<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>G5 Sahel &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/g5-sahel/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Fri, 22 Oct 2021 16:53:56 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.13</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>G5 Sahel &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>G5 Sahel: lancement d’un programme de lutte contre la pauvreté dans la zone des 3 frontières</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/g5-sahel-lancement-dun-programme-de-lutte-contre-la-pauvrete-dans-la-zone-des-3-frontieres/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/g5-sahel-lancement-dun-programme-de-lutte-contre-la-pauvrete-dans-la-zone-des-3-frontieres/#respond</comments>
				<pubDate>Fri, 22 Oct 2021 17:20:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[lutte contre la pauvreté]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=24845</guid>
				<description><![CDATA[En Mauritanie, un programme de financement de projets sociaux au profit des populations vulnérables du G5 Sahel a été lancé, jeudi 21 octobre 2021, au siège de l’organisation à Nouakchott. Ce financement du gouvernement allemand, dans le cadre du G5 Sahel, vise en premier lieu les populations victimes du terrorisme dans la zone du Liptako-Gourma,...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En Mauritanie, un programme de financement de projets sociaux au profit des populations vulnérables du G5 Sahel a été lancé, jeudi 21 octobre 2021, au siège de l’organisation à Nouakchott. Ce financement du gouvernement allemand, dans le cadre du G5 Sahel, vise en premier lieu les populations victimes du terrorisme dans la zone du Liptako-Gourma, communément appelée zone des trois frontières Burkina-Mali-Niger. Une zone où la présence des groupes terroristes accentue la pauvreté et l’insécurité.</strong></p>



<p>Les premières interventions du programme commenceront dans la région malienne de Gao avant la fin de l’année. Le Mali fait partie des pays la plus affectée par la pauvreté née de la crise sécuritaire qui sévit dans le Sahel depuis 2012.</p>



<p>«&nbsp;<em>C’est la zone, aujourd’hui, où on a le plus de vulnérabilité, où les populations sont vraiment dans le besoin, dans le dénuement total, avec des personnes déplacées, où les besoins sociaux sont énormes. Donc, ce programme que nous avons lancé vise à doter ces populations de centres de santé, d’écoles et, le plus important,&nbsp;de points d’eau</em>&nbsp;», détaille Mikailou Sidibé, le chef du département infrastructures&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210902-r%C3%A9union-du-g5-sahel-une-nouvelle-approche-pour-s%C3%A9curiser-la-r%C3%A9gion"><strong>du G5 Sahel</strong></a>.</p>



<p>D’autres actions sont également prévues. Elles seront déterminées après concertations avec les populations. Pour Patrick Berg, qui coordonne la Fondation Sahel, il faut insister sur l’implication des bénéficiaires&nbsp;: «&nbsp;<em>On va organiser des appels à propositions pour demander, les ONG avec les administrations locales, de proposer des projets que la population sur place trouve prioritaires</em>.&nbsp;»</p>



<p>Le représentant de la coopération allemande a réaffirmé la détermination de son pays à consolider son soutien à la paix au Sahel.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/g5-sahel-lancement-dun-programme-de-lutte-contre-la-pauvrete-dans-la-zone-des-3-frontieres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Mohamed Bazoum, président du Niger : « Ce n’est pas à la France de faire la guerre au Sahel »</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/mohamed-bazoum-president-du-niger-ce-nest-pas-a-la-france-de-faire-la-guerre-au-sahel/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/mohamed-bazoum-president-du-niger-ce-nest-pas-a-la-france-de-faire-la-guerre-au-sahel/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 10 Jul 2021 12:35:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[jihadisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bazoum]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=22702</guid>
				<description><![CDATA[Le président du Niger, Mohamed Bazoum, a accordé un entretien à France 24, suite à son entrevue avec le président Emmanuel Macron à l’Élysée. Le chef d&#8217;État&#160;se dit « d&#8217;accord » avec la fin prochaine de l&#8217;opération Barkhane au Sahel, et y lit une décision guidée par la « rationalité ».&#160;Il affirme que Paris « n&#8217;a pas à faire la...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le président du Niger, Mohamed Bazoum, a accordé un entretien à France 24, suite à son entrevue avec le président Emmanuel Macron à l’Élysée. Le chef d&rsquo;État&nbsp;se dit « d&rsquo;accord » avec la fin prochaine de l&rsquo;opération Barkhane au Sahel, et y lit une décision guidée par la « rationalité ».&nbsp;Il affirme que Paris « n&rsquo;a pas à faire la guerre à la place des Sahéliens ».</strong></p>



<p>Le président du Niger salue le changement du dispositif militaire français au Sahel, affirmant qu’il sera plus adapté à la menace et plus coopératif avec les pays de la région. Il confirme que le commandement unifié du nouveau dispositif sera basé à Niamey. Il affirme que l’organisation État islamique est en recul dans son pays, que ce soit dans la région du Lac Tchad où dans la zone dite des trois&nbsp;frontières. Il appelle de ses vœux un retour de l’armée malienne dans les zones du nord où sévissent les groupes jihadistes. Il marque son désaccord avec les critiques du président français sur la réaction trop timide de la Cédéao&nbsp;au double coup d’tat au Mali. Il soutient la décision de l’union africaine de ne pas avoir sanctionné la transition au Tchad, soulignant que la priorité devait être la stabilité malgré les risques d’atteinte à la démocratie. Enfin, il nie avoir tenté une médiation entre les militaires tchadiens et les rebelles du FACT.</p>



<p><strong>Source : France 24 Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/mohamed-bazoum-president-du-niger-ce-nest-pas-a-la-france-de-faire-la-guerre-au-sahel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>G5 Sahel : après Barkhane, quelle stratégie de stabilisation ?</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/g5-sahel-apres-barkhane-quelle-strategie-de-stabilisation%e2%80%89/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/g5-sahel-apres-barkhane-quelle-strategie-de-stabilisation%e2%80%89/#respond</comments>
				<pubDate>Fri, 09 Jul 2021 12:48:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[operation barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[Sommet G5 Sahel]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=22663</guid>
				<description><![CDATA[Un sommet se tient ce 9&#160;juillet, un mois après l’annonce de la fin de Barkhane. Au menu, la redéfinition de la collaboration militaire. La voix des sociétés civiles, qui appellent à une révision des priorités, doit aussi être entendue. La fin de l’opération Barkhane,&#160;annoncée par le président Emmanuel Macron le 10 juin 2021,&#160;acte un état...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un sommet se tient ce 9&nbsp;juillet, un mois après l’annonce de la fin de Barkhane. Au menu, la redéfinition de la collaboration militaire. La voix des sociétés civiles, qui appellent à une révision des priorités, doit aussi être entendue.</strong></p>



<p>La fin de l’opération Barkhane,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1186441/politique/sahel-macron-annonce-la-fin-de-loperation-barkhane-sous-sa-forme-actuelle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">annoncée par le président Emmanuel Macron le 10 juin 2021,</a>&nbsp;acte un état de fait : une approche centrée sur le volet sécuritaire – qui ne prend pas suffisamment en compte l’aspect multidimensionnel de la crise – est une impasse au Sahel. Il n’y a jamais eu autant de victimes parmi les civils qu’en 2020, selon l’ONG Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled), avec plus de 2 400 personnes tuées dans les attaques menées par des groupes armés et dans le cadre d’opérations antiterroristes au Niger, au Mali et au Burkina Faso. C’est ce décalage entre la militarisation de la région et la détérioration inexorable du contexte sécuritaire qui pose question. Et si l’annonce du chef de l’État français était l’occasion de repenser collectivement les politiques de stabilisation ?</p>



<h4>Réorientation des priorités</h4>



<p>Le bilan contestable de Barkhane (et de l’ensemble des dispositifs de coopération l’accompagnant) se caractérise par une insuffisante prise en considération du tissu social et des causes profondes des conflits. Aujourd’hui, de nombreuses organisations de la société civile regroupées au sein de&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.jeuneafrique.com/1007297/politique/la-coalition-pour-le-sahel-une-reussite-franco-africaine/" target="_blank">la Coalition citoyenne pour le Sahel</a>, dont Search for Common Ground fait partie, appellent à une réorientation radicale des priorités. Notamment en plaçant au cœur de la stratégie des réponses à trouver la protection des civils, la crise de gouvernance, le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes et la lutte contre l’impunité.</p>



<p>Le rayon d’action des groupes armés affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim)&nbsp;et à l’<a href="https://www.jeuneafrique.com/1190433/politique/chronique-etat-islamique-au-mali-vers-un-proces-pour-abou-dardar/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">État islamique au grand Sahara (Eigs),</a>&nbsp;initialement circonscrit au nord du Mali, s’étend désormais au sud-ouest du Niger et au nord-est du Burkina Faso, produisant un effet de contagion jusqu’aux frontières des États du golfe de Guinée. Au-delà de ce constat, l’objectif de « neutralisation » des chefs de l’Eigs et du Gsim n’est pas en phase avec les préoccupations sécuritaires des populations exposées aux conflits. Celles-ci craignent autant les exactions des forces armées nationales que celles des milices locales dans certaines zones contestées. Les violences ont également pris une tournure communautaire préoccupante avec l’émergence de groupes dits d’autodéfense qui polarisent les tensions et exacerbent un certain nombre de conflits préexistants à la crise.</p>



<h4>Répondre aux préoccupations des populations</h4>



<p>De façon inquiétante, l’importance des exactions des forces armées nationales montre les limites des politiques de coopération, menées depuis de nombreuses années, dans le domaine de la défense et de la sécurité. Il convient de s’interroger sur l’efficacité d’une stratégie qui passe avant tout par le renforcement du personnel et du matériel, mais sans impact significatif sur le terrain. Des approches complémentaires, visant à améliorer la confiance entre les communautés et les forces de défense et de sécurité au niveau local, ont montré des résultats probants, tels que la réduction des abus commis par les forces armées, l’amélioration du sentiment de sureté chez les populations et l’adoption de mesures sécuritaires élaborées conjointement avec les autorités.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>GAGNER LES CŒURS ET LES ESPRITS N’EST PAS L’OBJECTIF</p></blockquote>



<p>L’objectif n’est pas de « gagner les cœurs et les esprits », mais de donner aux communautés les voies et les moyens de contribuer à leur sécurité, dans le respect des droits et des devoirs des citoyens et des acteurs régaliens. Dans certaines communes du centre du Mali et de l’ouest du Niger, par exemple, les efforts de Search for Common Ground et d’autres partenaires ont permis de renforcer la collaboration : les communautés n’hésitent plus faire appel aux forces de défense et de sécurité pour prévenir les incidents violents, tandis que les autorités prennent davantage en considération les besoins exprimés par les populations.</p>



<p>L’exaspération et le désespoir des communautés qui vivent en zones de conflit se traduisent désormais par des manifestations récurrentes contre l’inaction des autorités face aux nombreuses attaques dont elles font l’objet. En témoignent celles ayant été organisées à la suite du massacre de Solhan au Burkina Faso. Dans ces conditions, les priorités des stratégies de stabilisation doivent être définies sur la base des besoins exprimés par les populations locales pour ne pas être perçues comme soutien aux élites ayant failli en matière de décentralisation, de démocratisation et de développement. Il convient également de prêter une attention particulière aux risques de protection spécifiques auxquels peuvent être confrontés les acteurs communautaires qui collaborent avec les forces de sécurité, trop souvent éludés dans l’appui apporté aux systèmes « d’alerte précoce-réponse rapide » et aux «&nbsp;activités civilo-militaires à impact rapide&nbsp;».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE DÉPLOIEMENT EN COURS DES BATAILLONS DES FORCES ARMÉES RECONSTITUÉES DANS LE NORD DU MALI NE POURRA FAIRE L’ÉCONOMIE D’UN PROCESSUS DE DIALOGUE INCLUSIF ET CONTINU</p></blockquote>



<p>Restaurer l’autorité de l’État est un objectif central, mais qui n’est pas toujours viable dans des zones où il est largement absent et où sa présence n’est pas toujours considérée comme salutaire par les communautés. Dans ces régions dites périphériques, la majorité de la population vit en zones rurales. La faiblesse des services sociaux de base, l’absence de l’administration territoriale (en dehors des grands centres urbains) et le manque d’opportunités socio-économiques concourent au fait que les populations, et particulièrement les jeunes, ne comptent pas sur les autorités pour améliorer leur quotidien. La crise de gouvernance – qui caractérise ces espaces – répond à des causes profondes, à la fois historiques, sociopolitiques et géographiques. Elles ne pourront être réglées autrement que de façon endogène et holistique. À cet égard, le déploiement en cours des bataillons des forces armées reconstituées dans le nord du Mali ne pourra faire l’économie d’un processus de dialogue inclusif et continu autour du renforcement des services publics essentiels permettant de créer les conditions d’une confiance renouvelée entre les populations, les autorités et les acteurs de la sécurité.</p>



<h4>Engager un travail de réconciliation</h4>



<p>Enfin, il est nécessaire d’engager un travail de réconciliation dans les zones où les violences ont profondément divisé les populations, tout en mobilisant l’ensemble des instruments de l’aide publique au développement autour d’initiatives permettant d’améliorer le quotidien dans les zones relativement stables. Cela pour éviter la dislocation du tissu social et la propagation des discours de groupes extrémistes violents. Il est temps de soutenir (de façon plus systématique et coordonnée) les processus de transformation de conflits initiés par les parties prenantes locales, en leur donnant les moyens d’agir avec tous ceux qui ont la capacité de contribuer positivement à la construction de la paix. De ce point de vue, la politique du gouvernement nigérien – qui visait dès 2017 à encourager le désengagement et la réintégration des combattants de Boko Haram du côté du bassin du lac Tchad – est une tentative intéressante à formaliser les efforts de réconciliation d’abord entrepris localement.</p>



<p>Actuellement, des pans entiers de la région du Liptako-Gourma sont sous l’influence de groupes extrémistes violents qui entretiennent,&nbsp;<em>de facto</em>, des relations avec les autres acteurs des conflits. Ces derniers menacent et tuent les individus suspectés de collaborer avec les autorités, tout en s’appuyant sur les griefs locaux pour recruter parmi les membres des communautés en quête de revanche ou de protection. Compte tenu de leur ancrage local, l’option d’un dialogue incluant certains de ces groupes émerge progressivement depuis quelques années. Il faut d’ailleurs noter que les efforts de médiation déployés dans le centre du Mali avec les acteurs traditionnels, coutumiers et religieux, impliquent d’ores et déjà, de façon indirecte, certains groupes armés. La question des négociations n’est plus taboue à Bamako, Niamey et Ouagadougou, qui ont déjà indiqué avoir plus ou moins ouvertement engagé un dialogue avec certains groupes de façon pragmatique. Le secrétaire général de l’ONU et le conseiller Paix et Sécurité de l’Union africaine n’excluent pas cette option. Cela étant, les objectifs et les interlocuteurs permettant de dessiner les contours de solutions négociées restent à définir au cas par cas, de façon inclusive et concertée avec les communautés concernées. Celles-ci ne sont pas prêtes toujours et partout à pardonner les exactions dont elles sont victimes au nom de leur sécurité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DONNER L’OPPORTUNITÉ AUX POPULATIONS DE PARTICIPER AUX PROCESSUS DES PRISES DE DÉCISION CONCERNANT L’AMÉLIORATION DE LEUR SÉCURITÉ ET DE LEURS CONDITIONS DE VIE</p></blockquote>



<p>Plus que jamais, le Sahel fait l’objet de tensions entre les politiques publiques pour la stabilité portées par les États et leurs partenaires internationaux, d’une part, et l’aspiration au changement exprimée par les communautés épuisées par les conflits, de l’autre. Il n’est pas concevable d’engager un processus de construction de la paix durable sans leur donner l’opportunité aux populations de participer activement aux processus des prises de décision concernant l’amélioration de leur sécurité et de leurs conditions de vie. Il est urgent de donner aux organisations de la société civile, particulièrement celles représentant les intérêts des femmes et des jeunes, l’opportunité de participer activement à la recherche de solutions négociées localement pour transformer les conflits de façon pacifique et repenser les politiques de stabilisation de la région.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/g5-sahel-apres-barkhane-quelle-strategie-de-stabilisation%e2%80%89/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Sept ans après, bilan mitigé pour le G5 Sahel</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/sept-ans-apres-bilan-mitige-pour-le-g5-sahel/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/sept-ans-apres-bilan-mitige-pour-le-g5-sahel/#respond</comments>
				<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 12:36:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[bilan mitigé]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=21294</guid>
				<description><![CDATA[Le G5 Sahel a été créé le 16 février 2014. Sept ans après, lors du sommet de N&#8217;Djamena, les Etats constatent que les objectifs sont loins d&#8217;être atteints. Le G5 Sahel a été créé à Nouakchott le 16 Février 2014&#160;par cinq pays de l’espace sahélo-saharien : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/g5-sahel.jpeg" alt="" class="wp-image-12433" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/g5-sahel.jpeg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/g5-sahel-300x150.jpeg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Le G5 Sahel a été créé le 16 février 2014. Sept ans après, lors du sommet de N&rsquo;Djamena, les Etats constatent que les objectifs sont loins d&rsquo;être atteints.</strong></p>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/le-g5-sahel-persiste-%C3%A0-vouloir-s%C3%A9curiser-son-financement/a-52547539" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le G5 Sahel a été créé à Nouakchott le 16 Février 2014</a>&nbsp;par cinq pays de l’espace sahélo-saharien : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Une convention actant cette création a été officiellement signée le 19 décembre 2014.</p>



<p>« <em>Si nous pouvons nous réjouir de la dynamique commune qui est mise en marche dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, le bout du tunnel n&rsquo;est pas toujours perceptible »,</em>&nbsp;a indiqué le président du Tchad Idriss Déby lundi à l&rsquo;ouverture du sommet de N&rsquo;Djamena.</p>



<p>En dépit de victoires militaires&nbsp;revendiquées sur les djihadistes par la force multinationale du G5 Sahel, son bilan reste donc mitigé, de l&rsquo;avis de l&rsquo;hôte du sommet.</p>



<h4>Des attaques qui se multiplient</h4>



<p>Plus de huit ans après le début dans le Nord du Mali d&rsquo;une crise sécuritaire qui continue à s&rsquo;étendre à la sous-région, il ne passe presque pas un jour sans attaque terroriste dans les trois principaux pays touchés à savoir le Mali, le Niger et le Burkina Faso.</p>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/les-civils-premi%C3%A8res-victimes-des-conflits-contemporains/a-56283272" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les civils sont les principales victimes de cette insécurité</a>. D&rsquo;ailleurs, la barre des deux millions de déplacés a été franchie en janvier. Un an après le sommet de Pau en France, la situation n&rsquo;a pas changé.</p>



<p>Le président Idriss Déby, nouveau président en exercice du G5 Sahel,&nbsp;a souligné que&nbsp;<em>« les populations de l&rsquo;espace sahélien qui vivent au quotidien les affres des attaques terroristes attendent de nous tous des actions concertées qui améliorent la situation sur le terrain.&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/coop%C3%A9ration-au-sahel-une-id%C3%A9e-damadou-toumani-tour%C3%A9/a-51698694" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La mobilisation des Etats du G5 Sahel</a>&nbsp;doit être soutenue par l&rsquo;ensemble de la communauté internationale ».</em></p>



<h4>Une approche qui montre ses limites</h4>



<p>Pour le politologue tchadien Evariste Ngarlem Toldé, c&rsquo;est l&rsquo;approche mise en place par le G5 Sahel qui a montré ses limites.</p>



<p><em>« Les chefs d&rsquo;Etats qui se réunissent généralement tentent simplement de réaffirmer leur unité d&rsquo;action, mais sur le terrain concrètement on constate que le terrorisme avance. La région des 3 frontières (Mali, Niger et Burkina Faso) reste toujours menacée par les terroristes qui tentent même d&rsquo;étendre leur zone d&rsquo;action jusqu&rsquo;au Golfe de Guinée. Le G5 Sahel n&rsquo;a pas du tout atteint ses objectifs fixés, ni sur le plan sécuritaire, ni l&rsquo;aspect développement, encore moins sur la gouvernance des Etats concernés. Il faudrait d&rsquo;autres méthodes pour résoudre cette crise transfrontalière qui n&rsquo;a que trop duré »,&nbsp;</em>regrette&nbsp;Evariste Ngarlem Toldé.</p>



<p>Pour soulager les populations victimes dans le Sahel, le sommet de N&rsquo;Djamena entend adopter un agenda des priorités pour l&rsquo;année  2021. Il s&rsquo;agit du retour obligatoire de l&rsquo;Etat dans les zones fragiles jusque-là entre les mains des djihadistes, de l&rsquo;éducation, de l&#8217;emploi des jeunes et du développement du secteur privé.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/sept-ans-apres-bilan-mitige-pour-le-g5-sahel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>G5 Sahel, un sommet à N&#8217;Djamena pour faire le point</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/g5-sahel-un-sommet-a-ndjamena-pour-faire-le-point/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/g5-sahel-un-sommet-a-ndjamena-pour-faire-le-point/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 08:51:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[operation barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[sommet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=21213</guid>
				<description><![CDATA[Les 15 et 16 février prochain, les membres du G5 Sahel se retrouveront à N’Djamena pour faire le point sur la stratégie de lutte contre le terrorisme. « Les résultats obtenus par nos forces au Sahel, conjugués à l&#8217;intervention plus importante de nos partenaires européens, vont nous permettre d&#8217;ajuster notre effort dans la zone des trois...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/somemt-g5-sahel-nouakchott.jpg" alt="" class="wp-image-14714" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/somemt-g5-sahel-nouakchott.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/somemt-g5-sahel-nouakchott-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Sommet G5 Sahel </figcaption></figure>



<p>Les 15 et 16 février prochain, les membres du G5 Sahel se retrouveront à N’Djamena pour faire le point sur la stratégie de lutte contre le terrorisme.</p>



<p>« <em>Les résultats obtenus par nos forces au Sahel, conjugués à l&rsquo;intervention plus importante de nos partenaires européens, vont nous permettre d&rsquo;ajuster notre effort dans la zone des trois frontières, dans la lutte antiterroriste et autour des différents piliers définis à Pau : renforcer les capacités militaires sahéliennes, accroitre notre emprise dans la lutte contre le terrorisme, consolider le retour des Etats dans les régions libérées et assurer une politique de développement pour les populations ainsi libérées du joug des terroristes</em>. »</p>



<p>C’était le mois dernier, le président français&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/les-nig%C3%A9riens-agac%C3%A9s-par-la-convocation-demmanuel-macron/a-51548958">Emmanuel Macron</a>&nbsp;faisait le point sur</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/g5-sahel-un-sommet-%C3%A0-ndjamena-pour-faire-le-point/a-56529250#"><img src="https://static.dw.com/image/51991931_404.jpg" alt="Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel lors du sommet de Pau en janvier 2020."/></a><figcaption>Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel lors du sommet de Pau en janvier 2020.</figcaption></figure>



<p>les actions des&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/le-g5-sahel-peine-%C3%A0-r%C3%A9unir-les-fonds-promis-pour-sa-force-militaire/a-46578957">forces françaises au Sahel</a>.&nbsp;</p>



<p>Un an après le&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/au-mali-lopposition-radicale-critique-le-sommet-de-pau/a-52004973">sommet de Pau</a>, dans le sud-ouest de la France, la force Barkhane forte de 5.100 militaires, revendique des succès tactiques. Pourtant, sur le terrain, les groupes armés restent toujours très actifs.&nbsp;</p>



<h4>Renforcer la coordination</h4>



<p>Les autorités françaises insistent désormais sur la nécessité de « renforcer la coordination »&nbsp;entre les pays du&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/les-groupes-arm%C3%A9s-changent-de-strat%C3%A9gie-dans-le-sahel/a-56473547">G5 Sahel</a>&nbsp; et les pays riverains du Golfe de Guinée, pour enrayer l&rsquo;extension de la menace terroriste.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.dw.com/image/51944170_7.png" alt="Carte d'Afrique présentant les pays du G5 Sahel."/><figcaption>Carte d&rsquo;Afrique présentant les pays du G5 Sahel.</figcaption></figure>



<p>Dans ce contexte, la force française&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/manifestation-contre-la-pr%C3%A9sence-militaire-fran%C3%A7aise-au-mali/a-56285769">Barkhane</a>&nbsp;reste en place en dépit des critiques qui réclament son retrait. Pour Eric Ahouansou, chercheur en droit international, spécialiste des questions liées à la paix et la sécurité, Barkhane devrait être davantage axé à l’avenir sur la formation des forces sahéliennes.</p>



<p> »&nbsp;<em>Il me semble plus intéressant que la force Barkhane s’oriente davantage dans la formation et que l’Etat français contribue davantage à la monté en puissance des troupes (locales). L’expansion du terrorisme n’est pas uniquement une affaire d’ordre militaire, elle a également de profonds encrages dans les inégalités, dans les ressentiments que certaines populations ont par rapport à leur gouvernement. Donc il peut être intéressant d’opérer davantage dans le renforcement des forces militaires mais également d’outiller les forces de la société civile</em> » explique t-il.</p>



<p>Si les membres du G5 Sahel – la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad – attendent de la communauté internationale et la France en particulier davantage d’appui, Paris de son côté affirme que « le sommet de Pau a été celui du sursaut militaire. Celui de N&rsquo;Djamena devrait être celui du « sursaut diplomatique, politique et du développement ».</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/g5-sahel-un-sommet-a-ndjamena-pour-faire-le-point/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Alliance Sahel : l&#8217;impact de 3 ans d&#8217;appui au développement</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/alliance-sahel-limpact-de-3-ans-dappui-au-developpement/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/alliance-sahel-limpact-de-3-ans-dappui-au-developpement/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 10:25:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[developpement]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=20943</guid>
				<description><![CDATA[Plusieurs projets ont reçu l&#8217;appui de l&#8217;Alliance Sahel en trois ans. L&#8217;agriculture et la formation des jeunes sont parmi les priorités. Mais l&#8217;insécurité reste un défi. L&#8217;Alliance Sahel a trois ans. Cette organisation regroupe les partenaires des Etats du Sahel et vise à soutenir les pays à travers des investissements dans le développement. Depuis 2017,...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/41781298_303.jpg" alt="" class="wp-image-17208" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/41781298_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/41781298_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Des chefs d&rsquo;Etat du G5 Sahel avec le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel (Archives &#8211; Château de La Celle Saint-Cloud, 13.12.2017)</figcaption></figure>



<p><strong>Plusieurs projets ont reçu l&rsquo;appui de l&rsquo;Alliance Sahel en trois ans. L&rsquo;agriculture et la formation des jeunes sont parmi les priorités. Mais l&rsquo;insécurité reste un défi.</strong></p>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/lalliance-pour-le-sahel-un-rapprochement-franco-allemand/a-39682324" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;Alliance Sahel a trois ans</a>. Cette organisation regroupe les partenaires des Etats du Sahel et vise à soutenir les pays à travers des investissements dans le développement. Depuis 2017, quelque 800 projets ont ainsi reçu l&rsquo;appui de l&rsquo;Alliance Sahel pour un montant global estimé à&nbsp;environ 17 milliards d&rsquo;euros.</p>



<p>Un rapport des trois ans d&rsquo;activités&nbsp;a été présenté le mardi 19 janvier, lors d&rsquo;une conférence digitale. À cette occasion, les acteurs engagés au sein de l&rsquo;Alliance Sahel ont livré leurs observations sur les activités du groupe composé de 14 membres de plein exercice et 10 pays ou institutions qui sont des observateurs.</p>



<h4>Des défis à surmonter</h4>



<p>Selon Angel Losada, représentant spécial de l&rsquo;Union européenne pour le Sahel, le succès de l&rsquo;Alliance Sahel dépend de facteurs tels l&rsquo;efficacité, l&rsquo;appropriation par les Etats du Sahel des projets&nbsp;de développement et la coordination entre les partenaires.&nbsp;<em>« Nous sommes conscients que toute action doit venir en premier lieu des Etats sahéliens et nous sommes là pour les accompagner dans ce processus. ce n&rsquo;est pas nous qui dictons ce que les Etats veulent. D&rsquo;ailleurs le Cadre d&rsquo;actions prioritaires intégré&nbsp;a été demandé par les Etats du Sahel et nous agissons sur cette demande »</em>, clarifie Angel Losada.&nbsp;</p>



<p>Une stratégie de ciblage des besoins urgents est mis en place, grâce à l&rsquo;instauration d&rsquo;un Cadre d&rsquo;actions prioritaires (CAPI), le Programme de développement d&rsquo;urgence (PDU) et l&rsquo;Approche territoriale intégrée (ATI).&nbsp;</p>



<p>Pour Maman Sidikou, le secrétaire permanent du G5 Sahel,&nbsp;<em>« le bilan de mise en oeuvre du PDU à ce jour présente des résultats positifs ».&nbsp;</em>Mais il met l&rsquo;accent sur&nbsp;<em>« les immenses défis liés notamment à la coordination des acteurs, la lourdeur des procédures et le partage d&rsquo;informations »</em>.</p>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/sahel-le-terrorisme-est-un-serpent-%C3%A0-plusieurs-t%C3%AAtes/a-55593271">La stabilité dans la région reste un pilier important.</a>&nbsp;Au Mali, les soulèvements enregistrés vers la fin de l&rsquo;année 2020 et&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/coup-detat-au-mali-le-pr%C3%A9sident-ibk-arr%C3%AAt%C3%A9-%C3%A0-bamako/a-54614071" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le coup d&rsquo;Etat du 18 août ont remis en selle le besoin de stabilité</a>&nbsp;pour mener les actions humanitaires au profit des populations.</p>



<p><em>« Nous n&rsquo;aurons pas de paix au Sahel s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de paix au Mali »</em>, affirme Angel Losada dans une interview exclusive à la DW.</p>



<p>Depuis 2017, 419.045 personnes ont bénéficié de formations professionnelles et/ou d&rsquo;initiatives de renforcement de compétence, indique le rapport d&rsquo;activités de l&rsquo;Alliance Sahel. </p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Mercier Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/alliance-sahel-limpact-de-3-ans-dappui-au-developpement/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Emmanuel Macron ouvre la voie à une réduction des troupes françaises au Sahel</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/emmanuel-macron-ouvre-la-voie-a-une-reduction-des-troupes-francaises-au-sahel/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/emmanuel-macron-ouvre-la-voie-a-une-reduction-des-troupes-francaises-au-sahel/#respond</comments>
				<pubDate>Tue, 19 Jan 2021 18:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[operation barkhane]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=20937</guid>
				<description><![CDATA[Lors de ses traditionnels vœux aux armées, mardi, à Brest, le président Emmanuel Macron a ouvert la voie à un ajustement de l&#8217;effort français au Sahel. Le chef de l&#8217;État n&#8217;a cependant pas donné plus de précisions.  Il n&#8217;y a ni chiffres, ni calendrier. Emmanuel Macron a évoqué, mardi 19 février, lors de ses vœux aux armées...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/8dd8451_4nkBmARLtIZGVl1nPvHCeo_3.jpg" alt="" class="wp-image-10707" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/8dd8451_4nkBmARLtIZGVl1nPvHCeo_3.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/8dd8451_4nkBmARLtIZGVl1nPvHCeo_3-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/8dd8451_4nkBmARLtIZGVl1nPvHCeo_3-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>French soldiers of the 93rd Mountain Artillery Regiment and soldiers of the Malian Armed Forces patrol next to the Djingareyber Mosque on June 6, 2015 in Timbuktu, during the joint operation « La Madine 3 » part of the French Army&rsquo;s « Operation Barkhane », an anti-terrorist operation in the Sahel. AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES (Photo by PHILIPPE DESMAZES / AFP)</figcaption></figure>



<p><br><strong>Lors de ses traditionnels vœux aux armées, mardi, à Brest, le président Emmanuel Macron a ouvert la voie à un ajustement de l&rsquo;effort français au Sahel. Le chef de l&rsquo;État n&rsquo;a cependant pas donné plus de précisions. </strong></p>



<p>Il n&rsquo;y a ni chiffres, ni calendrier. Emmanuel Macron a évoqué, mardi 19 février, lors de ses vœux aux armées la possibilité de réduire le nombre de soldats français de la force&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20200113-l-arm%C3%A9e-fran%C3%A7aise-ultime-rempart-contre-la-menace-jihadiste-au-sahel">Barkhane</a>&nbsp;déployés au Sahel.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;« Les résultats obtenus par nos forces au Sahel, conjugués à&nbsp;l&rsquo;intervention plus importante de nos partenaires européens,&nbsp;vont nous permettre d&rsquo;ajuster notre effort », a déclaré Emmanuel&nbsp;Macron, à&nbsp; Brest.</p>



<p>Voeux d&rsquo;Emmanuel Macron aux armées</p>



<p>La force Barkhane, qui combat&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200909-apr%C3%A8s-le-coup-d-etat-au-mali-les-doutes-de-l-op%C3%A9ration-barkhane">les groupes jihadistes&nbsp;principalement au Mali et au Niger,</a>&nbsp;compte actuellement 5&nbsp;100&nbsp;soldats, dont 600 ont été envoyés en renfort il y a un an, après&nbsp;le sommet de Pau réunissant le président français et ses alliés&nbsp;du « G5 Sahel ».</p>



<p>Cinquante-cinq soldats français ont été tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations Serval puis Barkhane. </p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/emmanuel-macron-ouvre-la-voie-a-une-reduction-des-troupes-francaises-au-sahel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Moratoire du G20 sur la dette : une franche poussée en faveur du multilatéralisme dans un monde de plus en plus fragmenté</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/moratoire-du-g20-sur-la-dette-une-franche-poussee-en-faveur-du-multilateralisme-dans-un-monde-de-plus-en-plus-fragmente/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/moratoire-du-g20-sur-la-dette-une-franche-poussee-en-faveur-du-multilateralisme-dans-un-monde-de-plus-en-plus-fragmente/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 17:36:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[G20]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=18340</guid>
				<description><![CDATA[En prônant l&#8217;allègement de la dette du G20 lors du récent sommet du G5 Sahel en Mauritanie, la France a confirmé ses convictions multilatérales&#8230; Lorsque le président français Emmanuel Macron s&#8217;est rendu hors d&#8217;Europe pour la première fois depuis la fin du confinement imposé par la pandémie Covid-19, il a choisi de se rendre en...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-1.jpeg" alt="" class="wp-image-17796" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-1.jpeg 335w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-1-300x134.jpeg 300w" sizes="(max-width: 335px) 100vw, 335px" /><figcaption>G5 Sahel </figcaption></figure>



<p><strong>En prônant l&rsquo;allègement de la dette du G20 lors du récent sommet du G5 Sahel en Mauritanie, la France a confirmé ses convictions multilatérales&#8230;</strong></p>



<p>Lorsque le président français Emmanuel Macron s&rsquo;est rendu hors d&rsquo;Europe pour la première fois depuis la fin du confinement imposé par la pandémie Covid-19, il a choisi de se rendre en Mauritanie pour le sommet du G5 Sahel. La région du Sahel en Afrique de l&rsquo;Ouest et du centre est confrontée à un terrorisme persistant et à des menaces sécuritaires qui ont des implications internationales. Toutefois, en écoutant attentivement le premier discours du président Macron à Nouakchott, il est devenu évident qu&rsquo;il profitait également de cette visite pour promouvoir une initiative d&rsquo;allègement de la dette souveraine mise en place en avril lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Le G20 avait alors convenu de suspendre pendant huit mois le service de la dette des pays à faible revenu afin de leur permettre de réorienter les fonds aux coûts sanitaires et économiques de la pandémie Covid-19. La Mauritanie sera bénéficiaire de cette initiative.</p>



<p>Comme on l&rsquo;a pu constater lors de la réunion étape du G20 de ce week-end, la France continue de jouer un rôle central dans le soutien de la suspension du service de la dette pour les pays les plus pauvres du monde, principalement en Afrique. Ce faisant, elle a fait une franche poussée en faveur du multilatéralisme dans un contexte de tensions géopolitiques entre les superpuissances, d&rsquo;isolationnisme de plus en plus enraciné des États-Unis, de répercussions de Brexit et de critiques croissantes à l&rsquo;égard de la gestion par la Chine de l&rsquo;épidémie de coronavirus. Le message est clair : le monde sera confronté au surendettement à cause de COVID-19 et le monde devrait travailler ensemble pour trouver des solutions. Au cœur des efforts d&rsquo;allègement de la dette se trouve le Trésor français, qui accueille le Club de Paris, un forum de négociation ad hoc de 22 gouvernements créanciers. Le secrétariat du Club de Paris coordonne la mise en œuvre de la suspension du service de la dette avec les participants du G20.</p>



<p>Il ne fait aucun doute que de nombreux pays africains seront confrontés à un grave problème d&rsquo;endettement en 2020. Déjà à la fin de 2019, la fin du cycle de financement de la dette avait été atteinte. Les pays emprunteurs avaient profité des prix élevés des matières premières, d&rsquo;un environnement à faible inflation et d&rsquo;un excès d&rsquo;épargne sur les marchés développés à la recherche d&rsquo;investissements à haut rendement. L&rsquo;arrivée de COVID-19 au début de 2020 a épuisé les budgets nationaux et entravé les nouveaux financements, révélant les vulnérabilités du service de la dette dans plusieurs pays. Dans un tel contexte, l&rsquo;initiative du G20 n&rsquo;est pas considérée comme une panacée. La suspension du paiement de la dette permettra aux pays présentant des déficits primaires croissants de financer la prévention et le traitement par COVID-19. Elle contribuera à stimuler l&rsquo;activité économique. Mais l&rsquo;impact réel de l&rsquo;initiative du G20 est le fait d&rsquo;ouvrir la voie à un multilatéralisme renforcé dans un monde de désengagement politique croissant.</p>



<p>À la base de l&rsquo;initiative du G20 se trouve un examen complet des dettes souveraines des pays, y compris les dettes envers la Chine. Il existe très peu d&rsquo;informations sur les conditions des prêts bilatéraux et commerciaux chinois et la Chine n&rsquo;est pas membre du Système de notification des pays créanciers de l&rsquo;OCDE. En faisant de la transparence sur la dette la clé du succès de l&rsquo;initiative du G20, un cadre multilatéral a été créé pour examiner plus en détail la composition et les risques des dettes souveraines. L&rsquo;initiative sert également à préparer le terrain pour un partage plus équitable des coûts de l&rsquo;allégement de la dette entre tous les groupes de créanciers. C&rsquo;est encore plus important si l&rsquo;on considère le rôle crucial de la Chine dans le financement souverain aujourd&rsquo;hui et la difficulté d&rsquo;évaluer l&rsquo;allègement de la dette qu&rsquo;elle pourrait fournir. Par exemple, comment convaincre des créanciers privés hésitants, une autre source capitale de devises fortes, de participer à des restructurations de dettes souveraines s&rsquo;ils craignent que leurs efforts ne subventionnent les recouvrements de dettes de la Chine ?</p>



<p>En prônant l&rsquo;allègement de la dette du G20 lors du récent sommet du G5 Sahel en Mauritanie, la France a confirmé ses convictions multilatérales. Les pays peuvent collaborer pour traiter collectivement les questions de sécurité et de terrorisme ainsi que pour trouver des solutions meilleures et plus durables pour la viabilité de la dette souveraine. En renforçant le rôle du Club de Paris, la France donne un nouveau souffle au multilatéralisme à un moment crucial.</p>



<p><em>(*) Andrew Roche a plus de 20 ans d&rsquo;expérience dans le conseil aux pays en matière de restructurations des dettes du Club de Paris, du Club de Londres et des dettes commerciales, y compris les opérations parrainées par la Banque mondiale. Il fait partie du consortium Franklin-Finexem, qui fournit des services de conseil juridique et financier aux pays débiteurs dans le cadre de l&rsquo;initiative d&rsquo;allègement de la dette du G20.</em></p>



<p><strong>Source :La Tribune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/moratoire-du-g20-sur-la-dette-une-franche-poussee-en-faveur-du-multilateralisme-dans-un-monde-de-plus-en-plus-fragmente/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Coalition citoyenne pour le Sahel : « Les moyens militaires n’assurent pas la protection des civils »</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/coalition-citoyenne-pour-le-sahel-les-moyens-militaires-nassurent-pas-la-protection-des-civils/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/coalition-citoyenne-pour-le-sahel-les-moyens-militaires-nassurent-pas-la-protection-des-civils/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 18 Jul 2020 15:08:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[coalition]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=18198</guid>
				<description><![CDATA[Faire primer la sécurité des populations dans la gestion du conflit sahélien, tel est le projet de la Coalition citoyenne pour le Sahel, lancée jeudi 16 juillet par une vingtaine d’organisations africaines qui estiment que l’approche militaire dans la région a montré ses limites. Le 13 janvier 2020, les chefs d’État&#160;de la France, du Burkina Faso, du...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/916F4F11-07CE-44E8-89F4-546A5FD23D08_w408_r1_s.jpg" alt="" class="wp-image-18199" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/916F4F11-07CE-44E8-89F4-546A5FD23D08_w408_r1_s.jpg 408w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/916F4F11-07CE-44E8-89F4-546A5FD23D08_w408_r1_s-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 408px) 100vw, 408px" /></figure>



<p><strong>Faire primer la sécurité des populations dans la gestion du conflit sahélien, tel est le projet de la Coalition citoyenne pour le Sahel, lancée jeudi 16 juillet par une vingtaine d’organisations africaines qui estiment que l’approche militaire dans la région a montré ses limites.</strong></p>



<p>Le 13 janvier 2020, les chefs d’État&nbsp;de la France, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad&nbsp;lançaient, lors du sommet de Pau, la&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200113-lutte-anti-jihadiste-suivez-en-direct-la-conf%C3%A9rence-de-presse-du-g5-sahel-%C3%A0-pau">Coalition&nbsp;pour le Sahel</a>. Face à la dégradation de la situation sécuritaire sur le terrain, ces dirigeants&nbsp;souhaitaient alors mettre en place un nouveau cadre pour mieux coordonner la lutte antiterroriste,&nbsp;restaurer l’autorité de l’État et investir dans le développement.</p>



<p>« Les résultats que nous engrangeons sont malgré nos efforts en deçà des attentes des populations, qui éprouvent des difficultés majeures. C’est pour cela que nous avons convenu&nbsp;de rediscuter du dispositif », avait alors reconnu le président du Burkina Faso,&nbsp;Roch Marc Christian Kaboré.</p>



<p>Six mois plus tard,&nbsp;une vingtaine d’organisations&nbsp;sahéliennes et ouest-africaines soutenues par des ONG internationales ont lancé&nbsp;le volet civil de cette&nbsp;coalition&nbsp;:&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.fidh.org/fr/regions/afrique/les-quatre-piliers-de-la-coalition-citoyenne-pour-le-sahel" rel="noreferrer noopener">la Coalition citoyenne pour le Sahel</a>, pour présenter et défendre&nbsp;<a target="_blank" href="http://observers.france24.com/fr/20200109-bas-minusma-centre-mali-casques-bleus-chasses-habitants" rel="noreferrer noopener">les intérêts des populations locales</a>.&nbsp;France 24 s’est entretenu avec&nbsp;Drissa Traoré, coordinateur&nbsp;de&nbsp;l&rsquo;Association malienne des droits de l&rsquo;Homme&nbsp;(AMDH), à propos de cette&nbsp;coalition dont il est membre, ainsi que de&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200712-la-col%C3%A8re-couve-%C3%A0-bamako-malgr%C3%A9-les-appels-au-calme-de-l-imam-dicko">la crise post-électorale&nbsp;qui secoue&nbsp;son pays</a>.&nbsp;</p>



<p><strong>France 24 : Quelle est l’ambition de cette Coalition citoyenne&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Drissa Traoré :</strong>&nbsp;Il s’agit d’un cadre informel visant à fédérer les acteurs de terrain sous une mission commune&nbsp;: protéger efficacement les populations, promouvoir le développement, lutter contre l’impunité et garantir l’accès à la justice.</p>



<p>Aujourd’hui, dans bien des endroits, nous assistons à la&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200202-une-vingtaine-de-civils-tu%C3%A9s-dans-une-attaque-jihadiste-dans-le-nord-du-burkina-faso">dégradation de la situation des populations civiles</a>. Les moyens militaires déployés n’assurent pas la protection des populations et ont parfois même des conséquences néfastes. Il est grand temps de réfléchir à un changement d’approche et quitter la doctrine du « tout sécuritaire » qui ne fonctionne pas. Cette nouvelle approche doit prendre en compte les populations, il faut les consulter en amont pour évaluer leurs besoins. Les&nbsp;États ne peuvent être les seuls garants de la sécurité&nbsp;; l’implication civile est primordiale. Or il y a une crise de confiance entre les forces de sécurité et la population qui, trop souvent, ne se sent pas protégée.</p>



<p>Nos organisations sont en première ligne car connectées directement aux communautés et nous documentons et expérimentons ce qui fonctionne. Notre but, à travers cette coalition, est de jouer les intermédiaires entre les communautés et les&nbsp;États et de mettre ces derniers face à leurs obligations.</p>



<p><strong>Dans son discours aux armées le 13 juillet, Emmanuel Macron a félicité les militaires pour des « avancées notables » et des « victoires » au Sahel. Début juin, la France a annoncé la mort de&nbsp;l&rsquo;émir d&rsquo;Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdal, au cours d&rsquo;une opération au Mali présentée comme un « succès majeur ». Ces&nbsp;événements&nbsp;ont-ils un impact sur la vie des populations&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est bien ça le problème, les gouvernements nous annoncent&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200630-en-direct-suivez-la-conf%C3%A9rence-de-presse-du-g5-sahel">des succès militaires</a>&nbsp;qui n’ont pas d’effet direct sur la vie des populations à court et moyen terme. Dans les régions touchées par le terrorisme au Mali, beaucoup d’écoles restent fermées et les civils continuent de fuir pour des zones plus calmes comme Bamako.</p>



<p>Bien sûr, il ne s’agit pas de dire que les opérations militaires n’ont eu aucun résultat : en janvier 2013, elles ont permis de&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20130919-operation-serval-IBK-Keita-investiture-bamako-hollande-mali-soutien-france">libérer une partie du pays occupée</a>&nbsp;depuis 2012 par les jihadistes et indépendantistes. Puis il y a eu la période de stabilisation avec l’intensification des interventions. Malheureusement, ces dernières années, les problèmes sécuritaires présents au nord se sont déplacés au centre et les opérations militaires y sont aujourd’hui très compliquées.&nbsp;La collaboration entre&nbsp;États est indispensable face au fléau de l’insécurité. Mais elle ne doit pas être uniquement militaire.</p>



<p><strong>Quelles sont les difficultés majeures pour les forces armées sur le terrain&nbsp;?</strong></p>



<p>Ces dernières années, la situation au centre du Mali s’est considérablement dégradée. Les groupes armés sont organisés et mobiles, et se fondent parfois dans la population. Dans ces zones, les citoyens se sentent délaissés par l’État. Certains se tournent vers les jihadistes pour survivre. Prises en étau, les populations subissent des exactions de la part des groupes armés mais aussi parfois des forces armées. Plusieurs enquêtes sont en cours à propos d’exécutions sommaires de prisonniers, au Mali et au Burkina Faso notamment. Mais&nbsp;ces procédures restent le plus souvent sans suites, ce qui alimente la défiance envers les pouvoirs en place. En parallèle, des personnes arrêtées sont libérées sans jugement, dans le cadre d’échanges de prisonniers pour obtenir&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20190511-france-edition-specialedirect-retour-otages-liberes-burkina-faso-macron">la libération d’otages nationaux ou internationaux</a>. C’est une pratique assez fréquente au Mali, qui crée de la frustration parmi certains militaires et accentue encore cet antagonisme. Nous faisons face à un problème d’impunité généralisé qui ne se réglera qu’à condition de remettre l’institution judiciaire au centre du jeu.</p>



<p><strong>De violentes manifestations contre le président ont éclaté&nbsp;au Mali après les élections législatives d’avril. S’agit-il d’une nouvelle crise liée aux problèmes sécuritaires&nbsp;?</strong></p>



<p>Il s’agit au départ de manifestations nées de frustrations liées à cette question mais aussi aux difficultés du quotidien, telles que les coupures d’électricité et le couvre-feu décidé pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Mais c’est la gestion du contentieux électoral, après les élections législatives d’avril, qui a constitué la goutte d&rsquo;eau qui fait déborder le vase. Beaucoup considèrent que les résultats annoncés par la Cour constitutionnelle ne sont pas crédibles. Il faut dire que le président (Ibrahim Boubacar Keïta) est aussi le président du Conseil de la magistrature. À&nbsp;ce titre, il nomme six des neufs membres de la cour.</p>



<p>Dans cette crise, la figure de <a href="https://www.france24.com/fr/20200711-manifestations-au-mali-qui-est-mahmoud-dicko-l-imam-rigoriste-qui-fait-trembler-le-pouvoir">l&rsquo;imam Mahmoud Dicko a émergé</a>, fédérant une opposition au pouvoir en place. Pour autant, il ne s’agit pas d’un conflit communautaire ; la revendication principale est bien de mettre en place un gouvernement plus inclusif et démocratique, et de réformer les institutions dans ce sens. Aujourd’hui, les acteurs politiques doivent unir leurs forces et trouver une solution car la dernière chose dont nous avons besoin au Mali, c’est d’une crise socio-politique.</p>



<p><strong>Source: France 24 /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/coalition-citoyenne-pour-le-sahel-les-moyens-militaires-nassurent-pas-la-protection-des-civils/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Au Sahel, en dépit de succès fragiles, la France estime que « la victoire est possible »</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/au-sahel-en-depit-de-succes-fragiles-la-france-estime-que-la-victoire-est-possible/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/au-sahel-en-depit-de-succes-fragiles-la-france-estime-que-la-victoire-est-possible/#respond</comments>
				<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 15:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sommet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=17794</guid>
				<description><![CDATA[Les pays du Sahel et la France ont exprimé mardi 30 juin à Nouakchott leur volonté d’amplifier les progrès enregistrés selon eux contre les djihadistes ces derniers mois, tout en admettant l’ampleur des défis susceptibles de les remettre en cause. Le président Emmanuel Macron a assuré que les forces françaises et sahéliennes avaient réussi à « inverser » le rapport...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement.jpeg" alt="" class="wp-image-17795" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement.jpeg 335w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-300x134.jpeg 300w" sizes="(max-width: 335px) 100vw, 335px" /></figure>



<p><strong>Les pays du Sahel et la France ont exprimé mardi 30 juin à Nouakchott leur volonté d’amplifier les progrès enregistrés selon eux contre les djihadistes ces derniers mois, tout en admettant l’ampleur des défis susceptibles de les remettre en cause.</strong></p>



<p>Le président Emmanuel Macron a assuré que les forces françaises et sahéliennes avaient réussi à <em>« inverser »</em> le rapport de force dans la zone dite des trois frontières (Mali, Burkina Faso et Niger) où ils ont concentré leurs opérations contre les groupes affiliés à l’Etat islamique ces derniers mois.</p>



<p><em>«&nbsp;La victoire est possible&nbsp;»</em>&nbsp;au Sahel, a-t-il dit. Il faut pour cela&nbsp;<em>«&nbsp;amplifier&nbsp;»</em>&nbsp;la dynamique récente, en particulier veiller au retour de préfets, de juges, de policiers dans des zones échappant désormais à tout contrôle étatique.</p>



<p>A l’issue de ce sommet, le tableau demeure sombre dans la région entraînée par une spirale amorcée en&nbsp;2012 dans le nord du Mali. Les violences djihadistes et intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et causé une grave crise humanitaire persistent. Les Etats n’exercent plus leur autorité sur de vastes territoires. Les trafics prolifèrent et la crise menace de s’étendre au-delà du Sahel, à la Côte d’Ivoire par exemple.</p>



<h4>Reconquérir le terrain perdu</h4>



<p>Certes, des&nbsp;<em>«&nbsp;progrès significatifs&nbsp;»</em>&nbsp;ont été accomplis, a précisé le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani. Mais ils sont&nbsp;<em>«&nbsp;insuffisants eu égard à l’ampleur des défis à relever. L’extrémisme violent sous toutes ses formes continue à sévir dans plusieurs zones de l’espace du G5&nbsp;Sahel et s’étend de manière inquiétante&nbsp;»</em>&nbsp;à d’autres régions, a-t-il mis en garde.</p>



<p>M. Ghazouani, dont le pays assume la présidence du G5 Sahel, recevait ses homologues burkinabé, malien, nigérien, tchadien et français pour faire le point six mois après le sommet de Pau (France), où ils avaient décidé d’intensifier l’effort commun pour reconquérir le terrain perdu.</p>



<p>Malgré les masques et la profusion de précautions sanitaires imposées par le contexte sanitaire, Nouakchott a été abordé dans un climat moins tendu que Pau, organisé sous la pression d’une série de revers des armées de la région face aux djihadistes, de la mort de treize soldats français et de remises en question de l’intervention française.</p>



<p>Le sommet de Nouakchott était présenté, côté français, comme l’occasion de préparer l’avenir sur la lancée de Pau et de poursuivre l’effort consistant à associer à la lutte le plus grand nombre de partenaires, en particulier européens, par exemple au sein de «&nbsp;Takuba&nbsp;», un groupement de forces spéciales censées accompagner les Maliens au combat.</p>



<h4>Le Burkina s’enfonce dangereusement</h4>



<p>La réunion avec les chefs d’Etat sahéliens a ainsi été élargie aux organisations internationales, au président du Conseil européen et aux chefs de gouvernement allemand, espagnol et italien, par visioconférence pour la plupart.</p>



<p>A Pau, les présidents s’étaient entendus pour resserrer les rangs. Depuis, la France a augmenté les effectifs de Barkhane de 500 militaires pour les porter à 5 100. Elle et ses partenaires ont multiplié les offensives dans la zone des trois frontières, revendiquant la <em>« neutralisation »</em> de centaines de djihadistes.</p>



<p>Autre succès, la mort dans le nord du Mali du chef d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abdelmalek Droukdel, tué par les forces spéciales françaises avec le soutien américain.</p>



<p>Mais, par ailleurs, les groupes djihadistes étendent leur emprise au Burkina Faso, qui s’enfonce dangereusement. Dans ce dernier pays, ainsi qu’au Mali et au Niger, les armées nationales sont accusées de multiples exactions contre les civils. Le communiqué final du sommet prend l’engagement d’enquêtes et de&nbsp;<em>«&nbsp;sanctions exemplaires&nbsp;»</em>&nbsp;si ces agissements sont avérés.</p>



<p>Chacun admet que les gains réalisés peuvent être annihilés en l’absence d’avancées jugées indispensables sur des fronts autres que militaire, comme la reconstruction politique et civile.</p>



<p><strong>Restez informés —</strong>&nbsp;Recevez l’essentiel de l’actualité africaine sur WhatsApp avec&nbsp;<em>Le&nbsp;Monde&nbsp;Afrique</em><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/12/02/suivez-l-actualite-africaine-sur-whatsapp-avec-le-monde-afrique_6021350_3212.html?xtor=SEC-33281069">Rejoignez-nous&nbsp;!</a></p>



<p>Au Burkina Faso, des zones entières menacent d’être privées à la fin de l’année du scrutin présidentiel, qui risque donc d’être contesté. On élira aussi un nouveau président au Niger en&nbsp;2020. Quant au Mali, son président est confronté à une contestation intérieure dont l’issue inquiète ses voisins ouest-africains et ses alliés. M.&nbsp;Macron a affirmé&nbsp;<em>«&nbsp;l’urgence&nbsp;»</em>&nbsp;de mesures d’apaisement pour y dissiper les tensions.</p>



<p>Le président mauritanien a aussi souligné <em>« l’évolution préoccupante »</em> de la crise libyenne, l’une des causes majeures de la dégradation sahélienne selon lui. Il a également évoqué l’impact du Covid-19, qui <em>« a déstructuré nos économies fragiles déjà accablées par le fardeau de la dette »</em> et réitéré la <em>« forte demande d’annulation immédiate de la dette de nos Etats »</em>. Les présidents sont convenus d’un nouveau rendez-vous début 2021.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/au-sahel-en-depit-de-succes-fragiles-la-france-estime-que-la-victoire-est-possible/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
