sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Deux ans après les premières marches du Hirak, de plus en plus d’organismes de défense des droits civiques mettent en garde contre des dérives liberticides dans le pays.&nbsp;<em>«&nbsp;L’Algérie mérite un meilleur sort&nbsp;»</em>, plaide ainsi le romancier Yasmina Khadra&nbsp;<a href="https://www.liberte-algerie.com/actualite/lalgerie-merite-un-meilleur-sort-353711" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans un entretien au quotidien&nbsp;<em>La Liberté</em></a>, appelant à la libération de tous les détenus d’opinion&nbsp;:<em>&nbsp;«&nbsp;Nous avons subi les pires outrages et payé le prix fort pour un minimum d’égards, et voilà que nos sacrifices s’émiettent contre l’absurdité d’un système qui ne sait où donner de la tête</em>&nbsp;(…).&nbsp;<em>La tyrannie finit toujours par s’autodévorer.&nbsp;»</em></p>



<ul><li>Un mouvement à l’arrêt à cause du Covid-19</li></ul>



<p>Soulèvement inédit, pacifique et sans véritable leadership, le Hirakdébute en février&nbsp;2019, dans le sillage du refus de la candidature à un cinquième mandat de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika.</p>



<p>Le 16 février, le pays est secoué par une série de manifestations sporadiques lors desquelles les Algériens expriment un immense ras-le-bol. Huit jours plus tard, des rassemblements de plus grande ampleur sont organisés dans les principales villes, dont la capitale, Alger, où toute réunion est pourtant interdite depuis 2001. Depuis cette date, chaque vendredi, des millions de personnes défilent pour réclamer un profond changement du <em>« système »</em> en place depuis 1962. Le 2 avril, le président Bouteflika quitte le pouvoir, <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/01/abdelaziz-bouteflika-vingt-ans-de-regne_5444406_3212.html">après vingt ans à la tête du pays</a>.</p>



<p>L’accession à la présidence, le 12 décembre, d’Abdelmadjid Tebboune – <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/12/13/ils-ont-ressorti-les-memes-hommes-en-algerie-le-rejet-de-la-presidentielle_6022740_3212.html">à l’issue d’un scrutin boycotté et marqué par des manifestations massives</a> – ne marque pas la rupture souhaitée. Proche de l’homme fort du pays, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah – mort des suites d’une crise cardiaque fin décembre 2019 –, M. Tebboune fut, en outre, l’un des soutiens d’Abdelaziz Bouteflika, dont il a été un éphémère premier ministre en 2017. Par ailleurs, le Parlement, issu des fraudes électorales des années Bouteflika, est toujours en place.</p>



<p>Moins que cette élection, c’est davantage l’épidémie de Covid-19 qui, dans les premiers mois de 2020, met un coup d’arrêt au mouvement. Face à la propagation du SARS-CoV-2 dans le pays, les contestataires décident d’une «&nbsp;trêve&nbsp;» dans la mobilisation après un dernier vendredi d’action, le 28&nbsp;février&nbsp;2020.</p>



<p>Cette suspension des marches hebdomadaires <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/16/en-algerie-l-epidemie-sert-la-repression_6036756_3210.html">n’incite pas pour autant le pouvoir à une désescalade, ni à des gestes de clémence</a> envers les militants incarcérés. Au contraire : la répression s’accentue, avec notamment dans le viseur <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/12/03/en-algerie-le-regime-serre-a-nouveau-la-vis-contre-les-medias-en-ligne_6062022_3212.html">les médias indépendants et critiques du gouvernement</a>.</p>



<p><a href="https://www.tsa-algerie.com/tsa-tout-sur-lalgerie-20-mois-de-censure-arbitraire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans un communiqué diffusé le 11&nbsp;février</a>, le média TSA-Tout sur l’Algérie dénonce ainsi&nbsp;<em>«&nbsp;vingt mois de censure arbitraire&nbsp;»</em>, expliquant ne plus être accessible dans le pays.&nbsp;<em>«&nbsp;D’autres médias en ligne sont également toujours suspendus</em>, insiste-t-il.&nbsp;<em>Nous dénonçons la poursuite de ce blocage qui confirme que, deux ans après le Hirak, rien n’a changé en Algérie concernant le respect des libertés.&nbsp;»</em>&nbsp;Quant aux manifestants, faute de pouvoir se réunir dans les rues le vendredi,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/05/21/en-algerie-le-regime-traque-ses-opposants-sur-facebook_6040334_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ils continuent le combat sur Internet, sur les réseaux sociaux</a>, non sans risques.</p>



<ul><li>L’illusion d’une «&nbsp;Algérie nouvelle&nbsp;»</li></ul>



<p>Le 1<sup>er</sup> novembre 2020, l’exécutif a tenté d’offrir une réponse politique à la colère populaire en organisant un référendum sur une réforme de la Constitution. Elle limite le nombre de mandats présidentiels à deux et propose d’élargir le champ des libertés publiques, facilitant la création d’associations et l’exercice du droit de réunion et de manifestation (sur simples déclarations). Elle prévoit également le cas de figure éventuel d’une cohabitation entre une <em>« majorité présidentielle » </em>et une<em> « majorité parlementaire » </em>distinctes.</p>



<p>Mais si les médias officiels n’ont cessé de répéter que cette réforme accédait aux requêtes du&nbsp;<em>«&nbsp;Hirak populaire originel&nbsp;»&nbsp;</em>et permettrait d’instaurer une&nbsp;<em>«&nbsp;Algérie nouvelle&nbsp;»</em>, le référendum, organisé à la date anniversaire du début de la guerre d’indépendance contre la France (1954-1962), a été boudé par les électeurs. Ils ne sont que 23,7&nbsp;% à s’être rendus aux urnes,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/11/02/incertitudes-en-algerie-au-lendemain-d-un-referendum-constitutionnel-boude-par-la-population_6058192_3212.html">un taux de participation historiquement bas pour le pays</a>. Le projet, conçu par ses rédacteurs comme un moyen de neutraliser le Hirak et perçu par l’opposition comme un&nbsp;<em>«&nbsp;ravalement de façade&nbsp;»</em>, a néanmoins été adopté.</p>



<ul><li>Des procès à tour de bras</li></ul>



<p>Dans l’<em>« Algérie nouvelle »</em>, les autorités continuent tout de même de miser sur les vieilles méthodes. Depuis le début de l’année 2021, les procès de militants liés au Hirak se succèdent à un rythme effréné à travers le pays. Ainsi, le 13 janvier, le tribunal de Timimoun (sud) a condamné à six mois de prison ferme trois d’entre eux, Yasser Kadiri, Khelil Kheyi et Saïd Zegar. Accusés d’offense au président de la République et de diffusion de fausses nouvelles, ils étaient en détention depuis septembre 2020.</p>



<p>Le 18 janvier, lors d’une journée marquée par de nombreuses comparutions de hirakistes, Dalila Touat, connue comme la porte-parole des chômeurs de Mostaganem (nord-ouest), a écopé de dix-huit mois de détention, assortis d’une amende, pour outrage à corps constitué, diffamations et publications portant atteinte à l’ordre public. Chems Eddine Laalami, détenu avec son frère depuis septembre 2020, a quant à lui vu prolonger son maintien en détention par la cour de Bordj Bou Arreridj, au sud-est d’Alger. Le même jour, le parquet de Béjaïa (nord-est) avait requis l’aggravation des peines prononcées en première instance à l’encontre de trois militants, dont le blogueur Merzoug Touati.</p>



<p>Le 21&nbsp;janvier,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/01/22/en-algerie-trois-jeunes-militants-dont-le-poete-du-hirak-condamnes_6067146_3212.html">un tribunal d’Alger a prononcé des peines de prison ferme contre trois autres militants</a>. Mohamed Tadjadit, 26&nbsp;ans, Noureddine Khimoud, 25&nbsp;ans, et Abdelhak Ben Rahmani, 38&nbsp;ans, qui étaient en détention provisoire – les deux premiers depuis la fin août&nbsp;2020, le troisième depuis octobre –, ont toutefois pu quitter leur prison après avoir déjà purgé leurs peines. Dix chefs d’accusation pesaient sur les trois hommes, dont atteinte à l’unité nationale, incitation à attroupement non armé, offense au président de la République ou encore diffusion de fausses nouvelles. Ces charges étaient notamment basées sur leurs messages et vidéos relayés sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Le 31&nbsp;janvier, Walid Kechida a été condamné en appel par un tribunal de Sétif (nord-ouest) pour avoir diffusé des mèmes –desimages détournées de façon humoristique sur les réseaux sociaux – moquant les autorités et la religion sur Facebook.&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/01/31/algerie-un-jeune-militant-condamne-en-appel-a-un-an-de-prison-dont-six-mois-ferme-pour-des-memes_6068286_3212.html">Il a été condamné à six mois ferme et six mois avec sursis, et une amende de 30&nbsp;000 dinars (180&nbsp;euros).</a>&nbsp;Le jeune homme de 25&nbsp;ans a cependant pu quitter la prison, où il était détenu depuis le 27&nbsp;avril&nbsp;2020.</p>



<p>Le 15&nbsp;février, Chems Eddine Laalami, dit «&nbsp;Brahim&nbsp;», a été condamné par le tribunal de Bordj Bou Arreridj, près d’Alger,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/02/15/algerie-brahim-laalami-figure-du-hirak-condamne-a-deux-ans-de-prison-ferme_6070033_3212.html">à deux ans de prison ferme, ainsi qu’à une amende de 200&nbsp;000&nbsp;dinars (1&nbsp;250&nbsp;euros)</a>. Détenu depuis le 9&nbsp;septembre&nbsp;2020, il devait répondre de six chefs d’accusation. Il a été acquitté pour trois d’entre eux mais reconnu coupable d’«&nbsp;offense au président de la République&nbsp;», «&nbsp;outrage à corps constitué&nbsp;» et «&nbsp;publication de fausses informations&nbsp;»<em>.&nbsp;</em>Le même jour, d’autres militants ont écopé de peines de prison ferme à Tiaret (centre) ou encore Annaba (nord-est).</p>



<p>D’autres procès sont programmés courant février, malgré les dénégations du ministre de la communication, Ammar Belhimer, qui a répété au début du mois qu’<em>«&nbsp;il n’existe pas de prisonniers d’opinion en Algérie&nbsp;»</em>.</p>



<ul><li>L’affaire Walid Nekkiche et les accusations de torture</li></ul>



<p>Le mouvement est-il éteint pour autant ? L’indignation en Algérie est en tout cas montée d’un cran, le 1<sup>er</sup> février, lors du procès de Walid Nekkiche devant un tribunal de l’est d’Alger. Le jeune homme de 25 ans, arrêté en marge d’une marche du Hirak et qui a passé plus d’un an en détention administrative, a témoigné avoir été <em>« agressé sexuellement, physiquement et verbalement »</em> par des membres des services de sécurité. Le parquet général auprès de la cour d’Alger <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/02/08/en-algerie-le-parquet-ouvre-une-enquete-apres-des-accusations-de-torture-d-un-etudiant_6069204_3212.html">a annoncé l’ouverture d’une enquête</a> sur ces allégations<em>.</em></p>



<p>Lors de son procès, le procureur avait requis la perpétuité contre l’étudiant, poursuivi pour complot contre l’Etat, atteinte à l’intégrité du territoire national et incitation de la population à prendre les armes. Il&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/02/02/en-algerie-six-mois-de-prison-ferme-pour-un-etudiant-accuse-de-complot-contre-l-etat_6068476_3212.html">a finalement écopé de six mois de prison ferme</a>&nbsp;pour distribution et possession de tracts destinés à porter atteinte à l’intérêt du pays. La peine ayant été couverte par la durée de sa détention préventive, il a recouvré la liberté à l’issue du jugement.</p>



<p><em>« Le seul tort de Walid </em>[Nekkiche] <em>est d’avoir pris part à une manifestation pacifique pour l’avènement d’un Etat de droit dans lequel l’exercice plein et entier de la citoyenneté est protégé par ses institutions », </em>ont fait valoirles jeunes progressistes du Rassemblement pour la culture et la démocratie, <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.facebook.com/RCDdz/posts/10158991019410489" target="_blank">dans un communiqué sur Facebook</a>, appelant <em>« l’ensemble des étudiantes et des étudiants et la jeunesse à faire revivre la mobilisation populaire pour poursuivre la révolution ouverte en février 2019 »</em>.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : Karim Tabbou condamné à un an de prison avec sursis</title>
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				<pubDate>Mon, 07 Dec 2020 11:35:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les faits reprochés à l’opposant politique ont été requalifiés en « incitation à la violence ». Karim Tabbou,&#160;figure du Hirak en Algérie, a été condamné lundi 7 décembre à un an de prison avec sursis et à une amende de 100 000 dinars, par le tribunal de Koléa (Tipaza). Les faits reprochés au porte-parole de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou.jpg" alt="" class="wp-image-14932" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou.jpg 716w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou-300x247.jpg 300w" sizes="(max-width: 716px) 100vw, 716px" /><figcaption>Karim Tabbou</figcaption></figure>



<p><strong>Les faits reprochés à l’opposant politique ont été</strong> <strong>requalifiés en « incitation à la violence ».</strong></p>



<p>Karim Tabbou,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/898590/politique/algerie-un-an-de-hirak-en-images/">figure du Hirak en Algérie</a>, a été condamné lundi 7 décembre à un an de prison avec sursis et à une amende de 100 000 dinars, par le tribunal de Koléa (Tipaza). Les faits reprochés au porte-parole de l’Union démocratique et sociale (UDS, parti non agréé) ont été requalifiés en « incitation à la violence ».</p>



<p>Lors de son procès le 30 novembre, le procureur de la république avait requis une peine de trois ans de prison ferme, assorti d’une amende de 100 000 dinars pour « atteinte au moral de l’armée ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>KARIM TABBOU A DÉNONCÉ À PLUSIEURS REPRISES LA MAINMISE DE L’APPAREIL MILITAIRE SUR LE PROCESSUS POLITIQUE</p></blockquote>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/908930/politique/un-an-de-prison-pour-karim-tabbou-figure-du-hirak-algerien/">En mars dernier, il a été condamné à un an de prison ferme</a>, pour « atteinte à l’unité du territoire national ». Il est en liberté conditionnelle depuis le 2 juillet, après 9 mois de détention. Depuis le début du mouvement populaire qui a provoqué en 2019 le départ de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika après 20 ans au pouvoir, Karim Tabbou s’est exprimé à de nombreuses reprises pour dénoncer la mainmise de l’appareil militaire algérien sur le processus politique.</p>



<h4>« Une institution répressive qui manœuvre contre le peuple »</h4>



<p>La juge a notamment interrogé Karim Tabbou sur ses propos tenus le 8 mai 2019 à Kherrata, où il s’est livré à une critique de l’ex-chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah (mort en décembre 2019) à qui il a reproché de faire de l’armée un « parti politique » et une « institution répressive qui manœuvre contre le peuple </p>



<p>L’ancien vice-ministre de la Défense avait pris en main les rênes du pays après le départ forcé de Bouteflika, et organisé une élection présidentielle aux forceps, qui a abouti à l’élection d’Abdelmadjid Tebboune en décembre 2019.</p>



<p>Le 6 décembre, c’est l’étudiante et figure du Hirak Nour El-Houda Oggadi qui a été condamnée à six mois de prison par le tribunal de Tlemcen, dont un mois ferme pour « attroupement non-armé, incitation à attroupement et outrage et violences à fonctionnaires ».</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : trois ans de prison requis contre Karim Tabbou, figure du hirak</title>
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				<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 14:10:35 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou.jpg" alt="" class="wp-image-14932" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou.jpg 716w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/Karim-Tabbou-300x247.jpg 300w" sizes="(max-width: 716px) 100vw, 716px" /><figcaption>Karim Tabbou, figure du hirak</figcaption></figure>



<h4>Le parquet algérien a requis une lourde peine à l&rsquo;encontre de l&rsquo;opposant politique, accusé d&rsquo;atteinte au moral de l&rsquo;armée.</h4>



<p>C&rsquo;est pour avoir tenu des&nbsp;déclarations critiques envers l&rsquo;armée, et le régime alors en place, au cours d&rsquo;un meeting de mai&nbsp;2019 à Kherrata que Karim Tabbou, figure centrale du mouvement de contestation né en février&nbsp;2019&nbsp;qui a abouti à la démission de l&rsquo;ancien président&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/abdelaziz-bouteflika">Abdelaziz Bouteflika</a>, est aujourd&rsquo;hui face à la justice. Il est accusé d&rsquo;avoir porté «&nbsp;atteinte au moral de l&rsquo;armée&nbsp;».</p>



<p>Son procès avait été déjà repoussé à de nombreuses reprises depuis début avril en raison de l&rsquo;épidémie de coronavirus. Il s&rsquo;est finalement ouvert, lundi 30&nbsp;novembre devant le tribunal de Koléa, près d&rsquo;Alger. Et le parquet algérien a requis une lourde peine de trois ans d&#8217;emprisonnement à son encontre, a annoncé un de ses avocats. «&nbsp;Le procureur a réclamé trois ans de prison ferme et une amende de 100&nbsp;000 dinars (650&nbsp;euros) à l&rsquo;encontre de l&rsquo;opposant&nbsp;», a précisé M<sup>e</sup>&nbsp;Zoubida Assoul sur sa page&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/facebook">Facebook</a>.</p>



<p>Le verdict sera prononcé le 7 décembre.</p>



<p>Âgé de 47&nbsp;ans, Karim Tabbou, qui comparaissait libre, a été arrêté le 26&nbsp;septembre 2019, puis emprisonné pendant neuf mois, avant de bénéficier d&rsquo;une libération conditionnelle le 2&nbsp;juillet dernier.</p>



<p>Dans une autre affaire, l&rsquo;opposant avait été condamné en appel le 24&nbsp;mars à un an de prison ferme pour «&nbsp;atteinte à l&rsquo;intégrité du territoire national&nbsp;», en raison d&rsquo;une vidéo parue sur la page Facebook de son parti dans laquelle il critiquait l&rsquo;intrusion de l&rsquo;armée dans les affaires politiques.</p>



<p>Les journalistes ont finalement été autorisés à accéder à la salle d&rsquo;audience après en avoir été empêchés à l&rsquo;ouverture du procès, selon le vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l&rsquo;homme (LADDH), Saïd Salhi.</p>



<h4>Figure du hirak</h4>



<p>Chef d&rsquo;un petit parti d&rsquo;opposition non agréé par les autorités, l&rsquo;Union démocratique et sociale (UDS), Karim Tabbou est l&rsquo;un des visages les plus connus du hirak, sinon le plus populaire.</p>



<p>Son portrait était régulièrement brandi pendant les manifestations hebdomadaires contre le pouvoir en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie">Algérie</a>&nbsp;jusqu&rsquo;à leur suspension, en mars dernier, liée à&nbsp;la crise sanitaire.</p>



<p>Karim Tabbou est récemment revenu sur le devant de la scène politique en reprochant avec virulence au <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-l-opposition-critique-les-declarations-de-macron-sur-tebboune-22-11-2020-2402152_3826.php">président français Emmanuel Macron</a> son soutien à son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune, exprimé dans un entretien avec l&rsquo;hebdomadaire <em>Jeune <a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a> et </em>qui a soulevé un tollé dans les rangs de l&rsquo;opposition algérienne.</p>



<p>Dans une lettre publiée sur sa page Facebook, l&rsquo;homme a fustigé «&nbsp;la mauvaise foi&nbsp;» et «&nbsp;l&rsquo;hypocrisie politique&nbsp;» de M. Macron, accusé de cautionner «&nbsp;un pouvoir arrogant qui emprisonne des journalistes, bafoue les libertés publiques et soumet la justice à son diktat&nbsp;».</p>



<h4>Des poursuites toujours en cours</h4>



<p>En pleine crise sanitaire, les autorités multiplient les détentions et les poursuites à l&rsquo;encontre de militants, de journalistes et de blogueurs afin, selon les opposants, d&#8217;empêcher une reprise du hirak.</p>



<p>À Mostaganem (nord-ouest), une militante, Dalila Touat, la porte-parole des chômeurs de la ville, a été condamnée lundi à deux ans de prison ferme, sans mandat de dépôt.</p>



<p>Elle était accusée d&rsquo;avoir incité ses concitoyens à s&rsquo;abstenir de voter au référendum constitutionnel du 1<sup>er</sup>&nbsp;novembre et d&rsquo;«&nbsp;outrage à fonctionnaire dans l&rsquo;exercice de ses fonctions&nbsp;», selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de solidarité avec les prisonniers d&rsquo;opinion. La révision constitutionnelle a été approuvée avec le taux de participation électoral le plus bas (23,84&nbsp;%) de l&rsquo;histoire de l&rsquo;Algérie.</p>



<p>Quelque&nbsp;90&nbsp;personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec le hirak et/ou les libertés individuelles. Des poursuites fondées, pour beaucoup, sur des publications sur Facebook critiquant les autorités, d&rsquo;après le CNLD.</p>



<p>Né en février 2019 d&rsquo;un immense ras-le-bol des Algériens, le hirak réclame un profond changement du « système » en place depuis l&rsquo;indépendance en 1962. Il a provoqué le départ du président Abdelaziz Bouteflika après vingt ans au pouvoir.<br></p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : une peine de prison réduite pour un militant du Hirak accusé « d&#8217;offense à l&#8217;islam »</title>
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				<pubDate>Wed, 25 Nov 2020 16:06:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le militant algérien du « Hirak » Yacine Mebarki a vu sa peine réduite en appel à un an de prison ferme mercredi, après avoir été condamné en première instance à dix ans pour notamment « offense à l&#8217;islam ».   Accusé notamment de « profanation » du Coran et d' »offense à l&#8217;islam »,&#160;le militant algérien&#160;Yacine Mebarki, qui avait écopé de dix ans...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1.jpg" alt="" class="wp-image-8710" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1.jpg 712w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/algérie-unité-1-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 712px) 100vw, 712px" /><figcaption>Hirak</figcaption></figure>



<p><strong><br>Le militant algérien du « Hirak » Yacine Mebarki a vu sa peine réduite en appel à un an de prison ferme mercredi, après avoir été condamné en première instance à dix ans pour notamment « offense à l&rsquo;islam ».  </strong></p>



<p>Accusé notamment de « profanation » du Coran et d' »offense à l&rsquo;islam »,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/alg%C3%A9rie/">le militant algérien&nbsp;</a>Yacine Mebarki, qui avait écopé de dix ans de prison ferme en octobre, a vu&nbsp;sa peine réduite en appel à un an de prison ferme, mercredi 25 novembre.</p>



<p>Il&nbsp;a été condamné « à un an de prison par la cour de Khenchela », a précisé son avocat Me Hachem Saci sur son compte Facebook. Il devra aussi payer une amende de 50 000 dinars (330 euros).</p>



<p>Engagé localement&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/hirak/">dans le mouvement de protestation populaire du « Hirak »</a>, le militant berbériste a été reconnu coupable d' »offense aux préceptes de la religion (musulmane), d&rsquo;incitation à la discrimination et de possession sans autorisation de matériel de guerre », selon l&rsquo;avocat.</p>



<p>En revanche, il a été relaxé des chefs d&rsquo;inculpation plus graves de « profanation » du Coran, d' »incitation à convertir un musulman à une autre religion » et de pression sur un musulman pour l&rsquo;inciter à renoncer sa religion », a précisé Me Saci.</p>



<p><strong>Une vague de répression contre les militants du « Hirak »</strong></p>



<p>Le 10 octobre, Yacine Mebarki avait été condamné à dix ans d&#8217;emprisonnement et à verser une lourde amende de 66 millions de dinars (66 000 euros) par le tribunal de Khenchela. En appel, le paquet avait requis la même peine de prison, la plus lourde &nbsp;ayant jamais visé un activiste du « Hirak », selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers d&rsquo;opinion.</p>



<p>Militant de la cause amazigh (berbère), Yacine Mebarki, 52 ans, avait été arrêté le 30 septembre après une perquisition à son domicile. Il sortira de prison le 1er octobre 2021.</p>



<p>Cette condamnation s&rsquo;inscrit dans une vague de répression ciblant quotidiennement des militants du « Hirak », des opposants politiques, des journalistes et des blogueurs. Selon le CNLD, quelque 90 personnes sont actuellement emprisonnées pour des faits liés à la contestation en Algérie, la plupart pour des publications sur Facebook.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Algérie, deux militants du Hirak condamnés à six mois de prison Ahmed Sidi Moussa et Yasser Kadiri ont été notamment jugés pour « atteinte à l’intégrité du territoire » et « atteinte à la personne du président de la République ».</title>
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				<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 17:16:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La justice algérienne a condamné, mercredi 22 juillet, à six mois de prison, dont trois mois avec sursis, deux militants du Hirak, le mouvement populaire antirégime, placés en détention provisoire depuis le 5 mai, a indiqué l’un de leurs avocats à l’AFP. Ahmed Sidi Moussa, 49 ans, et Yasser Kadiri, 26 ans, « ont été condamnés à trois mois de prison...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hirak-corona.jpg" alt="" class="wp-image-15307" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hirak-corona.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hirak-corona-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption>Face à la propagation du nouveau coronavirus en Algérie, les autorités ont interdit mardi soir les manifestations du hirak, le mouvement de contestation au sein même duquel des voix demandaient une suspension de la mobilisation, ininterrompue depuis un an.

© Billal Bensalem / NurPhoto</figcaption></figure>



<p><strong>La justice algérienne a condamné, mercredi 22 juillet, à six mois de prison, dont trois mois avec sursis, deux militants du Hirak, le mouvement populaire antirégime, placés en détention provisoire depuis le 5 mai, a indiqué l’un de leurs avocats à l’AFP.</strong></p>



<p>Ahmed Sidi Moussa, 49 ans, et Yasser Kadiri, 26 ans, <em>« ont été condamnés à trois mois de prison ferme et trois mois avec sursis. Ils vont sortir la semaine prochaine »</em>, a indiqué M<sup>e</sup> Mustapha Bouchachi à l’AFP. Le procureur avait requis dix ans de prison pour chacun d’eux.</p>



<p>Les deux hommes étaient jugés devant le tribunal de Timimoun, dans le centre du pays, pour&nbsp;<em>«&nbsp;atteinte à la personne du président de la République&nbsp;»</em>,&nbsp;<em>«&nbsp;atteinte à l’intégrité du territoire&nbsp;»</em>&nbsp;et&nbsp;<em>«&nbsp;publication de tracts de nature à nuire à l’intérêt national&nbsp;»</em>.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous sommes contents qu’ils rentrent chez eux, mais nous considérons qu’ils n’ont pas touché à l’intégrité nationale&nbsp;»</em>, a ajouté M<sup>e</sup>&nbsp;Bouchachi, indiquant qu’ils comptaient faire appel.</p>



<p>Ils ont été jugés sur la base d’un nouveau Code pénal adopté en avril et dénoncé par les militants des droits humains, craignant une ingérence de l’Etat dans le droit à la liberté d’expression.</p>



<h4>Rassemblements publics interdits</h4>



<p>La pandémie de nouveau coronavirus n’empêche pas les autorités algériennes de poursuivre et de condamner militants du Hirak, opposants politiques, journalistes et internautes.</p>



<p>Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), près de soixante prisonniers d’opinion sont actuellement derrière les barreaux, la plupart pour des publications sur Facebook.</p>



<p>Né en février&nbsp;2019 d’un immense ras-le-bol des Algériens, le Hirak a ébranlé le régime, causant notamment la démission du président Abdelaziz Bouteflika, jusqu’à la suspension des manifestations hebdomadaires en raison de la crise sanitaire.</p>



<p>Tout rassemblement public est strictement interdit depuis la mi-mars en raison de l’épidémie. Au 21 juillet, l’Algérie avait recensé 24 278 cas de contamination et 1 100 décès dus au Covid-19.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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