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	<title>Faure Gnassingbe &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>TOGO : Le PIA, un bluff d’Etat</title>
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				<pubDate>Wed, 30 Jun 2021 05:39:32 +0000</pubDate>
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<p><strong><em>Le Togo vient de lancer un projet qui se veut ambitieux.&nbsp;<a href="https://presidence.gouv.tg/2021/06/07/la-plateforme-industrielle-dadetikope-pia-inauguree-par-le-chef-de-letat/">La Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) en périphérie de Lomé a été inaugurée pompeusement début juin par Faure Gnassingbé</a>&nbsp;au nord de la capitale togolaise. Le gouvernement a annoncé une révolution en cours et promet 35.000 emplois directs. MAX-SAVI Carmel fait, pour le bimensuel togolais «&nbsp;L’Intelligent&nbsp;» une analyse de l’initiative en lien avec d’autres projets restés sans suite et pose la question de la pertinence de la stratégie de développement du régime.</em></strong></p>



<p>Le Togo vient de lancer un grand projet ou supposé l’être, une plateforme industrielle qui porte placidement le nom du quartier où elle est installée, Adétikopé (nord de Lomé) (PIA). Ce qui donne un de ces sigles favoris de Victoire Dogbé, la Première ministre présente à l’occasion et ayant fait une remarquable allocution. Précédemment ministre du développement à la base, elle en a accumulé, pour désigner ses nombreux projets, ces sigles aussi fantaisistes que superstitieux aux contenus creux et aux ambitions toujours ronflantes. Une dynamique de l’utopie et de l’approximation qui remet en doute la pertinence même de la vision de développement du Togo par ceux qui le dirigent. Un bluff de plus qui sème le doute autour de l’initiative phare des quinze dernières années, le Plan National de Développement (PND) vanté tambour battant en 2018 qui est resté calé, tel un os oublié, dans les illusions voraces de ceux qui l’ont brandi comme ultime porte de l’émergence économique. Ici, on réplique le passé, avançant comme des technocrates sous suppo des chiffres, rassurants pour le naïf que le togolais n’est plus. 35.000 emplois directs, une révolution industrielle sur 400 hectares et surtout, comme le ridicule sait porter ici l’improbable, on promet même de passer de 75 millions à 1 milliards de dollars les exportations. Une multiplication par 12 en quatre ans qui fait rigoler à l’éclat le sot. Il est impossible, miracle inclus, de multiplier par douze (12) les exportations d’un pays qui depuis son indépendance en 1960 est resté dans les limbes de l’industrialisation. Mais retenez votre rire, le risible ne tue plus ici.</p>



<p><strong>PIA, un projet presbyte aux pieds d’argile</strong></p>



<p>Un projet presbyte. La presbytie, vous en savez quelque chose&nbsp;? J’en porte quelques légères séquelles depuis que la quarantaine m’a surpris en vol de vie. Contrairement au myope, le presbyte ne voit pas de près. Ultime mal pour un Togo qui a perdu, depuis mathusalem, la vue de loin. La base de l’industrialisation, c’est la main d’œuvre compétente en concomitance évidente avec les besoins réels du projet. Ici, aucune vague de formations n’a eu lieu. On commence en forçant un peu les choses, faisant venir des indiens et quelques égarés de l’Asie de l’Est pour occuper même des postes de techniciens, d’ingénieurs et parfois d’ouvriers qualifiés que devraient se partager des togolais. Première faute grave mais pas la seule. Ensuite, le projet est un plan d’étrangers sauf qu’il est réalisé au Togo. Les hommes d’affaires togolais, le secteur privé, les grands investisseurs nationaux ont été, tous mis à l’écart. Il s’agit d’une captation de l’économie à huis clos. Enfin, alors que certains secteurs sont en train de s’organiser grâce aux modestes producteurs locaux comme l’anacarde et le soja pour se tirer d’affaire, en acceptant cet envahissement indien mené par le trop sulfureux Gupta par voie de zone franche, l’Etat asphyxie les petits producteurs, les contraint à une vassalisation auprès des indiens et crée une filière d’emplois précarisés. On l’a vu avec l’entreprise Amina, installée en statut de zone franche et d’autres usines de productions situées en zone portuaire comment, la libre compétitivité des salaires a plongé dans l’indigence des travailleurs togolais. Si les éléphants blancs sont des projets inachevés qui laissent des traces bétonnés et visibles, les rhinocéros bleus sont bien ficelés, chiffrés par de faux blancs à l’éthique «&nbsp;mulâtresse&nbsp;» comme Lionel Zinsou, Carlos Lopez et d’autres mais disparaissent sans crier gare. C’est une évaporation à ciel ouvert de deniers publics. Et de cela, le Togo n’a point besoin.</p>



<p><strong>La danse des rhinocéros bleus….</strong></p>



<p>Les éléphants blancs&nbsp;? c’est la spécialité de ce pays de 10 millions d’habitants gouverné au pifomètre par une caste minoritaire portée par une oligarchie insatiable. Les éléphants blancs sont inachevés, on le sait, le pays en compte par dizaines. Mais les rhinocéros bleus sont attirants sur papier et disparaissent sans trace. Le Plan national de développement en compte pas mal. Il est bien difficile pour l’exécutif togolais de rassurer, dans ce flou total les togolais. La convention qui unit l’état aux indiens est un graal mythologique dont personne ne trouve les traces. On ne sait pas ce qui y est exactement écrit alors que le pays a un parlement, plus bigarré que ceux unicolores qui l’ont précédé car celui-ci compte quelques peulhs qui «&nbsp;<em>veulent compter des vaches plutôt que de boire du lait</em>&nbsp;» pour paraphraser le président du groupe parlementaire majoritaire, désignant les «&nbsp;faux&nbsp;» députés d’opposition. On aurait pu leur faire parvenir copie de cette fameuse convention. Le Togo se lie à des étrangers, dans un cadre plus qu’opaque sans que les togolais ne soient associés, une sorcellerie tropicale en plein jour. Il faut, si le projet tient à cœur au gouvernement, en repenser le contenu, associer la chambre du commerce et de l’industrie (Ccit), l’Association des grandes entreprises du Togo (Aget) et privilégier tout investisseur togolais local ou de la diaspora. Mais avant tout, rendre publique la convention.</p>



<p><strong>Suite lunatique d’un PND sous éteignoir</strong></p>



<p>Le Plan national de développement (Pnd), vous en entendez encore parler&nbsp;? Non. Il a fait du bruit en deux petites années et est passé sous silence. Et pour cause, l’Etat n’a jamais réussi à mobiliser les 4600 milliards CFA nécessaires à sa réalisation. Ses 35%&nbsp;? L’Etat ne les a pas. Il ne les aura jamais. Ici ce n’est pas l’Etat qui a l’argent mais ses commis qui remplissent les dessous de table et les paradis fiscaux. Les 65% du secteur privé&nbsp;? Les hommes d’affaires du pays savent bien le risque qu’ils prennent avec un Etat surendetté à plus de 80% de son Pib et où l’inflation galope comme un chameau enragé, avec en corollaire une subite cherté de la vie. Dans cette situation où le plus grand, le plus emblématique et le plus important projet de Faure Gnassingbé, le Pnd, est en sursis, il y a de quoi remettre en doute la parole de la République et ses projets aussi farfelus les uns que les autres. Même si, ironie du sort, le lancement se fait un 06 juin, jour anniversaire de celui qui, depuis 16 ans, tient d’une main de fer le pays. Il n’y a pas de doutes qu’il s’agisse d’un plan d’enrichissement d’une minorité pilleuse que le président dénonce sans y toucher. Trop de milliards jetés par la fenêtre par ce pays qui est péniblement devenu Pays pauvre très endetté (Ppte). Une expression à la sémantique pour le moins insultante. En attendant, que l’Etat règle le problème des terres arrachées injustement à de pauvres populations. Sans indemnités. Comble de l’indécence. Bonjour Lomé, bon arrivée, PYA, pardon, PIA.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel</strong>, <strong>Afrika Stratégies France</strong></p>



<p><strong>Source: L’Intelligent N°08 du 30 Juin 2021</strong></p>
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		<title>TOGO/BENIN : Des accusations de « complot » de Patrice Talon, le vrai de l’ivraie</title>
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				<pubDate>Sun, 02 May 2021 19:19:56 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF.jpg" alt="" class="wp-image-22031" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF.jpg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>« Faure Gnassingbé et Patrice Talon jouent depuis trois ans le ping-pong du désamour »</figcaption></figure>



<p><strong> Le président béninois a profité d’une interview avec une radio et une télévision françaises pour ouvrir la polémique sur l’implication présumée de Faure Gnassingbé dans la déstabilisation du Bénin. Il insinue que son homologue togolais soutient les violentes manifestations qui ont émaillé sa réélection et y voit un complot pour le renverser. S’il y a quelques ramifications suspectes entre l’opposition béninoise et le pouvoir de Lomé, Patrice Talon use de l’exagération pour créer une sympathie patriotique qui peine à prendre.</strong></p>



<p>86%&nbsp;! Les résultats ne manqueraient pas de provoquer un pouf de rires, même chez les proches du président sortant. Ce score soviétique sonne le requiem de la démocratie béninoise et restera dans l’histoire de ce petit pays de 12 millions d’âmes comme &nbsp;le plus élevé jamais obtenu lors d’une présidentielle. L’opposition l’a qualifié, à raison de « ridicule » et Washington a exprimé ses vives inquiétudes dans un communiqué officiel. Peu après, pour sa première sortie médiatique, Patrice Talon a choisi France24 et Radio France Internationale (Rfi) pour, depuis le palais de la Marina, alors qu’il multiplie des arrestations d’opposants, s’en prendre ouvertement au Togo. Il accuse son voisin, sans le citer nommément, d’être derrière un plan de déstabilisation et d’avoir mis beaucoup d’argent au service des manifestants et autres chasseurs, milice armée du centre du pays. Dans la foulée, le gouvernement annonce l’arrestation, au hasard d’un accident de circulation, d’un certain Kankalala Aziz. Ce supposé togolais d’origine transporterait, selon le communiqué du gouvernement béninois, 70.000 munitions de calibre 12. Une partie du renfort venu du Togo selon l’insinuation du gouvernement béninois. Si le soutien du régime togolais à une partie de l’opposition béninoise ne fait pas de doute, l’ampleur et les objectifs de Faure Gnasingbé sont bien loin de ce que fait croire Talon. L’autocrate béninois tente de se victimiser et de créer une sympathie patriotique mais peine à atteindre son objectif. Car avec sa méthode dure, les répressions mortelles dont il est l’acteur principal, la soumission des institutions et la guerre aux opposants, celui qui avait juré ne vouloir faire qu’un seul mandat de cinq ans ne convainc plus. &nbsp;Mais derrière ces accusations, l’ombre de dame Madougou…</p>



<p><strong>Reckya Madougou, la pomme de discorde</strong></p>



<p>Ancienne ministre de la justice, Madougou s’est vite convertie dans les microfinances et a trouvé, peu après sa sortie du gouvernement béninois en 2013, « refuge » à Lomé où elle conseille le président togolais. Rapidement, cette femme ambitieuse et « pouvoiriste » a pris de l’influence au Togo d’où elle a développé son réseau à l’international. Avec pour objectif, le fauteuil présidentiel. Avec « L’initiative de Nikki », du nom d’un ancien emblématique royaume du nord-Bénin, vite dispersée par le gouvernement béninois puis depuis, la cooptation financière des opposants en exil, l’ex ministre avait sa stratégie. Plusieurs fois, Talon s’est agacé de ce que Faure Gnassingbé ne freine pas les élans de sa conseillère technique et spéciale qui d’ailleurs, à Lomé, a rang de ministre. Cette femme très proche du président togolais résidait d’ailleurs à deux pas de la résidence présidentielle, dans une villa cossue que Gnassingbé a mis à sa disposition. Ce qui permet au président et à sa collaboratrice de se voir à tout moment de jour comme de nuit. Les autorités béninoises ne croient pas un seul instant qu’elle ait pu annoncer sa candidature sans le soutien de Lomé. Et même si elle avait peu de chance de remporter face au président sortant, Patrice Talon a opté pour la méthode dure. Après que la candidature de Reckya Madougou ait été rejetée, elle sera arrêtée quelques jours plus tard, en marge d’un meeting à Porto-Novo, région d’origine de la première dame, Claudine Talon. Et comme Talon sait mieux que quiconque que la revanche est un plat qui se mange froid, il l’a servi glacé à celle dont il voulait la tête depuis mathusalem. Ajoutant à cette revanche plate les rancœurs qu’il nourrissait à l’égard de son voisin, Faure Gnassingbé.</p>



<p><strong>Tenace rancune</strong></p>



<p>Les deux chefs d’Etat entretiennent, depuis toujours, des relations mitigées. Alors qu’il est arrivé au pouvoir en gentleman plus que démocrate, Talon n’a jamais caché son aversion, presque moqueuse pour Faure Gnassingbé. Le président du Bénin s’est toujours agacé du long règne de la dynastie Gnassingbé qui tient le Togo d’une main de fer et totalise presque 55 ans à la tête du pays. En août 2017, le Togo a connu une vague de violentes manifestations menées par l’énigmatique opposant Tikpi Atchadam, qui ont failli faire perdre le pouvoir à Faure Gnasingbé. Dans la foulée, en octobre de la même année, le président béninois venu pour encourager son jeune frère « <em>à trouver une porte de sortie honorabl</em>e » n’a pas daigné quitter l’aéroport de Lomé. Malgré les insistances de Faure Gnassingbé, Patrice Talon est reparti sans accepter l’invitation à une collation à Lomé II, résidence officielle du président togolais. Une absence de compassion que le togolais assimile à l’ingratitude d’autant qu’il a contribué au retour de Talon au Bénin alors que ce dernier était en exil en France. L’année suivante, lors d’une réunion de la Communauté électrique du Bénin (Ceb), organisation commune aux deux pays, Talon n’a point supporté la présence de Reckya Madougou que Cotonou soupçonnait déjà être derrière « l’initiative de Nikki » qui a mobilisé de jeunes opposants autour de Sabi Korogoné. Ce dernier, très proche de Madougou, fera un peu plus de 8 mois de prison avant d’être libéré en juin 2019. Entre temps, la Ceb a été liquidée, sur l’insistance du Bénin, abolissant ainsi l’unique structure que partageait les deux voisins. Les deux événements ont refroidi les relations entre les deux chefs d’Etat d’autant que le Togo ne manque l’occasion de soutenir Yayi Boni, ancien chef d’Etat devenu principal opposant au régime béninois. Entre Talon et Gnassingbé, la rancune se durcit, chaque jour, un peu plus.</p>



<p><strong>Les autorités togolaises rasent les murs</strong></p>



<p>Les attaques et accusations contre le Togo ont fait l’essentiel du débat électoral depuis plus d’un mois au Bénin. Députés, ministres, et enfin, le chef de l’Etat lui-même se sont succédés pour accabler l’Etat voisin et son chef sans déclencher la moindre réaction de la part du Togo. &nbsp;Silence radio à Lomé où, compte tenu de la délicatesse du sujet, les nombreux journaux qui soutiennent le pouvoir ne savent pas comment s’y prendre. Sans qu’aucun décret n’ai mis fin aux fonctions de Madougou, l’un porte-parole du gouvernement togolais, dans sa seule sortie sur le sujet, l’évoquait déjà au passé. Comme une ex conseillère… Christian Trimua ne voyait même pas le lien entre les ambitions de la « béninoise » et ses anciennes fonctions au Togo. Mais une certitude, la promiscuité entre des opposants béninois et Lomé devenaient criarde. Yayi Boni &nbsp;est passé à Lomé avant son retour au Bénin, après les soins qu’un régime de résidence surveillée pendant 52 jours à Cotonou lui a imposés. Komi Kountché, l’un des soutiens supposés des violentes manifestations qui s’enchainent au centre du Bénin, d’où l’ancien ministre des finances est originaire, a été aperçu dans la capitale togolaise. Cotonou soupçonne Lomé de lui avoir attribué un passeport diplomatique depuis que Koutché fait le tour du monde malgré la désactivation de son passeport béninois. Plusieurs leaders Des Démocrates, récente formation politique de Yayi Boni dont notamment Eric Houndété, ont fait des allers-retours, malgré la fermeture des frontières entre Cotonou et Lomé et tout cela a contribué à renforcer l’idée que depuis Lomé, une main invisible, autrement plus puissante, tire les ficelles. Le sulfureux parlementaire, Rachidi Gbadamassi a d’ailleurs crié à qui veut l’entendre que des propositions de plusieurs milliards CFA lui ont été faites au Togo pour participer « <em>au plan de déstabilisation</em>« . Sans en brandir la moindre preuve. Récemment l’ivoirien Alassane Ouattara a proposé sa médiation sans succès d’autant qu’à Cotonou comme à Lomé, les entourages des deux dirigeants ont pour mot d’ordre que « <em>Gnassingbé et Talon n’ont aucun problème</em>« . Un faux fuyant qui aura du mal à perdurer.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Diplomatie : Du sahel, Lomé étend ses tentacules au Tchad, les forces d’une option périlleuse</title>
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				<pubDate>Sun, 02 May 2021 17:17:08 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/FAURE-768x512.jpg" alt="" class="wp-image-22028" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/FAURE-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/FAURE-768x512-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption>Le président togolais Faure Gnassingbé
</figcaption></figure>



<p><strong>Bamako, Niamey, Ouagadougou, le chef de l’Etat et son ministre des Affaires étrangères multiplient des déplacements dans le Sahel, nouveau centre névralgique de la diplomatie togolaise. Mais à la suite du décès de Idriss Déby, le Tchad est vite devenu «&nbsp;une obsession&nbsp;» togolaise. Pourquoi cette brusque extension de la zone d’influence et quelles en sont les conséquences&nbsp;? Forces et faiblesses d’une option périlleuse.</strong></p>



<p>Tout comme une vingtaine de dirigeants, Faure Gnassingbé a pris personnellement part, autour de Macron, aux obsèques de l’ancien président tchadien, Idriss Déby, tué officiellement au front. Dans l’assemblée, de grands dirigeants africains et un seul chef d’Etat occidental, Emmanuel Macron. Si l’image rappelle les vieilles velléités de la françafrique, elle illustre bien l’impression selon laquelle ces dirigeants venus en grande majorité de l’Afrique étaient à N’Djamena plus pour introniser le fils que rendre hommage au père. En marge de la cérémonie, Faure Gnassingbé est apparu aux côtés de Mahamat Déby, nouvel homme fort du Tchad pour un court échange. Le président togolais qui renforce d’une main de maître son influence au Sahel aurait été, selon plusieurs sources concordantes, sollicité par Emmanuel Macron pour «&nbsp;coacher&nbsp;» le nouveau poulain et surtout, tenir à l’œil la situation d’autant plus que des manifestations ont embrasé tout le Tchad, dans les jours suivants. Dans la foulée, le discret Robert Dussey est passé en terre tchadienne, porteur d’un «&nbsp;pli confidentiel&nbsp;». A peine cinquantenaire (49 ans depuis janvier dernier), cet ancien religieux et proche d’Israël conçoit le succès diplomatique comme une multitude de ramifications qui couvre toutes les régions du monde, bref, avoir mille cordes à son arc.&nbsp;Et saute, grand boulimique, dans le Sahel, non sans plans et stratégies.</p>



<p><strong>Une présence déjà marquée au Sahel</strong></p>



<p>La présence du Togo au Tchad est une option conjoncturelle qui s’explique par un immense vide créé par le départ de Blaise Compaoré mais aussi la fragilisation de Alassane Ouattara depuis que le dirigeant ivoirien a forcé la serrure pour un troisième&nbsp;mandat. Le Sahel ayant toujours eu la tradition de «&nbsp;parrain&nbsp;», il fallait combler le vide. Une opportunité vide décelée et comprise par Robert Dussey. S’il est avant tout philosophe, le chef de la diplomatie togolaise est aussi un stratège opportuniste qui n’a pas hésité à foncer au Sahel. De prime abord, une telle option est bien périlleuse mais les avantages et bénéfices vaillent la peine. Car, compte tenu de la menace terroriste aux frontières béninoise, togolaise, ghanéenne et ivoirienne, disposer d’interlocuteur fiable permet d’avoir une voie autre que celle de l’affrontement et de tenter de mettre sous contrôle un fléau qui peut très vite se retrouver aux côtes occidentales du continent. Il était donc, de ce fait, indispensable qu’un chef d’Etat prenne la relève de la voix autorisée, ce que Faure Gnassingbé fait depuis la chute, au Mali, de Ibrahim Boubacar Kéïta. Il jouit de la légitimité qui va avec pour le simple fait d’être le dirigeant qui a déployé le plus grand nombre de militaires dans le Sahel, au sein de la force onusienne, la minusma. Grâce à la diplomatie de l’opportunité qu’active Robert Dussey, Lomé entretient de bonnes relations avec la junte militaire au pouvoir à Bamako et dont les principaux leaders font des tours et détours dans la capitale togolaise. Malgré la part de risque, cette présence diplomatique et militaire togolaise est aussi une force dans l’influence régionale, nécessaire à celui qui est vite devenu le doyen des chefs d’Etat de l’Afrique de l’ouest, à 56 ans. Mais c’est l’extension de la zone de présence vers le Tchad qui inquiète et sans doute, à raison.</p>



<p><strong>Tchad, un choix périlleux&nbsp;?</strong></p>



<p>Il n’est pas de doute que la Tchad reste une poudrière dans laquelle, il peut paraître, à raison, peu prudent de s’y hasarder. Le choix est donc en cela d’autant plus risqué que les détracteurs d’une telle option y voient un appel de pieds fait aux terroristes qui ont récemment frappé au nord du Bénin, ainsi qu’en Côte d’Ivoire et ont, jusque-là, épargné le Togo. Au Sud du Burkina Faso, aux frontières septentrionales du Togo, leur présence active a de quoi inquiéter Lomé. D’ailleurs, les services secrets ghanéens ont récemment fait part de plusieurs attaques déjouées et d’une «&nbsp;<em>menace forte et récurrente</em>«&nbsp;. Mais en même temps, laisser le Tchad aux mains des invasions terroristes venues de la Libye ou d’ailleurs, c’est encore pire comme option d’autant que cela renforcerait des islamistes qui devraient profiter de l’avancée des rebelles tchadiens pour s’approvisionner en armes et surtout, entamer une descente vers les côtes. Il est donc urgent que l’Union africaine trouve une solution et surtout, comme l’a voulu Emmanuel Macron que la stabilité du Tchad soit préservée «&nbsp;à tout prix&nbsp;». Car l’autre risque est la transformation du Tchad en théâtre de confrontations entre des sbires français et russes, d’autant plus que la rébellion qui fait fureur au Tchad serait formée et financée par le Maréchal Haftar, soutenu par Paris dans le passé et aujourd’hui sous girons soviétiques. Mais il ne fait pas de doute que, constatant l’influence grandissante du Togo au Sahel, la France en profite pour sous-traiter avec Lomé «&nbsp;ses démons sahéliens&nbsp;» afin de reprendre du poil de la bête face à une situation qu’elle n’a pu maitriser en une décennie de présence militaire.</p>



<p><strong>Paris, la main invisible qui tire les ficelles</strong></p>



<p>La France est soupçonnée d’être derrière l’enthousiasme togolais au Sahel. La visite de Faure Gnassingbé, début avril, à Paris alors qu’une telle audience est attendue depuis 4 ans peut l’expliquer en partie. Et depuis, Lomé et Paris entretiennent de très bonnes relations et les deux chefs d’Etat ont été vus, côte à côte, à N’Djaména, ce qui n’aura pas pour effet de taire les supputations. Une chose est certaine, face à une guerre qu’elle peine à remporter, et face aux défis internes sociaux et économiques liés à la pandémie de Covid-19 qui accablent la gestion d’Emmanuel Macron à un an de la présidentielle, Paris a toutes les raisons de vouloir léguer ses patates chaudes maliennes à un pays africain. En les acceptant, le Togo prend certes un risque de se bruler les doigts mais s’il s’en sort, il renforcerait à jamais son influence sous-régionale et donnera à celui que Ouattara appelle « jeune doyen », une aura de patriarche incontestable. Une image qui flatterait bien Faure Gnassingbé qui veut être à mi-chemin entre deux de ses idoles, Paul Kagamé (Rwanda) et Denis Sassou Nguesso (Congo). Alpha Condé (Guinée Conakry), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Patrice Talon (Bénin) et d’une certaine manière Nana Akufo-Addo (Ghana) sont mis à l’épreuve par des réélections contestables.  Macky Sall (Sénégal) et Adama Barrow (Gambie) font face à des frondes populaires internes à cause de leurs stratagèmes, à peine cachées, pour se maintenir indéfiniment au pouvoir. Le Mali vit une transition complexe, le Niger a connu une alternance fragile il y a quelques semaines et le président nigérian Muhammadu Buhari, à la moitié de son deuxième et dernier mandat, perd de l’autorité sur ses pairs. Dans une situation pareille, Faure Gnassingbé a toutes les raisons de ses ambitions de patriarche de l’Afrique de l’ouest. Reste à savoir s’il y arrivera. Il devrait compter avec une crise politique latente que traîne le Togo depuis des décennies.</p>



<p><strong>Source :MAX-SAVI Carmel, Ap21/Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>TOGO : A Bristol, Zinsou, Anato, Rioux, Dufourc, Grison, Guérin et d’autres défilent chez Gnassingbé</title>
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				<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 04:49:44 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-3.jpg" alt="" class="wp-image-21846" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-3.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-3-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Le défilé des investisseurs français chez le président togolais est interprété par l&rsquo;opinion à Lomé, comme « un risque de bradage » de viviers de l&rsquo;économie togolaise</figcaption></figure>



<p><strong>A Paris où il séjourne depuis hier soir, le président togolais a prévu de nombreuses rencontres, notamment économiques, avec des investisseurs français. Arnaud Grison (Vinci Energies), Jean Michel Guéllaud, Nicolas Dufourc (BPI) ou encore Momar Nguéyé (Comité Afrique Medef) feront le détour à Bristol, à quelques pas de l’Élysée avant l’ultime audience avec Macron. Le tête-à-tête sera suivi d’une séance de travail avec 3 collaborateurs de chaque côté. Pour l’heure, l’identité des «&nbsp;acolytes&nbsp;» du président togolais est inconnue.<br></strong></p>



<p>Le séjour sera essentiellement économique et sécuritaire. Le président togolais en a d’ailleurs donné le ton en multipliant des rencontres tous azimuts avec des investisseurs français. Ce qui fait dire à certains observateurs que l’un des principaux objectifs de cette audience est de donner aux hommes d’affaires français «&nbsp;<em>leur part du gâteau togolais</em>«&nbsp;. Aujourd’hui, de Christopher Guérin au président de Sogea Satom, Jean-Michel Guélaud, plusieurs hommes d’affaires ont été (ou seront) reçus, hôtel Bristol. Leader français des infrastructures routières, Sogea Satom lorgne les marchés de routes au Togo, un espace bien occupé par le burkinabé Ebomaf dont le directeur général a mis à disposition l’avion Airbus 319 qui a ramené la le chef de l’État à Paris. Pour cette première visite d’amitié, une forte délégation d’au moins 6 ministres et divers membres de cabinet est arrivée dans la capitale française.</p>



<p><strong>Les meneurs de l’économie française font la queue</strong></p>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.afrikastrategies.fr/wp-content/uploads/2019/10/adcorona.jpg" alt="Espace pub 830 X 140"/></figure>



<p>Le président togolais devrait continuer ses rencontres jeudi avant l’audience de Macron vendredi&nbsp; à la mi-journée. Mais en attendant, la priorité est aux opérateurs économiques. Alors que le Bénin et le Togo ont liquidé la Communauté électrique du Bénin (Ceb) qui gérait l’énergie pour les deux pays, à la demande ferme de Patrice Talon, Faure Gnassingbé fait de l’énergie une urgence. Mais au-delà de Arnaud Grison de Vinci Energies, Nicolas Dufourc évoquera des financements de projets alors que Thierry Deau est venu soumettre un projet d’autoroutes. Le président de Meridiam fait de la prospection en Afrique de l’ouest. Le président se déplacera aussi, d’abord à l’Elysée mais aussi pour un entretien avec Jean-Yves Ledrian qui a été, avec Robert Dussey, son homologue togolais, l’un des deux artisans de cette visite. Le président togolais recevra aussi Lionel Zinsou, l’économiste béninois ou encore le député macroniste Anato, originaire du Togo. Remy Rioux, patron de l’Agence française de développement (Afd) à qui 1h30 sera consacrée est l’une des personnes les plus attendues par Faure Gnassingbé qui semble bien satisfait de cette visite.</p>



<p><strong>Forte délégation</strong><strong>A LIRE AUSSI</strong></p>



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<p><a href="http://www.afrikastrategies.fr/togo-faure-gnassingbe-et-les-secrets-dune-visite-a-lelysee-vendredi-a-13h/">TOGO&nbsp;: Faure Gnassingbé et les secrets d’une visite à…</a><a href="http://www.afrikastrategies.fr/author/redaction1/"><em>MAX-SAVI Carmel&nbsp;</em>&nbsp;</a>Avr 6, 2021</p>



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<p>Cina Lawson (économie numérique), Sandra Johnson (Secrétaire générale de la présidence), Gilbert Bawara (fonction publique), Robert Dussey (Affaire étrangères) mais aussi le ministres de l’économie, Sani Yaya. Puisque les questions de sécurité sont à l’ordre du jour, Yark Damehane est arrivé ce matin de Lomé ainsi que le protocole qui était absent hier. Ce qui a fait de Calixte Madjoulba, ambassadeur à Paris, le chef d’accueil qui a réparti président et ministres dans leurs chambres d’hôtel. Toute cette première journée a connu de nombreuses audiences avant la déjeuner auquel le président togolais a convié plusieurs de ses ministres. L’agenda, bien chargé, devrait continuer son cours demain. A l’hôtel Elysée, avenue Wagram, l’autre partie de la délégation à qui il faut quelques minutes pour rejoindre Bristol. Le choix d’un hôtel aussi sécurisé et en périmètre de sécurité de l’Elysée peut se justifier par la peur d’être dérangé par des manifestations de la diaspora togolaise, prise de court. Evoqué en amont, les réservations de Shangri-La hôtel ne serviront à rien, Bristol ayant emporté</p>



<p><strong>La France est contre la candidature de Goïta à la présidentielle</strong></p>



<p>Le Mali a été l’élément déclencheur de ce voyage. Faure Gnassingbé s’est imposé comme celui qui en a le contrôle et l’influence, ce qui en fait un interlocuteur privilégié pour Emmanuel Macron. Au-delà des questions sécuritaires, qui justifient en partie cette audience, la candidature du colonel Assimi Goïta sera évoquée d’autant que Paris ne souhaite pas que le vice-président de la transition soit candidat pour la prochaine présidentielle. Une position qui semble partagée par le Togo. La question sécuritaire sera aussi abordée. Pour le président togolais, il s’agit d’une revanche d’autant qu’il était le dernier dirigeant du pré-carré français à être reçu, 4 ans après l’arrivée au pouvoir de Macron.</p>



<p>Arrivé au pouvoir à la mort de son feu père en 2005, Faure Gnassingbé a brigué récemment un 4<sup>e</sup>&nbsp;et controversé mandat. Il pourrait se maintenir jusqu’en 2030,&nbsp; à la tête de ce petit État de l’Afrique de l’ouest dont l’essentiel des ressources minières, le phosphate notamment, a été bradé par une gestion au pifomètre.</p>



<p><strong>Max-Savi Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>TOGO : Faure Gnassingbé est arrivé à Paris plus tôt que prévu, le reste de sa délégation est en route</title>
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				<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 05:27:38 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-5-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-21827" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-5-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-5-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>Le président togolais a pris tout le monde de court, en arrivant plus tôt que prévu</figcaption></figure>



<p><strong>L’avion du président togolais a atterri plus tôt que prévu, en fin de journée ce mardi. Il recevra, mercredi et jeudi, des hommes politiques de gauche comme de droite avant l’ultime rencontre prévue vendredi mi-journée avec Emmanuel Macron. Alors que Air France a annulé au dernier moment sa croisière Lomé-Paris de mardi, une partie de sa délégation est en route depuis Abidjan, en vol commercial.</strong></p>



<p>Mardi en fin de journée, l’avion qui transportait le chef de l’État togolais a atterri à Paris. Alors que, jusqu’à ce mardi mi-journée où il se livrait à un enregistrement vidéo consacré à l’environnement à Lomé II, son palais du nord-est de la capitale, Faure Gnassingbé laissait croire qu’il serait en France jeudi. Mais entre temps, les choses sont allées très vite. La rencontre du vendredi a été préparée minutieusement entre l’Élysée et Lomé II et cet après midi, l’Élysée a inscrit la rencontre entre les deux chefs d’Etat à l’agenda officiel de Macron.</p>



<p><strong>Faure Gnassingbé est arrivé plus tôt que prévu</strong></p>



<p>Le président togolais est arrivé plus tôt que prévu. Comme à son habitude, il a driblé toute l’équipe. Après son intervention dans le cadre du dialogue des dirigeants africains sur l’urgence climatique et la covid-19 en milieu de journée ce mardi, Faure Gnassingbé a quitté l’aéroport Gnassingbé Eyadema pour arriver, en&nbsp; fin de journée, à Bourget, en Ile-de-France. Depuis, il a pris ses quartiers au Shangri-La hôtel dans le 16<sup>e</sup>&nbsp;entre la station de métro Iéna et la tour Eiffel avec une vue imprenable sur la Seine. Le président togolais prépare avec ses proches de la délégation dont Gilbert Bawara (ministre de la fonction publique), Sandra Johnson ( secrétaire générale de la présidence et directrice par intérim de cabinet) ou encore Robert Dussey, énigmatique chef de la diplomatie, diverses rencontres avant la graal des échanges. Le reste de la délégation vient via la Côte d’Ivoire et ne sera pas en France avant le début de la matinée ce mercredi.</p>



<p><strong>Une délégation venue « en détail »</strong></p>



<p>Le vol de Air France sur lequel la présidence togolaise avait précédemment procédé à plusieurs réservations ayant été annulé, puis reportée sur demain, une bonne partie de la délégation est arrivée par Abidjan. A part les membres du gouvernement, «&nbsp;<em>le reste de l’équipe a dû recourir au vol Air France venant de la Côte d‘Ivoire</em>&nbsp;» a confié un membre de la délégation à Afrika Stratégies France. Parti mardi soir d’Abidjan, le reste de la délégation sera à Paris mercredi matin et sera logée dans un autre hôtel au centre de Paris. Entre temps, Faure Gnassingbé enchainera des rencontres de gauche à droite, en attendant que le reste de sa délégation ne le rejoigne. Au finish, un peu plus d’une vingtaine de personne a constitué l’équipe, sans compter ceux qui ont voyagé à bord de l’avion présidentiel.</p>



<p><strong>De gauche à droite</strong></p>



<p>Si sur l’échiquier politique, le président togolais est à droite, il ne fera pas de différence idéologique pendant son séjour. Il recevra des personnalités de gauche et de droite. Plusieurs cadres de la République en Marche (Lrem), parti de Macron,&nbsp; sont à son agenda. Le choix stratégique du Togo de se positionner au Sahel aura un poids important sur cette visite. D’ailleurs, après avoir pris part à l’investiture de Mohamed Bazoum, président fraichement élu du Niger, Faure Gnassingbé qui suit la situation de près au Burkina Faso a voyagé avec une forte documentation sur le Sahel. Dans la foulée de son départ, la présidente de l’Assemblée nationale du Togo était aux côtés de ses pairs députés du Mali. Chantal Yawa Djigbodi-Tségan a assisté à la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire d’avril du Conseil National de la Transition (CNT), l’organe législatif de la transition en cours au Mali.</p>



<p>Ce voyage de Faure Gnasisngbé met fin aux spéculations sur le fait que le président togolais était le seul dirigeant ouest- africain à ne pas être reçu en visite officielle par Emmanuel Macron. C’est aussi, sans aucun doute, une victoire pour Robert Dussey qui, ces dernières années, a rehaussé l’éclat de la diplomatie togolaise. A 49 ans, ce philosophe, obsessionnellement sioniste et fin stratège, est très proche de Jean Yves Ledrian, son homologue français qui a mis de tout son poids dans la tenue de cette audience.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France, Paris.</strong></p>
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		<title>TOGO : Faure Gnassingbé et les secrets d’une visite à l’Elysée vendredi à 13h</title>
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				<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 17:51:07 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-MACRON-1-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-21821" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-MACRON-1-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-MACRON-1-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>Les deux présidents se sont croisés à différentes occasions ans que ni l&rsquo;un, ni l&rsquo;autre n&rsquo;effectue une visite officielle chez son homologue</figcaption></figure>



<p><strong>Ça serait sa première visite d’amitié et de travail en France ce vendredi. Faure Gnassingbé sera reçu par Emmanuel Macron. Les deux hommes devront évoquer la situation au Sahel où le président togolais renforce son influence, le cas du Mali et la pandémie de Covid-19. Lomé II a fait savoir au président français qu’il ne veut pas parler d’Agbéyomé Kodjo. Une doléance acquisse par le président son hôte. Alors que tous ses pairs sont passés chez Macron, le togolais sera le dernier à être reçu. «&nbsp;<em>Rien ne le pressait</em>&nbsp;» clame son entourage fortement mobilisé.</strong></p>



<p>Ce soir, pas moins de 49 places ont été réservées sur Air France, en direction de Paris. La délégation présidentielle arrive demain matin par vol commercial. Faure Gnassingbé devrait suivre dans la journée où Calixte Madjoulba, son ambassadeur dans l’hexagone, le recevra à l’aéroport du Bourget, près de Paris, en compagnie de Robert Dussey qui quitte Lomé ce soir, ainsi que le directeur de la communication de la présidence. Un test de communication et de marketing d’ailleurs pour Kouessan Yovodévi d’autant que Reckya Madougou, longtemps conseillère spéciale en charge de la communication et du marketing n’a pas pu faire le déplacement. Celle qui est devenue entre temps opposante au Bénin, son pays d’origine, est détenue à la prison de Missérété où Patrice Talon défère ses «&nbsp;dérangeurs&nbsp;» politiques. Elle a pu, la semaine dernière, faire parvenir un message à son ex patron, le locataire de Lomé II. L’ancien directeur général de la télévision nationale qui a pris le pilotage de la com présidentielle profite de son escale à Abidjan pour activer contacts et réseaux dans la capitale française. Car, comme toute l’équipe, il a été pris de court. Le trop introverti président togolais n’ayant rien dit à personne, jusqu’à lundi de Pâques.</p>



<p><strong>Faure Gnassingbé vient en maître du Sahel</strong></p>



<p>Faure Gnassingbé qui a passé une journée normale, discutant avec ses collaborateurs des contours d’un voyage qu’il a longtemps attendu tout en camouflant son émotion. «&nbsp;<em>Ce voyage n’est pas déterminant dans son quotidien de chef d’Etat</em>&nbsp;» lance un de ses ministres qui ne trouve pas le périple «&nbsp;<em>indispensable</em>«&nbsp;. Sauf que, alors que tous ses pairs ont été reçus par le jeune président français, le président togolais n’aurait pas vu d’un mauvais œil de faire son tour emblématique au Palais de l’ex colon. Ca sera chose faite ce vendredi, à 13h15 où, après une séance de travail avec les deux délégations, d’un côté celle menée par robert Dussey et de l’autre Jean-yves Ledrian, les deux chefs d’Etat auront un tête à tête d’une demie heure environ. Aucun déjeuner n’est prévu à l’heure actuelle en marge des dicussions. Emmanuel Macron déjeunera, normalement, seul, avec son éposue au Palais après le départ de son hôte.&nbsp; Faure Gnassingbé qui a fait de sa secrétaire générale, Sandra Johnson, un pion incontournable de ce voyage ne devrait pas revenir immédiatement à Lomé. Une escapade est prévue à Milan ou aux Etats-Unis. Le président togolais maintient le flou sur la suite, lui qui a instruit son entourage pur que rien ne fuite.</p>



<p><strong>Le Mali et le Sahel au cœur des discussions</strong></p>



<p>Ces derniers jours, le Sahel était au cœur de l’agenda du président togolais. Il a tenu à participer personnellement à l’investiture de Mohamed Bazoum, nouveau président nigérien à qui, en décembre dernier, il avait apporté son soutien par un bref séjour à Niamey ainsi qu’un soutien financier important. Plus d’un million d’euro pour sa campagne, susurre l’entourage. La France qui entend quitter le Mali d’ici 2023 veut compter sur le contingent togolais pour prendre la relève. Ce qui a inspiré à Robert Dussey d’orienter la diplomatie de son pays vers le Sahel. Prudent et visionnaire, le ministre togolais des affaires étrangères «&nbsp;sait que tenir le Sahel, c’est tenir Paris par les couilles&nbsp;» analyse un diplomate belge en poste à Bamako. Faure Gnassingbé sera donc l’interlocuteur idéal de l’Afrique pour l’Elysée qui, peinant à faire face à la pandémie de coronavirus, perd les pédales sur le continent africain. Quant à Agbéyomé Kodjo, il sera le sujet de toutes les allergies de Lomé II.</p>



<p><strong>Agbéyomé Kodjo ne sera pas évoqué</strong></p>



<p>Dans la valise du président togolaise, un journaliste qui n’a pas manqué d’attaquer Agbéyomé Kodjo ces derniers jours. Jean Paul Agboh. Le patron de Focus Info a pu être repêché dans la délégation avec l’insistance de Victoire Dogbé, première ministre et mentor du controversé journaliste. Le candidat arrivé en 2<sup>e</sup>&nbsp;position avec près de 20% des voix officiellement sera à la touche. Des rumeurs couraient sur le déplacement en France de Kodjo pour tenter de perturber le voyage, ce qui a obligé non seulement Lomé II à en demander le report, puisqu’il était préalablement prévu au 1<sup>er</sup>&nbsp;avril, mais aussi à garder le secret jusqu’au dernier moment. Paris a même tenu à l’œil, ses derniers jours, tout déplacement du principal opposant togolais vers Paris, insistant auprès des consulats sur le fait que le visa que détient Agbéyomé Kodjo dans son passeport diplomatique «&nbsp;<em>est valide mais nécessite une note verbale</em>&nbsp;» que Robert Dussey ne lui délivrera naturellement pas. Une manière d’empêcher le gouvernement virtuel, mis en place par le candidat malheureux dans la diaspora, de pouvoir mobiliser grand monde.</p>



<p>Au pouvoir depuis 2005, à la suite du décès de son feu père, Faure Gnassingbé a été élu en 2010, 2015 et 2020 à la suite de scrutins tous aussi controversés les uns que les autres. Mais son influence au Sahel devrait conforter le titre de «&nbsp;jeune doyen&nbsp;» que le président ivoirien lui a attribué. A raison.</p>



<p><strong>Max-Savi Carmel, Paris, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>TOGO : La visite de Gnassingbé à l’Elysée sera reportée de quelques jours</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Mar 2021 05:34:29 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/FAURE-MACRON-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-21665" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/FAURE-MACRON-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/FAURE-MACRON-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>Les deux chefs d&rsquo;Etat évoqueront la sécurité au Mali et la menace terroriste en Afrique de l&rsquo;ouest</figcaption></figure>



<p><strong>Initialement prévue pour le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril, la première visite de travail entre Lomé II et l’Elysée devrait être reportée de quelques jours. Sans doute mi-avril, «&nbsp;<em>à la convenance des deux chefs d’Etat</em>&nbsp;» selon des sources concordantes. Ladite visite devrait porter sur la coopération entre les deux pays et la lutte contre le terrorisme, notamment au Mali où Lomé et Paris ont des intérêts convergents.</strong></p>



<p>Elle avait été annoncée ce mardi pour le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril. Une date confirmée dans la dernière livraison de Africa Intelligence, un bulletin d’information de Indigo Publication qui publiait aussi La Lettre du Continent. Mais plusieurs sources concordantes à Paris ont confirmé à Afrika Stratégies France que ladite visite n’aura pas lieu à la date indiquée. Principale raison, la gestion de la Covid-19 surcharge l’agenda de Macron et finalement, les deux chefs d’Etats «&nbsp;<em>n’ont trouvé aucun inconvénient à reporter la visite de quelques jours</em>«&nbsp;. Une nouvelle date devrait être choisie, entre le 12 et le 17 avril prochain. «&nbsp;<em>Mi-avril</em>&nbsp;» confie vaguement le cabinet de Franck Paris, conseiller Afrique du président français.</p>



<p><strong>Un report de consensus</strong></p>



<p>Paris et Lomé sont convenus dans la foulée de l’annonce par les médias togolais de la visite de repousser de quelques jours la rencontre. Une option à laquelle aucun des deux pays n’a trouvé d’inconvénient. Contactées par Afrika Stratégies France, les autorités togolaises n’ont pas voulu confirmer l’information alors qu’une source à l’Elysée est certaine, «&nbsp;<em>la rencontre n’aura pas lieu le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril&nbsp;»</em>. Depuis l’arrivée au pouvoir du jeune président français, Faure Gnassingbé était le seul chef d’Etat de l’Afrique de l’ouest francophone à ne pas être reçu en visite officielle. «&nbsp;<em>Rien ne nous oblige à aller prendre une bénédiction de Paris</em>&nbsp;» justifiaient quelques zélés dans l’entourage du président togolais. «&nbsp;<em>Ce report n’affecte en rien le voyage</em>&nbsp;» selon un fonctionnaire du service Afrique de l’Elysée qui refuse de faire le lien avec «&nbsp;<em>les spéculations de l’opposition&nbsp;»</em>.</p>



<p><strong>Le Sahel au cœur des discussions</strong></p>



<p>Lors des discussions qui étaient prévues, le Sahel, devenu le point fort de la diplomatie togolaise devrait être au cœur des échanges. Le président français qui souhaite un retrait progressif de l’armée française voulait «&nbsp;<em>une présence plus accrue des forces africaines</em>&nbsp;» et le Togo est l’un des pays les plus motivés sur la question. Ces derniers mois, Faure Gnassingbé a renforcé son influence à Bamako en recevant à Lomé Bah N’Daw, ex militaire et président de la transition ainsi que son Premier ministre, Assimi Goïta. Ce colonel a vite gagné la confiance du président togolais qui s’entretient régulièrement avec lui au téléphone. L’organisation la semaine dernière de la réunion du Groupe de suivi et de soutien de la transition au Mali dans la capitale togolaise conforte la légitimité de Lomé à parrainer le processus en cours au Mali. Du pain béni pour Faure Gnassingbé qui devrait, lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron s’imposer en interlocuteur fiable sur le Sahel. D’ailleurs, le chef de l’Etat togolais est allé fin décembre à Ouagadougou apporter son soutien à Marc Kaboré, réélu lors de la dernière présidentielle au Burkina Faso et à Mohamed Bazoum, putatif successeur de Mahamadou Issoufou qui, après deux mandats, quitte le pouvoir.</p>



<p><strong>Un «&nbsp;poison d’avril&nbsp;» loupé de justesse?</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>J’espère qu’il ne s’agit pas d’un poisson d’avril&nbsp;»</em>, s’était amusé Ferdinand Ayité. Le journaliste d’investigation est l’un des premiers à annoncer la date de la visite dans la matinée de mardi. Sur sa page facebook, il s’en moquait, l’assimilant à un «&nbsp;<em>poisson d’avril</em>&nbsp;» en perspective. Sauf que ce report, non encore entériné officiellement, convient à Paris et à Lomé comme nous l’a confié un proche de Franck Paris. &nbsp;La présidence togolaise devrait profiter de cet ajournement de quelques jours pour mieux préparer cette visite qui tient à cœur à Faure Gnassingbé. Une forte délégation devrait faire partie du ring diplomatique, avec Robert Dussey, chef de la diplomatie et proche de Jean Yves Le Drian, acteur clé de cette visite ainsi que Gilbert Bawara, ministre de la fonction publique et proche du président togolais. Les ministres Ayewouadan Akodah de la communication, Kodjo Adédzé du commerce devraient être de la délégation. Cina Lawson a aussi écrit un sms au chef de l’Etat pour exprimer son souhait d’y prendre part. Faure Gnassingbé avait initialement prévu quitter la capitale française juste après son tête à tête avec le président français pour une courte évasion «&nbsp;<em>en Italie ou aux États-Unis avant de rallier le Togo</em>&nbsp;» suppute son entourage.</p>



<p>Au pouvoir depuis 2005, le président togolais a succédé à son père qui a dirigé pendant quatre décennies le pays d’une main de fer. Avec la nouvelle constitution votée par un parlement où le parti au pouvoir s’est arrogé la majorité, Faure Gnassingbé pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2030 s’il le souhaite.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>TOGO : Ces femmes qui tiennent le président Gnassingbé</title>
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				<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 12:54:25 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/FAURE-FEMMES-450x300.jpg" alt="" class="wp-image-19370" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/FAURE-FEMMES-450x300.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/FAURE-FEMMES-450x300-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption>Faure Gnassingbé</figcaption></figure>



<p><strong>Un an et demi après l’élection d’une femme à la tête du parlement, deux décrets pris simultanément font de la très influente Victoire Dogbé chef du gouvernement et promeut Sandra Johnson secrétaire générale de la présidence.&nbsp; Mazamesso Assih, Ingrid Awadé ou encore Reckya Madougou, des femmes encerclent le chef de l’Etat et dans son ombre, mènent en douce, avec une rapacité sans pareille, le combat d’extension de leur pouvoir.</strong></p>



<p>Sabine Mensah. La charmante octogénaire est sans doute la femme la plus influente. Elle suit de près de quotidien de son fils et n’hésite pas à tenir à l’œil sa cuisine. Depuis l’arrivée au pouvoir de son fils aîné, cette femme originaire du sud-ouest du pays place, dans le système d’Etat et les sociétés juteuses, proches et rejetons. Exigeante et précautionneuse, la catholique passionnée de la papauté et d’obédience franciscaine récite au quotidien le chapelet pour son fils auprès de qui elle s’assure qu’il fait ses prières régulièrement. Elle est la principale conseillère du président togolais depuis 15 ans et reste inébranlable même quand la presse locale lui attribue une voracité foncière qui la pousse à enchaîner des propriétés immobilières dans tout le pays. Mais au-delà d’elle, une truculente gynécée gravite autour de celui qui a récemment forcé un 4<sup>e</sup>&nbsp;mandat. Et fort sensible à la gent féminine, Faure Gnassingbé en fait la promotion. S’il a donné le ton en faisant élire une femme à la tête du parlement, le démission récente de son inaudible Premier ministre lui a permis un jeu de chaises largement à l’avantage, là encore des &nbsp;femmes. Depuis deux décennies, Ingrid Awadé, frivole ancienne gestionnaire des impôts et depuis peu, patronne de la direction en charge du secteur informel a une influence à nul autre pareil. Sans compter avec l’ancienne garde des sceaux du Bénin voisin, bombardée conseillère spéciale avec rang de ministre. Si elles ont en commun d’être belles, ce qui alimente dans l’opinion locale une florissante libido pour un président à la timidité mystérieuse, elles sont aussi diversement bien formées pour les postes qu’elles occupent. Même si…&nbsp;!</p>



<p><strong>La «&nbsp;féline&nbsp;» aux griffes invisibles</strong></p>



<p>La primature&nbsp;? Elle y pense en se maquillant chaque matin. Victoire Dogbé est aussi une femme de pouvoir qui a compris qu’aucun moyen n’est de trop. D’une botte de latérite bien «&nbsp;vaudouifiée&nbsp;» à des amulettes chrétiennes, elle mobilise toutes les ressources spirituelles u service de son ambition. Sa méthode, celle du rapace, elle s’empare de tout et tient tout à l’œil comme si chaque espace non occupé est une part de pouvoir perdue. De ses collaborateurs immédiats aux subalternes, elle veut tout savoir. A ces détracteurs, sa riposte est immédiate, elle les empêche de voir le chef de l’Etat. Rusée, celle qui est encore directrice de cabinet à la présidence togolaise est une insaisissable femme politique qui adapte sa stratégie au terrain. Personne ne sait exactement ce qu’elle pense et elle arrive toujours à bout de ses buts. Car pour elle, le pouvoir est une jungle et seules les qualités de félins y prospèrent. Etre en opposition avec elle, c’est signé son arrêt de mort. «&nbsp;<em>Elle te descend auprès du président et te ferme toutes les portes</em>&nbsp;» se souvient l’un de ses anciens &nbsp;proches. L’ancien patron de la communication de la présidence Cléo Pétchézi qu’elle a ramené elle-même du siège de l’Union africaine (Ua) en a fait l’expérience amère jusqu’à la lie. Dogbé, c’est aussi la femme de clan. Au ministère du développement à la base qu’elle cumule avec son poste de Directrice du cabinet présidentielle, elle a fait la part belle à sa famille, fermant les yeux sur les pompeuses malversations devenues un dogme. A 60 ans (elle aura 61 ans en décembre prochain), et malgré ses puissances spirituelles réelles ou supposées, celle qu’on appelle aussi «&nbsp;Da-Vaudou&nbsp;» (maman vaudouisante&nbsp;» en lien avec l’animisme local, est arrivée au sommet de sa carrière. Elle vient d’être nommée Premier ministre alors que compte tenu de son influence colossale auprès du président, ses relations avec la mère de ce dernier sont au point mort.</p>



<p><strong>La bonne et la brute</strong></p>



<p>Reckya Madougou et Ingrid Awadé ont des pouvoirs équivoques ou presque auprès du président togolais mais dans différents domaines. La première est une intellectuelle au parcours irréprochable affublée par ses détracteurs d’une certaine hautaineté, la seconde est une crainte pour sa force à faire changer d’avis à Faure Gnassingbé, l’intrépide dont les passages devenus rares au Palais donnent beaucoup de sueur froide. L’une gère réseaux, lobbying, dossiers exigeants et pilote des projets techniques comme le Mifa (Mécanisme inclusif pour le financement agricole) qui a donné un élan à l’agriculture et l’autre la branche politico-armée du parti. Entretenant avec le ministre d’Etat Soli Toki Esso un mystérieux réseau tribalo-kabyè autour du président, Ingrid Awadé régente le maillage du terrain et incarne, grâce à ses acolytes sécurocrates, la brutalité du pouvoir. Les deux femmes ont en commun d’être «&nbsp;bosseuses&nbsp;». Si elle ne boit presque jamais une goûte d’alcool, Madougou travaille de longues nuits et ne sait jamais s’arrêter. Il arrive parfois au chef de l’Etat de lui rappeler «&nbsp;la nécessité de se reposer&nbsp;». Ses nombreux déplacements aux quatre coins du monde pour le compte de son mentor ne l’empêchent pas d’enchaîner initiatives plutôt intello et ouvrages. Son dernier livre&nbsp; été lancé fin septembre, à Cotonou alors qu’elle travaille déjà à d’autres manuscrits. Quant à Ingrid Awadé, c’est dans l’hydroxyle qu’elle puise son inspiration. Infatigable travailleuse tout de même, elle ne s’éloigne jamais de son verre de bière dans lequel respire du champagne dilué à l’eau. Elle en a développé même une certaine addiction. Si Madougou pourrait retrouver plus de pouvoir avec le départ de Dogbé du cabinet, Ingrid Awadé pense déjà à 2025. Pragmatique et déterminée, cette cinquantenaire dont le principal regret est de n’avoir pas fait un «&nbsp;<em>fils pour le président</em>&nbsp;» est derrière la machine à gagner du chef de l’Etat togolais depuis toujours.</p>



<p><strong>La ravissante qui ne réfléchit que par le palais</strong></p>



<p>Complexée et trop prudente, la présidente de l’Assemblée nationale togolaise est plutôt d’un genre nouveau. Yawa Djigbodi Tségan obsédée par un besoin de s’entretenir au téléphone avec Faure Gnassingbé et s’obstine à rendre compte de tout. Au point d’exaspérer son mentor qui s’ennuie très vite. Le limogeage récent de son mari, responsable d’une société d’Etat, qui a organisé une fête de mariage en pleine pandémie du Covid19 a alimenté des rumeurs sur une relation prétendument amoureuse avec le président togolais. Sauf que dans ce domaine,&nbsp; les rumeurs sont ce qui manque le moins. Mais ce départ inattendu de Adoyi Essowavana serait plutôt lié à l’irresponsabilité d’un festin de noces sans gestes barrières. L’épouse qui a une peur pathologique de contrarier le président n’a pas hésité à approuver, de vive voix, cette décision. Si sa nomination visait, face à une crise politique inédite, à calmer les populations de Tchaoudjo, région dont son mari est originaire, déchainée contre le pouvoir en août 2019, elle a vite pris ses marques. Désormais, son charme débonnaire et ses tenues de tissus aux couleurs souvent trop vives font le tour des médias et elle incarne une forme de modernité d’autant que les perchoirs des parlements africains ont été longtemps des affaires d’homme. Avoir favorisé un tel choix humanise un peu ce pouvoir dont Faure Gnassingbé incarne l’introversion, la froideur et l’impassibilité.</p>



<p><strong>Les deux ambitieuses qui visent haut</strong></p>



<p>Dans la caste féminine du président, deux personnalités montantes. Sandra Johnson et Mazamesso Assih. Appelée encore «&nbsp;<em>Madam Doing Business</em>«&nbsp;, Johnson coordonnait la Cellule Climat des Affaires à la présidence, avec rang de ministre déléguée. Elle vient d’être nommée secrétaire générale, poste stratégique qu’aucune femme n’a jamais occupé au Togo depuis l’indépendance. Les classements du Doing business annuellement réalisés par les Nations Unies lui ont donné une certaine notoriété et renforcé son influence auprès du président. Quant à Assih, elle restera sans doute à son poste de secrétaire d’Etat, en charge du&nbsp; secteur informel et de la finance inclusive. Une nomination jamais digérée par l’autre dame de fer, &nbsp;Ingrid Awadé sous laquelle elle officiait précédemment. D’autant que la Direction de l’organisation du secteur informel (Dosi) que dirige dame Awadé dépend, théoriquement, de son ex collaboratrice. Si par leur âge (41 ans pour la première et 40 ans pour le seconde), ces deux femmes ont en commun d’être en progressive montée dans la machine d’Etat, leur parcours sont bien différents des femmes de leur génération. Déjà trentenaire, l’une comme l’autre a &nbsp;accumulé une énorme expérience. Johnson est un produite des institutions financières internationales et Assih est une masse d’expériences dans le secteur privé français. Peugeot SA, EDF (société française d’électricité), ou encore le géant de l’assurance Generali ont donné le flair des opportunités à cette femme joyeuse&nbsp; et à l’intelligence vive. Diplômée de l’institut du Fonds Monétaire International à Washington, Sandra Johnson qui s’est longtemps familiarisée aux institutions de Bretton woods ne devrait pas avoir du mal à se tirer d’affaire à son nouveau poste.</p>



<p>Si à ces femmes aussi belles et charmantes que leurs parcours ne soient étoffés, la presse locale attribue le pouvoir de tenir le président par les «&nbsp;couilles&nbsp;», une chose est certaine, elles ne manquent pas de compétences. Et cette flamme étincelante qui les anime toutes, créant une permanente scène de rivalité et de jalousie n’est pas loin d’être le meilleur aphrodisiaque pour tout prince. Et qui dit que joindre l’agréable à l’utile tue&nbsp;? Poser la question à… Faure Gnassingbé&nbsp;!</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Le Togo était indépendant il y a 60 ans</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 11:13:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Togo célèbre ce 27 avril 2020, le 60e anniversaire de son indépendance. Notre correspondant à Lomé a donné la parole à quelques Togolais qui s’expriment sur la commémoration de cet anniversaire historique. « Je proclame solennellement l’indépendance du Togo, notre patrie », a déclaré&#160; le 27 avril 1960 , Sylvanius Olympio, le premier président du Togo...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20262533lpw-20262587-mega-une-jpg_7072475_660x287.jpg" alt="" class="wp-image-16780" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20262533lpw-20262587-mega-une-jpg_7072475_660x287.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20262533lpw-20262587-mega-une-jpg_7072475_660x287-300x130.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption><br>Le 27 avril 1960, c&rsquo;est Sylvanus Olympio, leader du Comité pour le Parti de l&rsquo;unité togolaise (CTU), qui proclame l&rsquo;indépendance du Togo dont il devient le premier président.  © AFP archives</figcaption></figure>



<p><strong>Le Togo célèbre ce 27 avril 2020, le 60e anniversaire de son indépendance. Notre correspondant à Lomé a donné la parole à quelques Togolais qui s’expriment sur la commémoration de cet anniversaire historique.</strong></p>



<p>« <em>Je proclame solennellement l’indépendance du Togo, notre patrie »</em>, a déclaré&nbsp; le 27 avril 1960 , Sylvanius Olympio, le premier président du Togo</p>



<p>Horatio Béno Freitas, fils du numéro 2 du régime de l’époque,&nbsp; témoin de l’événement&nbsp; s’en souvient encore.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/le-togo-%C3%A9tait-ind%C3%A9pendant-il-y-a-60-ans/a-53255510#"><img src="https://www.dw.com/image/18384973_404.jpg" alt="Les Togolais sont dirigés depuis plus de 50 ans par la famille Gnassingbé" width="530" height="298"/></a></figure>



<p>Les Togolais sont dirigés depuis plus de 50 ans par la famille Gnassingbé</p>



<p><em>« J’étais à deux mètres du président Sylvanus Olympio, lorsque la fameuse phrase de la sentinelle a été prononcée et le grand discours historique. Voilà des choses que j’écoutais à 14 ans et demi pratiquement 15 ans, et quand je voyais dans les yeux des gens qui étaient là, la ferveur nationale le bonheur qui se lisait dans les yeux des gens. C’était quelque chose de très émouvant »</em>, témoigne-t-il.</p>



<p><strong>Bilan mitigé</strong></p>



<p>60 ans après, c’est un bilan&nbsp; mitigé Horatio Béno Freitas&nbsp; dresse de l’indépendance du Togo.</p>



<p><em>« Je dis tout le temps qu’on est indépendant sur le papier. Mais aujourd’hui en 2020, nous ne sommes pas indépendants, sur le plan politique, ni sur le plan économique. Le franc CFA qui est une monnaie commune pour nous, j’ai l’impression que c’est cette monnaie qui nous empêche de nous développer vraiment »,&nbsp;</em>déplore Horatio Béno Freitas.</p>



<p>L’avis d’Horatio Béno Freitas est partagé par&nbsp; des jeunes pour qui, l’indépendance n’est pas encore une réalité.&nbsp;</p>



<p><em>« Nous sommes toujours en marche vers notre indépendance, puisque après 60 ans, on dépend toujours des autres. On n’arrive pas à choisir librement nos dirigeants et à gérer seuls notre économie. »</em></p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/le-togo-%C3%A9tait-ind%C3%A9pendant-il-y-a-60-ans/a-53255510#"><img src="https://www.dw.com/image/41413885_404.jpg" alt="Le Togo fait partie des pays les plus pauvres au monde
" width="527" height="296"/></a></figure>



<p>Le Togo fait partie des pays les plus pauvres au monde</p>



<p><em>« Nous dépendons énormément d’autres nations qui, par ailleurs, semblent nous imposer leur façon de voir, leur façon de faire »</em>, ajoute-il.</p>



<p>Tout en saluant&nbsp; l’immense mérite des pères de l’indépendance, Patrick Amenda, jeune architecte et communicateur explique que l’indépendance doit être une quête perpétuelle pour le développement.</p>



<p>Selon lui,&nbsp;<em>« la véritable indépendance demeure une lutte. Ce n’est pas un acquis. Le véritable défi aujourd’hui qui est un défi de développement, demeure une quête. Et puis, nous rappeler nous tous aujourd’hui, contemporain de notre époque, à notre devoir de construction de notre nation. »</em></p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Togo : arrestation de l’opposant Agbeyomè Kodjo</title>
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				<pubDate>Tue, 21 Apr 2020 15:13:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Après s’être proclamé « président élu » du Togo, Agbeyomè Kodjo a été arrêté ce mardi pour n’avoir pas répondu à sa troisième convocation successive devant le Service central de recherches et d’investigations criminelles de la gendarmerie. Tous les signes d’une arrestation prochaine étaient là : depuis lundi, le domicile de l’opposant togolais était encerclé par un...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-16444" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_0007-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>Agbéyomé Kodjo </figcaption></figure>



<p><strong>Après s’être proclamé « président élu » du Togo, Agbeyomè Kodjo a été arrêté ce mardi pour n’avoir pas répondu à sa troisième convocation successive devant le Service central de recherches et d’investigations criminelles de la gendarmerie.</strong></p>



<p>Tous les signes d’une arrestation prochaine étaient là : depuis lundi, le domicile de l’opposant togolais était encerclé par un fort dispositif de forces de l’ordre. Ce mardi matin,&nbsp;Agbeyomè Kodjo a donc, sans surprise, été interpellé à son domicile du quartier de&nbsp;Tokoin-Forever, à Lomé, alors qu’il se trouvait avec sa famille.</p>



<p>Selon une source judiciaire de&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/908967/politique/togo-agbeyome-kodjo-accuse-d-atteinte-a-la-surete-de-letat/">celui qui n’a cessé de revendiquer&nbsp;la victoire à la présidentielle du 22 février</a>&nbsp;a ensuite été conduit dans les locaux des services de renseignements, pour y être interrogé.</p>



<h4>Détention provisoire ?</h4>



<p>Il doit ensuite être auditionné par le procureur de la République, avant que le magistrat ne statue sur un éventuel placement en détention préventive. Celle-ci semble d’ores et déjà acquise, à en croire une source proche du parquet, qui assure qu’« il sera détenu pendant toute la procédure ».</p>



<p>«&nbsp;C’est un enlèvement pur et simple&nbsp;», a dénoncé pour sa part Bessan Kodjo, un cadre du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), dont Agbeyomè Kodjo est le président.</p>



<p>L’ancien Premier ministre est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment ceux d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, d’usage des insignes de l’État, de nominations illégales, de troubles aggravés à l’ordre public ainsi que de dénonciations calomnieuses.</p>



<h4>Levée de l’immunité</h4>



<p>L’Assemblée nationale avait, le 16 mars, levé la double immunité dont bénéficiait Agbéyomè Kodjo comme député et ancien président du Parlement. Une mesure contestée par le président du MPDD qui a saisi, début avril, le tribunal de première instance de Lomé, affirmant que cette procédure aurait violé son droit à la défense.</p>



<p>« La suspension provisoire de toute enquête judiciaire entamée sur la base d’une décision contestée et attaquée devant une juridiction indépendante compétente pour rendre une décision à l’issue d’un procès équitable s’impose », avaient alors, vainement, plaidé ses avocats auprès du procureur de la République</p>



<p>S’il n’a pas répondu physiquement aux deux premières convocations du&nbsp;Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie, Agbéyomè Kodjo s’est fait représenter à chaque fois par ses avocats, qui ont notamment présenté un certificat médical justifiant l’absence de leur client.</p>



<p>Lundi, face à la presse, les avocats de l’opposant avaient annoncé que leur client était souffrant et ne pouvait pas se déplacer pour répondre à la troisième convocation délivrée en moins d’un mois. Me Atsoo Kokou Totékpo-Mawu a notamment avait notamment argué du « réveil récent d’une pathologie locorégionale ancienne&nbsp;» entravant «&nbsp;douloureusement depuis quelques temps, toute mobilité spontanée ».</p>



<h4>Messe&nbsp;«&nbsp;d’investiture&nbsp;»</h4>



<p>Selon les résultats définitifs de la présidentielle du 22 février, proclamés par la Cour constitutionnelle, Agbéyomè Kodjo a été crédité de 19,46% des suffrages contre 70,78% pour Faure Gnassingbé, et 5% à l’opposant historique, Jean-Pierre Fabre.</p>



<p>Le candidat du MPDD conteste cependant ces chiffres, et affirme que sa victoire lui a été « volée ». Il s’est auto-proclamé « président » lors d’une messe « d’investiture » organisée le 1er février sous l’égide de Mgr Philippe Fanoko Kossi Kpodzro, l’archevêque émérite de Lomé. Il a également nommé un Premier ministre et s’est même adressé à l’armée en endossant le rôle de son « chef suprême ». Autant de faits qui lui valent aujourd’hui les poursuites dont il est l’objet.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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