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	<title>Genocide &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Zimbabwe : le gouvernement accuse un évêque de pousser au « génocide »</title>
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				<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 12:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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				<description><![CDATA[La Conférence des évêques catholiques du pays (ZCBC) critique la répression « sans précédent » menée récemment par le pouvoir contre les opposants. Le gouvernement zimbabwéen a accusé un évêque catholique de pousser au&#160;«&#160;génocide&#160;»&#160;dans son pays, après ses virulentes critiques contre la répression menée par le pouvoir du président Emmerson Mnangawa contre ses opposants. Dans une lettre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa.jpg" alt="" class="wp-image-12303" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa.jpg 863w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa-768x433.jpg 768w" sizes="(max-width: 863px) 100vw, 863px" /><figcaption>Emmerson Mnangagwa</figcaption></figure>



<p><strong>La Conférence des évêques catholiques du pays (ZCBC) critique la répression « sans précédent » menée récemment par le pouvoir contre les opposants.</strong></p>



<p>Le gouvernement zimbabwéen a accusé un évêque catholique de pousser au&nbsp;<em>«&nbsp;génocide&nbsp;»</em>&nbsp;dans son pays, après ses virulentes critiques contre la répression menée par le pouvoir du président Emmerson Mnangawa contre ses opposants.</p>



<p>Dans une lettre au ton inhabituel, la Conférence des évêques catholiques du Zimbabwe (ZCBC) a critiqué vendredi 14&nbsp;août la répression&nbsp;<em>«&nbsp;sans précédent&nbsp;»</em>&nbsp;menée récemment par le pouvoir contre les opposants, s’inquiétant aussi de la crise économique et sociale qui ébranle le pays depuis plus de vingt ans.</p>



<p>La ministre de l’information, Monica Mutsvangwa, a estimé que cette lettre avait été rédigée sous la direction de <em>« l’esprit maléfique »</em> de l’archevêque Robert Ndlovu, président de la ZCBC.</p>



<p>Elle l’a accusé de vouloir&nbsp;<em>«&nbsp;attiser la psychose de la victimisation sociale&nbsp;»</em>&nbsp;parmi les Ndebele, minorité ethnique du Zimbabwe à laquelle appartient l’archevêque Ndlovu, en cherchant à en rendre&nbsp;<em>«&nbsp;coupables collectivement&nbsp;»</em>&nbsp;les membres la majorité shona, à laquelle appartient notamment le président Mnangagwa.</p>



<p><em>«&nbsp;Ndlovu mène lentement la congrégation catholique du Zimbabwe&nbsp;»</em>&nbsp;vers&nbsp;<em>«&nbsp;un génocide du type de celui du Rwanda&nbsp;»</em>&nbsp;au cours duquel quelque 800&nbsp;000&nbsp;personnes essentiellement membres de la minorité tutsi avaient été massacrées par des membres de la majorité hutu.</p>



<p>Ces remarques ont été vivement condamnées par la coalition formée autour du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, principal parti d’opposition) qui a condamné ce&nbsp;<em>«&nbsp;discours de haine incendiaire&nbsp;»</em>&nbsp;et demandé au gouvernement de s’excuser pour&nbsp;<em>«&nbsp;ces remarques inacceptables&nbsp;».</em></p>



<h4>Une inflation qui dépasse les 800&nbsp;%</h4>



<p><em>«&nbsp;Cibler un archevêque ndebele&nbsp;</em>(…)<em>&nbsp;est de la discrimination sur une base tribale&nbsp;»</em>&nbsp;a tweeté Fadzayi Mahere, avocate et porte-parole de la coalition, mettant en garde contre une résurgence de&nbsp;<em>«&nbsp;l’histoire du génocide&nbsp;»</em>&nbsp;au Zimbabwe.</p>



<p>Dans les années 1980, quelque 20&nbsp;000&nbsp;Ndebele considérés comme des opposants avaient été massacrés dans le sud du pays par l’armée de l’ancien président Robert Mugabe, lui-même membre de la majorité shona.</p>



<p>Par ailleurs, l’inflation annuelle au Zimbabwe a grimpé à 837,53 % en juillet, après avoir atteint 737,3 % en juin, a annoncé samedi l’Agence nationale des statistiques.</p>



<p>Le pays d’Afrique australe est plongé depuis plus d’une décennie dans une grave crise économique, marquée par une hyperinflation déclenchée par la piètre gestion économique de l’ancien président Robert Mugabe, évincé par un coup d’Etat militaire en&nbsp;2017.</p>



<p>De nombreux Zimbabwéens ont vu leurs économies s’évaporer et ont du mal à se procurer des produits de base tels que le sucre ou la semoule de maïs. Sur un mois, les prix ont augmenté de 35,53&nbsp;% en juillet, après 31,66&nbsp;% en juin.</p>



<p>Le gouvernement avait assuré plus tôt samedi que le président Emmerson Mnangagwa avait mis en œuvre des politiques <em>« qui se traduisent par une économie robuste »</em> et la <em>« stabilité »</em> du pays.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>La mauvaise santé et les liens familiaux ont placé en détention le suspect du génocide au Rwanda</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 18:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Corne de l'Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Rwanda]]></category>
		<category><![CDATA[Félicien Kabuga]]></category>
		<category><![CDATA[Genocide]]></category>

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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/kabuga_arrested_web-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-17401" width="746" height="373" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/kabuga_arrested_web-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/kabuga_arrested_web-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 746px) 100vw, 746px" /><figcaption>Félicien Kabuga,</figcaption></figure>



<p><strong>Alors que l&rsquo;aube se levait le 16 mai, une équipe d&rsquo;élite de la police française a ouvert la porte d&rsquo;un appartement dans une banlieue parisienne du nord-ouest endormie où ils ont trouvé Félicien Kabuga, soupçonné d&rsquo;avoir financé le génocide contre les Tutsis du Rwanda en 1994.</strong></p>



<p>L&rsquo;arrestation a marqué la fin d&rsquo;une chasse à l&rsquo;homme de 26 ans pour Kabuga, qui a utilisé 28 alias et s&rsquo;est appuyé sur des liens puissants en Afrique et en Europe pour échapper à la justice, selon les enquêteurs.&nbsp;En fin de compte, sa santé défaillante, il a été protégé par certains de ses 11 enfants, mais ce sont ces mêmes liens qui ont aidé à découvrir où il se trouvait.</p>



<p>Des entretiens avec 14 responsables de la sécurité et diplomates ont permis de comprendre comment Kabuga a réussi à vivre sans être détecté pendant si longtemps, malgré le fait qu&rsquo;il avait une prime de 5 millions de dollars sur la tête et qu&rsquo;il faisait face à sept chefs de génocide et de crimes&nbsp;<a href="https://tinyurl.com/y9mrcuq2">tinyurl.com/y9mrcuq2</a>&nbsp;contre l&rsquo;humanité pour son rôle présumé dans le massacre de 800 000 Tutsis ethniques et Hutus modérés.</p>



<p>«C&rsquo;était une bombe.&nbsp;Tout le monde l&rsquo;avait oublié », a expliqué Alain Gauthier qui, avec son épouse rwandaise Dafroza, traque les suspects du génocide rwandais depuis 20 ans.</p>



<p>Les enquêteurs accusent Kabuga, 87 ans, un magnat du thé et du café, d&rsquo;avoir financé, armé et incité des milices hutues.&nbsp;Ils disent également qu&rsquo;il a utilisé une station de radio qu&rsquo;il avait cofondée pour attiser la haine ethnique au Rwanda, un pays enclavé au cœur de l&rsquo;Afrique.</p>



<p>Kabuga a déclaré à un tribunal français le 27 mai que les accusations portées contre lui par un tribunal international étaient des mensonges.&nbsp;«Je n&rsquo;ai tué aucun Tutsi.&nbsp;Je travaillais avec eux », a-t-il déclaré.</p>



<p>Kabuga était au lit dans l&rsquo;appartement d&rsquo;Asnières-sur-Seine, à seulement 25 minutes en voiture de la Tour Eiffel, lorsque la police a fait irruption. Au début, il a feint la confusion devant un interprète parlant le kinyarwanda, une langue officielle du Rwanda.&nbsp;Il a répondu en Kiswahili, une langue parlée largement à travers l&rsquo;Afrique centrale.&nbsp;Son nom, at-il dit, était Antoine Tounga et il venait de la République démocratique du Congo.</p>



<p>Mais une cicatrice sur son cou de la chirurgie de la gorge de 2007, qui a été détaillée dans un avis de «recherche» rouge d&rsquo;Interpol, l&rsquo;a trahi.&nbsp;Deux heures plus tard, un test ADN a prouvé que Tounga était bien Kabuga.</p>



<p>L&rsquo;octogénaire avait subi une opération de la gorge en Allemagne et on ne sait toujours pas quand il a déménagé en France, où il est maintenant connu pour avoir vécu pendant au moins quatre ans.</p>



<p>«C&rsquo;était très embarrassant pour nous car il était ici tout ce temps sous notre nez.&nbsp;Cela nous fait terriblement réfléchir », a expliqué une source française proche de l&rsquo;enquête.</p>



<h4>CERCLES FAMILIAUX</h4>



<p>La police a déclaré que l&rsquo;appartement du troisième étage avait été loué par son fils, Alain Habumukiza, dont le nom de famille figurait sur une boîte aux lettres dans le hall de l&rsquo;immeuble.&nbsp;Un autre fils, Donatien Nshimyumuremyi, était dans l&rsquo;appartement lorsque la police est arrivée.&nbsp;Il est basé en Belgique mais a déménagé à Asnières pendant l&rsquo;épidémie de coronavirus, probablement pour prendre soin de son père, ont déclaré les enquêteurs.</p>



<p>En vertu de la loi française, aucun enfant ne peut être inculpé pour avoir tenté de protéger ses parents contre l&rsquo;arrestation.</p>



<p>Deux voisins pensaient que Kabuga vivait à Asnières depuis trois ans.&nbsp;Un autre a dit jusqu&rsquo;à cinq.&nbsp;Ils ont décrit un homme discret qui était devenu de plus en plus confiné à la maison.</p>



<p>« Il était toujours accompagné d&rsquo;un homme ou d&rsquo;une femme plus jeune, probablement ses enfants », a déclaré l&rsquo;un des voisins, qui a refusé d&rsquo;être nommé.&nbsp;«Il semblait faible, fatigué et avait des problèmes de mobilité.»</p>



<p>Les documents judiciaires présentés par l&rsquo;équipe de défense de Kabuga et vus par Reuters montrent qu&rsquo;il a effectué au moins 10 visites à l&rsquo;hôpital de Beaujon dans le nord de Paris depuis 2016, toujours sous le pseudonyme de Tounga.</p>



<p>Il a reçu une IRM cérébrale le 25 janvier de la même année et a ensuite eu des scans à l&rsquo;estomac et au côlon.&nbsp;Il a subi deux interventions chirurgicales en 2019, selon les documents.&nbsp;L&rsquo;une de ses filles l&rsquo;accompagnerait pour traduire, a déclaré l&rsquo;avocat de Kabuga.</p>



<p>Dans une déclaration aux journalistes le 29 mai, la famille de Kabuga a déclaré qu&rsquo;il avait subi une colectomie l&rsquo;année dernière et souffrait de diabète, d&rsquo;hypertension et de démence.</p>



<p>Après que les rebelles tutsis soutenus par l&rsquo;armée ougandaise ont pris le contrôle du Rwanda en juillet 1994, des millions de Hutus ont fui et Kabuga s&rsquo;est d&rsquo;abord rendu en Suisse.&nbsp;À l&rsquo;époque, il n&rsquo;avait pas de mandat d&rsquo;arrêt contre lui et il a été autorisé à retirer de l&rsquo;argent d&rsquo;une banque avant de se rendre en République démocratique du Congo, a indiqué une source légale qui a suivi son vol.</p>



<p>Il a été inculpé par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en 1997. Les enquêteurs pensaient qu&rsquo;il vivait au Kenya et Interpol a informé à plusieurs reprises la police kenyane des lieux où il avait été aperçu, a indiqué une source en Europe, mais il n&rsquo;existe aucune trace qu&rsquo;aucun des mesures ont été prises.&nbsp;Le gouvernement kenyan a démenti les accusations du TPIR et de Washington selon lesquelles le pays abritait Kabuga.</p>



<p>En 2003, Kabuga a été presque capturé après qu&rsquo;un associé, un journaliste kenyan du nom de William Munuhe, ait tenté de tirer profit de la prime américaine en informant des agents américains de l&rsquo;endroit où se trouvait le fugitif.&nbsp;Mais Munuhe a été découvert mort dans sa maison avant d&rsquo;avoir eu la possibilité de contacter l&rsquo;équipe de sécurité américaine en attente, et la piste s&rsquo;est ensuite refroidie.</p>



<p>La police kenyane a dit à la famille de Munuhe à l&rsquo;époque qu&rsquo;il était mort d&rsquo;un empoisonnement au monoxyde de carbone.&nbsp;Mais son frère Mureithi Munuhe a déclaré qu&rsquo;il avait été assassiné pour contrecarrer l&rsquo;opération dirigée par les États-Unis.&nbsp;« Son visage avait été défiguré par l&rsquo;acide et j&rsquo;ai dû demander aux préposés à la morgue de repousser sa langue afin que nous puissions l&rsquo;identifier à l&rsquo;aide de ses dents », a déclaré Mureithi à Reuters.</p>



<p>Les responsables de l&rsquo;ambassade américaine à Paris ont déclaré qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient aucun commentaire à faire sur l&rsquo;affaire Kabuga.</p>



<h4>FACTURES D&rsquo;HÔPITAL</h4>



<p>La trace de Kabuga a été retrouvée en 2007 en Allemagne lorsque son gendre, Augustin Ngirabatware, ministre rwandais du Plan en 1994, a été arrêté près de Francfort.&nbsp;Une personne proche du dossier a déclaré que Ngirabatware, qui purge actuellement une peine de 30 ans de prison pour incitation au génocide, avait hébergé Kabuga.</p>



<p>L&rsquo;avocat Richard Gisagara, qui représente des expatriés rwandais en France et a déposé une plainte judiciaire pour ouvrir une enquête sur qui a aidé Kabuga, estime que seule une famille proche savait où il se trouvait ces dernières années.</p>



<p>«Ils devaient garder le secret.&nbsp;La générosité sur sa tête signifiait que si elle dépassait ce petit cercle familial, il y aurait eu une fuite », a déclaré Gisagara.</p>



<p>Après plus d&rsquo;une décennie à vivre de fragments d&rsquo;observations possibles en Belgique, au Luxembourg et en Espagne, le procureur de l&rsquo;ONU, Serge Brammertz, basé à La Haye, a changé de cap en 2019 et a décidé de se concentrer sur les enfants.&nbsp;L&rsquo;opération «955», nommée d&rsquo;après la résolution de l&rsquo;ONU qui a créé le TPIR, a été lancée.&nbsp;Lorsque le verrouillage du coronavirus a paralysé la majeure partie de l&rsquo;Europe, il a permis aux enquêteurs de se concentrer sur le dossier de Kabuga.</p>



<p>« Les enfants qui protégeaient leur père ramenaient toujours à Asnières-sur-Seine », a expliqué Eric Emeraux, chef du bureau central de la police française de lutte contre les crimes contre l&rsquo;humanité.</p>



<p>L&rsquo;une des filles a voyagé fréquemment entre la Grande-Bretagne et la Belgique, séjournant souvent à Paris.&nbsp;Ses appels téléphoniques ont été acheminés vers la région d&rsquo;Asnières.&nbsp;Tout comme les appels de son autre progéniture.</p>



<p>Les enquêteurs ont également mis au jour un transfert de 10000 euros (11260 $) à l&rsquo;hôpital de Beaujon à l&rsquo;été 2019 par l&rsquo;une des filles de Kabuga, Bernadette Uwamariya.</p>



<p>« Les 10 000 euros correspondaient à une mise de fonds pour l&rsquo;opération (colon) », a indiqué une source au courant du transfert.&nbsp;Une facture d&rsquo;hôpital de 65 000 euros supplémentaires n&rsquo;a pas été payée, a indiqué la source.&nbsp;Une deuxième source a déclaré que le patient avait été identifié dans les dossiers comme étant Antoine Tounga.</p>



<p>Le groupe hospitalier parisien AP-HP, qui gère Beaujon, a déclaré qu&rsquo;il ne se prononcerait pas sur l&rsquo;affaire.</p>



<p>Pour les enquêteurs, le transfert était la dernière pièce du puzzle, leur permettant de faire correspondre des échantillons d&rsquo;ADN de l&rsquo;hôpital de Beaujon avec des échantillons d&rsquo;Allemagne et de leur fournir une copie du passeport congolais que Kabuga utilisait.</p>



<p>Les responsables de la RDC n&rsquo;ont pas répondu aux demandes de commentaires sur la manière dont Kabuga détenait un passeport congolais légitime.&nbsp;Une source diplomatique française a déclaré que Kabuga était très probablement entré en France sans être détecté avec un visa Schengen de l&rsquo;Union européenne.&nbsp;Reuters n&rsquo;a pas pu le confirmer indépendamment.</p>



<p>Kabuga est détenu dans une prison de Paris avant d&rsquo;être transféré à un tribunal de l&rsquo;ONU à La Haye ou en Tanzanie.&nbsp;Les militants des droits craignent qu&rsquo;il ne parvienne à nouveau à échapper à la justice.</p>



<p>«Nous ne pouvons que regretter que cette arrestation soit arrivée si tard. Compte tenu de son âge et de sa santé, nous ne savons pas si le tribunal pourra terminer son procès », a expliqué Gauthier.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Rwanda, la commémoration du génocide des Tutsi bouleversée par le confinement</title>
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				<pubDate>Tue, 07 Apr 2020 21:09:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La 26e commémorations du génocide commis contre les Tutsi au Rwanda débute ce mardi 7 avril. En raison de la pandémie de coronavirus, ce moment de recueillement national connaîtra, pour la première fois, de nombreux changements d’organisation. «&#160;Aucune commémoration ne ressemble à une autre, mais celle-ci sera vraiment particulière.&#160;» C’est non sans un certain dépit...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/sipa_ap21550758_000012-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-15986" width="709" height="355" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/sipa_ap21550758_000012-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/sipa_ap21550758_000012-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /><figcaption> Performance à Kigali pour la commémoration des 20 ans du génocide des Tutsi au Rwanda, le 7 avril 2014 au stade Amahoro. © Ben Curtis/AP/SIPA </figcaption></figure>



<p><strong>La 26e commémorations du génocide commis contre les Tutsi au Rwanda débute ce mardi 7 avril. En raison de la pandémie de coronavirus, ce moment de recueillement national connaîtra, pour la première fois, de nombreux changements d’organisation.</strong></p>



<p>«&nbsp;Aucune commémoration ne ressemble à une autre, mais celle-ci sera vraiment particulière.&nbsp;» C’est non sans un certain dépit que Jean-Damascène Bizimana, secrétaire exécutif de la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG), boucle les préparatifs de la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/759837/politique/rwanda-ouverture-des-commemorations-pour-les-vingt-cinq-ans-du-genocide-des-tutsi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">26e commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda</a>.</p>



<p>Depuis le 22 mars, les autorités rwandaises ont placé la population en confinement pour tenter d’endiguer la propagation du Covid-19. Le Rwanda dénombrait 105 cas de contamination au 6 avril et les mesures d’isolement ont été renouvelées jusqu’au 19 avril.</p>



<h4>Un format repensé</h4>



<p>Dans ce contexte, les autorités ont donc dû repenser entièrement l’organisation des commémorations, aussi bien au Rwanda que dans la diaspora.</p>



<p>Pour ce qui est du protocole officiel, une courte cérémonie inaugurale – «&nbsp;pas plus de 30 minutes&nbsp;», selon la CNLG – se tiendra&nbsp;au Mémorial de Gisozi, à Kigali, et sera marquée par un discours du président Paul Kagame. Le traditionnel cortège de la «&nbsp;Marche du souvenir&nbsp;» et la veillée au stade Amahoro, moment phare de cette journée inaugurale, qui inclut habituellement des témoignages de survivants, n’auront en revanche pas lieu. Ces deux séquences centrales seront respectivement remplacées par des talk-show et des débats. «&nbsp;C’est le programme que nous prévoyons, car il était impensable de ne rien organiser à notre niveau&nbsp;», précise Jean-Damascène Bizimana.</p>



<h4>Rituels</h4>



<p>Au-delà du cérémonial officiel, l’épidémie de coronavirus est surtout venue chambouler un événement intime pour les Rwandais. «&nbsp;À l’échelle des quartiers, il y a notamment des causeries qui s’organisent au cours desquelles sont évoquées des souvenirs mais où l’on parle aussi de l’Histoire. Les commémorations sont des moments importants qui ne concernent pas seulement les rescapés&nbsp;», explique le rescapé Gervais Dusabemungu, un ancien bourgmestre de Nyarugenge, une commune de Kigali dont il a aussi été sous-préfet.</p>



<p>« En temps normal, c’est une période difficile pour les Rwandais. Mais cette année, les circonstances font que cette commémoration sera encore plus compliquée », explique Jean-Pierre Sagahutu. Rescapé du génocide, aujourd’hui fixeur dans le milieu du cinéma et pour l’industrie du tourisme,  il va, pour sa part, devoir renoncer – au moins durant le temps du confinement  – à son rituel personnel. Ces vingt-cinq dernières années, il avait pris l’habitude de prendre la route pour se rendre sur les différents sites où les membres de sa famille ont été tués entre avril et juillet 1994.</p>



<p>Le 7 avril, après la marche et la veillée, cet homme de 56 ans commence habituellement par se rendre à la pharmacie proche du marché de Kigali. C’est là que son frère Joseph, tué à Butare pendant le génocide, travaillait. Son nom y figure toujours sur une plaque commémorative. Il prend ensuite la route de Kibuye, à l’ouest du pays. C’est là, dans l’hôpital de cette ville posée sur les rives du Lac Kivu, que travaillait son père. Assassiné à la fin du mois de mai 1994, ce dernier est aujourd’hui enterré derrière l’église Saint-Jean, où plusieurs centaines de Tutsi s’étaient réfugiées pendant le génocide avant d’y être finalement massacrées par les miliciens hutu, les Interhamwe.</p>



<p>Puis, «&nbsp;en fonction des années&nbsp;», ce pèlerinage peut aussi s’étendre à d’autres lieux, comme Rubengera, dans l’ouest, où il vient se recueillir dans la maison familiale. «&nbsp;Bien-sûr, on n’a pas envie d’attraper le coronavirus, mais c’est douloureux de se dire que l’on ne pourra pas se recueillir sur les lieux qui conservent la mémoire de nos proches&nbsp;», admet Jean-Pierre Sagahutu.</p>



<h4>Commémoration via internet</h4>



<p>Hors du Rwanda, le casse-tête des commémorations est le même. Du fait de l’annulation des événements organisés chaque année par les ambassades du Rwanda ou par&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/760320/politique/quand-les-rescapes-du-genocide-des-tutsi-etaient-taxes-par-la-france-detre-les-relais-des-services-de-renseignement-rwandais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’association de rescapés Ibuka,</a>&nbsp;la diaspora doit, elle aussi, s’adapter. «&nbsp;Nous avions déjà réservé un lieu pour cette commémoration mais nous avons finalement dû tout annuler&nbsp;», explique Jean-Pierre Karabaranga, l’ambassadeur du Rwanda aux Pays-Bas. «&nbsp;C’est une période lors de laquelle la diaspora a besoin, encore plus que d’habitude, de se réunir, alors il faut se montrer créatifs et utiliser les technologies à notre disposition&nbsp;», explique le diplomate.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>CETTE ANNÉE, NOUS AVONS DEMANDÉ AUX GENS DE SE PRENDRE EN PHOTO AVEC UNE BOUGIE</p></blockquote>



<p>Tout se passera donc via la chaîne Youtube de l’ambassade. Comme certaines de ses homologues en Europe, la représentation diplomatique à La Haye a déjà prévu plusieurs vidéos mettant en scène des témoignages de rescapés ainsi que des discours de l’ambassadeur mais aussi de représentants du ministère néerlandais des Affaires étrangères et de membres de l’association Ibuka.&nbsp;«&nbsp;Traditionnellement, le 7 avril, nous allumons aussi des bougies en souvenir des victimes. Alors, cette année, nous avons demandé aux gens de se prendre en photo avec une bougie et nous avons compilé les clichés dans un diaporama&nbsp;», poursuit Jean-Pierre Karabaranga.</p>



<p>Invité surprise de cette vingt-sixième commémoration aux Pays-Bas, le juge Carmel Agius, président du&nbsp;Mécanisme international qui a succédé aux tribunaux de l’ONU sur le Rwanda et l’ex-Yougoslavie, devrait lui aussi prendre la parole.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/707519/societe/justice-internationale-le-juge-controverse-qui-a-libere-plusieurs-genocidaires-rwandais-tire-sa-reverence/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Une intervention inédite quand on sait que son prédécesseur, le controversé juge Theodor Meron, n’avait jamais répondu à l’invitation.</a></p>



<p>«&nbsp;C’est une situation lourde.&nbsp; Mais les gens savent qu’il faut faire cet effort et rester chez soi, conclut Jean-Pierre Sagahutu. À la différence de ce qui s’est passé durant le génocide, c’est un moyen efficace de combattre le mal lorsqu’il rôde à l’extérieur.&nbsp;»</p>
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		<title>Génocide des Tutsi au Rwanda : des négationnistes s’invitent au Sénat français</title>
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				<pubDate>Wed, 04 Mar 2020 17:19:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/genocide-rwanda-1024x700.jpg" alt="" class="wp-image-14929" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/genocide-rwanda.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/genocide-rwanda-300x205.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/genocide-rwanda-768x525.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>genocide du rwanda</figcaption></figure>



<p><strong>Plusieurs essayistes et journalistes dont les travaux nient ou banalisent le génocide des Tutsi au Rwanda doivent se retrouver le 9 mars, dans l’enceinte du Sénat, à l’occasion d’une conférence sur « l’Afrique des Grands Lacs ». Pour l’avocat Richard Gisagara, la tenue de cet événement risque de piétiner la loi qui réprime désormais en France la négation du génocide commis en 1994.</strong></p>



<p>Lundi 9 mars, le Palais du Luxembourg doit accueillir une conférence dont les organisateurs ont choisi pour titre : «&nbsp;L’Afrique des Grands Lacs, soixante ans de tragiques instabilités&nbsp;».&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/901731/politique/genocide-des-tutsi-au-rwanda-des-conferenciers-taxes-de-negationnisme-au-senat-francais/">Compte tenu de la personnalité des intervenants et des prises de position conspirationnistes et négationnistes de plusieurs d’entre eux, les spécialistes de la région savent à quoi s’attendre</a>.</p>



<p>Le club Démocraties, un groupe de réflexion politique proche du Parti socialiste français, s’est fait une spécialité de ces rendez-vous au Sénat consacrés à la contestation du génocide des Tutsi au Rwanda. Le 20 octobre 2007, la conférence qu’il patronnait déjà s’intitulait : «&nbsp;La France et le drame rwandais&nbsp;». Le 1er avril (sic) 2014, le colloque avait cette fois pour titre : « Le drame rwandais : la vérité des acteurs ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ÉVITER LE MOT «&nbsp;GÉNOCIDE&nbsp;» EST LE MARQUEUR FAVORI DES ADEPTES DU DÉNI</p></blockquote>



<p>La réunion prévue le 9 mars renouvelle l’euphémisation. Mais, au vu des intervenants de l’après-midi&nbsp;<em>[lire le programme ci-dessous, ndlr]</em>, l’objectif n’a pas changé. L’expression «&nbsp;tragiques instabilités » ne vise-t-elle pas à brouiller la vérité sur le génocide commis contre les Tutsi au Rwanda en 1994 ? Éviter le mot «&nbsp;génocide&nbsp;» dans le titre d’une conférence destinée à détricoter ce qu’ils appellent «&nbsp;l’histoire officielle&nbsp;» est le marqueur favori des adeptes du déni.</p>



<h4>Anciens ministres</h4>



<p>Une différence cependant pour cette nouvelle conférence : ses organisateurs s’avancent masqués. Le colloque n’est pas annoncé sur le site du Sénat ni sur celui de l’Académie des sciences d’outre-mer, qui parraine pourtant l’opération. L’ancien ministre de François Mitterrand, Paul Quilès <em>[président de la mission d’information parlementaire qui a œuvré en 1998 à documenter le rôle de la France et de la communauté internationale dans le génocide des Tutsi, ndlr]</em> ne fait plus partie des intervenants annoncés, même si Alain-Francis Guyon, le discret factotum du club Démocraties, s’est une nouvelle fois chargé des invitations.</p>



<p>Et d’improbables convergences avec l’extrême droite se font jour, puisque la gestion de l’événement a été confiée à l’un des fondateurs des mouvements «&nbsp;La droite libre&nbsp;» et «&nbsp;Résistance&nbsp; Républicaine&nbsp;». Avec l’ouverture du colloque par l’ancien ministre socialiste rocardien Alain Richard, et sa conclusion par l’ancien ministre Gérard Longuet, militant d’extrême droite dans sa jeunesse, quelle redistribution des cartes&nbsp;!</p>



<h4>Un crime d’État planifié de longue date</h4>



<p>Au Rwanda, entre avril et juillet 1994, les Tutsi furent la cible d’une campagne d’extermination d’une effroyable efficacité : en moins de cent jours, plus d’un million de victimes périrent. La recherche vaine d’un «&nbsp;ordre initial&nbsp;» ne doit pas occulter la nature spécifique du crime. Il s’agissait bien d’un génocide, c’est-à-dire d’un crime d’État planifié de longue date, avec sa propagande, ses médias, ses mots d’ordre meurtriers, ses milices redoutables, son financement, sa hiérarchie criminelle.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/749320/societe/genocide-au-rwanda-le-discours-negationniste-consiste-a-occulter-la-construction-pendant-des-decennies-dun-ennemi-tutsi/">Devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), les accusés ont longtemps affiché une défense fondée sur la négation du génocide</a>. Selon eux, les massacres résultaient d’une « colère populaire spontanée », incontrôlable. Afin de contrer de telles arguties, la Chambre d’appel du TPIR, par un arrêt du 16 juin 2006, a dressé un constat judiciaire concluant qu’il était « un fait de notoriété publique qu’entre le 6 avril et le 17 juillet 1994, un génocide a été perpétré au Rwanda contre le groupe ethnique tutsi ». Sous la plume des juges internationaux, point de « double génocide », comme les négationnistes, habiles à reformuler leurs éléments de langage, le répètent depuis lors.</p>



<p>Depuis plus de 25 ans, la réalité et la gravité du génocide contre les Tutsi ont été amplement documentées au fil des audiences du tribunal de l’ONU, par diverses juridictions nationales ainsi que par de minutieuses enquêtes journalistiques et historiques. Ce «&nbsp;fait de notoriété publique&nbsp;» s’impose désormais à la communauté internationale, et en particulier à la France. Ajoutons enfin que quatre décisions rendues par des cours d’assises françaises (toutes confirmées en cassation) ont à leur tour reconnu sans ambiguïté la réalité du génocide des Tutsi au Rwanda «&nbsp;en application d’un plan concerté&nbsp;».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA LÉGISLATION FRANÇAISE SANCTIONNANT LE NÉGATIONNISME NE SEMBLE PAS SUFFISAMMENT DISSUASIVE</p></blockquote>



<p>Par un décret du 13 mai 2019, le président de la République Emmanuel Macron a institué une journée nationale de commémoration en France, chaque 7 avril, journée du début du génocide contre les Tutsi. Une initiative qui provoque l’exaspération des négationnistes, comme le montre la conférence annoncée dans l’enceinte du Palais du Luxembourg.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/444225/societe/genocide-tutsis-rwanda-interview-lavocat-a-change-loi-francaise-negationnisme/">La législation française sanctionnant le négationnisme est-elle pertinente</a>&nbsp;? Force est de constater – et de déplorer – qu’elle ne semble pas suffisamment dissuasive puisqu’une institution aussi prestigieuse que le Sénat accepte d’accueillir des polémistes qui, depuis des années, par leurs livres, interviews ou articles, répètent que le génocide des Tutsi au Rwanda «&nbsp;est le plus grand mensonge du XXe siècle&nbsp;» ou que ce sont les Tutsi eux-mêmes qui ont «&nbsp;sacrifié les Tutsi&nbsp;».</p>



<h4>Racisme récurrent</h4>



<p>Le négationnisme est-il intolérable lorsqu’il s’agit du génocide des Arméniens ou de l’extermination des Juifs d’Europe, mais discutable lorsque les auteurs et les victimes sont des Africains ? Peut-on encore accepter ce mépris des faits qui n’est rien d’autre qu’un racisme récurrent ?</p>



<p>Nous invitons le Sénat à se montrer digne de la représentation démocratique française en refusant d’accueillir en son sein des individus niant, sous couvert de débats «&nbsp;géopolitiques&nbsp;», le dernier génocide de notre tragique XXe siècle.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p><strong><em>Jeune Afrique</em>&nbsp;publie ici, en complément à cette tribune, le programme de la conférence tel qu’il a été formulé par ses organisateurs</strong></p>



<p>Lundi 9 mars 2020</p>



<p><strong>L’Afrique des Grands Lacs : 60 ans de tragique instabilité</strong></p>



<p>Avec le soutien du&nbsp;<strong>Docteur Mukwege</strong>, Prix Nobel de la Paix, et le parrainage de l’Académie des Sciences d’Outre-mer.<br>Animé par&nbsp;<strong>Vincent Hervouët</strong></p>



<p>Le docteur Denis Mukwege, dans son discours de remise du prix Nobel de la Paix, le 10 décembre 2018, a demandé que cesse enfin l’impunité dont jouissent les coupables de crimes perpétrés dans la région des Grands Lacs.</p>



<p>L’objet de ce colloque est de faire le point sur les conflits qui dévastent cette région depuis 60 ans et d’analyser, grâce aux interventions de spécialistes internationaux, les intérêts géopolitiques et économiques, les ambitions régionales et les groupes de pression actifs dans cette partie de l’Afrique.</p>



<p>Adresse : Palais du Luxembourg 15, rue de Vaugirard 75006 PARIS<br>Salle Médicis&nbsp;<em>[…]</em></p>



<p>9h00 : Accueil<br>9h15 : Ouverture du colloque par le sénateur <strong>Alain Richard</strong>, ancien ministre .<br>Mot du secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences d’Outre Mer,<br>9h30-12h15 : Historique, constat, 60 ans de massacres, de violences de masse, de crimes contre l’humanité et de génocide.<br>Intervenants :<br>– Professeur <strong>Olivier Lanotte, </strong>docteur en sciences politiques (Belgique)<br>– <strong>Pierre Jacquemot</strong>, ancien Ambassadeur (France)<br>– <strong>Johan Swinnen</strong>, ambassadeur honoraire (Belgique)<br>– <strong>Timothy Reid</strong>, ancien cadre onusien, responsable du désarmement et des droits de l’homme dans la région des Grands Lacs (Canada)<br>– <strong>Isidore Ndaywel</strong>, historien, professeur émérite de l’université de Kinshasa<br>12h15-13h45 : Pause déjeuner<br>14h15-17h15: Analyses des enjeux politiques, économiques, judiciaires et de mémoire. Responsabilités régionales et internationales<br>– <strong>Hubert Védrine</strong>, ancien ministre des Affaires étrangères (France)<br>– <strong>Judi Rever</strong>, journaliste et auteure de l’ouvrage <em>In Praise of Blood, the Crimes of the Rwandan Patriotic Front</em> (Canada)<br>– <strong>Charles Onana</strong>, docteur en Sciences Politiques (France/Cameroun)<br>– <strong>Helen Epstein</strong>, professeur droits de l’homme au Bard College US (États-Unis)<br>– <strong>Jean-Marie Vianney Ndagijimana</strong>, ambassadeur, essayiste, spécialiste des conflits dans la région des Grands Lacs (France/Rwanda).<br>17h15 : Conclusion par le sénateur <strong>Gérard Longuet</strong>, ancien Ministre,</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Rwanda : Fabien Neretsé reconnu coupable de « crime de génocide » à Bruxelles</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Dec 2019 09:00:21 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L’ancien haut fonctionnaire rwandais Fabien Neretsé a été reconnu coupable jeudi soir de « crime de génocide » en 1994. Une peine de 30 ans de réclusion a été requise vendredi contre lui par la cour d’assises de Bruxelles. «&#160;Vous retiendrez la gravité extrême des faits (…)&#160;cette volonté d’exterminer l’autre«&#160;, a dit aux jurés le procureur, Arnaud...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/d266487196b13fc1ba472ae39057b40ad13695e8-592x296-1576842520.jpg" alt="" class="wp-image-12514" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/d266487196b13fc1ba472ae39057b40ad13695e8-592x296-1576842520.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/d266487196b13fc1ba472ae39057b40ad13695e8-592x296-1576842520-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption> <strong>Fabien Neretsé </strong> </figcaption></figure>



<p><strong>L’ancien haut fonctionnaire rwandais Fabien Neretsé a été reconnu coupable jeudi soir de « crime de génocide » en 1994. Une peine de 30 ans de réclusion a été requise vendredi contre lui par la cour d’assises de Bruxelles.</strong></p>



<p>«&nbsp;Vous retiendrez la gravité extrême des faits (…)&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/749320/societe/genocide-au-rwanda-le-discours-negationniste-consiste-a-occulter-la-construction-pendant-des-decennies-dun-ennemi-tutsi/">cette volonté d’exterminer l’autre</a>«&nbsp;, a dit aux jurés le procureur, Arnaud d’Oultremont, soulignant le «&nbsp;caractère sans pitié&nbsp;» de ce Hutu de 71 ans.</p>



<p>Fabien Neretsé, qui clame son innocence, est le premier Rwandais reconnu coupable de génocide en Belgique. Sa culpabilité a également été reconnue jeudi soir pour neuf «&nbsp;crimes de guerre&nbsp;» commis au Rwanda, entre avril et juillet 1994.</p>



<p>«&nbsp;Votre signal devra être donné non seulement à Fabien Neretsé,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/774942/politique/rwanda-si-vous-etes-neutres-en-periode-de-genocide-vous-etes-du-cote-des-assassins/">mais aussi au reste du monde</a>«&nbsp;, a lancé vendredi le procureur aux jurés dans son réquisitoire sur la peine.</p>



<p>«&nbsp;Le signal sera clair. C’est de dire : monsieur, madame, vous ne dormirez jamais tranquille et la Belgique ne sera jamais une terre d’impunité pour les génocidaires et les criminels de guerre (…) Vous ne serez jamais les bienvenus et on vous traquera jusqu’au bout&nbsp;», a-t-il ajouté.</p>



<p>Le procureur a également insisté dans son réquisitoire sur « l’absence d’aveux » et « de regrets » de Fabien Neretsé, qui a selon lui « persisté dans la négation de l’Histoire avec un grand H ».</p>



<p>«&nbsp;Mon client n’avouera jamais parce qu’il est innocent. Un innocent n’avoue pas&nbsp;», a répondu Me Jean Flamme, l’avocat de l’accusé.</p>



<p>Si son client va en prison, a-t-il ajouté, «&nbsp;ce sera une mort lente, terrible&nbsp;».</p>



<h4>«&nbsp;Arrêt historique&nbsp;»</h4>



<p>Les jurés, qui partiront délibérer dans la matinée, doivent rendre vendredi leur décision sur la peine de Fabien Neretsé.</p>



<p>À&nbsp;la lecture du verdict de culpabilité, jeudi soir, les avocats des parties civiles avaient salué «&nbsp;un arrêt historique&nbsp;».</p>



<p>Fabien Neretsé est lui resté impassible à la lecture de cette décision, rendue après six semaines de débats et 48 heures de délibérations.</p>



<p>«&nbsp;Il résulte des débats que l’ensemble des crimes de guerre dont s’est rendu coupable l’accusé s’inscrivent dans le génocide des Tutsis qui s’est déroulé à partir du 6 avril 1994&nbsp;», est-il souligné dans cet arrêt.</p>



<p>La qualification de «&nbsp;crime de génocide&nbsp;» n’avait pas été retenue lors des quatre premiers procès de génocidaires rwandais qui ont eu lieu à Bruxelles, en 2001, 2005, 2007 et 2009.</p>



<p>Elle recouvre le fait de s’être attaqué à un nombre indéterminé de personnes au nom de la<a href="https://www.jeuneafrique.com/759910/politique/le-rwanda-uni-comme-une-famille-25-ans-apres-le-genocide-des-tutsi/">&nbsp;volonté de «&nbsp;détruire&nbsp;» le groupe ethnique tutsi.</a>&nbsp;Ce qui a été mis en évidence par des témoignages «&nbsp;accablants&nbsp;» pour Fabien Neretsé, selon l’accusation.</p>



<p>L’arrêt de la cour a également relevé «&nbsp;de nombreuses invraisemblances dans les déclarations de l’accusé&nbsp;».</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Génocide des Tutsi: Pretoria accusée de ne pas coopérer pour arrêter un fugitif</title>
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				<pubDate>Sat, 20 Jul 2019 13:34:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux accuse l&#8217;Afrique du Sud de ne pas coopérer à l&#8217;arrestation d&#8217;une personne inculpée par l&#8217;ex-Tribunal pénal pour le Rwanda (TPIR) pour son rôle dans le génocide des Tutsi de 1994. L’Afrique du Sud trainerait des pieds depuis presque un an face aux demandes répétées de coopération émise par...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/tri.jpg" alt="" class="wp-image-7054" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/tri.jpg 579w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/tri-300x199.jpg 300w" sizes="(max-width: 579px) 100vw, 579px" /></figure>



<h4>Le Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux accuse l&rsquo;Afrique du Sud de ne pas coopérer à l&rsquo;arrestation d&rsquo;une personne inculpée par l&rsquo;ex-Tribunal pénal pour le Rwanda (TPIR) pour son rôle dans le génocide des Tutsi de 1994.</h4>



<p>L’Afrique du Sud trainerait des pieds depuis presque un an face aux demandes répétées de coopération émise par le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux. Cet organe assure les fonctions résiduelles du TPIR, dont le mandat s&rsquo;est&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20151230-rwanda-tpir-tribunal-penal-ferme-poursuites-continuent-genocide" rel="noreferrer noopener"><strong>achevé en 2015</strong></a>&nbsp;et qui était chargé de juger les responsables du&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20190406-rwanda-memoire-genocide-tutsis-hutus-enfants" rel="noreferrer noopener"><strong>génocide des Tutsis&nbsp;</strong></a>en 1994.</p>



<p>C&rsquo;est le procureur belge&nbsp;<a target="_blank" href="http://www1.rfi.fr/actufr/articles/097/article_61089.asp" rel="noreferrer noopener"><strong>Serge Brammertz&nbsp;</strong></a>(archives RFI) qui a mis en cause Pretoria lors d&rsquo;une intervention devant le conseil de sécurité des Nations Unies mercredi 17 juillet. C&rsquo;est la première fois que l&rsquo;Afrique du Sud est accusée de ne pas faciliter l&rsquo;arrestation d&rsquo;une personne mise en cause par l&rsquo;ex-Tribunal pénal pour le Rwanda.</p>



<p>«&nbsp;<em>Depuis le mois d&rsquo;août</em>&nbsp;» 2018, le bureau de Serge Brammertz demande une «&nbsp;<em>coopération d&rsquo;urgence</em>&nbsp;» à l&rsquo;Afrique du Sud, pour arrêter «&nbsp;<em>un fugitif qui se trouve sur son territoire</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Mon bureau n&rsquo;a malheureusement reçu que des réponses de pure forme</em>&nbsp;», s&rsquo;est plaint le magistrat, qui précise avoir finalement reçu en début de semaine «&nbsp;<em>une note verbale</em>&nbsp;» dans laquelle Pretoria lui confirme «&nbsp;<em>son entière détermination à coopérer</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>J&rsquo;espère que cette fois-ci les actes suivront</em>&nbsp;», conclut le procureur.</p>



<p><strong>L’Afrique du Sud affirme vouloir agir</strong></p>



<p>Visiblement embarrassé par ce rappel à l&rsquo;ordre, le Ministère des Affaires étrangères sud-africain a publié un communiqué ce vendredi au soir, dans lequel Pretoria affirme «&nbsp;reconnaître le rôle important du Mécanisme&nbsp;» et sa «&nbsp;contribution à la justice internationale&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>L&rsquo;Afrique du Sud a rencontré quelques difficultés pour répondre à ces requêtes</em>&nbsp;» concède le communiqué «&nbsp;<em>mais travaille activement pour les dépasser</em>&nbsp;» et continuer à coopérer avec le Mécanisme.</p>



<p>Source: RFI/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </p>
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		<title>Rapprochement franco-rwandais 25 ans après l&#8217;opération Turquoise</title>
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				<pubDate>Sat, 22 Jun 2019 10:56:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/000_ARP20826871_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-5835" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/000_ARP20826871_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/000_ARP20826871_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/000_ARP20826871_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20181026-operation-turquoise-rwanda-ong-enquete-bisesero-survie-fidh-ldh">RFI</a> Opération Turquoise au Rwanda: des ONG tentent de relancer l&rsquo;enquête </figcaption></figure>



<p><strong>Le récent réchauffement diplomatique entre Paris et Kigali ne doit pas faire oublier que les deux pays ont longtemps entretenu des relations conflictuelles. Il y a 25 ans, la France lançait l&rsquo;opération Turquoise.</strong></p>



<p>C&rsquo;était il y a 25 ans. Le 22 juin 1994,&nbsp;l&rsquo;ONU donne son feu vert à la France pour une opération militaire à but humanitaire baptisée Turquoise alors que des massacres ont lieu dans le pays. Une opération toujours contestée qui n&#8217;empêchera pas le génocide et laisse encore des traces aujourd&rsquo;hui entre les deux pays.&nbsp;</p>



<p>Dès 1994&nbsp;le Front patriotique rwandais assure qu&rsquo;il&nbsp;y a des liens étroits entre l&rsquo;armée française et la vieille garde du régime hutu. Le FPR accuse Paris de vouloir sauver le régime et les auteurs du génocide. Le FPR assure que de nombreux génocidaires se sont échappés de la zone de protection française vers le Zaïre voisin, l&rsquo;actuelle République démocratique du Congo.&nbsp;</p>



<p><strong>Rapprochement récent</strong></p>



<p>Le Front patriotique rwandais finira par s&#8217;emparer de Kigali et du pouvoir en juillet 1994, après le génocide.&nbsp;Par la suite, les relations diplomatiques entre Paris et Kigali se sont considérablement dégradées.&nbsp;Mais ces dernières années, les deux capitales se sont rapprochées.&nbsp;Le président français, Emmanuel Macron, a été invité à la cérémonie d&rsquo;ouverture des commémorations du 25e anniversaire du génocide des Tutsis et des Hutus cette année, même si finalement&nbsp;Emmanuel Macron n&rsquo;a pas fait le voyage et s&rsquo;est fait représenter par le jeune député français d&rsquo;origine rwandaise, Hervé Berville.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/rapprochement-franco-rwandais-25-ans-apr%C3%A8s-lop%C3%A9ration-turquoise/a-49302373#"><img src="https://www.dw.com/image/43901989_401.jpg" alt="Frankreich Präsident Emmanuel Macron &amp; Paul Kagame, Präsident Ruanda (Reuters/C. Hartmann)"/></a></figure>



<p>Paul Kagame en visite à Paris en mai 2018</p>



<p><strong>Commission d&rsquo;experts sur le génocide en France</strong></p>



<p>Olivier Nduhungirehe, secrétaire d&rsquo;Etat au ministère rwandais des Affaires étrangères, ne voit pourtant aucun nouveau blocage dans les relations bilatérales entre les deux pays.&nbsp;<em>« Ça ne pose pas problème. Il a valablement représenté son président »,&nbsp;</em>estime-t-il. « <em>Le plus important, c&rsquo;est que les relations franco-rwandaises ont connu un nouveau départ à différents niveaux. Nous continuerons à travailler à l&rsquo;amélioration de ces relations, en accordant une attention particulière à certaines des questions sur lesquelles nous travaillons. »</em></p>



<p>Le président Macron a nommé, début avril, une commission d&rsquo;experts chargée d&rsquo;examiner les archives qui concernent la période du génocide au Rwanda. Une concession appréciée par le Rwanda et pour laquelle le pays a offert sa coopération.</p>



<p>Mais toutes les plaies ne sont pas renfermées. Jean-Marie Vianney Ndagijimana, ancien amabassadeur du Rwanda en France, revient sur l&rsquo;opération turquoise.&nbsp;<em>« Elle a protégé l&rsquo;évasion des auteurs du génocide alors que celui-ci était presque terminé »,&nbsp;</em>estime-t-il<em>. « Cela leur a permis de s&rsquo;échapper au Zaïre. Nous ici, on parle principalement de la France et du rôle de la France puisque la commission a été nommée par le président français. Car il y a un problème lié au fait que la France soit intervenue au Rwanda en soutenant le régime génocidaire avant, pendant et après le génocide. »</em></p>



<p><strong>Des experts indépendants</strong></p>



<p>Neuf experts ont désormais accès aux archives françaises qui ont été fermées pendant 25 ans. La majorité d&rsquo;entre eux sont des historiens et des chercheurs sur le génocide. Vincent Duclert, directeur de la Commission, un expert du génocide en Arménie.&nbsp;<em>« Le travail de la Commission est une bonne occasion d&rsquo;activer ce réseau d&rsquo;experts. La Commission travaillera à deux niveaux : elle écoutera un certain nombre d&rsquo;experts et présentera ensuite son travail à ces experts, à ce comité »,&nbsp;</em>explique&nbsp;Vincent Duclert, directeur de la Commission.&nbsp;</p>



<p>Les résultats de la commission&nbsp;seront publiés et certains documents d&rsquo;archives mis à la la disposition du public. Vincent Duclert espère que cela permettra de mieux comprendre le rôle de la France au Rwanda.</p>



<p>Source: Deutsch Welle/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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