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	<title>Habib Jemli &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Habib Jemli &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le Parlement tunisien rejette le gouvernement proposé par Habib Jemli</title>
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				<pubDate>Sat, 11 Jan 2020 07:06:28 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les députés tunisiens ont refusé, vendredi, d&#8217;accorder leur confiance au gouvernement proposé par Habib Jemli, le Premier ministre issu du parti d&#8217;inspiration islamiste Ennahda. Le président Kaïs Saied dispose d&#8217;un délai de dix jours pour engager des consultations afin de trouver un nouveau Premier ministre. Trois mois après les&#160;élections législatives tunisiennes, le Parlement n&#8217;a pas accordé...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/jemli52.jpeg" alt="" class="wp-image-13078" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/jemli52.jpeg 980w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/jemli52-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/jemli52-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /><figcaption> Le Premier ministre tunisien Habib Jemli participe à la session de vote au Parlement, le 10 janvier 2020, à Tunis. © Reuters, stringer </figcaption></figure>



<p><strong>Les députés tunisiens ont refusé, vendredi, d&rsquo;accorder leur confiance au gouvernement proposé par Habib Jemli, le Premier ministre issu du parti d&rsquo;inspiration islamiste Ennahda. Le président Kaïs Saied dispose d&rsquo;un délai de dix jours pour engager des consultations afin de trouver un nouveau Premier ministre.</strong></p>



<p>Trois mois après les&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/tunisie/" rel="noreferrer noopener">élections législatives tunisiennes</a>, le Parlement n&rsquo;a pas accordé sa confiance au gouvernement proposé par le parti d&rsquo;inspiration islamiste Ennahda. Les députés ont rejeté, vendredi 10 janvier, par 134 voix contre 72&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20200102-le-gouvernement-tunisien-officiellement-pr%C3%A9sent%C3%A9-par-le-premier-ministre-habib-jemli" rel="noreferrer noopener">le cabinet proposé par Habib Jemli</a>.</p>



<p>Il revient désormais au&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/ka%C3%AFs-sa%C3%AFed/" rel="noreferrer noopener">président Kaïs Saied</a>, un universitaire farouchement indépendant et très critique du système parlementaire, de désigner un autre futur Premier ministre susceptible de convaincre les députés.</p>



<p>Selon la Constitution, le chef de l’État a un délai de 10 jours pour engager des consultations afin de trouver « la personnalité jugée la plus apte de former un gouvernement dans un délai maximum d&rsquo;un mois ».</p>



<p>Ce vote est un constat d&rsquo;échec pour Ennahda, qui a été directement ou indirectement au pouvoir une bonne partie des neuf dernières années, et ce rebondissement risque de retarder les réformes attendues pour relancer une économie en berne.</p>



<p>Le Parlement, issu du scrutin législatif du 6 octobre, est composé d&rsquo;une multitude de partis antagonistes.&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20191009-tunisie-parti-islamiste-ennahda-tete-legislatives-nabil-karoui" rel="noreferrer noopener">Ennahda ne détient que 54 sièges sur 217, bien qu&rsquo;il en soit le principal parti</a>, et les négociations laborieuses entre les partis pour former une coalition gouvernementale avaient échoué.</p>



<p><strong>Ni partisan, ni indépendant</strong></p>



<p>Habib Jemli, choisi le 15 novembre par Ennahda pour former le gouvernement, avait donc décidé de constituer un cabinet de personnalités « indépendantes », choisies « sur la base de la compétence, l&rsquo;intégrité (&#8230;) et leur capacité à la concrétisation ». Mais le gouvernement fourni et disparate qu&rsquo;il a dévoilé le 2 janvier a rapidement été critiqué comme n&rsquo;étant ni clairement partisan, ni réellement indépendant.</p>



<p>Qalb Tounes, deuxième force au Parlement avec 38 sièges et parti du patron de télévision Nabil Karoui – candidat battu à l&rsquo;élection présidentielle –, a notamment déploré le manque d&rsquo;indépendance et de programme du cabinet proposé.</p>



<p>Le président Saied, très largement élu en octobre, n&rsquo;a pas d&rsquo;allié naturel dans l&rsquo;hémicycle, et peu de choses laissent imaginer les alliances envisageables pour constituer une nouvelle coalition gouvernementale.</p>



<p>Peu après le vote, des députés assurant représenter plusieurs blocs importants, dont Qalb Tounes, ont annoncé avoir constitué un front qu&rsquo;ils présenteraient au président dans l&rsquo;espoir que ce dernier leur confie la tâche de constituer le prochain exécutif.</p>



<p>Si le candidat choisi par Kaïs Saied échouait à son tour à former un gouvernement, l&rsquo;heure serait alors à la dissolution de l&rsquo;Assemblée, au risque de retarder encore les mesures nécessaires pour juguler l&rsquo;inflation et le chômage pesant sur les ménages tunisiens.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Formation du nouveau gouvernement en Tunisie Habib Jamli tend la main à tout le monde</title>
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				<pubDate>Sat, 30 Nov 2019 08:08:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le chef du gouvernement nominé multiple les rencontres pour préparer la formation de son gouvernement. Nul n’est exclu, selon Habib Jamli. Les grands blocs parlementaires, Ennahdha, le Bloc démocratique et Qalb Tounes s’excluent néanmoins entre eux. Equation complexe. Quinze jours après la nomination par Ennahdha de Habib Jamli à la tête du gouvernement, les choses...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/jemli-592x296-1573830736-3.jpg" alt="" class="wp-image-11821" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/jemli-592x296-1573830736-3.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/jemli-592x296-1573830736-3-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Le chef du gouvernement nominé multiple les rencontres pour préparer la formation de son gouvernement. Nul n’est exclu, selon Habib Jamli. Les grands blocs parlementaires, Ennahdha, le Bloc démocratique et Qalb Tounes s’excluent néanmoins entre eux. Equation complexe.</strong></p>



<p><strong>Q</strong>uinze jours après la nomination par Ennahdha de Habib Jamli à la tête du gouvernement, les choses ne semblent pas avancer malgré les dizaines de rencontres avec les différents acteurs politiques, les organisations nationales, et même les représentants de la société civile. Tout le monde est optimiste puisqu’on est encore au niveau des généralités.</p>



<p>Les observateurs craignent le moment fatidique de répartition des portefeuilles. Habib Jamli a déclaré, avant-hier, jeudi 28 novembre 2019, qu’il est encore très tôt pour se prononcer sur la composition du nouveau gouvernement, affirmant que&nbsp;<em>«tout ce qui circule comme rumeurs actuellement n’est que de l’intox»</em>.</p>



<p>Le chef du gouvernement nominé explique qu’il préfère s’accorder avec les partis sur un programme à suivre :&nbsp;<em>«Il est nécessaire qu’on prenne tout le temps possible, d’éviter la logique des quotas partisans afin de ne pas reproduire les échecs passés»</em>.</p>



<p>Pour lui, les négociations sont toujours en cours, notamment avec les partis réticents, le Courant démocratique et le Parti du Peuple (bloc de 41 deputés), voire même Tahya Tounes.<em>&nbsp;«Je vous assure que la démarche est positive et j’ai grand espoir qu’on arrive à former un gouvernement équilibré qui bénéficie du plus large soutien possible»</em>, assure-t-il aux médias.</p>



<p>Le candidat à la Kasbah assure, par ailleurs, que sa position est favorable envers la probable participation de Qalb Tounes au gouvernement.</p>



<p>Habib Jamli rappelle qu’il ne reçoit de directives d’aucun parti, même pas Ennahdha qui l’a désigné. Les islamistes se sont déclarés ouvertement opposés à la participation de Qalb Tounes de Nabil Karoui au gouvernement.&nbsp;<em>«Ennahdha le sait très bien et Rached Ghannouchi aussi !»</em>&nbsp;a-t-il insisté.</p>



<p><strong>Attentisme</strong></p>



<p>Il n’empêche que les échos parlent de fossé entre les déclarations politiques et les tractations sur le terrain. Habib Jamli serait sur le point de convaincre le Courant démocratique (22 députés), de Mohamed Abbou, d’obtenir le ministère de la Justice et celui de la Réforme administrative, alors que le ministère de l’Intérieur resterait aux mains d’un indépendant.</p>



<p>L’actuel ministre de l’Intérieur, Hichem Fourati, pourrait rester en poste, étant un vieux de la vieille au sein de ce ministère, sans coloration politique.</p>



<p>Le Parti du Peuple (16 députés) pourrait s’adjuger le ministère de l’Education. Qalb Tounes (38 sièges) ne serait pas impliqué directement, avec des personnalités connues. Mais, Nabil Karoui et son parti proposeraient quelques noms de personnalités qu’ils cautionnent.</p>



<p>La même approche serait proposée pour l’alliance de la Dignité (21 députés), qui serait, elle aussi, rejetée par les composantes fondamentales de ce Front. Pour les islamistes d’Ennahdha, la situation est très complexe, notamment pour les ministres qui étaient au gouvernement et qui ne veulent plus continuer à promettre.</p>



<p><strong>Divergences</strong></p>



<p>Tous les observateurs savent qu’Ennahdha était aux commandes avec Tahya Tounes, sous le gouvernement de Youssef Chahed, durant les trois dernières années. Les ministres Zied Ladhari et Ridha Saïdi constituent des piliers de ce gouvernement.</p>



<p>Le secrétaire général d’Ennahdha, Ladhari, était même pressenti, un certain moment, à la présidence du gouvernement.</p>



<p>Toutefois, suite aux dernières tractations politiques et le changement de cap des alliances d’Ennahdha, vers des partis populistes, le ton des islamistes a changé, provoquant la colère de ces deux ministres. Ladhari a présenté sa démission au président du mouvement.</p>



<p>L’ex-ministre assure qu’il n’est plus confiant quant à la nouvelle tournure des événements, à la suite des grandes décisions prises par le mouvement ces derniers temps.</p>



<p>L’ancien secrétaire général d’Ennahdha reconnaît son échec à convaincre les institutions du mouvement sur certains dossiers décisifs, en rapport avec la formation du gouvernement. Il n’est donc pas convaincu des choix effectués par son parti.</p>



<p>Ladhari est désormais convaincu que des erreurs du passé sont en train d’être répétées dans ce sens.<em>&nbsp;«Je suis persuadé que le prochain gouvernement est notre dernière chance et qu’il n’y a plus aucune marge d’erreur. Le prochain gouvernement doit être un gouvernement de réformes et de réalisations et il n’y a aucune place pour l’amateurisme.</em></p>



<p><em>Il faut qu’il y ait une connaissance parfaite des dossiers, des défis du pays et de ses priorités»</em>, lit-on sur la page Facebook de ce ministre, présent dans tous les gouvernements formés avec la participation d’Ennahdha, depuis 2012.</p>



<p>Ladhari indique qu’il a souhaité voir désigner une personnalité indépendante et ouverte, reconnue par sa compétence et son audace, à la tête du gouvernement.</p>



<p>Mais, le Conseil de la Choura en a décidé autrement.<em>&nbsp;«Je me trouve incapable de poursuivre le chemin, encore moins d’assumer une quelconque responsabilité dans ces conditions»</em>, a-t-il souligné, en annonçant sa démission.</p>



<p>La même attitude a été prise par le ministre-conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, Ridha Saïdi. Ce dernier a présenté sa démission de son poste à la Kasbah.&nbsp;</p>



<p><strong>Source: El Watan /Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>En Tunisie, les dossiers socio-économiques épineux du nouveau chef de gouvernement</title>
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				<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 20:26:31 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/e6eb936_aLyccagA7sA9vMDw514KSgMg.jpg" alt="" class="wp-image-11715" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/e6eb936_aLyccagA7sA9vMDw514KSgMg.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/e6eb936_aLyccagA7sA9vMDw514KSgMg-300x207.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Tunisian President Kais Saied meets with Prime Minister designate Habib Jemli in Tunis, Tunisia, in this handout pictured obtained by Reuters on November 15, 2019. Tunisian Presidency/Handout via REUTERS THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. NO RESALES. NO ARCHIVES &#8211; RC2UBD9VX1VG</figcaption></figure>



<p><strong>Habib Jemli, chargé de former une coalition gouvernementale, hérite d’un climat morose marqué par une croissance atone, un chômage élevé et des déficits publics.</strong></p>



<p>C’est une scène qui en dit long sur le climat ambiant en Tunisie&nbsp;: des chômeurs originaires de Gafsa, région du sud-ouest du pays, marchant à pied vers le palais de Carthage pour tenter de voir Kaïs Saïed, le nouveau chef de l’Etat fraîchement élu à la mi-octobre. Le président, qui avait été plébiscité par la jeunesse populaire des régions marginalisées de la Tunisie intérieure, les reçoit un à un, offrant écoute et embrassades.</p>



<p>Il est un peu le dernier espoir d’amélioration de leur situation économique et sociale. « <em>Le vote sanction des Tunisiens aux élections </em>[législatives du 6 octobre et présidentielle du 13 octobre]<em> a montré qu’il y a une réelle attente sur le plan économique et social alors que, pour le moment, nous ne voyons pas de vision claire se dégager de la part des acteurs politiques »</em>, explique Hichem Elloumi, vice-président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica). Le syndicat patronal travaille de pair avec l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la centrale ouvrière, pour proposer une feuille de route économique et sociale au gouvernement.</p>



<p>Les indicateurs économiques restent assez négatifs en cette période post-électorale. La croissance, qui devait atteindre les 3&nbsp;% selon les déclarations du dernier gouvernement, stagne à 1,5&nbsp;% malgré la reprise de secteurs tels que le tourisme. Indicateur du marasme, la production de phosphate – historiquement gros fournisseur d’emplois dans la région minière de Gafsa – est toujours enlisée&nbsp;: elle ne devrait pas excéder cette année les 2,7&nbsp;millions de tonnes, contre les 4,3&nbsp;millions envisagés. Le plus imprévisible reste toutefois la montée du malaise social, qui s’est déjà exprimée avec les résultats d’élections ayant sèchement désavoué les partis du «&nbsp;système&nbsp;».</p>



<h4>Un contexte «&nbsp;d’urgence&nbsp;»</h4>



<p>Chaque jour amène son lot de préoccupations pécuniaires en Tunisie, du panier de la ménagère soumis à la hausse de prix des pommes de terre – ou de la crise du lait à venir –, jusqu’aux soucis à plus grande échelle&nbsp;: endettement de l’Etat qui peine à boucler son budget et un taux de chômage ne descendant pas en dessous du seuil des 15&nbsp;%. A l’approche du mois de janvier, le risque d’un regain de contestations sociales plane sur le jeu politique en cours dans le pays.</p>



<p>Dans les milieux d’affaires et le secteur privé, Habib Jemli, personnalité chargée par le président Kaïs Saïed de former un gouvernement de coalition, est scruté de près. Le nom de M. Jemli a été proposé par Ennahda, le parti islamo-conservateur arrivé en tête – mais sans majorité absolue – à l’issue du scrutin législatif. Sera-t-il en mesure de rassembler autour de lui une équipe gouvernementale stable ? « <em>Nous sommes ouverts au dialogue avec lui, mais nous sommes un peu inquiets face à la situation politique qui ne présage pas une stabilité, </em>ajoute Hichem Elloumi.<em> Il faut que ce futur gouvernement ait le soutien du Parlement pour éviter les dysfonctionnements qui ont marqué ces dernières années. » </em>Le plus difficile pour Habib Jemli sera en effet d’arriver à rassembler les forces en présence à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), fragmentée en près de six partis.</p>



<p>Les tractations en cours se déroulent dans un contexte «&nbsp;<em>d’urgence&nbsp;»,</em>selon Khalil Amiri, secrétaire d’Etat chargé de la recherche scientifique et aussi l’un des auteurs du programme proposé par Ennahda pour servir de base aux négociations politiques du gouvernement. «<em>&nbsp;Le programme d’Ennahda n’est pas celui du gouvernement puisqu’il appartient au chef du gouvernement de le changer,&nbsp;</em>précise Khalil Amiri.<em>&nbsp;Mais nous tenons à intégrer certaines réformes que nous avons suggérées sur le climat des affaires, l’administration, la concurrence afin de rendre notre économie plus compétitive et plus inclusive.&nbsp;»</em></p>



<h4>Tendre la main à tous</h4>



<p>Du côté du second parti à l’Assemblée, celui de l’homme d’affaires Nabil Karoui, Qalb Tounès (« Au cœur de la Tunisie »), les rencontres avec le nouveau chef du gouvernement restent cordiales mais aucune perspective d’alliance ne se dessine pour l’instant. « <em>On devrait avoir un programme qui fait plaisir à tous les acteurs politiques puisque la stratégie du nouveau chef du gouvernement est de s’ouvrir à tous. Mais il risque de ne pas être très réaliste</em> », s’inquiète Hatem Mliki, porte-parole du parti.</p>



<p>Les négociations autour du futur gouvernement devront être menées avec les partenaires sociaux, une coopération qui n’a pas toujours été aisée lors du précédent gouvernement de Youssef Chahed. La question de la restructuration ou de la privatisation des entreprises publiques – déficitaires dans leur majorité – a été une source de tension entre le dernier gouvernement et l’UGTT. C’est aujourd’hui l’un des dossiers prioritaires, selon les acteurs économiques du pays. Près de quarante-sept entreprises sont concernées. Les autres mesures difficiles à prendre porteront sur la réduction de la masse salariale dans le secteur public, l’une des plus élevées au monde en pourcentage du PIB (15&nbsp;%), et un assouplissement de la fiscalité et de la bureaucratie pour que l’investissement reprenne.</p>



<p>«<em> Ce n’est pas tant l’indépendance du chef du gouvernement qui compte que son courage politique pour prendre des mesures peu populaires, </em>analyse Zyed Krichen, le rédacteur en chef du quotidien arabophone <em>Le Maghreb</em>.<em> Nous sommes dans la dernière ligne droite pour avoir une chance de redresser un peu la situation économique, mais cela nécessite une vraie révolution dans la manière de définir des politiques. »</em></p>



<p>Le nouveau chef du gouvernement tend la main à tous, cherchant d’abord des alliés politiques avant de présenter son programme. L’une de ses premières rencontres était avec l’ancien ministre des finances et du développement en&nbsp;2017, également pressenti pour être chef du gouvernement, Fadhel Abdelkefi. Ce dernier prône une refonte en profondeur du rôle de l’Etat tunisien dans l’économie et une politique sociale plus éthique et pragmatique, inspirée de l’ancien premier ministre français Michel Rocard.</p>



<p>Si la refonte de l’Etat semble prématurée pour le futur gouvernement, l’un de ses premiers tests sera de s’aligner avec la nouvelle loi de finances 2020 qui est actuellement discutée par le nouveau Parlement. L’une des priorités du projet de loi actuel est de réduire le déficit budgétaire qui devrait atteindre les 5,3&nbsp;% du PIB, selon la Banque mondiale, au lieu des 3,9&nbsp;% fixé par la loi des finances.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : le candidat d&#8217;Ennahda Habib Jemli choisi pour être Premier ministre</title>
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				<pubDate>Fri, 15 Nov 2019 17:02:49 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/jemli-592x296-1573830736.jpg" alt="" class="wp-image-11276" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/jemli-592x296-1573830736.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/jemli-592x296-1573830736-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption> Le candidat d&rsquo;Ennahda, Habib Jemli, a été proposé pour former le prochain gouvernement, </figcaption></figure>



<p><strong>L&rsquo;ancien secrétaire d&rsquo;État, Habib Jemli, proposé vendredi par le mouvement Ennahda pour former le prochain gouvernement, disposera de deux mois pour constituer une coalition issue d&rsquo;un Parlement émietté.</strong></p>



<p>Arrivé&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20191009-tunisie-parti-islamiste-ennahda-tete-legislatives-nabil-karoui" rel="noreferrer noopener">en tête des élections législatives</a>&nbsp;en&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/tunisie/" rel="noreferrer noopener">Tunisie</a>, le parti d&rsquo;inspiration islamiste&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/ennahda/" rel="noreferrer noopener">Ennahda</a>&nbsp;a proposé, vendredi 15 novembre, le nom de Habib Jemli pour former le prochain gouvernement.</p>



<p>« Ennahda a proposé Habib Jemli pour le poste de chef du gouvernement », a indiqué à l&rsquo;AFP Imed Khemiri, porte-parole de ce mouvement, alors qu&rsquo;Ennahda avait jusqu&rsquo;à vendredi pour annoncer le nom de la figure choisie pour former un exécutif.</p>



<p>Deux jours auparavant, le chef historique de Ennahda, Rached Ghannouchi, avait déjà été élu président du Parlement.</p>



<p><strong>« Aucune appartenance politique »</strong></p>



<p>Habib Jemli a été secrétaire d&rsquo;État auprès du ministre de l&rsquo;Agriculture de 2011 à 2014, dans les deux gouvernements de Hamadi Jebali et Ali Larayedh, du mouvement Ennahda. Ingénieur agricole de formation, l&rsquo;ancien secrétaire d&rsquo;État âgé de 60&nbsp;ans précise dans son CV qu&rsquo;il n&rsquo;a « aucune appartenance politique ».</p>



<p>Ce dernier doit désormais être formellement chargé par le président de République&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/ka%C3%AFs-sa%C3%AFed/" rel="noreferrer noopener">Kaïs Saied</a>, universitaire sans parti&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20191013-tunisie-direct-live-election-presidentielle-second-tour-nabil-karoui-kais-saied" rel="noreferrer noopener">élu le 13 octobre dernier</a>, de former un gouvernement.</p>



<p>À partir de ce moment, il aura un mois, renouvelable une fois, pour mener à bien cette tâche. Le gouvernement devra ensuite être approuvé par une majorité de députés.</p>



<p>Passé ce délai, à défaut de majorité, le président tunisien pourra proposer un autre chef de gouvernement.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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