<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>FCFA &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/fcfa/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Fri, 26 Jun 2020 13:13:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.11</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>FCFA &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Kako Nubukpo alerte sur le risque d&#8217;un eco qui ne serait que l&#8217;avatar du franc CFA</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/kako-nubukpo-alerte-sur-le-risque-dun-eco-qui-ne-serait-que-lavatar-du-franc-cfa/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/kako-nubukpo-alerte-sur-le-risque-dun-eco-qui-ne-serait-que-lavatar-du-franc-cfa/#respond</comments>
				<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 13:13:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Eco]]></category>
		<category><![CDATA[FCFA]]></category>
		<category><![CDATA[Risque]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=17677</guid>
				<description><![CDATA[Mardi 23 juin, les tweets du président nigérian ont enflammé la toile. Muhammadu Buhari a prévenu d&#8217;un risque de dislocation de la CEDEAO, en cas d&#8217;adoption unilatérale de l&#8217;eco par les pays membres de l&#8217;UEMOA. Des déclarations qui ont fait réagir Kako Nubukpo, doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion de l&#8217;Université...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Kako_Nubukpo_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-7708" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Kako_Nubukpo_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Kako_Nubukpo_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Kako_Nubukpo_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Kako Nubukpo</figcaption></figure>



<p>Mardi 23 juin, les tweets du président nigérian ont enflammé la toile. Muhammadu Buhari a prévenu d&rsquo;un risque de dislocation de la CEDEAO, en cas d&rsquo;adoption unilatérale de l&rsquo;eco par les pays membres de l&rsquo;UEMOA. Des déclarations qui ont fait réagir Kako Nubukpo, doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion de l&rsquo;Université de Lomé, qui appelle au débat et annonce la tenue prochaine des Etats généraux de l&rsquo;eco&#8230;</p>



<p><strong>Comment réagissez-vous au propos du président nigérian Muhammadu Buhari, qui a exprimé ses craintes à l&rsquo;égard de l&rsquo;eco dans une série de tweets ?</strong></p>



<p><strong>Kako Nubukpo, fonction&nbsp;:&nbsp;</strong>Le président Buhari a pointé le risque de dislocation de la CEDEAO [&#8230;]. J&rsquo;ai applaudi quand les présidents Macron et Ouattara ont annoncé, le 21 décembre dernier, le changement de nom du franc CFA en eco. A cette époque, nous n&rsquo;avions pas encore le projet de loi qui modifie le traité de l&rsquo;Union économique monétaire ouest-africaine. Finalement, ce projet a été adopté par le gouvernement français fin mai et il est actuellement en discussion à l&rsquo;Assemblée nationale française ainsi que dans les Assemblées nationales des pays membres de l&rsquo;UEMOA. A la lecture de ce projet de loi, on s&rsquo;aperçoit que les changements sont limités au nom de la monnaie, à la fermeture du compte d&rsquo;opération et au retrait des ressortissants français des instances de l&rsquo;UEMOA.</p>



<p>A la nuance près que, dans le même projet de loi, il est explicitement écrit, qu&rsquo;en cas de crise, la France pourrait envoyer de nouveau ses ressortissants au Conseil de Politique monétaire de la Banque centrale des Etats d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest &#8211; BCEAO &#8211; en qualité de garant financier de la zone&#8230; Par ailleurs, la flexibilité du taux de change tout comme le régime de ciblage de l&rsquo;inflation sont deux éléments cruciaux qui ne sont pas réglés par ce nouveau traité, lequel présente l&rsquo;eco comme un simple avatar du franc CFA, avec le maintien d&rsquo;une parité fixe entre la future monnaie et l&rsquo;euro. Pourtant, l&rsquo;eco est une monnaie destinée à 15 Etats, il ne s&rsquo;agit plus d&rsquo;une monnaie du Trésor français avec l&rsquo;UEMOA. Il faut donc clarifier les contours de cette monnaie de la CEDEAO, dont les principes ont été rappelés le 29 juin 2019 lors du Sommet des chefs d&rsquo;Etat. L&rsquo;eco est une monnaie flexible, attachée à un panier de devises, avec un régime de ciblage de l&rsquo;inflation alors qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, on voudrait nous faire adopter une version différente selon laquelle l&rsquo;eco serait toujours attaché exclusivement à l&rsquo;Euro.</p>



<p><strong>Les déclarations du président Buhari replacent au centre du débat, la difficulté d&rsquo;une monnaie commune entre les pays de l&rsquo;UEMOA et le géant nigérian qui représente 71% du PIB CEDEAO et 52% de la population&#8230;</strong></p>



<p>J&rsquo;espère que les déclarations du président Buhari ouvriront un vrai débat au niveau des chefs d&rsquo;Etat, des parlementaires, des chercheurs, de la société civile ouest-africaine et africaine dans son ensemble, concernant les modalités d&rsquo;une mise en place optimale de cette monnaie [&#8230;] Il est également légitime qu&rsquo;il y ait un débat entre économistes pour savoir si la CEDEAO peut devenir une zone monétaire optimale. Il existe 2 écoles. La première école, héritière du prix Nobel d&rsquo;économie Robert Mundell, plutôt pessimiste, considère qu&rsquo;une monnaie commune dans la zone CEDEAO n&rsquo;est pas possible, car certains pays comme le Nigéria sont plutôt exportateurs de pétrole et les autres importateurs de pétrole. De fait, ils sont rarement dans la même phase du cycle économique, ce qui rend difficile l&rsquo;efficacité de la politique monétaire.</p>



<p>La deuxième école qui est celle de l&rsquo;endogénéité des critères d&rsquo;optimalité, considère au contraire, que ce décalage permet de garantir la disponibilité permanente des réserves de change, car les cycles haussiers et baissiers se compensent [&#8230;] J&rsquo;organiserai d&rsquo;ici quelques semaines, les Etats généraux de l&rsquo;Eco à l&rsquo;Université de Lomé, dans l&rsquo;objectif de fédérer un collectif de chercheurs qui proposera une feuille de route aux chefs d&rsquo;Etat. Elle comprendra les modalités de transition du franc CFA à l&rsquo;eco, assorti d&rsquo;un calendrier et de dispositifs de suivi et évaluations des réformes [&#8230;]</p>



<p>Actuellement nous faisons face à un double test. Au niveau de la France, il s&rsquo;agit de mesurer sa volonté de tourner la page de la Françafrique et d&rsquo;établir les bases d&rsquo;une véritable politique de coopération au développement. C&rsquo;est ce que j&rsquo;appelle «&nbsp;le test de sincérité&nbsp;».</p>



<p>Au niveau des chefs d&rsquo;Etat ouest-africains se présente le «&nbsp;test de crédibilité&nbsp;», quant à leurs capacités en matière d&rsquo;action collective pour la mise en place d&rsquo;une nouvelle monnaie, capable de financer nos économies et de supporter la compétitivité à l&rsquo;export de nos biens et services.</p>



<p><strong>Quel regard portez-vous sur l&rsquo;opérationnalisation de la ZLECA, reportée pour cause de Covid-19&nbsp;: s&rsquo;agit-il d&rsquo;un idéal encore lointain&nbsp;?</strong></p>



<p>Sur le principe, c&rsquo;est une très bonne idée qui renvoie à une volonté de panafricanisme. Se posent néanmoins deux questions. Premièrement, le degré de solidarité auquel les Etats membres voudront bien consentir. Les pays n&rsquo;ayant pas tous la même puissance économique, la zone de libre-échange ne pourra se réaliser avec succès, sans des transferts qui permettront aux régions les plus faibles de remonter leur niveau de compétitivité. Cela renvoie à la vision de l&rsquo;intégration régionale que l&rsquo;on veut traduire au sein de la ZLECA.</p>



<p>Le deuxième défi repose sur les règles d&rsquo;origine, car il est primordial que la production africaine nourrisse le marché africain. Le contenu local des produits doit être au moins supérieur à 60%. Si la ZLECA n&rsquo;est qu&rsquo;un marché supplémentaire permettant aux pays du reste du monde, d&rsquo;envoyer leurs surplus vers l&rsquo;Afrique, ça ne règlera pas nos problèmes dont les solutions reposent largement sur la transformation locale des matières premières, vectrices de création d&#8217;emplois et de revenus, notamment pour les jeunes.</p>



<p><strong>Alors que le continent parie sur un leapfrog technologique, comment appréhendez-vous l&rsquo;apport du digital dans la création de valeur en Afrique&nbsp;?</strong></p>



<p>Il faut sortir du fétichisme du «&nbsp;tout numérique&nbsp;». L&rsquo;enjeu ne repose par sur les innovations technologiques en Afrique, qui ont encore un impact essentiellement micro-économique, il faut que le numérique s&rsquo;inscrive dans la trajectoire technologique africaine, ce qui suppose que les Etats africains seuls ou ensemble, développent de grands projets de recherche et d&rsquo;innovation. A défaut d&rsquo;une vision claire, l&rsquo;Afrique sera comme dans tous les autres domaines, consommatrice de produits conçus à l&rsquo;étranger [&#8230;] Les choses ne tombent pas du ciel, il faut des moyens financiers et une vision portée par les pouvoirs publics ainsi que des capacités techniques de mise en œuvre, des modalités de suivi et évaluations, mais il faut surtout, rechercher l&rsquo;intérêt général. Ce qui vaut pour le numérique se vérifie dans chaque secteur d&rsquo;activité économique.</p>



<p><strong>Cela renvoie aux principes développés dans votre livre «&nbsp;L&rsquo;urgence africaine, changeons le modèle de croissance&nbsp;». En substance quels sont les axes stratégiques inscrits dans le processus de croissance que vous défendez pour l&rsquo;Afrique&nbsp;?</strong></p>



<p>Il existe 5 axes stratégiques selon moi. Premièrement, le travail qui renvoie à la question démographique en Afrique&nbsp;: Comment mettre nos jeunes au travail&nbsp;? Cet aspect implique la politique de formation et son adéquation avec le marché de l&#8217;emploi. Le deuxième axe est celui de la disponibilité en capitaux. Il nous faut en particulier lutter contre l&rsquo;évasion fiscale qui représente chaque année près d&rsquo;une centaine de milliards de dollars, c&rsquo;est-à-dire bien plus que l&rsquo;aide publique au développement. Le troisième axe renvoie au progrès technique et le quatrième axe relève de la gouvernance. C&rsquo;est devenu un marronnier, mais sans bonne gouvernance, le gaspillage des richesses se poursuivra. Cela implique un renforcement de la lutte contre la corruption, des suivis plus stricts des procédures de passations de marchés, mais aussi l&rsquo;introduction d&rsquo;un contrôle citoyen de l&rsquo;action publique. Enfin, le dernier axe repose sur les institutions et la capacité pour l&rsquo;Afrique, de se doter d&rsquo;un narratif spécifique par rapport au reste du monde. Avec la Route de la Soie, les Chinois ont un narratif très fort, mais on attend toujours le narratif africain. Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;Afrique peut apporter au reste du monde&nbsp;? Comment se définit-elle&nbsp;? Comment compte-t-elle s&rsquo;imposer comme puissance&nbsp;?</p>



<p><strong>Comment partager un narratif avec le monde, avec si peu de voix africaines au sein des institutions internationales&nbsp;?</strong></p>



<p>Selon moi, les gens viendront chercher les Africains lorsque le continent sera devenu une puissance économique. A défaut, les Africains nommés à des fonctions de haute responsabilité seront considérés comme des «&nbsp;potiches&nbsp;», car les décisions resteront dans les mains de ceux qui possèdent cette puissance économique et militaire. N&rsquo;inversons pas la perspective. La Chine est respectée, car elle a réussi sa transformation économique et non pas parce que les Chinois ont occupé de grands postes à l&rsquo;international. La question de représentativité est souvent un faux débat. Ce qui changera l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est l&rsquo;enclenchement de son processus de transformation structurelle.</p>



<p><strong>Revenons à l&rsquo;actualité sanitaire&nbsp;: quel regard portez-vous sur la gestion de la Covid-19 en Afrique et sur les prospectives alarmistes des observateurs internationaux ?</strong></p>



<p>L&rsquo;Afrique a été présentée d&#8217;emblée comme le continent catastrophe qui allait enregistrer des millions de morts. Force est de constater que les Africains souffrent davantage de la crise économique que de la crise sanitaire aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;Afrique enregistre 1.6% des décès liés au Coronavirus dans le monde, alors que le continent représente 17% de la population mondiale. Les «&nbsp;afropessimistes&nbsp;» devraient faire leur&nbsp;<em>mea culpa</em>&nbsp;et entamer leur&nbsp;<em>aggiornamento</em>.</p>



<p>Ceci dit, la Covid-19 a révélé les angles morts du développement africain, en particulier en matière d&rsquo;Objectifs de développement durable comme la santé et l&rsquo;éducation. La pandémie devrait nous permettre de comprendre qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de développement sans système de santé digne de ce nom.</p>



<p><strong>N&rsquo;y a-t-il pas eu une forme d&rsquo;hystérisation du débat autour du coronavirus ?</strong></p>



<p>Effectivement. La spécificité de cette épidémie repose sur son aspect mondial qui provoque un effet de loupe. Servons-nous de la Covid-19 pour renforcer nos infrastructures de santé qui seront utiles pour toutes les autres maladies. Cela étant, il est vrai que le drame des migrants est entouré d&rsquo;un silence assourdissant, alors qu&rsquo;il a été beaucoup plus meurtrier que la Covid-19 en Afrique. Il en va de même pour le paludisme dont les travaux sur la recherche d&rsquo;un vaccin n&rsquo;avancent pas beaucoup&#8230; Néanmoins, je suis très optimiste sur la capacité de l&rsquo;Afrique de se servir de cette pandémie pour rebondir. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs dans cette optique que j&rsquo;ai co-coordonné un appel intitulé&nbsp;<em>«&nbsp;Pour sortir plus forts ensemble&nbsp;»</em>&nbsp;avec une&nbsp;cinquantaine de chercheurs, d&rsquo;intellectuels et d&rsquo;artistes.</p>



<p><strong>Quel regard portez-vous sur l&rsquo;apport de la diaspora africaine en matière d&rsquo;investissement sur le continent ?</strong></p>



<p>Le rôle de la diaspora n&rsquo;est pas de « développer » l&rsquo;Afrique, son rôle s&rsquo;inscrit davantage dans des considérations micro-économiques. Si je décide d&rsquo;envoyer de l&rsquo;argent à ma famille, c&rsquo;est pour que mes parents aillent mieux. Il appartient à ceux qui sont sur le terrain de construire leurs propres projets, en fonction des ressources de leur pays. On ne peut pas demander à des individus qui envoient de l&rsquo;argent à leur famille de concevoir des politiques de développement à la place des Etats. Chacun doit prendre sa part.</p>



<p><strong>Source :La Tribune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/kako-nubukpo-alerte-sur-le-risque-dun-eco-qui-ne-serait-que-lavatar-du-franc-cfa/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Alors que la Cemac et l&#8217;UEMOA ont manifesté leur volonté de quitter la zone, la tâche s&#8217;avère difficile tant sur le plan économique que politique.</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/alors-que-la-cemac-et-luemoa-ont-manifeste-leur-volonte-de-quitter-la-zone-la-tache-savere-difficile-tant-sur-le-plan-economique-que-politique/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/alors-que-la-cemac-et-luemoa-ont-manifeste-leur-volonte-de-quitter-la-zone-la-tache-savere-difficile-tant-sur-le-plan-economique-que-politique/#respond</comments>
				<pubDate>Fri, 20 Dec 2019 15:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[cemac]]></category>
		<category><![CDATA[FCFA]]></category>
		<category><![CDATA[uemoa]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=12510</guid>
				<description><![CDATA[La zone franc africaine est composée de 14 pays de l&#8217;Afriquesubsaharienne. Huit appartiennent à la zone de l&#8217;Union économique ouest-africaine (UEMOA) : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d&#8217;Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Les six autres – le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad – relèvent...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Franc-CFA_DR.jpg" alt="" class="wp-image-12511" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Franc-CFA_DR.jpg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Franc-CFA_DR-300x171.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p><strong>La zone franc africaine est composée de 14 pays de l&rsquo;</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique"><strong>Afrique</strong></a><strong>subsaharienne. Huit appartiennent à la zone de l&rsquo;Union économique ouest-africaine (</strong><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.uemoa.int/fr/presentation-de-luemoa" target="_blank"><strong>UEMOA</strong></a><strong>) : le </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/benin"><strong>Bénin</strong></a><strong>, le </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/burkina-faso"><strong>Burkina Faso</strong></a><strong>, la </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/cote-d-ivoire"><strong>Côte d&rsquo;Ivoire</strong></a><strong>, la </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/guinee"><strong>Guinée</strong></a><strong>-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Les six autres – le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad – relèvent de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (</strong><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.cemac.int/" target="_blank"><strong>Cemac</strong></a><strong>). Depuis quelques années, cette </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.banque-france.fr/economie/relations-internationales/zone-franc-et-financement-du-developpement/presentation-de-la-zone-franc" target="_blank"><strong>zone franc</strong></a><strong> est contestée de manière récurrente. Le débat sur la question, fortement contrôlé jusqu&rsquo;au </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.cairn.info/revue-economie-et-prevision-2012-2-page-91.htm" target="_blank"><strong>début des années 2000</strong></a><strong>, échappe désormais aux milieux académiques et aux cercles politiques ; toutes les composantes des sociétés africaines s&rsquo;en emparent.</strong></p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, une réforme concertée s&rsquo;impose, quel que soit le scénario envisagé&nbsp;: rupture totale de la zone franc ou éclatement en deux zones autonomes entre, d&rsquo;une part, la Cemac&nbsp;et, d&rsquo;autre part, la Cedeao&nbsp;(Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, qui englobe tous les pays de l&rsquo;UEMOA, ainsi que huit autres pays dont le Nigeria et le Ghana), qui a pour projet de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/797131/economie/eco-future-monnaie-unique-de-la-cedeao-les-chefs-detat-maintiennent-lobjectif-de-2020/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">créer une nouvelle monnaie unique appelée «&nbsp;eco&nbsp;» dès 2020</a>. Une chose est sûre&nbsp;: toute réforme devra accroître ou, au moins, sauvegarder les acquis de cette expérience de coopération monétaire, tout en y apportant les aménagements nécessaires.</p>



<h4>Éviter au moins deux pièges</h4>



<p>La future réforme devra échapper à deux pièges majeurs, liés à des perceptions déformées de la réalité.</p>



<p>La première déformation est relative au&nbsp;<a href="https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01391233/document" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compte d&rsquo;opérations</a>&nbsp;ouvert dans les livres du&nbsp;<a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/qui-sommes-nous" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Trésor français</a>&nbsp;où sont aujourd&rsquo;hui logées 50&nbsp;% des réserves de change des États membres. En effet, il n&rsquo;est pas tout à fait exact de dire qu&rsquo;une&nbsp;<a href="https://journals.openedition.org/interventionseconomiques/5466" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dénonciation des accords de coopération monétaire</a>&nbsp;permettrait de recouvrer ces réserves et de les affecter à d&rsquo;autres projets prioritaires. Car, en réalité, les pays africains assurent eux-mêmes la convertibilité de leur monnaie. La garantie française ne joue que si une union monétaire (UEMOA&nbsp;ou Cemac) est globalement déficitaire. Et quand les risques se sont accrus en&nbsp;1993&nbsp;et le déficit est devenu global et intenable, la France a contraint les pays de la zone à accepter la&nbsp;<a href="https://www.herodote.net/11_janvier_1994-evenement-19940111.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dévaluation en 1994</a>, pour ne pas avoir à être mise à contribution.</p>



<p>La seconde déformation est l&rsquo;idée selon laquelle l&rsquo;<a href="https://www.bceao.int/fr/content/histoire-du-franc-cfa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">arrimage depuis 1999</a>&nbsp;à l&rsquo;euro, monnaie forte, rend le franc CFA surévalué, ce qui obère la compétitivité à l&rsquo;exportation et limite de facto les possibilités de transformation structurelle et d&rsquo;industrialisation des pays africains.</p>



<p>Trois explications limitent toutefois la portée d&rsquo;une telle critique. Premièrement, le commerce de la plupart des pays africains souffre plutôt d&rsquo;une compétitivité hors prix. C&rsquo;est le cas, par exemple, des&nbsp;<a href="https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/january-2006/de-nouveaux-obstacles-au-commerce-de-l%E2%80%99afrique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">barrières non tarifaires</a>&nbsp;imposées à l&rsquo;entrée des marchés des pays industrialisés vers lesquels ils exportent.</p>



<p>Deuxièmement, l&rsquo;observation de la structure du commerce et de son positionnement sur les chaînes de valeur régionales et internationales montre que les&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/matieres-premieres-marches-financiers-le-chainon-manquant-pour-l-afrique-20-04-2018-2212200_28.php#">pays africains sont&nbsp;<em>price-takers</em>&nbsp;(preneurs de prix)</a>&nbsp;sur les marchés des matières premières. Ainsi, les fluctuations du taux de change semblent jouer sur la profitabilité des entreprises exportatrices plus que sur leur compétitivité.</p>



<p>Troisièmement, ces pays souffrent structurellement d&rsquo;un grave&nbsp;<a href="https://www.bceao.int/sites/default/files/2019-03/Balance%20des%20paiements%20et%20position%20ext%C3%A9rieure%20globale%20r%C3%A9gionales%20de%20l%27UEMOA%20-%202017.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déséquilibre des balances courantes</a>, compte tenu du volume croissant des importations, y compris dans le secteur agricole pour&nbsp;<a href="http://www.fao.org/3/ca4526en/ca4526en.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;importation de denrées alimentaires</a>&nbsp;et des intrants industriels.</p>



<p>On le voit, il y a un «&nbsp;piège historique&nbsp;» à vouloir justifier la pertinence et l&rsquo;urgence d&rsquo;une réforme en se fondant uniquement sur des arguments symboliques de «&nbsp;décolonisation monétaire&nbsp;». Toutefois, de nombreuses études, comme celle de&nbsp;<a href="https://www.penguinrandomhouse.com/books/205014/why-nations-fail-by-daron-acemoglu-and-james-a-robinson/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Daron Acemoglu et James A. Robinson</a>, montrent qu&rsquo;une réforme équilibrée peut être envisagée.</p>



<h4>Quel consensus autour d&rsquo;un régime de change optimal&nbsp;?</h4>



<p>Il faut se rappeler que le franc CFA existe&nbsp;<a href="https://www.bceao.int/fr/content/histoire-du-franc-cfa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">depuis plus de 70&nbsp;ans</a>&nbsp;et que son usage est ancré dans les habitudes des agents économiques. C&rsquo;est pourquoi toute tentative d&rsquo;évolution devrait être prudente et consensuelle.</p>



<p>La volonté politique est indispensable pour garantir la réussite de la réforme. Selon toute vraisemblance, c&rsquo;est la condition la plus difficile à remplir. Le ministre français de l&rsquo;Économie et des Finances, Bruno Le&nbsp;Maire, a&nbsp;<a href="https://www.lefigaro.fr/flash-eco/la-france-ouverte-a-une-reforme-ambitieuse-du-franc-cfa-20191011" target="_blank" rel="noreferrer noopener">assuré</a>&nbsp;que la France était ouverte à une «&nbsp;réforme ambitieuse&nbsp;» du FCFA, tout en précisant qu&rsquo;il revenait aux chefs d&rsquo;État africains d&rsquo;en décider. Mais compte tenu de la relation spéciale, parfois qualifiée de néocoloniale, qui la lie à ses anciennes colonies, la liberté des chefs d&rsquo;État d&rsquo;aller vers une réforme sérieuse serait limitée. Ce qui explique, sans doute, que les positions officielles des chefs d&rsquo;État de la zone franc&nbsp;<a href="https://www.bbc.com/afrique/region-50348541" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ne sont pas clairement connues</a>.</p>



<p>Choisir un&nbsp;<a href="https://www.cairn.info/les-taux-de-change--9782707173591-page-78.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">régime de change</a>&nbsp;est difficile pour un pays en développement en raison de l&rsquo;influence de ce choix sur la structure de prix et de ses multiples impacts financiers, économiques et sociaux. La réflexion doit donc permettre de définir un régime de change qui concilie stabilité et flexibilité. Ce rôle d&rsquo;ancrage que joue le taux de change paraît particulièrement utile dans les pays en développement, où la difficulté d&rsquo;équilibrer les finances publiques incite à la création monétaire à travers les avances aux États (financement du déficit budgétaire par la Banque centrale à travers une avance au Trésor).</p>



<p>Le choix d&rsquo;une dose de flexibilité doit reposer sur des réponses claires à deux questions difficiles&nbsp;: quelle est la nature des chocs auxquels les économies sont confrontées&nbsp;? Et quelle en est l&rsquo;ampleur&nbsp;?</p>



<h4>Améliorer les modalités de financement de l&rsquo;économie</h4>



<p>Deux aspects doivent être examinés à cet égard&nbsp;: la politique monétaire d&rsquo;une part et le développement des marchés financiers d&rsquo;autre part. La politique monétaire doit encore évoluer pour rompre avec le&nbsp;<a href="https://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/fre/2014/03/pdf/basics.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tournant quantitativiste et monétariste</a>&nbsp;pris dans les années&nbsp;1970&nbsp;et renforcé dans les années 1990, avec les plans d&rsquo;ajustement structurel qui ont conduit à poser comme norme une austérité permanente et une quasi-obsession de la recherche d&rsquo;un équilibre qui s&rsquo;est révélé purement récessif.</p>



<p>Une caractéristique des économies émergentes bien reconnue aujourd&rsquo;hui est la profondeur et le dynamisme de leur marché des capitaux, qui facilitent la mobilisation de l&rsquo;épargne longue indispensable pour le financement des infrastructures lourdes.</p>



<p>Les pays de la zone franc devraient promouvoir le développement d&rsquo;une intermédiation financière inclusive, diversifiée dans l&rsquo;offre de ses services, dynamique, capable d&rsquo;apporter une solution optimale au financement de long terme.</p>



<p>Au sein de la Cemac, la&nbsp;<a href="http://www.cemac.int/sites/default/files/ueditor/55/upload/file/20190720/1563620202756703.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fusion des Bourses</a>&nbsp;actée par les chefs d&rsquo;État participe de la réalisation de cet objectif. La&nbsp;<a href="https://www.brvm.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bourse de valeurs mobilières</a>&nbsp;de l&rsquo;UEMOA, après avoir subi sa mue, évolue – certes, lentement – vers une dynamisation de ses activités. Mais il convient de relever que l&rsquo;interdépendance des marchés financiers et l&rsquo;objectif de stabilité financière assigné à la Banque centrale réduisent de plus en plus la souveraineté des États et invitent à plus de rigueur dans la gouvernance.</p>



<h4>La qualité des institutions au cœur du succès de la réforme</h4>



<p>Les doutes qui subsistent toujours quant à la capacité des pays de la zone franc à gérer de manière autonome leur monnaie sans se passer de la présence tutélaire de la France sont souvent justifiés par les risques de dérapage qui résulteraient d&rsquo;une émission excessive de monnaie en se référant à l&rsquo;exemple de la&nbsp;<a href="https://www.bbc.com/afrique/region/2015/06/150608_zimbabwe_dollar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;dollarisation&nbsp;» du Zimbabwe</a>&nbsp;et de la&nbsp;<a href="https://www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2005-2-page-41.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">République démocratique du Congo</a>. Ces doutes sont encore confortés par les difficultés qu&rsquo;éprouvent régulièrement ces pays pour définir et conduire des politiques économiques sans l&rsquo;accompagnement des institutions de Bretton Woods.</p>



<p>Il apparaît finalement qu&rsquo;un des grands chantiers qui conditionnent la réussite de la réforme de la zone franc repose sur la capacité des États à se doter d&rsquo;administrations publiques solides capables de favoriser le développement économique. Cette réforme dépend donc, avant tout, de la volonté des chefs d&rsquo;État africains, plus que de celle de la France. Et, naturellement, elle doit être animée par des hommes et des femmes compétents, motivés et désintéressés.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/alors-que-la-cemac-et-luemoa-ont-manifeste-leur-volonte-de-quitter-la-zone-la-tache-savere-difficile-tant-sur-le-plan-economique-que-politique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Sommet de la Cemac : l’Afrique centrale veut faire évoluer le franc CFA</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/sommet-de-la-cemac-lafrique-centrale-veut-faire-evoluer-le-franc-cfa/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/sommet-de-la-cemac-lafrique-centrale-veut-faire-evoluer-le-franc-cfa/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 23 Nov 2019 16:45:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[cemac]]></category>
		<category><![CDATA[evolution]]></category>
		<category><![CDATA[FCFA]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=11548</guid>
				<description><![CDATA[Les dirigeants des six pays de la Communauté économique et monétaire de l&#8217;Afrique centrale (Cemac), réunis en sommet extraordinaire à Yaoundé vendredi 22 novembre, ont annoncé leur volonté de faire évoluer le franc CFA, présenté par certains comme une monnaie « héritée de la colonisation ». La monnaie, utilisée par 14 pays d’Afrique de l’Ouest...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rea_271075_004-e1548843403338-592x296-1562594314-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-11552" width="624" height="312" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rea_271075_004-e1548843403338-592x296-1562594314-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rea_271075_004-e1548843403338-592x296-1562594314-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 624px) 100vw, 624px" /></figure>



<p><strong>Les dirigeants des six pays de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (Cemac), réunis en sommet extraordinaire à Yaoundé vendredi 22 novembre, ont annoncé leur volonté de faire évoluer le franc CFA, présenté par certains comme une monnaie « héritée de la colonisation ».</strong></p>



<p>La monnaie, utilisée par 14 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale pour un total de 155 millions d’habitants, est indexée sur l’euro et convertible avec la monnaie européenne. Les États utilisateurs doivent déposer 50% de leurs réserves en France.</p>



<p>Les&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/860356/economie/sommet-de-la-cemac-lavenir-du-franc-cfa-debattu-a-yaounde/">six dirigeants présents au sommet de Yaoundé</a>&nbsp;ont examiné «&nbsp;la coopération monétaire avec la France (et) décidé d’engager une réflexion approfondie sur les conditions et le cadre d’une nouvelle coopération&nbsp;», explique un communiqué final.</p>



<p>«&nbsp;À cet effet, ils ont chargé la Banque des États d’Afrique centrale (Béac) de proposer dans des délais raisonnables un schéma approprié conduisant à l’évolution de la monnaie commune&nbsp;», le franc CFA, ajoute-t-il.</p>



<h4>Cinq chefs d’État présents</h4>



<p>Cinq chefs d’État sur les six que compte la Cémac ont pris part au sommet de Yaoundé : le Camerounais Paul Biya, le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, le Congolais Denis Sassou Nguesso, l’Équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema et le Tchadien Idriss Déby Itno. Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, était représenté par son Premier ministre.</p>



<p>Dans le texte, les dirigeants ont « réaffirmé leur volonté de disposer d’une monnaie commune stable et forte ».</p>



<p>Si le communiqué ne précise pas la nature de l’évolution, le président tchadien a évoqué sur les antennes de la télévision camerounaise la sortie de la monnaie.&nbsp;«&nbsp;Demain, quand nous sortirons du franc CFA, nous appartiendrons à un seul (cadre monétaire)&nbsp;», a-t-il affirmé.</p>



<p>«&nbsp;Nos partenaires français sont ouverts à tous les dialogues possibles avec nous. Les institutions de la Cémac et la Beac ont été chargées de négocier, pas dans la précipitation&nbsp;», a-t-il assuré.</p>



<h4>«&nbsp;Un frein au développement&nbsp;»</h4>



<p>«&nbsp;Nous ne devons pas être (liés aux)&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/788955/economie/franc-cfa-a-paris-le-choix-du-silence/">anciennes puissances coloniales</a>«&nbsp;, a pour sa part affirmé le président équato-guinéen.</p>



<p>Dans un dossier de presse, la présidence camerounaise avait écrit que « la monnaie héritée de la colonisation (le franc CFA) divise les économistes et les chefs d’État de la zone franc ». Cette monnaie « est présentée par de nombreux experts en finances comme un frein au développement », avait-elle ajouté.</p>



<p>Dans une allocution à l’issue du sommet, Paul Biya a estimé que la politique monétaire en cours en Afrique centrale «&nbsp;a permis jusqu’à présent d’assurer la stabilité financière de notre sous-région&nbsp;».&nbsp;«&nbsp;Il y a toutefois lieu de rester flexible à toute proposition de réforme visant à consolider son action&nbsp;», a-t-il préconisé.</p>



<p>Au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA),&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/790313/economie/monnaie-unique-de-la-cedeao-vers-une-banque-centrale-de-type-federal-et-un-regime-de-change-flexible/">certains officiels ont ouvertement pris position en faveur du remplacement du franc CFA par une autre monnaie</a>. En Afrique centrale, les dirigeants étaient jusqu’à présent plus réservés sur la question.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/sommet-de-la-cemac-lafrique-centrale-veut-faire-evoluer-le-franc-cfa/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Franc CFA : les réserves de change bientôt rapatriées</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/franc-cfa-les-reserves-de-change-bientot-rapatriees/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/franc-cfa-les-reserves-de-change-bientot-rapatriees/#respond</comments>
				<pubDate>Fri, 08 Nov 2019 10:25:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Benin]]></category>
		<category><![CDATA[FCFA]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=10996</guid>
				<description><![CDATA[Une partie du voile concernant la monnaie des pays de l&#8217;UEMOA vient d&#8217;être levée par le président Talon qui a confié que les choses devraient bouger «&#160;très rapidement&#160;». C&#8217;est dans un entretien à nos confrères des médias hexagonaux France&#160;24&#160;et&#160;RFI&#160;que le président béninois Patrice Talon s&#8217;est fendu d&#8217;une déclaration extrêmement importante à propos du franc CFA....]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/talon.jpg" alt="" class="wp-image-10997" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/talon.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/talon-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Norway&rsquo;s Prime Minister Erna Solberg (R) meets with Patrice Talon, President of Benin for a bilateral meeting in Oslo on November 7, 2018. (Photo by Cornelius POPPE / various sources / AFP) / Norway OUT</figcaption></figure>



<h4>Une partie du voile concernant la monnaie des pays de l&rsquo;UEMOA vient d&rsquo;être levée par le président Talon qui a confié que les choses devraient bouger «&nbsp;très rapidement&nbsp;».</h4>



<p>C&rsquo;est dans un entretien à nos confrères des médias hexagonaux France&nbsp;24&nbsp;et&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/rfi">RFI</a>&nbsp;que le président béninois Patrice Talon s&rsquo;est fendu d&rsquo;une déclaration extrêmement importante à propos du franc CFA. Ce jeudi soir, il a indiqué que le «&nbsp;retrait des réserves de change du franc CFA&nbsp;» ne saurait tarder. «&nbsp;Très rapidement&nbsp;», a-t-il dit. En première ligne, il y aura la Banque centrale des États d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (BCEAO) qui bat monnaie actuellement pour les pays de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), à savoir le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/benin">Bénin</a>, le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/burkina-faso">Burkina Faso</a>, la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/cote-d-ivoire">Côte d&rsquo;Ivoire</a>, la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/guinee">Guinée</a>-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Selon le président Talon, celle-ci va «&nbsp;gérer la totalité des réserves de devises et va les répartir auprès des diverses banques centrales partenaires dans le monde&nbsp;». Alors qu&rsquo;il n&rsquo;a pas donné de calendrier précis, le chef de l&rsquo;État béninois vient de secouer le cocotier à propos d&rsquo;une monnaie qui fait débat depuis de très nombreuses années. «&nbsp;Nous sommes tous d&rsquo;accord là-dessus, à l&rsquo;unanimité, pour mettre fin à ce modèle&nbsp;», a-t-il déclaré faisant référence au fait que 50&nbsp;% des réserves de change du franc CFA sont déposées auprès du Trésor français sur un compte rémunéré dont les intérêts obligataires sont reversés tous les ans aux pays africains. En contrepartie, le Franc CFA a une parité fixe avec l&rsquo;Euro (1&nbsp;euro =&nbsp;655,957 F CFA), ce qui est considéré par certains comme une forme de dépendance des pays de la zone franc à l&rsquo;endroit de la politique monétaire européenne, une situation régulièrement taxée de «&nbsp;néocolonialisme&nbsp;». Par ailleurs pour rappel, le système garantit aux pays africains concernés la possibilité de convertir le franc dans n&rsquo;importe quelle autre devise mais aussi la stabilité de la monnaie et le transfert libre et gratuit de capitaux à l&rsquo;intérieur de la zone monétaire.</p>



<h4>Un changement concerté sur le plan monétaire régional<br></h4>



<p>Comment en est-on arrivé à cette déclaration&nbsp;? Au-delà des débats houleux et passionnés autour de cette monnaie qualifiée de «&nbsp;coloniale&nbsp;» par ses détracteurs, la porte a été ouverte début octobre, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire. Celui-ci avait déclaré que la France était ouverte à une «&nbsp;réforme ambitieuse&nbsp;» du franc CFA. Il avait dit attendre que les&nbsp;15&nbsp;pays qui partagent cette devise attachée à l&rsquo;euro «&nbsp;décident ce qu&rsquo;ils souhaitent&nbsp;», à un moment où l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest envisage de créer sa propre monnaie unique. «&nbsp;Nous sommes disponibles et nous sommes prêts&nbsp;», avait-il alors assuré, au terme d&rsquo;une réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des pays de la zone franc. «&nbsp;Nous travaillons la main dans la main avec la France&nbsp;», avait par la suite affirmé le ministre béninois des Finances, Romuald Wadagni, lequel avait été le seul représentant africain à prendre la parole lors de la conférence de presse après la réunion au nom des pays de la zone UEMOA tout en rappelant que les pays de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cedeao) – dont le Ghana – se sont mis d&rsquo;accord pour l&rsquo;adoption à l&rsquo;horizon&nbsp;2020&nbsp;d&rsquo;une monnaie unique, l&rsquo;eco, qui sonnerait le glas du franc CFA dans cette région.</p>



<h4>Un apaisement souhaité sur le plan politique national<br></h4>



<p>Au-delà de ses déclarations concernant le F CFA, le chef de l&rsquo;État béninois a d&rsquo;autre part fait un geste d&rsquo;apaisement de la crise politique qui agite le pays depuis les élections législatives d&rsquo;avril, auxquelles l&rsquo;opposition n&rsquo;avait pas pu présenter de listes de candidats. Patrice Talon a «&nbsp;souhaité&nbsp;» le «&nbsp;retour au Bénin&nbsp;» de l&rsquo;ancien président Boni Yayi, qui se trouve actuellement en exil après que son domicile de Cotonou eut été encerclé pendant près de deux mois par les forces de l&rsquo;ordre. De par la «&nbsp;noblesse de sa fonction&nbsp;» d&rsquo;ancien chef d&rsquo;État, son adversaire politique doit faire «&nbsp;l&rsquo;objet de traitement particulier&nbsp;», a-t-il dit. «&nbsp;Le peuple pourrait mal le percevoir&nbsp;», a souligné Patrice Talon. «&nbsp;Boni Yayi a été impliqué dans ce qui s&rsquo;est passé&nbsp;» lors des violences post-électorales qui ont débuté le 1er&nbsp;mai à Cotonou et ont fait plusieurs morts par balles, selon le chef de l&rsquo;État, qui a ajouté lui «&nbsp;avoir fait comprendre&nbsp;».</p>



<p>Plus tôt dans la journée, le président béninois, fortement critiqué pour avoir engagé un tournant autoritaire dans un pays réputé pour être un modèle démocratique en Afrique de l&rsquo;Ouest, a promulgué la nouvelle Constitution, déjà approuvée à l&rsquo;unanimité par le Parlement et la Cour constitutionnelle. Parmi les réformes, on note l&rsquo;impossibilité de faire «&nbsp;plus de deux mandats présidentiels à vie&nbsp;», ce qui exclut d&rsquo;ores et déjà une potentielle candidature de l&rsquo;ancien président Yayi (2006-2016). Le Parlement a également validé une procédure d&rsquo;amnistie, qui permet de ne pas engager de poursuites contre l&rsquo;ancien chef de l&rsquo;État, ni contre les forces de l&rsquo;ordre qui ont, selon le président Talon, agit pour se protéger. Il a expliqué que les violences post-électorales étaient «&nbsp;une responsabilité globale&nbsp;» du peuple béninois, mais qu&rsquo;il en était de fait «&nbsp;le premier à (en) tenir la responsabilité&nbsp;». Le président Talon a assuré que sa propre candidature à la présidentielle de&nbsp;2021&nbsp;dépendrait de son «&nbsp;état d&rsquo;esprit&nbsp;», de «&nbsp;l&rsquo;environnement politique&nbsp;» et de la réforme pour «&nbsp;renforcer les partis politiques&nbsp;». Interrogé sur le fait que ses deux plus grands adversaires politiques de la précédente présidentielle de&nbsp;2016&nbsp;sont tous deux interdits de se présenter par des décisions de justice et vivent actuellement en exil en France, le président Talon a déclaré qu&rsquo;ils «&nbsp;devaient se tenir responsables de leurs actes&nbsp;».</p>



<h4>Source:Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</h4>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/franc-cfa-les-reserves-de-change-bientot-rapatriees/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>La polémique sur le Franc CFA… expliquée en 2 minutes</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/la-polemique-sur-le-franc-cfa-expliquee-en-2-minutes/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/la-polemique-sur-le-franc-cfa-expliquee-en-2-minutes/#respond</comments>
				<pubDate>Sun, 19 May 2019 14:23:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[FCFA]]></category>
		<category><![CDATA[Polémique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://tribunedafrique.com/?p=4441</guid>
				<description><![CDATA[Créé en 1945, le Franc CFA est aujourd’hui utilisé par près de 200 millions de personnes en Afrique. Mais pour ses détracteurs, c’est un vestige de l’ère coloniale et un frein au développement qu’il faut abattre. Jeune Afrique démêle le vrai du faux en 2 minutes pour tout comprendre sur la polémique monétaire qui agite...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p> Créé en 1945, le Franc CFA est aujourd’hui utilisé par près de 200  millions de personnes en Afrique. Mais pour ses détracteurs, c’est un  vestige de l’ère coloniale et un frein au développement qu’il faut  abattre. Jeune Afrique démêle le vrai du faux en 2 minutes pour tout  comprendre sur la polémique monétaire qui agite le continent depuis deux  ans. </p>



<figure class="wp-block-embed-dailymotion wp-block-embed is-type-video is-provider-dailymotion wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="La polémique sur le Franc CFA... expliquée en 2 minutes" frameborder="0" width="800" height="449" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x76xp6j" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
</div></figure>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/la-polemique-sur-le-franc-cfa-expliquee-en-2-minutes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
