<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>forum mondial de l eau &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/forum-mondial-de-l-eau/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Wed, 30 Mar 2022 18:26:22 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.15</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>forum mondial de l eau &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Environnement : le bassin du fleuve Niger au centre d’un projet exemplaire</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/environnement-le-bassin-du-fleuve-niger-au-centre-dun-projet-exemplaire/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/environnement-le-bassin-du-fleuve-niger-au-centre-dun-projet-exemplaire/#respond</comments>
				<pubDate>Wed, 30 Mar 2022 18:36:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[forum mondial de l eau]]></category>
		<category><![CDATA[le bassin du fleuve Niger]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=27096</guid>
				<description><![CDATA[Le Forum mondial de l’eau qui vient de s’achever à Dakar a permis de souligner les graves bouleversements climatiques qui touchent déjà l’Afrique. Mais aussi les solutions, comme l’initiative NB-ITTAS menée par les pays du bassin du Niger et leurs voisins. Le deuxième volet&#160;du sixième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC),&#160;paru...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le Forum mondial de l’eau qui vient de s’achever à Dakar a permis de souligner les graves bouleversements climatiques qui touchent déjà l’Afrique. Mais aussi les solutions, comme l’initiative NB-ITTAS menée par les pays du bassin du Niger et leurs voisins.</strong></p>



<p>Le deuxième volet&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1219697/politique/inondations-secheresses-montees-des-eaux-ce-que-le-rapport-du-giec-dit-sur-lafrique/">du sixième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC),</a>&nbsp;paru le 28 février dernier, rappelle la fulgurante réalité des bouleversements climatiques en cours, dont les impacts seront durables en Afrique au cours des prochaines années. Dans le bassin du Niger, la question de l’eau représente un défi central, qui mérite de manière urgente une approche coordonnée, intelligente et efficace, mobilisant à la fois partenaires multilatéraux, régionaux et acteurs locaux.</p>



<h4>Sécheresse et violences</h4>



<p>À vrai dire, les conséquences tant redoutées sont déjà visibles à bien des endroits sur le continent.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/537309/societe/assechement-du-lac-tchad-le-retour-du-projet-transaqua-fait-polemique/">Autour du lac Tchad, qui a perdu 90 % de son volume depuis les années 1960,</a>&nbsp;les tensions dégénèrent en violences meurtrières entre éleveurs et agriculteurs sur fond de stress hydrique accru. Dans les pays de la bande sahélienne, les sécheresses à répétition couplées à l’inexorable avancée du Sahara vers le sud nourrissent la précarité des populations et parfois, leurs frustrations vis-à-vis des pouvoirs publics. Le bassin du Niger, qui abrite d’importantes réserves d’eau douce ainsi que de vastes superficies de terres arables, est au centre de la stabilité du Sahel.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES RENDEMENTS AGRICOLES ONT DIMINUÉ DE 34 % EN 50 ANS : C’EST PLUS QUE DANS TOUTE AUTRE RÉGION DU MONDE</p></blockquote>



<p>Cette région risque d’être fortement perturbée par une forte pression démographique qui se traduit par l’amplification des migrations de populations à cause des sécheresses récurrentes. Les rendements agricoles ont quant à eux diminué de 34 % en 50 ans en raison du changement climatique : c’est plus que dans toute autre région du monde. Par ailleurs, la forte croissance des activités économiques sur l’écosystème du bassin va accentuer la pression sur ses ressources hydriques qui s’amenuisent constamment. Ces dernières années, la pollution des eaux liée à l’urbanisation et aux activités industrielles et minières a augmenté de façon préoccupante.</p>



<p>Plus que jamais, les acteurs africains, publics comme privés, ainsi que leurs partenaires internationaux doivent accentuer leurs efforts à travers une approche globale impliquant à la fois une mise à niveau technologique, la mobilisation de ressources financières et, bien évidemment, un niveau élevé de coordination de la gouvernance de l’eau.</p>



<p>C’est dans ce contexte décisif que se tient du 21 au 26 mars,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1332404/politique/forum-mondial-de-dakar-macky-sall-alerte-sur-la-rarefaction-de-leau/">à Dakar, la 9e édition du Forum mondial de l’eau (FME).</a>&nbsp;Organisé pour la première fois au sud du Sahara, ce rassemblement d’acteurs institutionnels et privés offre la possibilité d’attirer l’attention du monde sur la situation de l’eau en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Il constitue également une opportunité de mettre en avant les initiatives et modèles qui fonctionnent.</p>



<h4>Un projet commun à 11 pays africains</h4>



<p>Le projet NB-ITTAS, qui vise à améliorer la gestion conjonctive des eaux souterraines et de surface du système aquifère d’Iullemeden-Taoudeni/Tanezrouft (ITTAS) et du bassin du Niger, est de ceux-là. Financé par le Fonds pour l’environnement mondial, il couvre 11 pays d’Afrique : les neuf pays du bassin du Niger ainsi que l’Algérie et la Mauritanie. Porté par l’ONU à travers le PNUD et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et appuyé par l’ONU pour le développement industriel (ONUDI) et l’UNESCO, il a été lancé au bénéfice de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) et l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS).</p>



<p>L’un des outils phares de ce projet est la méthodologie dite de Transfert de technologies écologiques rationnelles (TEST), déjà en cours de déploiement dans une vingtaine d’industries-pilotes clés dans les neuf pays du bassin du Niger. Objectif : les accompagner dans l’optimisation de leurs coûts de production (consommation en matières premières, énergie et eau) pour réduire leurs rejets de polluants. Concrètement, les entreprises-pilotes du projet TEST-Niger de NB-ITTAS sont initiées à un ensemble d’outils, de systèmes de gestion de l’environnement et de l’énergie permettant l’adoption rapide de meilleures pratiques, de nouvelles compétences et d’une nouvelle culture de gestion environnementale locale.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>CE MODÈLE EFFICIENT ET ROBUSTE POUR FAIRE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE MÉRITE D’ÊTRE DUPLIQUÉ</p></blockquote>



<p>Pour les industries partenaires, les attentes sont claires. « Le projet TEST permettra d’accéder à de nouveaux segments de marché grâce à une meilleure compétitivité et d’acquérir une meilleure maîtrise des coûts de production à travers les gains en productivité en matières premières, électricité, eau et avec un environnement sain où il fait bon vivre&nbsp;», affirme ainsi Massogbè Toure, PDG de la Société ivoirienne de transformation d’anacarde (SITA).</p>



<p>À cet engagement du secteur privé, s’ajoute un effort coordonné pour l’amélioration des politiques publiques et l’adaptation de la législation à l’échelle du bassin du Niger visant à institutionnaliser et promouvoir un nouveau cadre incitatif et inclusif. Parce qu’elle facilite la transformation et la montée en capacité du tissu industriel régional et qu’elle accompagne la mise en œuvre de procédés d’adaptation respectueux des écosystèmes, une telle approche constitue un modèle efficient et robuste pour faire face au changement climatique, qui mérite d’être dupliqué. L’approche intégrée du projet NB-ITTAS traduit également un engagement collectif fort et coordonné des acteurs publics et privés adapté aux besoins de terrain et permet d’apporter une réponse à la hauteur des défis majeurs de l’eau.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/environnement-le-bassin-du-fleuve-niger-au-centre-dun-projet-exemplaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>David Malpass et Macky Sall : « Repenser la gestion de l’eau pour en garantir l’accès à tous »</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/david-malpass-et-macky-sall-repenser-la-gestion-de-leau-pour-en-garantir-lacces-a-tous/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/david-malpass-et-macky-sall-repenser-la-gestion-de-leau-pour-en-garantir-lacces-a-tous/#respond</comments>
				<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 16:23:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[accès à l eau potable]]></category>
		<category><![CDATA[forum mondial de l eau]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=26931</guid>
				<description><![CDATA[En amont du Forum mondial de l’eau, prévu du 21 au 26 mars à Dakar, le président de la Banque mondiale et le chef d’État sénégalais – également président en exercice de l’Union africaine – lancent un appel conjoint pour renforcer au plus vite la sécurité hydrique et la résilience du continent. L’eau est notre...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En amont du Forum mondial de l’eau, prévu du 21 au 26 mars à Dakar, le président de la Banque mondiale et le chef d’État sénégalais – également président en exercice de l’Union africaine – lancent un appel conjoint pour renforcer au plus vite la sécurité hydrique et la résilience du continent.</strong></p>



<p>L’eau est notre ressource la plus essentielle. Elle est indispensable au développement, à la croissance et à la résilience. Sans une eau salubre, un système d’assainissement adapté et de bonnes conditions d’hygiène, aucun résultat positif ne peut être atteint dans le domaine de la santé. Et pourtant, un quart de la population mondiale – soit 2 milliards de personnes – manque d’eau potable, et la moitié – 3,6 milliards d’individus – ne dispose pas d’un&nbsp;<a href="https://www.unwater.org/water-facts/water-sanitation-and-hygiene/">système d’assainissement adéquat</a>.</p>



<p>L’impact de ces manques sur le capital humain est alarmant. En 2019, les <a href="https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/the-top-10-causes-of-death">maladies d’origine hydrique</a> figuraient au 8e rang des causes de mortalité dans le monde, coûtant chaque année la vie à 1,5 million de personnes, principalement du fait de la mauvaise qualité de l’eau et de l’assainissement.</p>



<p>Ce sont surtout les femmes et les filles qui en subissent les pires conséquences. À titre d’exemple, le manque d’installations nécessaires à une bonne hygiène intime dans les écoles entraîne de&nbsp;<a href="https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/27949">l’absentéisme scolaire chez les jeunes filles</a>, et des répercussions irrattrapables en matière d’acquisition des connaissances.</p>



<h4>Criantes inégalités</h4>



<p>On estime que chaque dollar investi dans les services d’eau potable apporte un retour sur investissement de 3 dollars,&nbsp;<a href="https://www.unwater.org/water-facts/water-sanitation-and-hygiene/">et même davantage en zone rurale</a>. En Afrique subsaharienne, où l’agriculture représente 23 % du produit intérieur brut, l’eau est essentielle pour la production. Elle est également indispensable dans les secteurs de l’énergie hydroélectrique, des mines et de l’industrie. En outre, 90 % des événements climatiques extrêmes sont liés à l’eau, ce qui signifie qu’une meilleure gestion de cette ressource revêt un caractère déterminant pour l’adaptation et la résilience face au changement climatique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>EN AFRIQUE, LA MAUVAISE QUALITÉ DE L’EAU EST À L’ORIGINE DE 70 % À 80 % DES MALADIES</p></blockquote>



<p>Malgré les avantages clairement établis de l’investissement dans l’eau pour le développement, la sécurité hydrique – le fait de disposer de suffisamment d’eau – est loin d’être atteinte dans de nombreux pays. La&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1295718/societe/omicron-le-debut-de-la-fin-de-la-pandemie-de-covid-19/">pandémie de Covid-19</a>&nbsp;a mis en évidence les inégalités criantes en matière de services d’adduction et d’assainissement, ainsi que leurs conséquences importantes sur la santé publique. Ces défis sont particulièrement sévères en Afrique, où la mauvaise qualité de l’eau est à l’origine de 70 % à 80 % des maladies. Avec l’intensification des sécheresses et des inondations, ainsi que l’assèchement des nappes phréatiques, les villes et les exploitations agricoles se retrouvent en outre de plus en plus exposées aux pénuries.</p>



<p>Plusieurs pays et organisations ont mobilisé des investissements dans l’infrastructure et l’innovation technologique. Ils ont aussi mis en place d’autres solutions visant à s’attaquer aux différents risques et défis liés à cette problématique. Une action plus ambitieuse est néanmoins nécessaire pour généraliser les solutions efficaces et traiter les obstacles systémiques à l’atteinte de la sécurité hydrique et de l’assainissement universel.</p>



<h4>Une action à engager d’urgence</h4>



<p>C’est dans ce contexte que le&nbsp;<a href="https://worldwaterforum.org/fr/forum/a-propos-du-9eme-forum">Forum mondial de l’eau</a>&nbsp;– le plus important événement consacré à ce thème – se réunira pour la première fois sur le continent africain, du 21 au 26 mars. Alors que les décideurs politiques, les chefs d’entreprises, les ONG, les donateurs et les organisations internationales se retrouveront à Dakar, il est hautement prioritaire d’engager une action d’urgence dans le secteur, pour avancer sur trois fronts :</p>



<ul><li>Le renforcement des réformes politiques et institutionnelles.</li><li>L’augmentation de l’investissement public et privé.</li><li>Une plus forte participation citoyenne.</li></ul>



<p><strong>Le renforcement des réformes politiques et institutionnelles</strong>&nbsp;est nécessaire pour garantir l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, et pour soutenir l’adaptation au changement climatique. Les institutions en charge de l’eau – comme les agences de bassin hydrographique, les sociétés de service public ou les municipalités – ont un rôle crucial à jouer dans cette mise en œuvre, mais elles se trouvent souvent freinées par un manque de capacité ou par des mandats mal définis. Le Sénégal fait partie des pays qui ont su réaliser des avancées probantes dans la construction d’infrastructures hydrauliques. Il a aussi su mener nombre de réformes politiques et institutionnelles, notamment par le biais d’une société de portefeuille dédiée à la fourniture d’eau, d’une agence d’assainissement qui concentre son action sur l’investissement et de partenariats efficaces avec le secteur privé. D’une façon générale, des mesures politiques ciblées et des institutions réformées peuvent permettre une utilisation durable et équitable de l’eau, une appréciation juste de son prix ainsi qu’une fourniture plus efficace à davantage d’usagers.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES BESOINS DE FINANCEMENT DANS LE DOMAINE SERONT MULTIPLIÉS PAR SIX D’ICI 2030, ET L’INVESTISSEMENT PRIVÉ AURA UN RÔLE CLÉ À JOUER</p></blockquote>



<p><strong>L’augmentation de l’investissement public et privé</strong>&nbsp;est également importante pour garantir la sécurité hydrique. Les besoins de financement dans le domaine de l’eau seront multipliés par six d’ici 2030. Alors que l’Afrique devra investir jusqu’à&nbsp;<a href="https://blogs.worldbank.org/fr/nasikiliza/en-afrique-une-riposte-durable-au-coronavirus-ne-peut-occulter-la-question-de-leau">20 milliards de dollars chaque année</a>, les pays n’allouent aujourd’hui que 0,5 % de leur PIB au secteur. Les gouvernements, à eux seuls, ne pourront pas assumer ces dépenses, particulièrement à l’heure où nombre d’entre eux peinent à payer les services essentiels, dans un contexte de montée de la dette. Si les banques multilatérales de développement se sont engagées à augmenter de 25 % à 35 % leur financement dans le secteur, l’investissement privé aura un rôle clé à jouer pour combler l’écart, dans le cadre de partenariats public-privé solides, indispensables au renforcement de la participation du secteur privé.</p>



<p>Pour que ces efforts soient couronnés de succès,&nbsp;<strong>une plus forte participation citoyenne</strong>&nbsp;est également nécessaire à tous les niveaux. Le but ? Transformer notre façon d’utiliser l’eau, de la partager, de l’économiser, d’éviter son gaspillage et de la valoriser. Au Sénégal, les agriculteurs collaborent avec les organismes publics d’irrigation sur les innovations en matière d’agriculture climato-intelligente, afin de mettre en place des systèmes d’irrigation à énergie solaire et de réhabiliter les projets de mobilisation des ressources en eau. Cela permettra d’accroître la production agricole, de réduire les risques liés à l’agriculture et d’augmenter les revenus des exploitants. L’irrigation gérée par les agriculteurs offre de grandes perspectives, mais cette approche exige un appui politique et des investissements pour développer leurs connaissances et leur accès au financement.</p>



<h4>Coopération et concertation</h4>



<p>Il nous faut passer à l’action dès aujourd’hui pour protéger les populations, les moyens de subsistance et les ressources. Cela implique de renforcer les filets sociaux afin qu’ils couvrent les chocs hydriques, de développer la résilience en augmentant les solutions de stockage, et de revoir la conception de nos villes afin d’améliorer la gestion de l’eau. Les crises liées à l’eau peuvent fournir des opportunités de changement, et surtout en renforcer l’urgence.</p>



<p>Comme le souligne la <a href="https://www.iucn.org/sites/dev/files/import/downloads/vision_africaine_de_l_eau_pour_2025.pdf">Vision africaine de l’eau pour 2025</a>, « on ne peut trouver des solutions à ces problèmes tant que perdurent les vieilles pratiques ». La Banque mondiale et l’Union africaine s’engagent à renforcer la sécurité hydrique et la résilience du continent.</p>



<p>Enfin, nous voudrions souligner combien la coopération pour le partage et la gestion concertés des bassins transfrontaliers est fondamentale afin d’éviter les conflits autour de l’eau, et contribuer à la préservation de la paix et de la sécurité internationales. En Afrique de l’Ouest, l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), et l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Gambie – créées respectivement en 1972 et 1978 – offrent des exemples concrets d’une collaboration efficace.</p>



<p>Sur tous ces objectifs communs, nous pouvons continuer à travailler ensemble et aller plus loin dans nos réalisations.</p>



<p><em><strong>David Malpass</strong>&nbsp;est président du Groupe de la Banque mondiale.</em></p>



<p><em><strong>Macky Sall</strong>, président du Sénégal, assure la présidence en exercice de l’Union africaine pour 2022.</em></p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/david-malpass-et-macky-sall-repenser-la-gestion-de-leau-pour-en-garantir-lacces-a-tous/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
