<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Fake news &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/fake-news/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Mon, 14 Dec 2020 17:27:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.11</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>Fake news &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>RCA: début de campagne sur fond de discours de haine</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/rca-debut-de-campagne-sur-fond-de-discours-de-haine/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/rca-debut-de-campagne-sur-fond-de-discours-de-haine/#respond</comments>
				<pubDate>Mon, 14 Dec 2020 17:27:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[République centrafricaine]]></category>
		<category><![CDATA[Centrafrique]]></category>
		<category><![CDATA[discours de haine]]></category>
		<category><![CDATA[Fake news]]></category>
		<category><![CDATA[fausses nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[infox]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle du 27 décembre]]></category>
		<category><![CDATA[RCA]]></category>
		<category><![CDATA[Republique centrafricaine]]></category>
		<category><![CDATA[Reseaux sociaux]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=20572</guid>
				<description><![CDATA[Les autorités tentent de combattre les discours de haine et les fausses nouvelles relayés sur les médias et les réseaux sociaux. Comme partout ailleurs, les réseaux sociaux influencent les débats en République centrafricaine en colportant des informations pas toujours vérifiées. Le problème toutefois est que les médias traditionnels sont eux aussi accusés de manipuler l&#8217;information....]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55932167_303-1.jpg" alt="" class="wp-image-20575" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55932167_303-1.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55932167_303-1-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>



<p><strong>Les autorités tentent de combattre les discours de haine et les fausses nouvelles relayés sur les médias et les réseaux sociaux.</strong></p>



<p>Comme partout ailleurs, les réseaux sociaux influencent les débats en République centrafricaine en colportant des informations pas toujours vérifiées.</p>



<p>Le problème toutefois est que les médias traditionnels sont eux aussi accusés de manipuler l&rsquo;information.</p>



<p>C&rsquo;est une préoccupation majeure pour les Centrafricains rencontrés dans les rues de Bangui.</p>



<p><em>« Un média c&rsquo;est comme un arbitre, il doit être neutre en cette période. Le rôle des médias n&rsquo;est pas de s&rsquo;aligner derrière des partis politiques »</em>, estime un habitant.</p>



<p>Un autre appelle les décideurs à<em>&nbsp;« surveiller de près »</em>&nbsp;les médias qui propagent des discours de haine.&nbsp;<em>« Je ne pourrais pas dire le nom de ces médias mais ce que je veux dire c&rsquo;est arrêtons les injures et espérons que les élections se passent bien. »</em></p>



<h4>Yé Fanda, une initiative de blogueurs contre les infox</h4>



<p>Face aux fausses nouvelles qui circulent sur internet, l&rsquo;association des blogueurs est en train de créer un site de vérification.</p>



<p><em>« Nous allons lancer un site internet dénommé Yé Fanda&nbsp;: en sango cela veut dire preuve »</em>, explique Rosmond Zokoué, un de ses initiateurs.&nbsp;<em>« La désinformation passe généralement à travers les médias et il y a des gens derrière ça. Une partie de notre travail consistera à apporter des démentis par rapport à ces fausses informations. »</em></p>



<p>Certains médias considérés comme favorables à la Russie, comme la radio L&rsquo;engo Songo et le quotidien Ndjoni Sango, mais aussi les médias d&rsquo;Etat, tiennent des propos violents contre les membres de l&rsquo;opposition.</p>



<h4>Campagnes de diffamation contre des candidats</h4>



<p>Des appels ont ainsi été lancés au mois de septembre pour une marche contre Anicet Georges Dologuélé.</p>



<p>François Bozizé et plusieurs autres ténors de l&rsquo;opposition se plaignent aussi de ce qu&rsquo;ils considèrent comme une campagne conduite contre eux sans droit de réponse.</p>



<p>Face à cela, le Haut conseil de la communication a pris la décision d&rsquo;interdire deux émissions : le Club de la presse et le Grand rendez-vous sur la radio nationale à qui il est reproché de relayer des propos violents.</p>



<p><em>« Nous avons estimé nécessaire de mettre un accent sur la question d&rsquo;impartialité et d&rsquo;équité »</em>, déclare José Richard Pouambi, président du Haut conseil de la communication.</p>



<p><em>« Pour nous, ce sont des règles d&rsquo;or en journalisme et les journalistes doivent faire montre d&rsquo;impartialité. »</em></p>



<p>Ces campagnes de diffamation sur les ondes et dans les journaux ont provoqué un durcissement de ton des leaders politiques qui ont ignoré l&rsquo;offre de l&rsquo;ONU et l&rsquo;Union Africaine de signer un code de bonne conduite pour ces élections générales.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/rca-debut-de-campagne-sur-fond-de-discours-de-haine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Afrique : comment le continent fait face aux fake news</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/afrique-comment-le-continent-fait-face-aux-fake-news/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/afrique-comment-le-continent-fait-face-aux-fake-news/#respond</comments>
				<pubDate>Wed, 25 Nov 2020 16:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[burkina faso]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[fact-checking]]></category>
		<category><![CDATA[Fake news]]></category>
		<category><![CDATA[fausses informations]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[rdc]]></category>
		<category><![CDATA[Violences en RDC]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=20244</guid>
				<description><![CDATA[De plus en plus, des journalistes se lancent dans le fact-checking. Les infox sont dans tous les secteurs de la vie quotidienne. Exemple lors des élections au Burkina Faso et en Guinée. L’Afrique n’a pas échappé non plus à l’infodémie, les fausses informations, pendant la première vague de la Covid-19. Alors qu’en RDC, les violences...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/téléchargement-1-2.jpeg" alt="" class="wp-image-20246"/><figcaption>Fake news</figcaption></figure>



<p><strong>De plus en plus, des journalistes se lancent dans le fact-checking. Les infox sont dans tous les secteurs de la vie quotidienne. Exemple lors des élections au Burkina Faso et en Guinée. L’Afrique n’a pas échappé non plus à l’infodémie, les fausses informations, pendant la première vague de la Covid-19. Alors qu’en RDC, les violences continuent dans l’Est avec leur lot d’infox. Tour d’horizon.</strong></p>



<p>Un corps découpé à la machette après le scrutin du 31 octobre à M’Batto, une localité ivoirienne. Un génocide chez les Agni à M’Batto. Une école qui doit fermer ses portes à cause de meetings politiques au Burkina Faso, une photo du président congolais Félix Tshisekedi absente du bureau de la présidente du Parlement, Jeanine Mabunda. Autant de&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/fake-news-d%C3%A9m%C3%AAler-le-vrai-du-faux/a-53327638">fausses informations</a>&nbsp;qui ont circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux.&nbsp;</p>



<p>Et puis une information vérifiée cette fois&nbsp;: un homme, un président de la République, celui du Nigeria, Muhamadu Buhari, obligé il y a deux ans de démentir dans un tweet les fausses informations sur sa mort présumée. Face aux nombreuses infox sur son décès, le président nigérian, alors en visite en Pologne, indique dans une vidéo qu’il s’agit bien de lui, en vie, et non d’un clone.</p>



<h4>Les fact-checkers à l’affût des fausses informations</h4>



<p>Sur le continent, les fausses informations touchent tous les aspects de la vie quotidienne tout comme la politique.&nbsp;Dimanche (22.11) 6,5 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes au Burkina Faso pour les élections législatives et présidentielle. Un double scrutin dont la campagne a aussi été marquée par des infox. Un militant, membre du CDP (ancien parti au pouvoir, le parti de Blaise Compaoré), écrit sur les réseaux sociaux que des écoles ont été fermées lors d’un meeting politique du président sortant Roch Marc Christian Kaboré, à Bobo-Dioulaaso, la deuxième ville du pays. &nbsp;</p>



<p><em>« Dans notre travail de fact-checking, nous nous sommes rendus compte que l’auteur de la déclaration n’avait pas de preuves. Quand on a fait le travail, on s’est rendus compte qu’en réalité le jeudi (jour du meeting du président sortant) il n’y avait pas cours dans les établissements publics dans l’après-midi »</em>, indique Jordan Méda de&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/fasocheck-fait-la-chasse-aux-infox-avant-les-%C3%A9lections/a-55637724">Fasocheck</a>, plateforme de fact-checking au Burkina Faso.&nbsp;</p>



<h4>La Guinée, 4ème au monde pour les fake news, vraiment ?</h4>



<p>En Guinée aussi, les infox sont présentes dans la vie quotidienne des populations, au point où&nbsp;<em>« le président de la République a dit que la Guinée était classée 4ème en termes de diffusion des fake news. Ce qui était faux »</em>, affirme Sally Bilaly Sow de GuinéeCheck.&nbsp;Le président Alpha Condé réagissait sur les médias français aux mises en garde de plusieurs organisations sur les « discours à relent ethnique » pendant la campagne électorale.&nbsp;<em>« Je n’ai jamais tenu ce discours ethnique pour la simple raison que je suis un panafricaniste »</em>, a déclaré Alpha Condé.</p>



<p>Le scrutin présidentiel du 18 octobre n’a donc pas échappé aux fausses informations. &nbsp;Sally Bilaly Sow constate en effet qu’<em>« il y a eu une montée vertigineuse des fausses informations autour de la présidentielle »</em>. Exemple de cette image d’Alpha Condé le 16 octobre, deux jours avant le scrutin présidentiel. Il aurait fait un malaise et trébuché.&nbsp;<em>« C’était pas vrai »</em>, a conclu GuinéeCheck après vérification.</p>



<p>GuinéeCheck prend énormément de temps pour vérifier les fausses informations avant de les démentir, notamment en raison d’une mauvaise connexion internet. Les journalistes de cette plateforme&nbsp;attendent qu’une information soit virale avant de la démonter.&nbsp;</p>



<h4>Les &nbsp;fake news « violentes »</h4>



<p>En République démocratique du Congo, faire du fact-checking est aussi difficile, reconnaît Fiston Mahamba de&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/congo-check-fait-la-chasse-aux-infox/a-48946786">Congo Check</a>. La RDC est six fois plus grande que l’Allemagne.</p>



<p><em>« L’étendue du pays nécessite beaucoup d’efforts, beaucoup de moyens parce que les informations concernent parfois des zones enclavées où vous êtes appelés à vous rendre »</em>, affirme Fiston Mahamba de Congo Check, qui a reçu il y a quelques jours le prix francophone de l’innovation.</p>



<p>La RDC manque d’infrastructures routières et de télécommunications. Les fausses informations circulent abondamment sur les réseaux sociaux comme Facebook et WhatsApp. Congo Check passe aussi par les mêmes plateformes pour démonter les fausses informations. Une mission d’autant plus importante que le pays fait face aux violences dans l’Est depuis plusieurs décennies.</p>



<p><em>« C’est dans ce genre de situations que la vérité est la première victime »</em>, pense Fiston Mahamba. Il ajoute que&nbsp;<em>« le fait de relayer une information vraie et de l’illustrer avec une fausse image porte atteinte à la recherche de la vérité et/ou à la résolution de ces conflits qui ne font que durer »</em>. Il donne l’exemple de l&rsquo;attaque récente d’un groupe armé dans une école. L’image pour illustrer cette attaque remontait en fait à 2015. Le nombre d’élèves a aussi été amplifié.</p>



<p>Derrière cette manipulation des informations, Fiston Mahamba ne cache pas qu’il y a aussi des groupes armés.&nbsp;<em>« Dans le souci de s’attirer la sympathie des populations »</em>, affirme-t-il. Conséquence : les forces armées de la RDC (FARDC) deviennent des bourreaux, les groupes armés des sauveurs. La confusion s’installe aussi parce que les groupes armés et les FARDC arborent la même tenue militaire. &nbsp;</p>



<h4><a href="https://www.dw.com/fr/afrique-comment-le-continent-fait-face-aux-fake-news/av-55723324#"></a>Il est reproché à Facebook de ne pas faire assez contre la diffusion des fausses informationsQue faire face aux fake news ?</h4>



<p>Fiston Mahamba souhaite plus d’éducation des populations sur&nbsp;l&rsquo;utilisation des réseaux sociaux.&nbsp;Selon Joscha Weber, chef de l’équipe de fact-checking de la&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/rdc-la-deutsche-welle-na-pas-interrog%C3%A9-le-docteur-denis-mukwege-%C3%A0-propos-dun-%C3%A9ventuel-r%C3%B4le-dinformateur/a-47766028">Deutsche Welle</a>, la vérification des faits est devenue importante.&nbsp;</p>



<p><em>« La désinformation est partout. Le fact-checking est la réponse »</em>, dit-il. Joscha Weber appelle les internautes à être critiques lorsqu’ils voient une information.&nbsp;<em>« Il ne faut pas croire d&#8217;emblée ce qu&rsquo;on lit »</em>, ajoute-t-il.&nbsp;</p>



<p>Les utilisateurs qui cliquent sur le bouton « share, partager » font partie, dit-il, de cette « avalanche de désinformation » parce qu’ils ne sont pas posé de questions sur la véracité d’une information avant de partager.&nbsp;Les réseaux sociaux sont accusés de ne rien faire pour lutter contre les fausses informations.&nbsp;</p>



<p>Le patron de Facebook a dû se soumettre à plusieurs auditions devant les élus américains. Le réseau social a investi dans un programme de vérification par des tiers. Une soixantaine de médias dans le monde y participent. De son côté, Twitter a envoyé des messages d’avertissement suite à un grand nombre de tweets du président américain Donald Trump, notamment cette affirmation sur des fraudes électorales jamais prouvées lors du scrutin présidentiel du 3 novembre dernier.  Ces messages d’avertissement s&rsquo;adresse aux followers d&rsquo;un grand utilisateur de Twitter puisque Donald Trump a envoyé 58.000 tweets, dont certains véhiculaient des fausses informations. </p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée   </strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/afrique-comment-le-continent-fait-face-aux-fake-news/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Algérie s&#8217;attaque aux fake news</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/lalgerie-sattaque-aux-fake-news/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/lalgerie-sattaque-aux-fake-news/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 23 Apr 2020 15:13:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[code pénal]]></category>
		<category><![CDATA[Fake news]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=16592</guid>
				<description><![CDATA[Dans le contexte de la crise sanitaire du Covid-19, le Parlement a adapté le Code pénal&#160;pour punir plus&#160;sévèrement les auteurs de fausses nouvelles. Le Parlement algérien a promptement adopté mercredi 22&#160;avril de&#160;nouvelles dispositions&#160;du Code pénal pour «&#160;criminaliser&#160;» la diffusion des fake news «&#160;portant atteinte à l&#8217;ordre et à la sécurité publics&#160;». En présentant le texte...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20275203lpw-20275259-article-jpg_7066274_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-16595" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20275203lpw-20275259-article-jpg_7066274_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20275203lpw-20275259-article-jpg_7066274_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>Dans le contexte de la crise sanitaire du Covid-19, le Parlement a adapté le Code pénal&nbsp;pour punir plus&nbsp;sévèrement les auteurs de fausses nouvelles.</h4>



<p>Le Parlement algérien a promptement adopté mercredi 22&nbsp;avril de&nbsp;<a href="http://www.aps.dz/algerie/104280-l-amendement-du-code-penal-vise-l-incrimination-de-nouvelles-formes-de-criminalite" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelles dispositions</a>&nbsp;du Code pénal pour «&nbsp;criminaliser&nbsp;» la diffusion des fake news «&nbsp;portant atteinte à l&rsquo;ordre et à la sécurité publics&nbsp;». En présentant le texte devant les députés, le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, a fait des développements suivants sur&nbsp;le phénomène des fake news. «&nbsp;Il s&rsquo;est répandu dernièrement suite au grand progrès des médias et de la technologie, puisque leurs auteurs exploitent les réseaux sociaux pour semer l&rsquo;effroi chez le citoyen, avec une prolifération du phénomène lors de crises ou de conjonctures exceptionnelles&nbsp;», a-t-il dit.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/23/20275203lpw-20275294-embed-libre-jpg_7066277.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/23/20275203lpw-20275294-embed-libre-jpg_7066277.jpg" alt=""/></a><figcaption>Ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati a poussé au vote d&rsquo;un changement du Code pénal à propos des fake news.&nbsp; © Billal Bensalem / NurPhoto via AFP</figcaption></figure>



<h4>Un texte plus répressif…</h4>



<p>Les auteurs et diffuseurs de fausses nouvelles sont passibles, selon les nouvelles dispositions, d&rsquo;un à trois ans de prison, et la peine est doublée en cas de récidive. Les peines peuvent être plus lourdes, de trois à cinq ans de prison «&nbsp;si ces actes sont commis durant les périodes de confinement sanitaire ou d&rsquo;une catastrophe naturelle, biologique ou&nbsp;technologique ou de toute autre catastrophe&nbsp;». Le 4&nbsp;mars dernier, le président Abdelmadjid Tebboune avait&nbsp;<a href="https://www.algerie360.com/tebboune-les-fake-news-une-atteinte-a-la-morale-de-la-societe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déclaré</a>&nbsp;: «&nbsp;Les fake news sont une atteinte à la morale de la société et susceptibles de saper les institutions et la cellule familiale.&nbsp;» D&rsquo;ailleurs, parmi les premières mesures annoncées par le chef de l&rsquo;État dans la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus, on trouve en bonne place la «&nbsp;recherche et (l&rsquo;)identification des personnes défaitistes qui s&rsquo;attellent à faire circuler des fake news pour semer l&rsquo;anarchie et maintenir le citoyen en état de panique&nbsp;».</p>



<h4>… qui rejoint une fermeté déjà observée sur le terrain</h4>



<p>Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, plusieurs arrestations et poursuites ont ciblé des personnes ayant, selon les autorités, diffusé de fausses informations. Ce fut le cas, à titre d&rsquo;exemple, de cette femme à Oran interpellée fin mars pour avoir diffusé une vidéo sur&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/facebook">Facebook</a>&nbsp;annonçant que des personnes mises en quarantaine après leur rapatriement de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">France</a>&nbsp;ont pu quitter le lieu de confinement grâce à des «&nbsp;connaissances&nbsp;».</p>



<p>À la même période, un jeune homme a été arrêté dans la ville totalement confinée de Blida (au sud d&rsquo;Alger) sur plainte du ministère du Commerce&nbsp;: il avait créé la panique en publiant des informations sur les réseaux sociaux annonçant la fermeture de toutes les stations-service.&nbsp;Mi-avril, deux suspects ont été arrêtés à Chlef (Centre-Ouest) pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux une fausse mouture du projet d&rsquo;amendement de la Constitution (chantier reporté par le président Tebboune à cause de la crise sanitaire) ainsi qu&rsquo;une fausse correspondance officielle portant une signature falsifiée du ministre de l&rsquo;Intérieur portant sur une prime de contagion et une prime de risque au profit des éléments de la Protection civile.</p>



<p>Pour&nbsp;<a href="https://www.djazairess.com/fr/lqo/5289141" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le procureur général de la cour d&rsquo;Alger</a>, Mourad Sid Ahmed, «&nbsp;désormais chacun est responsable devant son clavier&nbsp;». «&nbsp;On doit être responsable de nos faits, mais cela n&rsquo;a rien à voir avec la liberté. Au contraire, la personne qui ramène une vraie information, documentée et matérialisée, comment peut-on la réprimer&nbsp;? Démocratiquement, c&rsquo;est impossible&nbsp;», a insisté le représentant du parquet algérois en défendant le projet de loi qui est passé devant les députés comme une lettre à la poste.</p>



<h4>Une approche qui ne fait pas l&rsquo;unanimité…</h4>



<p>Mais ce vote a été boycotté par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition). Le parti&nbsp;<a href="https://www.tsa-algerie.com/le-rcd-exige-le-retrait-des-textes-programmes-pour-adoption-a-lapn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">a réclamé&nbsp;</a>le retrait du «&nbsp;projet de loi relative à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine&nbsp;» et des nouvelles dispositions du Code pénal contre les fake news, les qualifiant de «&nbsp;liberticides&nbsp;», tout en réclamant un débat général. «&nbsp;Sidérant&nbsp;! Pendant que les gouvernements du monde entier convoquent, en sessions ouvertes, les organes délibérants de leurs nations et, au-delà, aident à mobiliser tous les cadres et les structures pour chercher les moyens d&rsquo;affronter la pandémie du Covid-19, [le pouvoir] est chargé de combler les lacunes de l&rsquo;arsenal répressif élaboré et mis en œuvre sous le règne de Bouteflika&nbsp;», dénonce le RCD.</p>



<p>«&nbsp;Dans le monde entier, il y a de fausses informations qui sont démenties selon les dispositions prévues dans les lois relatives à l&rsquo;information. Les textes n&rsquo;évoquent pas de délit et ne prévoient pas de peines aussi dures pour la publication d&rsquo;une information qui serait fausse&nbsp;», fait remarquer l&rsquo;avocat Abdelghani Badi dans un&nbsp;<a href="https://l-info.com/entreiten-me-abdelghani-badi-se-dirige-vers-tout-securitaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">entretien</a>&nbsp;à un média local. «&nbsp;C&rsquo;est le pouvoir qui ne facilite pas l&rsquo;accès à l&rsquo;information. C&rsquo;est ce qui laisse aussi la rumeur circuler. La rumeur sur un cas de coronavirus en prison n&rsquo;aurait pas circulé si le directeur de prison avait parlé, par exemple&nbsp;», poursuit l&rsquo;avocat.</p>



<h4>… que les autorités essaient de justifier</h4>



<p>Les autorités, de leur côté, tentent de rassurer&nbsp;: le 21&nbsp;avril, le porte-parole du président de la République, Belaïd Mohand Oussaïd, a invité des journalistes au siège de la présidence (une première) pour une conférence de presse afin «&nbsp;d&rsquo;apporter les informations justes pour battre en brèche les rumeurs et les informations tendancieuses&nbsp;», selon ses termes. «&nbsp;L&rsquo;État s&#8217;emploie à la recherche des moyens les plus simples et les plus efficaces pour transmettre à l&rsquo;opinion publique les nouvelles données liées à l&rsquo;évolution de la situation, en veillant à lui garantir une information juste, précise et fiable via les canaux officiels et les médias publics&nbsp;», a déclaré le ministre de la Communication, Ammar Belhimer. «&nbsp;Belhimer siège comme coprésident de la Commission scientifique nationale de veille, de suivi et d&rsquo;information aux côtés du ministre de la Santé et de celui de l&rsquo;Industrie pharmaceutique&nbsp;», rappelle une source officielle. «&nbsp;C&rsquo;est dire toute l&rsquo;importance que les autorités donnent au volet information.&nbsp;»</p>



<p><strong>Lire aussi&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/coronavirus-l-algerie-adopte-la-chloroquine-pour-les-cas-graves-25-03-2020-2368705_3826.php">Coronavirus&nbsp;: l&rsquo;Algérie adopte la chloroquine pour les cas graves</a></strong></p>



<h3>Des risques en plus pour les médias&nbsp;?</h3>



<p>Mais ces assurances suffisent-elles pour rasséréner les médias alors que trois sites d&rsquo;information ont été censurés et ne sont accessibles que par VPN&nbsp;? Pour le journaliste et fondateur du site Mena Défense, Akram Kharief, «&nbsp;le souci, c&rsquo;est qu&rsquo;en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie">Algérie</a>, l&rsquo;information officielle n&rsquo;est pas accessible au public, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;opendata, et les mécanismes de communication institutionnelle sont très lents et ne répondent pas aux besoins de la presse. Ceci pousse les journalistes à travailler avec des sources off. Même recoupées, elles resteront contestées par les autorités, qui fait courir au professionnel de la presse le risque d&rsquo;être accusé de propager des fausses nouvelles&nbsp;».</p>



<p>« Aussi, rien dans le texte de la nouvelle loi ne définit ce qu&rsquo;est une fake news ou ce que sont ces crimes d&rsquo;atteinte à l&rsquo;unité nationale ou de complot », explique-t-il au <em>Point Afrique</em>. « Le pire est que ces accusations peuvent cibler n&rsquo;importe qui, y compris l&rsquo;Algérien lambda qui ouvre un compte Facebook. Les autorités judiciaires n&rsquo;ont même pas pris la peine de fixer, comme en <a href="https://www.lepoint.fr/tags/egypte">Égypte</a>, un seuil d&rsquo;influence sur les réseaux sociaux », conclut Akram Kharief.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/lalgerie-sattaque-aux-fake-news/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>En Afrique du Sud, publier des « fake news » sur le coronavirus peut vous conduire en prison</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/en-afrique-du-sud-publier-des-fake-news-sur-le-coronavirus-peut-vous-conduire-en-prison/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/en-afrique-du-sud-publier-des-fake-news-sur-le-coronavirus-peut-vous-conduire-en-prison/#respond</comments>
				<pubDate>Fri, 20 Mar 2020 20:56:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Fake news]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=15367</guid>
				<description><![CDATA[Le pays, le plus touché en Afrique subsaharienne, compte 150 cas confirmés et fait face à une progression rapide de la pandémie. Toute personne qui diffuse de fausses informations sur le&#160;coronavirus&#160;en&#160;Afrique du Sud&#160;encourt désormais une peine maximale de six mois de prison, selon une nouvelle loi publiée dans le Journal officiel. L’Afrique du Sud compte 150&#160;cas...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/coronavirus.jpg" alt="" class="wp-image-14853" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/coronavirus.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/coronavirus-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Le pays, le plus touché en Afrique subsaharienne, compte 150 cas confirmés et fait face à une progression rapide de la pandémie.</strong></p>



<p>Toute personne qui diffuse de fausses informations sur le&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/coronavirus-2019-ncov/">coronavirus</a>&nbsp;en&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique-du-sud/">Afrique du Sud</a>&nbsp;encourt désormais une peine maximale de six mois de prison, selon une nouvelle loi publiée dans le Journal officiel. L’Afrique du Sud compte 150&nbsp;cas confirmés de coronavirus. Le pays, le plus touché en Afrique subsaharienne, a enregistré une hausse de près d’un tiers du nombre de patients contaminés en l’espace de 24&nbsp;heures.</p>



<p>Dimanche 15 mars, le président Cyril Ramaphosa a déclaré l’état d’urgence nationale, fermé les établissements scolaires pour trois semaines et interdit l’entrée sur le territoire des ressortissants des pays les plus touchés par le Covid-19. Dans la foulée, une série de lois a été promulguée dans le Journal officiel daté de mercredi pour tenter d’enrayer la propagation de l’épidémie.</p>



<p><em>« Toute personne qui publie des déclarations, quel que soit le média, y compris les réseaux sociaux, avec l’intention d’abuser une autre personne au sujet du Covid-19 </em>[…]<em> se rend coupable d’un délit et est passible d’une amende, d’une peine de prison maximale de six mois ou les deux »</em>, selon un des textes.j&rsquo;y</p>



<p>Le ministre de la santé, Zweli Mkhize, a répété jeudi que l’épidémie progressait rapidement dans le pays. A l’échelle de la planète, la pandémie a contaminé près de 210 000 personnes et en a tué plus de 9 000. Aucun décès n’a été enregistré en Afrique du Sud pour l’instant.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/en-afrique-du-sud-publier-des-fake-news-sur-le-coronavirus-peut-vous-conduire-en-prison/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
