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	<title>Henri Konan Bédié &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Henri Konan Bédié &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Laurent Gbagbo rend visite à son ancien rival Henri Konan Bédié</title>
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				<pubDate>Sun, 11 Jul 2021 13:55:24 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Longtemps rivaux politiques, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié se sont rencontrés, samedi, à Daoukro, devant plusieurs centaines de militants et cadres du parti. De retour après dix ans d&#8217;absence, le mot d&#8217;ordre, pour Laurent Gbagbo, est à l&#8217;union.  Le ton était à la réconciliation, samedi 11 juillet, à Daoukro, dans le centre de la Côte d&#8217;Ivoire,...]]></description>
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<p><strong>Longtemps rivaux politiques, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié se sont rencontrés, samedi, à Daoukro, devant plusieurs centaines de militants et cadres du parti. De retour après dix ans d&rsquo;absence, le mot d&rsquo;ordre, pour Laurent Gbagbo, est à l&rsquo;union. </strong></p>



<p>Le ton était à la réconciliation, samedi 11 juillet, à Daoukro, dans le centre de la Côte d&rsquo;Ivoire, où l&rsquo;ex-président&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/laurent-gbagbo/">Laurent Gbagbo</a>, de retour dans son pays depuis la mi-juin, a été chaleureusement accueilli par un de ses prédécesseurs et ancien rival Henri Konan Bédié.&nbsp;</p>



<p>Devant plusieurs centaines de militants et cadres de leurs partis, les deux anciens chefs d&rsquo;État se sont donné une franche accolade avant de faire quelques dizaines de mètres main dans la main, saluant la foule, et de s&rsquo;asseoir côte à côte pour assister à plusieurs spectacles et discours, ont constaté des journalistes de l&rsquo;AFP.</p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210617-c%C3%B4te-d-ivoire-laurent-gbagbo-l-infatigable-combattant">Laurent Gbagbo</a>&nbsp;a ensuite pris la parole, dans un discours d&rsquo;une trentaine de minutes où il a épinglé le président ivoirien, Alassane Ouattara, réélu en 2020 pour un troisième mandat controversé, au cours d&rsquo;une présidentielle boycottée par l&rsquo;opposition qui jugeait ce nouveau mandat inconstitutionnel.</p>



<p>« On peut décider que nous n&rsquo;avons aucune Constitution et vivre comme ça. Mais si nous avons une Constitution, il faut se battre pour être du côté de la Constitution. Respectez les textes&nbsp;! » a-t-il lancé.&nbsp;</p>



<p>« Est-ce que<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210703-rd-congo-l-ancien-pr%C3%A9sident-ivoirien-laurent-gbagbo-en-visite-priv%C3%A9e-%C3%A0-kinshasa">&nbsp;Laurent Gbagbo</a>&nbsp;peut rencontrer Henri Konan Bédié sans que ça soit de la politique&nbsp;? Assumons de faire de la politique&nbsp;! », a également déclaré Laurent Gbagbo à la tribune, sous des applaudissements nourris.&nbsp;</p>



<p>Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié ont longtemps été des rivaux politiques. Au&nbsp;moment de l&rsquo;élection présidentielle de 2010, Le second avait apporté son soutien à Alassane Ouattara, alors rival de Laurent&nbsp;Gbagbo.&nbsp;</p>



<p>Ce dernier avait ensuite été poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l&rsquo;humanité au cours des violences post-électorales de 2010-2011, nées de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle face à Alassane Ouattara.</p>



<p><strong>« Bédié-Gbagbo, unis pour une opposition plus forte »</strong></p>



<p>« Il était le véritable donneur d&rsquo;ordres, à ce titre il devra rendre des comptes », avait à l&rsquo;époque&nbsp;déclaré Henri Konan Bédié dans un entretien avec Jeune Afrique. Mais depuis 2018, le Parti démocratique de Côte d&rsquo;Ivoire (PDCI) de Henri Konan&nbsp;Bédié est devenu la principale formation d&rsquo;opposition.&nbsp;</p>



<p>Henri Konan Bédié avait rendu visite à Laurent&nbsp;Gbagbo fin juillet 2019 à Bruxelles, où ce dernier résidait en liberté conditionnelle en attendant la confirmation de son acquittement devant la CPI.</p>



<p>Désormais libre,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210627-c%C3%B4te-d-ivoire-un-accueil-triomphal-pour-laurent-gbagbo-dans-son-village-natal">Laurent Gbagbo est rentré en Côte d&rsquo;Ivoire</a>&nbsp;le 17 juin dernier et c&rsquo;est la première fois qu&rsquo;il le rencontrait depuis son retour. « Une marque de réconciliation », a-t-il affirmé.&nbsp;</p>



<p>« Bédié-Gbagbo, unis pour une opposition plus forte » :&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20210617-retour-de-l-ancien-pr%C3%A9sident-laurent-gbagbo-apr%C3%A8s-dix-ans-d-absence">dix ans plus tard, le mot d&rsquo;ordre est donc à l&rsquo;union</a>, à l&rsquo;image des nombreux t-shirts, pagnes et banderoles des militants présents à Daoukro.&nbsp;</p>



<p>Et la perspective d&rsquo;une alliance entre le PDCI et le Front Populaire Ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo n&rsquo;est pas à exclure en vue des prochains scrutins nationaux. Ces deux partis s&rsquo;étaient déjà associés dans de nombreuses circonscriptions aux législatives de mars dernier.</p>



<p>« On ne peut pas l&rsquo;exclure. C&rsquo;est une alliance pour le bien de la Côte d&rsquo;Ivoire, pas contre quelqu&rsquo;un », assure à l&rsquo;AFP, Antoni Garou, le député-maire pro-Gbagbo d&rsquo;Ouragahio, qui englobe la circonscription du village de naissance de Laurent Gbagbo, Mama.</p>



<p>« Tous les Ivoiriens doivent se parler », a-t-il encore dit, espérant que le président Ouattara recevrait prochainement Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié.</p>



<p><strong>Source : France 24 Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Alphonse Soro : « Notre stratégie a échoué »</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 18:27:56 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/55570059_303.jpg" alt="" class="wp-image-20012" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/55570059_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/55570059_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara au cours du point de presse à l&rsquo;issue de leur rencontre du 11 novembre</figcaption></figure>



<p><strong>Alphonse Soro, proche de l’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, a mis fin à son exil d’un an en France. Il explique à la DW les raisons de son retour au pays.</strong></p>



<p>Bien que n’étant pas visé par des poursuites judiciaires, le président de l&rsquo;Alliance nationale pour le changement (ANC), un parti proche de l’ancien président de l’Assemblée nationale,&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/guillaume-soro-veut-prendre-la-t%C3%AAte-de-la-contestation/a-55513459">Guillaume Soro</a>&nbsp;s’était exilé en France pendant un an. &nbsp;Alphonse Soro, ancien conseiller de l’ex-premier ministre défunt, Amadou Gon Coulibaly, chargé du dialogue social, avait démissionné de ses fonctions le 11 janvier 2019, pour rejoindre cet allié&nbsp;leader de Générations&nbsp;et&nbsp;Peuples Solidaires&nbsp;(GKS).</p>



<h4>Retour au bercail</h4>



<p>Mais mi-janvier, il a décidé de rentrer à Abidjan, mettant ainsi fin à son exil. Le retour au bercail de l’ex-député de Karakoro, au Nord de la Côte d’Ivoire est lié, selon lui, au climat de décrispation intervenue à la faveur du dialogue initié par les autorités ivoiriennes, juste au lendemain de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.</p>



<h4>Nous devons respecter la volonté populaire &#8211; Alphonse Soro</h4>



<p>Il entend désormais participer pleinement au processus de réconciliation nationale initiée par le président Alassane Ouattara et auquel une frange de la classe politique a adhéré.</p>



<p>Au micro d’Eric Topona, celui qui fût aussi secrétaire national chargé de la jeunesse au Rassemblement des républicains (Rdr) d’Alassane <a href="https://www.dw.com/fr/c%C3%B4te-divoire-loffre-dalassane-ouattara-ne-passe-pas/a-55944429">Ouattara</a> explique les raisons de son rapprochement avec le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP au pouvoir). Il s’exprime aussi su sujet de la décision de certains partis d’opposition de boycotter les élections législatives du 6 mars 2021. </p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>CÔTE D’IVOIRE : L’Elysée soutient l’idée d’un gouvernement de large union</title>
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				<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 20:14:39 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200305-WA0019.jpg" alt="" class="wp-image-15000" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200305-WA0019.jpg 512w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/IMG-20200305-WA0019-300x191.jpg 300w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /><figcaption>Alassane Ouattara</figcaption></figure>



<p><strong>Un mois après la présidentielle et à la suite des violences qui ont embrasé tout le pays, Emmanuel Macron qui s’est entretenu deux fois au téléphone ce weekend avec Alassane Ouattara suit la situation de près. Le président français insiste sur la mise en place, dès le lendemain du 14 décembre, d’un gouvernement de large union. Kouadio Konan Bertin (Kkb) et de personnalités proches de l’opposition radicale pourraient y faire leur entrée. La piste des pro-gbagbo est scrupuleusement scrutée.</strong></p>



<p>Depuis vendredi dernier, le président ivoirien séjourne en France, première visite depuis la présidentielle de fin octobre pour laquelle sa candidature a suscité des manifestations ayant engendré un peu moins d’une centaine de morts. Il ne devrait pas, à priori, rencontrer Emmanuel Macron même si les deux hommes entretiennent de très amicales relations depuis l’arrivée au pouvoir du locataire de l’Elysée. Le président français insiste auprès de son homologue pour qu’il ouvre son gouvernement à l’opposition et ne trouve pas d’inconvénient à ce que «&nbsp;un membre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) prenne la primature&nbsp;». Cette dernière option a été écartée par les barons de la majorité présidentielle qui préfèrent une «&nbsp;simple ouverture&nbsp;». Lors de leurs deux entretiens téléphoniques ce weekend, s’il a été longuement question de Guillaume Soro, ancien allié de Ouattara dont le départ de la France «&nbsp;est vivement souhaité&nbsp;» par le président ivoirien, la question du gouvernement a été longuement évoquée. Macron pense qu’en l’élargissant aussi bien à ceux qui étaient candidats qu’à d’autres personnalités, la voie de la réconciliation sera amorcée. Si Bédié écarte pour l’instant toute participation au gouvernement et que Pascal Affi Nguessan, l’autre candidat «&nbsp;boycottard&nbsp;» est détenu depuis le 7 novembre en un lieu secret depuis son arrestation, Kouadio Konan Bertin semble être celui à qui reviendrait la part de lion.</p>



<p><strong>Bédié hésitant, l’opposition radicale contre</strong></p>



<p>Il est à la tête de l’opposition radicale unifiée. Quelques jours après le scrutin, il a rencontré, à l’hôtel du Golf, le président ivoirien. Henri Konan Bédié, 86 ans, a été l’un des deux candidats qui ont boycotté la présidentielle même si, pour le ridiculiser, la Commission électorale indépendante (Cei), à la solde du président sortant qui s’est arrogé 94,27%, lui a attribué un peu plus de 1%. Déjà, lors de leur tête à tête le 11 novembre, Henri Konan Bédié à qui ses pairs de l’opposition reproche « une souplesse à l’égard du pouvoir » n’a pas voulu répondre dans l’immédiat à la proposition d’un gouvernement d’union nationale de Ouattara. Mais pour un leader qui s’est souvent accommodé de compromis, « rien n’est écarté » même si Jean-Louis Billon, l’un de ses lieutenants et putatifs successeurs pousse le principal parti de l’opposition ivoirienne à se radicaliser. La branche Front populaire ivoirien (Pfi) de Pascal Affi Nguessan ne veut pas entendre parler d’une entrée au gouvernement ainsi que les proches de Simone Gbagbo, l’ex première dame. Sauf que ces dernières semaines, Laurent Gbagbo, l’ancien président en exil à Bruxelles a eu plusieurs entretiens téléphoniques avec des proches de Ouattara dont Hamed Bakayoko, le premier ministre. Profitant de son séjour à Paris, le président ivoirien s’est dit prêt à envoyer des émissaires rencontrer en Belgique son prédécesseur avant d’être confronté au refus de ce dernier. En même temps, la présidence ivoirienne a encouragé l’ancien président à renouveler sa demande de passeport auprès des autorités consulaires ivoiriennes. Selon plusieurs sources concordantes, pour les fêtes de fin d’année, l’ancien pensionnaire de la Cour pénale internationale pourrait recevoir son passeport diplomatique.</p>



<p><strong>Kkb et des modérés attendus</strong></p>



<p>Hamed Bakayoko sera encore, au lendemain de la prestation de serment prévue le 14 décembre, toujours Premier ministre de Côte d’Ivoire. Le maire d’Abobo a succédé à Amadou Gon Coulibaly, mort brusquement d’un arrêt cardiaque début juillet. Depuis, quelques coups de froid entre l’ancien journaliste et le président de la République, au point où, celui qui était censé mener la campagne électorale en octobre dernier n’a fait que quelques apparitions. Mais compte tenu de sa culture du pouvoir et de son hyper-occupation du terrain politique et social, il devrait être reconduit même s’il préfère, au cas où une démission de Alassane Ouattara pourrait intervenir dans les prochains mois ou avant 2022, être vice-président. Dans son gouvernement, plusieurs personnalités non politiques mais aussi des modérés du Parti démocratique de la Côte d‘Ivoire (Pdci) devraient faire leur entrée. Actuellement, le président ivoirien multiplie des contacts pour, à défaut de rallier l’opposition, en débaucher quelques membres emblématiques. Mais la stratégie peine à payer. Kouadio Konan Bertin, dissident du Pdci qui a pris activement part au scrutin devrait entrer dans le nouvel exécutif avec 2 à 4 de ses proches. A défaut de gros poissons de l’opposition, quelques proches de Guillaume Soro sont consultés. Soro Mamadou Kanigui, un proche de l’ex chef rebelle a déjà dit à Ouattara qu’il était prêt à entrer au gouvernement. Vincent Toh Bi Irié, ancien préfet d’Abidjan fait aussi partie de la liste d’attente pour le prochain gouvernement, une entrée que ne souhaite pas Hamed Bakayoko.</p>



<p><strong>Une majorité fragilisée</strong></p>



<p>Cette présidentielle a été celle qui a connu le plus grand taux d’abstention. «&nbsp;Moins de 10% selon Guillaume Soro&nbsp;». Le chiffre de 53,9% avancé par la Commission électorale indépendante est totalement ubuesque d’autant que le tiers des bureaux de vote n’ont pas ouvert. Cette élection, l’une des plus catastrophiques qu’a connu la sous-région a dégradé sensiblement l’image de la Côte d’Ivoire et fragilisé une majorité qui a pourtant réussi sur les questions économiques. Abidjan craint surtout un regain d’attentats terroristes pour le premier trimestre 2021 d’autant que les services secrets accumulent des signaux alarmants. Alassane Ouattara a surtout peur que Guillaume Soro, porté disparu depuis le scrutin et qui avait annoncé que «&nbsp;la présidentielle n’aura pas lieu&nbsp;» ne tente de déstabiliser le pays. Il s’en est ouvert à Emmanuel Macron, le pressant d’arrêter et d’expulser l’ancien président de l’assemblée nationale ivoirienne. Sauf que, mieux que le pouvoir ivoirien, l’ancien chef rebelle dispose de solides contacts dans l’entourage du président français. Soro a quitté temporairement la France, est passé par la Belgique et l’Espagne avant de disparaître. Il a été aperçu en Grande Bretagne avant d’être signalé, sans que cela ne soit confirmé, en Turquie où il a de bonnes amitiés ou encore en Europe de l’Est. Une certitude tout de même, avant plusieurs mois voir une année, Guillaume Soro n’a rien à craindre. La justice française ne l’expulsera probablement pas.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire: le dialogue reste suspendu à la libération des opposants</title>
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				<pubDate>Sun, 22 Nov 2020 08:08:25 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/55570059_303.jpg" alt="" class="wp-image-20012" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/55570059_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/55570059_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara au cours du point de presse à l&rsquo;issue de leur rencontre du 11 novembre</figcaption></figure>



<p><br><strong>Depuis la rencontre entre le président ivoirien Alassane Ouattara et le chef de l’opposition réunie, Henri Konan Bédié, le 11 novembre dernier, les deux camps sont restés relativement silencieux. Même si la tension a baissé d’un cran dans le pays, la crise électorale, à l’origine de la mort d’au moins 85 personnes, est loin d’être réglée.</strong></p>



<p>Vendredi 20 novembre, Henri Konan Bédié, le président du PDCI a annoncé officiellement «&nbsp;<em>suspendre&nbsp;</em>» ce dialogue tant que les cadres de l’opposition, toujours en prison, n’étaient pas libérés.&nbsp;«&nbsp;<em>J&rsquo;ai suspendu ce dialogue, jusqu&rsquo;à ce que nos frères soient libérés&nbsp;</em>», a-t-il précisément déclaré.&nbsp;Entre autres, Maurice Guikahué, vice-président du PDCI, mais aussi Pascal Affi N’Guessan, président du FPI-légal sont toujours derrière les barreaux.&nbsp;</p>



<p>Depuis la rencontre du 11 novembre entre Ouattara et Bédié, les demandes de libérations, «&nbsp;<em>préalables non-négociables</em>&nbsp;»&nbsp;selon l’opposition, sont restées lettre morte. Mais le président du PDCI se veut confiant&nbsp;: «<em>&nbsp;je pense bien,&nbsp;</em>dit-il,&nbsp;<em>que dans quelques jours, ces différentes libérations seront faites pour que nous puissions reprendre le dialogue.</em>&nbsp;»</p>



<p>Ces derniers jours, Henri Konan Bédié&nbsp;a reçu une à une les formations qui composent la coalition de l’opposition&nbsp;: EDS, FPI-Légal ou encore UDPCI. Il pourrait organiser la semaine prochaine une réunion conjointe à tous&nbsp;ces groupements. En revanche, peu d’informations ne filtrent sur le contenu des discussions avortées entre les adversaires politiques. «&nbsp;<em>Les forces ministérielles ne sont pas une priorité pour nous&nbsp;</em>», assure ainsi la secrétaire général de l’UDPCI, au sujet d’un éventuel gouvernement d’union nationale. Evelyne Tali considère que l’enjeu de ces discussions reste l’annulation de l’élection, et les dissolutions de la CEI et du Conseil constitutionnel. Inimaginable pour le pouvoir en place.</p>



<p>Autre demande des opposants, l’organisation d’un grand dialogue inclusif avec tous les leaders de l’opposition : Laurent Ggabo, Guillaume Soro ou encore Charles Blé Goudé.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Présidentielle en Côte d’Ivoire : la candidature du président Ouattara acceptée, celles de Soro et Gbagbo rejetées</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 09:56:49 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/OUATTARA-b.jpg" alt="" class="wp-image-18504" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/OUATTARA-b.jpg 765w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/OUATTARA-b-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 765px) 100vw, 765px" /><figcaption>Alassane Ouattara</figcaption></figure>



<p><strong>A 78 ans, le chef de l’Etat pourra bien briguer un troisième mandat, alors que l’opposition lui contestait ce droit en vertu de la Constitution. Condamnés par la justice ivoirienne, Laurent Gbago et Guillaume Soro sont en revanche écartés.</strong></p>



<p>Le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire a validé, lundi&nbsp;14&nbsp;septembre, la candidature du président, Alassane Ouattara, à un troisième mandat controversé et a rejeté celles de l’ex-président Laurent Gbagbo et de l’ex-chef rebelle et ex-premier ministre Guillaume Soro à la présidentielle du 31&nbsp;octobre.</p>



<p>Seules quatre des 44&nbsp;candidatures déposées à la Commission électorale ont été validées par le Conseil constitutionnel. M.&nbsp;Ouattara, qui promet une victoire&nbsp;<em>«&nbsp;un coup K.-O.&nbsp;»</em>&nbsp;(au premier tour) aura donc comme adversaires son vieux rival, ancien allié et ancien président Henri Konan Bédié (1993-1999), Pascal Affi Nguessan, ancien premier ministre sous la présidence de Laurent Gbagbo, et l’ancien député Kouadio Konan Bertin, dissident du parti de M. Bédié, le PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire).</p>



<p>La crainte de violences meurtrières à l’approche du scrutin du 31&nbsp;octobre et après les élections, est forte, dix ans après la crise née de la présidentielle de 2010 qui avait fait 3&nbsp;000&nbsp;morts. Cette crise était née du refus du président d’alors, Laurent Gbagbo, de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara.</p>



<p>L’annonce de la candidature de M. Ouattara <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/08/22/cote-d-ivoire-le-discours-va-t-en-guerre-d-alassane-ouattara-investi-pour-briguer-un-troisieme-mandat_6049670_3212.html">avait dégénéré en violences ayant fait une quinzaine de morts en août</a>. Lundi matin, alors que la décision du Conseil constitutionnel n’était pas connue, des manifestations et des marches contre la candidature de M. Ouattara se sont terminées par des affrontements avec les forces de l’ordre, dans plusieurs villes de Côte d’Ivoire.</p>



<h4>Le changement de Constitution remet les compteurs à zéro</h4>



<p>Le Conseil constitutionnel n’a pas suivi les requêtes de plusieurs opposants, qui estimaient que M.&nbsp;Ouattara ne pouvait accomplir un troisième mandat, la Loi fondamentale limitant leur nombre à deux.</p>



<p>Le Conseil a rappelé que le changement de Constitution, en&nbsp;2016, n’était pas une&nbsp;<em>«&nbsp;révision&nbsp;»</em>&nbsp;et conclu&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;La question de la possibilité ou non, pour le président de la République sortant de briguer un nouveau mandat doit s’analyser à l’aune de l’adoption d’une nouvelle Constitution.&nbsp;»</em></p>



<p>Ironie, pour appuyer ses conclusions, l’instance a même cité M.&nbsp;Affi Nguessan (auteur d’une des requêtes de l’opposition), rappelant ses anciennes déclarations critiquant la nouvelle Constitution&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Rien dans la nouvelle Constitution n’empêche le président Ouattara d’être candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle du 31&nbsp;octobre&nbsp;2020.&nbsp;»</em></p>



<p>Comme la précédente, la Constitution de 2016 limite à deux les mandats présidentiels. Les partisans de M. Ouattara affirmaient que le changement de Constitution avait remis le compteur à zéro, alors que l’opposition jugeait sa nouvelle candidature inconstitutionnelle.</p>



<h4>«&nbsp;Anéantissement de la démocratie&nbsp;»</h4>



<p>La cour a en revanche sans surprise rejeté les candidatures de MM.&nbsp;Gbagbo et Soro, qui ont tous les deux été condamnés par la justice ivoirienne.</p>



<p>M.&nbsp;Gbagbo, 75&nbsp;ans, qui ne s’est encore jamais prononcé publiquement sur sa candidature, est toujours en liberté conditionnelle en Belgique, dans l’attente d’un éventuel procès en appel devant la Cour pénale internationale (CPI),&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/07/17/la-cpi-motive-sa-decision-d-acquitter-laurent-gbagbo-et-charles-ble-goude_5490293_3212.html">qui l’a acquitté en première instance de l’accusation de crimes contre l’humanité</a>.</p>



<p>Mais&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/01/19/laurent-gbagbo-et-quatre-anciens-ministres-condamnes-par-la-justice-ivoirienne_5243986_3212.html">il est sous le coup d’une condamnation en&nbsp;janvier&nbsp;2018 à vingt ans de prison</a>&nbsp;par la justice ivoirienne pour l’affaire dite du&nbsp;<em>«&nbsp;Braquage de la BCEAO&nbsp;»</em>, la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest, lors de la crise de 2010-2011.</p>



<p>M.&nbsp;Soro a quant à lui été condamné en avril à&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/28/cote-d-ivoire-soro-condamne-a-20-ans-de-prison-pour-recel-de-detournement-de-deniers-publics_6038046_3212.html">vingt ans de prison pour recel de détournement de deniers publics</a>.</p>



<p><em>«&nbsp;Je conteste vigoureusement la décision injuste et infondée prise par le Conseil constitutionnel. Je considère que c’est une décision inique, politiquement motivée, juridiquement boiteuse et qui s’inscrit dans une logique d’anéantissement de la démocratie et l’Etat de droit&nbsp;»</em>, a réagi M.&nbsp;Soro sur Twitter et Facebook.</p>



<p><em>« Le Conseil constitutionnel vient de cautionner, et cela sans surprise, la forfaiture et le parjure de M. Ouattara</em> (…) <em>Dans ces circonstances, j’annonce que nous engagerons une étape nouvelle de notre combat pour la démocratie dans notre pays. Elle sera âpre mais nous la gagnerons sans aucun doute »</em>, a menacé Guillaume Soro, qui a promis de dévoiler ses intentions le 17 septembre lors d’une conférence de presse en France.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>CÔTE D’IVOIRE : Anti-tribaliste, KKB maille le pays et ratisse large</title>
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				<pubDate>Sun, 23 Aug 2020 15:30:05 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0603-450x296.jpg" alt="" class="wp-image-19084" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0603-450x296.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0603-450x296-300x197.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<p><strong>Ces derniers jours et après des manifestations qui ont fait plusieurs morts au centre du pays, les relents xénophobes entretenues par Henri Konan Bédié et sa caste refont surface. Face au tribalisme, Kouadio Konan Bertin (Kkb) et candidat à la présidentielle contre l’ancien chef d’Etat joue le rassemblement et ratisse large. Il multiplie des déplacements dans plusieurs localités du pays.</strong></p>



<p>C’est le candidat qu’on voit le moins à la télévision en ce moment, car le fils de planteur est dans des régions reculées du pays où il enchaîne ses meetings de proximité. Partout, son message est le même, «&nbsp;donner une chance à la jeunesse&nbsp;» qui constitue, quoiqu’on dise, 70% de la population ivoirienne et qui a souvent été victime des errances des aînés. Pour le moment concentré sur le sud et le centre du pays, il prévoit aussi une grande tournée vers le septentrion, plutôt bastion du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) au pouvoir. Tout en tirant profit du nauséeux débat tribaliste, visant de près la jeunesse et proposant un cohérent projet de société, Kkb pourrait être la surprise de cette présidentielle de toutes les incertitudes.</p>



<p><strong>Tirer profit du débat tribaliste</strong></p>



<p>Il fait partie des rares cadres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) à combattre tout relent xénophobes dès le départ. Ouvert et sympathique, il a de bonnes relations avec des ivoiriens de toutes les régions et a toujours évité de s’en prendre au président Alassane Ouattara, principale pomme de discorde dans le débat tribaliste. Le plus ancien parti de la Côte d’Ivoire dont l’actuel chef de l’Etat est membre (a été membre&nbsp;?) et pour le compte duquel il fut Premier ministre a, poussé par Bédié alors que ce dernier était à la tête du pays, entretenu une haine généralisée contre les ressortissants de la partie septentrionale du pays. Ces derniers jours, ces ressentiments sont réapparus dans les débats. Après le scandale des orpailleurs étrangers qui «&nbsp;pilleraient le pays&nbsp;», Henri Konan Bédié a lancé ses chiens de garde dans l’arène pour s’en prendre aux «&nbsp;étrangers venus de partout&nbsp;» stigmatisant les populations nordistes dans un pays cosmogonique où les peuples sont venus de partout, notamment de pays voisins. Pour Kkb «&nbsp;<em>il faut éviter les discours qui divisent</em>«&nbsp;. Lors d’un entretien avec Afrika Stratégies France en décembre 2020, il promettait se battre contre «&nbsp;<em>les vieux démons qui menacent la paix</em>&nbsp;» et ses propos insistants convient à éviter de répéter les erreurs de 2010. Il pourra ainsi compter sur les aigris et déçus de la majorité présidentielle ainsi que l’électorat plausible de Guillaume Soro dans le nord, l’ancien président du parlement ivoirien étant écarté du fait de son exil en France.</p>



<p><strong>Campagne de proximité</strong></p>



<p>Accueil pompeux, celui d’une reine mère qui salue «&nbsp;<em>les efforts inoubliables de Kkb dans l’ombre de Bédié</em>&nbsp;» et l’exhorte à «&nbsp;<em>tout confier à Dieu</em>&nbsp;» comme si la mère baoulé compatissait à ses déboires de ces derniers jours au sein du Pdci. «&nbsp;<em>Tu as beaucoup fait pour ce parti</em>&nbsp;» a insisté la souveraine sous les applaudissements de la cour. Il l’a débuté depuis début juillet. Des sorties dans plusieurs localités du pays. Si cette semaine, il s’est donné une pause et un repli sur Abidjan pour des contacts politiques, Kouadio Konan Bertin reprendra son bâton de pèlerin. Coins et recoins, il n’entend rien lâcher car l’électorat de ce planteur, ce sont aussi de petits paysans et les ruraux, grands oubliés d’un pays qui a connu de géants exploits économiques tout de même. Ce mois d’août, la région de Bouaké (350 km d’Abidjan) était à l’honneur. Après Bamoro et Koumounoukro, Kkb a fait un détour à Sakassou, chez le reine mère, chef suprême des baoulé, son ethnie. Devant Nanan Akoua Boni II et ses interlocuteurs, le message du député est le même, «&nbsp;<em>la paix doit être notre leitmotiv</em>&nbsp;» insiste le trublion. Pour Kkb, «&nbsp;<em>aucun ivoirien ne doit prendre une arme contre un autre, quoiqu’il arrive</em>«&nbsp;, un message apprécié par la reine mère mais surtout applaudi par les populations aussi bien à Djebonoua qu’à Sabassou, localités proches de Bouaké. Très attaché à l’éducation à laquelle il donnera ainsi qu’à la santé une place de choix une fois élu, Kkb a échangé longuement avec des étudiants de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké avant de rallier Abidjan, la capitale économique. Une tournée dont l’effervescence pourrait bien cacher une grande surprise lors de la présidentielle de fin octobre.</p>



<p><strong>Une surprise en vue&nbsp;?</strong></p>



<p>Les circonstances s’y prêtent, à son avantage. Déjà, auprès des sympathisants de son propre parti, il fait face à un vieillard de 86 ans qui va du coq à l’âne, fait des promesses qu’il dédit au gré de ses humeurs. Avec un âge trop avancé, le Sphinx de Daoukro (centre) aura tout le mal à tenir physiquement face à une machine d’Etat qui se mobilise derrière le président sortant. Le Front populaire ivoirien (Fpi) de Laurent Gbagbo est divisé entre les très radicaux restés loyaux à son épouse qui, compte tenu de la condamnation dont elle fut objet ne sera candidate à rien et Pascal Afi Nguessan, qui s’est habillement rapproché du parti au pouvoir à plusieurs reprises. Dans une telle situation et compte tenu de ce que la plupart des candidats sont des vieux de la vieille épopée électoraliste, Kkb peut bien provoquer la surprise. Pour cela, il lui faut à la fois un butin, nerf de la guerre, conséquent et surtout, un message qui rassemble la jeunesse, lassée par un espace politique qui peine à se débarrasser de ses vieux loups.</p>



<p>Et le pays a tout intérêt à voir émerger Kouadio Konan Bertin d’autant que modéré et non tribaliste, ce pragmatiste ne laissera aucune chance à la violence. Pourtant, avec le drame que constitue la présidentielle de 2010, la peur des vieux démons hante tous les esprits. Chancelleries et communautés internationales en craignent le retour plus que jamais.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>COTE D’IVOIRE : KKB, le trublion qui secoue les cocotiers au Pdci-Rda</title>
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				<pubDate>Sat, 01 Aug 2020 21:16:28 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/KKB-FOTO-450x296.jpg" alt="" class="wp-image-18594" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/KKB-FOTO-450x296.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/KKB-FOTO-450x296-300x197.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption>Kouadio konon bertin</figcaption></figure>



<p><strong>Intrépide et insaisissable combattant, l’annonce de sa candidature a été mal perçue par le cercle restreint sur lequel règne Henri Konan Bédié mais Kouadio Konan Bertin (KKB) n‘en démord pas. A 52 ans, ce planteur de café cacao n’a pas supporté l’imposition, à 86 ans, de la candidature de l’ancien président qui a juré plusieurs fois ne «&nbsp;<em>pas vouloir être candidat au-delà de 80 ans</em>«&nbsp;. Il prend la revanche d’une jeunesse qui a subi pendant un demi-siècle le diktat des «&nbsp;aînés&nbsp;» et sachant que le combat sera rude, il s’est mis, tôt à la tâche. Rencontres de proximité, lobbying, recherche de financements et mise en place de stratégie, celui qui est arrivé 3<sup>e</sup>&nbsp;en 2015 jure que cette fois-ci «&nbsp;<em>est la bonne</em>«&nbsp;.</strong></p>



<p>Il est discret mais fait le tour du pays. Bongouanou, Lakota, Bouaflé, il a entamé une grande tournée nationale qui sera interrompue par la disparition brutale de Amadou Gon Coulibaly. KKB a toujours eu beaucoup d’admiration et de proximité avec l’ex Premier ministre ivoirien. Par décence, il a arrêté ses visites de terrain pour faire un deuil dont il peine d’ailleurs à se remettre. Mais après l’annonce de sa candidature à la suite d’une procédure irrégulière qui l’a empêché de candidater pour la candidature face à Henri Konan Bédié au sein du Parti démocratique de Côte d‘Ivoire (Pdci), la porte du non-retour est franchie. Celui qui était arrivé en troisième position en 2015 ne peut plus qu’aller jusqu’au bout d’autant que malgré la culture de vote tribaliste,&nbsp; il a toutes les chances d’un bon score. Compte tenu des divisions persistantes au sein du Front populaire ivoirien (Fpi), KKB pourrait, au pire, se maintenir à la même place avec un taux plus confortable, au mieux, créer une surprise en devançant Pascal Affi N’guessan, candidat annoncé de la branche légale du parti, qui ne devrait pas compter sur la popularité et le soutien de Laurent Gbagbo. L’ancien président, toujours maintenu dans les liens de la justice internationale à Bruxelles se rapproche de Bédié. La mobilisation de la jeunesse peut être le coup de chance pour KKB qui, sans parti politique proprement dit, vise à «&nbsp;<em>ratisser le plus large possible</em>«&nbsp;.</p>



<p><strong>Incompris</strong></p>



<p>Pendant longtemps, KKB fut un très proche collaborateur de Henri Konan Bédié. Aujourd’hui encore, il regrette, la voix prise d’émotion, «&nbsp;<em>les désaccords</em>«&nbsp;. Lors d’une interview à Abidjan avec Afrika Stratégies France, il avait regretté «&nbsp;<em>n’avoir pas été suffisamment compris</em>&nbsp;» par celui qu’il appelait encore «&nbsp;<em>papa</em>&nbsp;» et qui fut d’ailleurs son témoin de mariage. A cette occasion, il avait juré vouloir soutenir son mentor, si ce dernier était candidat et «&nbsp;<em>ne pas se présenter contre lui</em>«&nbsp;. Mais le recours systématique à la manipulation des cadres du parti par Bédié, qui voyait KKB , malgré la posture de loyauté, en potentiel rival au sein du parti a fini par le pousser à bout. Car leur premier désaccord venait de ce que KKB était contre l’alliance entre son parti et le Rassemblement des républicains (Rdr) d’Alassane Ouattara. La suite lui donnera raison, la rupture, prononcée en fracas (entre Ouattara et Bédié)&nbsp; en 2018 aura été brutale et surtout, fatale pour l’historique formation politique de Houphouêt-Boigny. Depuis, l’essentiel des cadres du parti sont restés avec le président ivoirien, faisant de Bédié «&nbsp;<em>un chef qui n’a plus pour trône qu’un rocher</em>&nbsp;» et pour royaume, «&nbsp;<em>quelques notables</em>&nbsp;» dans l’ombre hégémonique de l’écrasant monarque qui était allergique à toute élection interne.</p>



<p><strong>Force</strong></p>



<p>KKB a un côté naturel, une saine sympathie qu’il explique par son éducation «&nbsp;<em>baoulée, de fils de planteur</em>&nbsp;» mais aussi un pragmatisme très cartésien tiré de ses années d’études en Allemagne. Futé, prévoyant et surtout extrêmement malicieux, il aurait pu être le dauphin naturel du Sphinx de Daoukro dont il a été l’élève assidu, tirant même du long apprentissage cette capacité à voir loin qui les caractérise tous deux. Kouadio Konan Bertin est aussi un homme de liens et de réseaux, généreux et accessible, fidèle et sensible qui a su tisser une forte corde au sein de la diaspora ivoirienne. Il a aussi de l’influence au sein de la jeunesse de son pays notamment du sud et du centre du pays, région où la grande ethnie Akan (la sienne) est répartie. KKB peut surtout compter à la fois sur les frustrés du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) qui se sont mis à l’écart sans regimber, les déçus de l’intérieur qui n’ont pas osé franchir le pas d’un départ et surtout l’immense majorité des militants qui, hostile au camp Ouattara, préfère à Bédié une candidature plus jeune. Le trublion de Bocanda (Centre, région de N’zi) peut donc incarner d’une certaine manière le sang frais. Car Ouattara avait promis passer la main à une génération plus jeune mais devrait se maintenir en lice et Bédié ne voit pas plus jeune que lui-même, à 86 ans. Une situation qui peut pousser les jeunes ivoiriens (75% de la population), à prendre leur revanche à travers une nette percée de ce germaniste qui saura compter sur la région de Lôh-Djiboua d’où est originaire sa mère.</p>



<p><strong>Monarque</strong></p>



<p>Aujourd’hui, à 86 ans, l’ancien président ivoirien est un monarque seul. Il peut, aussi longtemps qu’il les tiendra par des susceptibilités culturo-machiavéliques et l’opposition à toute critique, compter sur le soutien des derniers courtisans. Mais aussi bien pour la grande partie des militants que pour l’image du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, chef d’œuvre de Félix Houphouêt Boigny depuis 1946, Bédié est l’homme du passé qui s’ignore et qui s’obstine, aveuglé par la sénilité et la seule envie de revanche contre Bédié,&nbsp; il persiste à aller jusqu’au bout. Au risque d’éclater son parti. Mais pour la majorité des ivoiriens, l’heure d’une nouvelle génération a sonné.</p>



<p>Discret pour l’instant, multipliant des actions et rencontres de proximité, KKB a toutes les chances d’être une surprise de la prochaine présidentielle. Même si, face à la probable candidature du président sortant et celle de Bédié, il a peu de chance d’être au second tour. Mais la loi imposant à tout membre du conseil constitutionnel voulant être candidat de démissionner six mois avant la présidentielle, Bédié risque une mise à l’écart selon plusieurs sources dudit conseil.&nbsp;<em>«&nbsp;L’espoir est permis, je gagnerai</em>&nbsp;» répète-t-il, en cercle restreint. La campagne promet d’être truculente.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>CÔTE D’IVOIRE : Bédié, le dernier ring d’un éléphant qui hennit</title>
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				<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 16:55:05 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[A 86 ans, alors qu’il a juré par le passé de ne plus briguer la magistrature suprême, Henri Konan Bédié est candidat à la candidature de son parti. Et pour cause, Thierry Tanoh et Jean-Louis Billon ont reçu de fermes consignes de se ranger au risque d’affronter le courroux d’un gourou qui règne depuis trois...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/CI-BEDIE-FOTO.jpg" alt="" class="wp-image-17661" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/CI-BEDIE-FOTO.jpg 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/CI-BEDIE-FOTO-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>« A 86 ans, et alors qu&rsquo;il tient à peine debout, cet ancien président ( 1993 &#8211; 1999) à la raison émoussée par ses égos entend se maintenir coûte que coûte dans une course qui promet d&rsquo;être sans répit</figcaption></figure>



<p><strong>A 86 ans, alors qu’il a juré par le passé de ne plus briguer la magistrature suprême, Henri Konan Bédié est candidat à la candidature de son parti. Et pour cause, Thierry Tanoh et Jean-Louis Billon ont reçu de fermes consignes de se ranger au risque d’affronter le courroux d’un gourou qui règne depuis trois décennies sur le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci). Epuisé par un diabète chronique et un cancer de la prostate à surveiller de près et alors qu’il oscille entre verres de whisky et cigares, ce notable baoulé, ethnie du centre, résume son projet de société à «&nbsp;<em>prendre sa revanche sur Ouattara</em>&nbsp;» tout en surfant, avec l’impudeur qui le caractérise, sur les extrêmes. Sauf qu’il n’a pas tenu comme de l’irruption d’un autre impromptu, Kouadio Konan Bertin dont la candidature à la dernière heure change tout. Chronique d’un patriarche que les années n’ont pas réussi à assagir.</strong></p>



<p>L’image vaut mille mots. Assoupi sur un fauteuil ajusté à l’occasion sur ses 1,60m et les pieds touchant à peine le sol ce 20 juin, l’ancien président ivoirien est soutenu par un coussin pour alléger son mal de dos déclenché dans la foulée de son exil fin 1999 et que de longs traitements en France et en Suisse n’ont pas réussi à guérir. C’est à son domicile à Abidjan qu’il reçoit une courte délégation de cadres de son parti, sélectionnés pour «&nbsp;<em>leur bédié-compatibilité</em>&nbsp;» et à qui il confie être prêt «&nbsp;<em>à faire don de sa personne</em>«&nbsp;. Subtile et éhontée métaphore pour ce pouvoiriste qui, poussé à bout par l’obsession, ne se voit dans aucun autre rôle que celui de chef d’Etat. Une mise en scène qui ne fait pas figure d’exception d’autant que ce parti qui cultive le culte de la personne dans ses extrémités et démesures en a une sacrée habitude. La veille, une réunion dirigée par Jean-Louis Billon avait annoncé les couleurs. «&nbsp;<em>On ne tient pas la tête au chef chez le baoulé</em>&nbsp;» a insisté l’ancien ministre du commerce, dont la plausible candidature avait animé les bruits de couloirs au Pdci. A cette réunion, une absence emblématique, celle de KKB. Kouadio Konan Bertin paie les frais d’une «&nbsp;<em>insubordination</em>&nbsp;» que le Sphinx qualifie, en privé, d’affront. Contre l’avis de Bédié, ce germanophile structuré et ancien chef de la jeunesse du parti a chauffé les bottes lors de la présidentielle de 2015. Si Henri Konan Bédié ne le lui a jamais pardonné, il fait semblant de l’oublier pour éviter un mouvement schismatique qui aurait secoué les mythes du chef incontestable qu’il est à la tête de l’ancien parti unique depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny à qui il a succédé à la tête de la Côte d’Ivoire. Car ce trublion quinquagénaire est encore l’un des derniers éléphanteaux qui barrit au royaume du Pdci où même le leader historique hennit comme un âne égaré. Un autre «&nbsp;enfant têtu&nbsp;» de l’arène Bédié, Kouassi Kouamé Patrice, n’a été informé de la réunion qu’à 10 mn de la fin. Manigance de l’éternel Sphinx, surnom que porte sur mesure Henri Konan Bédié. Annoncée précédemment pour mi-juin, l’investiture du candidat désigné par le parti doit attendre quelques semaines et n’aura lieu que fin juillet. D’ici là, deux consignes, «&nbsp;<em>pas de contestation</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>Ouattara comme principale cible</em>«&nbsp;. Mais c’est sans compté avec l’incontrôlable KKB.</p>



<p><strong>Le fameux deal avec Ouattara</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>C’est un éléphant qui hennit</em>&nbsp;» blague en privé un membre du gouvernement et ancien cadre du Pdci. Kobénan Kouassi Adjoumani préfère quant à lui dénoncer «&nbsp;<em>le monstre de l’ivoirité</em>«&nbsp;. Si ce téméraire buffle du Pdci était resté dans son ancienne famille politique, il porterait sans doute fièrement un «&nbsp;KKA&nbsp;», la pratique des acronymes persistant dans l’ex parti unique. Mais il n’a pas voulu quitter la majorité présidentielle. D’ailleurs, comment oserait-il lâcher le stratégique portefeuille de l’agriculture qu’il tient depuis 8 mois après avoir occupé le ministère des ressources animales et halieutique de 2011 à 2019. Pendant de nombreuses années, au sein du Parti démocratique de la Côte d‘Ivoire (Pdci) qui n’est démocratique qu’en énoncé de son sigle, Bédié faisait mystères et courtes fuites autour d’un supposé deal avec Alassane Ouattara. Selon des indiscrétions que lui et des cadres de son parti enchainent, l’actuel président ivoirien lui aurait promis la présentation, en 2020, d’un candidat issu de son parti pour l’alliance des houphouêtistes lancée par ces deux personnalités pour ratisser large pour la majorité. «&nbsp;<em>Une illusion du vieux</em>&nbsp;» blâme un autre Pdci. En réalité, si Alassane Ouattara n’a jamais fait une telle promesse, il n’est pas non plus contre l’idée. D’ailleurs, au moins une fois selon des témoignages concordant, le président ivoirien a tâté les pools auprès de son aîné. Mais à chaque potentiel candidat issu du Pdci, Bédié trouvait un défaut. «&nbsp;<em>Kablan Duncan n’a pas la poigne, Patrick Achi n’est que l’ombre de lui-même politiquement…</em>«&nbsp;, en résumé, il n’y a pour Henri Konan Bédié qu’Henri Konan Bédié pour lui succéder. L’objectif du président ivoirien étant de laisser la place à une génération plus jeune, l’idée d’une candidature issue du Pdci ne remplirait pas cette condition, Bédié tenant à rempiler. Depuis, Ouattara se faisait déjà une idée d’une succession à l’interne du courant Rdr, son ancien parti. Aucun deal n’a donc jamais existé dans le sens qu’avancent les cadres du Pdci qui perdait de plus en plus son électorat. Lors des dernières élections régionales, le parti n’est pas allé au-delà des 20% contre 60% pour la majorité.</p>



<p><strong>«&nbsp;Moi ou le naufrage collectif&nbsp;»</strong></p>



<p>Si Billon n’a rêvé de la présidentielle que chaque fois que Bédié lui donne l’impression de ne plus être intéressé, Thierry Tanoh lui, y pense chaque matin en se rasant. Idem pour Kouadio Konan Bertin qui, avant même de devoir se raser, y pensait déjà. Candidat malheureux lors de la précédente présidentielle, il n’a jamais pu revenir vraiment dans le cercle fermé. «&nbsp;<em>Le vieux a du mal à lui faire confiance</em>&nbsp;» tacle un député du parti qui ne nie pas que «&nbsp;<em>KKB ait une force de mobilisation sans pareil</em>«&nbsp;. Mais comme un seul «&nbsp;KK&nbsp;» ne fait pas la révolution, Kouassi Kouamé Patrice (KKP) maugrée depuis peu. Député, il reproche à Bédié de «&nbsp;<em>manipuler contre lui</em>&nbsp;»&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/581882/politique/cote-divoire-maurice-kakou-guikahue-la-valeur-sure-dhenri-konan-bedie/">Maurice Kakou Guikahué</a>&nbsp;(MKG), le numéro deux du Pdci. Ce conflit à priori entre deux personnes est vite ramené au niveau du parti d’autant qu’il permet au Sphinx qui trouve le député de Yamoussoukro «&nbsp;<em>ambitieux et réfractaire</em>&nbsp;» de le tenir à l’œil. «&nbsp;<em>Patrice est pressé de m’enterrer</em>&nbsp;» dit-il, de sa voie efféminée, de celui qui, jusqu’à récemment, était présumé de lui. Un embrouillamini général qu’entretient, en éternel acteur et metteur en scène, Bédié. Il a d’ailleurs craint entre temps que ses principaux lieutenants ne se mobilisent autour d’un autre potentiel ou supposé candidat, Tidjane Thiam. Avant de chuter chez Kering, le numéro 3 du luxe, l’ancien patron de Crédit Suisse avait caressé le rêve d’être candidat. Un puissant réseau de financiers s’organisait pour mobiliser des fonds autour de la candidature du franco-ivoirien plutôt proche du Pdci et pour qui battait le cœur des élites du parti. Mais Bédié est arrivé à ses fins, taillant sur mesure les critères de candidature au sein du parti, exigeant que «&nbsp;tout candidat verse 200 millions au Pdci&nbsp;», montant dont il peut seul disposer aisément avant de descendre à 25 millions. Aussi, a-t-il enchaîné de subtiles interprétations pour finalement se retrouver être l’unique candidat. «&nbsp;<em>Celui que je crains le plus, c’est KKB</em>&nbsp;» murmurait-il, souvent, à Billon et Tanoh, ses hommes de confiance. Et jusqu’à ce mercredi soir, il n’avait jamais pensé devoir affronter celui dont il fut le témoin de mariage.</p>



<p><strong>Le souffre de la ruse…</strong></p>



<p>Il n’y a pas de doute, un malaise s’empare d’une part du parti. Alors qu’il a promis, à plusieurs reprises, ne plus postuler à la magistrature suprême, Bédié est revenu sur ses propos, distillant l’idée selon laquelle il est le seul à pouvoir battre le candidat de la majorité présidentielle. Il faut rappeler que depuis le début de l’année 2018, le torchon brulait entre le président ivoirien et son prédécesseur. Si aucun accord entre le Pdci et le Rhdp ne prévoit, comme le reconnaissent plusieurs proches des deux hommes que «&nbsp;<em>le candidat de la majorité en 2020 ne soit issu de l’ancien parti unique</em>«&nbsp;, le vieux Sphinx s’accroche à l’idée. Et insiste pour que Alassane Ouattara ne tranche avant juin 2018. Il a, pour cela, sollicité l’intervention discrète de Buhari (Nigeria) et de Akufo-Addo (Ghana). Il a aussi mobilisé ses vieux contacts de droite française pour que Macron s’intéresse au sujet, vainement. Obstiné par ses rancœurs, il multiplie des attaques à l’endroit de son ex partenaire et poussant le Front patriotique ivoirien (Fpi) de Laurent Gbagbo à signer un accord avec lui. Un accord totalement flou d’autant que, non seulement l’ancien parti socialiste est divisé en trois branches, mais aussi bien Laurent Gbagbo que Henri Konan Bédié, interprète chacun, de son côté, diversement un accord qui n’a jusque-là pas été écrit. Le dernier cercle de l’ancien pensionnaire de la Cour pénale internationale insiste pour que l’exilé de Bruxelles ne soutienne, contre rien, «&nbsp;<em>celui qui l’a trahi en 2010</em>«&nbsp;. Entre temps, Bédié a échoué à se rapprocher de Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien président, sortie de prison grâce à une amnistie prononcée par Ouattara mi-2018. Quant à Charles Blé Goudé qui le voit en «&nbsp;<em>éhonté, sans scrupule et prêt à tous les accords contre nature</em>«&nbsp;, il se méfie de celui que médias locaux et chancelleries associent à la ruse. S’il sait qu’il ne peut plus compter sur les 25,24% qu’il a réussi à rassembler lors de la présidentielle de 2010, arrivant en troisième position, Bédié sait surfer sur l’ivoirité et a repris la rengaine d’étrangers qui profitent du pays «&nbsp;au détriment des ivoiriens&nbsp;». Un vieux démon dont les relents politico-xénophobes fort nauséeux ont plongé son pays dans le gouffre d’une interminable crise.</p>



<p>Abandonné par l’essentiel des cadres de son parti qui sont restés loyaux à la majorité et occupent d’importants postes, le digne fils de cultivateurs et ancien étudiant de l’Université de Poitiers en France aura du mal à mobiliser du financement. Et surtout à emballer les ivoiriens qui sont lassés de ses vieux démons et le voient enfin à la retraite. Mais l’irruption inattendue de Kouadio Konan Bertin peut tout changer et peut être susciter de nouveaux dynamismes au sein d’un parti qui créé en avril 1946, a cessé de faire rêver les ivoiriens.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Présidentielle en Côte d’Ivoire : Henri Konan Bédié annonce sa candidature à l’investiture du PDCI</title>
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				<pubDate>Sun, 21 Jun 2020 10:41:04 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Henri-Konan-Bedie_0.jpg" alt="" class="wp-image-5348" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Henri-Konan-Bedie_0.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Henri-Konan-Bedie_0-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Henri-Konan-Bedie_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /><figcaption>Henri Konan Bédié</figcaption></figure>



<p><strong>Sans surprise, Henri Konan Bédié, 86 ans, a « accepté » d’être candidat à l’investiture du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) pour la présidentielle d’octobre. Une décision officialisée ce samedi à Abidjan.</strong></p>



<p>Une cérémonie millimétrée, des participants triés sur le volet du fait&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1000049/societe/coronavirus-la-pandemie-saccelere-en-afrique-avertit-loms/">de la pandémie de coronavirus</a>, trois interventions brèves, et le faux suspense entretenu ces derniers mois a pris fin. C’est Ghislain Lahoré Tchel Bi, présenté comme le plus jeune des délégués départementaux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), qui a ouvert le bal, ce samedi 20 juin.</p>



<p>« Monsieur le président, les membres du secrétariat exécutif, les vice-présidents du parti, les délégués départementaux et communaux, les responsables des structures spécialisées vous demandent, avec insistance, de faire acte de candidature à la convention de désignation du candidat du PDCI-RDA à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 », a-t-il déclaré sous les applaudissements de la quarantaine de personnes présentes au domicile d’Henri Konan Bédié.</p>



<h4>Allégeance de la jeune génération</h4>



<p>Initialement prévues mi-juin, les « conventions éclatées » devant permettre à l’ancien parti unique de se choisir un candidat à la magistrature suprême doivent se tenir les 24 et 25 juillet prochain. Sauf coup de théâtre, Henri Konan Bédié sera le seul candidat à l’investiture, puisque dans la foulée de la déclaration de Ghislain Lahoré Tchel Bi, la jeune génération lui a fait allégeance.</p>



<p>« Je retire ma candidature et je demande à tous les jeunes de s’aligner derrière vous, pour mener le combat et vous apporter la victoire, a ainsi affirmé&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/931582/politique/cote-divoire-pour-thierry-tanoh-et-jean-louis-billon-la-politique-est-une-affaire-de-famille/">l’ancien ministre Jean-Louis Billon</a>, dont le nom circulait parmi les présidentiables. » « Nous sommes des militants unis, loyaux et nous allons jouer la force et la discipline du parti. Soyez assurés de mon indéfectible attachement à votre victoire », a-t-il ajouté en présence d’un autre ancien ministre, Thierry Tanoh, rentré récemment de Paris et dont le nom avait également été avancé comme candidat potentiel.</p>



<p>En réponse, l’ancien président (1993-1999) a accepté de faire « don de [sa] personne ». « Je reçois cette demande de candidature comme une mission de salut public découlant d’une attente forte de la base, m’imposant ainsi l’obligation “d’être candidat” lors de cette convention », a-t-il lancé, installé entre son épouse, Henriette, et&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/581882/politique/cote-divoire-maurice-kakou-guikahue-la-valeur-sure-dhenri-konan-bedie/">son fidèle numéro deux, Maurice Kakou Guikahué</a>, secrétaire général exécutif du PDCI.</p>



<h4>Le PDCI resserre les rangs</h4>



<p>Le « Sphinx de Daoukro », renversé par un coup d’État militaire en décembre 1999, a donc désormais le champ libre pour se relancer dans la course. La dernière fois, en octobre 2010, il était arrivé en troisième position à l’issue du premier tour derrière Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Quoique convaincu qu’on lui avait volé sa place au second tour, il avait finalement soutenu ce dernier face au président sortant. En 2015, en dépit de vives protestations en interne, Bédié avait annoncé que le PDCI ne présenterait pas de candidat et ralliait la candidature d’Alassane Ouattara.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>«&nbsp;LE PDCI QUI A RÉGNÉ SUR CE PAYS DURANT PLUS DE 30 ANS, NE PEUT-IL PAS PRODUIRE UN CANDIDAT PLUS ADAPTÉ AU 21ÈME SIÈCLE ?&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Cette fois encore, les dents ont grincé plusieurs mois durant. En coulisses, plusieurs cadres du parti disaient souhaiter un changement générationnel. Le parti a bien enregistré plusieurs départs de cadres qui ont rejoint le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir), mais rares sont ceux qui se sont hasardé<a href="https://www.jeuneafrique.com/918260/politique/presidentielle-en-cote-divoire-quelle-strategie-pour-gbagbo-et-bedie-apres-le-retrait-de-ouattara/">&nbsp;à contester publiquement l’autorité de l’ancien président</a>, et le PDCI a donc resserré les rangs autour de lui.</p>



<p>Cette annonce n’a pas surpris les adversaires d’Henri Konan Bédié. « Le PDCI qui a régné sur ce pays durant plus de 30 ans, ne peut-il pas produire un candidat plus adapté au 21ème siècle ? » a fait mine de s’interroger Isaac Bakayoko, un cadre proche du RHDP, dont le propre candidat – le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly –&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1001746/politique/cote-divoire-pourquoi-amadou-gon-coulibaly-reste-a-paris/">reçoit des soins en France depuis la mi-mai</a>.</p>



<p>Et de conclure : « Discipline ? Fuite en avant des nouvelles générations ? Égoïsme de la vieille garde, qui ne veut pas partir, au risque de tuer le PDCI à jamais ? En tout cas, le RHDP se lèche les babines, car je ne vois pas comment Bedié pourra faire campagne à ce grand âge. »</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Côte d’ivoire – Interview d’Henri Konan Bédié : le sphinx de Daoukro dévoile sa stratégie pour la présidentielle de 2020</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Sep 2019 13:04:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Henri Konan Bédié, qui vient d’officialiser son alliance politique avec Laurent Gbagbo, a accordé un entretien à Jeune Afrique. À un an de la présidentielle, il assume ses changements d’alliance, affiche ses ambitions et détaille sa stratégie politique. «&#160; Il n’y a pas d’âge limite en politique.&#160;» À 85 ans, le sphinx de Daoukro affiche...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/284f6eb_9KZC1hs-vs4KLa6ddwubVJuq.jpg" alt="" class="wp-image-9570" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/284f6eb_9KZC1hs-vs4KLa6ddwubVJuq.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/284f6eb_9KZC1hs-vs4KLa6ddwubVJuq-300x199.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/284f6eb_9KZC1hs-vs4KLa6ddwubVJuq-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Ivory Coast&rsquo;s Ex-President and President of the Ivory Coast Democratic party (PDCI) Henri Konan Bedie talks during a meeting of the political bureau on the proposal of the coaltion RHDP party (Rally of Houphouëtists for Democracy and Peace) on June 17, 2018 in Abidjan. 
Ivory Coast&rsquo;s Democratic Party, a member of the ruling coalition, rejected a proposal to form a unified party ahead of the 2020 presidential election, a plan which was supported by President Alassane Ouattara. The PDCI meeting comes two weeks after Ouattara suggested he could seek a third term after his mandate ends in 2020. / AFP PHOTO / SIA KAMBOU</figcaption></figure>



<p><strong>Henri Konan Bédié, qui vient d’officialiser son alliance politique avec Laurent Gbagbo, a accordé un entretien à Jeune Afrique. À un an de la présidentielle, il assume ses changements d’alliance, affiche ses ambitions et détaille sa stratégie politique.</strong></p>



<p>«&nbsp; Il n’y a pas d’âge limite en politique.&nbsp;» À 85 ans, le sphinx de Daoukro affiche ses ambitions dans la perspective de la présidentielle de 2020, se posant désormais en opposant farouche à son ancien allié Alassane Ouattara.</p>



<p>Dans l’entretien qu’il a accordé le 10 septembre à&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>, à paraître dans notre édition du 22 septembre, le patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) détaille notamment sa stratégie d’alliance avec le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo – dont le retour prochain à Abidjan a été hypothéqué par la décision de la procureure de la Cour pénale internationale de faire appel de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/830462/societe/cote-divoire-la-procureure-de-la-cpi-fait-appel-de-lacquittement-de-laurent-gbagbo-et-charles-ble-goude/">l’acquittement prononcé en faveur de l’ancien président ivoirien</a>.</p>



<h4>La présidentielle en ligne de mire</h4>



<p>Et peu importe que les deux partis, qui «&nbsp;travaillent désormais ensemble au sein d’une même plateforme politique&nbsp;», soient aux antipodes en terme idéologique, l’un étant&nbsp; socialiste, l’autre libéral. «&nbsp;C’est une entente pour travailler ensemble à des objectifs précis en vue l’élection présidentielle de 2020&nbsp;», assure Henri Konan Bédié.&nbsp;Quant à la présidentielle, «&nbsp;chaque parti aura son candidat. Mais au second tour, le mieux placé recevra le soutien de l’autre&nbsp;», affirme-t-il.</p>



<p>Le président du PDCI, qui n’oublie pas de porter quelques coups de griffes à ceux des cadres qui ont rejoint le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) – « une trahison » -, revient également sur ses relations avec Guillaume Soro, l’ancien président de l’Assemblée nationale passé à l’opposition.</p>



<p>Avec le président ivoirien, son ancien allié, il affirme qu’«&nbsp;il n’y a plus de dialogue&nbsp;». « Contrairement à moi, [Alassane Ouattara] n’a pas le droit de se présenter&nbsp;», assène Henri Konan Bédié, qui met également en garde contre un éventuel «&nbsp;tripatouillage&nbsp;» de la Constitution qui permettrait au chef de l’État d’instaurer une limite d’âge pour les candidats à la présidentielle.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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