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	<title>Gambie &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Gambie &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Législatives en Gambie : le parti d’Adama Barrow remporte une courte victoire</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Apr 2022 18:39:09 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le National People’s Party (Parti national du peuple, NPP) de M. Barrow s’est octroyé 19 sièges sur les 53 en jeu, quatre de plus que le principal parti d’opposition, United Democratic Party (Parti démocratique unifié, UDP), selon les résultats communiqués par la Commission électorale indépendante. Le NPP renverse la majorité dont disposait l’UDP dans le...]]></description>
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<p><strong>Le National People’s Party (Parti national du peuple, NPP) de M. Barrow s’est octroyé 19 sièges sur les 53 en jeu, quatre de plus que le principal parti d’opposition, United Democratic Party (Parti démocratique unifié, UDP), selon les résultats communiqués par la Commission électorale indépendante.</strong></p>



<p>Le NPP renverse la majorité dont disposait l’UDP dans le Parlement sortant. Le président a de surcroît la prérogative de désigner cinq députés suplémentaires, dont le président de la chambre, qu’il devrait choisir dans les prochains jours au sein de son parti.</p>



<h4>Pas de majorité absolue</h4>



<p>Mais cela restera insuffisant pour s’appuyer sur une majorité absolue des 58 parlementaires.</p>



<p>M. Barrow, dont l’accession surprise à la présidence en janvier 2017 avait mis fin à plus de 20 années de dictature sous Yahya Jammeh, avait pourtant largement emporté un&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1277077/politique/presidentielle-en-gambie-adama-barrow-proclame-vainqueur-ses-adversaires-contestent/">deuxième mandat en décembre 2021 en recueillant 53% des voix contre le candidat de l’UDP Ousainou Darboe</a>.</p>



<p>Celui-ci, crédité d’environ 27% des votes, avait&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1282044/politique/presidentielle-en-gambie-ousainou-darboe-conteste-la-victoire-dadama-barrow/">dénoncé de multiples irrégularités</a>, mais ses recours ont avorté, et la victoire de M. Barrow a été reconnue par les partenaires étrangers.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>CONTRAIREMENT À LA PRÉSIDENTIELLE, LES MÉDIAS ONT FAIT ÉTAT D’UNE FAIBLE MOBILISATION</p></blockquote>



<p>Cette présidentielle constituait la première transition ouverte depuis&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1288080/politique/gambie-un-tribunal-africain-pour-juger-yahya-jammeh/">la dictature de Yahya Jammeh à la tête de l’ancienne colonie britannique</a>. Les législatives étaient une occasion de consolider la transition démocratique.</p>



<p>La présidentielle avait été caractérisée par une forte participation, contrairement à ces législatives. La Commission électorale n’a pas publié de chiffre national, mais tous les médias ont fait état d’une faible mobilisation. Les Indépendants arrivent troisièmes du scrutin, avec 11 sièges.</p>



<h4>Réforme de la Constitution</h4>



<p>Le nouveau Parlement doit prêter serment jeudi. Le président Barrow, ancien promoteur immobilier de 57 ans, est confronté à des défis d’ampleur : hausse des prix, pénuries, réconciliation nationale, lutte contre la corruption.</p>



<p>Il a promis avant la fin de son mandat une réforme de la Constitution réclamée par les partenaires internationaux de la Gambie, avec une limitation du nombre de mandats présidentiels. Il est appelé à se prononcer dans les prochaines semaines sur les recommandations d’une commission chargée d’enquêter sur les crimes commis par l’État et ses agents sous la dictature de Yahya Jammeh. La commission lui a remis en novembre un rapport préconisant que les responsables soient jugés.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br></strong></p>
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		<title>La Cour suprême de Gambie rejette la contestation des résultats des élections</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Dec 2021 18:32:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Cour suprême de Gambie a rejeté mardi une contestation judiciaire de la récente victoire électorale du président Adama Barrow, jugeant que la requête n&#8217;avait pas suivi la procédure appropriée, selon des documents judiciaires. Barrow a remporté le sondage du 4 décembre avec 53% des voix. Le finaliste Ousainou Darboe, qui a obtenu environ 28%, et...]]></description>
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<p><strong>La Cour suprême de Gambie a rejeté mardi une contestation judiciaire de la récente victoire électorale du président Adama Barrow, jugeant que la requête n&rsquo;avait pas suivi la procédure appropriée, selon des documents judiciaires.</strong></p>



<p>Barrow a remporté le sondage du 4 décembre avec 53% des voix. Le finaliste Ousainou Darboe, qui a obtenu environ 28%, et deux autres candidats ont refusé d&rsquo;accepter les résultats, invoquant des problèmes présumés dans les bureaux de vote sans fournir de preuves. </p>



<p>Le Parti démocrate uni (UDP) de Darboe a demandé à la Cour suprême d&rsquo;annuler les résultats la semaine suivante, bien que les observateurs électoraux aient déclaré que le scrutin s&rsquo;était déroulé de manière équitable.</p>



<p>Le tribunal a rejeté la requête au motif que le parti de Darboe n&rsquo;avait pas servi Barrow dans les cinq jours suivant son dépôt, ce qui violait les procédures de procès équitable de la Gambie, ont indiqué des sources judiciaires.</p>



<p>« L&rsquo;UDP n&rsquo;a pas respecté l&rsquo;exigence de la règle 11 de la règle des pétitions électorales, qui exigeait que vous déposiez une motion de pétition et de sécurité », a écrit le juge en chef Hassan B. Jallow dans le jugement.</p>



<p>Dans un article publié sur Facebook mardi, Darboe a déclaré qu&rsquo;il ne considérait pas la décision du tribunal comme une perte personnelle, puisque la requête a été rejetée pour des raisons de procédure plutôt que pour le bien-fondé de ses prétentions.</p>



<p>« Nous n&rsquo;avons rien perdu car la pétition n&rsquo;a pas été rejetée sur la base du mérite mais d&rsquo;un simple détail technique », a déclaré Darboe.&nbsp;« Nous devrions être fiers de nous-mêmes pour ce que nous avons fait et continuerons de faire pour le pays. »</p>



<p>Les décisions de la Cour suprême sont définitives et sans appel. Darboe n&rsquo;a pas indiqué si lui ou son parti continueraient de contester les résultats des élections.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Poursuites judiciaires contre Yahya Jammeh en Gambie: le fils du journaliste Hydara garde espoir</title>
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				<pubDate>Sun, 26 Dec 2021 15:59:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Commission vérité, réconciliation et réparations (TRCC), qui a enquêté en Gambie sur les crimes présumés commis durant les 22 ans de pouvoir de Yahya Jammeh, recommande des poursuites judiciaires contre l&#8217;ex-dictateur devant un tribunal international. Le fils de Deyda Hyadara, journaliste assassiné, accueille avec soulagement et espoir cette décision. Le vendredi 24 décembre, le...]]></description>
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<p><strong>La Commission vérité, réconciliation et réparations (TRCC), qui a enquêté en Gambie sur les crimes présumés commis durant les 22 ans de pouvoir de Yahya Jammeh, recommande des poursuites judiciaires contre l&rsquo;ex-dictateur devant un tribunal international. Le fils de Deyda Hyadara, journaliste assassiné, accueille avec soulagement et espoir cette décision.</strong></p>



<p>Le vendredi 24 décembre, le ministre de la Justice gambien a rendu public le rapport de la&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20211224-gambie-la-commission-v%C3%A9rit%C3%A9-et-r%C3%A9conciliation-recommande-des-poursuites-contre-l-ex-dictateur-yahya-jammeh"><strong>Commission vérité réconciliation et réparation</strong></a>. Il recommande des poursuites judiciaires contre l&rsquo;ancien président Yahya Jammeh, en exil en Guinée équatoriale (depuis février 2017). Selon la Commission, Yahya Jammeh est responsable de nombreux crimes commis pendant les 22 années qu&rsquo;il a passées au pouvoir. &nbsp;</p>



<p>Parmi ces crimes:&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200504-gambie-pourquoi-journaliste-deyda-hydara-a-%C3%A9t%C3%A9-assassin%C3%A9-en-2004"><strong>l&rsquo;assassinat du journaliste Deyda Hydara</strong></a>, le 16 décembre 2004. Durant les auditions menées par la CVR, deux anciens hommes de main de Jammeh ont avoué avoir tiré sur le journaliste d&rsquo;investigation.</p>



<p>Son fils, Baba Hydara se dit soulagé mais, avec prudence, attend de voir si dans cinq mois, des poursuites seront officiellement enclenchées. «&nbsp;<em>Jammeh avec Jatta, avec Jeng, avec Ibolo, avec Bombardier, tous ces noms-là ont été mentionnés et présumés coupable du meurtre de mon père. C’est quelque chose de vraiment bien parce que, finalement, le gouvernement gambien accepte que ces noms-là, qui ont été désignés, comme présumés coupables du meurtre de mon père. Maintenant, ce qu’on attend, c’est l’autre décision qui va se passer dans cinq mois&nbsp;: le “white paper”, ils vont finalement décider des personnes qu’ils vont juger. Alors ça va être long cinq long mois, mais on a un peu d’espoir que le gouvernement fasse le nécessaire pour les victimes, et que Yaya Jammeh soit jugé.&nbsp;</em>»</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Que Yaya Jammeh soit jugé</p></blockquote>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Présidentielle en Gambie : Ousainou Darboe conteste la victoire d’Adama Barrow</title>
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				<pubDate>Wed, 15 Dec 2021 17:48:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le parti de l’opposant gambien Ousainou Darboe a demandé mardi 14 décembre à la Cour suprême d’annuler la réélection proclamée du sortant Adama Barrow à la présidentielle. Avant même la proclamation des résultats, Ousainou Darboe et deux autres candidats malheureux avaient exprimé leur intention de contester l’issue de la présidentielle du 4 décembre. Au lendemain...]]></description>
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<p><strong>Le parti de l’opposant gambien Ousainou Darboe a demandé mardi 14 décembre à la Cour suprême d’annuler la réélection proclamée du sortant Adama Barrow à la présidentielle.</strong></p>



<p>Avant même la proclamation des résultats, Ousainou Darboe et deux autres candidats malheureux avaient exprimé leur intention de contester l’issue de la présidentielle du 4 décembre. Au lendemain du scrutin, le président sortant&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1277077/politique/presidentielle-en-gambie-adama-barrow-proclame-vainqueur-ses-adversaires-contestent/">Adama Barrow avait été déclaré vainqueur</a>&nbsp;par la commission électorale avec environ 53% des voix, contre près de 27%&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1273110/politique/gambie-entre-adama-barrow-et-ousainou-darboe-une-presidentielle-aux-allures-de-revanche/">pour&nbsp;</a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1273110/politique/gambie-entre-adama-barrow-et-ousainou-darboe-une-presidentielle-aux-allures-de-revanche/">Ousainou Darboe, principal adversaire parmi</a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1273110/politique/gambie-entre-adama-barrow-et-ousainou-darboe-une-presidentielle-aux-allures-de-revanche/">&nbsp;ses cinq concurrents.</a></p>



<h2>Irrégularités</h2>



<p>Le parti de l’opposant, l’UDP (United Democratic Party), a officiellement saisi la Cour suprême mardi. Dans son recours, la formation politique accuse Adama Barrow et ses partisans d’avoir distribué de l’argent et des cadeaux dans différents villages. Elle affirme que le parti du chef de l’État, le NPP (National People’s Party), a infiltré la commission électorale, et dénonce la participation de non-Gambiens à l’élection ainsi que différentes irrégularités dans les opérations de vote et de décompte.</p>



<p>L’UDP a appelé ses supporteurs au calme et assuré de son engagement à recourir «&nbsp;exclusivement à des moyens pacifiques&nbsp;» pour régler les contentieux électoraux.</p>



<p>Les partenaires internationaux de la Gambie avaient signalé qu’ils seraient attentifs à l’acceptation ou la contestation par les perdants des résultats officialisés par la commission.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;ex-président en disgrâce Jammeh menace les élections en Gambie</title>
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				<pubDate>Wed, 01 Dec 2021 17:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Lors d&#8217;un rassemblement pré-électoral le mois dernier, des partisans de la principale coalition d&#8217;opposition gambienne ont applaudi l&#8217;ouverture de l&#8217;attraction vedette &#8211; un discours de l&#8217;ancien président Yahya Jammeh prononcé sur une ligne téléphonique craquante depuis l&#8217;exil à 3 000 kilomètres de là. « (Le président) Adama Barrow a détruit tout ce dont j&#8217;avais laissé le...]]></description>
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<p><strong>Lors d&rsquo;un rassemblement pré-électoral le mois dernier, des partisans de la principale coalition d&rsquo;opposition gambienne ont applaudi l&rsquo;ouverture de l&rsquo;attraction vedette &#8211; un discours de l&rsquo;ancien président Yahya Jammeh prononcé sur une ligne téléphonique craquante depuis l&rsquo;exil à 3 000 kilomètres de là.</strong></p>



<p>« (Le président) Adama Barrow a détruit tout ce dont j&rsquo;avais laissé le bien aux Gambiens &#8211; les hôpitaux, l&rsquo;agriculture et l&rsquo;éducation », a déclaré Jammeh sous des applaudissements enthousiastes.&nbsp;« Nous devrions tous nous unir et voter contre lui. »</p>



<p>Les Gambiens se rendent aux urnes samedi et pour la première fois en 27 ans, Jammeh, qui a pris le pouvoir lors d&rsquo;un coup d&rsquo;État en 1994, ne sera pas sur les urnes.</p>



<p>Il s&rsquo;est enfui en Guinée équatoriale en 2017 après avoir refusé d&rsquo;accepter la défaite face à Barrow, mettant fin à un mandat marqué par des&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/article/us-gambia-justice-idUSKBN1AK1CP" target="_blank" rel="noreferrer noopener">meurtres</a>&nbsp;, des&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/article/us-gambia-election-jammeh-idUSKBN13T0ND" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tortures</a>&nbsp;,&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/article/us-gambia-jammeh/exclusive-how-money-flowed-to-gambias-ex-president-idUSKBN16312M" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des pillages financiers</a>&nbsp;et de fausses allégations d&rsquo;un&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/article/us-gambia-hiv-justice-idUSKCN1IW1S8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">remède</a>&nbsp;maison&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/article/us-gambia-hiv-justice-idUSKCN1IW1S8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">contre le sida</a>&nbsp;.</p>



<p>La semaine dernière, la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC) de Gambie a déclaré qu&rsquo;entre 240 et 250 personnes sont mortes aux mains de l&rsquo;État sous Jammeh, et a recommandé que les responsables soient <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.reuters.com/world/africa/gambias-truth-commission-recommends-prosecutions-jammeh-era-crimes-2021-11-25" target="_blank">poursuivis</a> .</p>



<p>Pourtant, l&rsquo;influence de Jammeh demeure. Dans une série de discours par téléphone, il a exhorté des foules d&rsquo;auditeurs enthousiastes à ne pas voter pour Barrow et a persuadé ses partisans de rejoindre une coalition dirigée par la candidate de l&rsquo;opposition Mama Kandeh, qui est arrivée troisième en 2016 et que Jammeh a décrit comme son « esclave » .</p>



<p>Cette décision a divisé le parti APRC de Jammeh, dont certains membres ont formé une alliance avec le NPP de Barrow.</p>



<p>Il a également fait pression sur Barrow pour convaincre les électeurs qu&rsquo;il a sorti le pays de son passé difficile.&nbsp;Ce n&rsquo;est pas une tâche simple après que COVID-19 a paralysé le tourisme sous Barrow et a rétréci la petite économie en 2020.</p>



<p>Des milliers d&rsquo;Européens affluaient sur ses plages de sable blanc chaque année avant la pandémie.&nbsp;C&rsquo;est aussi un exportateur d&rsquo;arachides et de poisson.&nbsp;Mais le chômage dans ce pays de 2,5 millions d&rsquo;habitants oblige les jeunes à tenter des routes migratoires périlleuses vers l&rsquo;Europe en bateau ou à travers le désert du Sahara.</p>



<p>Jammeh n&rsquo;a pas répondu aux demandes de commentaires.&nbsp;Il a nié tout acte répréhensible.&nbsp;Dans un discours récent, il a promis de rentrer chez lui, une perspective impensable pour certains Gambiens.</p>



<p>« Pour les personnes qui ont été torturées, violées ou dont des proches ont été tués sous Yahya Jammeh, il est douloureux de le voir essayer de jouer le rôle du faiseur de rois au lieu de répondre d&rsquo;accusations d&rsquo;atrocités devant un tribunal », a déclaré Reed Brody de la Commission internationale à but non lucratif. de juristes, qui a travaillé avec les victimes de Jammeh.</p>



<p><strong>ROUTES, PUISSANCE</strong></p>



<p>La chute de Jammeh a été considérée comme une victoire majeure pour la démocratie dans la région, bien que les espoirs d&rsquo;un effet domino aient été largement anéantis par les coups d&rsquo;État au Mali, au Tchad et en Guinée au cours de l&rsquo;année dernière.&nbsp;Cette élection est considérée comme un test de la force de la démocratie gambienne.</p>



<p>Barrow affrontera cinq challengers, dont l&rsquo;ancien mentor Ousainou Darboe et Essa Mbye Faal, qui a été l&rsquo;avocat principal de la TRRC qui a relaté les abus de l&rsquo;ère Jammeh.</p>



<p>Les critiques disent que la règle de Barrow a été caractérisée par la criminalité et des réseaux Internet et électriques inégaux.</p>



<p>Certains se méfient du président. Barrow a d&rsquo;abord déclaré qu&rsquo;il ne servirait de chef de transition que pendant trois ans après le départ de Jammeh. </p>



<p>Il a fait de somptueuses promesses pendant la campagne électorale, notamment celle de construire des centaines de kilomètres de routes et de fournir de l&rsquo;électricité sans interruption à tout le pays d&rsquo;ici 2023.</p>



<p>Malgré toutes les difficultés, beaucoup voient la règle de Barrow comme une rupture bienvenue avec le passé.</p>



<p>« Nous sommes libres de nous exprimer », a déclaré Ousman Jobarteh, un homme d&rsquo;affaires de 47 ans. « Nous nous couchons sans jamais penser que nous pourrions être récupérés par des agents de l&rsquo;État. »</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Gambie: la Commission vérité et réconciliation rend son rapport sur les crimes de l&#8217;ère Jammeh</title>
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				<pubDate>Fri, 26 Nov 2021 17:17:19 +0000</pubDate>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La Commission vérité, réconciliation et réparations a rendu son rapport, jeudi 25 novembre, au président Adama Barrow. Le fruit de plus de deux années d’auditions de victimes, de témoins et d’auteurs des crimes commis sous le régime de l’ancien président Yahya Jammeh, en exil en Guinée équatoriale. Dans ses recommandations, la Commission appelle à des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces crimes, sans donner plus de détails pour l’instant.</strong></p>



<p>C’est un dossier très attendu que les commissaires de la Commission vérité, réconciliation et réparations ont apporté au président Adama Barrow. Il recommande que les principaux responsables des crimes commis durant le régime de l’ancien président Yahya Jammeh soient jugés, explique le président de la Commission, Lamin Sise&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Dans son rapport, la Commission a identifié et recommandé que soient poursuivies les personnes les plus responsables des violations flagrantes des droits de l&rsquo;homme et des abus commis à l&rsquo;encontre des Gambiens et des non-Gambiens entre juillet 1994 et janvier 2017.&nbsp;</em>»</p>



<p>L&rsquo;une des grandes interrogations porte sur les recommandations contenues dans ce document. Notamment sur la nécessité ou non que l&rsquo;ancien président –&nbsp;aujourd&rsquo;hui en exil en Guinée équatoriale –&nbsp;rende des comptes.</p>



<p>En tout cas, le chef de l’État, Adama Barrow, a tenu à rassurer sur sa volonté de mener à bien le processus :&nbsp;«<em>&nbsp;Je vous l&rsquo;assure, mon gouvernement étudiera le rapport avec attention&nbsp;afin de prendre les mesures appropriées. Par la suite, le gouvernement informera le public de sa position dans un livre blanc qui sera publié dans six mois à compter d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</em>&nbsp;»</p>



<p>Avant cela, le gouvernement doit soumettre un résumé du rapport à l&rsquo;Assemblée nationale. Selon plusieurs sources au sein de la Commission, le rapport lui-même devrait être rendu public dans la foulée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>C&rsquo;était un rapport attendu, donc on est content qu&rsquo;il soit soumis et on espère pouvoir voir tout le contenu du rapport, surtout ce qui concerne les conclusions et les recommandations. Et on espère que les recommandations vont aboutir à la justice et aux réparations pour les victimes des violations des droits humains lors du régime de Yahya Jammeh.</p></blockquote>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Gambie : Olusegun Obasanjo, émissaire du Commonwealth</title>
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				<pubDate>Mon, 22 Nov 2021 17:11:58 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L’ancien chef de l’Etat nigérian est à la tête de la mission d’observation de l’organisation internationale pour l’élection présidentielle du 4 décembre prochain. Cela fait plus de quinze ans que le Commonwealth n’a pas supervisé une élection en Gambie. Selon un communiqué publié sur le site de l’association intergouvernementale, la Commission électorale indépendante de la...]]></description>
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<p><strong>L’ancien chef de l’Etat nigérian est à la tête de la mission d’observation de l’organisation internationale pour l’élection présidentielle du 4 décembre prochain.</strong></p>



<p>Cela fait plus de quinze ans que le Commonwealth n’a pas supervisé une élection en Gambie. Selon un communiqué publié sur le site de l’association intergouvernementale, la Commission électorale indépendante de la Gambie a autorisé le retour d’une mission d’observation du Commonwealth.</p>



<p>De l’avis de Patricia Scotland, Secrétaire Général du Commonwealth, «&nbsp;<em>le déploiement de ce groupe d’observateurs est une démonstration de l’engagement du Commonwealth à soutenir la démocratie dans les pays membres et la reconnaissance du droit des individus à participer à des élections crédibles, inclusives et transparentes</em>&nbsp;».</p>



<p>Sous le règne de Yaya Jammeh, la Gambie s’était retirée du Commonwealth, mais elle a été réintégrée quelques mois après la chute de l’ancien dictateur. À l’issue de l’élection présidentielle de 2016, Yaya Jammeh avait reconnu sa défaite devant l’actuel président Adama Barrow avant de se dédire. Une forte pression de la communauté internationale l’a finalement fait accepter le résultat des urnes.</p>



<p>La Gambie dont la population est estimée à 1,9 million d’habitants veut donc consolider sa jeune démocratie. Outre le président sortant, cinq candidats sont en lice pour ce scrutin. Il s’agit d’Ousainou Darboe du Parti démocratique uni (UDP), de Mamma Kandeh du Congrès démocratique de Gambie (GDC), d’Halifa Sallah de l’Organisation démocratique populaire pour l’indépendance et le socialisme (PDOIS), Essa Faal, ancien Conseiller principal de la Commission vérité, réconciliation et réparations et d’Abdoulie Jammeh du Parti de l’unité nationale (NUP).</p>



<p>L’équipe d’observateurs électoraux du Commonwealth est composée de neuf membres. En octobre dernier, une mission d’évaluation préélectorale s’était déjà rendue en Gambie. Après l’élection du 4 décembre, l’équipe de M. Obasanjo soumettra un rapport final sur le processus électoral à la Secrétaire Générale du Commonwealth. Cette dernière fera un compte rendu aux 54 Etats-membres.</p>



<p><strong>Source: APA NEWS/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le président gambien avertit son opposant de garder son prédécesseur en exil hors de campagne</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Nov 2021 16:59:15 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le président gambien Adama Barrow a menacé un opposant aux élections du mois prochain de poursuites judiciaires pour avoir diffusé des enregistrements audio de l&#8217;ancien dirigeant en exil Yahya Jammeh lors d&#8217;un événement de campagne. La nation côtière d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest se prépare pour les élections nationales du 4 décembre. Barrow se présentera contre cinq...]]></description>
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<p>L<strong>e président gambien Adama Barrow a menacé un opposant aux élections du mois prochain de poursuites judiciaires pour avoir diffusé des enregistrements audio de l&rsquo;ancien dirigeant en exil Yahya Jammeh lors d&rsquo;un événement de campagne.</strong></p>



<p>La nation côtière d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest se prépare pour les élections nationales du 4 décembre. Barrow se présentera contre cinq autres candidats pour conserver le poste qu&rsquo;il a remporté de Jammeh en 2016.</p>



<p>Jammeh, dont le règne de 22 ans a été marqué par des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des disparitions forcées, s&rsquo;est enfui en Guinée équatoriale en 2017 après avoir refusé de céder à Barrow.</p>



<p>Jammeh s&rsquo;est exprimé par message audio lundi lors d&rsquo;un rassemblement pour la candidate de l&rsquo;opposition Mama Kandeh, dont il a soutenu la candidature.&nbsp;Kandeh est arrivé troisième dans les sondages de 2016.</p>



<p>« Une alliance entre un maître et l&rsquo;esclave est toujours une bonne alliance », a déclaré Jammeh.&nbsp;«&nbsp;Mama Kandeh et moi serions la meilleure équipe que la Gambie ait jamais eue.&nbsp;»</p>



<p>Barrow a déclaré mardi soir que Kandeh pourrait faire l&rsquo;objet de poursuites judiciaires s&rsquo;il continuait à diffuser des enregistrements de Jammeh, bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas précisé quelle loi cela viole.</p>



<p>« Je mets en garde Mamma Kandeh de ne pas inviter Yahya Jammeh dans ses programmes de campagne et je dirai à la Commission électorale indépendante d&rsquo;informer Kandeh avant de prendre des mesures », a déclaré Barrow lors d&rsquo;un événement de campagne.</p>



<p>La candidature de Barrow est en elle-même controversée. Il a d&rsquo;abord déclaré qu&rsquo;il ne servirait de chef de transition que pendant trois ans, mais a ensuite inversé la tendance et a décidé de se représenter.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Gambie : Yahya Jammeh n’a pas dit son dernier mot</title>
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				<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 16:08:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>À moins de deux mois de la présidentielle, l’ancien chef de l’État n’a pas renoncé à peser sur la scène politique gambienne. Depuis Malabo, il rejette l’alliance conclue entre son parti et celui d’Adama Barrow, candidat à un nouveau mandat.</strong></p>



<p>À plusieurs milliers de kilomètres de Banjul et après plusieurs années d’absence, Yahya Jammeh n’a rien perdu de sa capacité à faire parler de lui. Il aura suffit d’un coup de fil, relayé à ses partisans réunis dans son village de Kanilai, le 16 octobre, pour que l’ancien président gambien revienne au centre du jeu. Depuis Malabo, où il réside depuis sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016, Yahya Jammeh a convoqué une réunion « d’urgence » pour parler de l’accord scellé début septembre entre son parti, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), et le&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1115182/politique/gambie-adama-barrow-en-route-vers-un-second-mandat/">Parti national du peuple (NPP) du président Adama Barrow.</a></p>



<p>Selon des propos rapportés par des médias locaux, Yahya Jammeh s’est opposé à cet étrange attelage et a ordonné le limogeage des responsables de son parti. Le numéro un, Fabakary Tombong Jatta, a aussitôt été démis de ses fonctions.</p>



<h4>Alliance contre-nature</h4>



<p>Cela ne suffira pas à remettre en cause l’accord du mois de septembre, assure-t-on pourtant dans l’entourage d’Adama Barrow. « Ce qu’a dit Jammeh ne change absolument rien. Fabakary Tombong Jatta est le chef légalement reconnu de l’APRC et ses décisions engagent le parti », assure Mambanyick Njie. Le secrétaire administratif du NPP précise par ailleurs que la majorité n’a pas signé avec Yahya Jammeh mais avec l’APRC. « Ses déclarations ne représentent rien de plus qu’une opinion individuelle. La position&nbsp; de “guide suprême” qu’il occupe est simplement un titre honorifique, insiste-t-il. S’il ne veut pas faire partie de notre coalition, il n’a qu’a créer un nouveau parti. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ON SENT BARROW DE PLUS EN PLUS ENTOURÉ PAR LES PROCHES DE JAMMEH, QUASI-PHAGOCYTÉ</p></blockquote>



<p>Adama Barrow sous-estime-t-il l’influence de celui qui dirigea pendant plus de vingt ans la Gambie d’une main de fer et qu’il battit à la surprise générale, le 1er décembre 2016 ? « Barrow est assez sûr de lui et s’imagine qu’il peut utiliser le camp de son prédécesseur, observe un observateur à Banjul. En vérité, chacun des deux bords a l’impression d’utiliser l’autre. »</p>



<p>Avant même de conclure une alliance contre-nature avec l’APRC, Adama Barrow avait déjà accepté de s’entendre avec des dignitaires de l’ancien régime. « Cela a débuté avec des technocrates, pas forcément impliqués dans les exactions. Puis il a négocié avec des responsables encore plus liés à Yahya Jammeh, décrit notre interlocuteur. On le sent de plus en plus entouré par ces proches, quasi-phagocyté. »</p>



<h4>Retour en arrière ?</h4>



<p>Quasi-inconnu lorsqu’il remporte la présidentielle en 2016 grâce à l’appui d’une vaste coalition de l’opposition, Adama Barrow ne pourra pas être réélu sans appui, et il le sait. Son tout jeune parti, officiellement lancé en début d’année, n’est pas assez puissant pour le maintenir seul à la tête de l’État. Il a donc tout intérêt à se rapprocher de l’APRC et de son vivier de voix, majoritairement diolas (l’ethnie de Yahya Jammeh), qui peut faire basculer la balance en sa faveur lors du scrutin à un tour prévu le 4 décembre prochain.</p>



<p>Mais ce faisant, le président gambien joue un jeu dangereux. L’accord noué avec l’APRC a choqué l’opinion gambienne, peu convaincue par l’argument du NPP selon lequel l’APRC n’a commis aucun crime « en tant que parti ». En particulier les nombreuses victimes du régime Jammeh, qui attendent fébrilement le rapport de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/812105/societe/tribune-gambie-le-pari-de-la-verite-au-service-de-la-transition-post-jammeh/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC)</a>, mandatée par Barrow lui-même pour faire la lumière sur les crimes commis par son prédécesseur et ses proches. La remise des conclusions de la TRRC au chef de l’État, initialement prévue le 30 juillet dernier, a été reporté&nbsp;<em>sine die</em>&nbsp;et n’aura vraisemblablement pas lieu avant l’élection.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ADAMA BARROW VIENT EN QUELQUE SORTE RENDRE À YAHYA JAMMEH UNE SORTE DE LÉGITIMITÉ</p></blockquote>



<p>« En se rapprochant de l’APRC, Adama Barrow vient en quelque sorte rendre à Yahya Jammeh une sorte de légitimité », tacle Almami Fanding Taal, un cadre du&nbsp;Parti démocratique unifié (UDP) autrefois allié au président sortant.</p>



<p>L’accord APRC-NPP va-t-il ouvrir&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/753100/politique/gambie-la-bataille-entre-adama-barrow-et-ousainou-darboe-va-sintensifier/">un boulevard pour l’emblématique Ousainou Darboe, éphémère vice-président de Barrow,</a>&nbsp;qui est aujourd’hui son plus sérieux challenger ? L’opposant ne manque pas une occasion de réaffirmer son engagement à poursuivre Jammeh pour ses crimes. « Organiser les audiences [de la TRRC] était facile, mais la remise du rapport est une autre paire de manches. La façon dont le travail de la Commission a pris du retard est très décevante », remarque Almami Fanding Taal.</p>



<p>Si les victimes et les militants des droits humains attendent ce rapport avec impatience, c’est parce qu’il devrait servir de base à des poursuites contre Yahya Jammeh et ses alliés. Faut-il craindre qu’Adama Barrow soit tenté de mettre sa promesse de justice sous le tapis ? Les dignitaires du NPP ne se sont pas privés de dire publiquement que l’ancien président pouvait avoir tout à gagner dans cette alliance entre les deux partis. Ils ne font pas non plus mystère de leur volonté de voir ses biens lui être restitués. Les adversaires politiques de Barrow l’accusent, quant à eux, d’avoir profité de son séjour en Guinée, en août dernier, pour négocier avec Jammeh via certains de ses proches qui se trouvaient à Conakry.</p>



<h4>«&nbsp;Barrow montre enfin son vrai visage&nbsp;»</h4>



<p>« Cet accord ne favorise pas le droit à la vérité, mais il est illusoire de penser que Jammeh pourrait revenir l’année prochaine en Gambie avec une promesse d’impunité. Ce serait poser les bases d’une grave instabilité pour le pays », estime l’avocate des droits humains Fatou Jagne Senghore. Elle évoque néanmoins une « alliance de tous les dangers ».</p>



<p>Les récents propos de Yahya Jammeh à ce sujet pourraient être un moyen de mettre la pression sur son successeur. « En fin politique, il a compris que cette alliance ne garantissait pas son retour et qu’une transhumance de l’APRC vers le NPP pouvait représenter un danger pour lui », analyse l’avocate. Elle a surtout jeté le discrédit sur Adama Barrow, déjà vivement critiqué&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/892966/politique/adama-barrow-le-tombeur-de-yahya-jammeh-toujours-president-malgre-sa-promesse-de-ne-rester-que-trois-ans/">pour avoir failli à sa promesse de ne rester à la tête de l’État que trois ans.</a>&nbsp;Ce 16 octobre, la société civile organisait une marche intitulée&nbsp;<em>Never again</em>&nbsp;(«&nbsp;Plus jamais ça&nbsp;») dans les rues de la capitale pour réaffirmer sa volonté de voir les recommandations de la TRRC respectées. Un message directement envoyé au gouvernement gambien.</p>



<p>« Barrow montre enfin son vrai visage, conclut Fatou Jagne Senghore. Il a remporté l’élection de manière démocratique, mais il est parvenu au pouvoir car le pays voulait tourner la page de ces années de dictature. Cela choque les Gambiens de voir qu’il utilise ces mêmes leviers démocratiques pour valider une alliance contre-nature, qui vient remettre en cause tous nos acquis depuis le départ de Yahya Jammeh. »</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Gambie: le rapport de la Commission Vérité et Réconciliation, enjeu de la présidentielle?</title>
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				<pubDate>Sun, 17 Oct 2021 18:11:57 +0000</pubDate>
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<p><strong>« Never again », « plus jamais ça » ont scandé samedi 16 octobre des centaines de manifestants à Banjul, la capitale de la Gambie. Une manifestation de soutien aux victimes de l&rsquo;ancien régime et pour demander justice pour les crimes commis sous la présidence de Yahya Jammeh. Alors que la présidentielle du 4 décembre approche, la Commission Vérité, Réconciliation et Réparation a reporté il y a deux semaines et demi pour la troisième fois la remise de son rapport. </strong></p>



<p>Les ONG à l&rsquo;origine de la mobilisation demandent aux autorités gambiennes de renouveler leur engagement.&nbsp;Et de garantir que la Commission Vérité, Réconciliation et Réparation n&rsquo;a pas travaillé en vain.&nbsp;</p>



<p>Cette Commission a entendu plus de 400 témoins en deux ans, ainsi que d&rsquo;anciens Junglers, les hommes de main du régime Jammeh.&nbsp;</p>



<p>Elle devait remettre son rapport fin septembre.&nbsp;Mais aucune nouvelle date n&rsquo;a été annoncée après un nouveau report.&nbsp;</p>



<p>Les défenseurs des droits humains s&rsquo;inquiètent.&nbsp;À l&rsquo;approche de la présidentielle, à laquelle se représente le président actuel Adama Barrow,&nbsp;ils se demandent quel rôle jouent les considérations politiques dans ce dossier.&nbsp;</p>



<p>Le président Barrow par exemple n&rsquo;a pas clairement dit s&rsquo;il appliquerait les recommandations de la Commission si celle-ci préconise un procès contre son prédécesseur.&nbsp;</p>



<p>Début septembre, l&rsquo;annonce d&rsquo;un accord politique avec le parti de Yahya Jammeh a jeté le doute.&nbsp;Est-ce qu&rsquo;un retour d&rsquo;exil sans être inquiété a été négocié en échange d&rsquo;un soutien à la candidature Barrow&nbsp;?&nbsp;La déclaration de vendredi de l&rsquo;ancien président sème à nouveau la confusion.&nbsp;De son exil en Guinée équatoriale, Yahya Jammeh a déclaré n&rsquo;avoir jamais cautionné cette alliance avec le parti de son successeur. &nbsp;</p>



<p>Le ministère gambien de la Justice quant à lui affirmait ce samedi que le gouvernement maintenait son engagement plein et entier à appliquer les recommandations de la Commission sans crainte ni favoritisme. </p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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