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	<title>Guinée &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Guinée &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Guinée : les compagnies minières sommées de transformer la bauxite sur place</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Apr 2022 19:31:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le colonel Doumbouya a donné aux entreprises jusqu’à fin mai pour soumettre des propositions et un calendrier pour la construction de raffineries de bauxite, montre sur la page Facebook de la présidence la vidéo d’une rencontre qui a eu lieu vendredi avec les représentants des compagnies. La Guinée possède, avec une estimation de 7,4 milliards...]]></description>
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<p><strong>Le colonel Doumbouya a donné aux entreprises jusqu’à fin mai pour soumettre des propositions et un calendrier pour la construction de raffineries de bauxite, montre sur la page Facebook de la présidence la vidéo d’une rencontre qui a eu lieu vendredi avec les représentants des compagnies.</strong></p>



<p>La Guinée possède, avec une estimation de 7,4 milliards de tonnes, les plus importantes réserves mondiales de bauxite, minerai entrant dans la fabrication d’aluminium, essentiel par exemple dans les industries automobile ou alimentaire. Elle en est aussi le deuxième producteur. La Chine importe de Guinée environ la moitié de ses besoins de bauxite.</p>



<h4>Retombées insuffisantes</h4>



<p>Cependant, les retombées en Guinée de l’extraction de la bauxite ou des autres abondantes ressources naturelles comme le fer, l’or et le diamant restent notoirement disproportionnées. Les experts invoquent l’insuffisance des investissements dans le développement d’un tissu économique local, le manque d’infrastructures primordiales comme les routes, une corruption réputée endémique ou encore les lacunes des textes en vigueur.</p>



<p>«&nbsp;En dépit du boom minier du secteur bauxitique, force est de constater que les revenus escomptés sont en-deçà des attentes, vous et nous ne pouvons plus continuer à ce jeu de dupes qui perpétue une grande inégalité dans nos relations&nbsp;», a dit le colonel Doumbouya aux industriels.</p>



<p>Des compagnies comme la Société minière de Boké (SMB, consortium formé par l’armateur singapourien Winning Shipping, le producteur chinois d’aluminium Shandong Weiqiao, le groupe Yantaï Port), la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG, détenu à 49% par l’État guinéen et à 51% par Halco Mining Inc, un consortium formé par l’Américain Alcoa, l’Anglo-Australien Rio Tinto-Alcan et Dadco Investments) et le Russe Rusal, opèrent dans le secteur.</p>



<h4>Non-respect des conventions</h4>



<p>Le colonel Doumbouya avait invité les représentants d’une dizaine de compagnies, dont six au moins ont répondu présent.</p>



<p>Toutes ces compagnies étaient tenues par les conventions avec l’État guinéen, depuis 1983 pour l’une d’elles (CBG), de construire des raffineries, a dit le ministre des Mines, Moussa Magassouba. Le Chinois TBEA est même censé construire une fonderie d’aluminium, a-t-il dit. Certaines de ces compagnies n’ont même pas produit d’étude de faisabilité, a-t-il ajouté.</p>



<p>Les conventions sont restées «&nbsp;lettre morte&nbsp;», selon Mamadi Doumbouya. Le non-respect de ces conventions est une «&nbsp;cause de nullité&nbsp;» et leur application est «&nbsp;non-négociable&nbsp;» pour le gouvernement, martelé le chef de l’État. La transformation sur place du minerai «&nbsp;devient incontournable, c’est un impératif et sans délais&nbsp;».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES COMPAGNIES QUI ENFREINDRAIENT LES DÉLAIS DE CONSTRUCTION DE RAFFINERIES SERONT SANCTIONNÉES DE PÉNALITÉS, A PRÉVENU MAMADI DOUMBOUYA</p></blockquote>



<p>Avant fin mai, « je vous demande de revenir auprès du ministre des Mines et de la Géologie avec des propositions, un projet, un chronogramme (calendrier) précis de construction de raffineries d’alumine en République de Guinée », a-t-il déclaré. Toutes les matières premières entrant dans la fabrication devront également être produites sur place, a-t-il insisté.</p>



<p>Les compagnies qui enfreindraient les délais de construction de raffineries seraient sanctionnées de pénalités, a prévenu le colonel Doumbouya, qui s’était employé à rassurer les opérateurs étrangers quand il avait pris le pouvoir par la force en septembre 2021. Il avait assuré que la Guinée tiendrait les engagements qu’elle avait pris.</p>



<p>Mais en mars, il avait ordonné la cessation de toute activité sur le site de l’immense gisement de fer de Simandou, pour réclamer que les intérêts nationaux soient préservés par ses exploitants étrangers, dont la SMB et Rio Tinto. <a href="https://www.jeuneafrique.com/1333876/economie/mines-la-guinee-prend-15-des-infrastructures-du-simandou/">Un accord-cadre de 15 milliards de dollars a depuis été signé fin mars entre l’État guinéen et les exploitants</a> pour un co-développement du gisement.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guinée: suspension du président de la Cour d&#8217;appel et d’un commandant de la gendarmerie</title>
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				<pubDate>Wed, 30 Mar 2022 17:28:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>

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				<description><![CDATA[C’est une double sanction dont l&#8217;annonce a fait sensation ce 29 mars 2022. Elle vise deux hauts responsables qui avaient affiché un différend sur la place publique : le président de la Cour d&#8217;appel de Conakry et le Haut-Commandant de la gendarmerie. Lundi, Alphonse Charles Wright, le procureur de la Cour d&#8217;appel de Conakry, donne une conférence...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>C’est une double sanction dont l&rsquo;annonce a fait sensation ce 29 mars 2022. Elle vise deux hauts responsables qui avaient affiché un différend sur la place publique : le président de la Cour d&rsquo;appel de Conakry et le Haut-Commandant de la gendarmerie.</strong></p>



<p>Lundi, Alphonse Charles Wright, le procureur de la Cour d&rsquo;appel de Conakry, donne une conférence de presse pour dénoncer une série dysfonctionnements. D&rsquo;un ton sec, il accuse Balla Samoura, le Haut-Commandant&nbsp;de la gendarmerie, d&rsquo;interférer dans les affaires judiciaires qui ne relèvent pas de sa compétence.</p>



<p>Pour rappel, Balla Samoura fait partie des hommes influents du CNRD, au pouvoir. Le procureur lui reproche d&rsquo;avoir arrêté et séquestré&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220325-guin%C3%A9e-un-ancien-ministre-et-le-m%C3%A9decin-d-alpha-cond%C3%A9-plac%C3%A9s-sous-contr%C3%B4le-judiciaire"><strong>d&rsquo;anciens hauts responsables politiques fidèles à Alpha Condé</strong></a>, à l&rsquo;image de Kalil Kaba, l&rsquo;ancien ministre des Affaires étrangères&nbsp;qui, selon ses avocats, a passé deux jours dans les locaux de la direction de la justice militaire sans avoir été convoqué officiellement et surtout sans avoir accès à ses conseils.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le magistrat a ensuite réitéré ces accusations dans une émission de grande écoute mardi matin&nbsp;: «&nbsp;<em>On ne s&rsquo;attribue pas des prérogatives, c&rsquo;est la loi qui le fait. On peut tout négocier, sauf la loi</em>.&nbsp;»</p>



<p>Dans la soirée, un décret lapidaire du ministre de la Justice&nbsp;a annoncé la suspension immédiate d&rsquo;Alphonse Charles Wright «&nbsp;<em>pour faute disciplinaire</em>&nbsp;».</p>



<p>Dans la foulée, Balla Samoura, a, lui aussi, été suspendu. Cette fois, la sanction provient de la junte. Tard dans la soirée, Sidiki Camara, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense nationale a lu un arrêté sur la chaîne nationale. Il y annonce la suspension de Balla Samoura pour «&nbsp;<em>non-respect des consignes relatives à la prise de parole publique</em>&nbsp;».</p>



<p>En clair, on lui reproche d&rsquo;avoir répondu aux accusations du magistrat par voie de presse. Balla Samoura s&rsquo;était notamment justifié auprès de médias locaux, expliquant que son statut lui permettait, selon lui, d&rsquo;agir comme un officier de police judiciaire.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guinée : les assises nationales, une diversion de Mamadi Doumbouya pour rester au pouvoir ?</title>
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				<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 17:28:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Mamadi Doumbouya]]></category>

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				<description><![CDATA[Ce mardi 22 mars s’ouvrent des assises nationales sensées réunir les forces vives de la nation. Mais ce processus de consultation est déjà critiqué par une partie de la classe politique qui y voit une diversion du président de la transition. « Consultations nationales » en septembre 2021, « tournée de concertation » du CNT...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Ce mardi 22 mars s’ouvrent des assises nationales sensées réunir les forces vives de la nation. Mais ce processus de consultation est déjà critiqué par une partie de la classe politique qui y voit une diversion du président de la transition.</strong></p>



<p>« Consultations nationales » en septembre 2021, « tournée de concertation » du CNT début mars et maintenant, assises nationales sur tout le territoire à partir de ce 22 mars : avec autant d’initiatives, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1237051/politique/guinee-mamadi-doumbouya-un-colosse-aux-pieds-dargile/">le colonel Mamadi Doumbouya</a> passerait pour un dirigeant qui ne dort pas sans l’aval de ses administrés. Et pourtant, ses initiatives ne convainquent pas tout le monde dans l’opinion guinéenne : beaucoup y voient des manœuvres pour que la transition s’éternise.</p>



<p>Alors que Mamadi Doumbouya reste muet sur la date des prochaines élections et que les discours des autorités de transition évoquent plus des questions de développement que de scrutin, cette semaine politique sera marquée par le démarrage de ces Assises.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IMPRÉPARATION ? PRÉCIPITATION ? PLUSIEURS QUESTIONS DEMEURENT SANS RÉPONSE</p></blockquote>



<p>Un évènement déjà critiqué : s’il avait annoncé dans son discours du nouvel an qu’elles se tiendraient «&nbsp;à la fin du premier trimestre 2022&nbsp;», c’est il y a moins de deux semaines que le gouvernement a annoncé qu’elles s’ouvriraient ce jour.</p>



<h4>Craintes légitimes</h4>



<p>Impréparation ? Précipitation ? Plusieurs questions demeurent sans réponse. « Les termes de référence et les activités seront annoncés lors du lancement. Pour le moment, je réserve la communication du chronogramme des assises à la commission nationale chargée d’animer et de coordonner les débats »,<a href="https://www.jeuneafrique.com/1262048/politique/guinee-mamadi-doumbouya-a-enfin-un-gouvernement/">&nbsp;explique à&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;Mory Condé</a>, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation qui pilote l’évènement.</p>



<p>Douze ONG de défense des droits humains ont, dans une déclaration commune, exprimé leurs « craintes légitimes quant à la réussite d’une réconciliation vraie et sincère à travers les assises nationales. Ne désirant pas servir de caution en nous associant à des évènements aux objectifs indéfinis et imprécis, nous tenons à exprimer des conditions à notre participation effective ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’ÉTAT A TOUJOURS ÉTÉ LE BOURREAU DE SES PROPRES CITOYENS</p></blockquote>



<p>Il s’agit de décliner les termes de référence, objectifs, missions, acteurs, activités et durée de l’événement, l’engagement des autorités à créer, à terme, une commission de réconciliation à la composition et au mandat définis  de manière consensuelle. Faute de quoi, « nous n’y prendrons pas part », martèlent les signataires.</p>



<p>Sur la même ligne, l’ancien médiateur de la République et spécialiste des questions de conflits et de consolidation de la paix, Sékou Kouréissy Condé, salue la tenue de ces assises mais dénonce leur impréparation. « La feuille de route est venue un peu tardivement, ce qui n’a pas favorisé une bonne préparation. Il fallait également associer tous les courants de pensée : universitaires, acteurs politiques, société civile, religieux… Les Assises sont un grand évènement. Nous ne connaissons même pas la composition de la Commission et ne savons pas si on est invité. »</p>



<h4>Pardon et réconciliation</h4>



<p>Selon une source proche de la commission d’organisation, Mamadi Doumbouya, qui prononcera le discours d’ouverture, se donne pour priorité la vérité et la réconciliation. « Une des hypothèses est qu’à la fin du processus, il demande pardon au nom de l’État guinéen et encourage la justice », confie-t-elle. L’événement doit durer un mois selon la même source.</p>



<h4>Oublié dans les tiroirs</h4>



<p>« S’agissant du droit à la vérité, les consultations ont permis de relever qu’il est fondamental de faire la lumière sur les violations des droits de l’homme, de 1958 à 2015, précise le document consulté par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>. Les Guinéens sollicitent de créer une institution de 5 à 9 membres, dotée du mandat et des prérogatives nécessaires pour piloter le processus de réconciliation nationale ».</p>



<p>Alors que ce rapport est oublié dans les tiroirs de la présidence, les assises nationales sont-elles bien utiles ? « Nous allons l’actualiser », justifie le ministre de l’Administration du territoire. Une manière de gagner en temps, protestent certains. Tout comme la tournée de consultation organisée par le Conseil national de transition, ajoutent d’autres, convaincus que le CNT devrait plutôt s’échiner à produire le très attendu chronogramme de la transition.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guinée : Moussa Dadis Camara, libre en toute impunité</title>
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				<pubDate>Thu, 27 Jan 2022 18:58:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[L’ex-chef de la junte militaire a effectué un court séjour au pays, alors qu’il est toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt. Preuve que seule une aide internationale pourrait permettre à la justice guinéenne de juger les responsables des crimes du 28 septembre 2009. Le 22 décembre 2021, le capitaine Moussa Dadis Camara était de...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’ex-chef de la junte militaire a effectué un court séjour au pays, alors qu’il est toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt. Preuve que seule une aide internationale pourrait permettre à la justice guinéenne de juger les responsables des crimes du 28 septembre 2009.</strong></p>



<p>Le 22 décembre 2021, le capitaine Moussa Dadis Camara était de retour en Guinée. «<a href="https://www.jeuneafrique.com/1285609/politique/guinee-bible-et-coran-a-la-main-moussa-dadis-camara-est-de-retour-a-conakry/"> Dadis », comme l’appellent les Guinéens, est revenu au pays après plus de douze ans d’absence.</a>&nbsp;En décembre 2009, le chef de la junte alors au pouvoir, le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), quittait la Guinée dans un avion médicalisé en direction du Maroc. Il venait de recevoir une balle dans la tête tirée par son aide de camp et adjoint, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba ».</p>



<p>À peine arrivé à Conakry, <a href="https://www.jeuneafrique.com/1287154/politique/guinee-les-dessous-de-la-rencontre-entre-mamadi-doumbouya-moussa-dadis-camara-et-sekouba-konate/">Dadis a été reçu par le colonel Mamady Doumbouya à la présidence. </a>Un geste apprécié par celui qui rêve, après un long exil au Maroc puis au Burkina Faso, d’une réhabilitation. La rencontre a aussi été l’occasion pour le colonel Doumbouya, nouveau maître des lieux après un coup d’État réussi le 5 septembre 2021, de montrer que, à la différence d’Alpha Condé, il sait dialoguer avec tous et œuvrer à la réconciliation des Guinéens. Mais le séjour guinéen de Dadis s’est achevé avant même la fin de l’année par un retour précipité à Ouagadougou. Une tournée en Guinée forestière était pourtant prévue. Elle a été annulée, sans doute sur les conseils de ses avocats. Car son retour au pays n’a pas plu à tous, et surtout pas aux victimes du stade du 28-Septembre, qui envisageaient de saisir la justice pour demander son incarcération.</p>



<p>Rappelons que, le 28 septembre 2009,&nbsp;un meeting de l’opposition a&nbsp;tourné au massacre dans la capitale guinéenne. Alors qu’une foule d’opposants s’était réunie dans le stade pour manifester contre la candidature à l’élection présidentielle&nbsp;de&nbsp;Dadis, les forces de sécurité qu’il dirigeait avaient réprimé brutalement le rassemblement.<br>Au cours de ces évènements, au moins 156 personnes ont été tuées, 109 femmes ont été victimes de viols et d’autres violences sexuelles, y compris de mutilations sexuelles, tandis que des centaines de personnes ont subi des actes de torture ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants. Pendant plusieurs jours, des arrestations et des détentions arbitraires ainsi que des actes de pillage ont également été pratiqués.</p>



<h4>Un procès toujours attendu</h4>



<p>Qui sont les auteurs de ces violations ? Une enquête pénale a été ouverte et conduite par trois juges d’instruction guinéens entre 2012 et 2017. Au total, treize personnes ont été mises en examen et renvoyées devant le tribunal criminel de Dixinn. Selon l’ordonnance des juges, elles sont renvoyées pour des faits d’assassinats, meurtres, coups et blessures volontaires, viols et autres violences sexuelles, pillages, séquestrations et actes de torture. La procédure a été validée par la Cour suprême en 2019, mais depuis, le procès est toujours attendu… sans doute faute d’instructions claires de la part des autorités politiques, dans un pays peu connu pour l’indépendance de sa magistrature.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>N’EST-IL PAS URGENT QU’UN JUGE DÉCIDE SI DADIS CAMARA DOIT RESTER LIBRE OU NON AVANT SON PROCÈS ?</p></blockquote>



<p>On trouve Dadis dans la liste des treize prévenus, mais aussi plusieurs de ses ministres ainsi que des membres de son entourage et de la garde présidentielle. Certains (les colonels Claude Pivi ou Moussa Tiegboro Camara) ont évité la prison du fait du soutien qu’Alpha Condé leur apportait. Mais nombre d’entre eux sont en détention pour ces faits, et ce, depuis plusieurs années. Tel est le cas du lieutenant Toumba et du sous-lieutenant Marcel Guilavogui, chef adjoint de la garde présidentielle. Sont également détenus l’adjudant Cécé Raphaël Haba, garde du corps de Dadis, le sergent Paul Mansa Guilavogui et les gendarmes Mamadou Aliou Keita, Alpha Amadou Baldé et Ibrahima Camara. Pourquoi leur chef est-il libre et peut-il passer les frontières ? Un mandat d’arrêt avait été émis contre Dadis par les juges d’instruction : est-il toujours en vigueur ? Si oui, pourquoi n’a-t-il pas été exécuté ? N’est-il pas urgent qu’un juge décide si Dadis doit rester libre ou non avant son procès ? L’intéressé encourt la réclusion criminelle à perpétuité et sa responsabilité pénale ne fait guère de doute.</p>



<h4>Une justice en piteux état</h4>



<p>À Conakry, parmi les victimes et les associations de défense des droits humains, personne ne comprend pourquoi les subordonnés de Dadis, exécutants de ses basses œuvres, sont emprisonnés à la maison centrale, alors que le premier responsable demeure libre et voyage à sa guise. Peut-on encore espérer une réaction des autorités judiciaires ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES QUELQUES TENTATIVES D’AFFIRMATION D’INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE SONT INVARIABLEMENT BRISÉES</p></blockquote>



<p>Rien n’en est moins sûr. Car la justice guinéenne se trouve dans un piteux état. Depuis 1958, elle n’a jamais réussi à faire juger des violations des droits humains dans un pays qui en a pourtant connu d’innombrables. Elle s’est en revanche toujours montrée intraitable à l’égard des membres de la société civile qui défendaient les libertés, y compris récemment contre les leaders du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) qui militaient <a href="https://www.jeuneafrique.com/1229551/politique/exclusif-guinee-lhistoire-secrete-de-la-chute-dalpha-conde-par-francois-soudan/">contre le troisième mandat d’Alpha Condé</a>. Ses quelques tentatives d’affirmation d’indépendance sont invariablement brisées. Comme le montre la démission forcée, le 31 décembre dernier, de la ministre de la Justice, Fatoumata Yarie Soumah, pour avoir osé rappeler au secrétaire général de la présidence que seuls le garde des sceaux et le Conseil supérieur de la magistrature ont autorité sur les magistrats. Plus que jamais, il apparaît que, sans une aide régionale et internationale, la justice guinéenne ne parviendra pas à trouver la force de juger les auteurs des crimes du 28 septembre 2009.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guinée: Alpha Condé part se soigner aux Émirats arabes unis</title>
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				<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 17:52:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Alpha Condé]]></category>
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				<description><![CDATA[Renversé le 5 septembre dernier par des militaires, l’ancien président guinéen Alpha Condé a quitté Conakry ce lundi après-midi. Le président de la Transition, le colonel Mamadi Doumbouya, l’a autorisé à aller suivre des soins médicaux à l’étranger « pour des raisons humanitaires ». De sources concordantes, Alpha Condé a quitté Conakry à 14h, heure locale, à bord d’un...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Renversé le 5 septembre dernier par des militaires, l’ancien président guinéen Alpha Condé a quitté Conakry ce lundi après-midi. Le président de la Transition, le colonel Mamadi Doumbouya, l’a autorisé à aller suivre des soins médicaux à l’étranger « </strong><em><strong>pour des raisons humanitaires</strong></em><strong> ».</strong></p>



<p>De sources concordantes, Alpha Condé a quitté Conakry à 14h, heure locale, à bord d’un vol privé.&nbsp;Direction Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, pour suivre des soins médicaux.&nbsp;Il est entouré de plusieurs personnes dont au moins un membre du Comité national de rassemblement et de développement (CNRD) et de son médecin personnel, une des rares personnes de confiance à avoir pu le consulter régulièrement&nbsp;depuis le&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210905-tentative-de-coup-d-%C3%A9tat-en-guin%C3%A9e-la-situation-reste-confuse-%C3%A0-conakry">putsch du 5 septembre</a></strong>.</p>



<p>Après le coup d&rsquo;État, l&rsquo;ancien président avait d’abord été gardé au secret, avant d’être placé en résidence surveillée&nbsp;dans la banlieue de Conakry. Sa sortie a été autorisée à une condition&nbsp;: qu’il revienne à Conakry&nbsp;dans un mois.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous avons la garantie de la Cédéao</em>&nbsp;», assure une bonne source qui dresse un parallèle avec le cas de l’ancien président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait aussi pu partir se faire soigner aux Émirats arabes unis&nbsp;l’année dernière, grâce à des négociations menées par l’organisation ouest-africaine.</p>



<p>Depuis le début des discussions, Abou Dhabi faisait partie des destinations de choix, à la fois pour Alpha Condé qui a su maintenir de bonnes relations avec les autorités de ce pays et pour le CNRD qui espère maintenir les accords économiques conclus ces dernières années portant notamment sur les transports aériens et les mines. « <em>Abou Dhabi est une valeur sûre puisque les Émirats ont également intérêt à maintenir de bonnes relations avec Conakry</em> », relève une source diplomatique.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guinée : les putschistes s’accrochent au pouvoir</title>
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				<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 18:36:54 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Guinée refuse d’appliquer le blocus décrété contre son voisin malien par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui a sanctionné, dimanche 9 janvier, les atermoiements des militaires au pouvoir à Bamako. A Conakry, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD, au pouvoir) assure que sa décision est en « conformité avec sa...]]></description>
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<p><strong>La Guinée refuse d’appliquer le blocus décrété contre son voisin malien par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui a sanctionné, dimanche 9 janvier, les atermoiements des militaires au pouvoir à Bamako. A Conakry, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD, au pouvoir) assure que sa décision est en </strong><em><strong>« conformité avec sa vision panafricaniste ».</strong></em><strong> Un argument qui ne convainc pas grand monde et résonne davantage comme un geste de solidarité entre deux juntes, démocratiquement illégitimes et mises sous pression par la communauté internationale.</strong></p>



<p>Une mission ouest-africaine est attendue à Conakry dans les prochains jours. La Guinée est, elle aussi, soumise à un régime de sanctions – assez légères – depuis le coup d’Etat du 5 septembre 2021 mené par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya contre le président Alpha Condé. Le pays a été suspendu des instances de la Cédéao. Des sanctions individuelles ont également été prises contre les putschistes et leurs familles (gel des avoirs financiers et interdiction de voyager).</p>



<p>Pour autant, le chef du CNRD tient tête à l’organisation régionale. Ces derniers mois, il a refusé la nomination d’un envoyé spécial et n’a toujours pas fourni de calendrier de transition, écartant de facto la période de six mois exigée par la Cédéao pour rendre le pouvoir aux civils.&nbsp;<em>«&nbsp;Les lourdes sanctions internationales prises contre le Mali vont peut-être les faire réfléchir&nbsp;»,&nbsp;</em>avance Mamadou Aliou Barry, directeur du Centre d’analyse et d’études stratégiques.</p>



<h2>« Les premiers signes d’une dérive autoritaire&nbsp;»</h2>



<p>Le CNRD bénéficie toujours du soutien de la société civile et des organisations politiques locales. Parmi elles, la principale organisation, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par Cellou Dalein Diallo, a applaudi des deux mains le coup de force des commandos de l’ancien légionnaire Mamady Doumbouya contre un président qui piétinait allègrement les jeunes institutions démocratiques du pays et jonglait dangereusement avec des arguments ethnocentrés.</p>



<p>Le parti de Cellou Dalein Diallo, qui recrute essentiellement au sein de la communauté peul, demande, comme toutes les autres formations <em>« le retour à l’ordre constitutionnel »,</em> mais pas dans l’immédiat. <em>« Dans un délai raisonnable de quinze mois depuis le coup d’Etat »,</em> a précisé le patron de l’UFDG. <em>« Deux ans peuvent être également acceptables »,</em> concède un autre responsable joint au téléphone. Cette période serait nécessaire pour reconstruire les listes et la loi électorales, que l’ancien pouvoir était soupçonné d’avoir manipulées à son profit. L’objectif est d’organiser des scrutins législatifs et présidentiel libres, transparents et inclusifs.</p>



<p>A ce jour, la junte au pouvoir n’a fourni aucun élément permettant de connaître ses intentions réelles.&nbsp;<em>«&nbsp;Depuis quatre mois, le CNRD a pris des décisions symboliques saluées par la population, mais il n’a posé ni calendrier ni aucun acte démontrant qu’il travaille à la transition politique&nbsp;»,</em>&nbsp;s’inquiète l’analyste Mamadou Aliou Barry. Moins diplomate, mais sous le couvert de l’anonymat, un dirigeant de la société civile croit, quant à lui, discerner chez Mamady Doumbouya&nbsp;<em>«&nbsp;les premiers signes d’une dérive autoritaire et la volonté</em>&nbsp;<em>de s’éterniser au pouvoir&nbsp;»</em>. Plusieurs décisions traduisent une concentration des pouvoirs entre ses mains et celles de quelques proches, parmi lesquels son secrétaire général à la présidence, le colonel Amara Camara, et le ministre de la défense, le général Sidiki Camara – surnommé «&nbsp;Idi Amin&nbsp;».</p>



<h2>«&nbsp;Gouvernement parallèle&nbsp;»</h2>



<p><em>«&nbsp;Le gouvernement est pluriel, représentatif du pays, mais impuissant&nbsp;»,&nbsp;</em>ajoute un conseiller ministériel.&nbsp;<em>«&nbsp;Ce mode de fonctionnement est inquiétant, mais il était malheureusement prévisible&nbsp;»,</em>&nbsp;regrette Abdourahmane Sano, le coordinateur du Front national de défense de la constitution (FNDC), une coalition d’organisations de la société civile.&nbsp;<em>«&nbsp;On change les hommes, plus difficilement les systèmes&nbsp;»,&nbsp;</em>ajoute ce militant qui avait mené dans la rue la fronde contre Alpha Condé.Lire aussi&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/09/16/les-guineens-doivent-comprendre-que-la-junte-ne-pourra-pas-resoudre-tous-leurs-problemes_6094919_3212.html">«&nbsp;Les Guinéens doivent comprendre que la junte ne pourra pas résoudre tous leurs problèmes&nbsp;»</a></p>



<p>Les inquiétudes pointent à tel point que le cardinal Robert Sarah a livré, fin décembre&nbsp;2021 à Conakry, une homélie aux accents étonnamment politiques.&nbsp;<em>«&nbsp;Je supplie&nbsp;</em>[Mamady Doumbouya], a-t-il dit,&nbsp;<em>de ne jamais</em>&nbsp;<em>admettre un gouvernement parallèle qui opère de nuit pour produire des décrets et faire des nominations en catimini et les diffuser nuitamment.&nbsp;»</em>&nbsp;Le prélat faisait référence à des décisions de la junte déjà prises en solitaire. L’une d’elles a conduit au départ de la ministre de la justice. D’autres ont provoqué l’incompréhension d’une partie de la population, comme celles réhabilitant l’ancien dictateur Ahmed Sékou Touré, dont le règne (1958-1984) est jalonné de milliers de morts d’opposants.</p>



<p><em>«&nbsp;Les relations entre le gouvernement et le grand chef sont parfois difficiles, et notre marge de manœuvre très étroite</em>, explique un conseiller ministériel.&nbsp;<em>L’état de grâce de la junte s’érode</em>.&nbsp;<em>Or, plus</em>&nbsp;[le président]<em>&nbsp;s’éternise au pouvoir, plus il deviendra comptable d’une situation économique et sociale déjà dramatique qui continue de se dégrader. C’est aussi pour cette raison qu’Alpha Condé est tombé.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Des hauts et des bas pour la démocratie en Afrique</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 19:34:19 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Aux yeux de certains experts, l&#8217;année 2021 pourrait rappeler la période des années 70 et 90 avec de nombreux&#160;épisodes sombres de coups d’Etat. Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ont connu une détérioration de la démocratie avec des putschs. L’Afrique centrale aussi a connu une succession anticonstitutionnelle après la mort au Tchad du président&#160;Idriss Deby.&#160; « La...]]></description>
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<p><strong>Aux yeux de certains experts, l&rsquo;année 2021 pourrait rappeler la période des années 70 et 90 avec de nombreux&nbsp;</strong><a href="https://www.dw.com/fr/guinee-militaires-coup-d-etat-alpha-conde/a-59104708"><strong>épisodes sombres de coups d’Etat.</strong></a></p>



<p>Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ont connu une détérioration de la démocratie avec des putschs. L’Afrique centrale aussi a connu une succession anticonstitutionnelle après la mort au Tchad du président&nbsp;Idriss Deby.&nbsp;</p>



<p><em>« La bonne nouvelle pour l’Afrique, c’est que&nbsp;c’est différent des années soixante-dix et quatre-vingt. Les Africains ne se soumettent plus à de tels actes, ni encore moins, les acceptent. Au Soudan, par exemple, après le putsch militaire, il y a eu des manifestations contre la junte »</em>, dit Christopher Fomunyoh, expert en gouvernance à National Democratic Institute, une ONG américaine. Pour lui, les peuples des pays ayant connu des coups d’Etat ont eu quand même le courage de le dénoncer, ce qui est différent des années 70 et 80.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/des-hauts-et-des-bas-pour-la-d%C3%A9mocratie-en-afrique/a-60263307#"><img src="https://static.dw.com/image/58251752_404.jpg" alt="Des manifestaions en Afrique du Sud contre l'arrestaion de Jacob Zuma " width="554" height="311"/></a><figcaption> Des manifestaions en Afrique du Sud contre l&rsquo;arrestaion de Jacob Zuma </figcaption></figure></div>



<p>Robert Kyagulanyi, le chanteur ougandais, largement connu sous le nom de Bobi Wine, candidat malheureux à la présidentielle de janvier 2021 dans son pays, exprime de son côté&nbsp;un sentiment d’amertume. Son pays sombre, selon lui, de plus en plus dans la répression :</p>



<p><em>« C’était l’enfer. Depuis les élections, nous sommes face à un défi énorme, car ce scrutin fut le plus frauduleux qu’a connu l’Ouganda dans son histoire. Il y a eu trop de persécution&nbsp;contre les partisans de mon parti.</em></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/des-hauts-et-des-bas-pour-la-d%C3%A9mocratie-en-afrique/a-60263307#"><img src="https://static.dw.com/image/58725945_404.jpg" alt="Des jeunes opposants manifestent à Lusaka en Zambie " width="542" height="304"/></a><figcaption> Des jeunes opposants manifestent à Lusaka en Zambie </figcaption></figure></div>



<p>Si certains pays ont connu des manifestations contre les dérives dictatoriales, d’autres ont au contraire affirmé leur maturité démocratique à travers des élections jugées libres et transparentes, à l’exemple de la Zambie.&nbsp;</p>



<p><em>« Je crois que les efforts d’une société civile africaine dynamique, le désir des jeunes gens qui veulent une bonne gouvernance, ainsi que les efforts des partenaires occidentaux, aideront dans la consolidation de la démocratie en Afrique en 2022 »,&nbsp;</em>explique&nbsp;Christopher Fomunyoh, qui&nbsp;estime par ailleurs&nbsp;qu’il y a une lueur d’espoir pour l’année 2022 en matière de démocratie sur le continent.</p>



<p>L’Union Africaine, longtemps critiquée pour son silence après des violations des règles démocratiques sur le continent, a cette fois été félicitée pour sa réaction face à certaines situations, notamment au Soudan, en suspendant le pays de l’organisation après le coup d’état du 25 octobre 2021.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guinée: le gouvernement publie sa feuille de route sans fixer de durée pour la transition</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 19:18:13 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le Premier ministre guinéen Mohamed Béavogui a décliné sa feuille de route au président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, qui a renouvelé sa confiance à son chef du gouvernement. Mais cette feuille de route a été accueillie très différemment selon les leaders politiques guinéen, puisqu&#8217;elle ne comporte pas de chronogramme de la transition....]]></description>
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<p><strong>Le Premier ministre guinéen Mohamed Béavogui a décliné sa feuille de route au président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, qui a renouvelé sa confiance à son chef du gouvernement. Mais cette feuille de route a été accueillie très différemment selon les leaders politiques guinéen, puisqu&rsquo;elle ne comporte pas de chronogramme de la transition.</strong></p>



<p>C’est une feuille de route comprenant cinq axes prioritaires, dont la rectification institutionnelle, le cadre macroéconomique et financier, le cadre légal et la gouvernance.</p>



<p>Feuille de route diversement interprétée par la classe politique guinéenne.</p>



<p>«&nbsp;<em>Je trouve d’abord que c’est une bonne chose que le Premier ministre présente une feuille de route, parce que cela sert au moins à savoir quel est le programme de la transition, explique Dr Ousmane Kaba</em>, président du Parti des démocrates pour l’espoir.&nbsp;<em>Celle qui est perçue par le Premier ministre et qui va être mise en application, donc, c’est une étape importante</em>&nbsp;».</p>



<p>Rafiou Sow, lui, s’interroge sur la feuille de route présentée par le Premier ministre. Pour lui, il faut aller à l’essentiel&nbsp;: «&nbsp;<em>Aujourd’hui, qu’est-ce qu’on doit faire, comment faire en sorte qu’on fasse des élections, qu’on revoie le fichier, qu’on essaye de donner la chance à ceux qui doivent voter, qu’ils puissent avoir leurs cartes d’électeurs et aller à des élections sécurisées, libres et transparentes</em>&nbsp;<em>? C’est ce qui devaient être l’essentiel de la feuille de route du Premier ministre</em>&nbsp;».</p>



<p>Il lance un appel au&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211203-guin%C3%A9e-l-administration-biden-s-enquiert-sur-place-de-la-transition-politique">colonel Mamadi Doumbouya</a></strong>, le président de la transition&nbsp;: «&nbsp;<em>Le président de la transition doit nous donner&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211213-guin%C3%A9e-la-c%C3%A9d%C3%A9ao-maintient-ses-sanctions-et-attend-un-calendrier-pour-les-%C3%A9lections">un chronogramme clair</a></strong>, nous, opposition pour nous aujourd’hui la transition a commencé depuis le 6 septembre. Nous, on a proposé 15 mois, c&rsquo;est-à-dire, qu’on le veuille ou pas, nous devons avoir des élections au mois de décembre 2022</em>&nbsp;».</p>



<p>La formation du Conseil national de la transition, la rédaction de la nouvelle constitution et la mise en place de l’organe de gestion des élections sont les prochaines étapes à franchir par le gouvernement guinéen.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h2>«&nbsp;<em>Une incohérence</em>&nbsp;» de ne pas fixer de durée pour la transition</h2>



<p>Le document en question se décline en deux axes : il fixe d&rsquo;abord cinq grandes orientations autour notamment de la gouvernance, de la situation macroéconomique&#8230; et ensuite, il liste une série de scrutins à tenir (élections locale, présidentielle et législative) sans préciser d&rsquo;échéances.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Guinée en émoi après la mort de M’mah Sylla</title>
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				<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 18:45:43 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Guinée est en émoi depuis samedi après la mort d&#8217;une jeune femme des suites d&#8217;un viol collectif présumé par des médecins dans une clinique privée de Conakry, une affaire ayant abouti à l&#8217;inculpation puis à l&#8217;arrestation de trois personnes. Une délégation gouvernementale de haut niveau s’est rendue au domicile de la défunte pour présenter...]]></description>
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<p><strong>La Guinée est en émoi depuis samedi après la mort d&rsquo;une jeune femme des suites d&rsquo;un viol collectif présumé par des médecins dans une clinique privée de Conakry, une affaire ayant abouti à l&rsquo;inculpation puis à l&rsquo;arrestation de trois personnes.</strong></p>



<p>Une délégation gouvernementale de haut niveau s’est rendue au domicile de la défunte pour présenter les condoléances d’usage et rassurer la famille que justice sera rendue à&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211121-en-guin%C3%A9e-la-mort-de-m-mah-sylla-apr%C3%A8s-des-violences-%C3%A0-l-h%C3%B4pital-r%C3%A9volte-les-r%C3%A9seaux-sociaux"><strong>M’mah Sylla</strong></a>, décédée samedi à Tunis où elle avait été évacuée pour des soins suite à un viol collectif dont elle avait été victime dans une clinique de&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/guin%C3%A9e/"><strong>Conakry</strong></a>.</p>



<p>Une quatrième personne soupçonnée d’être impliquée dans cette affaire en fuite est activement recherchée. «&nbsp;<em>Nous sommes venus pour apporter notre compassion à la famille, leur apporter notre solidarité, leur dire que cde deuil là est le deuil de tout le monde et nous comprenons l’émotion de tous, mais, nous vous prions de laisser la justice faire son travail</em>&nbsp;», a déclaré Fatoumata Yarie Soumah, la ministre guinéenne de la Justice.</p>



<h2>«&nbsp;<em>En tant qu&rsquo;humain, on est choqué, en tant que médecin, on est révolté</em>&nbsp;»</h2>



<p>Au cabinet du ministère de la Santé, une réunion a été tenue autour du ministre Mamadou Péthé Diallo avec un seul point à l’ordre du jour&nbsp;: l’affaire M’mah Sylla. «&nbsp;<em>Notre conversation a tourné autour de savoir si le cadre légal et réglementaire qui gouverne la profession de la pratique privée de la médecine est bien existant et s’il est bien appliqué</em>&nbsp;», a-t-il détaillé.</p>



<p>Le conseil de l’ordre des médecins, sous le choc, s’est déjà constitué partie civile dans cette affaire qui défraie la chronique dans la cité. Il a d’ores et déjà annoncé des sanctions &nbsp;: «&nbsp;<em>Nous avons décidé, quelle que soit l’issue du procès, de les radier de façon définitive sur le tableau de l’ordre des médecins avec interdiction d’exercer la profession médicale en république de Guinée</em>&nbsp;», selon le professeur Hassane Bah. «&nbsp;<em>En tant qu&rsquo;humain, on est choqué, en tant que médecin, on est révolté</em>&nbsp;», rajoute-t-il.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Si nous voulons vraiment, ici en Guinée, combattre le viol, il faut condamner les gens à de lourdes peines, selon en tout cas ce que dit le Code pénal.</p></blockquote>



<p>À l’initiative du président guinéen, la journée de vendredi prochain sera consacrée à des prières pour le repos de l’âme de la regrettée M’mah Sylla.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Guinée juge inopportune la nomination par la Cédéao d&#8217;un envoyé spécial</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 17:25:24 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Dans une lettre adressée à la Communauté économique des États d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest (Cédéao) et consultée par l&#8217;AFP mardi, la Guinée estime que la décision de l&#8217;organisation de nommer un envoyé spécial pour la transition politique dans le pays n&#8217;est « ni opportun(e) ni urgent(e) ». Le colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition en Guinée et auteur du...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dans une lettre adressée à la Communauté économique des États d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cédéao) et consultée par l&rsquo;AFP mardi, la Guinée estime que la décision de l&rsquo;organisation de nommer un envoyé spécial pour la transition politique dans le pays n&rsquo;est « ni opportun(e) ni urgent(e) ».</strong></p>



<p>Le colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition en Guinée et auteur du putsch du 5 septembre, a envoyé une lettre à la Communauté économique des États d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cédéao), que l&rsquo;AFP a pu consulter&nbsp;mardi 9 novembre. Il y&nbsp;juge&nbsp;inopportune la décision des États ouest-africains de nommer un envoyé spécial pour la transition en cours dans ce pays, où des militaires&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210905-guin%C3%A9e-tirs-nourris-dans-le-centre-de-conakry-pr%C3%A8s-du-palais-pr%C3%A9sidentiel">ont pris le pouvoir le 5 septembre</a>.</p>



<p>L&rsquo;authenticité de la lettre envoyée au&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/nana-akufo-addo/">président ghanéen Nana Akufo-Addo</a>, président en exercice de la Cédéao, a été confirmée mardi à l&rsquo;AFP par une source proche de la présidence guinéenne. Le document n&rsquo;est pas daté mais il a été envoyé lundi à Nana Akufo-Addo, a précisé à l&rsquo;AFP une source à la primature guinéenne.</p>



<p>Les dirigeants de la Cédéao ont nommé Mohamed Ibn Chambas envoyé spécial de leur organisation pour la Guinée, à l&rsquo;issue de leur sommet dimanche à Accra. Ils ont réitéré la nécessité d&rsquo;organiser les élections dans un délai de six mois et insisté sur « l&rsquo;urgence de libérer » le président déchu&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/alpha-cond%C3%A9/">Alpha Condé</a>, 83 ans, en résidence surveillée depuis le coup d&rsquo;État du 5 septembre.</p>



<p>« La nomination d&rsquo;un envoyé spécial ne nous paraît ni opportun(e) ni urgent(e) dans la mesure où aucune crise interne de nature à compromettre le cours normal de la transition n&rsquo;est observée », écrit le colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition en Guinée et auteur du putsch, dans la lettre au président Akufo-Addo.</p>



<p>« La mise en place des organes de la transition se déroule comme prévu, dans un climat apaisé et en parfaite symbiose avec les forces vives du pays », a plaidé le colonel Doumbouya.</p>



<p>Le 5 septembre, les militaires ont renversé&nbsp;le président Condé, qui était au pouvoir depuis 2010.</p>



<p>Le colonel Mamady Doumbouya a depuis prêté serment en tant que président pour une période de transition à la durée et au contenu toujours inconnus. Il a nommé le 6 octobre un Premier ministre de transition en la personne de Mohamed Béavogui, un ancien sous-secrétaire général des Nations unies qui a ensuite&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/journal-de-l-afrique/20211105-nouveau-gouvernement-en-guin%C3%A9e-le-premier-ministre-nomme-25-membres-dont-7-femmes">mis en place un gouvernement</a>&nbsp;de 27 membres.</p>



<p>Fin octobre, une délégation de la Cédéao à Conakry avait relevé une « dynamique positive » en Guinée « vers un retour à l&rsquo;ordre constitutionnel ».</p>



<p>« Des progrès ont été réalisés. Il y a des aspects positifs qu&rsquo;il faut noter », avait estimé Jean-Claude Kassi Brou, qui dirigeait la délégation, citant l&rsquo;adoption d&rsquo;une charte de la transition et la mise en place progressive des organes de la transition.</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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