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	<title>Hichem Mechichi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Hichem Mechichi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tunisie : conflit ouvert entre Kaïs Saïed et Hichem Mechichi</title>
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				<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 14:02:13 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le chef de l’État a fait savoir son désaccord avec le remaniement effectué par le chef du gouvernement, lors d’une réunion du Conseil de sécurité nationale, le 25 janvier. En l’absence de Cour constitutionnelle, cette querelle menace de tourner à l’affaire d’État. En prenant la parole inaugurale de la réunion du Conseil de sécurité nationale...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/IMGBN72403saied-mechichi.jpg" alt="" class="wp-image-20999" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/IMGBN72403saied-mechichi.jpg 840w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/IMGBN72403saied-mechichi-300x174.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/IMGBN72403saied-mechichi-768x446.jpg 768w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /><figcaption>Hichem Mechichi et Kais Saïed</figcaption></figure>



<p><strong>Le chef de l’État a fait savoir son désaccord avec le remaniement effectué par le chef du gouvernement, lors d’une réunion du Conseil de sécurité nationale, le 25 janvier. En l’absence de Cour constitutionnelle, cette querelle menace de tourner à l’affaire d’État.</strong></p>



<p>En prenant la parole inaugurale de la réunion du Conseil de sécurité nationale à Carthage, le 25 janvier, le président Kaïs Saïed a pris de cours les Tunisiens. Il ne s’exprime alors pas sur la pandémie de Covid-19, qui met la Tunisie à genoux, mais inflige au chef du gouvernement, Hichem Mechichi, une humiliation qui restera dans les annales.</p>



<p>Le chef de l’État fait savoir, haut et fort, son désaccord avec <a href="https://www.jeuneafrique.com/1106245/politique/tunisie-vaste-remaniement-ministeriel/">le remaniement partiel effectué par Mechichi</a>, au risque de compromettre sa présentation à l’Assemblée, le 26 janvier. En assurant, comme il le fait souvent, que l’histoire lui donnera raison, Kaïs Saïed apparaît comme un homme blessé qui tente d’endosser le costume de chef de guerre. Et son discours inattendu semble être un duel singulier qu’il livre à Mechichi, sans que ce dernier ne puisse riposter. Il confirme ainsi les rumeurs de dissensions avec le chef du gouvernement et prend à témoin, en direct à la télévision, les citoyens tunisiens.</p>



<p>Lorsqu’il désigne Hichem Mechichi comme chef du gouvernement, en août 2019, Saïed est pourtant sûr d’avoir l’un de ses hommes comme binôme à la tête de l’exécutif, sur la base d’un accord tacite : pas de consultations ni d’engagements avec les partis pour la composition du gouvernement.</p>



<p>Mais Mechichi ne suit pas pas ces directives. Pour gouverner, il a besoin d’une majorité à l’Assemblée et se rend compte d’une tentative de contrôle du cabinet présidentiel sur les nominations qu’il compte présenter. Il met aussitôt Carthage à distance, d’autant que le chef de l’exécutif a des prérogatives plus importantes que le président. Saïed vit l’épisode comme un camouflet, voire une trahison, et ronge son frein en lançant des piques ou en menant des actions intempestives qui ne sont pas de son ressort, comme les visites nocturnes aux forces sécuritaires.</p>



<h4>Le limogeage de Charfeddine ne passe pas</h4>



<p>Le Conseil de sécurité nationale du 25 janvier lui donne l’opportunité de régler ses comptes. Une semaine auparavant, le patron de la Kasbah avait lancé un remaniement ministériel après&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1100446/politique/tunisie-pourquoi-le-ministre-de-linterieur-taoufik-charfeddine-proche-de-kais-saied-a-ete-limoge/">avoir limogé le ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine</a>, qui était un proche de Saïed. Le geste de trop pour le président qui tente d’étayer sa colère par des arguments constitutionnels.</p>



<p>À cette réunion, il prend soin de convoquer Thouraya Jeribi, ministre de la Relation avec les instances constitutionnelles et la société civile, ainsi que le ministre de la Justice, Mohamed Boussetta, tous deux réputés sortants, présents pour demander à Mechichi de justifier leur limogeage. Une première à laquelle assiste la députée Samia Abbou (Courant démocrate), invitée par Carthage mais qui n’a pas qualité, en présence du président de l’Assemblée Rached Ghannouchi, à s’exprimer au nom de l’hémicycle.</p>



<p>Après un laïus sur ses prérogatives, Kaïs Saïed se lance alors dans une diatribe véhémente de 23 minutes contre Hichem Mechichi et le remaniement. Selon lui, ce dernier n’est pas conforme à la loi fondamentale dont il assure qu’elle prévoit que le chef de l’État doit être consulté pour tout changement. L’article 92 prévoit toutefois que le président en soit uniquement informé. L’argumentaire de Kaïs Saïed surprend : dans une situation similaire en 2018, il avait déclaré que le chef du gouvernement alors en poste,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/746343/politique/tunisie-la-machine-youssef-chahed/">Youssef Chahed</a>, n’avait pas besoin de l’aval du président pour nommer un ministre.</p>



<h4>Conflit d’intérêts ?</h4>



<p>Dans la foulée, Kaïs Saïed tacle Mechichi en lui niant le droit de s’autodésigner ministre de l’Intérieur par intérim et relève un manquement dans les procédures. Un conseil des ministres aurait dû valider les changements de structures du gouvernement qu’il a effectués, avec la création du ministère de l’Énergie et des Mines, la transformation de la Formation professionnelle, de l’Emploi et de l’Économie solidaire et sociale en un pôle et le recentrage du ministère de la Jeunesse, du Sport et de l’Intégration professionnelle à la Jeunesse et au Sport. Un conseil ministériel rectifiera le tir en fin de journée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>J’AI JURÉ DE RESPECTER LA CONSTITUTION, OR ELLE EST EN TRAIN D’ÊTRE PIÉTINÉE DEVANT MOI</p></blockquote>



<p>Le locataire de Carthage va plus loin. Il reproche à Mechichi de transgresser l’éthique en attribuant des portefeuilles à des personnalités soupçonnées de conflits d’intérêts et assure qu’aucune d’entre elles ne pourra prêter serment à Carthage. Il questionne ainsi, en creux, la probité de Mechichi et menace le parlement s’il accepte la proposition de gouvernement.</p>



<p>Kaïs Saïed tempête : «&nbsp;J’ai juré de respecter la Constitution, or elle est en train d’être piétinée devant moi&nbsp;», lâche-t-il. Mais dans les faits, le président montre qu’il n’a de marge de manœuvres que celle de la menace. «&nbsp;Ça suffit, ça suffit, ça suffit ! J’ai juré de défendre ce pays, ce peuple et cette révolution, mais je ne vous vois pas prendre la même direction. Dans ce cas, il y a la loi entre nous !&nbsp;».</p>



<h4>Crise institutionnelle</h4>



<p>Une affirmation qui ferait sens avec un recours possible auprès d’une Cour constitutionnelle laquelle aurait pu, si elle avait été mise en place, répondre à tous les litiges et éviter l’accumulation des griefs. « Le texte constitutionnel est limité. Il ne prévoit pas les mécanismes de sorties de crise », rappelle l’ancien ministre, Faouzi Abderrahmane. <a href="https://www.jeuneafrique.com/645040/politique/blocage-de-la-cour-constitutionnelle-en-tunisie-les-modernistes-sont-perdants/">En l’absence de Cour constitutionnelle</a>, la querelle entre les deux hommes menace de tourner à l’affaire d’État.</p>



<p>La crise institutionnelle aggrave une tension politique déjà extrême,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1106281/politique/tunisie-des-dizaines-darrestations-apres-des-troubles-nocturnes/">alors que les feux de la grogne sociale s’allument aux quatre coins du pays</a>. Dans ce contexte, Kaïs Saïed, qui perdait en popularité, pourrait regagner des points. «&nbsp;Sans parti et ayant peu de prérogatives, le chef de l’État est faible institutionnellement. En revanche, il est populaire au sein de la société&nbsp;», commente le constitutionnaliste Slim Laghmani. Et d’ajouter : «&nbsp;Le clivage, qui oppose désormais Kaïs Saïed au chef de l’exécutif et au président du Parlement, pourrait drainer des soutiens importants que le chef de l’État n’avait pas auparavant&nbsp;».</p>



<p>Seront-ils suffisants pour permettre à Kaïs Saïed d’opérer un passage en force pour instaurer son système politique idéal ? Quoi qu’il en soit, jamais depuis 2011, la Tunisie n’a connu un tel risque de conflit interne.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : vaste remaniement ministériel</title>
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				<pubDate>Sun, 17 Jan 2021 11:35:44 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200726_173547.jpg" alt="" class="wp-image-18440" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200726_173547.jpg 619w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200726_173547-300x221.jpg 300w" sizes="(max-width: 619px) 100vw, 619px" /><figcaption>Hichem Mechichi le 6 mars à Tunis. ANIS MILI / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi a annoncé samedi un vaste remaniement de son gouvernement affectant douze ministères, dont ceux de l’Intérieur, de la Justice et de la Santé.</strong></p>



<p>Ce nouveau gouvernement, dans lequel aucun des ministères redistribués n’a été attribué à une femme, doit encore être approuvé par le Parlement. «&nbsp;L’objectif de ce remaniement est d’avoir davantage d’efficacité dans le travail du gouvernement&nbsp;», a déclaré Hichem Mechichi à la presse.</p>



<p>Son <a href="https://www.jeuneafrique.com/1057087/politique/tunisie-au-coeur-du-premier-cercle-de-hichem-mechichi-le-tres-discret-nouveau-chef-du-gouvernement/">directeur de cabinet Walid Dhahbi</a> est proposé au ministère de l’Intérieur après<a href="https://www.jeuneafrique.com/1100446/politique/tunisie-pourquoi-le-ministre-de-linterieur-taoufik-charfeddine-proche-de-kais-saied-a-ete-limoge/"> le limogeage début janvier de l’ancien avocat Taoufik Charfeddine</a>, pilier de la campagne électorale du président Kaïs Saïed. Le ministre de l’Environnement Mustapha Aroui, en détention pour une affaire de déchets dangereux importés d’Italie, est remplacé par Chiheb Ben Ahmed, PDG du Centre de promotion des exportations (CEPEX).</p>



<p>Youssef Zouaghi, directeur général de la Douane, obtient le portefeuille de la Justice tandis qu’Hédi Khairi, gynécologue-obstétricien et ancien doyen de la faculté de médecine à Sousse (est), reçoit celui de la Santé.</p>



<h4>«&nbsp;Intégrité&nbsp;»</h4>



<p>Les autres ministères concernés sont ceux de l’Industrie, de l’Énergie, de la Jeunesse, de l’Agriculture, du Développement régional et de l’Investissement, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, de la Culture ainsi que celui des Domaines de l’État et des Affaires foncières. Par ailleurs, Hichem Mechichi supprime le ministère chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et de la société civile, et le poste de secrétaire d’État aux Finances.</p>



<p>Il avait rencontré quelques heures plus tôt Kaïs Saïed, qui avait insisté sur le choix de ministres « dont l’intégrité ne soulève aucun doute », a rapporté un communiqué de la présidence de la République. « Il n’y a pas de place (dans le gouvernement) pour les personnes faisant l’objet de poursuites judiciaires » ou pour lesquelles « il existe des doutes sur leurs parcours ou leurs comportements qui pourraient porter atteinte à l’État et à la crédibilité de ses institutions et à la légitimité de ses décisions », a-t-il souligné, selon le communiqué.</p>



<p>La classe politique, plus fragmentée que jamais depuis les élections législatives de 2019, se déchire alors que l’urgence sociale s’accentue avec la pandémie de coronavirus (175 065 cas, dont 5 528 morts), qui s’ajoute à la hausse des prix, la persistance du chômage et la défaillance croissante des services publics.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Crise politique en Tunisie : Mechichi se dirigerait vers un gouvernement de technocrates</title>
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				<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 10:58:35 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L es réunions des organisations nationales, groupes parlementaires et personnalités se succèdent avec Hichem Mechichi, le ministre tunisien de l’Intérieur, nominé pour former le prochain gouvernement. Mechichi écoute et insiste sur l’impératif de la crise socioéconomique, traversée par la Tunisie. Avant-hier, sur radio Jawhara FM, il a parlé d’entente générale sur le diagnostic économique et...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Sans-titre-1-10.png" alt="" class="wp-image-18752" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Sans-titre-1-10.png 432w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Sans-titre-1-10-300x201.png 300w" sizes="(max-width: 432px) 100vw, 432px" /><figcaption>Hichem Mechichi, nouveau chef du gouvernement tunisien</figcaption></figure>



<p><strong>L es réunions des organisations nationales, groupes parlementaires et personnalités se succèdent avec Hichem Mechichi, le ministre tunisien de l’Intérieur, nominé pour former le prochain gouvernement.</strong></p>



<p>Mechichi écoute et insiste sur l’impératif de la crise socioéconomique, traversée par la Tunisie. Avant-hier, sur radio Jawhara FM, il a parlé d’entente générale sur le diagnostic économique et de la nécessité d’un compromis politique.</p>



<p>Les événements politiques en Tunisie, ces derniers mois, ont montré que l’unique acteur qui ose traduire, tout haut, la volonté du président de la République, Kaïs Saïed, c’est l’UGTT et son secrétaire général, Noureddine Taboubi. Ce dernier était présent à la fameuse réunion, quand Kaïs Saïed a demandé à Fakhfakh de démissionner.</p>



<p>Taboubi était également le seul à proposer des élections anticipées, si le gouvernement Fakhfakh ne passe pas. Aujourd’hui, le secrétaire général de la puissante centrale syndicale l’UGTT accuse les partis d’être derrière les échecs à répétition de la vie politique en Tunisie, depuis la chute de Ben Ali, un certain 14 janvier 2011. De là à dire que l’on va vers un gouvernement de technocrates, il n’y qu’un pas, que plusieurs analystes politiques ont déjà franchi.</p>



<p>Le politologue Slaheddine Jourchi a déjà dit et répété que «pour éviter les tensions partisanes, la Tunisie a besoin d’un gouvernement restreint de technocrates». Plusieurs autres politologues, comme Mohamed Bououd, Zied Krichen ou Bassel Torjeman, vont dans le même sens, choisi, semble-t-il, par le président Saïed. En effet, l’analyse des derniers développements sur la scène politique tunisienne montre clairement que le président Kaïs Saïed est l’acteur principal de la scène, malgré le régime plutôt parlementaire du système politique tunisien.</p>



<p>La chute du gouvernement de Habib Jamli, issu des élections du 6 octobre dernier, gagnées par les islamistes d’Ennahdha, a fait passer l’initiative de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à la présidence de la République, selon les termes de la Constitution. Et si c’était Ennahdha qui a désigné Jamli, puisque les islamistes avaient gagné ces législatives, c’est Saïed qui a nommé Fakhfakh, et c’est encore lui qui a nommé Mechichi. La logique de ce constitutionnaliste de Président est claire.</p>



<p>C’est soit ses choix à lui, le garant de la Constitution, soit le retour aux urnes, pour mettre à jour les choix populaires. Les partis ont bien compris la leçon, lorsqu’il a désigné Hichem Mechichi, le ministre de l’Intérieur, qui ne fait pas partie de la liste de personnalités, proposées par les groupes parlementaires, pour succéder à Fakhfakh. Mais toute la question, c’est de savoir ce que mijote Mechichi, et derrière lui, le président Saïed.</p>



<p><strong>Concertations</strong></p>



<p>Hichem Mechichi a commencé par rencontrer les présidents des principales organisations nationales, l’UGTT, l’UTICA, l’UTAP et l’UNFT. Il a ensuite pris attache avec les principaux groupes parlementaires de l’ARP. Et pour s’inspirer de leur expérience, il vient de rencontrer également, hier matin, les présidents des gouvernements qui l’ont précédés, à savoir Hamadi Jebali, Ali Laareyedh, Habib Essid et Youssef Chahed. Dans l’après-midi, il a discuté avec deux anciens présidents de la République, intérimaires. Foued Mebazaa, qui a assuré la fonction présidentielle en 2011, entre la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011 et l’élection de Moncef Marzouki, le 13 décembre 2011.</p>



<p>Et Mohamed Ennaceur, qui a assuré l’intérim après le décès de feu Béji Caïd Essebsi, le 25 juillet 2019 et jusqu’à l’élection du président Saïed, le 13 octobre 2019. Le Dr&nbsp;Moncef Marzouki, basé à l’étranger, s’est excusé. Hamadi Jebali s’est réjoui de cette rencontre et a dit «avoir transmis à Mechichi l’essence de leurs expériences». Tout le monde est convaincu que la tâche ne sera pas facile.</p>



<p>Concernant les objectifs, il est clair que Mechichi mise sur la nécessité du sauvetage économique. Pour lui, «il s’agit, d’abord, d’arrêter la dégringolade économique. La reprise, elle, n’est pas envisagée avant deux ans».</p>



<p>Concernant sa ceinture politique, et à l’image des concertations et des propos du président Saïed, le jour de sa nomination, l’ère des partis serait révolue. Il chercherait donc un consensus avec eux, pour faire passer un gouvernement de technocrates et freiner la décadence économique. L’option a toujours été refusée par les islamistes d’Ennahdha. Mais, cette fois-ci, ils n’ont pas vraiment le choix, si Mechichi s’obstine. L’autre alternative sera des élections anticipées, alors que les islamistes ne sont pas au mieux de leur popularité.</p>



<p>Même appréciation du côté des autres partis, notamment Qalb Tounes, Ettayar ou Chaâb, qui ne sont pas favorables à des élections anticipées. L’unique formation en hausse, c’est le Parti destourien libre de Abir Moussi. Et c’est pour cela que la formation de Mechichi passera, sauf grande surprise.</p>



<p><strong>Source : El watan /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Le budget, première épreuve du futur gouvernement tunisien</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Jul 2020 14:10:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Tunis aura besoin d’1,2 milliard d’euros pour boucler un budget malmené par l’endettement structurel du pays, les conséquences du Covid-19 et la crise politique.  « La situation est très grave », avait prévenu le 13 juillet, Nizar Yaïche, ministre des Finances, lors de l’annonce du plan de sauvetage de l’économie tunisienne, quelques heures après que...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/sipa_ap22476706_000002-scaled-592x296-1595943087.jpg" alt="" class="wp-image-18507" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/sipa_ap22476706_000002-scaled-592x296-1595943087.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/sipa_ap22476706_000002-scaled-592x296-1595943087-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Hichem Mechichi, nommé Premier ministre par le président tunisien, Kais Saied, le 25 juillet 2020. © Slim Abid/AP/SIPA, via Présidence tunisienne</figcaption></figure>



<p><strong>Tunis aura besoin d’1,2 milliard d’euros pour boucler un budget malmené par l’endettement structurel du pays, les conséquences du Covid-19 et la crise politique. </strong></p>



<p>« La situation est très grave », avait prévenu le 13 juillet, Nizar Yaïche, ministre des Finances, lors de l’annonce du plan de sauvetage de l’économie tunisienne, quelques heures après que le parti musulman-conservateur Ennahdha, première formation au parlement, a retiré sa<a href="https://www.jeuneafrique.com/899129/politique/en-tunisie-le-soutien-dennahdha-au-gouvernement-fakhfakh-met-fin-a-linstabilite-politique/">&nbsp;confiance au gouvernement d’Elyes Fakhfakh</a>, provoquant un remaniement.</p>



<p>Devant ces mouvements politiques, les mauvais chiffres n’en paraissent que plus catastrophiques : le pays cherche encore 3,9 milliards de dinars (1,2 milliard d’euros), soit 9 % du budget prévu dans la loi de finance 2020, et le déficit budgétaire devrait atteindre 7 % du PIB à la fin de l&rsquo;année. </p>



<h4>Des mesures critiquées</h4>



<p>Quelques jours auparavant, Nizar Yaïche – qui continuera de gérer son portefeuille jusqu’à&nbsp; la nomination du futur gouvernement, attendue fin août – avait évoqué un trou de 13 milliards de dinars (4 milliards d’euros) au titre des impayés de l’État et de l’effondrement de l’économie lié au coronavirus. « Nous n’allons pas tout rembourser cette année. Mais nous allons tenir nos engagements, il n’y aura pas de rééchelonnement des dettes en cours », avait insisté le ministre, qui promettait également de ne pas toucher aux investissements de l’État, à la fiscalité, aux aides sociales et de ne pas recourir à un financement international.</p>



<p>Pour ce faire, le ministre, qui doit désormais se contenter d’expédier les affaires courantes et n’a plus la possibilité&nbsp; de déposer de nouveaux projets de loi, avait lancé ces dernières semaines une batterie de mesures : émissions de Bons du trésor, soutien de la Banque centrale de Tunisie (BCT), prêts syndiqués en devises auprès des banques ou encore emprunt obligataire de solidarité destiné aux grandes fortunes du pays.</p>



<p>Une initiative dont Nizar Yaïche espérait « plusieurs centaines de millions de dinars », mais jugée ubuesque par beaucoup. « Ça s’apparente à l’emprunt russe. Le ticket d’entrée est à 100 000 dinars, combien de personnes peuvent souscrire ? Le taux proposé – 4 % défiscalisé – est bien trop bas. Et les investisseurs devront attendre dix ans avant de récupérer leur mise et leurs profits. La Tunisie en sera où dans dix ans ? En appelant à la solidarité, l’État a décidé d’utiliser une forme de contrainte légale pour renflouer ses caisses », critique Radhi Meddeb, PDG fondateur de Comete Engineering et expert économique.</p>



<h4>L’espoir d’une embellie exogène</h4>



<p>En outre, toutes ces mesures sont insuffisantes, estime Bassem Naifar, analyste financier chez AlphaMena, selon qui la récession à venir sera pire que les -6,5 % avancés par l’ancien gouvernement. L’expert pointe notamment la baisse de 51 % des dépenses en capital (investissements) de l’État à la fin avril : comment atteindre l’équilibre d’ici décembre, comme promis ?</p>



<p>Le recours massif aux Bons du trésor assimilables (BTA) s’avérera-t-il suffisant ? « Oui, à condition que la Banque centrale nous refinance. Nous n’avons pas les liquidités nécessaires pour soutenir les entreprises et l’État », alerte Ahmed el-Karm, membre du bureau de l’association professionnelle des banques et établissements financiers, qui sont les principaux acheteurs de BTA.</p>



<p>Mais fin avril, les emprunts intérieurs avaient déjà atteint 720 millions d’euros, sur les 750 millions autorisés par la loi de finance, qui sera rectifiée au dernier trimestre de l’année.</p>



<p>Des facteurs exogènes, tels la reprise économique des partenaires français et italien, une baisse du prix du pétrole ou encore une saison touristique moins désastreuse que prévu, pourraient venir éclaircir ce sombre tableau.</p>



<h4>Refinancement auprès du FMI ?</h4>



<p>Le futur gouvernement pourra aussi compter sur&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/816931/economie/tunisie-les-reserves-en-devises-passent-le-seuil-de-securite/">les confortables réserves en devises de la Banque centrale de Tunisie (BCT)</a>, équivalentes au 28 juillet à 138 jours d’importation. Pour Maher Zaanouni, dirigeant de Cap Invest Partners, le programme préparé par l’ex-gouvernement « tient la route », à condition que l’argent mobilisé ne serve pas qu’au fonctionnement de l’État. « C’est l’occasion, grâce à la loi de partenariat public-privé (PPP), de favoriser une «&nbsp;success-story&nbsp;» qui fera venir les investisseurs et les devises. »</p>



<p>La ligne rouge de ne pas aggraver la dette extérieure (qui représentait près de 75 % du PIB en 2019, selon le FMI) pourrait céder dès l’année prochaine. La Tunisie ne sortira pas sur les marchés internationaux – les conditions y seraient trop dures – mais l’exécutif pourrait relancer les discussions avec le FMI pour un programme quadriennal. Macro-économiquement, l’institution n’y verrait pas de problèmes majeurs, car elle considère la dette extérieure du pays « robuste à la plupart des chocs, à l’exception d’une dépréciation du taux de change ». Mais, comme tous bailleurs, le FMI exigera un interlocuteur politique stable.</p>



<p>Or, si les deux favoris au poste de chef de gouvernement,<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/468735/politique/tunisie-pourquoi-fadhel-abdelkefi-a-ete-lache-de-toutes-parts/"> Fadhel Abdelkefi</a> et <a href="https://www.jeuneafrique.com/134332/politique/tunisie-khayam-turki-la-question-des-alliances-est-pr-matur-e/">Khayam Turki</a>, jouissaient a priori de la confiance des bailleurs internationaux du fait de leur carrière dans la finance, la nomination d’Hichem Mechichi a surpris, et l’orientation économique et financière du prochain exécutif est plus incertaine.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Tunisie : Hichem Mechichi désigné chef du gouvernement</title>
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				<pubDate>Sun, 26 Jul 2020 16:40:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Ministre de l’Intérieur avant sa nomination en tant que chef du gouvernement le samedi 25 juillet, Hichem Mechichi a un mois pour former son équipe dans un contexte politique tendu. «&#160;Après l’examen et la lecture de toutes les situations (dans le pays) je vous charge de former le gouvernement&#160;», a dit le président tunisien Kaïs...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200726_173547.jpg" alt="" class="wp-image-18440" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200726_173547.jpg 619w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/IMG_20200726_173547-300x221.jpg 300w" sizes="(max-width: 619px) 100vw, 619px" /><figcaption>Hichem Mechichi le 6 mars à Tunis. ANIS MILI / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Ministre de l’Intérieur avant sa nomination en tant que chef du gouvernement le samedi 25 juillet, Hichem Mechichi a un mois pour former son équipe dans un contexte politique tendu.</strong></p>



<p>«&nbsp;Après l’examen et la lecture de toutes les situations (dans le pays) je vous charge de former le gouvernement&nbsp;», a dit le président tunisien Kaïs Saïed à l’adresse de Hichem Mechichi au palais de Carthage, dans une vidéo publiée sur la page officielle de la présidence de la République.</p>



<p>Hichem Mechichi, 46 ans, n’a pas été proposé par les partis politiques au pouvoir. Ministre de l’Intérieur dans<a href="https://www.jeuneafrique.com/1015572/politique/tunisie-demission-delyes-fakhfakh-le-chef-du-gouvernement/">&nbsp;le gouvernement sortant d’Elyes Fakhfakh</a>, il était le premier conseiller du président Kaïs Saïed, chargé des affaires juridiques.</p>



<p>Cet ancien chef de cabinet des ministères du Transport, des Affaires sociales et de la Santé aura un mois pour former son gouvernement. Il devra ensuite obtenir la confiance du Parlement à la majorité absolue d’ici à septembre. Faute de quoi, l’Assemblée sera dissoute et de nouvelles élections législatives auront lieu. La Tunisie, où&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/841028/politique/legislatives-en-tunisie-ennahdha-en-tete-avec-52-sieges-selon-les-resultats-officiels/">le dernier scrutin législatif s’est déroulé en octobre</a>, aurait alors 90 jours pour organiser ce vote anticipé, soit avant fin 2020.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p><a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/602497397119060/">رئيس الجمهورية قيس سعيد يكلف السيد هشام المشيشي بتكوين الحكومة</a></p><p>رئيس الجمهورية قيس سعيد يكلف السيد هشام المشيشي بتكوين الحكومة</p><p>PUBLIÉE PAR ‎<a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/">PRÉSIDENCE TUNISIE رئاسة الجمهورية التونسية</a>‎ SUR SAMEDI 25 JUILLET 2020</p></blockquote>



<p>Dans une déclaration publiée par la présidence de la République Hichem Mechichi a estimé que son nouveau poste représente une &nbsp;» grande responsabilité et un grand défi surtout dans les circonstances actuelles de notre pays&nbsp;» promettant de «&nbsp;travailler pour former un gouvernement qui répondra à toutes les attentes des Tunisiens&nbsp;».</p>



<p>Sa désignation intervient le jour où la Tunisie fête le 63e anniversaire de la République, un jour qui marque l’abolition du régime monarchique et la proclamation de la République en 1957. Ce jour commémore aussi&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/808437/politique/tunisie-le-president-beji-caid-essebsi-est-decede/">le premier anniversaire de décès de Béji Caïd Essebsi</a>, premier président tunisien élu au suffrage universel en 2014, mort à quelques mois de la fin de son mandat à l’âge de 92 ans. Le 25 juillet marque également la date anniversaire de l’assassinat de Mohamed Brahmi, député et chef du parti d’opposition Mouvement populaire, tué par balles devant son domicile à Tunis en 2013.</p>



<h4>«&nbsp;Habile&nbsp;»</h4>



<p>Hichem Mechichi succèdera à Elyes Fakhfakh qui,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1008830/politique/tunisie-elyes-fakhfakh-mis-en-cause-pour-conflit-dinterets/">fragilisé par une affaire de conflit d’intérêt</a>, a démissionné sous la pression du parti d’inspiration islamiste Ennahdha, qui avait déposé une motion de défiance contre lui. Le nouveau chef du gouvernement a la difficile tâche de rassembler une majorité au sein d’un Parlement profondément fragmenté.</p>



<p>Élue en octobre, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) est composée d’une myriade de partis, dont certains sont à couteaux tirés. C’est le cas notamment du Parti destourien libre (PDL) de l’anti-islamiste Abir Moussi (16 députés sur 217) et du parti Ennahdha, la première force au parlement (54 députés).</p>



<p>Durant les deux dernières semaines, des plénières n’ont pas été tenues en raison des échanges violents entre notamment ces deux blocs, et un sit-in du PDL réclamant le départ du président du parlement Rached Ghannouchi, également chef d’Ennahdha. Ce dernier fait l’objet d’une motion de retrait de confiance qui sera examinée lors d’une plénière le 30 juillet.</p>



<p>Lundi, le président Saïed a mis en garde contre un état de «&nbsp;chaos&nbsp;» au sein du parlement et un «&nbsp;blocage des travaux d’une institution constitutionnelle&nbsp;». «&nbsp;Malheureusement l’ARP ne fonctionne pas de façon normale!&nbsp;», a-t-il dit lundi lors d’une réunion au palais de Carthage avec Rached Ghannouchi. Cette situation de blocage au Parlement «&nbsp;ne pourra pas continuer (…) Je ne vais pas rester les bras croisés devant la chute des institutions de l’État&nbsp;», a-t-il ajouté.</p>



<p>«&nbsp;Le contexte actuel exige la présence d’un chef de gouvernement habile, convaincant, connaisseur et surtout moins engagé dans l’appartenance et l’attachement à l’un des partis les plus influents de la scène politique&nbsp;», a écrit samedi le journal Le Quotidien.</p>



<h4>Protestation contre le chômage</h4>



<p>Dans un communiqué publié vendredi, la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme a estimé que les gouvernements successifs n’ont pas réussi à établir «&nbsp;une politique de développement capable de réduire le chômage, les déséquilibres régionaux, l’inflation financière et les déficits commerciaux&nbsp;».</p>



<p>La Tunisie, qui a pris avec succès des mesures drastiques pour circonscrire l’épidémie de coronavirus, est frappée de plein fouet par les retombées économiques et sociales de la fermeture des frontières. Des milliers d’emplois sont sur la sellette alors que la population est déjà exaspérée par le manque de perspectives dans un pays où le taux de chômage officiel dépasse les 30% dans certaines régions et parmi les jeunes.</p>



<p>Ces dernières semaines, le sud du pays a enregistré des mouvements de protestation contre le chômage et une politique de marginalisation.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique /Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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