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	<title>groupes armés &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Centrafrique : l’école prise entre deux feux</title>
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				<pubDate>Thu, 12 Aug 2021 16:01:14 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Centrafrique a mal à son école. Dans de nombreuses localités, des rebelles armés détruisent tout sur leur passage. Ailleurs, l’armée régulière, les FACA, et leurs alliés font également obstruction à l&#8217;éducation en occupant les établissements scolaires. Dans les confins de Boda au sud et Baoro à l&#8217;ouest par exemple, ces occupations représentent une préoccupation...]]></description>
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<p>L<strong>a Centrafrique a mal à son école. Dans de nombreuses localités, des rebelles armés détruisent tout sur leur passage. Ailleurs, l’armée régulière, les FACA, et leurs alliés font également obstruction à l&rsquo;éducation en occupant les établissements scolaires.</strong></p>



<p>Dans les confins de Boda au sud et Baoro à l&rsquo;ouest par exemple, ces occupations représentent une préoccupation majeure, comme en témoigne l&rsquo;enseignant Maxime Laguerre :</p>



<p><em>« La délocalisation est due à la présence de nos alliés qui se trouvent au sein de nos établissements avec leurs dispositifs.&nbsp;On ne pouvait pas amener les enfants. Les autorités pédagogiques ont jugé mieux d&rsquo;essayer de trouver de la place ailleurs pour pouvoir maintenir les enfants. »</em></p>



<h4>Des kilomètres pour avoir accès à l’école</h4>



<p>Des milliers d’élèves sont ainsi obligés de changer d’école ou de se rendre dans l’après-midi loin de leur localité, selon Aurelio Gazzera, le curé de Baoro. Mais cette situation fait frémir les parents qui sont dans la psychose.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-ecole-groupes-armes-troupes-gouvernementales/a-58841607#"><img src="https://static.dw.com/image/17364500_404.jpg" alt="Une école à Bangui qui abrite des déplacés " width="623" height="350"/></a><figcaption> Une école à Bangui qui abrite des déplacés </figcaption></figure>



<p>Africain Kazangba, président de l&rsquo;Association des parents d&rsquo;élèves, plaide pour une solution négociée à l&rsquo;occupation illégale.</p>



<p><em>« Une école est un lieu qui donne le savoir à nos enfants et l&rsquo;avenir de la RCA.&nbsp; L&rsquo;effort du gouvernement est de sensibiliser nos alliés, de les délocaliser et de trouver un site pour nos amis.&nbsp;On ne peut pas prendre l&rsquo;école en otage »</em>, explique Africain Kazangba. &nbsp;</p>



<p>De son côté, le gouvernement se montre davantage confiant. Moukadas Nour, ministre de l&rsquo;Education, assure même que l&rsquo;école se porte mieux qu’avant&nbsp;: &nbsp;</p>



<p><em>« L&rsquo;école centrafricaine va très bien, surtout après les événements tragiques que notre pays a connus et avec les répercussions concernant les occupations de nos établissements scolaires. Le gouvernement a diligenté des enquêtes récemment avec des données et&nbsp;des images. Il&nbsp;a collecté&nbsp;des opinions des différentes catégories socioprofessionnelles qui animent la vie socio-scolaire et les conclusions sont excellentes. »</em></p>



<p>Malgré cet optimisme des autorités, le collectif des enseignants de Centrafrique réclame de placer la problématique de l&rsquo;éducation au cœur du dialogue républicain en préparation.</p>



<p><strong>Source: Deutsch Welle Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En RDC et au Mozambique, des groupes armés affiliés à l’Etat islamique, selon Washington</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Mar 2021 16:59:19 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les Etats-Unis ont placé, jeudi 11 mars, les miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF) en République démocratique du Congo (RDC) et un mouvement djihadiste au Mozambique parmi les « groupes terroristes » affiliés au groupe Etat islamique (EI). « Si nous sommes engagés à vaincre l’Etat islamique – et nous le sommes –, alors nous devons l’affronter en Afrique », a commenté un responsable du contre-terrorisme américain...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/5d72a8b_252033736-000-1p34br-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-21603" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/5d72a8b_252033736-000-1p34br-1024x682.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/5d72a8b_252033736-000-1p34br-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/5d72a8b_252033736-000-1p34br-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/5d72a8b_252033736-000-1p34br.jpg 1328w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Des maisons brûlées dans le village congolais de Manzalaho, près de Beni, le 18 février 2020, après une attaque attribuée aux Forces démocratiques alliées (ADF). ALEXIS HUGUET / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Les Etats-Unis ont placé, jeudi 11 mars, les miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF) en </strong><a href="https://www.lemonde.fr/congo-rdc/"><strong>République démocratique du Congo</strong></a><strong> (RDC) et un mouvement djihadiste au </strong><a href="https://www.lemonde.fr/mozambique/"><strong>Mozambique</strong></a><strong> parmi les </strong><em><strong>« groupes terroristes »</strong></em><strong> affiliés au groupe Etat islamique (EI). </strong><em><strong>« Si nous sommes engagés à vaincre l’Etat islamique – et nous le sommes –, alors nous devons l’affronter en Afrique »</strong></em><strong>, a commenté un responsable du contre-terrorisme américain en Afrique, John T. Godfrey, lors d’une conférence de presse virtuelle.</strong></p>



<p>Dans un communiqué, le département d’Etat américain désigne les ADF sous le nom de <em>« Daech RDC »</em>, en référence à l’acronyme arabe de l’EI, identifiant leur chef comme <em>« Seka Musa Baluku »</em>. <em>« Ses attentats ont fait plus de 849 victimes civiles en 2020 »</em> dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, dans l’est de la RDC, ajoute Washington en reprenant les chiffres d’un rapport remis aux Nations unies. <em>« L’administration Biden appuie les efforts du président Tshisekedi et du gouvernement congolais visant à faire face aux groupes armés et aux groupes terroristes »</em>, commente l’ambassadeur américain à Kinshasa, Mike Hammer : <em>« Nous devons supprimer le financement de ces groupes. »</em></p>



<p><em>«&nbsp;Daech-Mozambique, également connu sous le nom d’Ansar al-Sunna, aurait prêté allégeance à Daech dès avril&nbsp;2018 et a été reconnu par le noyau de Daech en tant qu’affilié en août&nbsp;2019&nbsp;»</em>, ajoute le département d’Etat. Depuis octobre&nbsp;2017, ce groupe, connu localement sous le nom de Chabab (<em>«&nbsp;les jeunes&nbsp;»</em>&nbsp;en arabe),&nbsp;<em>«&nbsp;aurait tué près de 1&nbsp;200&nbsp;civils&nbsp;»</em>, rappelle-t-il.&nbsp;<em>«&nbsp;Vous avez quelque chose comme 2&nbsp;000&nbsp;victimes civiles et jusqu’à 670&nbsp;000&nbsp;déplacés internes&nbsp;»</em>&nbsp;dans la région de Cabo Delgado (nord-est), frontalière de la Tanzanie, a souligné M.&nbsp;Godfrey.</p>



<h4>«&nbsp;Aucun lien direct&nbsp;»</h4>



<p>Le responsable américain a rappelé que le défunt chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait encouragé ses groupes affiliés à conduire des attaques : <em>« Nulle part ailleurs cette tendance n’a été aussi alarmante qu’en Afrique »</em>, selon lui. Les <em>« groupes terroristes »</em> désignés par Washington et leurs responsables tombent sous le coup de sanctions américaines : avoirs <em>« bloqués »</em> aux Etats-Unis, sanctions contre <em>« les institutions financières étrangères »</em> qui font des transactions avec eux aux Etats-Unis.</p>



<p>Les ADF sont à l’origine des rebelles ougandais musulmans installés depuis 1995 dans l’est de la RDC. Ils n’attaquent plus l’Ouganda voisin depuis des années, vivant de trafics dans la région de Beni. Depuis avril&nbsp;2019, l’EI a revendiqué certaines attaques des ADF. Les ADF&nbsp;<em>«&nbsp;ont été publiquement reconnus comme un groupe affilié à l’EI fin 2018&nbsp;»</em>, d’après M. Godfrey. Pourtant, en décembre&nbsp;2020, un groupe d’experts de l’ONU sur la RDC affirmait n’avoir&nbsp;<em>«&nbsp;pu établir aucun lien direct&nbsp;»</em>&nbsp;entre l’EI et les ADF.</p>



<p>Au total, 1 219 civils ont été tués dans des attaques attribuées aux ADF depuis 2017 sur le territoire de Beni, d’après les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Ces chiffres en font le groupe armé le plus meurtrier parmi les 122 encore actifs dans l’est de la RDC.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le parc des Virunga, théâtre d&#8217;un conflit sanglant</title>
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				<pubDate>Mon, 11 Jan 2021 18:56:48 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Virunga.jpg" alt="" class="wp-image-20773" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Virunga.jpg 460w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Virunga-300x199.jpg 300w" sizes="(max-width: 460px) 100vw, 460px" /><figcaption>Virunga</figcaption></figure>



<p><strong>Une embuscade a fait au moins six morts dans le parc national des Virunga, théâtre d&rsquo;un conflit sanglant entre les gardes du parc, les locaux et des rebelles.</strong></p>



<p>Le parc des Virunga se trouve dans l&rsquo;Est de la République Démocratique du Congo.</p>



<p>L&rsquo;attaque s&rsquo;est produite dimanche 10 janvier. L&rsquo;Institut congolais pour la conservation de la nature a fait savoir que six rangers du parc ont été tués par des miliciens Maï-Maï.</p>



<p>L&rsquo;incident s&rsquo;est passé sur l&rsquo;axe Nyamitwitwi et Nyamilima,&nbsp;dans le territoire de Rutshuru. Le convoi des gardes du parc est tombé dans une embuscade.</p>



<p>Olivier Mukisya est le chargé de communication de l&rsquo;Institut congolais pour la conservation de la nature :</p>



<p><em> » Nous confirmons avoir perdu des collègues qui sont des gardes du parc. Il y en a d&rsquo;autres qui sont blessés et sont soignés dans des structures sanitaires. »&nbsp;</em></p>



<p>Après l&rsquo;attaque,&nbsp;l&rsquo;Institut a publié un communiqué dans lequel tous les six rangers tués ont été cités.</p>



<p>Selon plusieurs observateurs, le contrôle des richesses naturelles et minières serait&nbsp;la motivation des&nbsp;groupes rebelles qui mènent&nbsp;ces attaques&nbsp;contre&nbsp;les gardes du parc.</p>



<p>Dans ce parc où vivent encore des gorilles de montagnes, le travail des rangers gêne les groupes armés qui n’hésitent pas à les abattre pour poursuivre leur pillage.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/le-parc-des-virunga-th%C3%A9%C3%A2tre-dun-conflit-sanglant/a-56197760#"><img src="https://static.dw.com/image/43315963_401.jpg" alt="Dans le parc des Virunga vivent les derniers gorilles de montagne"/></a><figcaption>Dans le parc des Virunga vivent les derniers gorilles de montagne</figcaption></figure>



<p>Selon&nbsp;Jean Claude Bambanze, président de la Coordination territoriale de la société Civile de Rutshuru,&nbsp;certains cultivateurs appuient aussi ces groupes rebelles pour accroître leur exploitation à l’intérieur du parc :</p>



<p><em>« Ces&nbsp;éco-gardes sont engagés dans&nbsp;la protection de la nature.&nbsp;Ce parc a été envahi par la population qui cultive même à l</em><em>’</em><em>intérieur.&nbsp;Alors quand les éco-gardes viennent restaurer l&rsquo;intégrité du parc,&nbsp;ces habitants qui ne veulent pas quitter le parc deviennent leurs&nbsp;ennemis. Il y a des cultivateurs qui payent les Maï-Maï pour qu&rsquo;ils s</em><em>’</em><em>en prennent à eux. Il y a des&nbsp;groupes armés qui font le braconnage et la pêche illicite sur le lac Edouard. Quand les éco-gardes veulent sécuriser ce site du patrimoine mondial, alors les Maï-Maï ne sont pas d&rsquo;accord et lancent des attaques contre eux&nbsp;pour continuer à exploiter illicitement les ressources qui sont dans ce parc. »&nbsp;</em></p>



<h4>« Ils sont connus »</h4>



<p>Pour que ces attaques cessent,&nbsp;il faudrait une implication de l&rsquo;Etat congolais,&nbsp;estime Jean Claude Bambanze.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;armée devrait selon lui s&rsquo;investir dans la traque des groupes rebelles&nbsp;et l&rsquo;Etat devrait soutenir les actions de l&rsquo;Institut congolais de conservation de la nature.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>« Les FARDC doivent traquer ces bandits parce qu&rsquo;ils sont localisés, ils sont connus. Il faut aussi que l&rsquo;Etat appuie l&rsquo;ICCN dans sa lutte de protection de l&rsquo;environnement.&nbsp; Nous pensons aussi que l&rsquo;Etat doit punir tous ceux qui ont des champs et qui veulent envahir le parc. »&nbsp;</p>



<p>Ce nouveau drame s&rsquo;est produit quelques mois seulement après un autre qui avait coûté la vie à une dizaine d&rsquo;autres gardes du parc dans le même territoire.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Législatives en Centrafrique : les candidatures de membres de groupes armés rejetées</title>
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				<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 17:43:45 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[À l’approche des législatives du 27 décembre et alors que les deux-tiers du territoire sont encore occupés par des milices, la Cour constitutionnelle centrafricaine envoie un signal fort en écartant les candidatures des membres de groupes armés. Parmi eux, des ex-Séléka, des antibalaka mais également des membres du parti au pouvoir. La Cour constitutionnelle a...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bangui_shopping_district-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-15226" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bangui_shopping_district-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bangui_shopping_district-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Bangui</figcaption></figure>



<p><strong>À l’approche des législatives du 27 décembre et alors que les deux-tiers du territoire sont encore occupés par des milices, la Cour constitutionnelle centrafricaine envoie un signal fort en écartant les candidatures des membres de groupes armés. Parmi eux, des ex-Séléka, des antibalaka mais également des membres du parti au pouvoir.</strong></p>



<p>La Cour constitutionnelle a invalidé, vendredi 28 novembre, quelque 78 candidatures sur un peu plus d’un millier présentées pour les élections législatives qui auront lieu le 27 décembre, en même temps que la présidentielle.</p>



<p>Si, pour une partie d’entre eux, les candidats ont été écartés faute d’avoir versé la caution réclamées ou pour «&nbsp;défaut de conformité administrative&nbsp;», une douzaine de candidatures de membres ou de responsables de groupes armés, issus aussi bien de l’ex-Séléka ou des antibalaka, ont également été rejetées.</p>



<p>La Cour a en effet jugé que «&nbsp;la seule présence de membres de groupes armés toujours actifs comme candidats aux législatives est de nature à porter gravement atteinte à la sincérité du vote&nbsp;». Cette décision intervient à moins d’un mois des élections qui auront lieu le 27 décembre en même temps que la présidentielle.</p>



<h4>Des candidats du parti de Touadéra également écartés</h4>



<p>Plusieurs responsables de milices recherchés ou condamnés par la justice pour associations de malfaiteurs, détournements ou crimes de guerre, ont également été écartés de la course à la députation. Certains candidats du parti au pouvoir, le Mouvement cœurs unis (MCU) du<a href="https://www.jeuneafrique.com/1042182/politique/centrafrique-francois-bozize-peut-il-redevenir-president/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;président Faustin-Archange Touadera</a>, ont également vu leurs dossiers invalidés pour des faits de corruption ou encore d’incitation à la haine.</p>



<p>« La Cour montre qu’elle est capable d’aller à l’encontre du gouvernement et des groupes armés. Elle envoie un signal positif à un mois des élections et à une semaine d’une décision cruciale sur les candidatures à la présidentielle », a commenté Hans de Marie Heungoup, expert pour la Centrafrique à l’International Crisis Group.</p>



<p>Le président <a href="https://www.jeuneafrique.com/1048278/politique/presidentielle-en-centrafrique-les-coulisses-de-lentree-en-campagne-de-touadera/">Faustin Archange Touadera briguera un second mandat en décembre</a>. Son principal adversaire, l’ancien président François Bozizé arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2001 et soupçonné d’avoir soutenu les milices antibalaka pendant la crise de 2013, pourrait également voir sa candidature rejetée par la Cour constitutionnelle.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;ONU, l&#8217;UA et la CEEAC achèvent leur mission conjointe en Centrafrique</title>
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				<pubDate>Sat, 31 Oct 2020 14:21:19 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La mission conjointe du sous-secrétaire général des Nations unies pour les opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, du commissaire Paix et Sécurité de l’Union Africaine (UA), l’ambassadeur Smail Chergui et du président de la Commission de la Communauté Economique de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’ambassadeur Gilberto da Piedade Veríssimo s’est achevée ce vendredi 30...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/722483-lacroix_0-1024x593.jpg" alt="" class="wp-image-19828" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/722483-lacroix_0-1024x593.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/722483-lacroix_0-300x174.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/722483-lacroix_0-768x445.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/722483-lacroix_0.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Chief of DPKO, USG Jean-Pierre Lacroix, and MINUSMA </figcaption></figure>



<p><strong>La mission conjointe du sous-secrétaire général des Nations unies pour les opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, du commissaire Paix et Sécurité de l’Union Africaine (UA), l’ambassadeur Smail Chergui et du président de la Commission de la Communauté Economique de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’ambassadeur Gilberto da Piedade Veríssimo s’est achevée ce vendredi 30 octobre. Ils ont rencontré le président de la République, les leaders religieux, des représentant de la société civile ou encore les des groupes armés… La mise en œuvre de l’accord de paix a été l’un des sujets centraux de cette visite.</strong></p>



<p>Les groupes armés signataires&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190208-accord-paix-rca-principaux-points-retenir">de l’accord de paix</a></strong>&nbsp;n’ont de cesse de faire connaître leur mécontentement. Il y a deux jours, ils publiaient encore un mémorandum détaillant ce qui entrave selon eux sa mise en œuvre&nbsp;: dysfonctionnement des organes de mise en œuvre, prises de décisions unilatérales, leaders et représentants de groupes armés pris pour cibles ou déconsidérés…</p>



<p>Jean-Pierre Lacroix concède que dans un certain nombre de domaines,<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200206-rca-centrafrique-an-signature-accord-paix-groupes-arm%C3%A9s">&nbsp;il y a eu des retards</a></strong>. Notamment la mise en place des unités spéciales mixtes de sécurités, ces unités qui doivent être composées en partie d’ex-combattants et de forces de défenses et de sécurité, prévues par l’accord de paix. Le sous-secrétaire général des Nations unies pour les opérations de maintien de la paix affirme&nbsp;: «&nbsp;<em>Des engagements demandent encore à être tenus dans leur totalité</em>&nbsp;».</p>



<p>Sur le terrain, les violences des groupes armés persistent tout comme les violations de l’accord de paix même si ces dernières semblent être en diminution. En juin dernier, le secrétaire général des Nations unies se disait profondément préoccupé par la poursuite des affrontements violents impliquant des groupes armés engendrant des violences sur les civils et les acteurs humanitaires. Il dénonçait aussi les initiatives expansionnistes de certains groupes armés.</p>



<p><strong>Le processus électoral également au coeur de la mission</strong></p>



<p>Autre enjeu de cette visite de haut niveau, le suivi du processus électoral.&nbsp;Transition, glissement, report… Des options inenvisageables, pour Smail Chergui, commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine.</p>



<p>«<em>&nbsp;Il n’y a pas de plan B. Je pense que l’échéance constitutionnelle doit être respectée. Je pense que dans aucun pays au monde aujourd’hui, il n’y a une élection parfaite. Donc compte tenu des conditions propres à la Centrafrique, il me semble que les conditions sont réunies pour aller vers cette élection. Le tout c’est que maintenant comme on l’a dit aux partis politiques qu’ils prennent leur responsabilité d’aller dans les bureaux de vote et surveiller eux-mêmes le déroulement de ce vote et s’assurer qu’au sortir de cette journée de vote qu’ils puissent eux-mêmes participer et contrôler le comptage des voix. Ce serait une manière d’ajouter de la crédibilité à ces élections.</em>&nbsp;»</p>



<p>Si ce constat est partagé par Jean-Pierre Lacroix, le sous-secrétaire général des Nations unies pour les opérations de maintien de la Paix assure que beaucoup reste à faire. «&nbsp;<em>Il faut que les électrices et les électeurs puissent se prononcer en très grand nombre. Ça suppose que la campagne se déroule sans intimidation dans un climat pacifique, apaisé, démocratique. Nous avons passé à tous des messages encourageant à faire prévaloir ce climat et à rejeter les discours de division de haine d’incitation à la violence.</em>&nbsp;»</p>



<p>Les Nations unies, l’Union africaine et la CEEAC ont mis en garde contre toutes tentatives d’entraver le processus électoral et affirmés que les auteurs de tels actes seraient identifiés, arrêtés et traduits devant la justice.</p>



<p>L’importance de l’aspect régional de cette élection a aussi été soulignée. Une conférence des chefs d’Etat de la sous-région aura lieu en novembre à Libreville et la Centrafrique sera à l’agenda de cette réunion a annoncé le président de la commission de la CEEAC.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Je constate que dans nos contacts avec les représentants des groupes armés, personne n’a remis en cause le processus électoral, la tenue des élections.</p></blockquote>



<p><strong>Source : RFI Afrique) Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>RDC : « Le dialogue avec les groupes armés est la clé de la riposte à Ebola »</title>
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				<pubDate>Wed, 04 Dec 2019 10:49:11 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/travailleurs-ebola.jpg" alt="" class="wp-image-11974" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/travailleurs-ebola.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/travailleurs-ebola-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>&#8211; AFP PICTURES OF THE YEAR 2019 &#8211; 

Health workers carry a coffin containing a victim of Ebola virus on May 16, 2019 in Butembo. &#8211; The city of Butembo is at the epicentre of the Ebola crisis, the death toll of the outbreak to date is now over 1000 deaths. The Red Cross warned that critical underfunding could force it to cut vital work to rein in the deadly Ebola virus in the Democratic Republic of Congo at a time when case numbers are soaring. (Photo by JOHN WESSELS / AFP)</figcaption></figure>



<p><strong>Alors que la lutte contre le virus n’a jamais été aussi avancée, les équipes de David Gressly, qui coordonne la réponse de l’ONU, sont confrontées à des actes de violence.</strong></p>



<p>L’est de la&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/congo-rdc/">République démocratique du Congo</a>&nbsp;(RDC) est en proie depuis plusieurs semaines à des violences qui ont notamment conduit à la mort de quatre membres d’équipes anti-Ebola, la nuit du mercredi 27&nbsp;novembre, dans la province de l’Ituri. Parallèlement, des émeutes ciblent la mission de l’ONU en RDC, la Monusco, accusée de passivité dans la protection des civils.</p>



<p>Nommé en mai coordonnateur de la réponse de l’ONU contre Ebola en RDC, après avoir été représentant adjoint du secrétaire général dans ce pays depuis 2015, David Gressly veut intensifier la protection de son personnel pour permettre la poursuite des opérations et éviter un retour du virus qui a déjà fait près de 2&nbsp;200&nbsp;morts depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;août&nbsp;2018.</p>



<h4>Une centaine de civils ont été massacrés par des groupes armés dans l’est de la RDC, et des membres de l’équipe de riposte contre le virus Ebola ont été tués à Biakato et Mangina. Quelles sont les conséquences sur votre travail&nbsp;?</h4>



<p>Dans la plupart des régions touchées par le virus Ebola, nous continuons le traçage des contacts des personnes contaminées et organisons leur surveillance. A Biakato, en revanche, tout le travail a été suspendu. Nous avons aussi dû réduire significativement notre activité à Mangina, Oicha et, dans une moindre mesure, Beni et Butembo. Le principal problème concerne les zones où nous savons qu’il y a toujours des transmissions, essentiellement à Biakato. Nous allons essayer d’y accéder le plus rapidement possible. Dans un premier temps, nous mettrons probablement en place un pont aérien pour que le personnel puisse travailler en sécurité sans passer la nuit sur place. La bonne nouvelle, c’est que les populations de Biakato et Mangina demandent à nos équipes de revenir. Nous recevons des appels en ce sens. Les violences contre nos équipes ne relèvent donc pas d’une résistance de la part des communautés, qui connaissent le danger d’Ebola, mais bien davantage d’un acte criminel.</p>



<h4>Les Congolais manifestent contre la présence de la Monusco. Comment comptez-vous protéger votre personnel&nbsp;?</h4>



<p>Nous sommes en train d’évaluer comment mieux protéger tout le monde sur le terrain. Nous allons nous adapter aux menaces en demandant des mesures de sécurité renforcées et en nous appuyant sur les forces de sécurité nationales, la Monusco et la sécurité interne de l’ONU. Le directeur des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, examine également comment intensifier les opérations de maintien de la paix dans la région.</p>



<h4>Fin novembre, vous avez atteint le chiffre de sept nouveaux cas Ebola par jour, contre 120 en avril. Pensez-vous qu’il soit possible d’éradiquer l’épidémie&nbsp;?</h4>



<p>La situation actuelle est, à bien des égards, bien meilleure qu’elle ne l’a jamais été depuis le début de l’épidémie. La chaîne de transmission est à présent connue, ce qui n’avait jamais été le cas auparavant. Même avec les retards que nous subissons à cause de la situation sécuritaire, nous pouvons reprendre rapidement le travail et retrouver les individus contaminés. Mais il faut agir très rapidement, sans quoi le virus repartira à travers de nouvelles chaînes de transmission.</p>



<h4>Comment expliquez-vous que les groupes armés des Forces démocratiques alliées (ADF) s’en soient pris spécifiquement aux personnels onusiens&nbsp;? M.&nbsp;Lacroix a parlé d’attaques préméditées et financées…</h4>



<p>Les ADF n’ont pas directement attaqué l’équipe de riposte contre Ebola. Ils ont attaqué des civils et des membres des forces de sécurité nationales. Ils ont également pris pour cible les conjoints de militaires ou de policiers. L’impact réel sur l’équipe de lutte contre le virus Ebola est indirectement dû aux manifestations massives qui ont eu lieu à Beni <em>[pour dénoncer les massacres et la passivité des casques bleus]</em> et qui ont complètement perturbé la riposte contre Ebola en nous imposant de transférer nos équipes dans des zones plus sûres.</p>



<h4>Qui a tué l’équipe anti-Ebola et pourquoi&nbsp;?</h4>



<p>Cela doit être déterminé. C’était un petit groupe. Il y aurait des Maï-Maï&nbsp;<em>[groupe armé]</em>&nbsp;opérant dans la région, mais cette attaque porte les marques d’un acte criminel. Il y a eu un ciblage délibéré des bâtiments de l’OMS&nbsp;<em>[Organisation mondiale de la santé],&nbsp;</em>et peut-être aussi des individus. Mais nous avons besoin d’une enquête sérieuse pour identifier les responsables et, si des preuves crédibles sont découvertes, entamer les poursuites nécessaires. La lutte contre l’impunité dans ce type d’attaque est extrêmement importante.</p>



<h4>Pour pacifier la zone, faut-il dialoguer avec les groupes armés et engager les communautés&nbsp;?</h4>



<p>Nous y travaillons déjà. C’est la clé de cette riposte à Ebola et la raison pour laquelle les chiffres ont considérablement diminué en août et septembre. Nous avons mis en place un programme visant les communautés, notamment dans les régions de Beni et Butembo, les deux principales zones au cœur de l’épidémie et concentrant tous les risques : forte densité de population, mobilité, problèmes politiques, insécurité due à la présence des ADF et des Maï-Maï, forte résistance aux personnels de santé… Nous avons engagé des discussions avec des groupes armés, des leaders communautaires, des groupes de jeunes, des chefs religieux. Progressivement, nous avons gagné leur confiance. Et lorsque vous êtes acceptés par les communautés, les milices aussi vous acceptent, car elles sont issues de ces communautés. La dernière zone où nous observons une forme de résistance est celle de Biakato et Lwemba. Il nous faut agir vite là-bas pour maintenir l’épidémie sous contrôle et éviter une explosion des cas</p>



<h4>Une épidémie de rougeole, qui a fait 5&nbsp;000&nbsp;morts dont 90&nbsp;% d’enfants, frappe aussi la région. L’OMS s’alarme que la lutte contre Ebola absorbe tous les budgets. Que lui répondez-vous&nbsp;?</h4>



<p>De toute évidence, plus vite nous y mettrons fin, plus vite nous pourrons libérer des fonds pour d’autres programmes. Cependant, nous avons déjà prévu des ressources supplémentaires pour d’autres problèmes de santé tels que la rougeole, le paludisme, le choléra, l’eau, mais aussi l’accès à l’emploi, qui est un gros problème pour ces communautés. Le plus important, selon moi, c’est de mettre en place un programme pour l’après-Ebola et ne pas disparaître une fois que le virus aura été éradiqué. Il faudra un travail sérieux et des financements adéquats pour que nous ne laissions pas derrière nous des communautés dévastées.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Sahel : le boom de l’or permet aux groupes armés et jihadistes de se financer</title>
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				<pubDate>Wed, 13 Nov 2019 09:23:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les jihadistes et les autres groupes armés ont trouvé dans les mines d&#8217;or du Sahel une nouvelle source de revenus, profitant de la défaillance des États concernés, met en garde l&#8217;ONG International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié mercredi. Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, « des groupes armés s’emparent depuis 2016 de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/vertus-sante-or.jpg" alt="" class="wp-image-11181" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/vertus-sante-or.jpg 1000w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/vertus-sante-or-300x150.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/vertus-sante-or-768x384.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption> Au Mali, au Burkina Faso et au Niger près de deux millions de personnes seraient impliquées directement dans l&rsquo;orpaillage artisanal indique International Crisis Group. © Wikimedia Commons </figcaption></figure>



<p><strong>Les jihadistes et les autres groupes armés ont trouvé dans les mines d&rsquo;or du Sahel une nouvelle source de revenus, profitant de la défaillance des États concernés, met en garde l&rsquo;ONG International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié mercredi.</strong></p>



<p>Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, « des groupes armés s’emparent depuis 2016 de sites d’orpaillage dans des zones où l’État est faible ou absent. Leur convoitise est attisée par le boom du secteur aurifère artisanal depuis la découverte, en 2012, d’un filon saharien », écrit International Crisis Group (ICG).</p>



<p>Les «&nbsp;groupes armés, y compris jihadistes, trouvent dans les mines d’or une nouvelle source de financement, voire un terrain de recrutement&nbsp;», dit l’ICG. Les sites aurifères peuvent même servir de lieu de formation, par exemple au maniement des explosifs indique le rapport.</p>



<h4>Près de 50% des volumes produits artisanalement</h4>



<p>Ce dernier souligne l’importance des enjeux non seulement sécuritaires, mais aussi financiers. « La production artisanale (d’or) représenterait désormais près de 50% des volumes produits industriellement. Elle atteindrait chaque année 20 à 50 tonnes au Mali, 10 à 30 tonnes au Burkina Faso et 10 à 15 tonnes au Niger, soit une valeur monétaire globale située entre 1,9 et 4,5 milliards de dollars par an ».</p>



<p>«&nbsp;Plus de deux millions d’acteurs seraient directement impliqués dans l’orpaillage artisanal : un million au Burkina Faso, 700 000 au Mali, et 300 000 au Niger&nbsp;», estime l’ONG selon laquelle le nombre d’emplois indirects pourrait être trois fois plus élevé.</p>



<p>L’ICG préconise que les États «&nbsp;réinvestissent&nbsp;» les zones aurifères, soit directement, soit par l’entremise d’intervenants privés, et réglementent davantage l’exploitation artisanale. Il appelle les Émirats arabes unis – Dubaï spécifiquement -, la Suisse et la Chine, «&nbsp;principaux importateurs&nbsp;» de l’or sahélien, «&nbsp;à renforcer le cadre légal de leurs importations d’or&nbsp;» pour réduire le risque de blanchiment d’argent et de financement des groupes armés.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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