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	<title>grèves &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Algérie : après les incidents à Oran, les magistrats réclament la tête du ministre de la Justice</title>
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				<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 17:47:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/magistrat-algerie.jpg" alt="" class="wp-image-10892" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/magistrat-algerie.jpg 624w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/magistrat-algerie-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 624px) 100vw, 624px" /></figure>



<p><strong>Alors que les magistrats sont en grève depuis une semaine pour protester contre une décision du ministère de muter plusieurs milliers d&rsquo;entre eux, le syndicat national de la magistrature (SNM) a appelé à la démission du ministre de la Justice Belkacem Zeghmati après la répression, dimanche, des juges à la cour d&rsquo;Oran par les forces anti-émeutes.</strong></p>



<p>Les tribunaux algériens étaient toujours à l’arrêt ce lundi 4 novembre, refusant d’appliquer l’ordonnance du tribunal administratif de Tipaza. La veille,&nbsp; ce dernier a jugé «&nbsp;illégale&nbsp;» la grève des magistrats qui «&nbsp;empêche le fonctionnement normal de la justice, et impacte l’intérêt du citoyen&nbsp;», selon un communiqué.</p>



<p>Ce matin, la force publique a une nouvelle fois été réquisitionnée alors que des présidents et procureurs devaient prendre leurs nouvelles fonctions dans les tribunaux de Sidi-M’Hamed, Cheraga et Bir-Mourad-Raïs, dans la capitale algérienne. Au même moment, des dizaines de magistrats, en toge, observaient un sit-in sur le parvis de la Cour suprême, sur les hauteurs de la ville, en solidarité avec leurs confrères violentés à Oran par les forces de l’ordre.</p>



<p>La journée de dimanche a en effet marqué un tournant dans le bras de fer engagé entre le&nbsp;syndicat national de la magistrature (SNM) et&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/799297/societe/algerie-le-procureur-belkacem-zeghmati-cheville-ouvriere-de-la-purge-orchestree-par-gaid-salah/">le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati,</a>&nbsp;qui dure depuis plus d’une semaine. Dans la matinée, les unités anti-émeutes, relevant de la gendarmerie nationale, ont investi la cour d’Oran alors que les grévistes empêchaient l’ouverture de la session criminelle prévue ce jour-là. Le SNM a dénoncé un «&nbsp;grave dérapage&nbsp;» et décidé de&nbsp;suspendre toute médiation ou dialogue jusqu’à&nbsp;&nbsp;la démission du ministre de la Justice. Les images de ce recours à la force ont fait le tour des réseaux sociaux et provoqué de nombreuses critiques.</p>



<h4>«&nbsp;Comportement inacceptable&nbsp;»</h4>



<p>«&nbsp;C’est un comportement inacceptable, quelles que soient les circonstances et les causes (…) Ceux qui ont été humiliés sont nos collègues et nos frères, et cela s’est fait au sein même de notre demeure&nbsp;», dénonce Issad Mabrouk, président du SNM. Un président de chambre au Conseil d’État rappelle pour sa part que la violation de l’enceinte d’une juridiction et l’atteinte à l’intégrité physique d’un magistrat sont des actes punis par la loi.&nbsp;L’organisation syndicale est soutenue par le Club des magistrats libres et le Conseil supérieur de la magistrature qui s’insurgent de leur côté contre «&nbsp;une grave atteinte à l’indépendance de la justice&nbsp;».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>BELKACEM ZEGHMATI A LA RÉPUTATION D’ÊTRE UN HOMME OBTUS ET BRUTAL, SANS MARCHE ARRIÈRE</p></blockquote>



<p>Le ministre de la Justice cristallise la colère des magistrats. «&nbsp;Il [Belkacem Zeghmati] a la réputation d’être un homme obtus et brutal, sans marche arrière, quitte à provoquer le délitement total du secteur dans une conjoncture politique confuse&nbsp;», confie l’un d’eux, sous couvert d’anonymat.&nbsp; «&nbsp;Vendredi, le général Ahmed Gaïd Salah l’a conforté publiquement dans sa démarche en lui&nbsp;&nbsp;intimant d’aller jusqu’au bout&nbsp;», étaye un procureur de la République présent au sit-in de la Cour suprême.</p>



<h4>Service minimum</h4>



<p>Si les chaînes de télévision publiques et privées ont relayé, tout au long de la journée, une information portant sur la reprise de la programmation des audiences, les présidents de chambres, dans la majorité des tribunaux et cours du pays, n’ont pas gelé la grève, selon nos sources. Ils assurent toutefois le service minimum, consistant essentiellement à trancher sur les dossiers des personnes en garde-à-vue, prononcer les verdicts dans les affaires en délibéré, statuer sur la prolongation des mandats de dépôt ou la libération des justiciables ayant épuisé la première période de quatre mois de la détention préventive.</p>



<p>De son côté, la chancellerie qualifie désormais la grève des magistrats qui ne faiblit pas de «&nbsp;désobéissance et de rébellion&nbsp;». Le mouvement ne revendique&nbsp;plus uniquement l’annulation des mutations touchant près de 3 000 membres de cette corporation, mais exige aussi l’affranchissement du pouvoir judiciaire de l’emprise de l’exécutif par une révision profonde des lois relatives au corps de la magistrature. Par ce ressort revendicatif, il espère acquérir le soutien des citoyens.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : les tribunaux paralysés, des verdicts repoussés</title>
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				<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 16:24:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/150f2351ab62edfa3e83399c608a64e63c72073b.jpg" alt="" class="wp-image-10794" width="606" height="404" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/150f2351ab62edfa3e83399c608a64e63c72073b.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/150f2351ab62edfa3e83399c608a64e63c72073b-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 606px) 100vw, 606px" /><figcaption>alger</figcaption></figure>



<p><strong>Les tribunaux algériens étaient toujours à l&rsquo;arrêt mercredi, au quatrième jour d&rsquo;une grève illimitée des magistrats, entraînant notamment le report du nouveau verdict d&rsquo;un procès de manifestants et leur maintien en détention.</strong></p>



<p>«&nbsp;Aucune avancée n’a été enregistrée&nbsp;» lors d’une rencontre mardi entre une délégation syndicale et le ministre de la Justice et «&nbsp;la grève se poursuit&nbsp;», a expliqué Saadedine Merzoug, porte-parole du Club des magistrats, un syndicat non enregistré, né dans la foulée du&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/742719/politique/tribune-algerie-tu-es-belle-comme-un-22-fevrier-tu-seras-libre-comme-un-1er-mars/"><em>hirak</em>, mouvement inédit de protestation dont l’Algérie est le théâtre depuis le 22 février</a>.</p>



<p>Mercredi, des dizaines de parents et proches ont réclamé, devant le tribunal du quartier algérois de Bab el-Oued, la libération de cinq manifestants, transférés de prison pour entendre le verdict de leur procès pour « atteinte à l’intégrité du territoire », un crime passible de dix ans de prison. « Il n’y a pas eu de verdict. Les cinq détenus ne sont pas même pas sortis du fourgon », a déclaré Me Leila Djardjar.</p>



<p>Le parquet a requis dix-huit mois de prison contre les cinq accusés, qui sont en détention préventive depuis leur arrestation en juin à Alger pour avoir contrevenu à l’interdiction de porter le drapeau amazigh (berbère) lors d’une manifestation hebdomadaire du&nbsp;<em>hirak</em>. Six autres manifestants faisant l’objet de poursuites similaires mais qui sont jugés par un autre tribunal algérois, ont aussi été ramenés en prison mardi, aucun juge n’étant présent pour prononcer le verdict.</p>



<h4>3 000 mutations</h4>



<p>Quatre manifestants, arrêtés le 24 octobre à Alger lors d’une marche d’avocats réclamant l’indépendance de la justice, ont en revanche bénéficié de cette grève et ont été remis en liberté par la police mardi, faute de pouvoir être présentés au parquet, a indiqué le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).</p>



<p>Les magistrats ont entamé dimanche une grève inédite dans un corps réputé longtemps docile à l’égard du pouvoir. Une partie de la magistrature s’était jointe à la contestation aux premiers mois du <em>hirak</em>, mais la justice avait été depuis reprise en main par le pouvoir, incarné par le haut commandement militaire depuis <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/759110/politique/algerie-histoire-secrete-de-la-revolution-qui-a-renverse-le-president-bouteflika/">la démission, sous la pression de la rue, du président Abdelaziz Bouteflika début avril</a>.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/840003/politique/algerie-des-journalistes-et-militants-ecroues-pour-des-posts-sur-internet-denoncent-des-ong/">Une centaine de manifestants, militants et journalistes ont notamment été placés en détention préventive depuis juin</a>, simplement pour avoir arboré un drapeau berbère ou pour des publications sur les réseaux sociaux.</p>



<p>La grève a été lancée par le Syndicat national des magistrats (SNM), proche du pouvoir durant les vingt ans de présidence Bouteflika. Les magistrats protestent contre la «&nbsp;mainmise du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire&nbsp;», après la décision du ministère de la Justice de muter environ 3 000 d’entre eux – soit la moitié du corps de la magistrature, selon une source syndicale.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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