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	<title>Explosion démographique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Égypte : la bataille pour endiguer l&#8217;explosion démographique</title>
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				<pubDate>Fri, 21 Feb 2020 12:05:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<h4>Derrière des chiffres en apparence alarmants, la natalité est repartie à la baisse. En cause&nbsp;: la crise économique&nbsp;et les changements de mentalité.</h4>



<p>Il n&rsquo;y avait personne pour fêter le franchissement historique du cap des 100&nbsp;millions d&rsquo;Égyptiens, annoncé le 11&nbsp;février dernier, par l&rsquo;agence nationale de statistiques Capmas. L&rsquo;écran géant qui affiche ce décompte en temps réel sur la principale voie du Caire, menant à l&rsquo;aéroport, suscite aujourd&rsquo;hui l&rsquo;effroi alors que les enfants d&rsquo;hier y voyaient une preuve de la grandeur du pays.&nbsp;<a href="https://www.egypttoday.com/Article/1/81378/Population-growth-biggest-challenge-to-Egypt-PM" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans les journaux</a>, c&rsquo;est une «&nbsp;catastrophe&nbsp;» et même «&nbsp;le plus grand défi de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/egypte">Égypte</a>&nbsp;menaçant la sécurité nationale&nbsp;» pour le Premier ministre égyptien,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/mustafa-kemal">Mostafa</a>&nbsp;Madbouli.</p>



<p>Les chiffres bruts ont de quoi impressionner. Toutes les&nbsp;18&nbsp;secondes, un nouveau bébé naît en Égypte. Chaque année, l&rsquo;accroissement naturel (les naissances moins les décès, NDLR) est en moyenne de 2&nbsp;millions de personnes. Selon les projections de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/onu">ONU</a>, le deuxième pays le plus peuplé d&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;(après l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/ethiopie">Éthiopie</a>) devrait atteindre les 160&nbsp;millions d&rsquo;habitants en 2050. Même si l&rsquo;urbanisation ne cesse de grignoter et de transformer le désert, la population égyptienne reste concentrée sur 5&nbsp;% de son territoire, principalement le long du Nil – sa quasi unique source d&rsquo;eau douce. Où caser et comment nourrir tous les nouveaux arrivants&nbsp;? Des discours alarmistes à la panique générale, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas. D&rsquo;autant que le futur grand barrage Renaissance construit par son rival éthiopien, en amont du Nil, va réduire encore un peu plus ses ressources en eau déjà limitées.</p>



<h4>Chute des naissances de 6,8&nbsp;%</h4>



<p>Mais la croissance démographique sur le sol égyptien n&rsquo;est pas aussi exponentielle qu&rsquo;il y paraît. D&rsquo;une part, plus d&rsquo;un million d&rsquo;Égyptiens s&rsquo;expatrient chaque année vers le Golfe et la Jordanie, depuis 2010. D&rsquo;autre part, le nombre de naissances est passé de 2,5 à 2,3&nbsp;millions entre&nbsp;2017 et&nbsp;2018, soit une chute de 6,8&nbsp;%. Le taux de fertilité, qui était reparti à la hausse en 2014, a presque retrouvé son niveau de&nbsp;2008&nbsp;avec 3,1 enfants par femme, selon une étude du Fonds de l&rsquo;ONU pour la population (UNFPA).</p>



<p>«&nbsp;Tout le monde devrait avoir peur de l&rsquo;augmentation de la population, mais il y a des signes d&rsquo;espoir, estime Maha Abdel Wanis, responsable de la santé reproductive à l&rsquo;UNFPA, parce qu&rsquo;il y a une volonté politique forte et des coopérations inédites entre le ministère de la Santé et celui des Affaires religieuses sur un sujet jusque-là assez tabou.&nbsp;»&nbsp;Alors que la tradition valorise les familles nombreuses comme un symbole de richesse, les autorités religieuses sont désormais priées d&rsquo;encourager la contraception. Depuis peu, le ministère des Affaires religieuses incite les imams à répéter la dernière fatwa de l&rsquo;organe religieux officiel de l&rsquo;État, autorisant non seulement le contrôle, mais aussi la limitation des naissances. Difficile de savoir si ces conseils sont vraiment suivis alors qu&rsquo;il y a encore trois ans, la même institution encourageait «&nbsp;les musulmans à se multiplier&nbsp;», selon&nbsp;<a href="https://madamasr.com/en/2017/05/07/feature/politics/overpopulation-religion-and-fatwas-on-demand-in-egypt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le site d&rsquo;information Mada Masr</a>.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/02/21/20076357lpw-20076557-embed-libre-jpg_6926090.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/02/21/20076357lpw-20076557-embed-libre-jpg_6926090.jpg" alt=""/></a><figcaption>Un centre communautaire pour femmes dans le village de Gaafra, dans le gouvernorat d&rsquo;Assouan.© Ariane Lavrilleux</figcaption></figure>



<h4>«&nbsp;Élever un enfant est devenu très cher&nbsp;»</h4>



<p>Plus que l&rsquo;argument religieux, les difficultés économiques pèsent de plus en plus lourd&nbsp;sur les choix familiaux des jeunes générations. Dans un pays où la couverture sociale et les pensions de retraite sont dérisoires, la descendance est souvent synonyme d&rsquo;assurance vieillesse. Sauf que, depuis 2016, les prix ont explosé et la pauvreté a grimpé, frappant plus de 30&nbsp;% de la population. Pour beaucoup, l&rsquo;investissement est devenu insoutenable. «&nbsp;Ce n&rsquo;est plus comme avant, élever un enfant est devenu très cher&nbsp;», explique Fatma Gamal, la main sur son ventre encore arrondi par son premier enfant, né un mois plus tôt. À&nbsp;26&nbsp;ans, la jeune mariée et employée d&rsquo;une agence de tourisme «&nbsp;veut attendre trois ans minimum avant d&rsquo;avoir un deuxième et dernier enfant, pour avoir les moyens de leur&nbsp;payer une bonne éducation et qu&rsquo;ils aient une vie meilleure [que la sienne]&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/02/21/20076357lpw-20076549-embed-libre-jpg_6926091.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/02/21/20076357lpw-20076549-embed-libre-jpg_6926091.jpg" alt=""/></a><figcaption>Des femmes patientent dans le centre de santé de Kom Ombo, qui offre aussi des services de planning familial.&nbsp;&nbsp;© Pedro Costa Gomes</figcaption></figure>



<p>Comme elle, une dizaine de femmes attendent devant le minuscule bureau, sans fenêtre, du planning familial du quartier populaire d&rsquo;Imbaba, au cœur de la mégalopole cairote. Toutes citent le chiffre&nbsp;3 comme le «&nbsp;maximum&nbsp;» d&rsquo;enfants souhaités. «&nbsp;Il y a quelques années, il fallait les supplier d&rsquo;aller consulter le planning qui propose tous les types de contraceptifs subventionnés, témoigne la gynécologue Shaïma Badr, mais, aujourd&rsquo;hui, les femmes prennent rendez-vous d&rsquo;elles-mêmes juste après leur premier enfant, parce que c&rsquo;est devenu un poids financier.&nbsp;»&nbsp;Nourrir et loger un foyer de quatre personnes peut facilement représenter un budget mensuel de 5&nbsp;000&nbsp;livres égyptiennes (290&nbsp;euros). À 32&nbsp;ans, Ahmed Nabil gagne 270&nbsp;euros par mois comme médecin généraliste et rêve plutôt d&rsquo;émigrer que de fonder une famille en Égypte, «&nbsp;car le prix des écoles est exorbitant, et la vie de manière générale, les rapports humains, sont devenus trop rudes pour élever des enfants&nbsp;».</p>



<p>Le gouvernement alimente lui-même le stress parental. Le projet de supprimer les aides sociales aux familles de plus de deux enfants a été annoncé à plusieurs reprises, et encore relancé au début de l&rsquo;année. Dans le métro, des affiches gouvernementales clament «&nbsp;Deux, c&rsquo;est assez&nbsp;!&nbsp;» avec des photos de familles autour d&rsquo;assiettes vides. À côté des messages culpabilisants, on sort aussi la carotte des subventions. Le ministère de la Solidarité sociale et l&rsquo;ONU ont attribué un fonds de 4,7&nbsp;millions de dollars aux familles pauvres de&nbsp;3&nbsp;enfants ou moins, dans les régions rurales où la fertilité est en moyenne de&nbsp;4&nbsp;enfants.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/02/21/20076357lpw-20076611-embed-libre-jpg_6926092.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/02/21/20076357lpw-20076611-embed-libre-jpg_6926092.jpg" alt=""/></a><figcaption>Safaa Hussein défend les bienfaits de la contraception, dans un centre de planing familial et de santé à Kom Ombo, lors d&rsquo;une visite d&rsquo;une délégation officielle de l&rsquo;UE qui le finance en partie.© Ariane Lavrilleux</figcaption></figure>



<h4>48&nbsp;millions d&rsquo;euros d&rsquo;aide internationale pour le contrôle des naissances</h4>



<p>L&rsquo;objectif officiel est de réduire le taux de fertilité à 2,4 d&rsquo;ici à 10&nbsp;ans. Rien d&rsquo;utopique quand les Égyptiennes déclaraient elles-mêmes, en 2014, ce taux comme idéal. Dans la région rurale de Kom Ombo, dans le sud de l&rsquo;Égypte, les plus récalcitrants sont les maris. «&nbsp;Des femmes viennent en cachette au planning familial, parce qu&rsquo;elles voient très bien les dangers des grossesses répétées pour leur santé, mais leurs maris restent opposés à la contraception par conviction ou tradition&nbsp;», ajoute Safaa Hussein, employée par le ministère de la Santé pour prêcher la parole contraceptive dans les villages.</p>



<p>Les plannings familiaux manquent aussi de moyens. Massivement financés par les États-Unis jusque dans les années&nbsp;2000, les 5&nbsp;500 centres ont été délaissés par le gouvernement égyptien dans la dernière décennie. Faute d&rsquo;accompagnement adéquat, les grossesses non désirées sont reparties à la hausse, selon l&rsquo;étude de l&rsquo;UNFPA de 2014. Une femme sur trois abandonne sa contraception moins d&rsquo;un an après l&rsquo;avoir commencé. «&nbsp;Beaucoup pensent, à tort, que le sang des règles s&rsquo;accumule dans leur corps, car elles ne le voient plus s&rsquo;écouler quand elles prennent la pilule en continu. La peur et la méconnaissance les poussent à interrompre leur contraception&nbsp;» indique la gynécologue Shaima Badr.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/02/21/20076357lpw-20076556-embed-libre-jpg_6926093.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/02/21/20076357lpw-20076556-embed-libre-jpg_6926093.jpg" alt=""/></a><figcaption>Des contraceptifs subventionnés par l&rsquo;État distribués dans les plannings familiaux.&nbsp;© &nbsp;Pedro Costa Gomes</figcaption></figure>



<p>Appelées à la rescousse financière, l&rsquo;Union européenne et l&rsquo;Agence des États-Unis pour le développement international&nbsp;USaid ont débloqué respectivement 26,7&nbsp;millions et 21,4&nbsp;millions d&rsquo;euros pour la nouvelle stratégie quinquennale du gouvernement. Soit près de 48&nbsp;millions d&rsquo;euros pour former le personnel médical et distribuer gratuitement des dizaines de milliers de contraceptifs aux plannings familiaux, jusqu&rsquo;en 2022. «&nbsp;Ce type de programme a fait ses preuves, mais ne doit pas s&rsquo;arrêter brutalement une fois que les financements étrangers seront taris, prévient l&rsquo;anthropologue Hania Sholkamy. Le gouvernement doit allouer une ligne budgétaire permanente au réseau de centres de santé primaire pour les rendre plus accessibles et performants, sinon l&rsquo;impact sur la croissance à long terme sera nul.&nbsp;»</p>



<p>Les décideurs devront aussi patienter avant de constater un réel changement. Même si le désir d&rsquo;enfants est en train de s&rsquo;effriter, la population va mécaniquement continuer d&rsquo;augmenter au moins jusqu&rsquo;en 2040, assurent les démographes. 60&nbsp;% des Égyptiens ont moins de trente ans et près d&rsquo;un million de couples se marient chaque année. Résultat, «&nbsp;au moins un million de bébés vont continuer de naître chaque année, et ce, même si vous adoptez la politique de contrôle des naissances la plus restrictive&nbsp;; c&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle l&rsquo;élan de croissance démographique&nbsp;» analyse Ayman Zohry, professeur à l&rsquo;université américaine du Caire.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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