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	<title>FPI &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Gbagbo &#8211; Affi N&#8217;Guessan : la guerre pour le contrôle du FPI</title>
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				<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 15:08:46 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L’ancien président, Laurent Gbagbo rencontre ce lundi après-midi les instances du Front populaire ivoirien (FPI).  Samedi, c’est Pascal Affi N’Guessan, président légal de cette même formation politique, qui convoquera à son tour les représentants des différentes structures du parti. Le divorce semble donc définitivement consommé entre Laurent Gbagbo et son ancien premier ministre. Pour Gildas Karimou du COJEP, &#160;le Congrès...]]></description>
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<p><strong>L’ancien président, Laurent Gbagbo rencontre ce lundi après-midi </strong><a href="https://www.dw.com/fr/pascal-affi-nguessan-laurent-gbagbo-peut-%C3%AAtre-candidat-en-2020-sil-le-souhaite/a-47094282"><strong>les instances du Front populaire ivoirien (FPI)</strong></a><strong>.  Samedi, c’est Pascal Affi N’Guessan, président légal de cette même formation politique, qui convoquera à son tour les représentants des différentes structures du parti.</strong></p>



<p>Le divorce semble donc définitivement consommé entre Laurent Gbagbo et son ancien premier ministre. Pour Gildas Karimou du COJEP, &nbsp;le Congrès panafricain des jeunes et des patriotes, le vrai FPI est avec Laurent Gbagbo.</p>



<p><em>« Le FPI qui se reconnait autour de Pascal Affi N’Guessan, ce sont les amis de Pascal Affi N’Guessan et ses proches. Tous ceux qui se reconnaissent dans le FPI dit « GOR »&nbsp;, qui sont restés fidèles au président Laurent Gbagbo, seront présents à la convocation de&nbsp;Laurent Gbagbo. C’est le terrain qui détermine le leadership d’un parti politique »,&nbsp;</em>estime&nbsp;Gildas Karimou.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/gbagbo-affi-fpi-cote-d-ivoire/a-58804956#"><img src="https://static.dw.com/image/55190259_401.jpg" alt="Pascal Affi N'Guessan président légal du FPI face à la légitimité de Laurent Gbagbo"/></a><figcaption>Pascal Affi N&rsquo;Guessan président légal du FPI face à la légitimité de Laurent Gbagbo</figcaption></figure>



<h4>« Crise passagère »</h4>



<p>Pour Jean Yves Essis du PDCI, dont Henri Konan Bédié est le président, la crise qui secoue le Front populaire ivoirien&nbsp;est passagère. Il estime que les partisans de cette formation vont surmonter les points de divergence.</p>



<p><em>« Après son arrivée, le président Gbagbo s’est essentiellement concentré sur la réconciliation à l’extérieur de son parti et il a mis au second plan la réconciliation à l’intérieur de son parti. Je pense qu’après cette cacophonie passagère, les choses vont rentrer dans l’ordre.  Parce que les militants du FPI sont obligés de se réconcilier pour préparer les échéances électorales de 2025 », </em>dit ce cadre du PDCI<strong>.</strong></p>



<p>Pour sa part, Danielle Boni Claverie de l’Union républicaine pour la démocratie (URD) explique que les partis de l’opposition ont tenté sans succès de rapprocher les deux tendances du FPI. La tentative s&rsquo;est vite avérée inutile et infructueuse.</p>



<h4>Rupture presque consommée</h4>



<p><em>« Avec le retour du président Laurent Gbagbo, nous avons pensé que l’unité prévaudrait. Je ne peux faire qu’un constat&nbsp;amer. La rupture est en train de prendre un caractère définitif. Convoquer au même moment les membres statutaires des deux branches est loin d’être anodin. Mais nous voulons encore croire que des portes entrouvertes et que la réconciliation entre eux n’est pas enterrée’’<strong>,&nbsp;</strong></em>explique Danielle Boni Claverie.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/gbagbo-affi-fpi-cote-d-ivoire/a-58804956#"><img src="https://static.dw.com/image/18173007_401.jpg" alt="Simone Gbagbo et Laurent Gbagbo, le 4 février 2011 à Abidjan"/></a></figure>



<p>Simone Gbagbo et Laurent Gbagbo, le 4 février 2011 à Abidjan</p>



<p>De son côté, le journaliste et analyste André Silver Konan pense que les Gbagbo Ou Rien (GOR) protègent bien leur mentor. C’est pourquoi dit-il, ils ne le jettent pas directement dans l’arène.&nbsp;</p>



<p><em>« C’est pour justement éviter de mettre Laurent Gbagbo lui-même au front du combat qui est manifestement engagé contre Pascal Affi N’Guessan. Ce derneir est aujourd&rsquo;hui dans une posture de rupture totale et radicale. Il va effectivement au front en tant que président légal du Front Populaire Ivoirien. La bataille est engagée »,&nbsp;</em>soutient le journaliste.</p>



<p>La lutte pour le contrôle du FPI entre Laurent Gbagbo et Pascal Affi N’Guessan risque de faire voler en éclats les acquis du FPI.</p>



<p>Enfin, Simone Gbagbo, l’épouse de Laurent Gbagbo, est en embuscade, alors qu&rsquo;elle n’a pas encore clarifié sa position depuis le retour de son mari.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire: Laurent Gbagbo veut reprendre le contrôle du FPI, la branche «légale» voit rouge</title>
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				<pubDate>Wed, 04 Aug 2021 21:33:23 +0000</pubDate>
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<p><strong>La branche «légale» est dirigée par Pascal Affi N&rsquo;Guessan et celle dite GOR est restée fidèle à Laurent Gbagbo. Depuis le retour au pays de l&rsquo;ancien président, ce dernier tente de reprendre définitivement la main sur le parti. Il organise lundi prochain une rencontre avec les instances du parti, ce qui n&rsquo;est pas du tout du gout du FPI-Légal.</strong></p>



<p>«<em>&nbsp;Laurent Gabgo n&rsquo;est pas habilité à convoquer les cadres du parti</em>&nbsp;» tempêtent les cadres du FPI dit légal. Dans un communiqué signé d&rsquo;Issiaka Sangaré, secrétaire général et porte-parole du parti, le FPI «&nbsp;AFI&nbsp;» se dit «&nbsp;<em>indigné&nbsp;</em>» que Laurent Gbagbo se considère encore comme leur président en exercice.</p>



<p>Issiaka Sangaré parle de «<em>&nbsp;passage en force</em>&nbsp;» et dénonce «&nbsp;<em>le culte de la personnalité et l&rsquo;autocratie, chemin vers la dictature</em>&nbsp;». Il regrette aussi l&rsquo;absence de volonté de dialogue du clan Gbagbo, alors que Pascal Affi N&rsquo;Guessan, président de la branche légale du parti, a demandé,&nbsp;dit-il, de nombreuses audiences auprès de l&rsquo;ancien président ivoirien.</p>



<p>«&nbsp;<em>Prendre une telle décision, c&rsquo;est du mépris, de la provocation. On aurait pu échanger sur les questions profondes liées à la vie du parti, parler de son avenir et se donner les meilleures chances. pourquoi éviter le dialogue et aller dans cette voie&nbsp;? C&rsquo;est à notre sens improductif</em>&nbsp;», déplore Issiaka Sangaré.</p>



<p>Le FPI-AFI annonce également la tenue de sa propre réunion de cadre les 11, 12 et 14 août, réunion à laquelle les proches de Laurent Gbabgo ne seront pas conviés.</p>



<p>De son côté, un haut cadre du FPI dit GOR assure que la réunion du 9 août aura bien lieu, ajoutant que le parti ne souhaite plus commenter les propos des proches de Pascal Affi N&rsquo;Guessan.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo ne veut pas se laisser mettre sur la touche politique</title>
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				<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 19:06:54 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200812_090301.png" alt="" class="wp-image-18839" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200812_090301.png 678w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200812_090301-300x184.png 300w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /><figcaption>L’ex-première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo lors d’une conférence de presse à Abidjan</figcaption></figure>



<p><strong>L’ex-première dame, toujours populaire, tente de cultiver son pouvoir d’influence au sein du Front populaire ivoirien.</strong></p>



<p>Cela n’a jamais été dans ses habitudes, mais Simone Gbagbo est aujourd’hui aussi discrète que possible. Cette figure emblématique de la vie politique ivoirienne sait que chacune de ses sorties est sujette à commentaires. Ses mots du 10 décembre 2020 dans un quartier de Yopougon, lors de l’enterrement d’un cadre historique du Front populaire ivoirien (FPI), ne sont ainsi pas passés inaperçus : <em>« Le président</em> [Laurent Gbagbo]<em> est en route et je suis en train de repeindre les murs de ma maison pour le recevoir. »</em> La formule a galvanisé la foule de militants et fait les choux gras de la presse nationale, mais il n’est pas sûr qu’elle ait réjoui le principal intéressé. Exilé à Bruxelles après avoir été innocenté en première instance par la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo a refait sa vie avec sa nouvelle femme.</p>



<p>Sentimentalement épuisée, la relation du couple Gbagbo s’est également dégradée sur le plan politique. Au sein de ce parti d’opposition morcelé par les divisions, cette membre fondatrice qui a connu les affres de la lutte clandestine et des emprisonnements est contestée.&nbsp;<em>«&nbsp;Elle tient un double discours</em>, peste un proche de son époux<em>. En interne, elle dit que Laurent Gbagbo est un militant comme les autres, qu’il ne faut pas créer de culte de la personnalité, qu’elle mérite de prendre la suite. En public, elle continue d’utiliser le nom de Gbagbo pour se légitimer.&nbsp;»</em>&nbsp;Le ton est donné.</p>



<p>Si Simone Gbagbo demeure l’épouse officielle de l’ancien chef de l’Etat, elle tente aujourd’hui de retrouver de son influence, comme lors des années de lutte (1980 et 1990) et de pouvoir (années 2000). Deux époques pendant lesquelles elle imposait sans ménagement ses vues au sein du parti puis de la présidence. Une réputation de «&nbsp;dure&nbsp;» consacrée par un surnom&nbsp;: la «&nbsp;Dame de fer&nbsp;». Les Gbagbo forment alors un couple politique où les rôles semblent parfaitement répartis. A Laurent la faconde bonhomme, à Simone le discours intransigeant.</p>



<h4>Discours de haine</h4>



<p><em>«&nbsp;Sur le plan politique, elle lui apportait un capital très important&nbsp;; elle était très appréciée chez les femmes, les jeunes et dans certains milieux évangéliques et était capable de mobiliser les foules comme peu d’autres au sein du parti&nbsp;»</em>, rappelle un responsable de l’opposition. Idéologue, charismatique et fervente chrétienne évangélique, elle n’hésitait pas à ferrailler contre ceux qu’elle qualifiait d’<em>«&nbsp;ennemis de la Côte d’Ivoire&nbsp;»</em>, quitte parfois à verser dans les discours de haine. Emprisonnée en&nbsp;2011 après la crise post-électorale, condamnée en&nbsp;2015 à vingt ans de prison pour&nbsp;<em>«&nbsp;atteinte à la sûreté de l’Etat&nbsp;»</em>, elle est amnistiée en août&nbsp;2018. Ce jour-là, elle suscite le courroux des caciques du parti après avoir remercié le président Alassane Ouattara qu’elle surnommait&nbsp;<em>«&nbsp;le chef bandit&nbsp;»</em>&nbsp;quelques années plus tôt. Premier accroc d’une longue série de mésententes internes. Très vite après cette libération, Laurent Gbagbo veut clarifier sa situation conjugale. L’ex-président est en couple avec Nadiana («&nbsp;Nady&nbsp;») Bamba, qu’il a épousé&nbsp;<em>«&nbsp;traditionnellement&nbsp;»</em>&nbsp;et dont il a eu un fils. C’est elle qui lui a rendu visite au parloir tout au long de ses années de détention à La&nbsp;Haye et qui partage depuis sa vie en Belgique.</p>



<p><em>« Laurent a tourné la page Simone, il veut passer à autre chose</em>, confie un intime de l’ancien chef d’Etat. <em>Quand Simone est sortie de prison, Laurent a mandaté un avocat et lui a proposé un divorce à l’amiable. Depuis, la relation n’a cessé de se compliquer. »</em> Si la proposition, vécue comme une <em>« répudiation »</em>, vexe Simone Gbagbo, de bonne source, elle finit par proposer un deal : le divorce contre la présidence du parti.</p>



<p>Elle estime avoir suffisamment payé de sa personne et prouvé son dévouement au parti pour que son tour soit venu d’en prendre la tête. Elle ne voit d’ailleurs pas d’autres prétendants. Pour elle,&nbsp;<em>«&nbsp;les autres membres du parti seraient incapables de prendre une décision sans téléphoner à Laurent Gbagbo&nbsp;»</em>, confie un responsable politique de l’opposition. Mais, pour Laurent Gbagbo, c’est non.&nbsp;<em>«&nbsp;Il n’a jamais dit qu’il ne voulait pas qu’elle soit présidente, il a juste voulu qu’on respecte les procédures internes du parti&nbsp;»</em>, nuance l’un de ses cadres. Par ce légalisme, Laurent Gbagbo freine ainsi les velléités présidentielles de sa femme.</p>



<p>Qu’importe, semble alors se dire l’épouse délaissée. Alors que le sort de M. Gbagbo se joue à la CPI et qu’une candidature de l’ex-président se complique, la rumeur autour de Simone enfle auprès des militants. Les GOR, les «&nbsp;Gbagbo ou rien&nbsp;», qui ne peuvent imaginer la vie politique sans leur mentor se divisent alors sur la légitimité de sa candidature.&nbsp;<em>«&nbsp;Notre vrai chef, c’est Laurent&nbsp;»</em>, clament les uns.&nbsp;<em>«&nbsp;Gbagbo, c’est aussi Simone&nbsp;»</em>, rétorquent les autres. Il faut dire qu’en dépit de toutes les accusations de violences qui pèsent sur elle, l’ex-première dame demeure populaire. Selon un sondage mené secrètement par le pouvoir avant la présidentielle d’octobre&nbsp;2020, elle était même créditée de 19&nbsp;% d’intentions de vote. Autant que son époux et frère de lutte. Après sa libération, entourée de militants exaltés et devant une nuée de caméras, Simone Gbagbo sûre de son fait déclarait&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;La refondation a commencé. Aujourd’hui, toutes les choses sont nouvelles. Militants, militantes, levez-vous&nbsp;! On est partis, on est partis et on ne s’arrêtera pas.&nbsp;»</em></p>



<h4>Petites méchancetés</h4>



<p>Mais c’était compter sans les tensions internes et le morcellement du parti survenu après la crise post-électorale de 2010. En&nbsp;2015, contre l’avis des ténors du parti encore embastillés, Pascal Affi N’Guessan, ancien premier ministre de Laurent Gbagbo et ennemi intime de Simone, se porte candidat à la présidentielle sous les couleurs du FPI. Le parti s’est alors scindé en deux entre une branche officielle, qui joue le jeu des élections quitte à passer pour un faire-valoir des autorités, et une branche radicale.</p>



<p>Chaque tendance est également traversée par des querelles personnelles, donnant lieu à d’improbables situations. En septembre&nbsp;2019, lorsque Simone Gbagbo part en campagne dans plusieurs localités du pays et s’annonce à Mama, village d’origine de Laurent Gbagbo, elle se voit empêchée de pénétrer dans la maison familiale.&nbsp;<em>«&nbsp;Laurent s’opposait à sa venue et ça a été vécu comme une humiliation pour elle&nbsp;»</em>, relate un intime. Une de plus pour cette fille de gendarme que les Ivoiriens ont longtemps cru invincible.Analyse&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/11/18/d-houphouet-a-ouattara-une-tour-d-ivoire-en-heritage_6060201_3212.html">D’Houphouët à Ouattara, une tour d’ivoire en héritage</a></p>



<p>Aujourd’hui, diminuée physiquement par son diabète et les années de prison, l’ex-première dame, âgée de 71&nbsp;ans, n’a plus le mordant d’autrefois. Ses prises de position lors de la dernière présidentielle n’ont jamais été suivies par le reste du parti. Déjà divisé en deux, le FPI aurait désormais en son sein un troisième courant, incarné par Simone Gbagbo.&nbsp;<em>«&nbsp;Elle a aidé certains jeunes à gravir les échelons et elle est suivie par plusieurs parlementaires. Une frange du parti la soutient&nbsp;»</em>, note un membre du FPI.&nbsp;<em>«&nbsp;Si, à son retour, Laurent choisit le divorce, les deux Gbagbo y perdront, c’est certain&nbsp;»</em>, estime le politologue Sylvain N’Guessan.L’une des forces de Laurent, c’est Simone. Notamment parce que, d’un point de vue ethnique, elle incarne dans leur parti la branche Akan, une importante communauté originaire de l’est de la Côte d’Ivoire, ce qui est loin d’être négligeable.</p>



<p>Même si Simone Gbagbo, deuxième vice-présidente du FPI, n’a perdu ni sa popularité, ni sa légitimité interne, son étoile politique pâlit à mesure que se dessine le retour au pays de Laurent Gbagbo, qu’elle a contribué à faire roi. L’absence de la « Dame de fer » ivoirienne de la liste des candidats aux législatives qui doivent se tenir le 6 mars <em>« est un indice », </em>signeraitsa <em>« mort politique », </em>croit savoir un responsable de l’opposition. L’ancienne députée d’Abobo (commune d’Abidjan) n’a pas voulu y retourner. Etre parlementaire est <em>« impensable quand on a été première dame »</em>, dit son entourage. Et certains de ses compagnons de route la trouvent désormais « <em>encombrante »</em>. Une fin de cycle se juge aussi à ces petites méchancetés.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire: la réunification du FPI a du plomb dans l’aile</title>
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				<pubDate>Wed, 10 Jun 2020 17:14:39 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN.jpg" alt="" class="wp-image-8914" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /><figcaption>PASCAL AFFI NGUESSAN</figcaption></figure>



<p><strong>Le Front populaire ivoirien (FPI) est scindé en deux depuis plusieurs années. D’un côté, le FPI reconnu par les autorités, et dirigé par Pascal Affi N’Guessan. De l’autre, la frange surnommée FPI « GOR », pour « Gbagbo ou rien », refuse de reconnaître la première. Ces deux entités ont entamé une réunification après la visite de Pascal Affi N’Guessan à Laurent Gbgabo à Bruxelles en janvier. Mais à quatre mois et demi de la présidentielle, le processus marque un coup d’arrêt.</strong></p>



<p>Le «&nbsp;congrès unitaire&nbsp;» qui doit marquer la réunification du Front populaire ivoirien (FPI) devra attendre. Les discussions, engagées en janvier, sont suspendues par Pascal Affi N’Guessan. La raison&nbsp;: ceux d’en face ont créé avec le Parti démocratique de Côte d&rsquo;Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié une plateforme de collaboration en vue de la présidentielle d’octobre. Et ce, sans en informer Pascal Affi N’Guessan qui ne laisse donc pas passer.</p>



<p>Les ordres viennent de Laurent Gbagbo, rétorque-t-on chez les «&nbsp;GOR&nbsp;» (Gbagbo ou rien). Cette passe d’armes a eu lieu dimanche 7 juin lors d’une session de reprise du dialogue interrompu depuis le 12 mars pour cause de coronavirus. Mais à la lecture du communiqué du FPI-Affi N’Guessan, on constate que d’autres couleuvres ont été avalées par ce dernier avant le 7 juin.</p>



<p><strong>Alliance anti-Ouattara</strong></p>



<p>Le 30 avril, alors que les discussions n’avaient pas repris, Pascal Affi N’Guessan avait appris dans la presse qu’une première déclaration de coopération avait été signée entre le PDCI et le FPI pro-Gbagbo. La tonalité du communiqué laisse entendre que les quelques rencontres entre les deux franges du FPI n’ont pas réussi à atténuer le climat de défiance qui persiste entre elles depuis plus de six ans.</p>



<p>L’année dernière, Pascal Affi N’Guessan avait indiqué qu’il serait candidat à la présidentielle si Laurent Gbagbo ne pouvait l’être. Mais depuis, le PDCI s’est rapproché du FPI-Gbagbo. Les deux anciens chefs d’État se sont rencontrés l’an dernier dessinant les contours d’une alliance anti-Ouattara.</p>



<p>Même si Laurent Gbagbo n’est pas candidat, beaucoup d’observateurs doutent fortement qu’il soutienne une candidature Affi. En attendant de clarifier sa stratégie, le FPI « Gbagbo » appelle ses militants et sympathisants à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales qu’ils boycottaient depuis 2011.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>COTE D’IVOIRE/PRESIDENTIELLE 2020 : La nuit des longs couteaux se prépare</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Oct 2019 09:49:31 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/CI-2020-F-750x430.png" alt="" class="wp-image-10329" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/CI-2020-F-750x430.png 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/CI-2020-F-750x430-300x172.png 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption> En une décennie, la capitale économique de la Côte d&rsquo;Ivoire a été entièrement métamorphosée, devenant la ville francophone la plus moderne de la sous région </figcaption></figure>



<p><strong><a href="https://www.afriksoir.net/oui-je-serai-candidat-soro-candidat-met-fin-au-debat/">Guillaume Soro est le seul candidat déclaré,</a>&nbsp;mais des noms sont dans toutes les têtes à Abidjan. Le ticket Bédié-Gbagbo, Mamadou Coulibaly, Pascal Affi Nguessan ou encore dans le camp présidentiel, au cas où le président sortant ne se présenterait pas, un dauphin dans la majorité. Si une partie de l’opinion craint le retour des vieux démons, les ivoiriens veulent, dans leur majorité, tourner la sombre page des violences électorales. Reportage&nbsp;!</strong></p>



<p>Le mois d’octobre est le plus arrosé de cette année à Abidjan. Des journées entières s’enchaînent sous le poids de l’eau qui éprouve chaque jour, un peu plus, la résistance des vertigineuses canalisations qui longent&nbsp; les multiples nouvelles voies de la capitale économique. La Côte d‘Ivoire semble définitivement en paix et malgré la pluie, les maquis d’Adjamé et les restaurants huppés de la Zone 4 ne désemplissent pas. Dans les magasins de Macory, la société de consommation ne se serait jamais autant illustrée. Tout semble normal dans un pays où Gbaka (vieux bus collectifs de transports entre quartier populaires, véritable débrouille à l’ivoirienne), Wororo (taxis collectifs) et Télé-taxi (supposés à compteur) se croisent et se dépassent. Autour d’une&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/838863/politique/cote-divoire-les-grands-travaux-de-pierre-fakhoury/">nouvelle présidence en construction, chef d’œuvre de l’architecte français Pierre Fakhoury</a>, des buildings&nbsp; surgissent de terre au Plateau. Un peu plus loin, la Baie de Cocody présage d’un féérique espace de plaisance à la Saint-tropez, projet conjoint du Roi Mohamed VI et du président Alassane Ouattara. Comme si, dix ans après la guerre civile de la dernière alternance, le pays est engagé sur la voie de l’avenir et de l’émergence. Une émergence que symbolisera la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/670610/economie/infrastructures-le-nouveau-visage-de-livoirien-pfo/">Tour F, la plus culminante d’Afrique avec plus de 280 mètres de hauteur, elle-même en construction au cœur d’Abidjan et devant coûter pas moins de 264 milliards CFA</a>. Mais cet ensemble de grands travaux dépend aussi de l’issue de la prochaine présidentielle qui occupe tous les esprits. En Belgique, Pascal Affi Nguessan, en Espagne, Guillaume Soro en Crush party et sur le terrain, le Rassemblement des houphouëtistes pour le développement et la paix (Rhpd) qui a donné le coup d’envoi d’une géante machine à gagner à Yamoussokro ce samedi pendant qu’à Daoukro, Bédié multiplie des rencontres et appels téléphoniques, priant pour que Gbagbo, en liberté conditionnée à Bruxelles, ne rentre pas de sitôt. Car entre les deux hommes, un accord tactique et non écrit prévoit que le Sphinx soit soutenu par le Fpi-Gbagbo au cas où ce dernier ne rentrera pas au pays à temps. Mais à une année du scrutin, rien n’est joué d’autant que malgré les supputations, le président sortant n’a pas encore dit son dernier mot.</p>



<p><strong>Soro déjà en orbite</strong></p>



<p>Troubadour. «&nbsp;<em>Retenez bien ce mot</em>&nbsp;» insiste, ironique, l’ex rebelle à l’hôtel Ciscar de Valencia, provoquant des éclats de rire dans la salle. Il faisait une allusion moqueuse aux flatteurs du Rhdp. Soro a été le premier candidat annoncé, dans la foulée, en mars, de sa rupture avec la majorité. Depuis son départ du camp présidentiel, Guillaume Soro aligne meetings nationaux et tournées internationales et ne manque aucune occasion de s’attaquer à sa famille politique d’hier. Samedi,&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=B8yzpoXYsRo">il était en Crush party à Valencia</a>. Depuis la ville espagnole, il harangue une salle moins pleine que celle où eut lieu la Crush party de la capitale française en août dernier. La stratégie Soro&nbsp;? Prendre de l’avance et s’imposer comme, il aime le dire en cercle restreint, en «&nbsp;<em>candidat naturel</em>&nbsp;» d’une Alliance d’opposition qui peine à se concrétiser. Car au fond, chaque leader, quelque soit son rang, «&nbsp;<em>tient à être candidat</em>&nbsp;» selon une députée proche de l’ancien président du parlement ivoirien. Mais à Abidjan, son passé le suit, «&nbsp;<em>il pense qu’on a oublié la rébellion&nbsp;?</em>&nbsp;» se demande, embarrassée, Angela. Cette vendeuse de nourriture à Yopougon a perdu, en 2002, son père au début de la guerre, ce qui a contraint sa famille à quitter Dimbokro pour Abidjan. Mais Issa Sangaré indexe «&nbsp;<em>son impatience</em>«&nbsp;, le trouvant «&nbsp;<em>trop pressé</em>«&nbsp;. L’intéressé lui-même résume tout, «&nbsp;Alassane&nbsp;<em>m’a pris le tabouret, je prendrai le fauteuil</em>&nbsp;» rigole-t-il lors de meetings dans le nord du pays.&nbsp; En attendant, agacé par la méfiance de la communauté internationale,&nbsp;<a href="http://apanews.net/news/arrestation-manquee-de-guillaume-soro-en-espagne-par-interpol-proche">celui qui dit avoir été inquiété par la police espagnole à la demande d’Interpol</a>&nbsp;a encore du chemin. Il se pose en résistant qui a tenu tête à une police européenne alors qu’il sait bien qu’aucun policier ne serait reparti sans lui si l’objectif était de l’appréhender. Car la victimisation semble bien lui marcher, il en mord à grandes dents. A Abidjan, plus de doute dans les esprits, «&nbsp;<em>il est définitivement candidat</em>«&nbsp;. Et plusieurs discrets sondages réalisés par son propre camp lui assurent «&nbsp;entre 7 et 11%&nbsp;» de l’électorat au premier tour, ce qui est loin de le décourager.</p>



<p><strong>Le Rhpd concocte sa machine</strong></p>



<p>Samedi à Yamoussoukro. Un important séminaire de préparation a rassemblé les coordinateurs régionaux du Rhdp autour de Adama Bictogo. Objectif&nbsp;? Mettre la troupe en ordre de bataille. En comptant, comme sait le faire la majorité présidentielle qui a remporté les dernières élections régionales, sur les comités et leaders de base. La création en vue de 16.000 comités de base et la récente création de la cellule locale électorale pour chaque localité confortent la stratégie de base du parti. Le mot d’ordre, «&nbsp;<em>amplifier la présidence du parti dans chaque petit coins et recoins du pays</em>&nbsp;» claironne Adama Bictogo. Pour l’occasion, le directeur exécutif du Rhdp s’est fait entouré d’autres piliers du système notamment les ministres Adjoumani (Agriculture), Mamadou Touré (Jeunesse et emploi des jeunes) ou encore Danho Paulin (sports). En tout une vingtaine de ministre dont &nbsp;Anne Ouloto (Environnements et développement durable)&nbsp; plus de 150 députés et 79 sénateurs. Sans compter de multiples maires et conseillers régionaux. Une véritable messe pré-électorale. Ce séminaire a d’ailleurs pris fin, sur une décision symbolique comme la construction prochaine du siège du parti dans la capitale administrative du pays, berceau de Houphouët Boigny dont le parti est l’héritier. Décision très applaudie par l’assemblée. La plus grande innovation de cette rencontre est le statut de E-militant avec l’obtention, en ligne, d’une carte de membre et surtout, des réunions et meetings qui devraient se faire, sur le net. Une manière aussi d’attirer les plus jeunes. Mais le parti d’Alassane Ouattara doit encore attendre début mai et l’investiture de son candidat, le président sortant pouvant encore briguer la magistrature suprême. Sauf que plusieurs signes font penser qu’il se choisira un dauphin. Avec le récent remaniement ministériel qui maintient en bonne position les proches de l’actuel premier ministre et la désignation des membres du bureau central qui confie l’appareil à ses proches, Gon Coulibaly est perçu comme l’élu. Discret et batailleur, il est perçu comme «&nbsp;une force tranquille que camouffle l’humilité&nbsp;». Actuellement, &nbsp;loin de Yamoussoukro, Gon Coulibaly qui a déjà prévu une immense tournée à Man (Ouest) enchaîne missions et audiences entre Lyon, Marrakech et Washington comme s’il attend, secrètement, la bonne heure. Mais il sera sans doute dans la capitale administrative de la Côte d’Ivoire dans quelques semaines. Rendez-vous est pris pour le 06 décembre afin de rendre un géant hommage au père de la Côte d’Ivoire décédé le 7 décembre 1993 dans cette même ville. Une manière de ratisser large, notamment auprès des Ivoiriens, très nombreux, qui restent attachés à Félix Houphouët-Boigny, premier président du pays, dès l’indépendance en 1960.</p>



<p><strong>Bédié et consorts mijotent</strong></p>



<p>A 85 ans (86 en 2020), Henri Konan Bédié n’a qu’une seule obsession, revenir au pouvoir. Mais compte tenu d’un récent accord non écrit avec Laurent Gbagbo, «&nbsp;<em>le mieux placé</em>&nbsp;» d’entre eux sera le candidat commun de leurs deux organisations qui ont déjà organisé, ensemble, un grand meeting à Abidjan. Sauf qu’à La Haye, Blé Goudé qui se dit «&nbsp;<em>héritier de Laurent Gbagbo</em>&nbsp;» avec qui il a été détenu à la Cour pénale internationale (Cpi) espère la candidature de son mentor. L’ex ministre de la jeunesse qui vient de lancer un parti politique est très hostile à Bédié et ne s’en cache pas. Et au cas où Laurent Gbagbo sera relaxé par la justice internationale, tout risque d’être bouleversé par sa candidature, très souhaitée par ses proches à laquelle s’oppose sa seconde épouse. Nady Bamba préfère le voir dans la posture de patriarche qui «&nbsp;<em>donne des conseils à la jeune génération</em>«&nbsp;. L’ancienne journaliste pense peut-être à Blé Goudé pour qui elle ne cache pas son admiration. Une autre surprise qui peut surgir dans l’opposition, c’est Mamadou Coulibaly. Ancien cadre du Fpi, l’ancien président du parlement ivoirien est très présent sur les réseaux sociaux où son discours anti-Ouattara séduit une partie de la jeunesse. Son opposition au franc Cfa, monnaie régionale, en fait une star de l’anticolonialisme. Il pourrait ne pas rater la course présidentielle d’autant que des militants de Liberté et démocratie pour la république (Lider) l’y excitent. Mais l’imprévisible Affi Nguessan qui aurait voulu «&nbsp;<em>rencontrer Gbagbo sans conditions</em>&nbsp;» n’écarte pas d’être de la course. Ce qui aura pour effet de fragiliser, ne serait-ce que de quelques points, l’opposition radicale qui, entre Soro et Bédié, se cherche un leader. Mais comme dans la plupart des pays africain, les égos reviennent au galop.</p>



<p>Les ivoiriens veulent éviter à tout prix la guerre. Une inquiétude qui replace la jeunesse au cœur du processus d’autant que les jeunes semblent de plus en plus préoccupés par la présidentielle. Surtout, l’immense classe moyenne née de la politique en cours qui, comme Emma, &nbsp;» veut pouvoir continuer ses affaires dans un contexte politique rassurant&nbsp;». Une chose est certaine, la communauté internationale qui a accompagné la reconstruction du pays ne lâchera rien. Le Pape François qui vient d’envoyer un nouvel ambassadeur dans le pays a déjà, en marge de la messe d’ordination épiscopale de Mgr Paolo Borgia le 5 octobre, demandé au nouveau nonce apostolique de «&nbsp;<em>faire de la paix et du rapprochement des peuples une priorité sans prendre position dans le débat public</em>«&nbsp;. Une mise en garde qui ne rappelle pas seulement que le Souverain pontife suit la Côte d‘Ivoire de près mais aussi les divisions des évêques lors de la crise de 2011 sur la position de la conférence épiscopale.</p>



<p><strong>Source:Afrika Stratégies France/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La plateforme de l’opposition ivoirienne a « accouché d’une souris » (Affi Nguessan)</title>
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				<pubDate>Sun, 22 Sep 2019 10:07:35 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Pascal Affi Nguessan, le président statutaire du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, a déclaré samedi à Abidjan que la plateforme de l’opposition a « accouché d’une souris », à l’ouverture du 1er Congrès extraordinaire de la Jeunesse du FPI (JFPI). Selon M. Affi c’est « un abus de langage », au...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-1.jpg" alt="" class="wp-image-9633" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-1.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-1-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-1-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /><figcaption>Pas <strong>cal Affi Nguessan, le président statutaire du Front populaire ivoirien </strong></figcaption></figure>



<p><strong>Pascal Affi Nguessan, le président statutaire du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, a déclaré samedi à Abidjan que la plateforme de l’opposition a « accouché d’une souris », à l’ouverture du 1er Congrès extraordinaire de la Jeunesse du FPI (JFPI).</strong></p>



<p>Selon M. Affi c’est « un abus de langage », au regard du noble objectif et des ambitions nourries que de parler de plateforme de l’opposition, parce que « cette entreprise a accouché d’une souris » car « on ne peut pas rassembler dans l’illégalité et dans la division ». &nbsp;</p>



<p>« Ce à quoi nous avons été amenés à voir, a été un faux départ pour l’ensemble de l’opposition, &nbsp;c’est pourquoi nous espérons, parce que le temps le permettra toujours, que les uns et les autres changent leur fusil d’épaule », a-t-il ajouté devant près de 4000 personnes au Palais de la culture de Treichville.</p>



<p>Pour lui, la véritable plate-forme de l’opposition, celle qui va créer la victoire à l’élection présidentielle de 2020, peut se mettre en place, à travers un rassemblement, dans la mesure où aucun parti des trois grandes formations politiques du pays ne peut accéder au pouvoir sans alliance. &nbsp;</p>



<p>La plateforme de l’opposition, dénommée Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix en abrégé (CDRP), a été mise sur pied le jeudi 1er août 2019, à l’issue d’une signature de sa charte organisationnelle par ses membres. Elle devrait bientôt lancer ses activités.&nbsp;</p>



<p>M. Affi dont le parti, le FPI, connaît une dissidence, semble être isolé au sein de cette plateforme. Et ce, du fait que le Parti démocratique de Côte d&rsquo;Ivoire (PDCI), tête de file de cette coalition, se rapproche du camp du FPI qui considère M. Gbagbo comme son « président ». &nbsp; &nbsp;</p>



<p>L’ancien Premier ministre, Affi Nguessan, roué aux arcanes politiques, réfute la politique de la chaise vide. Il a bataillé afin que le FPI occupe un poste au sein de la Commission électorale indépendante &nbsp;(CEI) centrale de même que ses instances locales afin d’avoir « un meilleur contrôle » du scrutin. &nbsp;</p>



<p>A contrario, la plateforme de l’opposition rejette l’ossature de la nouvelle CEI, souhaitant une reprise du dialogue politique en vue de mettre en place un organe « consensuel » à la suite de consultations inclusives. Car, estimant que l’institution est inféodée de représentants du pouvoir.</p>



<p>Le président du FPI s’est en outre prononcé sur l’appel du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) dans l’affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, affirmant que « la communauté internationale est toujours dans le dilatoire juridique » en vue d’ « un harcèlement politique».&nbsp;</p>



<p>Le poste de président de la Jeunesse du FPI est jusque-là officiellement tenu par Navigué Konaté depuis septembre 2001, soit 18 ans. Selon lui, ce mandant qui devrait être renouvelé chaque deux ans n’a pu avoir lieu en raison des crises successives qu&rsquo;a connues la Côte d&rsquo;Ivoire. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Navigué Konaté a rendu un hommage à M. Laurent Gbagbo qui pour lui demeure son mentor. A l’analyse, dira-t-il, la fronde au sein du FPI est due au fait que Affi Nguessan qui fréquente M. Gbagbo depuis 1986 soit 33 ans, est son « meilleur élève », laissant entendre un problème de leadership.&nbsp;</p>



<p>Le 1er Congrès extraordinaire de la Jeunesse du FPI, ouvert samedi, s’achève dimanche. M. Navigué Konaté passera le témoin au vainqueur des trois candidats en lice, Honorat Djanwé, Ferdinand Lia Gnan et Guillaume Vavi. &nbsp;</p>



<p><strong>Source: APA news/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Côte d’Ivoire: N&#8217;Guessan discute de la CEI avec le pouvoir et fâche l’opposition</title>
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				<pubDate>Wed, 04 Sep 2019 12:18:14 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN.jpg" alt="" class="wp-image-8914" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /><figcaption> Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N&rsquo;Guessan</figcaption></figure>



<h4>En Côte d’Ivoire, alors que l’opposition a refusé d’envoyer des représentants au sein de la nouvelle Commission électorale indépendante pour protester contre la nouvelle formule adoptée début août, le FPI de Pascal Affi N&rsquo;Guessan revient à la table des négociations. N’Guessan a rencontré à deux reprises, le 27 août et le 2 septembre, le ministre de la Défense Hamed Bakayoko pour discuter de possibles évolutions de la CEI nouvelle formule.</h4>



<p>Pascal Affi N’Guessan se targue d’avoir obtenu un accord de principe sur deux points: le président de la future&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20190822-commission-electorale-cote-ivoire-opposition-pression-cei" rel="noreferrer noopener"><strong>Commission électorale indépendante (CEI)</strong></a>&nbsp;sera issu de la société civile ; et le poste de Premier vice-président reviendra à l’opposition : «&nbsp;<em>Si nous avons effectivement un président issu de la société civile, et un poste de Premier vice-président, nous pensons que nous aurons une position suffisamment forte et que nous ne ferons pas de la figuration dans cette commission</em>&nbsp;<em>».</em></p>



<p>Pascal Affi N’Guessan compte poursuivre les discussions pour faire avancer aussi le débat sur l’environnement général des élections: le recensement électoral, la lutte contre la transhumance, le rôle du Conseil constitutionnel dans le contentieux électoral notamment.</p>



<p><strong><em>«</em></strong>&nbsp;<strong><em>Discuter ne signifie pas que je suis inféodé au pouvoir</em></strong>&nbsp;<strong><em>»</em></strong></p>



<p>Un revirement dans sa position qui n’est pas du goût de ses anciens partenaires de l’opposition au sein de la plateforme anti-RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), comme le Parti démocratique de Côte d&rsquo;Ivoire (PDCI) dont le journal titrait mardi: «&nbsp;<em>Affi acheté ou otage de Ouattara</em>&nbsp;».</p>



<p>Le choix d’Henri Konan Bedié de courtiser le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo au détriment de celui d’Affi N’Guessan n’est d’ailleurs pas pour rien dans cette démarche : «&nbsp;<em>Je comprends que ceux qui ont choisi notre stratégie ne soient pas d’accord avec nous. Mais nous ne savons pas exactement quelle est leur stratégie. Je constate que leur rôle consiste tout simplement à critiquer ce que nous faisons. Mais nous ne voyons aucune proposition constructive pour la Côte d’Ivoire. Et donc, cette plateforme n’ayant pas vu le jour, et nos partenaires s’étant éloignés pour pactiser avec nos adversaires, nous considérons que nous n’avons aucun contrat avec eux et que nous sommes libres de prendre nos responsabilités. Mais le fait de discuter avec le pouvoir ne signifie pas que je suis inféodé au pouvoir</em>&nbsp;<em>».</em></p>



<p>Pascal Affi N’Guessan espère que les négociations démarreront dès la semaine prochaine sur l’environnement des élections et dureront 45 jours.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong>  </p>
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		<title>En Côte d’Ivoire, le FPI refuse de participer à la nouvelle commission électorale</title>
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				<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 16:14:09 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le parti d’opposition estime que la CEI n’offre pas de « garantie d’impartialité » dans l’organisation de la présidentielle de 2020. Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) a annoncé, lundi 26&#160;août, son refus de siéger au sein de la nouvelle commission électorale en&#160;Côte d’Ivoire, estimant qu’elle n’offre pas de&#160;«&#160;garantie d’impartialité&#160;»&#160;dans l’organisation de la présidentielle de 2020.&#160;«&#160;Nous avons...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-1.jpg" alt="" class="wp-image-8649" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-1.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-1-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/PASCAL-AFFI-NGUESSAN-1-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /></figure>



<p><strong>Le parti d’opposition estime que la CEI n’offre pas de « garantie d’impartialité » dans l’organisation de la présidentielle de 2020.</strong></p>



<p>Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) a annoncé, lundi 26&nbsp;août, son refus de siéger au sein de la nouvelle commission électorale en&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/cote-d-ivoire/">Côte d’Ivoire</a>, estimant qu’elle n’offre pas de&nbsp;<em>«&nbsp;garantie d’impartialité&nbsp;»&nbsp;</em>dans l’organisation de la présidentielle de 2020.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous avons été sollicités par le gouvernement pour désigner un représentant à la Commission électorale indépendante [CEI], nous avons répondu que nous ne nous sentons pas concernés&nbsp;»</em>, a affirmé à l’AFP Pascal Affi N’Guessan, président d’une faction du FPI.</p>



<p><em>« Nous avons refusé d’envoyer un représentant parce que cette loi ne correspond ni à l’esprit, ni à la lettre de la réforme telle que sollicitée »</em>, a poursuivi M. Affi N’Guessan, qui dirige le camp opposé aux membres restés fidèles à l’ancien président Laurent Gbagbo, fondateur du parti et récemment acquitté par la Cour pénale internationale (CPI). La faction d’Affi N’Guessan est actuellement la seule reconnue par les autorités pour représenter le FPI à la CEI.</p>



<p>Selon la loi adoptée le 30&nbsp;juillet par l’Assemblée nationale, la CEI doit comprendre 15&nbsp;membres, contre 17 auparavant&nbsp;: un représentant du président de la République, un du ministre de l’intérieur, six de la société civile, six des partis politiques (équitablement répartis entre le pouvoir et l’opposition) et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature. La société civile et l’opposition militent pour une CEI&nbsp;<em>«&nbsp;équilibrée&nbsp;»</em>&nbsp;avec 15&nbsp;représentants équitablement repartis&nbsp;: cinq pour l’opposition, cinq pour la mouvance présidentielle et cinq pour la société civile.</p>



<p>La Cour africaine des droits de l’homme avait rendu en&nbsp;2016 un arrêt jugeant l’ancienne CEI déséquilibrée et enjoignant le gouvernement ivoirien à changer sa composition. La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020, qui s’annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale qui s’était soldée par plus de 3&nbsp;000&nbsp;morts après le refus du président Laurent Gbagbo d’admettre sa défaite face à l’actuel chef d’Etat, Alassane Ouattara.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </strong></p>
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