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	<title>Franc CFA &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Franc CFA &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Franc CFA – Incendie d’une imprimerie de billets : un signe pour les panafricanistes ?</title>
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				<pubDate>Thu, 10 Feb 2022 19:43:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Un incendie a ravagé une imprimerie de francs CFA située en France. Un fait divers qui, au-delà de sa portée symbolique, pourrait avoir d’importante conséquences pour les utilisateurs de cette monnaie controversée. L’activiste franco-béninois Kemi Seba, qui avait brûlé un billet de 5 000 francs CFA en 2017, doit se sentir plagié après avoir lui-même...]]></description>
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<p><strong>Un incendie a ravagé une imprimerie de francs CFA située en France. Un fait divers qui, au-delà de sa portée symbolique, pourrait avoir d’importante conséquences pour les utilisateurs de cette monnaie controversée.</strong></p>



<p>L’activiste franco-béninois Kemi Seba, qui avait brûlé un billet de 5 000 francs CFA en 2017, doit se sentir plagié après avoir lui-même plagié le chanteur français pyromane Serge Gainsbourg, qui avait mis le feu à un billet de 500 francs en 1984. Ce mercredi, un incendie s’est déclaré dans l’imprimerie de la Banque de France de la ville de Chamalières, unité récemment centenaire qui enfante quelque 2,5 milliards de billets par an, notamment <a href="https://www.jeuneafrique.com/1207343/economie/reforme-du-cfa-un-nouveau-calendrier-pour-la-future-monnaie-commune/">des francs CFA</a>.</p>



<p>Après avoir débuté violemment à 10h15 dans un laboratoire de design de billets, le feu a été maîtrisé à la mi-journée par 70 pompiers. Si aucune des 387 personnes présentes sur le site n’a perdu la vie, 34 individus ont été légèrement blessés, dix ont été évacués au CHU, et quelques autres ont été incommodés par les fumées noires. Même si plusieurs rues du quartier ont été fermées à la circulation, le préfet du Puy-de-Dôme, Philippe Chopin, a tenu à rassurer&nbsp;: il n’y « avait pas de produits toxiques à l’endroit où le feu a pris ».</p>



<p>S’agirait-il d’un attentat d’activistes anticolonialistes ? Rien ne permet de le penser, l’imprimerie n’étant pas exclusivement consacrée à la production de francs CFA. Une enquête judiciaire est tout de même prévue. La «&nbsp;mise à feu&nbsp;» de documents administratifs sacralisés est devenue banale en France ces dernières années, des représentants du mouvement complotiste «&nbsp;One Nation&nbsp;» qui brûlent leur passeport aux antivax qui font flamber leur pass sanitaire.</p>



<h2>«&nbsp;Franc de la Communauté financière africaine&nbsp;»</h2>



<p>Mais pas sûr qu’un tel incendie serve la cause des Africains de <a href="https://www.jeuneafrique.com/1081778/economie/chronique-le-franc-cfa-macron-et-les-autres/">l’UEMOA ou de la CEMAC qui utilisent le franc CFA</a>, soit 14 % de la population totale du continent. Si « l’outil global productif » de l’imprimerie de Chamalières n’a pas été touché, le sinistre « aura forcément une incidence » sur la production de billets, selon le directeur du site, Pierre-Yves Boissinot. Les internautes se demandent déjà si le nombre de billets de francs CFA disponibles sur le marché sera modifié dans les jours à venir et si des risques économiques sont encourus, censément déflationnistes.</p>



<p>Les groupies du CFA doivent se sentir assiégées à l’heure où les Français eux-mêmes n’utilisent plus de francs. Même si le terme existe en Suisse, en Guinée ou aux Comores, l’intitulé de la monnaie africaine sonne à ce point anachronique que ses gestionnaires s’étaient sentis obligés de changer le sens de l’acronyme : « franc des colonies françaises d’Afrique » devenu « franc de la Communauté financière africaine ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE FRANC CFA ÉVOQUE DAVANTAGE LA DÉPRESSION QUE LE BLING-BLING</p></blockquote>



<p>Déjà, dans un projet de loi de mai 2020, la France macronienne entérinait la fin de ce vestige qu’est le CFA, même si le futur eco devrait en conserver des caractéristiques comme la parité fixe avec l’euro. Et ce bien que le lancement de cette nouvelle monnaie commune aux quinze pays de la Cedeao ait été reporté de 2020 à 2027. Si l’on ajoute le spectre traumatique de la dévaluation de 1994 et le sentiment anti-français cultivé par un certain populisme ambiant, le franc CFA évoque davantage la dépression que le bling-bling.</p>



<p>Espérons que l’image de billets calcinés dans l’incendie de Chamalières n’inspirera pas de nouvelles versions de l’arnaque « wash-wash ». Il y a quelques années, des escrocs vendaient à prix d’or un produit « miracle » censé laver des billets de banque noircis.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Alassane Ouattara réitère sa volonté d’aller à l’éco, projet de monnaie ouest-africaine</title>
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				<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 16:53:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le chef de l’Etat ivoirien a balayé les critiques du Nigeria et de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest anglophones concernant le remplacement du franc CFA. Le président ivoirien Alassane Ouattara a balayé jeudi 30&#160;janvier les critiques du Nigeria et de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest anglophones qui ont dénoncé à Abuja la décision de remplacer...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/ALASSANE.jpg" alt="" class="wp-image-9609" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/ALASSANE.jpg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/ALASSANE-300x160.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p><strong>Le chef de l’Etat ivoirien a balayé les critiques du Nigeria et de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest anglophones concernant le remplacement du franc CFA.</strong></p>



<p>Le président ivoirien Alassane Ouattara a balayé jeudi 30&nbsp;janvier les critiques du Nigeria et de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest anglophones qui ont dénoncé à Abuja la décision de remplacer le franc CFA par l’éco, assurant que la date de juin&nbsp;2020 tenait toujours.</p>



<p><em>« C’est une intoxication pure et simple. Il n’y a que cinq pays qui se sont retrouvés </em>[à Abuja]<em> sur les quinze de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest </em>[Cédéao] (…).<em> La majorité des pays n’a pas été à cette réunion. Ce n’était pas une réunion des chefs d’Etat, mais de ministres et gouverneurs »</em>, a déclaré M. Ouattara. <em>« Ce que nous avons décidé au niveau des chefs d’Etat, notre volonté c’est de mettre l’éco en 2020 »</em>, a-t-il ajouté, précisant qu’il y avait des <em>« conditions »</em>.</p>



<p><em>«&nbsp;La première condition, c’est de réunir les&nbsp;</em>[cinq]<em>&nbsp;critères de performance&nbsp;: déficit de moins 3&nbsp;%, dette de moins de 70&nbsp;%, faible inflation, etc.&nbsp;</em>(…)<em>. Pour le moment, il n’y a que quatre ou cinq pays, dont la Côte d’Ivoire, qui remplissent ces critères&nbsp;»</em>, a-t-il poursuivi, soulignant que le processus devait être&nbsp;<em>«&nbsp;graduel&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Cinq, huit, dix pays&nbsp;</em>[respectant les critères]<em>&nbsp;peuvent se mettre ensemble&nbsp;»</em>, a-t-il dit, ajoutant que d’autres pouvaient ensuite les rejoindre à l’image de la zone euro commencée à onze et qui comprend dix-neuf pays aujourd’hui.</p>



<h4>«&nbsp;Pas de précipitation&nbsp;»</h4>



<p><em>« Nous voulons faire les choses par étapes. Nous ne voulons pas de précipitation, mais nous ne voulons pas non plus que les pays qui ne respectent pas les critères de convergence bousculent le processus »</em>, a-t-il conclu dans une claire allusion au Nigeria. Les six pays de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMOA) avaient dénoncé <em>« la déclaration visant à renommer unilatéralement le franc CFA en éco d’ici à 2020 »</em>, le 16 janvier à Abuja.</p>



<p>Huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest, qui utilisent le franc CFA, avaient annoncé fin décembre leur décision de remplacer leur monnaie commune par l’éco et de rompre ainsi les liens très controversés avec la France, ancienne puissance coloniale, qui accueillait notamment la moitié de leurs réserves de changes en échange de la convertibilité du franc CFA avec l’euro.L’annonce surprise avait été faite par le président ivoirien Alassane Ouattara lors d’une visite à Noël de son homologue français Emmanuel Macron, au lendemain d’un sommet de la Cédéao qui avait encouragé les efforts visant à mettre en place une monnaie unique ouest-africaine d’ici à juillet.<br></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Eco et franc CFA : quatre mariages et un enterrement</title>
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				<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 12:20:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-1-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-13338" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-1.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-1-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-1-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>« Quand quelqu’un fait semblant de mourir, il faut faire semblant de l’enterrer », estime l’économiste Kako Nubukpo, qui envisage quatre scénarios consécutifs au remplacement du franc CFA par l’eco.</strong></p>



<p>La libération de la parole monétaire en Afrique Zone Franc, consécutive à l’annonce le 21 décembre 2019 à Abidjan (Côte d’Ivoire) de la fin prochaine du franc CFA et son remplacement par l’eco, donne lieu à tous les excès possibles et imaginables, surtout de la part des «&nbsp;combattants de la 25e heure&nbsp;», qui découvrent aujourd’hui que le franc CFA n’est pas une monnaie compatible avec l’émergence de l’Afrique francophone.</p>



<p>Mais s’il est important de continuer à mettre la pression sur le franc CFA, il est également indispensable de proposer les contours envisageables de la transition vers la monnaie de remplacement, l’eco,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/797131/economie/eco-future-monnaie-unique-de-la-cedeao-les-chefs-detat-maintiennent-lobjectif-de-2020/">dont la (re)naissance fut annoncée le 29 juin 2019 à Abuja (Nigeria)</a>&nbsp;par le Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). À cet égard, quatre options – parmi d’autres – paraissent tenir la route pour marier les 15 États membres conviés au banquet de l’eco&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/884260/economie/tribune-eco-et-franc-cfa-quatre-mariages-et-un-enterrement/#%20amatonubukpo">[1]</a>&nbsp;:</p>



<ul><li><strong>L’eco, simple avatar du franc CFA</strong></li></ul>



<p>Ce schéma,&nbsp;qui semble avoir inspiré les déclarations d’Abidjan du 21 décembre 2019, est fondé sur le respect des critères nominaux de convergence et une attraction forte pour un régime de change fixe avec l’euro. Il parie sur l’élargissement progressif de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) aux économies de la Cedeao ayant le même profil d’exportatrices de matières premières agricoles que celles de ses membres.</p>



<p>Dans cette option, la centralisation des réserves de change est fondamentale, et c’est le principal acquis de l’histoire du franc CFA. Elle suppose une grande solidarité politique entre États membres et il ne faudra pas l’oublier en cas d’élargissement de la zone monétaire. De même, la question de la garantie extérieure, telle que la France l’exerce dans le contexte institutionnel du franc CFA, a une forte dimension politique : elle fonde la stabilité du système en théorie et en pratique.</p>



<p>Si l’on garde le principe de la centralisation des réserves, mais en recentrant leur gestion dans un autre cadre institutionnel, la souveraineté monétaire passe de la France à l’Uemoa puis à la Cedeao. Se pose également la question de la parité : elle a fait l’objet il y a quelques années d’importants travaux pour proposer un système de changes flexibles, ou mieux, ajustables, car fondé sur un index calculé à partir d’un panier de monnaies. L’annonce faite à Abidjan du maintien d’un change fixe avec l’euro à titre transitoire est le véritable point d’achoppement entre les tenants d’une monnaie flexible (Cedeao) et ceux d’un eco-CFA (Côte d’Ivoire et Sénégal).</p>



<ul><li><strong>Un eco fondé sur la convergence réelle,</strong>&nbsp;<strong>celle du PIB/tête</strong></li></ul>



<p>Dans ce cas de figure, les économies de la Cedeao auraient l’obligation de converger vers le trio de tête que constituent le Cap-Vert, le Nigeria et le Ghana. L’eco aurait un régime de change flexible encadré par un ciblage de l’inflation. La dynamique de convergence serait alors toute autre et les États de l’Uemoa perdraient leur statut de bons élèves de la convergence, et donc de tracteurs du processus de mise en œuvre de l’eco.</p>



<p>Mais le Nigeria, véritable poids lourd de la Cedeao (70 % du PIB et 52 % de la population) est-il prêt à assumer un rôle de locomotive de la zone eco&nbsp;? Pourquoi accepterait-il d’être le prêteur en dernier ressort de la Cedeao, rôle qu’il n’a pas voulu jouer lors de la mise en place de la seconde zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO) en 2002, et surtout d’abandonner&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/335228/economie/nigeria-naira-a-nouveau-flottant-chute-lourdement-face-dollar/">sa monnaie, le naira</a>, dans un contexte actuel marqué par l’utilisation de la planche à billets pour résoudre les tensions internes à la fédération nigériane&nbsp;?</p>



<ul><li><strong>L’eco-naira</strong></li></ul>



<p>On reviendrait ici à la philosophie initiale de la ZMAO. En effet, le 20 avril 2000 à Accra (Ghana), six pays ouest-africains (Gambie, Ghana, Guinée, Liberia, Nigeria, Sierra Leone) ont annoncé leur intention de créer une seconde zone monétaire en Afrique de l’Ouest avec comme monnaie l’eco, à côté du franc CFA de l’Uemoa. Le projet prévoyait une fusion ultérieure de ces deux zones, afin de faire coïncider les frontières de l’Union monétaire avec celles de la Cedeao. En avril 2002, la Zone monétaire ouest-africaine (ZMOA) fut instaurée, et chaque pays s’engagea à maintenir son taux de change à l’intérieur d’une bande de fluctuations de 15 % par rapport au dollar.</p>



<p>Depuis lors, l’inertie fut palpable, s’agissant de la mise en place de la monnaie unique, avant le Sommet de la Cedeao du 29 juin 2019 à Abuja annonçant la création en 2020 de l’eco et le communiqué du Conseil des ministres de la ZMAO du 16 janvier dernier, accusant les États de l’UEMOA de violer l’esprit de la monnaie eco suite à la déclaration d’Abidjan. Tout ceci pourrait déboucher sur la création d’un « eco-naira&nbsp;», sous la houlette d’un Nigeria&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/882839/economie/transition-franc-cfa-eco-derriere-la-contestation-des-anglophones-une-querelle-ivoiro-nigeriane/">piqué au vif par l’initiative francophone d’un « eco-CFA&nbsp;» en passe de se réaliser.</a></p>



<ul><li><strong>&nbsp;L’eco, monnaie commune et non unique</strong></li></ul>



<p>Il s’agirait d’un accord plus «&nbsp;léger&nbsp;» que celui d’une monnaie unique. Cette idée, premier pas d’un processus d’intégration entre pays, a été proposée dès 1960, par l’économiste sénégalais Daniel Cabou, qui deviendra plus tard le premier secrétaire général de la BCEAO. La proposition, reprise neuf ans plus tard par l’économiste égyptien Samir Amin dans un rapport au président nigérien Amany Diori, fut finalement délaissée.</p>



<p>Elle pourrait resurgir aujourd’hui, si les pays qui ne sont pas encore en mesure d’adhérer à la monnaie unique se lient à celle-ci par des accords de taux de change. Les mécanismes de résorption symétrique des déséquilibres de balance commerciale pourraient aider à une remise en circulation des surplus à l’intérieur de la zone Cedeao, en incitant à des processus de spécialisation entre économies qui sont la base d’une augmentation du commerce intra-zone. Laquelle est à son tour l’un des objectifs économiques et politiques majeurs du processus d’intégration.</p>



<p>Au final, plusieurs options sont sur la table des décideurs ouest-africains. Le processus de création de l’eco apparaît comme un véritable test de crédibilité de la vision et de la gouvernance ouest-africaines. Pour la France, ce processus serait plutôt un test de sincérité de sa volonté d’enterrer effectivement le franc CFA.<br></p>



<p>Un proverbe togolais dit: «&nbsp;quand quelqu’un fait semblant de mourir, il faut faire semblant de l’enterrer&nbsp;». Organisons les funérailles du franc CFA et, au moment de son enterrement, c’est-à-dire lors de la création effective l’eco, on actera le décès de l’ex franc des colonies françaises d’Afrique. Si tel n’est pas le cas, il bougera et la lutte reprendra&nbsp;!</p>



<p>[1] Massimo Amato – Kako Nubukpo,&nbsp;<em>Una nuova moneta per gli Stati dell’Africa dell’Ovest. Le condizioni teoriche e politiche della sua fattibilità</em>, à paraître en mars 2020 dans&nbsp;<a href="https://ojs.uniroma1.it/index.php/monetaecredito/index"><em>Moneta e Credito</em></a>, numéro spécial (<em>Modelli di sviluppo e aree monetarie: percorsi alternativi e vincoli strutturali</em>).</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Franc CFA-eco : les critères de convergence ne sont pas une fin en soi</title>
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				<pubDate>Tue, 07 Jan 2020 19:08:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[critères de convergences]]></category>
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				<description><![CDATA[L’adoption de l’eco sur le seul respect des critères de convergence risque de repousser dans le temps sa mise en place. Le compromis en matière de politiques macroéconomiques et budgétaires, et le risque de perte de mainmise des gouvernements de la zone Cedeao sur celles-ci, appellent un travail politique de longue haleine. L’eco, future monnaie...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Franc-CFA_DR.jpg" alt="" class="wp-image-12973" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Franc-CFA_DR.jpg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Franc-CFA_DR-300x171.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p><strong>L’adoption de l’eco sur le seul respect des critères de convergence risque de repousser dans le temps sa mise en place. Le compromis en matière de politiques macroéconomiques et budgétaires, et le risque de perte de mainmise des gouvernements de la zone Cedeao sur celles-ci, appellent un travail politique de longue haleine.</strong></p>



<p>L’eco, future monnaie unique des pays de la Cedeao, verra donc le jour dès 2020, si l’on en croit&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/797131/economie/eco-future-monnaie-unique-de-la-cedeao-les-chefs-detat-maintiennent-lobjectif-de-2020/">les déclarations récentes des chefs d’États de l’Uemoa</a>, et vu la volonté affichée des autorités ghanéennes de les rejoindre au plus vite. De toute évidence, sa mise en place se fera selon des modalités différentes de celles envisagées dans le projet initial.</p>



<p>Sa viabilité sur la durée dépendra de plusieurs facteurs, qui ne sont pas nécessairement ceux auxquels on fait habituellement référence.</p>



<p>Jusqu’à présent, une idée largement diffusée est que&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/790313/economie/monnaie-unique-de-la-cedeao-vers-une-banque-centrale-de-type-federal-et-un-regime-de-change-flexible/">la convergence macro-budgétaire est un préalable à la viabilité de la future zone monétaire</a>. Or, cette hypothèse est critiquable. Elle n’a aucun fondement économique, pour trois raisons au moins.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DANS LA ZONE EURO, LE MAINTIEN DE LA MONNAIE UNIQUE A ÉTÉ UNE DÉCISION POLITIQUE</p></blockquote>



<p>La première est que la création d’une zone monétaire est d’abord la conséquence d’un compromis politique et de décisions collégiales engageant des gouvernements à veiller mutuellement à ce que leurs politiques macro-budgétaires ne divergent pas trop. La zone euro est un exemple.</p>



<p>Sur la durée, une fois l’euro adopté, les critères de convergence n’ont pas toujours été respectés, y compris par les grands pays de la zone tels que la France ou l’Allemagne. Ils ont même été assouplis lors de révisions du Pacte de Stabilité. Et, lors de la violente crise des dettes publiques de 2010, le maintien de la monnaie unique a été une décision politique, alors même qu’elle ne semblait plus viable au regard des fortes divergences macroéconomiques et structurelles des pays.</p>



<h4>Repousser indéfiniment la mise en place de l’eco</h4>



<p>La seconde raison est que le choix politique d’adopter une monnaie unique, y compris dans le cas où les pays ne respectent pas tous les critères macro-budgétaires, peut être le déclencheur de forces endogènes réduisant progressivement l’hétérogénéité macroéconomique et structurelle entre pays. L’élimination du risque de change peut aider à stimuler le commerce régional.</p>



<p>L’atténuation de la volatilité des taux de change peut favoriser l’émergence d’une grande zone financière (par la fusion des marchés boursiers et une accentuation des flux transfrontaliers bancaires) et attirer davantage d’investissements dans la zone Cedeao. Cette manne financière apparaît indispensable dans un contexte où les gouvernements cherchent à changer de modèle de croissance en se désengageant des stratégies fondées sur l’endettement auprès des organisations financières internationales.</p>



<p>La troisième raison est que l’adoption de la monnaie unique, ex-ante, lie les mains des gouvernements pour faire converger leurs politiques budgétaires. Les pays de la zone Uemoa ont une longue expérience de l’exercice de surveillance multilatérale. Et les pays de la ZMAO se sont également doté d’un tel cadre. Mais, la convergence budgétaire peut être contrecarrée par des divergences structurelles persistantes qui existent, indépendamment de la gouvernance des budgétaires des États. Fonder l’adoption future de l’eco sur le seul respect des critères de convergence peut donc demander beaucoup de temps, voire conduire à repousser <em>ad infinitum</em> la mise en place de la monnaie unique.</p>



<p>La question importante est donc la suivante. Quels mécanismes mettre en place pour s’assurer de la viabilité de la future monnaie unique, dans un contexte où les économies présenteront, nécessairement, des divergences macro-structurelles ?</p>



<p>Maintenir le cadre actuel de la surveillance multilatérale avec des cibles macro-budgétaires est nécessaire. Mais non suffisant. Les deux autres questions à aborder concernent, à la fois le choix d’un régime de change et l’adoption d’un régime monétaire adapté à la diversité d’économies vulnérables à des chocs de natures différentes.</p>



<p>Sur le premier point, un régime de change flottant peut convenir pour absorber les chocs internationaux et domestiques. Il aurait l’avantage de protéger les économies contre des attaques spéculatives de la part de marchés souhaitant « tester » la résistance de la nouvelle monnaie créée.</p>



<p>Les pays de la Cedeao ont de la latitude pour s’entendre sur le type de flottement susceptible de leur convenir : flottement pur ou bien dirigé (autorisant des interventions sur le marché des changes). S’ils ne souhaitent pas ancrer leur monnaie à une seule monnaie internationale, une alternative existe : ancrage sur un panier de monnaies, éventuellement ajustable pour garder de la souplesse.</p>



<p>Mais une crédibilité vis-à-vis des marchés internationaux ne sera pas possible sans la mise en place d’un cadre macro-budgétaire permettant d’atteindre des cibles réalistes et adaptées à la situation d’économies en développement (plutôt que des cibles théoriques difficiles à respecter).</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES PAYS DE LA CEDEAO SONT VULNÉRABLES À DES CHOCS DE NATURES DIFFÉRENTES</p></blockquote>



<p>Sur le second point, les pays devront d’abord s’accorder sur ce qui importe le plus pour la zone Cedeao : au-delà de la stabilité des prix, devront-ils cibler la croissance potentielle (de moyen/long terme) ? Prêter une attention à la valeur des dettes libellées en monnaies étrangères ? Privilégier la profitabilité de leurs entreprises ? Choisir de cibler le taux de change, ou plutôt un agrégat monétaire ou de crédit afin de financer le développement ?</p>



<p>Ces questions montrent que de tels choix reposeront largement sur des compromis politiques, car les pays de la Cedeao sont vulnérables à des chocs de natures différentes compte tenu de la structure des économies, des différences de situations géographiques (pays enclavés ou non), des degrés d’intégration financière et commerciale différents.</p>



<p>S’il existe aujourd’hui une incertitude sur la faisabilité de la future monnaie eco, elle est surtout de nature politique. Sa réussite dépendra de la capacité des gouvernements à construire, ensemble, des compromis sur toutes ces questions. Les points de vue du Ghana et du Nigeria apparaissent essentiels dans les discussions, compte tenu de leur poids économique régional. Leurs expériences de la politique monétaire seront tout aussi utiles que celles des pays de la zone Uemoa.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrqiue/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Franc CFA : le Nigeria affiche sa prudence</title>
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				<pubDate>Thu, 02 Jan 2020 13:53:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-12870" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h4>Alors que le géant d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest est confronté à d&rsquo;immenses défis, l&rsquo;annonce de l&rsquo;abandon du CFA par ses voisins de l&rsquo;Uémoa est observée avec une attention accrue.</h4>



<p>Après le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/ghana">Ghana</a>, c&rsquo;est au tour du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/nigeria">Nigeria</a>&nbsp;et de son gouvernement de réagir à la suite de l&rsquo;annonce de l&rsquo;abandon du franc CFA par les huit pays de la zone Uémoa. En effet, le 21&nbsp;décembre dernier, les présidents français&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/emmanuel-macron">Emmanuel Macron</a>&nbsp;et ivoirien&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/alassane-ouattara-dramane">Alassane Ouattara</a>&nbsp;ont annoncé une réforme du franc CFA, qui devrait être remplacé d&rsquo;ici à&nbsp;2020&nbsp;par l&rsquo;éco.&nbsp;Pour l&rsquo;instant, le projet concerne huit pays francophones d&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;de l&rsquo;Ouest. Le but, à terme, est d&rsquo;étendre&nbsp;cette monnaie aux 15&nbsp;membres de la Communauté des États d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cédéao). Mais le Nigeria, qui représente&nbsp;60&nbsp;à 75&nbsp;% du PIB de la Cédéao, voit cette annonce avec beaucoup de prudence. «&nbsp;Le gouvernement se penchera sur le changement opéré par l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), au sujet de l&rsquo;éco, qui devra constituer la monnaie unique de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest [Cédéao]&nbsp;», a notamment déclaré, à Abuja, le conseiller spécial pour les médias et la communication du ministre des Finances, du Budget et de la Planification nationale, Yunusa Abdullahi. Une manière de dire que l&rsquo;annonce faite le 21&nbsp;décembre dernier semble quelque peu précipitée, alors que le géant insiste pour sa part sur les critères de convergence qui devront être établis et respectés de tous les pays de la Cédéao adhérents à l&rsquo;éco.&nbsp;À&nbsp;savoir un déficit budgétaire qui n&rsquo;excède pas les 3&nbsp;%, une inflation de moins de 10&nbsp;% et une dette inférieure à 70&nbsp;% du PIB. Or à ce stade, seul le Togo répond à ces exigences.&nbsp;Pourtant, l&rsquo;idée de la monnaie unique pour la région de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest a été évoquée pour la première fois il y a près de 30&nbsp;ans dans l&rsquo;espoir de stimuler le commerce transfrontalier et le développement économique.</p>



<p>D&rsquo;après plusieurs articles citant des&nbsp;médias locaux, le Nigeria exigerait cinq «&nbsp;conditions non négociables&nbsp;» avant son adhésion à la monnaie unique. Certains évoquent particulièrement les dépôts au Trésor français d&rsquo;une partie des réserves de change de la future monnaie commune. Concernant ce point, il est déjà question de la fin de cette garantie dans la réforme proposée le 21&nbsp;décembre dernier.&nbsp;Toujours&nbsp;selon la presse nigériane, Abuja exigerait aussi la gestion de l&rsquo;éco par la Cédéao elle-même, sans oublier son impression en Afrique et non en France.</p>



<h4>Question de leadership</h4>



<p>Pour Jihin Ibrahim, un politicien et activiste nigérian qui s&rsquo;exprimait sur Twitter, «&nbsp;les huit pays du CFA ne peuvent mener l&rsquo;intégration monétaire alors qu&rsquo;ils ne représentent que 21&nbsp;% du PIB de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et 32&nbsp;% de la population. Le Nigeria représente à lui seul environ 66&nbsp;% du PIB de la Cédéao et 55&nbsp;% de sa population. Le Nigeria seul peut jouer un rôle de chef de file dans la création de l&rsquo;éco&nbsp;». Le débat est très vif au Nigeria. En effet, s&rsquo;il est vrai que le pays, tout comme le Ghana, attendait une réforme d&rsquo;envergure du franc CFA, il&nbsp;reste&nbsp;méfiant&nbsp;quant à la parité fixe qui subsistera entre l&rsquo;éco et l&rsquo;euro. Plusieurs experts et économistes ont lancé un appel officiel au gouvernement afin qu&rsquo;il ne se précipite pas pour adopter l&rsquo;éco. Interrogés par le quotidien nigérian&nbsp;<em><a href="https://punchng.com/dont-rush-to-adopt-ecowas-currency-experts-tell-fg/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Punch</a></em>, ils ont déclaré qu&rsquo;une telle décision ne serait pas bénéfique pour le Nigeria à l&rsquo;heure où de nombreux pays de la Cédéao «&nbsp;n&rsquo;avaient pas encore satisfait aux critères de convergence fixés pour l&rsquo;union monétaire&nbsp;». L&rsquo;économiste nigérian&nbsp;Sheriffdeen Tella&nbsp;a déclaré au micro de&nbsp;<em>The Punch</em>&nbsp;que «&nbsp;les pays francophones ont toujours été sous union monétaire et il est donc assez facile pour eux de remplir certains de ces critères&nbsp;». «&nbsp;Le gouvernement fédéral ne devrait pas l&rsquo;étudier seul, il devrait le faire avec d&rsquo;autres pays anglophones ensemble.&nbsp;Le&nbsp;pays&nbsp;devrait se réunir avec des petits pays comme le Liberia, la Sierra Leone, la Gambie et tenir une réunion et déterminer le bon moment pour&nbsp;rejoindre l&rsquo;éco.&nbsp;» Il a aussi déclaré que si le Nigeria avait un marché énorme et représentait la plus grande économie de la région, le gouvernement fédéral devrait proposer un programme d&rsquo;industrialisation de cinq à dix ans pour lui permettre de profiter des avantages de l&rsquo;union monétaire. Pour d&rsquo;autres, l&rsquo;arrimage à l&rsquo;euro est problématique. Ils proposent que le naira soit la monnaie de référence de la future zone d&rsquo;intégration de l&rsquo;éco.</p>



<h4><strong>L&rsquo;Uémoa bien en avance</strong></h4>



<p>Le directeur général de la chambre de commerce et d&rsquo;industrie de Lagos, le Dr Muda Yusuf, a pour sa part déclaré que l&rsquo;adoption de l&rsquo;éco par les pays francophones d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest était un signal d&rsquo;alarme pour le Nigeria et les pays anglophones. «&nbsp;Dix-neuf ans après, la sous-région est toujours aux prises avec les phases préliminaires de l&rsquo;intégration économique, qui sont la zone de libre-échange et l&rsquo;union douanière&nbsp;», a-t-il déclaré. Pour l&rsquo;analyste nigérian&nbsp;Samuel Ibeh, «&nbsp;plus nous fermons les frontières, plus nous nous fermons au leadership économique de la région&nbsp;», évoquant&nbsp;la fermeture de la frontière terrestre nigériane avec ses voisins depuis août, prise pour lutter contre la contrebande.</p>



<p>Outre ces questions, le pays s&rsquo;interroge&nbsp;d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il devra abandonner le naira, et donc&nbsp;une grande partie de son autonomie monétaire, au profit de la nouvelle banque centrale régionale. La Banque centrale du Nigeria devra cesser&nbsp;d&rsquo;imprimer sa propre monnaie ou de fixer des taux d&rsquo;intérêt, deux outils importants de politique monétaire.&nbsp;<a href="https://www.stearsng.com/article/naira-out-eco-in-part-2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Finalement, analyse Tokunbo Afikuyomi Jr., éditorialiste pour le journal économique&nbsp;<em>Stears Business,</em></a>«&nbsp;compte tenu de l&rsquo;état du naira, l&rsquo;échanger contre l&rsquo;éco pourrait bien être une bonne affaire&nbsp;», écrit-il dans un long article consacré à la question de l&rsquo;éco.&nbsp;Actuellement, poursuit-il, «&nbsp;le naira peut être échangé à près de&nbsp;six&nbsp;taux différents.&nbsp;Pendant ce temps, il reste de la confusion quant à savoir si la monnaie est fixe, flottante ou autre.&nbsp;La nouvelle union monétaire peut assurer la coordination et faire évoluer l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest vers un système de taux de change sain, facilement convertible à l&rsquo;échelle internationale.&nbsp;»</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Le Ghana prêt à se rallier à l’eco après la réforme du franc CFA</title>
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				<pubDate>Mon, 30 Dec 2019 10:56:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Deuxième PIB d’Afrique de l’Ouest, mais non membre de l’UEMOA, le Ghana a indiqué dimanche 29 décembre être déterminé à rejoindre les huit pays de la zone franc CFA dans l’utilisation de l’eco. Mais sans vouloir de parité fixe avec l’euro. « Nous, au Ghana, sommes déterminés à faire tout ce que nous pourrons pour rejoindre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/ghana-nana-akufo-addo-se-dit-determine-a-rejoindre-aussi-rapidement-que-possible-la-zone-eco.jpg" alt="" class="wp-image-12732" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/ghana-nana-akufo-addo-se-dit-determine-a-rejoindre-aussi-rapidement-que-possible-la-zone-eco.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/ghana-nana-akufo-addo-se-dit-determine-a-rejoindre-aussi-rapidement-que-possible-la-zone-eco-300x187.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<p>D<strong>euxième PIB d’Afrique de l’Ouest, mais non membre de l’UEMOA, le Ghana a indiqué dimanche 29 décembre être déterminé à rejoindre les huit pays de la zone franc CFA dans l’utilisation de l’eco. Mais sans vouloir de parité fixe avec l’euro.</strong></p>



<p>« Nous, au Ghana, sommes déterminés à faire tout ce que nous pourrons pour rejoindre les membres de l’Uemoa [Union économique ouest-africaine, NDLR], rapidement, dans l’utilisation de l’eco, qui, nous le croyons, nous aidera à lever les barrières commerciales et monétaires », a déclaré le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, dans un communiqué publié dimanche 29 décembre<a href="https://www.jeuneafrique.com/873084/economie/eco-la-cedeao-invite-ses-membres-a-poursuivre-leurs-efforts-pour-respecter-les-criteres-de-convergence/">. </a></p>



<h4>Pour un régime de change flexible</h4>



<p>Si cette volonté se concrétisait, le Ghana, qui possède sa propre devise, le cedi, serait la première économie de la zone eco, devant la Côte d’Ivoire.</p>



<p>Dans son communiqué, le président du Ghana appelle cependant à l’abandon de la parité fixe à l’euro pour « l’adoption d’un régime de change flexible ».</p>



<h4>Huit pays dans la future zone monétaire</h4>



<p>L’Uemoa et la France ont signé le 21 décembre un accord pour&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/873389/economie/glissement-du-franc-cfa-vers-leco-mode-demploi/">une réforme en profondeur du franc CFA qui deviendra «&nbsp;l’eco&nbsp;»</a>&nbsp;en 2020 mais restera arrimé à l’euro.</p>



<p>La zone regroupe pour l’heure le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, mais son ambition est d’intégrer davantage d’économies africaines pour peser dans les échanges économiques.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Franc CFA : Kémi Seba interpellé au Burkina Faso pour « injure » à l’encontre du président Kaboré</title>
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				<pubDate>Tue, 24 Dec 2019 10:40:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’activiste franco-béninois a été arrêté samedi à Ouagadougou, après avoir participé à une conférence sur le franc CFA. Il aurait tenu des « propos outrageants » à l’encontre du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré. «&#160;Kémi Séba&#160;a été interpellé à son hôtel dans l’après-midi du samedi par des éléments de la gendarmerie nationale&#160;»&#160;après une&#160;conférence publique sur le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Kemi-Seba-Benin-Espoir-850x491.jpg" alt="" class="wp-image-12575" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Kemi-Seba-Benin-Espoir-850x491.jpg 850w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Kemi-Seba-Benin-Espoir-850x491-300x173.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Kemi-Seba-Benin-Espoir-850x491-768x444.jpg 768w" sizes="(max-width: 850px) 100vw, 850px" /><figcaption>kemi seba</figcaption></figure>



<p><strong>L’activiste franco-béninois a été arrêté samedi à Ouagadougou, après avoir participé à une conférence sur le franc CFA. Il aurait tenu des « propos outrageants » à l’encontre du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.</strong></p>



<p>«&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/365422/societe/senegal-kemi-seba-precheur-panafricaniste/">Kémi Séba</a>&nbsp;a été interpellé à son hôtel dans l’après-midi du samedi par des éléments de la gendarmerie nationale&nbsp;»&nbsp;après une&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/790232/economie/infographie-franc-cfa-les-personnalites-qui-animent-le-debat/">conférence publique sur le franc CFA</a>&nbsp;à l’université de Ouagadougou, a indiqué Hervé Ouattara, le responsable du «&nbsp;Front anti-CFA&nbsp;» qui organisait le débat.</p>



<p>«&nbsp;Au début, il a été amené à la compagnie de gendarmerie pour des raisons de sécurité parce que, semblerait-il, il y avait des jeunes du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, parti au pouvoir) qui voulaient porter atteinte à son intégrité physique&nbsp;», a expliqué l’avocat de Kemi Séba, Me&nbsp;Prosper Farama.</p>



<p>Plus tard, sur de nouvelles instructions du procureur, une procédure a été engagée contre lui pour « injure à l’encontre du chef de l’État », a-t-il indiqué. « On lui reproche d’avoir tenu des propos outrageants contre le président du Faso et une tentative de démoralisation des éléments engagés dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré Hervé Ouattara.</p>



<p>«&nbsp;Il aurait dit que le chef de l’État était une passoire politique, que si M.&nbsp;Kaboré ne prenait pas ses responsabilités, il serait châtié par la jeunesse&nbsp;», a expliqué Me&nbsp;Farama.&nbsp;«&nbsp;On lui reprocherait aussi d’avoir tenu des propos qui pourraient démoraliser ceux qui se battent au Burkina&nbsp;»&nbsp;contre le terrorisme, a poursuivi l’avocat.</p>



<h4>Réforme majeure</h4>



<p>Kémi Séba « a été entendu » dimanche et « l’agent enquêteur nous a signifié qu’il va transmettre le plus tôt possible les procès-verbaux au procureur », a ajouté Me Farama, affirmant ne pas pouvoir préciser « ce qu’il risque ».</p>



<p>«&nbsp;Une notification de poursuite lui sera faite par le parquet&nbsp;», a déclaré une source sécuritaire, précisant que&nbsp;« M.&nbsp;Séba est toujours en garde à vue&nbsp;».</p>



<p>Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Capochichi, <a href="https://www.jeuneafrique.com/476289/societe/kemi-seba-fierte-beninoise-ou-caricature/">qui se présente comme un « polémiste et conférencier panafricain </a>», a ces dernières années organisé ou participé en Afrique à plusieurs manifestations hostiles au franc CFA. Il a plusieurs fois été interpellé ou <a href="https://www.jeuneafrique.com/754684/societe/lactiviste-kemi-seba-expulse-de-cote-divoire/">expulsé de la Côte d’Ivoire</a>, <a href="https://www.jeuneafrique.com/469571/politique/franc-cfa-kemi-seba-relaxe-par-la-justice-senegalaise/">du Sénégal</a> ou de Guinée.</p>



<p>Samedi, une réforme majeure du franc CFA a été annoncée par les présidents ivoirien Alassane Ouattara et français Emmanuel Macron à Abidjan.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>La réforme du franc CFA est une « étape essentielle », selon le FMI</title>
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				<pubDate>Mon, 23 Dec 2019 14:14:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’institution de Bretton Woods salue l’annonce la modernisation des accords monétaires qui lient la France et l’Union économique ouest-africaine. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a salué, dimanche 22 décembre, la réforme d’envergure du franc CFA décidée par huit pays d’Afrique de l’Ouest ainsi que par la France. Pour Kristalina Georgieva, ces changements « constituent une...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/fmi-3.jpg" alt="" class="wp-image-12603" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/fmi-3.jpg 1000w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/fmi-3-300x184.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/fmi-3-768x471.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<p><strong>L’institution de Bretton Woods salue l’annonce la modernisation des accords monétaires qui lient la France et l’Union économique ouest-africaine.</strong></p>



<p>La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a salué, dimanche 22 décembre, la réforme d’envergure du franc CFA décidée par huit pays d’Afrique de l’Ouest ainsi que par la France. Pour Kristalina Georgieva, ces changements <em>« constituent une étape essentielle dans la modernisation d’accords de longue date entre l’Union économique et monétaire ouest-africaine et la France »</em>.</p>



<p>En déplacement à Abidjan, le président français Emmanuel Macron a annoncé, samedi, la fin prochaine du franc CFA, créé en&nbsp;1945 et perçu comme l’un des derniers vestiges de la&nbsp;<em>«&nbsp;Françafrique&nbsp;»</em>&nbsp;après les indépendances des années 1960.</p>



<p>La réforme comprend le changement de nom de la monnaie, qui s’appellera désormais l’éco, la fin du dépôt de la moitié des réserves des pays africains concernés auprès du Trésor français ainsi que le retrait de la France des instances de gouvernance de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), où elle était présente.</p>



<h4>Parité avec l’euro conservée</h4>



<p><em>« Les mesures annoncées s’appuient sur le bon bilan de l’UEMOA en matière de conduite de la politique monétaire et de gestion des réserves extérieures »</em>, selon M<sup>me</sup> Georgieva, qui a souligné la faible inflation, la forte croissance économique, l’amélioration de la situation des finances publiques et l’augmentation du niveau des réserves de change des membres de l’UEMOA ces dernières années.</p>



<p>La parité fixe avec l’euro et le rôle de garant financier de Paris pour les huit pays de l’UEMOA seront en revanche conservés.</p>



<p><em>«&nbsp;Le FMI se tient prêt à coopérer avec les autorités régionales en fonction des besoins ainsi qu’à appuyer la mise en œuvre de cette importante initiative&nbsp;»</em>, a assuré la patronne de l’institution financière.<br></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>À Abidjan, Emmanuel Macron annonce la fin du franc CFA et condamne à nouveau le colonialisme</title>
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				<pubDate>Sat, 21 Dec 2019 18:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/2019-12-21t192322z_263304387_rc2vzd99l2vu_rtrmadp_3_ivorycoast-france-macron-ouatarra_0.jpg" alt="" class="wp-image-12527" width="611" height="348" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/2019-12-21t192322z_263304387_rc2vzd99l2vu_rtrmadp_3_ivorycoast-france-macron-ouatarra_0.jpg 407w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/2019-12-21t192322z_263304387_rc2vzd99l2vu_rtrmadp_3_ivorycoast-france-macron-ouatarra_0-300x171.jpg 300w" sizes="(max-width: 611px) 100vw, 611px" /></figure>



<p><strong>Le président français Emmanuel Macron, en visite en Côte d&rsquo;Ivoire et son homologue ivoirien Alassane Ouattara, ont&nbsp;annoncé la fin prochaine du franc CFA. La monnaie utilisée depuis l&rsquo;époque coloniale par 14 pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;ouest et centrale, est critiquée par la jeunesse africaine.</strong>&nbsp;</p>



<p>En défenseur d&rsquo;une relation « décomplexée » de la France avec l&rsquo;Afrique,<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/emmanuel-macron/" rel="noreferrer noopener">&nbsp;Emmanuel Macron</a>&nbsp;a annoncé samedi 21 décembre à Abidjan, la fin prochaine du franc CFA, l&rsquo;un des derniers vestiges de la « Françafrique ». Le président français aux côtés de son homologue ivoirien Alassane Ouattara, a appelé à « bâtir une nouvelle page » après le « colonialisme » qui fut « une faute de la République ». &nbsp;</p>



<p>« L&rsquo;Eco verra le jour en 2020, je m&rsquo;en félicite », a déclaré le président français en citant le nom de la monnaie commune qui doit remplacer le franc CFA dans huit pays francophones de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Il a acté cette « réforme historique majeure » avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara, qui a détaillé l&rsquo;accord conclu entre les huit pays qu&rsquo;il représentait (Bénin, Burkina Faso, Côte d&rsquo;Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), et la France.</p>



<p>Prendra ainsi fin la longue histoire du « franc des colonies françaises d&rsquo;Afrique », créé en 1945, qui est devenu le « franc de la Communauté financière africaine » après les indépendances des années 1960. Mais le franc CFA était « perçu comme l&rsquo;un des vestiges de la Françafrique », a reconnu Emmanuel Macron, en indiquant avoir « entendu » les critiques ayant enflé ces dernières années au sujet de cette monnaie.</p>



<p><strong>Le colonialisme, une erreur profonde de la France</strong></p>



<p>&nbsp;Alassane Ouattara, un ancien économiste, a indiqué que la réforme comprenait, outre le changement de nom, « l&rsquo;arrêt de la centralisation de 50% des réserves » des pays concernés au Trésor français et le retrait de la France des « instances de gouvernance dans lesquelles elle était présente ».&nbsp; « Le franc CFA a été un outil essentiel », mais « nous devons entreprendre des réformes encore plus ambitieuses afin de consolider notre dynamique de croissance, préserver le pouvoir d&rsquo;achat de nos populations », a dit le président ivoirien.</p>



<p>Emmanuel Macron a dit « assumer » la nouvelle situation que ces changements créaient pour la France en Afrique de l&rsquo;ouest, son ancien pré carré, avec laquelle Paris doit « bâtir une relation nouvelle, à la fois passionnée et décomplexée ». Il a ainsi repris les principaux axes du discours « fondateur » sur les relations franco-africaines qu&rsquo;il avait prononcé à Ouagadougou quelques mois après son élection en 2017.</p>



<p>L&rsquo;abandon du CFA et cette relation nouvelle pourraient, selon lui, changer l&rsquo;image de la France: « Trop souvent aujourd&rsquo;hui la France est perçue » comme ayant « un regard d&rsquo;hégémonie et des oripeaux d&rsquo;un colonialisme qui a été une erreur profonde, une faute de la République », a-t-il déclaré. En 2017, alors candidat à la présidence, M. Macron avait créé une polémique en parlant de « crime contre l&rsquo;humanité ».</p>



<p><strong>&nbsp;« Clarté&nbsp;au Sahel »&nbsp;</strong></p>



<p>&nbsp;Au risque des les froisser encore, le président français a une nouvelle fois réclamé de la clarté aux gouvernements sahéliens sur la présence militaire française dans la zone à l&rsquo;occasion du sommet qu&rsquo;il organise avec eux le 13 janvier à Pau (sud-ouest de la France).</p>



<p>&nbsp;« Si cette clarté politique n&rsquo;est pas établie, la France dans certains pays en tirera toutes les conséquences », a-t-il averti. Cette avertissement vise en particulier le Mali et le Burkina Faso. En parallèle, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a déclaré samedi sur TV5 que les pays unis dans la force militaire G5 Sahel souhaitaient « un partenariat respectable et respectueux ». &nbsp;</p>



<p>Le président français fera dimanche une étape à Niamey pour rendre hommage aux 71 soldats nigériens ayant récemment péri dans l&rsquo;attaque d&rsquo;un camp militaire, mais aussi pour préparer avec le président Mahamadou Issoufou le sommet de Pau. Avant cela, il se rendra à Bouaké, deuxième ville de Côte d&rsquo;Ivoire, pour lancer les travaux d&rsquo;un grand marché et rendre hommage aux 9 soldats français tués en 2004 lors d&rsquo;un raid aérien de l&rsquo;armée ivoirienne, un dossier qui garde de nombreuses zones d&rsquo;ombre.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>AFRIQUE : En attendant Pau, Macron, les antifrançais, nos dirigeants et nos panafricanistes</title>
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				<pubDate>Fri, 13 Dec 2019 18:19:02 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/TRIBUNE-FRANCE-FOTO-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-12289" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/TRIBUNE-FRANCE-FOTO-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/TRIBUNE-FRANCE-FOTO-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p><strong>Pendant 3 siècles, elle a entretenu et installé la traite négrière en Afrique. Un siècle durant, elle a été le soubassement d’une colonisation à divers égards sanglants. Depuis les indépendances et après une période de néocolonialisme, la France qui a enchaîné des plans Marshall au secours de l’Afrique, peine à se faire accepter par la majorité. D’un côté, une élite bourgeoise qui lui est favorable, de l’autre, des intellectuels de gauche, souvent nationaliste, parfois panafricanistes qui lui sont hostiles et entre les deux, une société civile qui, acalifourchonnée à une opinion ambiante, multiplie des attaques. Elles vont de la critique du </strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA"><strong>CFA</strong></a><strong> jusqu’à la chute de Gbagbo Laurent ou de Mouammar Kadhafi, parfois enchaînant, sous l’acclamation ourdie des réseaux sociaux, des contradictions et quelques contre vérités. Quelle est la part de responsabilité de la France ? Quels sont les intox sur le terrorisme, puisqu’il s’agit essentiellement de cela… ? Pourquoi la francophobie profite aux dirigeants irresponsables et aux panafricanistes aventuriers. Et comment la France peut-elle sauver la situation ?</strong></p>



<p>Depuis quelques mois, une vague de francophobie envahit la toile. Elle provient essentiellement des pays de l’Afrique francophone et plus encore, de pays où la France est d’une présence militaire fragrante. Si traditionnellement, par un facile raccourci et en cerise à une subtile haine latente, résidu excusable de la colonisation, les pays francophones sont peu favorables à la France et à sa politique, un véritable sentiment anti-français, pour utiliser l’expression en vogue, naît. Et même s’amplifie.&nbsp;<a href="https://information.tv5monde.com/afrique/au-mali-salif-keita-accuse-la-france-de-financer-les-djihadistes-332444">L’icône malienne Salif Kéïta, artiste musicien de renom international en a déclenché, en partie la manifestation publique</a>. Il a accusé, ouvertement, sur les réseaux sociaux, le président du Mali de se soumettre au «&nbsp;Petit&nbsp;» Macron et surtout la France d’entretenir le terrorisme. Si Ibrahim Boubacar Kéïta a préféré répondre à l’artiste par le silence, l’ambassadeur de France à Bamako a pris, ce qui est normal, la défense de son pays. Depuis,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/12/03/l-opposante-nathalie-yamb-expulsee-de-cote-d-ivoire_6021444_3212.html">l’expulsion manu militari de la Côte d’Ivoire de Nathalie Yamb</a>, vite présentée après un pompeux discours anticolonialiste à Sotchi (Russie) comme une égérie de l’anti-francité, les principaux réseaux sociaux se sont enflammés et des images de «&nbsp;Français&nbsp;» fournissant motos, armes ou autres aide ou encore, exploitant de l’or dans un supposé «&nbsp;Nord Mali&nbsp;» ont refait surface, avec en teint de fond, des invisibles de complotistes ardus et d’incorrigibles panafricains.</p>



<p><strong>La problématique terroriste</strong></p>



<p>Ouagadougou. 15 Janvier 2016. Des terroristes s’en prennent à taxi Brousse, à l’hôtel Splendid et à Capuccino, grands symboles de Kwamé N’krumah, la plus célèbre avenue du Burkina Faso. Les forces de l’ordre prennent plus d’une demi-heure pour être sur les lieux. En quelques minutes, elles perdent une dizaine d’hommes. Il a fallu l’intervention des forces françaises pour neutraliser des terroristes qui avaient eu le loisir de se balader de chambre en chambre au Splendid, achevant les derniers agonisants. 02 mars 2018. C’est l’Etat major même qui est attaqué, au cœur de Ouagadougou, à un pas de l’ambassade de France et de la Radio Télévision publiques. Une vingtaine de morts. L’armée là encore, n’a compté que sur les forces françaises pour se sortir d’affaire. Depuis, l’Etat major des forces armées du Faso a déménagé, comme pour donner victoire aux terroristes. Cinq ans plus tôt, les terroristes armés jusqu’aux dents ont mis en déroute les forces armées maliennes et au bout de quelques jours, sont aux portes de Bamako. N’eut été la décision salutaire de François Hollande d’envoyer des militaires et de déclencher l’opération Serval qui deviendra Barkhane, la capitale malienne serait engloutie et peut être que les terroristes seraient à Cotonou, Lomé, Accra ou Abidjan, installant califat ici et là, nous coupant le zizi à la moindre escapade extraconjugale, coupant bras aux voleurs de poules et cravachant le dos au plus petit buveur d’alcool. Sans la France, nos armées n’auraient rien pu. Nos dirigeants seraient les premiers à prendre un hélicoptère Puma si ce n’est un Jet privé vers Paris. On ne peut pas ne pas ici, saluer la promptitude de la France et sa généreuse diligence.</p>



<p>L’accusation la plus récurrente est celle concernant le terrorisme. Aucune investigation sérieuse de presse, aucune enquête solide n’a pu, jusque-là, démontrer l’implication de Paris dans l’armement des terroristes. A l’exception d’images et de vidéos jamais authentifiées que des mains anonymes tournent en boucle sur les réseaux sociaux. L’idée selon laquelle la France entretient le terrorisme pour accéder à nos richesses est tellement farfelue d’autant que complexés et malveillants, la plupart de nos dirigeants donnent à Paris tout ce qu’il veut. Pourquoi utiliser le terrorisme pour obtenir ce que Macron obtiendrait grâce au moindre coup de fil&nbsp;? La France a sans doute des intérêts dans nos pays mais sans son aide, où en serions-nous&nbsp;? Et finalement, qui n’a aucun intérêt chez l’autre&nbsp;?</p>



<p><strong>La guerre des vérités</strong></p>



<p>Quoi qu’on dise, la France a sa part dans ce qui peut être bien appelé le malheur des Africains. La colonisation et la traite négrière sont deux crimes horribles, l’un porté souvent par l’autre, les deux visant de pair, à avilir l’homme noir et à exploiter les richesses d’un continent qui n’a aucune raison d’être ce reflet résistant de la misère. L’amende honorable de Jacques Chirac à travers une reconnaissance des ces crimes contre l’humanité ne suffit pas, un dédommagement matériel est une hypothèse. Mais à quoi servirait-il quand nos peuples sont si intimement liés par l’histoire. Et le destin&nbsp;? Poussant Paris à assumer, aujourd’hui encore, son devoir de mémoire et sa dette vis-à-vis de l’Afrique. Ces forces françaises au secours de l’Afrique face au terrorisme, c’est sans doute une manière de protéger le monde, l’Europe compris, mais aussi d’être redevable de ce que nos ancêtres ont combattu pour l’hexagone aux deux grandes guerres. La colonisation est un crime, il est évident. Mais &nbsp;c’est aussi un cheminement de partenariat entre une Afrique longtemps isolée et la France. A force inégale, avec des crimes, le mépris, le sang, l’humiliation mais elle porte en elle quelques bienfaits, quoi que ne compensant pas le préjudice subi. La langue française qui nous évite une confrontation de nos multiples et innombrables dialectes dont un petit pays comme le Bénin ou le Togo en compte chacun une trentaine au moins. La culture de l’Etat, la nouvelle hiérarchisation de nos sociétés (quoique contestable), les droits de l’homme et une internationalisation de nos problématiques mais aussi une ouverture à la fois commerciale et stratégique sur le monde. Si incarnant des valeurs d’humanisme, Paris n’était pas là pour sauver ce qu’il peut des droits fondamentaux, imaginez ce que nos dictateurs feraient de nous. On peut accuser la France de se taire parfois sur certaines dérives à cause d’intérêts liés à des mal élus. Mais quand on ose crier, s’indigner, reconnaissons-le&nbsp;!</p>



<p><strong>Panafricanistes gueux et dirigeants lâches</strong></p>



<p>L’invitation de dirigeants africains à Pau, pour un «&nbsp;franc dialogue&nbsp;» le 16 décembre prochain agace l’opinion nationale africaine. Et cela se comprend. Mais comment voulez-vous qu’il en soit autrement&nbsp;? Quand, l’armée française perd des femmes et des hommes pour nous sécuriser alors que nos militaires gardent les châteaux barbelés des maitresses de nos présidents, font des travaux domestiques chez des officiers méprisants ou encore, jouent aux dominos, sous la moindre ombre d’arbre qui apparaît dans le coin du camp&nbsp;? Macron n’a que raison de les convoquer, d’autant que certains d’entre eux, Chérif Sy, pour ne pas le nommer, contribue aux rumeurs. Le ministre burkinabé de la défense qui ne semble avoir aucune solution face à l’insécurité insinue que la France n’a pas mis fin au terrorisme parce qu’elle ne veut pas. Et alors&nbsp;? Et l’armée burkinabé&nbsp;? Ne doit-elle pas avoir honte, comme toutes nos armées, de n’être utile que pour réprimer des civils non armés ou des manifestations populaires&nbsp;? Quelle honte&nbsp;?</p>



<p>Et au secours de ces dirigeants lâches et vils, des panafricanistes. Les voilà, ceux-là. Ils ont le plus souvent un passeport européen, vivent chez le «&nbsp;Blanc&nbsp;», dépendent du social parce qu’au lieu de travailler, ils s’érigent en web activistes. S’ils aiment tant l’Afrique, pourquoi n’y vivent-ils pas&nbsp;? Pourquoi ne vont-ils pas dans un pays voisin&nbsp;? Ils profitent de l’Occident qu’ils décrient. Ovationnant le plus souvent quelques égarés dictateurs. Si Poutine, devenu le chouchou des panafricanistes est aussi bon, pourquoi ne vont-ils pas vivre à Moscou, troquant leur passeport rouge-au-vin contre des sésames russes&nbsp;? C’est le grand ping-pong de l’hypocrisie.</p>



<p>En même temps on peut en vouloir à la France de tenir, aussi longtemps, notre monnaie, le CFA, instrument de souveraineté, en même temps, on peut lui dire «&nbsp;merci&nbsp;» de nous avoir protégé contre le terroriste. Chapeau gaulois, merci Macron. Et qu’enfin, nos dirigeants fassent autres choses que quémander de l’aide, entre deux coupes de champagnes.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Tunis, le 11 Décembre 2019</strong></p>
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