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	<title>famine &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>famine &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Guerre au Tigré : près de 40 % de la population souffre de « pénurie extrême de nourriture »</title>
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				<pubDate>Sat, 29 Jan 2022 18:19:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Alors que la guerre dans la région éthiopienne du Tigré perdure depuis bientôt 15 mois, près de 40 % de sa population fait face à une « pénurie extrême de nourriture », selon les dernières estimations de l&#8217;ONU publiées vendredi.  Dans la&#160;région éthiopienne du Tigré, ravagée par la guerre, la famine gagne du terrain. Près de 40&#160;% de sa&#160;population&#160;fait face à une&#160;« pénurie...]]></description>
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<p><strong>Alors que la guerre dans la région éthiopienne du Tigré perdure depuis bientôt 15 mois, près de 40 % de sa population fait face à une « pénurie extrême de nourriture », selon les dernières estimations de l&rsquo;ONU publiées vendredi. </strong></p>



<p>Dans la&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220114-%C3%A9thiopie-plus-de-100-civils-morts-dans-des-frappes-a%C3%A9riennes-au-tigr%C3%A9-depuis-d%C3%A9but-janvier">région éthiopienne du Tigré</a>, ravagée par la guerre, la famine gagne du terrain. Près de 40&nbsp;% de sa&nbsp;population&nbsp;fait face à une&nbsp;« pénurie extrême de nourriture », selon les dernières estimations de l’ONU publiées vendredi 28&nbsp;janvier, alors que les&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220109-%C3%A9thiopie-l-aide-humanitaire-suspendue-dans-le-nord-ouest-du-tigr%C3%A9-apr%C3%A8s-une-attaque-a%C3%A9rienne">organisations humanitaires</a>&nbsp;sont désormais à court de carburant.</p>



<p>La nouvelle évaluation de la situation alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM) indique que 4,6&nbsp;millions de personnes, soit 83&nbsp;% de la population du Tigré, sont en situation « d&rsquo;insécurité alimentaire », tandis que deux millions (près de 40&nbsp;%) d&rsquo;entre eux se trouvent en « grave insécurité alimentaire ».&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ce rapport – que le PAM qualifie de première évaluation fiable sur la sécurité alimentaire menée depuis un rapport de l&rsquo;ONU il y a plus de six mois – révèle un peu plus la catastrophe humanitaire dans le nord de l&rsquo;Éthiopie, où forces pro-gouvernementales et rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) s&rsquo;affrontent depuis novembre 2020.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>« Les familles épuisent tous les moyens pour se nourrir, les trois-quarts de la population utilisant des stratégies d&rsquo;adaptation extrêmes pour survivre », souligne le PAM dans un communiqué.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>« Les régimes alimentaires s&rsquo;appauvrissent à mesure que les denrées alimentaires s&rsquo;épuisent et les familles dépendent presque exclusivement des céréales, tout en limitant les portions et le nombre de repas qu&rsquo;ils prennent chaque jour », ajoute l&rsquo;agence de l&rsquo;ONU.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Elle alerte aussi sur la faim qui progresse dans les régions voisines de l&rsquo;Amhara et de l&rsquo;Afar, durement frappées par les combats ces derniers mois.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2>Appel à une pause humanitaire&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>« Le PAM fait tout ce qui est en son pouvoir pour que nos convois de vivres et de médicaments traversent les lignes de front », déclare Michael Dunford, directeur régional du PAM pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, dans le communiqué.&nbsp;</p>



<p>« Mais si les hostilités persistent, il est nécessaire que toutes les parties au conflit acceptent une pause humanitaire et des couloirs d&rsquo;acheminement, afin que les fournitures puissent atteindre les millions de personnes assiégées par la faim », ajoute-t-il.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les combats ont éclaté en novembre 2020 dans le nord de l&rsquo;Éthiopie après que le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé des troupes pour renverser le TPLF, parti alors au pouvoir au Tigré, qui contestait l&rsquo;autorité du gouvernement fédéral et qu&rsquo;il accusait d&rsquo;avoir organisé des attaques contre des bases de l&rsquo;armée.</p>



<p>Région de six millions d&rsquo;habitants, le Tigré est soumis depuis six mois à ce que l&rsquo;ONU qualifie de « blocus de facto de l&rsquo;aide humanitaire ».&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Washington accuse le gouvernement de bloquer l&rsquo;aide, tandis qu&rsquo;Addis-Abeba impute la situation aux incursions rebelles.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La semaine dernière, l&rsquo;ONU a affirmé que les distributions de nourriture au Tigré avaient « atteint un niveau plus bas que jamais ». &nbsp;</p>



<h2>Des ONG sans carburant &nbsp;</h2>



<p>Vendredi, le Bureau de coordination humanitaire de l&rsquo;ONU (Ocha) a annoncé que les ONG humanitaires internationales opérant dans la région avaient épuisé leur stock de carburant depuis le 24&nbsp;janvier, se voyant contraintes de « délivrer à pied le peu de fournitures et de services humanitaires restants ».&nbsp;</p>



<p>Les organisations locales ont également du mal à atteindre les populations dans le besoin en raison des pénuries de carburant et de liquidités, a ajouté Ocha.&nbsp;</p>



<p>Le porte-parole de l&rsquo;organisation, Jens Laerke, a déclaré que sans approvisionnement supplémentaire, « nous ne pourrons rien fournir d&rsquo;ici fin février ». « C&rsquo;est une alerte très sérieuse que nous recevons (d&rsquo;Éthiopie) désormais », a-t-il déclaré depuis Genève.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;acheminement de l&rsquo;aide est également entravé par un récent regain des combats en Afar, où se trouve la seule route opérationnelle menant au Tigré, où aucun convoi terrestre d&rsquo;aide humanitaire n&rsquo;est arrivé depuis le 14&nbsp;décembre. &nbsp;</p>



<p>Le TPLF a annoncé cette semaine avoir été « obligé » de lancer des opérations militaires « robustes » en Afar, en réponse à des attaques des forces pro-gouvernementales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a réussi à opérer cette semaine deux vols transportant des fournitures médicales vers la capitale du Tigré, Mekele.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le TPLF a déclaré cette semaine avoir recensé 369 décès d&rsquo;enfants de moins de cinq ans attribués au blocus, contre près de 200 en novembre. Ce chiffre n&rsquo;a pas pu être vérifié de manière indépendante. </p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La sécheresse continue de sévir en Afrique</title>
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				<pubDate>Wed, 19 Jan 2022 16:49:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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				<description><![CDATA[Quand on parle de sécheresse sur le continent africain, on pense immédiatement à la Corne de l&#8217;Afrique : l&#8217;Ethiopie, la Somalie…. Mais d&#8217;autres régions du continent sont en ce moment frappées par des sécheresses historiques.  Privés de cultures, privés de bétail Parmi les premières victimes de la sécheresse, il y a les familles de cultivateurs et...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Quand on parle de sécheresse sur le continent africain, on pense immédiatement à la Corne de l&rsquo;Afrique : l&rsquo;Ethiopie, la Somalie…. Mais d&rsquo;autres régions du continent sont en ce moment frappées par des sécheresses historiques. </strong></p>



<h2>Privés de cultures, privés de bétail</h2>



<p>Parmi les premières victimes de la sécheresse, il y a les familles de cultivateurs et d&rsquo;éleveurs qui ont perdu leurs champs ou leurs pâturages.</p>



<p>C&rsquo;est ce qui est arrivé à de nombreux habitants du comté de Marsabit, dans le nord du Kenya, non loin de la frontière avec l&rsquo;Ethiopie, comme en témoigne le gouverneur Mohammed Ali, au micro de nos collègues du programme swahili de la Deutsche Welle&nbsp;:</p>



<p><em>« Notre comté fait partie des régions les plus sèches. Notre bétail est en train de mourir. Les gens souffrent de la faim partout dans notre comté. Il y a un gros problème depuis que nous n&rsquo;avons pas eu de pluie. En tant que gouvernement, nous devons donc nous assurer que notre population ne sera pas davantage touchée par la faim. C&rsquo;est pourquoi nous avons lancé un programme pour offrir de la nourriture à nos concitoyens. Nous en avions déjà distribué en novembre dans chaque partie du comté. »</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/famine-afrique-2022/a-60484708#"><img src="https://static.dw.com/image/60143271_401.jpg" alt="Sans élevage ni agriculture, les humains se meurent"/></a><figcaption> Sans élevage ni agriculture, les humains se meurent </figcaption></figure>



<h2>Des gens meurent de faim</h2>



<p>Au nord-ouest de Marsabit, à North Horr, le représentant de quartier, Tura Elema, témoigne de l&rsquo;urgence au quotidien :</p>



<p><em>« Nous avons eu beaucoup de difficultés. Le quartier de North Horr a été très touché et un homme est mort. Il avait 69 ans, et sa mort a été causée par la faim. En tant que responsable, j&rsquo;ai même reçu des rapports indiquant que certaines personnes s&rsquo;évanouissaient en raison du manque de nourriture. C&rsquo;est pourquoi j&rsquo;appelle à un soutien immédiat car il s&rsquo;agit de vies humaines. Une personne est morte il y a environ une semaine et jusqu&rsquo;à présent, il n&rsquo;y a aucune réponse. »</em>0 seconds of 0 secondsVolume 90%<strong>Écouter l&rsquo;audio</strong><strong>12:24</strong></p>



<h2>Harmoniser les politiques publiques</h2>



<p>Le Sahel aussi, bien sûr, est touché par des sécheresses récurrentes. Ou le sud de&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/madagascar-famine-faim-s%C3%A9cheresse-amnesty-rapport/a-59633653">Madagascar</a>, où des gens ont souffert de famine fin 2021.</p>



<p>La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification et la sécheresse tente de coordonner les actions politiques dans les différents pays, car ces phénomènes locaux ont des répercussions mondiales.</p>



<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;Ibrahim Thiaw, le président de la CNDD, expliquait il y a peu au micro de Kossivi Tiassou&nbsp;que&nbsp;<em>« malheureusement, moins les pays ont de réserves et plus les populations sont vulnérables ».</em>&nbsp;Il en tirait la conclusion qu&rsquo;il fallait adopter rapidement des politiques d&rsquo;alerte précoce et de gestion de ces crises<em>&nbsp;« car il y aura d&rsquo;autres sécheresses. C&rsquo;est un remède de cheval qu&rsquo;il faut. »</em></p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/famine-afrique-2022/a-60484708#"><img src="https://static.dw.com/image/60437921_404.jpg" alt="En période de sécheresse, il est difficile aussi de s'approvisionner en eau (photo prise à Diredawa, en Ethiopie)" width="624" height="351"/></a><figcaption> En période de sécheresse, il est difficile aussi de s&rsquo;approvisionner en eau (photo prise à Diredawa, en Ethiopie) </figcaption></figure>



<h2>1,5 million&nbsp;de personnes</h2>



<p>La FAO, l&rsquo;Agence de l&rsquo;Onu pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture, appelle à débloquer 130 millions de dollars d&rsquo;ici la fin février pour aider en urgence 1,5 million&nbsp;de personnes vulnérables durant la période actuelle de soudure, avant que les cultivateurs puissent procéder, en mars, aux nouvelles semences.</p>



<h2>Prévisions météorologiques</h2>



<p>Pour la septième année consécutive, en 2021, la température mondiale moyenne a atteint des sommets. La température sur la planète a augmenté de plus d&rsquo;1°C par rapport aux niveaux préindustriels. C&rsquo;est ce qu&rsquo;annonce l&rsquo;Organisation météorologique mondiale qui prévoit que la tendance aux changements climatiques va persister dans les prochaines années.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Madagascar : première famine due au réchauffement climatique (Onu)</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Dec 2021 18:53:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L&#8217;insécurité alimentaire a contraint les populations à adopter des mesures de survie telles que la consommation d’insectes, de fruits de cactus rouge ou de tubercules, affirme le Programme alimentaire mondiale (Pam). Une famine causée par le climat et non par les conflits. Voilà ce dont souffre actuellement la région du Grand Sud à Madagascar. Depuis...]]></description>
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<p><strong>L&rsquo;insécurité alimentaire a contraint les populations à adopter des mesures de survie telles que la consommation d’insectes, de fruits de cactus rouge ou de tubercules, affirme le Programme alimentaire mondiale (Pam).</strong></p>



<p>Une famine causée par le climat et non par les conflits. Voilà ce dont souffre actuellement la région du Grand Sud à Madagascar. Depuis plus d’un an, cette partie du pays est confrontée à une grave crise de la faim. Et selon le Programme alimentaire mondiale (Pam), cette situation est due à plusieurs années consécutives de sécheresse, auxquelles s’ajoutent les tempêtes de sable, les infestations de criquets et les effets de la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Et aujourd’hui, «&nbsp;<em>au moins 1,3 million de personnes dont 30.000 souffrant de la faim ont besoin d’une aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence</em>&nbsp;», informe le Pam, ajoutant qu’«&nbsp;<em>environ un demi-million d’enfants de la région souffrent de malnutrition et 110.000 d’entre eux risquent de perdre la vie s’ils ne reçoivent pas d’aide</em>. »</p>



<p>«&nbsp;<em>Des femmes, des enfants et des familles mangent des cactus ou des criquets pour survivre à cette sécheresse et plus d&rsquo;un demi-million d&rsquo;enfants souffrent de malnutrition aiguë. Cela se produit dans un pays et une région qui ont le moins contribué au changement climatique</em>&nbsp;», a soutenu le Coordinateur humanitaire pour Madagascar, Issa Sanogo.</p>



<p>Affirmant y avoir «&nbsp;<em>vu le visage humain de la crise climatique mondiale</em>&nbsp;», il a appelé la communauté internationale à augmenter de toute urgence son soutien aux personnes confrontées à la faim dans cette région.</p>



<p>Selon l’Onu, la situation humanitaire désastreuse conduit les familles à retirer leurs enfants de l&rsquo;école afin qu&rsquo;ils puissent participer aux tâches quotidiennes, notamment à la recherche de nourriture et d&rsquo;eau.</p>



<p>De même, poursuit l’Organisation des Nations unies, la violence sexiste et la maltraitance des enfants ont augmenté, et les gens quittent les zones rurales pour les zones urbaines à la recherche de nourriture et de services.</p>



<p>«&nbsp;<em>J&rsquo;ai rencontré des familles qui m&rsquo;ont dit avoir dû vendre tous leurs biens personnels, jusqu&rsquo;à leurs casseroles, pour acheter de petites quantités de nourriture qui ne leur permettront pas de tenir longtemps</em>&nbsp;», a expliqué le Coordinateur humanitaire. «&nbsp;<em>Il est impératif que le monde agisse maintenant pour aider ces familles</em>&nbsp;», a-t-il martelé.</p>



<p>A en croire l’ONU, les organisations humanitaires à Madagascar ont considérablement étendu leurs opérations en 2021. Elles ont atteint près de 880.000 personnes avec une assistance vitale, en complément des efforts du gouvernement dans le cadre de son Plan national de réponse à la crise dans le Grand Sud.</p>



<p>Cependant, souligne l’organisme de coopération internationale, avec le pic de la période de soudure (janvier à avril) qui approche, il est essentiel que la réponse s&rsquo;intensifie.</p>



<p><strong>Source: APA News/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>A Madagascar, célébrer Noël malgré la sécheresse et la famine</title>
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				<pubDate>Thu, 23 Dec 2021 19:11:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Madagascar est le premier pays confronté à une famine causée par le réchauffement climatique. Dans le sud de la Grande Ile, l’association SOS Toliara se démène pour offrir à la population et en particulier aux enfants, un peu de magie de Noël. La saison des pluies était attendue pour octobre. Mais seules quelques gouttes tombent...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong> Madagascar est le premier pays confronté à une famine causée par le réchauffement climatique. Dans le sud de la Grande Ile, l’association SOS Toliara se démène pour offrir à la population et en particulier aux enfants, un peu de magie de Noël.</strong></p>



<p>La saison des pluies était attendue pour octobre. Mais seules quelques gouttes tombent depuis deux semaines, nous informe le père Jean-Chrys, fondateur de&nbsp;<a href="https://www.sostoliara.org/Fr/faire-un-don.html" rel="noreferrer noopener" target="_blank">l’association SOS Toliara</a>,&nbsp;à la veille de Noël. Alors quand l’eau tombe, la population se rue dehors pour se doucher sous les précipitations, remplir des cuvettes d’eau… Cependant, cette eau miraculeuse est aussi un poison, raconte le père Jean, sans toilette ni système de traitement des eaux, le liquide récolté dans les flaques transporte grand nombre de maladies.&nbsp;&nbsp;<br></p>



<p>Un manque d’eau qui apporte la misère&nbsp;: dans la pointe sud de l’île de Madagascar, la plupart des personnes vivent des cultures, mais cette année les semis n’ont pas poussé. «<em>La situation ne s’améliore pas, les gens n’osent plus semer, ils ont peur de perdre la semence comme elle ne pousse pas</em>», détaille le religieux. Selon l’Unicef, un demi-million d’enfants de moins de 5 ans vont prochainement souffrir de malnutrition, et la sécheresse actuelle est la pire depuis 40 ans, notent les Nations-unies, la production locale de riz et de maïs a chuté de presque 60% ces dernières années.</p>



<h3><strong>Une goutte d’eau dans l’océan</strong><br></h3>



<p>Durant toute la semaine de Noël, l’association SOS Toliara relève un défi immense&nbsp;: parcourir les villages des environs et organiser des repas de Noël, pour nourrir les estomacs et faire oublier durant quelques instants de grâce ces difficultés du quotidien. A bord de sa jeep, le père Jean parcourt les longs kilomètres de pistes qui séparent les villages, et veut rencontrer le plus d’habitants possible, «<em>nous cherchons à prioriser les enfants et les personnes vulnérable</em>s», détaille-t-il.<br></p>



<p>Grace aux donations, le repas de Noël se compose de viande et de riz, également de pain et de lait pour les enfants et les personnes âgées. «<em>Ce que nous faisons est une goutte d’eau dans l’océan,</em>&nbsp;soupire le père Jean,&nbsp;<em>plus nous faisons ce travail, plus nous constatons que les besoins sont immenses, je vous encourage, je vous supplie de nous aider</em>», témoigne-t-il.&nbsp;&nbsp;</p>



<h3><strong>De longs mois de sécheresse</strong></h3>



<p>Déjà en août, le père Jean nous faisait part de son la situation extrême dans la région.&nbsp;<em>«Les gens mangent des feuilles de cactus, en évitant les épines</em>», nous détaillait-il,&nbsp;<em>«beaucoup d’enfants meurent de faim».</em>&nbsp;Désespérés, certains malgaches en viennent à manger des chutes de peau d’animaux, jetées par les cordonniers, «<em>Ils font tout ce qu’ils peuvent pour trouver quelque chose à manger, ils récupèrent tout».&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p>Le gouvernement estime que la famine n’existe pas dans cette région, détaille le fondateur de l’association SOS Toliara, qui dénonce également la corruption dans son pays. Les aides destinées à ceux qui ont faim atterrissent finalement dans les poches «<em>des plus fourbes».</em></p>



<p><em>«Sincèrement, on se sent vraiment abandonné, il n’y a pas de justice.»</em>, soupire le père Jean-Chrys.</p>



<p><strong>Source: Vatican News/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Madagascar prie pour la pluie alors que l&#8217;ONU met en garde contre une « famine liée au changement climatique »</title>
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				<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 16:37:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Certains jours, tout ce que Tsimamorekm Aly mange est de l&#8217;eau sucrée. Il est content s&#8217;il y a une poignée de riz. Mais avec six jeunes enfants et une femme à charge, il s&#8217;en passe souvent. C&#8217;est la quatrième année que la sécheresse ravage la maison d&#8217;Aly dans le sud de Madagascar.&#160;Aujourd&#8217;hui, plus d&#8217;un million de personnes,...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p> <strong>Certains jours, tout ce que Tsimamorekm Aly mange est de l&rsquo;eau sucrée. Il est content s&rsquo;il y a une poignée de riz. Mais avec six jeunes enfants et une femme à charge, il s&rsquo;en passe souvent.</strong></p>



<p>C&rsquo;est la quatrième année que la sécheresse ravage la maison d&rsquo;Aly dans le sud de Madagascar.&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, plus d&rsquo;un million de personnes, soit deux habitants sur cinq, de sa région du Grand Sud ont besoin d&rsquo;une aide alimentaire d&rsquo;urgence dans ce que les Nations Unies appellent une « famine liée au changement climatique ».</p>



<p>« Les années précédentes, il pleuvait, beaucoup de pluie. Je cultivais des patates douces et j&rsquo;avais beaucoup d&rsquo;argent&#8230; Je me suis même marié parce que j&rsquo;étais riche », a déclaré Aly, 44 ans.</p>



<p>« Les choses ont changé », a-t-il déclaré, debout sur une étendue de terre ocre où le seul vert à voir est de grands cactus hérissés.</p>



<p>Le changement climatique frappe l&rsquo;île de l&rsquo;océan Indien et plusieurs agences de l&rsquo;ONU ont mis en garde ces derniers mois contre une « famine du changement climatique » ici.</p>



<p>« La situation dans le sud du pays est vraiment préoccupante », a déclaré Alice Rahmoun, porte-parole du Programme alimentaire mondial des Nations Unies à Madagascar.&nbsp;« J&rsquo;ai visité plusieurs districts&#8230; et entendu des familles comment le changement climatique les a poussés à la faim. »</p>



<p>Les modèles de précipitations à Madagascar sont de plus en plus irréguliers – ils sont inférieurs à la moyenne depuis près de six ans, ont déclaré des chercheurs de l&rsquo;Université de Californie à Santa Barbara.</p>



<p>« Dans certains villages, la dernière vraie pluie remonte à trois ans, dans d&rsquo;autres il y a huit ans ou même 10 ans », a déclaré Rahmoun.&nbsp;« Les champs sont nus, les graines ne germent pas et il n&rsquo;y a pas de nourriture. »1/5</p>



<p>Les températures en Afrique australe augmentent au double du taux mondial, selon le Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat.&nbsp;Les cyclones, déjà plus fréquents à Madagascar que dans tout autre pays africain, deviennent probablement de plus en plus forts à mesure que la terre se réchauffe, selon le gouvernement américain.</p>



<p>Les conflits ont été une cause centrale de famine et de faim dans des pays comme l&rsquo;Éthiopie, le Soudan du Sud, la Somalie et le Yémen, lorsque les combats ont empêché les gens de se déplacer pour trouver de la nourriture.&nbsp;Mais Madagascar est en paix.</p>



<p>« Le changement climatique impacte et accentue fortement la famine à Madagascar », a déclaré le président Andry Rajoelina lors d&rsquo;une visite dans les zones les plus touchées au début du mois.&nbsp;« Madagascar est victime du changement climatique. »</p>



<p>Le pays produit moins de 0,01 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, selon le World Carbon Project.</p>



<p>Un demi-million d&rsquo;enfants devraient souffrir de malnutrition aiguë dans le sud de Madagascar, 110 000 gravement, selon le Fonds des Nations Unies pour l&rsquo;enfance, causant des retards de développement, des maladies et des décès.</p>



<p>Nutriset, une entreprise française qui produit des aliments d&rsquo;urgence Plumpy&rsquo;Nut, a ouvert une usine dans le sud de Madagascar la semaine dernière.&nbsp;Il vise à produire chaque année 600 tonnes d&rsquo;aliments thérapeutiques enrichis à base d&rsquo;arachides, de sucre et de lait pour les enfants malnutris.</p>



<p>Le gouvernement malgache donne également des parcelles de terrain à certaines familles fuyant les zones les plus touchées.&nbsp;Deux cents familles ont reçu des terres avec des poulets et des chèvres, qui sont plus résistants à la sécheresse que les vaches.&nbsp;Ils ont également été encouragés à planter du manioc, qui est plus résistant à la sécheresse que le maïs.</p>



<p>« C&rsquo;est une catastrophe naturelle », a déclaré Aly. « Que Dieu nous aide. »</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>RCA : Plus de 80.000 enfants menacés de malnutrition aiguë</title>
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				<pubDate>Wed, 04 Aug 2021 14:40:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[En Centrafrique, les combats poussent&#160;les populations dans la misère et la famine.&#160; Plus de 80.000 enfants sont menacés de malnutrition aiguë sévère selon le G5+, un groupe d’Etats et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine (Nations unies, Union africaine, CEEAC, Union européenne, France et Etats-Unis). A Yatimbo, à 80 kilomètres de Bangui, la capitale,...]]></description>
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<p><strong>En Centrafrique, les combats poussent</strong><a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-violences-sexuelles-viol/a-57512012"><strong>&nbsp;les populations dans la misère et la famine</strong></a><strong>.&nbsp; Plus de 80.000 enfants sont menacés de malnutrition aiguë sévère selon le G5+, un groupe d’Etats et d’institutions internationales partenaires de la République centrafricaine (Nations unies, Union africaine, CEEAC, Union européenne, France et Etats-Unis).</strong></p>



<p>A Yatimbo, à 80 kilomètres de Bangui, la capitale, de nombreux enfants souffrent de malnutrition. Ici, comme partout dans le pays, ces populations sont prises en charge par des ONG telles que Alima, Action Contre la Faim et bien d&rsquo;autres organisations non étatiques.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-rca-insecurite-malnutrition-enfants-famine/a-58751793#"><img src="https://static.dw.com/image/17478932_401.jpg" alt="Les enfants, premières victimes des conflits dans le monde"/></a><figcaption>Les enfants, premières victimes des conflits dans le monde</figcaption></figure>



<p>Dépassé par le nombre de cas de malnutrition aiguë sévère, l&rsquo;unique centre de référencement qui accueille des enfants&nbsp;n&rsquo;a pas d’autre choix que de procéder à un tri. Le docteur Marie Collette Nganda est pédiatre, cheffe d&rsquo;unité de la malnutrition.&nbsp;</p>



<p>« <em>Au niveau du complexe pédiatrique, nous ne recevons que des enfants qui présentent un tableau de malnutrition aigüe sévère avec des complications. C&rsquo;est à dire ceux qui ont une malnutrition aigüe sévère de deux types : de type marasme et de type kwashiorkor mais avec des complications telles que la fièvre, la diarrhée, la déshydratation, l&rsquo;anémie et les différentes maladies qui s&rsquo;ajoutent à la malnutrition. Ce sont ces cas qu&rsquo;on prend en charge au niveau du complexe pédiatrique de Bangui</em>« ,&nbsp;explique&nbsp;Marie Collette Nganda.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-rca-insecurite-malnutrition-enfants-famine/a-58751793#"><img src="https://static.dw.com/image/38683237_401.jpg" alt="Les organisations humanitaires restent mobilisées dans le pays"/></a><figcaption>Les organisations humanitaires restent mobilisées dans le pays</figcaption></figure>



<h4>Plan d&rsquo;urgence de la&nbsp;Banque mondiale&nbsp;</h4>



<p>Marlus a failli perdre son enfant de dix mois à cause de la malnutrition. Après une prise en charge, elle est heureuse de voir son enfant reprendre de l’énergie.&nbsp;</p>



<p>« <em>L&rsquo;enfant avait commencé à faire de la fièvre et puis il avait de la toux. C&rsquo;est après examen qu&rsquo;on a su que c&rsquo;était de la malnutrition. On lui a donné du lait et administré du sérum et il a repris. Je suis très heureuse</em> » dit la dame.&nbsp;</p>



<p>Mais&nbsp;cette joie de Marlus n&rsquo;est pas forcément celle partagée par des milliers de parents à Bangui et à l&rsquo;intérieur du pays. La Banque mondiale, préoccupée par la situation, a injecté 27 milliards de francs CFA pour financer un plan d&rsquo;urgence contre l&rsquo;insécurité alimentaire. Han Fatres, représentant résident de la Banque mondiale.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-rca-insecurite-malnutrition-enfants-famine/a-58751793#"><img src="https://static.dw.com/image/46515776_401.jpg" alt="Non loin de Bangui, des enfants et leurs parents attendent l'aide humanitaire"/></a><figcaption>Non loin de Bangui, des enfants et leurs parents attendent l&rsquo;aide humanitaire</figcaption></figure>



<p>« <em>Aujourd&rsquo;hui, nous vivons en Centrafrique une crise qui a créé une situation inacceptable pour le pays. Vous savez qu&rsquo;en avril cette année, il y avait 47% de la population centrafricaine, ça veut dire les hommes, les femmes et les enfants, qui souffrait d&rsquo;insécurité alimentaire. Cela veut dire qu&rsquo;ils ne savaient pas le matin s&rsquo;ils auraient suffisamment à manger le soir. Aujourd&rsquo;hui, c’est 57 % de la population qui est dans cette situation, soit 10 % d&rsquo;augmentation en trois mois</em>« , estime le représentant résident de la Banque mondiale.&nbsp;</p>



<p>Six préfectures sur vingt sont concernées par ce plan d&rsquo;urgence. En&nbsp;attendant, chaque jour, des enfants meurent par manque de moyens face à cette crise.&nbsp;</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>À Madagascar, une crise alimentaire causée par des phénomènes climatiques exceptionnels</title>
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				<pubDate>Tue, 06 Jul 2021 17:24:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
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				<description><![CDATA[Le fort déficit pluviométrique et la multiplication de vents de sable ont provoqué une très forte chute des récoltes dans le sud de Madagascar, une zone aride dans laquelle l&#8217;agriculture vivrière joue un rôle essentiel. La population locale se retrouve démunie et ne peut compter que sur l&#8217;aide alimentaire pour tenir au cours des prochains...]]></description>
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<p><strong>Le fort déficit pluviométrique et la multiplication de vents de sable ont provoqué une très forte chute des récoltes dans le sud de Madagascar, une zone aride dans laquelle l&rsquo;agriculture vivrière joue un rôle essentiel. La population locale se retrouve démunie et ne peut compter que sur l&rsquo;aide alimentaire pour tenir au cours des prochains mois.</strong></p>



<p>Les Nations unies ont annoncé début mai que plus de 1,1 million de personnes du Grand Sud&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/madagascar/">de Madagascar</a>&nbsp;se trouvent en situation d’insécurité alimentaire grave. Et&nbsp;<a href="https://news.un.org/fr/story/2021/06/1098762" target="_blank" rel="noreferrer noopener">selon un récent communiqué</a>, certaines zones vivent d&rsquo;ores et déjà un scénario encore plus dramatique, proche de la famine, à l&rsquo;instar du district d’Amboasary Atsimo, dans lequel « près de 14&nbsp;000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire catastrophique ».</p>



<p>Gaëlle Borgia, correspondante de France 24 à&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/madagascar/">Madagascar</a>, s&rsquo;est récemment rendue dans la région d&rsquo;Anosy, qui comprend le district d&rsquo;Amboasary Atsimo,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/reporters/20210514-madagascar-au-bout-de-l-espoir">pour raconter la détresse des habitants&nbsp;</a>menacés par la faim et les raids de pillards qui convoitent leurs rares cultures. « Les populations sont obligées de creuser la terre pour trouver des tubercules, pour pouvoir survivre. Elles en sont réduites à manger des larves de criquet qui n&rsquo;ont aucune valeur nutritive », constatait-elle alors sur place.</p>



<p>Les mises en garde et les appels à l&rsquo;aide se succèdent depuis plusieurs mois. David Beasley, directeur du Programme alimentaire mondial, a ainsi prévenu,&nbsp;<a href="https://twitter.com/WFPChief/status/1408449907145465859" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le 25 juin sur Twitter</a>&nbsp;: « Si nous n&rsquo;agissons pas au plus vite, le nombre de personnes confrontées à la famine atteindra 500&nbsp;000 dans quelques mois ».</p>



<p><strong>« Le visage du changement climatique »</strong></p>



<p>Dans&nbsp;<a href="https://twitter.com/WFPChief/status/1411249605338042379" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une vidéo postée le 3 juillet</a>, David Beasley raconte son déplacement dans le Grand Sud malgache,&nbsp;qui vit « sa pire sécheresse depuis plus de quarante ans ». Et pour lui, « il s&rsquo;agit du visage du changement climatique ». Madagascar est en effet devenu, selon ce haut responsable de l&rsquo;ONU, le premier pays au monde à expérimenter la faim due à la crise du réchauffement de la planète.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>I met mothers who lost their children. Children who lost their mothers. The worst drought in 40 years has devastated the lives of families in Southern&nbsp;<a href="https://twitter.com/hashtag/Madagascar?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Madagascar</a>, where 400K people are on the brink of starvation.<br><br>THIS is the face of the climate crisis.&nbsp;<a href="https://t.co/JR4bFJMdbX">pic.twitter.com/JR4bFJMdbX</a>— David Beasley (@WFPChief)&nbsp;<a href="https://twitter.com/WFPChief/status/1411249605338042379?ref_src=twsrc%5Etfw">July 3, 2021</a></p></blockquote>



<p>Présent dans le pays depuis 2008, Xavier Poncin, directeur adjoint pour Madagascar de l&rsquo;organisation&nbsp;<a href="https://donner.actioncontrelafaim.org/crise-madagascar/~mon-don?emkfid=EMF-63883733033-k-+action++contre+la++faim-531143412925-b-s&amp;gclid=CjwKCAjw_o-HBhAsEiwANqYhpwiWpF5IWKgd1rd1RYFIEL9HNPLpfBxfhWe6RJzg7Crkhpduns_fEhoCMuUQAvD_BwE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Action contre la faim (ACF)</a>, confirme la gravité de la situation dans cette zone aride et pauvre, où les conditions sont traditionnellement difficiles pour l&rsquo;activité agricole. « Les deux dernières années ont été marquées par un fort déficit pluviométrique », explique-t-il à France 24. Et les tempêtes de sable ont été beaucoup plus nombreuses que d&rsquo;habitude entre octobre 2020 et mars 2021, provoquant par endroits un important retard dans la croissance des cultures.</p>



<p>La plupart des récoltes se sont produites le mois dernier et elles ont été maigres dans cette région agricole où sont plantées des céréales, des tubercules et des légumineuses. Elles avaient déjà été mauvaises l&rsquo;année précédente, ce qui a déclenché des pénuries alimentaires dès la fin de 2020. Les habitants comptent sur leurs productions pour faire la soudure entre deux récoltes. Et les réserves actuelles ne vont pas durer longtemps. « On est très inquiets pour les prochains mois, tout va dépendre du niveau d&rsquo;aide humanitaire que vont recevoir les habitants « , explique Xavier Poncin.</p>



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<p><strong>Le retour du « kéré »</strong></p>



<p>Dans les 25 cliniques mobiles déployées par ACF dans le Grand Sud de l&rsquo;île pour des communautés esseulées qui ne bénéficient pas de structures médicales proches, de plus en plus d&rsquo;enfants en situation de malnutrition aigüe sévère sont pris en charge chaque jour. D&rsquo;autres acteurs humanitaires sont également sur le terrain et travaillent avec les agents gouvernementaux pour tenter de leur venir en aide. Ensemble, ils s&rsquo;efforcent de gérer une situation certes exceptionnelle par son ampleur,&nbsp;mais pas nouvelle dans cette région.</p>



<p>« Ici, on parle de « kéré »<em>,</em>&nbsp;un mot du dialecte antandroy [l’ethnie&nbsp;principale qui peuple cette région] qui signifie « être affamé ». Historiquement, le premier épisode enregistré remonte à 1895 et il a été documenté par les colons français arrivés dans le sud de l’île. Depuis, on a dénombré seize épisodes similaires », expliquait ainsi Mahatante Paubert, enseignant chercheur à l’université de Tuléar,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/18/pour-eradiquer-la-famine-dans-le-sud-de-madagascar-il-faut-d-abord-s-attaquer-a-la-secheresse_6084685_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans une interview accordée au quotidien Le Monde</a>. « Le « kéré » advient quand les trois régions du sud [Androy, Ihorombe et Anosy]souffrent en même temps du manque d’eau et de nourriture. C’est ce qui se passe aujourd’hui ».</p>



<p>L&rsquo;urgence est donc d&rsquo;apporter des vivres à ces habitants au fil des prochains mois. Et à plus long terme, des projets de développement visent notamment à installer dans cette zone des cultures plus résilientes face au changement climatique et moins consommatrices en eau. Car la ressource hydrique représente l&rsquo;un des principaux défis pour l&rsquo;avenir de la population locale, qui doit souvent être ravitaillée par camions citernes.</p>



<p><strong>Source : France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Zimbabwe, l’imminence d’une famine « créée par l’homme »</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/au-zimbabwe-limminence-dune-famine-creee-par-lhomme/</link>
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				<pubDate>Fri, 29 Nov 2019 20:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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				<description><![CDATA[Selon Hilal Elver, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à l’alimentation, 8 millions de personnes auront besoin d’une aide urgente dans les prochaines semaines. La rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à l’alimentation a affirmé, jeudi 28&#160;novembre, que le&#160;Zimbabwe&#160;était sur le point de subir une famine&#160;«&#160;créée par l’homme&#160;», avec 60&#160;% de sa population...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/habitant-du-zimbabwe.jpg" alt="" class="wp-image-11803" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/habitant-du-zimbabwe.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/habitant-du-zimbabwe-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>(FILES) In this file photo taken on September 03, 2019 In this photograph taken on August 3, 2019, villagers eat wild fruit as they take a break from weaving fence at a business pioneered by Fungai Mugombe at her homestead at Buhera, in Zimbabwe&rsquo;s Manicaland Province, where she has pioneered a start-up to generate an income to buy food for her family ahead of the resumption of a World Food Programme (WFP) sponsored food aid and cash transfer assistance scheme,  yet despite all her efforts her children still need to gather wild fruit for afternoon meals. &#8211; A UN special envoy on the right to food on November 28, 2109, said crisis-ridden Zimbabwe is on the verge of « man-made » starvation with 60 percent of the population failing to meet basic food needs. (Photo by Jekesai NJIKIZANA / AFP)</figcaption></figure>



<p><strong>Selon Hilal Elver, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à l’alimentation, 8 millions de personnes auront besoin d’une aide urgente dans les prochaines semaines.</strong></p>



<p>La rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à l’alimentation a affirmé, jeudi 28&nbsp;novembre, que le&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/zimbabwe/">Zimbabwe</a>&nbsp;était sur le point de subir une famine&nbsp;<em>«&nbsp;créée par l’homme&nbsp;»</em>, avec 60&nbsp;% de sa population en proie à l’insécurité alimentaire. A l’issue d’une visite de onze jours, Hilal Elver a classé le Zimbabwe parmi les quatre pays où la pénurie alimentaire est la plus forte, si on exclut ceux touchés par la guerre.</p>



<p><em>« Le peuple zimbabwéen en arrive progressivement au moment où il va souffrir d’une famine provoquée par l’homme »</em>, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse à Harare, évoquant <em>« le chiffre vertigineux de 5,5 millions de personnes actuellement confrontées à l’insécurité alimentaire »</em> dans les zones rurales en raison d’une sécheresse. Quelque 2,2 millions de personnes subissent également une pénurie alimentaire en zone urbaine, où elles sont également privées de services publics de base comme l’eau potable et l’accès aux soins.</p>



<p><em>«&nbsp;D’ici à la fin de l’année, dans quelques semaines seulement, la sécurité alimentaire va continuer de se détériorer et ce sont 8&nbsp;millions de personnes, selon les estimations, qui auront besoin d’une aide urgente&nbsp;»</em>, a affirmé Hilal Elver, qualifiant ces chiffres de&nbsp;<em>«&nbsp;choquants&nbsp;»</em>.</p>



<h4>Rétablissement d’une subvention sur le maïs</h4>



<p>Le Zimbabwe se débat depuis une vingtaine d’années avec une crise économique, aggravée par une corruption généralisée, que le président Emmerson Mnangagwa, qui a succédé fin 2017 à l’autocrate Robert Mugabe, ne parvient pas à enrayer. Pénuries d’eau, de carburant et de médicaments, manque cruel d’argent liquide, système de santé en ruine… La vie quotidienne se résume déjà, pour ses 15 millions d’habitants, à un combat pour la survie qui se décline dans tous les domaines.</p>



<p>L’insécurité alimentaire accroît&nbsp;<em>«&nbsp;les risques de désordre civil&nbsp;»</em>&nbsp;dans un pays qui était jadis un grenier pour l’Afrique, a mis en garde M<sup>me</sup>&nbsp;Elver.&nbsp;<em>«&nbsp;Je lance un appel urgent au gouvernement et à la communauté internationale pour s’entendre et mettre fin à cette crise avant qu’elle ne se transforme en un mouvement de révolte sociale&nbsp;»</em>, a-t-elle souligné.</p>



<p>De son côté, le président Mnangagwa a annoncé que le gouvernement renonçait à son projet de supprimer la subvention sur le maïs, une denrée de base dans une partie de l’Afrique australe.&nbsp;<em>«&nbsp;La question du “mealie-meal” concerne beaucoup de gens et nous ne pouvons pas retirer la subvention&nbsp;»</em>, a-t-il dit, faisant référence à une bouillie de maïs très consommée au Zimbabwe&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Donc je la rétablis de façon que le prix du “mealie-meal” soit réduit.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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