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	<title>G5 &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>G5 &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le G5 soutient le processus électoral en cours en Centrafrique</title>
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				<pubDate>Tue, 22 Sep 2020 11:05:40 +0000</pubDate>
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<p> <strong>Le G5 qui comprend notamment l&rsquo;Union africaine, la Communauté économique des Etats de l&rsquo;Afrique centrale, la France et l&rsquo;UE, aiderait la RCA a réalisé des élections transparentes, crédibles et acceptées par toutes les parties.</strong></p>



<p>Le G5, un groupe d&rsquo;Etats et d&rsquo;institutions internationales partenaires de la République centrafricaine (RCA), est déterminé à soutenir le processus électoral en cours en RCA, a affirmé lundi Lizbeth Cullity, cheffe adjointe de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA).</p>



<p>Les partenaires de la RCA ont chacun un mandat qui détermine leurs interventions. Pour le cas spécifique de la MINUSCA, elle va, dans les prochains jours, favoriser l&rsquo;enrôlement des électeurs de 71 centres dans l&rsquo;ouest du pays confrontés à l&rsquo;insécurité, a indiqué Cullity, à l&rsquo;issue d&rsquo;une audience ce lundi avec le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.</p>



<p>Le chef de l&rsquo;Etat centrafricain fait confiance aux partenaires internationaux quant à l&rsquo;accompagnement du processus électoral pour les prochaines présidentielle et législatives, a fait remarquer Cullity.</p>



<p>En raison de quelques difficultés pratiques pour achever l&rsquo;enrôlement des électeurs, le gouvernement centrafricain a soumis au parlement la possibilité de revoir certaines dispositions de la loi électorale, pour qu&rsquo;un décalage envisageable soit constitutionnellement tolérable.</p>



<p>Les membres G5 souhaitent que les élections soient transparentes, crédibles et acceptées par toutes les parties, a indiqué Cullity.</p>



<p>Selon le dernier calendrier électoral, le premier tour des prochaines élections centrafricaines se tiendra le 27 décembre prochain.</p>



<p>Le G5 comprend les Etats-Unis, la France, la Russie, l&rsquo;Union européenne, l&rsquo;Union africaine, la Communauté économique des Etats de l&rsquo;Afrique centrale (CEEAC), la Banque mondiale, et la MINUSCA.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« Il n&#8217;y a pas de complot extérieur contre l&#8217;Afrique » A. Ould Abdallah</title>
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				<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 17:25:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Ould-Abdallah.jpg" alt="" class="wp-image-12013" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Ould-Abdallah.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Ould-Abdallah-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Ould-Abdallah-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /></figure>



<p><strong>Alors que le sentiment anti-français croît de nouveau au sein des populations dans le Sahel, Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre mauritanien des Affaires étrangères, dénonce son instrumentalisation.</strong></p>



<p>Emmanuel Macron a invité les dirigeants des pays du G5 Sahel dans le sud de la France, le 16 décembre prochain. Une rencontre dans un endroit symbolique, la ville de Pau, d&rsquo;où étaient originaires plusieurs soldats français tués au Mali le 25 novembre dernier.</p>



<p>Ce choix n&rsquo;est pas anodin: le chef de l&rsquo;Etat français veut mettre les points sur les « i » avec ses homologues africains sur les conditions de l&rsquo;engagement militaire de la France dans le Sahel, où monte depuis plusieurs mois un ressentiment anti-français parmi les populations.</p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre des Affaires étrangères de la Mauritanie et diplomate onusien, confirme que cette aigreur est parfois entretenue par les pouvoirs en place en Afrique, qui trouvent-là un bouc émissaire facile.</p>



<p>Mais pour commencer, le diplomate réagit&nbsp;à l&rsquo;enveloppe de 100 millions de dollars promise par&nbsp;l&rsquo;UEMOA au Mali, au Niger et au Burkina Faso pour lutter contre le terrorisme.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah : Je pense que c&rsquo;est un bon exemple de ce qu&rsquo;il faut faire avant de faire appel à l&rsquo;extérieur, à l&rsquo;ensemble du continent africain ou des partenaires extérieurs. C&rsquo;est très bon qu&rsquo;on montre qu&rsquo;il y a une solidarité nationale et régionale mais j&rsquo;espère qu&rsquo;il y aura des mesures d&rsquo;accompagnement parce que le problème n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;argent. Il faut des mesures d&rsquo;accompagnement.</p>



<p><em>DW: De quel ordre ? A l&rsquo;endroit des populations dans les zones concernées, vous voulez dire ?</em></p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah : Oui, d&rsquo;abord ce sont les pays concernés. Les trois pays qu&rsquo;on a cités sont les plus affectés actuellement. Quand vos voisins, vos pays frères, vous aident il faut que vous fassiez un effort interne pour montrer votre engagement et cet effort interne, ce n&rsquo;est pas seulement une meilleure formation des armées mais aussi ouvrir un débat, un dialogue national, pour ouvrir le champ politique. Il y a un problème sécuritaire mais le problème sécuritaire ne tombe pas du ciel. Il faut que les gouvernements concernés, que le G5 Sahel et leurs amis ouvrent le champ politique à la société civile et surtout aux partis de l&rsquo;opposition, qu&rsquo;il y ait des fonts communs.</p>



<p>Je continue à répéter que si les radicaux sont solidaires, il faut que dans nos pays on montre une solidarité par des fronts patriotiques des fronts communs, ouvrir le gouvernement ou l&rsquo;économie à toutes les couches de la population ou aux partis politiques les plus représentatifs.</p>



<p><em>DW: Parce que sinon, il peut y avoir aussi un problème d&rsquo;adhésion des populations à toute entreprise qui serait lancée du haut, des Etats&#8230;</em></p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah : Absolument. Nous ne pouvons pas avoir un gouvernement qui dit « je suis élu démocratiquement » &#8211; ce que tout le monde est prêt à accepter- mais il faut montrer qu&rsquo;on s&rsquo;ouvre davantage à la société civile, aux hommes d&rsquo;affaires, aux syndicats et aux partis politiques d&rsquo;opposition.</p>



<p>Qu&rsquo;il y ait un véritable front commun pour faire face à des groupes qui créent eux-mêmes des ententes communes pour déstabiliser le pays. C&rsquo;est important : solidarité extérieure, régionale, front commun intérieur&nbsp;tout en continuant à professionnaliser l&rsquo;armée. C&rsquo;est-à-dire s&rsquo;assurer qu&rsquo;il y ait de vrais entraînements des recrutements, des promotions de manière professionnelle et au mérite. C&rsquo;est une lutte qui va être de longue haleine. Je ne dis pas que ça va être comme la Somalie. Je ne dis pas que ça va être comme l&rsquo;Afghanistan mais il faut supposer que ça va être un combat de longue haleine et préparer les arrières.</p>



<p><em>DW: Et entre les responsables politiques ? Pour la levée des financements mais aussi pour la gestion de cette somme, est-ce facile de se mettre d&rsquo;accord ?</em></p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah : C&rsquo;est très difficile mais je pense que le G5 a un bon secrétariat général. L&rsquo;actuel secrétaire général a une grande expérience nationale et il a une grande expérience internationale. Il a servi au sein des Nations unies.</p>



<p><em>DW: Maman Sidikou.</em></p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah : Oui, Maman Sidikou a une grande expérience qui lui permet d&rsquo;être capable de proposer des mesures appropriées et j&rsquo;espère qu&rsquo;on va l&rsquo;écouter. Je le connais bien et je suis sûr qu&rsquo;il va être ouvert aux suggestions. Il a de l&rsquo;expérience qui lui permet de faire des suggestions et d&rsquo;avancer. Mais j&rsquo;insiste sur l&rsquo;aspect renforcement des fronts intérieurs, renforcement des fronts extérieurs et de cesser ce qui peut apparaître comme des démagogies.</p>



<p>Cette idée de complots, qu&rsquo;il y a des complots contre notre région. Je parle aussi comme Mauritanien. Il n&rsquo;y a pas de complot extérieur contre nous. Nous devons rattraper le retard passé et il faut beaucoup de modestie de la part de toute de l&rsquo;élite, politiques ou autre.</p>



<p>Il faut changer la méthode de gestion de protocole, des tas de choses qui sont restées longtemps dans des armoires, dans des boîtes. Il faut s&rsquo;ouvrir, être plus modeste, plus transparent et plus proche des populations.</p>



<p>Dans ce contexte où des pays ont montré leur solidarité avec le G5, il est bon qu&rsquo;on mette fin aux démagogies qui veulent attribuer les difficultés actuelles ou la difficulté de résoudre la crise, soit aux Nations unies, soit à des pays extérieurs, en l&rsquo;occurrence la France.</p>



<p>Nous devons concentrer les efforts pour vaincre un ennemi mais jouer à la démagogie que les Nations unies ne font pas d&rsquo;un travail&#8230; tout le monde sait que les forces de maintien de la paix ont été établies et déployées pendant la guerre entre Israël et l&rsquo;Egypte en 1956 et c&rsquo;était donc pour séparer deux armées classiques.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, les Nations unies que ce soit au Congo Kinshasa ou en République centrafricaine ou dans le Sahel &#8211; au Mali en particulier &#8211; sont exposées dans un contexte où il s&rsquo;agit d&rsquo;une guerre civile. Donc il n&rsquo;y a pas d&rsquo;armées classiques à séparer. Il n&rsquo;y a pas de front militaire à respecter et la tâche n&rsquo;est pas facile. Donc dans ce cas, nous, élite civile et militaire, nous devons essayer de voir comment gérer cette question au lieu d&rsquo;attribuer des fautes à tel ou tel pays, telle ou telle organisation.</p>



<p><em>Ahmedou Ould Abdallah préside aussi le Centre pour la stratégie et la sécurité dans le Sahel Sahara (Centre4s) basé à Nouakchott.</em></p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Le G5 Sahel veut être mieux soutenu par l&#8217;ONU</title>
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				<pubDate>Wed, 25 Sep 2019 12:26:44 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/000_1kl534_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-9728" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/000_1kl534_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/000_1kl534_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/000_1kl534_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré s&rsquo;exprime lors de l&rsquo;Assemblée générale des Nations unies, le 24 septembre 2019.<br>© Johannes EISELE / AFP </figcaption></figure>



<p><strong>Les Etats du Sahel réitèrent à l&rsquo;Assemblée générale de l&rsquo;ONU leur demande d&rsquo;un financement pérenne du G5 Sahel.</strong></p>



<p>Les pays du G5 Sahel font face à des attaques répétées des groupes terroristes, comme le week-end dernier au Burkina Faso. Face à cela, la force militaire conjointe du G5 sahel peine à se déployer par manque de financement.</p>



<p>Lors du sommet extraordinaire de la Cédéao, le 14 septembre dernier au Burkina Faso, le président de la Commission de l’organisation sous régionale a ainsi demandé aux chefs d’Etat de mettre la main à la poche.</p>



<p>Ceux-ci se tournent désormais, une nouvelle fois, vers l’ONU pour obtenir une sanctuarisation du budget du G5 Sahel en le plaçant sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies, consacré aux actions en cas de menaces contre la paix.</p>



<p><strong>Mise sous tutelle onusienne ?</strong></p>



<p>Boubacar Salif Traoré, spécialiste des questions de sécurité et de développement, estime que cette manœuvre vise à masquer la mise sous tutelle onusienne du G5 Sahel :</p>



<p><em>« Placer sous le chapitre VII, c’est un peu éviter de dire, qu&rsquo;il faut transformer la force militaire du G5 Sahel en une force onusienne. C’est une question qui évite de dire que si nous n’avons plus les capacités et les moyens de continuer avec le G5 Sahel, transformons le G5 Sahel en une force onusienne. Je pense que c’est ce processus qui est enclenché. »&nbsp;</em></p>



<p>Les chefs d’Etat du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et du Mali affirment qu’ils subissent les conséquences de la guerre en Libye.</p>



<p>Une guerre provoquée par les Occidentaux et c&rsquo;est pourquoi ceux-ci souhaitent que la communauté internationale prenne ses responsabilités.</p>



<p><strong>Blocage des Etats-Unis</strong></p>



<p>&nbsp;La mise sous le chapitre VII révèlerait ainsi l’échec du G5 Sahel, analyse Moussa Sidibé, spécialiste de la région.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>« Revenir à solliciter que cette force soit mise sous le chapitre VII est une véritable manifestation de l’incapacité de tous les acteurs, pas seulement des acteurs du Sahel, mais de tous les acteurs à mobiliser le nécessaire pour la mise en place de cette force. C’est pour dire qu’ils ont tout mis en œuvre pour la mise en place du G5 Sahel, mais qu’ils n’y sont pas parvenus. Mais les victimes restent quand même les pays du Sahel. »</em></p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah, ancien secrétaire général adjoint des Nations unies, estime à l&rsquo;inverse que c’est aux pays du G5 Sahel de résoudre ce qu&rsquo;il considère comme un problème interne.</p>



<p><em>« La meilleure façon de combattre les terroristes ou tout autre adversaire est d’avoir un front intérieur uni et solide. Sinon, nous avons à peu près 30.000 soldats dans le Sahel. En quoi le chapitre VII peut-il faire la différence&nbsp;? »</em></p>



<p>Soutenue notamment par la France, la pérennisation du budget du G5 Sahel sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies se heurte cependant au refus des Etats-Unis qui préfèrent le système actuel de coopération bilatérale.</p>



<p><strong>Source: Deursche Welle/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>En perte de vitesse, le G5 Sahel s’invite au sommet du G7</title>
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				<pubDate>Sat, 24 Aug 2019 19:38:46 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/g5-1.jpg" alt="" class="wp-image-8593" width="591" height="591" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/g5-1.jpg 225w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/g5-1-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 591px) 100vw, 591px" /></figure>



<p><strong>Alors que le terrorisme continue de sévir au Sahel, Emmanuel Macron veut mobiliser plus d’acteurs, samedi, lors du sommet du G7, afin de soutenir la coopération militaire dans la région et y financer des projets de développement.</strong></p>



<p>La menace terroriste progresse au&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/sahel/" rel="noreferrer noopener">Sahel</a>&nbsp;et, lors du sommet du&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/g7/" rel="noreferrer noopener">G7</a>qui s&rsquo;ouvre samedi 24 août à Biarritz, il sera question de financement du G5 Sahel. Cet instrument de coopération militaire et de développement avait été mis en place par cinq pays de la région (la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad) en 2014 pour lutter contre le terrorisme.</p>



<p>Le président français&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/emmanuel-macron/" rel="noreferrer noopener">Emmanuel Macron</a>&nbsp;veut convaincre le Japon et le Canada de rejoindre l’Alliance Sahel, créée par Paris et Berlin en 2017 pour financer les projets de développement et mieux coordonner les aides internationales dans cette partie de l’Afrique, minée&nbsp;par les conflits intercommunautaires et dont les populations dans des zones reculées&nbsp;sont abandonnées par les États.&nbsp;La plate-forme dite de coopération internationale regroupe déjà huit pays membres de l’Union européenne en plus des&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/etats-unis/" rel="noreferrer noopener">États-Unis.</a></p>



<p>À Biarritz sera présent le président burkinabè Roch Christian Kaboré, président par intérim du G5 Sahel. Son pays a été endeuillé le&nbsp;19 août par l’une des pires attaques de groupes armés terroristes contre l’armée dans la province de Soum au Nord. L’acte non revendiqué a fait une vingtaine de morts dans le rang des militaires. Au lendemain de l&rsquo;attentat, Roch Christian Kaboré avait alors déclaré sur Twitter : “J&rsquo;appelle le peuple Burkinabè à rester toujours debout dans cette lutte de longue haleine contre le terrorisme. Le Burkina Faso ne cédera pas une partie de son territoire, dussions-nous tous y laisser notre vie”.</p>



<p>“Les attaques jihadistes contre les cibles militaires au Burkina Faso comme ailleurs dans le Sahel visent d’une part à montrer leur puissance de feu, mais c’est aussi une façon de se ravitailler en armes et en minutions. Ce type d’attaques intervient parfois en prélude à des attaques plus larges’’ a expliqué&nbsp;Lori-Anne Theroux-Bénoni, directrice de l’Institut d’études pour la sécurité (ISS), basé au Sénégal lors d&rsquo;une interview à France 24.</p>



<p><strong>Nouvelle provocation</strong></p>



<p>Ces dernières attaques sont une provocation des groupes jihadistes à l’encontre de la force conjointe du G5 Sahel, qui peine à gagner en efficacité, bien qu&rsquo;à terme, elle soit vouée à compter 5 000 militaires. L&rsquo;attentat au Burkina Faso rappelle surtout la débacle de la force régionale, lorsque l’un&nbsp;de ses trois postes de commandement installé au centre du Mali, dans la région de Mopti, avait été détruit&nbsp;en juin 2018 par des éléments du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) du terroriste touareg Iyad ag-Ghali.&nbsp;</p>



<p>Elle met surtout en lumière la difficulté à lutter contre les groupes jihadistes sur un territoire désertique cinq fois plus grand&nbsp;que la France. Et le G5 Sahel attend toujours les contributions financières&nbsp; à son fonctionnement, évaluées à 400 millions d&rsquo;euros, promises par la communauté internationale depuis sa création en 2014.&nbsp;</p>



<p>En mars, le général mauritanien Ould Sidi, alors aux commandes de la force militaire, avait sonné l’alarme. Il déplorait le manque de moyens à l’issue d&rsquo;une réunion ministérielle à huis clos organisée par la France avec les membres du Conseil de sécurité. “On est à plus de 4 000 hommes mais les équipements majeurs manquent encore et tardent à se mettre en place. On attend toujours des moyens qui tardent à venir.”</p>



<p>Il semble avoir été entendu. Bien que l’appui reste insuffisant, l’Union européenne a annoncé en juillet à Ouagadougou, une aide de 138 millions d’euros, qui doit permettre de renforcer les capacités militaires du G5. Un appui tout de même essentiel puisque, selon André Bourgeot, chercheur émérite au CNRS, contacté par France 24, “les armées nationales n’ont pas été particulièrement formées à ce type de conflits”. Mais, nuance-t-il, à leur décharge : “L’opération Barkhane pilotée par la France n’a pas non plus été un succès. Et les groupes jihadistes se disséminent vers les pays côtiers”.</p>



<p>“Les groupes jihadistes ont démontré leur capacité à s’adapter justement à la riposte des dispositifs qui sont mis en place et généralement à les contourner”, explique William Assanvo, chercheur de l’ISS détaché au Burkina-Faso, contacté par France 24. “Ils sont extrêmement mobiles et se déplacent dès lors que les dispositifs sécuritaires sont renforcés à un endroit donné” ajoute le chercheur. Au Burkina Faso, la menace terroriste s’est déplacée du nord vers l’est du pays. Alors qu’au Mali, elle s’est déplacée vers le centre.&nbsp;</p>



<p><strong>Le G5 Sahel, un échec</strong></p>



<p>Plus catégorique, Lori-Anne Theroux-Benoni, directrice de l’ISS, fait l’amer constat que le volet militaire du G5 Sahel a été un échec. Il a surtout pris le dessus sur les différents autres axes de l’initiative régionale qui donnent la priorité&nbsp;au développement et la gouvernance. “Les armées sont impuissantes face à une menace asymétrique. Il ne faut donc pas chercher la solution uniquement dans l’action des forces de défense et de sécurité mais dans la façon, dont on pense la gouvernance étatique de façon beaucoup plus large” analyse-t-elle.</p>



<p>Dans une étude publiée, en mars 2019, par la Fondation pour la recherche stratégique, le chercheur Nicolas Desgrais expliquait que “contrairement à une idée répandue depuis le lancement médiatique de la Force conjointe du G5 Sahel, la priorité était mise sur le développement”. Et c’est normalement “sur sa capacité à opérationnaliser un nexus sécurité-développement, idolâtré par les bailleurs extérieurs, que le G5 devrait être jugé”. Le G5 Sahel doit donc engager ‘’urgemment les réformes qui lui permettront de consolider et de préserver sa légitimité en tant que cadre de coordination régionale interétatique” ajoute-t-il.</p>



<p>“Il faut remettre les choses dans leur contexte. Cette force fait face à des problèmes de financement qui limitent ces actions. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle règle seule le problème. L’outil militaire est juste censé apporter la sécurité dans les zones où le développement, la résilience, les infrastructures, la gouvernance doivent être renforcés” renchérit Lori-Anne Theroux-Bénoni.</p>



<p>Emmanuel Macron l’a-t-il compris en initiant avec Angela Merkel l’Alliance Sahel et en mobilisant plusieurs autres partenaires à Biarritz ? Selon une note du Quai d’Orsay, les bailleurs regroupés au sein de l’Alliance Sahel doivent financer plus de 600 projets dans les pays de la région, pour un montant total de neuf milliards d’euros.</p>



<p>Source: France 24/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée</p>
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