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	<title>forces spéciales &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Mauritanie: remaniement au sommet de l&#8217;armée et création de forces spéciales</title>
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				<pubDate>Wed, 10 Jun 2020 14:55:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La présidence mauritanienne a annoncé lundi 9 juin dans la soirée un important remaniement au sommet de l’armée. Aucune explication officielle n’a été fournie sur les raisons des ces permutations au sein de la haute hiérarchie militaire. Le remaniement, même s’il est d’ampleur, n’apparaît que comme un jeu de chaises musicales. Pas de révolution au...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/unnamed-1.jpg" alt="" class="wp-image-17111" width="625" height="267" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/unnamed-1.jpg 512w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/unnamed-1-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 625px) 100vw, 625px" /><figcaption>Mohamed Ould Ghazouani</figcaption></figure>



<p><strong>La présidence mauritanienne a annoncé lundi 9 juin dans la soirée un important remaniement au sommet de l’armée. Aucune explication officielle n’a été fournie sur les raisons des ces permutations au sein de la haute hiérarchie militaire.</strong></p>



<p>Le remaniement, même s’il est d’ampleur, n’apparaît que comme un jeu de chaises musicales. Pas de révolution au sein de l’armée, ni de rupture avec le système en place donc. Pourtant des observateurs notent plusieurs faits intéressants.</p>



<p>Premier fait marquant : Mohamed ould Meguete quitte la direction de la Sûreté nationale pour devenir chef d’état-major général des armées. Général le plus gradé de l’armée à la plus longue carrière, proche du chef de l’État, sa nomination semble logique. Il remplace le général Ould Mohamed Lemine qui prend la tête de la Garde nationale. Un départ synonyme de rétrogradation, sans explications officielles, bien que ses compétences soient remises en causes selon plusieurs sources.</p>



<p>Une seule personne est sortante, le chef d’état-major de la Marine. Mis à la retraite ou en attente d’être nommé à un autre poste&nbsp;? Les observateurs n’émettent que des hypothèses.</p>



<p>Mais le plus grand changement, c’est la création d’un nouveau corps d’armée : les « forces spéciales » qui regroupent notamment la garde présidentielle et les unités antiterroristes. C’est le général Ould Beyda qui en prend la tête. Diplômé de Saint-Cyr, il a participé aux grandes batailles contre les jihadistes. Il est aussi habitué à travailler en relation avec l’international. Il était en effet jusqu’à présent attaché militaire à Bruxelles et représentant de la Mauritanie à l’Otan. À quelques semaines du sommet du&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200226-mauritanie-pr%C3%A9sident-mohamed-ould-ghazouani-prend-t%C3%AAte-g5-sahel" rel="noreferrer noopener">G5 Sahel à Nouakchott</a></strong>, c’est donc un nouvel interlocuteur technique pour les alliés du pays.</p>



<p>Avec ces nominations, et même sans apporter de changements majeurs, le président Ould Ghazouani place ses proches aux postes clés et acte ainsi pour la première fois son rôle de chef des armées. Dix mois après <strong><a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20190801-mauritanie-defis-promesses-nouveau-president-mohamed-ould-ghazouani">sa prise de fonction</a></strong>, certains y voient une vraie appropriation du pouvoir après l’ère Ould Abdel Aziz.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Premiers accords européens pour une coalition de forces spéciales au Sahel</title>
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				<pubDate>Mon, 25 Nov 2019 14:15:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[L’Estonie, la République tchèque et la Belgique ont confirmé leur participation à la force « Takuba » voulue par la France au Mali, au Burkina Faso et au Niger. « Un pays comme le mien prend ses responsabilités dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. » Le ministre tchèque des affaires étrangères a indiqué, dans un entretien accordé au Monde jeudi 21 novembre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/soldats-francais.jpg" alt="" class="wp-image-11640" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/soldats-francais.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/soldats-francais-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>A group of soldiers of the French Army patrols the forest of Tofa Gala during the Bourgou IV operation  in the Sahel region in northern Burkina Faso on November 9, 2019. &#8211; This is the first time that the French Army, the national armies and the multinational force of the G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritania and Chad) have officially worked together in the field.
The mission of the 1,400 soldiers of this Bourgou IV operation (including 600 of the 4,500 French soldiers of the Barkhane force): to restore authority in a remote area where no army has set foot in more than a year, leaving the field open to jihadists. (Photo by MICHELE CATTANI / AFP)</figcaption></figure>



<p><strong>L’Estonie, la République tchèque et la Belgique ont confirmé leur participation à la force « Takuba » voulue par la France au Mali, au Burkina Faso et au Niger.</strong></p>



<p><em>« Un pays comme le mien prend ses responsabilités dans la lutte contre le terrorisme au <a href="https://www.lemonde.fr/sahel/">Sahel</a>. »</em> Le ministre tchèque des affaires étrangères a indiqué, dans un entretien accordé au <em>Monde </em>jeudi 21 novembre à Prague, que son pays participera à la petite coalition de forces spéciales que Paris tente de monter depuis de nombreux mois pour soutenir les armées de la région (Mali, Niger et Burkina). <em>« Nous sommes de plus en plus conscients que nous devons porter notre attention sur la sécurité de notre voisinage au sud. Nous avons appris de la crise migratoire. Nous avons vu que la situation en Libye avait un impact direct sur l’ensemble de l’Europe. Et nous avons assisté à une prolifération des groupes terroristes au Sahel ces dernières années. Le terrorisme pourrait se disperser »,</em> justifie Tomas Petricek.</p>



<p>Prague a déjà 120&nbsp;militaires affectés à la protection de la mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM), dont la République tchèque prendra le commandement en&nbsp;2020.&nbsp;<em>«&nbsp;Il s’agit aussi de montrer une solidarité avec la France, qui est impliquée dans la région,&nbsp;</em>poursuit le ministre<em>. Il est juste de partager le fardeau entre Européens.&nbsp;»</em>&nbsp;Un feu vert du Parlement tchèque est attendu pour envoyer ces soldats. Prague a ouvert une représentation diplomatique à Bamako cet été. Son ambassadeur y sera complètement installé en janvier&nbsp;2020, précise M.&nbsp;Petricek.</p>



<h4>Les Etats-Unis et la Russie aussi</h4>



<p>Paris doit démontrer que sa force « Barkhane » et son volet forces spéciales « Sabre », très exposés sur le terrain, n’agissent pas seuls. Le ministère français des armées doit aussi, sous la pression de l’Elysée, afficher sa capacité à adapter ses déploiements face à la nette dégradation de la situation sécuritaire constatée ces derniers mois dans le centre du Mali et le nord du Burkina Faso. L’entourage de la ministre des armées, Florence Parly, assure que cette coalition de forces spéciales baptisée « Takuba » (« sabre », en langue tamachek) prend forme. Mais peu de gouvernements ont confirmé officiellement une participation.</p>



<p>En Estonie, le Parlement a approuvé le 6&nbsp;novembre un renforcement du contingent présent depuis l’été 2018 à Gao, au Mali (il passera de 50 à 95&nbsp;personnes), et l’envoi de forces spéciales au deuxième semestre 2020. En Belgique, la défense a annoncé le 24&nbsp;novembre une petite cotisation de trois officiers dans le futur état-major de «&nbsp;Takuba&nbsp;», qui sera basé à Gao,&nbsp;<em>«&nbsp;en réponse à la demande de la France&nbsp;»</em>. Le pays participe déjà à une mission de formation de forces spéciales au Niger (entre 50 et 80&nbsp;militaires selon les périodes) et contribue à la mission des Nations unies au Mali (Minusma), avec 120&nbsp;personnes. La Belgique reste par ailleurs engagée en Afghanistan et en Irak-Syrie. Selon le site spécialisé&nbsp;<em>Bruxelles2</em>,&nbsp;<em>«&nbsp;les Norvégiens et les Suédois devraient aussi être présents&nbsp;»</em>.</p>



<p>Dans la région sahélienne, l’heure est donc à l’empilement des missions sécuritaires. Les Etats-Unis ont eux aussi conforté la présence de leurs forces spéciales et de leurs drones Reaper. Le commandement américain pour l’Afrique a annoncé le 1<sup>er</sup>&nbsp;novembre la mise en service opérationnelle de leur base d’Agadez, au Niger. Les Russes, de leur côté, ont annoncé un nouveau partenariat militaire avec le Mali.</p>



<h4>Un «&nbsp;plan Marshall pour l’Afrique&nbsp;»</h4>



<p>Cette mobilisation ne produit pas pour l’heure de résultats évidents, tant les problèmes de développement et de gouvernance politique sont grands dans la région. Tandis que la ministre française appelle à <em>« la patience stratégique »</em>, son chef d’état-major des armées, François Lecointre, affirme qu’<em>« il faut persévérer »</em>. La force « Barkhane » concentre ses efforts dans le centre du Mali et les régions du pays frontalières avec le Niger et le Burkina. Mais elle ne souhaite pas détourner son attention du nord du Mali, où les groupes djihadistes restent très actifs.</p>



<p>Le ministre malien de la défense, Ibrahima Dahirou Dembélé, a réclamé récemment, devant le Parlement de Bamako, un plus grand soutien pour son armée&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Moi-même, quand je vois le niveau de mon armée, j’ai peur. Je veux atteindre le niveau des autres armées et il faut que le Mali se prenne en charge. Honnêtement, ça ne va pas. La défense, c’est tout le Mali. Le travail que nous sommes en train de faire, c’est d’appeler tous les ministres pour que tout le monde puisse s’impliquer.&nbsp;»</em></p>



<p>Parmi les Européens,&nbsp;<em>«&nbsp;nous sommes aussi convaincus que nous ne réglerons pas le problème militairement&nbsp;»,&nbsp;</em>ajoute le Tchèque Tomas Petricek&nbsp;:&nbsp;<em>«</em>&nbsp;<em>C’est pourquoi nous contribuons au “plan Marshall pour l’Afrique” que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé de ses vœux.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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