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	<title>Europe &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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		<title>Covid-19 en Europe : la SADC demande la levée des interdictions de voyage</title>
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				<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 18:38:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a demandé lundi aux pays occidentaux d’annuler les interdictions de voyage « discriminatoires et injustes » imposées à huit membres du bloc régional, à la suite de la découverte du variant Omicron de la Covid-19. Lazarus Chakwera, président de la SADC et président du Malawi, a déclaré...]]></description>
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<p><strong>La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a demandé lundi aux pays occidentaux d’annuler les interdictions de voyage « discriminatoires et injustes » imposées à huit membres du bloc régional, à la suite de la découverte du variant Omicron de la Covid-19.</strong></p>



<p>Lazarus Chakwera, président de la SADC et président du Malawi, a déclaré que la décision prise par certains pays européens et nord-américains d’interdire les voyages à destination et en provenance du Botswana, de l’eSwatini, du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, de la Namibie, de l’Afrique du Sud et du Zimbabwe était précipitée et prise sans tenir compte des preuves scientifiques.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il est regrettable que ces mesures aient été imposées sans aucune référence à des preuves scientifiques et sont clairement discriminatoires et injustes pour les citoyens de notre région</em>&nbsp;», a déclaré M. Chakwera.</p>



<p>Il a averti que ces mesures&nbsp;<em>« allaient encourager les sceptiques des vaccins anti-Covid-19 et affecter sérieusement l’adoption du vaccin, non seulement en Afrique australe mais aussi sur le continent et au-delà</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous appelons les pays qui ont imposé les interdictions de voyage en Afrique australe à annuler leurs décisions afin d’éviter d’autres dommages économiques dans notre région et ailleurs, et d’éviter d’entraver davantage les efforts multilatéraux pour mettre fin à cette pandémie mondiale</em>&nbsp;», a ajouté le dirigeant malawite.</p>



<p>Il a fait remarquer que si la SADC reconnaît le principe légitime selon lequel chaque pays doit protéger sa population et minimiser le risque d’importation de nouveaux variants de la Covid-19, la région n’approuve pas la réaction impulsive qui a suivi la «<em>&nbsp;découverte</em>&nbsp;» du nouveau variant par l’Afrique du Sud.</p>



<p>Le variant Omicron a été signalé jusqu’à présent dans 23 pays du monde, un peu moins de deux semaines après l’annonce de l&rsquo;Afrique du Sud.</p>



<p><em>« On sait maintenant que la nouvelle variante était déjà présente dans divers pays occidentaux avant sa découverte en Afrique du Sud, notamment aux Pays-Bas, qui n’ont pas fait l’objet d’une interdiction de voyager.</em></p>



<p>«&nbsp;<em>Pourtant, même les pays d’Afrique australe qui n’ont pas signalé un seul cas du variant, comme l’eSwatini, le Lesotho, la Namibie, le Malawi et le Mozambique, ont été placés sur une liste rouge pour les voyages internationaux</em>&nbsp;», a poursuivi M. Chakwera.</p>



<p>Il a ajouté que les interdictions de voyage étaient « <em>une preuve du manque de solidarité mondiale et sont en contradiction avec le Règlement sanitaire international (2005) qui oblige les pays à partager en temps utile les informations sur les maladies présentant un intérêt majeur pour la santé publique</em> ».</p>



<p><strong>Source: APA news/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Dons de vaccins à l’Afrique : l’Europe n’est pas à la hauteur de ses promesses</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 11:56:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Dons de vaccin]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Vaccin contre la covid-19]]></category>

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				<description><![CDATA[Très présente et volontariste lorsqu’il s’agit de s’engager à aider l’Afrique à vacciner contre le Covid, l’Europe se montre malheureusement moins empressée à fournir les doses promises et à financer les programmes annoncés. Le point sur les efforts déjà réalisés et les promesses pour les mois à venir, alors que le continent peine à atteindre...]]></description>
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<p><strong>Très présente et volontariste lorsqu’il s’agit de s’engager à aider l’Afrique à vacciner contre le Covid, l’Europe se montre malheureusement moins empressée à fournir les doses promises et à financer les programmes annoncés. Le point sur les efforts déjà réalisés et les promesses pour les mois à venir, alors que le continent peine à atteindre les objectifs fixés.</strong></p>



<p>Malgré les beaux discours, l’écart se creuse entre une Europe dont plus 70&nbsp;% des adultes sont vaccinés et une Afrique dont la population ne l’est qu’à 3,6 % et qui a dépassé le seuil des 8 millions de contaminations. Chez les Africains, au sentiment d’être laissés pour compte s’ajoute désormais la déception face aux promesses non tenues. L’objectif initial de Covax (dont l’Union européenne – UE – est l’un des principaux contributeurs) de vacciner 40 % de la population est en effet – temporairement – enterré. Revenu sur ses engagements, le dispositif prévoit finalement d’atteindre les 40 % en mars 2022.</p>



<p>« Nous nous sommes plaints d’un manque de transparence. Nous avons le financement et les contrats pour vacciner 37 % de la population africaine en mars, mais il nous faudra une augmentation très rapide des livraisons pour atteindre nos objectifs », met en garde Aurélia Nguyen, directrice exécutive du bureau Facilité Covax de Gavi, l’organisation internationale spécialisée dans la distribution des vaccins. « Sur les 551 millions de doses promises au continent, seules 16 % ont été livrées et certains pays comme les États-Unis ont beaucoup mieux tenu leurs promesses que d’autres », renchérit Ayoade Olatunbosun-Alakija, l’ancienne coordinatrice en chef de l’humanitaire au Nigeria.</p>



<h4>Engagement tout relatif</h4>



<p>Les Européens auraient-ils du mal à tenir leurs promesses en la matière ? À travers Covax et quelques rares accords bilatéraux, les 27 ont donné en tout au moins 37 millions de doses au monde entier (selon les données publiques compilées par l’Unicef). Loin derrière les plus de 156 millions allouées par les États-Unis.</p>



<p>En matière de bénéficiaires, l’Afrique reste une priorité pour le Vieux Continent. Dans le cadre de Covax, les pays donateurs peuvent établir des préférences régionales, la distribution des vaccins est ensuite répartie conformément au cadre d’allocation équitable qui le régit. L’Europe a largement choisi d’aiguiller ses dons au dispositif vers ses voisins africains et la tendance se retrouve dans ses accords bilatéraux. En tête des contributeurs pour l’Afrique : la France, l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, le Portugal et la Suède (et, dans une moindre mesure, la Grèce, la Roumanie, Malte, l’Italie ou encore la Lettonie). Mais leur engagement est tout relatif.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES 27 N’ONT HONORÉ QUE 60 % DES LIVRAISONS PROMISES</p></blockquote>



<p>Au total, l’Afrique a, jusqu’à présent, reçu quelque 167 millions de doses, dont 67 millions attribuées à travers le dispositif Covax. L’Équipe Europe (l’UE, ses institutions et ses États membres) et le Royaume-Uni y ont, à ce jour, contribué en livrant au moins 35 millions de vaccins au continent, nous précise Phionah Atuhebwe, chargée de l’introduction des nouveaux vaccins au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. Quelque 13,4 millions de doses supplémentaires, promises par ces mêmes contributeurs européens, ont été libérées et doivent être livrées aux pays du continent concernés dès qu’ils auront confirmé être prêts à les recevoir, complète-t-elle.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2021/09/27/vaccins_covideu_v2-scaled.jpg" alt="Arthur Beaubois-Jude"/><figcaption>Arthur Beaubois-Jude</figcaption></figure>



<p>Tous mécanismes de distribution et destinations confondus, les 27 n’ont cependant honoré que 60 % des livraisons promises. La nature de leurs dons, constitués <a href="https://www.jeuneafrique.com/1168154/societe/covid-19-lexplosion-des-cas-en-inde-complique-la-donne-en-afrique/">quasi exclusivement des doses d’AstraZeneca</a> boudées par une grande partie de leur population, peut aussi écorner l’image du bon samaritain européen.</p>



<p>Outre ces dons de doses, Covax bénéficie d’engagements financiers des pays riches. Ceux de l’Équipe Europe atteignent 2,822 milliards de dollars (auxquels s’ajoutent 733 millions du Royaume-Uni), d’après les chiffres du mois d’août.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1108117/societe/infographie-vaccins-anti-covid-ou-en-est-lafrique/">Le Vieux Continent participe ainsi à près de 29 % de l’effort international, soit un peu moins que les 36 % des États-Unis (3,5 milliards de dollars)</a>. La participation européenne peut aussi paraître toute relative, comparée au milliard donné par le Japon à lui seul (10 %).</p>



<h4>L’UE peut mieux faire</h4>



<p>La question de l’augmentation de la participation européenne agite des députés des 27, pour qui l’UE peut mieux faire. Parmi eux, la Française Chrysoula Zacharopoulou, du groupe Renew, vice-présidente de la Commission du développement, rapporteure de la stratégie Afrique-UE du Parlement européen et membre suppléante de la délégation pour les relations avec le Parlement panafricain. Cette gynécologue copréside le Conseil des actionnaires de Covax.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>À DÉFAUT DE BILLETS, URSULA VON DER LEYEN A PROMIS 200 MILLIONS DE DOSES SUPPLÉMENTAIRES POUR COVAX D’ICI LA MI-2022</p></blockquote>



<p>Elle a adressé un courrier le 8 septembre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour demander une contribution supplémentaire de 4 milliards d’euros de l’UE à ce mécanisme. Ce chiffre correspond à une évaluation des besoins du dispositif menée par le Fonds monétaire international (FMI) dans le but d’atteindre 60 % de couverture vaccinale dans les pays à faibles et moyens revenus au premier semestre de 2022.</p>



<p>Mais la mesure n’a pas été retenue par von der Leyen lors de son discours sur l’état de l’Union du 15 septembre. À défaut de billets, cette dernière a promis 200 millions de doses supplémentaires pour Covax d’ici la mi-2022. Elles s’ajoutent aux 250 millions de nouvelles doses déjà promises à cet horizon. Selon nos informations, des négociations sont toujours en cours dans les couloirs européens sur le volet financier.</p>



<p>L’engagement de l’UE dans la diplomatie vaccinale, en particulier à destination de l’Afrique, ne fait pas de doute, rappellent cependant ses défenseurs. Elle s’est montrée très active dans l’organisation du Sommet mondial de la santé consacré à la gestion de la pandémie en mai. À cette occasion, les pays de l’Équipe Europe ont d’ailleurs annoncé le lancement d’une initiative pour encourager la production de vaccins, de médicaments et de technologies de la santé et pour améliorer leur accès en Afrique.</p>



<h4>Dans le camp des mauvais partageurs</h4>



<p>Les 27 y engagent un milliard d’euros (via le budget de l’UE et les institutions européennes de financement du développement, comme la Banque européenne d’investissement, BEI). Ils promettent également des transferts de technologie pour participer à la création de centres de production africains. En juillet, ils ont déjà donné leur feu vert pour soutenir directement la production de vaccins de l’<a href="https://www.jeuneafrique.com/917210/societe/le-defi-dun-laboratoire-senegalais-pour-tester-le-coronavirus-en-10-minutes/">Institut Pasteur de Dakar</a>. Mais cela ne suffit pas à inverser la tendance de l’iniquité vaccinale. D’autant plus que d’autres décisions creusent encore les écarts.</p>



<p>« Aussi longtemps que les pays riches sortiront les vaccins du marché, l’Afrique n’atteindra pas ses objectifs », prévient le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Dans certains pays, on envisage d’administrer des doses supplémentaires aux personnes déjà vaccinées. Or, ces décisions politiques devancent les connaissances scientifiques, car il n’existe pas de consensus sur le fait que les vaccins perdent de l’efficacité avec le temps », a-t-elle encore tenu à souligner.</p>



<p>Dans le camp des mauvais partageurs figurent plusieurs pays européens, déjà lancés dans la course aux troisièmes injections. La Commission européenne s’est certes saisie du sujet à la fin août, en soulignant que l’Agence européenne du médicament n’avait pas émis de recommandation en ce sens. Elle a surtout insisté sur les aspects légaux, comme pour se décharger de toute responsabilité, en faisant l’impasse sur d’autres arguments plus altruistes. Plusieurs voix africaines appellent de leur côté à un moratoire clair sur l’administration de troisièmes doses.</p>



<p>En attendant, la couverture vaccinale du continent pourrait être de 10 % fin septembre pour approcher les 20 % au début de 2022, grâce aux 470 millions de doses qui devaient en tout être fournies à l’Afrique cette année. L’intention d’arriver à 70 % de couverture en milieu d’année prochaine semble être encore un lointain mirage.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Des jeunes s&#8217;adonnent au culte des crânes</title>
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				<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 18:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Des jeunes racontent que les crânes de leurs ancêtres leur parlent et les chérissent. Un reportage dans la série « Les jeunes face aux traditions et à la modernité. » La vie de Dahoumgué Firmin est marquée par des&#160;déceptions amoureuses. Il n&#8217;arrive pas à vivre avec une fille,&#160;mieux avec une femme, assez longtemps.&#160; Ses affaires ne marchent...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/17640772_303.jpg" alt="" class="wp-image-21926" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/17640772_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/17640772_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Les crânes humains peuplent les musées du monde entier &#8211; aussi ceux d&rsquo;Africains arrachés à leurs pays.</figcaption></figure>



<p><strong>Des jeunes racontent que les crânes de leurs ancêtres leur parlent et les chérissent. Un reportage dans la série « Les jeunes face aux traditions et à la modernité. »</strong></p>



<p>La vie de Dahoumgué Firmin est marquée par des&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-la-jeunesse-entre-traditions-et-modernit%C3%A9/a-56842868">déceptions amoureuses</a>. Il n&rsquo;arrive pas à vivre avec une fille,&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/yaound%C3%A9-comment-les-jeunes-apprehendent-le-mariage/a-57006670">mieux avec une femme</a>, assez longtemps.&nbsp;</p>



<p>Ses affaires ne marchent plus malgré tous ses efforts. Il va chercher chez les initiés, la cause de ses malheurs.&nbsp;Il découvre que c&rsquo;est son grand-oncle, mort il y a 22 ans, qui est fâché et qui lui pose des problèmes. Il va falloir alors déterrer son crâne pour le calmer. Une sorte de culte des crânes.&nbsp;</p>



<p><em>« Oui, le culte des crânes pour moi, ce sont des rituels dans le pays bamiléké qui consistent à faire des rituels traditionnels pour le bien-être et la prospérité. Il n&rsquo;y a pas plus que trois semaines, j&rsquo;étais à Penja moi-même, j&rsquo;ai fait cela »</em>,&nbsp;nous dit Dahoumgué Firmin.&nbsp;</p>



<h4>Enterré avec un caillou dans la main</h4>



<p>Le grand oncle de Firmin a été inhumé avec un caillou dans la main, comme tous ceux et celles, selon la tradition des Grassfields du Cameroun qui décèdent sans laisser d&rsquo;enfant sur terre.</p>



<p><em>« Il est décédé sans laisser d&rsquo;enfant. Par conséquent, nous les enfants de la famille, nous sommes ses enfants. Nous nous sommes décidés d&rsquo;aller le faire, d&rsquo;aller le retirer (son crâne, NDLR). Et nous avons retiré, nous avons posé ça chez lui. Plus tard, nous allons acheminer ça au village, pour le mettre dans la case sacrée. Puis on va chercher son héritier. »&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p>Incapable de nouer&nbsp;des relations amoureuses avec des femmes, Firmin attribue-t-il&nbsp;ceci au crâne de son oncle ?</p>



<p><em>« Oui, j&rsquo;attribue ça à ce crâne parce que c&rsquo;est lui qui faisait en sorte qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas. Puisqu&rsquo;il y a quelques années on n&rsquo;avait pas ce problème. Mais&nbsp;on commence à avoir ce genre de problème. On se demande qu&rsquo;est-ce qui n&rsquo;a pas marché? On s&rsquo;est rendu compte que c&rsquo;est ça et on est allé l&rsquo;exhumer « ,&nbsp;</em>expliqueDahoumgué Firmin.&nbsp;</p>



<p><em>« Oui, dans&nbsp;l&rsquo;immédiat ça s&rsquo;est fait. Moi j&rsquo;ai la femme. Et ce qui est ressorti de là, le crâne, ce qu&rsquo;il a demandé pour moi et tous les enfants ne sont pas les mêmes, il a demandé pour moi de chercher les femmes qui ont de l&rsquo;argent. Donc, ne plus aller vers les femmes qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;argent »,&nbsp;</em>renchérit Firmin.</p>



<p>Dans cette culture de l&rsquo;Ouest du Cameroun, le crâne d&rsquo;un parent ou d&rsquo;un ancêtre est un objet sacré, un lien avec les divinités, un lien entre le vivant et le mort.</p>



<p>Et puisque les morts ne sont pas morts, ils continuent d&rsquo;agir sur leurs descendances.&nbsp;</p>



<p>Dzisop Narcisse, originaire de Mbouda à l&rsquo;Ouest du Cameroun, est encore plus explicite sur ce qu&rsquo;on fait d&rsquo;un crâne exhumé et qu&rsquo;on ré-enterre.&nbsp;</p>



<p><em>« Quand on enterre, on prend le cailloux, on met là où il y a la tête. On soulève la pierre, on prend la terre qu&rsquo;il y a en bas. On ne creuse pas. »</em></p>



<h4>Et qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on fait avec cette terre ?</h4>



<p><em>« On donne, on partage à la famille. Chacun vient, on met dans sa bouche, on met au-dessus de la tête »</em>, explique&nbsp;Dzisop Narcisse. Celui-ci précise :&nbsp;<em>« Généralement chez nous quand tu meurs, après deux où trois ans, on déterre, on retire ta tête, le crâne. On enterre à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une maison, et on dépose le cailloux là-bas. Chaque jour, s&rsquo;il faut faire les traditions, on vient on verse l&rsquo;huile, le vin blanc et consort. Et puis, on retire la terre en bas du caillou-là. On met surtout sur la tête et on mange l&rsquo;autre. »</em></p>



<h4>Traditions et mythes </h4>



<p>Dzisop Narcisse fait partie des jeunes qui croient au pouvoir&nbsp;des crânes humains et aux pratiques ancestrales.&nbsp;</p>



<p><em>« Oui, bien sûr, la tradition de l&rsquo;homme noir, on croit toujours en ça. Parfois&nbsp; on fait ça et on voit de ces réalités auxquelles on ne s&rsquo;attendait pas. Parfois tu restes comme ça, on dit que tu es bloqué, il faut aller nourrir le crâne de ton grand-père. Dès que tu fais ça, les portes s&rsquo;ouvrent. J&rsquo;ai déjà eu à voir ça. »</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/des-jeunes-sadonnent-au-culte-des-cr%C3%A2nes/a-57206337#"><img src="https://static.dw.com/image/19178641_401.jpg" alt="Berlin Ausstellung Maya Sprache der Schönheit im Martin Gropius Bau"/></a></figure>



<p>Il explique&nbsp;qu »<em>on lui avait dit que son grand-frère va faire l&rsquo;accident, qu&rsquo;il va mourir. Que s&rsquo;il ne le fait pas, il va faire l&rsquo;accident, il va tuer quelqu&rsquo;un&nbsp;et&nbsp;mourir. Dès qu&rsquo;il l&rsquo;a fait, l&rsquo;accident était très léger. Ça n&rsquo;a pas tué quelqu&rsquo;un. »&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p>Tous les jeunes n&rsquo;ont pourtant pas accès à leur culture ancestrale. C&rsquo;est le cas de Cyrille Agbor, jeune camerounais anglophone qui se débrouille pas mal en français.</p>



<p><em>« Je suis né ici à Douala. C&rsquo;est rare que je parte au village. A l&rsquo;âge de 33 ans, je ne suis allé au village que trois fois. C&rsquo;est la faute qui vient de mes parents, parce qu&rsquo;eux-mêmes ne nous font pas apprendre la culture. Je prierai qu&rsquo;il faut que mes enfants, je les amène à côté de mes grands-parents pour qu&rsquo;ils apprennent la culture. Ou je les envoie dans une école culturelle de mon village pour qu&rsquo;ils puissent aussi apprendre »,&nbsp;</em>reconnaitCyrille Agbor</p>



<p>Le rituel des crânes en particulier et le culte des ancêtres en général constituent une pratique qui va au-delà des Grassfields du Cameroun.</p>



<p>Chacune des quelque 208 ethnies du pays a une connexion avec les ancêtres, même si ce n&rsquo;est pas toujours par le culte des crânes.&nbsp;</p>



<p>Chez les Sawa du Littoral camerounais, par exemple, les ancêtres sont vivants dans les eaux, tandis que chez les peuples de la forêt, on les retrouve justement en forêt.</p>



<p><em>« Cette culture-là me manque vraiment, parce que quand je vois les gars de mon village, ils parlent de la culture, ils parlent bien le patois, franchement, je suis un peu frustré. Parce que j&rsquo;aimerais aussi comprendre et parler avec eux. Parfois, eux, ils se moquent de moi: comment tu peux être un gars du sud-ouest, un Banyangui, et tu ne connais pas ton patois. Pourtant, mes parents parlent bien leur patois. Ils ont grandi au village »,&nbsp;</em>dit Cyrille Agbor du sud-ouest du Cameroun. Celui-ci&nbsp;se dit frustré d&rsquo;être ignorant de cette culture de ses ancêtres.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/des-jeunes-sadonnent-au-culte-des-cr%C3%A2nes/a-57206337#"><img src="https://static.dw.com/image/15874381_401.jpg" alt="Symbolbild Homo Sapiens Schädel eines Menschen"/></a></figure>



<p>De nos jours, plusieurs milliers de crânes d&rsquo;Africains peuplent encore des musées en Europe. Ils ont été emportés comme des trophées de guerre ou comme des objets de recherche scientifique pendant plus de deux siècles.&nbsp;</p>



<p>Pourtant au Cameroun, comme dans bien d&rsquo;autres pays d&rsquo;Afrique, l&rsquo;attachement à la géographie et à l&rsquo;histoire est sous tendu par la présence des sépultures ancestrales, et surtout des crânes qui ne sont pas des objets morts.&nbsp;Ces objets agitent souvent les débats internationaux&nbsp;et les tensions entre nations.</p>



<p>Ainsi a-t-on vu en 2020 la France remettre à l&rsquo;Algérie,  la veille du 58ème anniversaire de l&rsquo;indépendance algérienne, vingt-quatre (24) crânes de résistants décapités au XIXème siècle et entreposés à Paris.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L’Afrique face au vaccin AstraZeneca</title>
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				<pubDate>Tue, 16 Mar 2021 19:38:53 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L’Agence européenne du médicament s’est déclarée mardi « fermement convaincue » des bénéfices du vaccin. Suffisant pour rassurer l’Afrique ? La plupart des pays africains ont basé leur dispositif de vaccination sur le&#160;vaccin AstraZeneca&#160;via le mécanisme onusien Covax. Une vingtaine de pays ont déjà reçu des doses de ce vaccin. Mais la République démocratique du Congo, qui...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/56874613_303.jpg" alt="" class="wp-image-21660" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/56874613_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/56874613_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Vaccin astra zeneca</figcaption></figure>



<p><strong>L’Agence européenne du médicament s’est déclarée mardi « fermement convaincue » des bénéfices du vaccin. Suffisant pour rassurer l’Afrique ?</strong></p>



<p>La plupart des pays africains ont basé leur dispositif de vaccination sur le&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/la-fiabilit%C3%A9-du-vaccin-dastrazeneca-continue-dinqui%C3%A9ter/a-56851835">vaccin AstraZeneca</a>&nbsp;via le mécanisme onusien Covax. Une vingtaine de pays ont déjà reçu des doses de ce vaccin.</p>



<p>Mais la République démocratique du Congo, qui n’avait pas encore débuté sa campagne de vaccination, est le premier pays du continent à avoir annoncé ce lundi (15.03) une suspension du vaccin d’AstraZeneca.</p>



<p>Eteni Longondo, le ministre congolais de la Santé, indique à la DW que « <em>Nous attendons la conclusion de recherches qui sont en train d’être menées par les Européens et aussi par notre comité scientifique et nous allons nous décider définitivement. Peut-être dans deux ou trois semaines, on pourra avoir ces conclusions »</em>.</p>



<h4>Prudence, fausses nouvelles…</h4>



<p>Le Cameroun a aussi choisi la prudence alors que le pays attend son lot de vaccins AstraZeneca.</p>



<p>Manaouda Malachie, le ministre camerounais de la Santé déclare à la DW que « <em>Le conseil scientifique nous suggère de ne pas continuer à utiliser ce vaccin en attendant que les enquêtes préliminaires engagées aboutissent »</em>. Il ajoute que « <em>Nous allons recevoir les doses qui sont prévues mais nous les garderons en attendant que l’horizon soit éclairé »</em>. &nbsp;</p>



<p>Reste à savoir maintenant comment les pays africains vont procéder après cette décision de l’Agence européenne du médicament.</p>



<p>La suspension est intervenue alors que certains pays comme la Côte d’Ivoire et le Togo ont démarré leur campagne et leurs Premiers ministres respectifs ont montré l’exemple devant les caméras.</p>



<p>Mais la suspension a renforcé les rumeurs déjà présentes. Sika Gnagniko, coordinatrice de Togocheck, a vu circuler des fausses informations qui créent la panique.</p>



<p><em>« Même concernant les membres du gouvernement qui se sont fait vacciner&nbsp;: il y a des messages qui ont circulé en disant que c’était une mise en scène, qu’on voulait tromper la population togolaise »</em>, a constaté Mme. Gnagniko.</p>



<h4>Avantages supérieurs aux effets secondaires </h4>



<p>Contactée, le bureau Afrique de l’OMS soutient la position européenne affirmant que les avantages du vaccin l’emportent sur les effets secondaires et que « <em>le vaccin peut continuer à être administré pendant que l’enquête sur les cas de caillots sanguins se poursuit »</em>.</p>



<p><em>« A l’heure actuelle, rien n’indique que la vaccination ait causé ces problèmes »</em>, rassure de son côté l’Agence européenne du médicament ce mardi.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/lafrique-face-au-vaccin-astrazeneca/a-56892092#"><img src="https://static.dw.com/image/56781283_404.jpg" alt="Le Kenya fait partie de la vingtaine de pays africains ayant déjà reçu le vaccin AstraZeneca "/></a><figcaption>Le Kenya fait partie de la vingtaine de pays africains ayant déjà reçu le vaccin AstraZeneca</figcaption></figure>



<p>Le professeur Séni Kouanda, épidémiologiste à l’Institut africain de santé publique, redoute que cela ne suffise pas à convaincre en Afrique.</p>



<p><em>« Il y a beaucoup de gens qui sont sceptiques relativement à la maladie. Pour eux, le vaccin, ça rentre dans le même cadre. Les effets secondaires, pour eux, c’est du pain béni »</em>, observe le professeur Kouanda. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’épidémiologiste ajoute que de nombreux Africains attendent d’être rassurés sur les effets secondaires de la vaccination.</p>



<p>Selon le bureau Afrique de l’OMS, plus de quatorze millions de doses de vaccins ont été livrées en Afrique. 736.000 ont été déjà administrées.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Pourparlers interlibyens en Tunisie : Les Européens menacent de sanctions les opposants au processus politique</title>
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				<pubDate>Tue, 24 Nov 2020 15:46:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
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		<category><![CDATA[Processus politique]]></category>
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				<description><![CDATA[La France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne ont menacé hier de sanctions ceux qui font obstacle aux pourparlers interlibyens, rapportent des médias citant un communiqué commun de ces quatre pays. Négociations visant à la mise en place d’institutions de transition jusqu’aux élections prévues en décembre 2021. «Nous sommes prêts à prendre des mesures contre ceux...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Libye-768x445.jpg" alt="" class="wp-image-20223" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Libye-768x445.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Libye-768x445-300x174.jpg 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption><em>La France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne ont menacé hier de sanctions ceux qui font obstacle aux pourparlers interlibyens</em></figcaption></figure>



<p><strong>La France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne ont menacé hier de sanctions ceux qui font obstacle aux pourparlers interlibyens, rapportent des médias citant un communiqué commun de ces quatre pays.</strong></p>



<p>Négociations visant à la mise en place d’institutions de transition jusqu’aux élections prévues en décembre 2021. «Nous sommes prêts à prendre des mesures contre ceux qui entravent le Forum libyen de dialogue politique et les autres voies du processus de Berlin, ainsi que ceux qui continuent à piller les fonds étatiques ou commettent des atteintes aux droits de l’homme dans le pays», ont déclaré les quatre pays dans un communiqué commun. «Nous appelons toutes les parties internationales et libyennes à s’abstenir de toute initiative parallèle et non coordonnée, qui risque de miner les efforts menés par les Nations unies», ont indiqué les quatre pays européens dans ce communiqué.</p>



<p>Les délégués libyens chargés de mettre sur pied un exécutif unifié doivent reprendre leurs discussions en virtuel ce même jour après une première réunion mi-novembre à Tunis, qui a permis de trouver un accord sur des élections le 24 décembre 2021, mais pas sur les noms des futurs dirigeants de la transition. L’émissaire par intérim des Nations unies, Stephanie Williams, a alors mis en garde les partisans du «statu quo» soucieux avant tout de «préserver leurs privilèges».</p>



<p>Et de soutenir&nbsp;: «La communauté internationale a des outils à sa disposition face à ceux qui font obstruction, y compris le recours aux sanctions.» Les délégués doivent désigner un chef de gouvernement et les trois membres d’un conseil présidentiel constituant l’exécutif censé prendre le relais des institutions rivales actuelles. «Un tel résultat enverra un signal fort d’unité et d’appropriation par les Libyens du futur politique de leur pays», selon Paris, Londres, Rome et Berlin en dénonçant tout «statu quo» et toute «interférence étrangère».</p>



<p><strong>Le bateau turc</strong></p>



<p>Par ailleurs, la Turquie a dénoncé un peu plus tard dans la journée l’arraisonnement, selon elle, non autorisé d’un de ses navires de transport de marchandises en Méditerranée orientale par un bâtiment militaire allemand chargé de contrôler un embargo sur les armes contre la Libye. Dimanche soir, la frégate allemande Hamburg a stoppé le navire cargo MV Roseline A, battant pavillon turc, dans le cadre de l’opération européenne Irini qui veille au respect de l’interdiction d’acheminer des armes en Libye décrétée par les Nations unies. Selon Ankara, le navire turc stoppé au sud-ouest du Péloponnèse transportait des denrées et du matériel humanitaire à destination de Misrata.</p>



<p>Des militaires allemands armés sont arrivés à bord du navire en descendant en rappel depuis un hélicoptère, selon des images filmées par l’équipage et diffusées par les médias turcs, avant de prendre le contrôle de la salle des commandes. «Tous les membres d’équipage, y compris le capitaine, ont été fouillés de force», a affirmé le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué. Il a dénoncé une intervention «basée sur un soupçon difficile à comprendre», estimant que les militaires allemands n’avaient pas le droit de fouiller le navire sans l’accord d’Ankara.</p>



<p>Version contredite par le ministère des Affaires étrangères allemand. Selon un de ses porte-parole à Berlin, les militaires ont prévenu les autorités turques de leur intention d’inspecter le navire, et en l’absence d’objection, ont procédé à l’arraisonnement. La décision a été prise non pas par les militaires allemands, mais par le quartier général de l’opération Irini à Rome, a-t-il ajouté, précisant que l’intervention a été interrompue après que la Turquie eut signifié son veto. «Tout s’est déroulé exactement en conformité avec le protocole», a indiqué le porte-parole, ajoutant qu’aucune contrebande n’avait été trouvée.</p>



<p>A son tour, la mission Irini a affirmé dans un communiqué que les militaires allemands sont montés à bord du navire turc après l’avoir intercepté à 160 milles marins au nord de Tripoli, mais qu’ils ont dû «suspendre leurs activités» faute d’autorisation d’Ankara pour procéder à des fouilles. «Le capitaine du navire et son équipage se sont montrés coopératifs envers l’équipe montée à bord», a ajouté Irini.</p>



<p>La Turquie a affirmé de son côté que les soldats, restés à bord du MV Roseline A toute la nuit, n’ont mis fin à leurs recherches qu’après «les objections insistantes» d’Ankara. «Les mesures illégales prises contre nos navires de transport cherchant à se rendre en Libye sont inacceptables», a-t-il affirmé. Lancée en avril, l’opération Irini vise à faire respecter l’embargo des Nations unies sur les armes envoyées en Libye par les soutiens des belligérants dans ce pays en guerre.</p>



<p>Pour la Turquie, cette mission navale est biaisée et a accusé les Européens de chercher à travers ce mécanisme à empêcher les livraisons d’armes par voie maritime destinées au gouvernement de Tripoli, tout en passant sous silence celles fournies à l’homme fort de l’Est, Khalifa Haftar, par ses alliés par voies aérienne et terrestre.</p>



<p>Selon l’Union européenne (UE), Irini a permis de documenter les violations de l’embargo commises par la Turquie et la Russie, deux pays impliqués dans le conflit. Bruxelles a sanctionné, en septembre, un armateur turc coupable de violations de l’embargo par le gel de ses avoirs dans l’UE.</p>



<p>La Libye est plongée dans les violences depuis la chute du régime de Mouammar El Gueddafi en 2011 avec l’aide de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan).</p>



<p>Deux autorités se disputent le pouvoir : le Gouvernement d’union nationale (GNA), qui siège dans l’ouest à Tripoli et est reconnu par l’Organisation des Nations unies (ONU), et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l’Est, appuyé par une partie du Parlement élu et son président, Aguila Saleh.</p>



<p>Entre-temps, de nombreuses milices se disputant des territoires sur lesquels les autorités civiles peinent à s’imposer.</p>



<p><strong>Source: El watan/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« L&#8217;Europe et l&#8217;Afrique doivent relever ensemble le défi du Covid-19 »</title>
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				<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 13:56:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/corona-virus.jpg" alt="" class="wp-image-14010" width="721" height="438" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/corona-virus.jpg 512w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/corona-virus-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 721px) 100vw, 721px" /><figcaption>coronavirus</figcaption></figure>



<h4>Pour le Cian*, une stratégie commune s&rsquo;impose au moment où, face au Covid-19, l&rsquo;Europe est au cœur du cyclone quand l&rsquo;Afrique s&rsquo;apprête à y entrer.</h4>



<p>L&rsquo;Afrique n&rsquo;échappe pas à la propagation du Covid-19. Après l&rsquo;Asie, l&rsquo;Europe et l&rsquo;Amérique, le virus va déferler sur le continent dans les prochaines semaines.&nbsp;51&nbsp;des&nbsp;54&nbsp;États du continent sont maintenant atteints et près de 10&nbsp;000 cas sont maintenant recensés. Les principaux foyers se situent toujours en Afrique du Sud, en Égypte et dans les trois pays du Maghreb, mais l&rsquo;épidémie progresse partout. Concentrée sur sa propre gestion de cette crise dramatique, l&rsquo;Europe semble négliger les conséquences de l&rsquo;expansion du virus au sud de la Méditerranée. L&rsquo;Afrique est pratiquement absente du débat public.</p>



<p>Les pays du continent vont avoir les pires difficultés à lutter contre ce virus invisible&nbsp;: les mesures de confinement mises en œuvre ailleurs risquent de ne pas pouvoir être reproduites à l&rsquo;identique. Les données épidémiologiques, souvent lacunaires, ne permettront pas de refléter la progression réelle du Covid-19. Les équipements manquent, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des masques, des tests de dépistage ou des appareils respiratoires. La densité de population dans les métropoles africaines – Lagos compte 20&nbsp;millions d&rsquo;habitants – va en outre favoriser les contaminations. Le seul facteur d&rsquo;espoir, qui demande à être confirmé, réside dans la jeunesse de la population du continent&nbsp;: la médiane d&rsquo;âge s&rsquo;établit à 21&nbsp;ans en Afrique subsaharienne et à 31&nbsp;ans au Maghreb, contre 47&nbsp;ans en Italie. Or il semblerait que le Covid-19 soit moins virulent auprès des jeunes. Mais cela suffira-t-il&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/06/20223327lpw-20223377-embed-libre-jpg_7027310.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/06/20223327lpw-20223377-embed-libre-jpg_7027310.jpg" alt=""/></a><figcaption>Pour Etienne Giros,&nbsp;président délégué du CIAN (Conseil français des investisseurs en Afrique), « les pays du continent vont avoir les pires difficultés à lutter contre ce virus invisible ». © DR</figcaption></figure>



<p><strong>Une crise économique sans précédent</strong></p>



<p>Au-delà des drames humains, les conséquences de cette crise de santé publique s&rsquo;annoncent dramatiques sur le plan économique. L&rsquo;ONU estime que le continent a un besoin immédiat de 200&nbsp;milliards de dollars pour répondre aux défis sanitaires. Il en faudra probablement dix fois plus pour atténuer les effets sur les économies africaines. Les pays africains n&rsquo;ont pas les réserves financières ou les capacités que l&rsquo;Europe peut mobiliser. Une récession paraît inéluctable, car les mauvaises nouvelles s&rsquo;additionnent. Le prix des matières premières, principales ressources à l&rsquo;exportation des pays africains, est en train de baisser fortement. Et des secteurs entiers des économies sont d&rsquo;ores et déjà à l&rsquo;arrêt, comme le transport aérien, le tourisme et l&rsquo;hôtellerie. L&rsquo;informel, qui représente près de 80&nbsp;% des emplois sur le continent, sera durement touché par la chute de l&rsquo;activité. Ceux qui travaillent dans ce secteur mangent le soir ce qu&rsquo;ils ont gagné pendant la journée. À la crise sanitaire pourrait bien s&rsquo;ajouter l&rsquo;urgence alimentaire.</p>



<p>L&rsquo;effondrement des prix du pétrole représente une autre menace majeure. Les pays africains producteurs ont besoin de cours à 60-70&nbsp;dollars pour assurer leur équilibre financier. Avec un baril à&nbsp;25&nbsp;dollars, ils connaîtront, à brève échéance, une crise de liquidités. On estime le manque à gagner pour les pays pétroliers africains à près de 100&nbsp;milliards de dollars en 2020, dont 25&nbsp;milliards pour le seul Nigeria, la première économie du continent. L&rsquo;argent qui irrigue l&rsquo;économie va venir à manquer, par exemple dans le secteur des exportations agricoles où il faut préfinancer les campagnes pour permettre aux filières de fonctionner (cacao, café, coton, bois tropicaux). Dans beaucoup d&rsquo;États où la protection sociale est quasi inexistante, l&rsquo;émergence de tels blocages économiques peut déboucher sur des tensions sociales et une flambée de l&rsquo;insécurité.</p>



<p><strong>Une réponse collective s&rsquo;impose</strong></p>



<p>Face à ces bouleversements annoncés, la réponse ne peut être que collective et multilatérale. Il faut mettre à disposition des États africains la trésorerie nécessaire pour leur permettre d&rsquo;accorder à leurs entreprises des reports ou des réductions d&rsquo;impôts et de cotisations. Sinon, le secteur privé africain, déjà chancelant, sera mis à contribution pour faire face à la crise alors qu&rsquo;il n&rsquo;en a plus les moyens. Il faut aussi suspendre le remboursement de la dette publique de l&rsquo;Afrique&nbsp;pour lui donner de l&rsquo;oxygène. Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a lancé un appel en ce sens. Il doit être entendu&nbsp;! Cette décision appartient aux bailleurs de fonds internationaux, mais aussi à la Chine. Ensuite, il faudra vite réfléchir à réactiver les circuits d&rsquo;aide alimentaire et sanitaire pour les populations.</p>



<p>Une autre mesure salutaire pour aider l&rsquo;Afrique consisterait à ce que les pays de l&rsquo;Opep&nbsp;et la Russie interrompent leur guerre tarifaire suicidaire et mettent fin à la spirale surproduction/effondrement de la demande. C&rsquo;est une mesure politique qui peut être prise très rapidement.</p>



<p>Il appartient à la communauté internationale de prendre conscience de la gravité de la crise qui se joue en Afrique. Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, a annoncé qu&rsquo;un paquet financier serait mobilisé pour aider le continent à surmonter les effets sanitaires et économiques de la pandémie. Il doit être mis en œuvre sans plus tarder avec nos partenaires de l&rsquo;Union européenne. Nous avons une obligation de solidarité, mais aussi un intérêt à la mettre en œuvre, car le virus ne connaît pas de frontières. L&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique devront trouver ensemble une réponse à ce défi global. Les entreprises françaises investies en Afrique y prendront leur part, comme elles l&rsquo;ont déjà montré par le passé.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : « L’Europe et la France seront solidaires ou complice</title>
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				<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 16:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Pour le chercheur Thomas Serres, les Européens gagneraient à soutenir la révolution algérienne, surtout s’ils tiennent à limiter les migrations.  Dans un discours d’une honnêteté rare, l’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, avait admis le 14 juillet avoir sous-estimé le peuple algérien. Il avait soutenu la révolution en cours, tout en louant la souveraineté pleine...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/alger.jpg" alt="" class="wp-image-9901" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/alger.jpg 900w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/alger-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/alger-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></figure>



<p><strong>Pour le chercheur Thomas Serres, les Européens gagneraient à soutenir la révolution algérienne, surtout s’ils tiennent à limiter les migrations.</strong></p>



<p> Dans un discours d’une honnêteté rare, l’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, avait admis le 14 juillet avoir sous-estimé le peuple algérien. Il avait soutenu la révolution en cours, tout en louant la souveraineté pleine et entière du pays. Depuis, rien. Tétanisé après avoir soutenu Abdelaziz Bouteflika, l’Elysée regarde le nouvel homme fort du pays, le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, se démener pour maintenir les privilèges de l’armée, assurer l’impunité de ses fidèles – dont la corruption n’a rien à envier aux affairistes déjà emprisonnés – et limiter l’ampleur du changement politique. La France et l’Europe laissent la contre-révolution se dérouler, en espérant que ne rien faire soit le meilleur moyen de ne pas insulter le futur. C’est là qu’elles se trompent</p>



<p>Le&nbsp;<em>hirak</em>&nbsp;(«&nbsp;mouvement&nbsp;») n’est pas limité à la marche du vendredi. Depuis plus de six mois, les étudiants se réunissent également tous les mardis pour demander le départ de la clique politico-militaro-économique qui a détourné les richesses du pays depuis vingt ans. Si le mouvement se limite dans l’espace public à ces deux journées de mobilisation, ce n’est pas par choix. Les tentatives d’organiser d’autres rassemblements se sont heurtées à un dispositif sécuritaire massif et des arrestations en série des militants pacifistes.</p>



<h4>Un appareil répressif conçu avec la France</h4>



<p>Depuis la mi-juin, le&nbsp;<em>hirak</em>&nbsp;a pris la forme d’une confrontation entre les partisans d’une présidentielle dans les plus brefs délais, rassemblés derrière Ahmed Gaïd Salah et la machine bureaucratico-militaire qui tient l’Etat, et les opposants qui demandent une Constituante et le départ de tous les anciens membres du régime. En réponse à ces demandes, Ahmed Gaïd Salah a tenté de décrédibiliser ses adversaires en les assimilant à des&nbsp;<em>«&nbsp;Berbéristes&nbsp;»</em>&nbsp;et des&nbsp;<em>«&nbsp;manipulés&nbsp;»</em>&nbsp;menaçant l’intégrité de la nation.</p>



<p>Jusqu’à récemment, les partis et associations des <em>« Forces de l’alternative démocratique »</em> se sont heurtés aux entraves administratives et au harcèlement de militants isolés. Ces dernières semaines, plusieurs arrestations d’opposants, dont Karim Tabbou, le leader de l’Union démocratique et sociale – libéré le 25 septembre puis de nouveau arrêté le 26 septembre – et Samir Belarbi, une figure du mouvement Barakat, ont marqué une surenchère dans cette logique répressive.</p>



<p>Or, l’appareil répressif qui sert à imposer l’élection a été conçu avec le soutien actif de la France. La formation des forces de police algériennes à la&nbsp;<em>«&nbsp;gestion démocratique des foules&nbsp;»&nbsp;</em>est le produit d’une coopération sécuritaire de longue durée, que l’Union européenne a d’ailleurs encouragée. Dès lors, la responsabilité européenne et française est engagée.</p>



<p>Pourquoi rejeter une élection présidentielle alors qu’un gouvernement non élu gère le pays depuis six mois&nbsp;? Ceux qui réclament un gouvernement d’union nationale et une Constituante le font pour trois bonnes raisons. Tout d’abord, l’élection d’une Constituante permettrait de refonder le système politique et de recréer de la confiance. Elle permettrait aussi de réorganiser un champ politique extrêmement fragmenté, afin que chaque camp compte ses forces et puisse préparer une stratégie et des alliances. Enfin, compte tenu de l’emprise de la machine bureaucratico-militaire sur les institutions, il ne fait guère de doute qu’elle sera en mesure d’imposer son favori.</p>



<h4>«&nbsp;Vous avez mangé le pays&nbsp;»</h4>



<p>Or, les deux «&nbsp;favoris&nbsp;» de la présidentielle prévue en décembre ne sont autres qu’Ali Benflis, ancien secrétaire général du FLN et premier ministre devenu opposant de service du régime, et Abdelmadjid Tebboune, ancien wali (gouverneur), cinq fois ministre depuis 1992, et également premier ministre de Bouteflika entre mai et août&nbsp;2017. Le changement de système attendra.</p>



<p>Ali Benflis plaît aux Occidentaux, et pour cause : en 2014, il annonçait aux <em>Echos</em> que la solution à la crise algérienne était de complètement libéraliser l’économie nationale. Face à la crise budgétaire qui résulte de plus de deux décennies de corruption et de privatisations frauduleuses, le moment semble venu de porter le coup fatal aux résidus de l’économie socialiste. C’est dans ce contexte que le gouvernement Bedoui a annoncé la fin de la règle du 51/49 encadrant les investissements étrangers et un retour à l’endettement extérieur. Quoi que l’on pense de ces mesures, le fait est qu’un gouvernement sans représentativité démantèle la souveraineté économique du pays pour envoyer des gages de bonne conduite à ses partenaires étrangers</p>



<p>Le&nbsp;<em>hirak</em>&nbsp;est pourtant largement une conséquence du sentiment partagé d’un vol des richesses nationales.&nbsp;<em>«&nbsp;Vous avez mangé le pays&nbsp;»</em>, chantaient les manifestants. Mais le régime n’a pas&nbsp;<em>«&nbsp;mangé&nbsp;»</em>&nbsp;l’Algérie tout seul. Il a bénéficié de la complicité active de compagnies étrangères, et notamment européennes (la compagnie pétrolière italienne ENI par exemple), de banques peu regardantes (principalement en Suisse), et bien sûr de la bienveillance des pouvoirs publics. La France, entre autres, a été particulièrement accueillante pour les capitaux mal acquis des dignitaires algériens, notamment à travers l’achat de propriétés immobilières.</p>



<h4>Le droit de vivre dans la dignité</h4>



<p>Rien ne sert de parler de ce qui serait juste. L’absence de boussole morale des autorités françaises et européennes dès lors qu’il s’agit du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord est acquise. Il faut donc parler le langage de l’intérêt.</p>



<p>Puisque l’intérêt proclamé du gouvernement français et de la nouvelle Commission européenne est de limiter les migrations, disons-le franchement, les Algériens ne demandent que ça : le droit de rester chez eux et de vivre dans la dignité. Pour cela, ils luttent pour instaurer un système fondé sur la souveraineté populaire et la justice sociale. Les étudiants défilent ainsi chaque semaine dans le calme pour ne pas avoir à émigrer pour fuir un état de non-vie.</p>



<p>Dans ce contexte, qu’est-ce que la France et l’Europe peuvent offrir&nbsp;? Pas besoin de grands discours, qui seraient de toute façon perçus comme une ingérence. Non, des actes. Mettre fin à la coopération sécuritaire avec la police et l’armée algériennes tant que celles-ci réprimeront des manifestants pacifiques. Poursuivre les entreprises corruptrices, lancer des enquêtes sur les biens mal acquis, publier les documents en possession du fisc et rapatrier les capitaux volés au peuple algérien. Enfin, préparer une aide économique d’urgence pour que le peuple puisse poursuivre sa révolution sans que l’épée de Damoclès des marchés ne plane au-dessus de sa tête. Des actes, rien que des actes, pour garantir l’avenir.</p>



<p>Si les Européens et la France tiennent vraiment à limiter les migrations, cela ne tient qu’à eux. Les Algériens ont fait leur part. Mais ils ne triompheront pas sans un minimum de solidarité.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Les migrations africaines vers l&#8217;Europe en recul depuis 3 ans selon l&#8217;OCDE</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Sep 2019 10:03:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/1129331-un-migrant-et-son-enfant-debarque-de-l-aquarius-le-bateau-affrete-par-l-ong-sos-mediterranee-a-catan.jpg" alt="" class="wp-image-9573" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/1129331-un-migrant-et-son-enfant-debarque-de-l-aquarius-le-bateau-affrete-par-l-ong-sos-mediterranee-a-catan.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/1129331-un-migrant-et-son-enfant-debarque-de-l-aquarius-le-bateau-affrete-par-l-ong-sos-mediterranee-a-catan-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/1129331-un-migrant-et-son-enfant-debarque-de-l-aquarius-le-bateau-affrete-par-l-ong-sos-mediterranee-a-catan-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p><strong>Le nombre de demandes d’asile ne cesse de chuter dans les pays de l’OCDE, selon un dernier rapport de l’organisation publié mercredi 18 septembre démontrant que seulement 300 000 Africains ont gagné un pays membre. « </strong><em><strong>L’idée selon laquelle l’Europe est envahie par des migrants africains est complètement fausse</strong></em><strong> », affirment des spécialistes.</strong></p>



<p>Alors que le gouvernement français est&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/france/20190917-macron-veut-emparer-theme-immigration" rel="noreferrer noopener"><strong>prêt à lancer un débat parlementaire sur l’immigration</strong></a>&nbsp;et avance que la France&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2019/09/17/emmanuel-macron-veut-faire-de-l-immigration-et-de-la-securite-un-cheval-de-bataille_5511216_823448.html" rel="noreferrer noopener"><strong>doit «&nbsp;<em>s’armer</em>&nbsp;» face à l’immigration</strong></a>, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a publié un rapport mercredi 18 septembre prouvant que les demandes d’asile ont une nouvelle fois reculé.</p>



<p>Selon les&nbsp;<strong><em><a href="http://www.oecd.org/fr/migrations/les-migrations-humanitaires-reculent-contrairement-aux-migrations-familiales-et-de-travail-qui-s-inscrivent-en-hausse.htm">Perspectives des migrations internationales 2019</a></em></strong>, ces demandes ont reculé de 35% en 2018 par rapport au record de 1,65 million en 2015 et 2016. Parmi les pays européens, cette baisse a été de 10%, et de 17% parmi les pays non européens de l’OCDE, dont les États-Unis qui restent la première destination des demandes d’asile. Elles ont atteint seulement 1,07 million en 2018 contre 1,26 million en 2017.</p>



<p>Alors que ce rapport insiste sur&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/emission/20190912-europeens-emploi-mobilite-apprentissage-langues-albanie-republique-tcheque" rel="noreferrer noopener"><strong>un monde ouvert au mouvement</strong></a>, où 5,3 millions de personnes ont migré de manière permanente dans un pays de l’organisation –&nbsp;soit une hausse de 2% par rapport à 2017&nbsp;&#8211; il démontre également que le continent africain ne contribue que légèrement à ce mouvement&nbsp;: seulement 300&nbsp;000 Africains ont gagné un pays de l’OCDE en 2018.</p>



<p><strong>Aucun pays africain parmi les 17</strong>&nbsp;<strong>premiers</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>L’idée selon laquelle l’Europe serait envahie par les migrants africains est complètement fausse</em>, affirme fermement à RFI François Héran, professeur au Collège de France sur la chaire Migrations et sociétés.&nbsp;<em>L’OCDE ne fait que rappeler des faits qu’on connaît depuis longtemps et qu’ont également été confirmés par Eurostat</em>.&nbsp;»</p>



<p>Car selon le rapport, la majorité des demandeurs d’asile sont originaires de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Syrie et du Venezuela. Même parmi les migrants &#8211;&nbsp;raisons humanitaires, économiques et autres confondues&nbsp;-, aucune nation africaine ne figure parmi les premiers pays d’origine&nbsp;: les cinq premières places sont occupées par la Chine, la Roumanie, l’Inde, la Pologne et le Vietnam. Le Maroc est le premier pays africain à figurer dans la liste… à la 18e place, suivi ensuite par le Nigéria (31e), l’Algérie (46e), l’Égypte (48e) et l’Érythrée (49e).</p>



<p>«&nbsp;<em>On a cette image du migrant qui traverse la Méditerranée en bateau, au péril de sa vie, et qui vient demander l’asile en Europe</em>, démystifie Jean-Christophe Dumont, responsable de la division Migrations internationales de l&rsquo;OCDE en interview à RFI.&nbsp;<em>Il y a aussi un fantasme, comme quoi l’immigration vers la France et l’Europe vient surtout de l’immigration africaine, mais il faut aller loin dans la liste pour trouver des pays africains</em>.&nbsp;»</p>



<p>La preuve dans&nbsp;<strong><a href="http://www.unhcr.org/fr/apercu-statistique.html">le dernier rapport de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR)</a>,</strong>publié en juin&nbsp;:&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/europe/20190619-record-71-millions-deplaces-refugies-monde-2018" rel="noreferrer noopener"><strong>80</strong></a><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/europe/20190619-record-71-millions-deplaces-refugies-monde-2018" rel="noreferrer noopener"><strong>% des 25,9 millions de réfugiés</strong></a>&nbsp;dans le monde vivent dans un pays voisin de leur lieu d’origine, notamment en Ouganda et au Soudan, parmi les cinq premiers pays d’accueil avec 1,2 million et 1,1 million de réfugiés, respectivement.</p>



<p><strong>En France, une hausse chez les Afghans, Albanais et Géorgiens</strong></p>



<p>Quoiqu’en net recul dans l’ensemble de l’OCDE, le nombre de personnes demandant l’asile en France «&nbsp;<em>a augmenté de 21,1</em><em>%, pour s’établir à 111</em>&nbsp;<em>000 personnes, environ. La majorité des demandeurs viennent de l’Afghanistan (10</em>&nbsp;<em>300), de l’Albanie (8</em>&nbsp;<em>300) et de la Géorgie (6</em>&nbsp;<em>800)</em>&nbsp;», lit-on dans le rapport.</p>



<p>«&nbsp;<em>Viennent ensuite les Guinéens et les Ivoiriens</em>, complète Jean-Christophe Dumont.&nbsp;<em>La France reste le premier pays d’accueil de ressortissants africain avec 3,8 millions de personnes, suivie par les États-Unis avec 2,2 millions</em>&nbsp;».«&nbsp;<em>Mais quand on regarde le nombre d’arrivants par rapport à la population de chaque pays, la France est très très loin derrière en matière d’accueil, avec moins que la moitié de l’Union européenne</em>&nbsp;», insiste de son côté François Héran, qui est également sociologue, anthropologue, démographe et dirige l’<strong><a href="http://www.icmigrations.fr/">Institut Convergences Migrations</a></strong>.</p>



<p>L’Espagne a également connu une explosion de 73% en 2018, à cause des arrivées massives en provenance de la Méditerranée occidentale, surtout de Vénézuéliens. Pour l&rsquo;Espagne, la tendance est spectaculaire&nbsp;: en 2016, on y recensait 15&nbsp;000 demandes. En 2018, il y en a eu 52&nbsp;000.</p>



<p><strong>Un regroupement familial rapide qui favorise l’intégration</strong></p>



<p>Dans ce rapport, l’OCDE affiche également le taux d’emploi chez les migrants.&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/economie/20190918-rapport-ocde-immigres-emploi" rel="noreferrer noopener"><strong>S’il est de 68,8</strong></a><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/economie/20190918-rapport-ocde-immigres-emploi" rel="noreferrer noopener"><strong>%</strong></a>, soit 2,4 points de moins que les natifs du pays d’accueil, le taux de chômage est passé de 9,4% à 8,7% entre 2017 et 2018.</p>



<p>Les migrants jeunes et peu qualifiés sont les plus concernés&nbsp;: en UE, plus de 18% des migrants 15-24 ans étaient sans emploi ni à l’école, contre 11% des natifs, un taux inférieur chez les autres pays membres de l’OCDE. En France et en Italie, seulement 40% des immigrés récents avaient trouvé un emploi en 2018, à l’inverse du&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/europe/20181219-apres-brexit-royaume-uni-favoriser-immigration-main-oeuvre-qualifiee-risques-economi" rel="noreferrer noopener"><strong>Royaume-Uni</strong></a>&nbsp;et de l’Irlande où les perspectives se sont améliorées en 2018.</p>



<p>Alors que «&nbsp;<em>certains pays ont&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/europe/20180801-migrants-allemagne-regroupement-familial-restrictions" rel="noreferrer noopener"><strong>restreint les procédures de regroupement familial</strong></a></em>&nbsp;», note l’Organisation, l’intégration de la famille, et surtout des enfants, se fait plus rapidement lorsque cette dernière bénéficie «&nbsp;<em>d’un regroupement familial rapide</em>&nbsp;».</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>« Si l&#8217;Europe manque son rendez-vous qu&#8217;elle a avec l&#8217;Afrique, elle manquera celui avec l&#8217;Histoire »</title>
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				<pubDate>Wed, 18 Sep 2019 18:23:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>

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				<description><![CDATA[Pour Neven Mimica devenu commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement depuis cinq ans, l&#8217;Europe et l&#8217;Afrique sont à un tournant crucial de leurs relations. Dans le contexte actuel de guerre commerciale, l&#8217;Europe&#160;et l&#8217;Afrique, qui pendant longtemps ont été les signataires des plus grands accords entre pays du Nord et pays du Sud,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/europe.jpg" alt="" class="wp-image-9518" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/europe.jpg 1000w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/europe-300x255.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/europe-768x654.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption> Neven Mimica  commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement  </figcaption></figure>



<h4>Pour Neven Mimica devenu commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement depuis cinq ans, l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique sont à un tournant crucial de leurs relations.</h4>



<p>Dans le contexte actuel de guerre commerciale, l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/europe">Europe</a>&nbsp;et l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>, qui pendant longtemps ont été les signataires des plus grands accords entre pays du Nord et pays du Sud, ont une partition particulière à jouer pour résister ensemble aux défis économiques, sociaux et même politiques de ce début de XXIe&nbsp;siècle. C&rsquo;est tout le sens du propos du Croate Neven Mimica qui a pris en novembre&nbsp;2014, au sein de la Commission européenne présidée par&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/jean-claude-juncker">Jean-Claude Juncker</a>, la tête de la direction Coopération internationale et Développement. À la veille de l&rsquo;entrée en action de la nouvelle Commission présidée par l&rsquo;Allemande von der Leyen, Neven Mimica explique combien, prenant conscience des bouleversements à venir, la Commission a mis en œuvre des outils intégrant le nécessaire changement de paradigmes auquel le formidable potentiel de l&rsquo;Afrique appelle. À ses yeux, au nord et au sud de la Méditerranée, l&rsquo;heure est à la construction d&rsquo;une maison économique commune afin de partager les atouts&nbsp;de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre.</p>



<p><strong>Le Point Afrique</strong><strong>&nbsp;: L&rsquo;Afrique est aujourd&rsquo;hui en pleine mutation. Quel regard l&rsquo;Europe pose-t-elle désormais sur elle afin de mieux l&rsquo;accompagner et d&rsquo;initier des actions non pour l&rsquo;Afrique mais avec l&rsquo;Afrique&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Neven Mimica&nbsp;:</strong>&nbsp;Laissez-moi répondre à votre question par deux chiffres. L&rsquo;Union européenne est déjà aujourd&rsquo;hui le premier partenaire commercial de l&rsquo;Afrique, avec 36&nbsp;% du commerce africain de marchandises. Comparons cela avec les 17&nbsp;% de la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/chine">Chine</a>&nbsp;et les 6&nbsp;% des&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>. L&rsquo;Union européenne est aussi le principal investisseur en Afrique, avec un investissement direct des États membres de 283&nbsp;milliards en 2018, à comparer avec les 49&nbsp;milliards des États-Unis et les 36&nbsp;milliards de la Chine.</p>



<p>Ces chiffres révèlent à eux seuls l&rsquo;importance du partenariat entre l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique. Mais il faut aujourd&rsquo;hui passer à la vitesse supérieure. La raison est simple&nbsp;: nos deux continents font face à de nouveaux défis qu&rsquo;ils ne pourront affronter qu&rsquo;ensemble. Nous sommes à un tournant&nbsp;: l&rsquo;Afrique est un continent en plein essor, au potentiel économique et humain colossal. C&rsquo;est un géant en devenir, aux portes de l&rsquo;Europe.&nbsp;Et si l&rsquo;Europe manque son rendez-vous avec l&rsquo;Afrique, elle manquera celui avec l&rsquo;histoire.</p>



<p><strong>La Commission européenne a lancé en septembre&nbsp;2018 l&rsquo;Alliance Afrique-Europe. Voulez-vous nous en donner les axes essentiels&nbsp;?</strong></p>



<p>L&rsquo;Alliance&nbsp;Afrique-Europe pour des investissements et des emplois durables part d&rsquo;un constat simple et connu de tous&nbsp;: l&rsquo;aide publique au développement n&rsquo;a jamais suffi, ne suffit pas et ne suffira jamais. C&rsquo;est le secteur privé qui porte aujourd&rsquo;hui le plus grand potentiel de développement. Nous avons donc voulu nous doter d&rsquo;une stratégie et d&rsquo;instruments visant à encourager le secteur privé européen et africain à investir davantage en Afrique, avec un objectif&nbsp;: y créer plus de croissance et plus d&#8217;emplois. Notre message aux entreprises est simple&nbsp;: investissez en Afrique, c&rsquo;est un pari gagnant&nbsp;!</p>



<p>Pour réussir ce pari, nous avons identifié quatre domaines prioritaires d&rsquo;action. D&rsquo;abord stimuler davantage les investissements en Afrique, notamment par le partage du risque qui aujourd&rsquo;hui freine trop souvent les investissements privés. Ensuite, renforcer notre soutien à l&rsquo;éducation et à la formation professionnelle. Chaque année, l&rsquo;Afrique doit créer 18&nbsp;millions de nouveaux emplois pour absorber les jeunes entrants sur le marché du travail. C&rsquo;est un défi considérable, peut-être le plus grand défi auquel nous serons confrontés dans les années à venir. Il faut absolument donner à ces jeunes des formations adaptées aux besoins du marché.&nbsp;Un troisième prioritaire d&rsquo;action est l&rsquo;amélioration du climat des affaires et des investissements. Enfin, l&rsquo;Alliance va renforcer l&rsquo;intégration économique et commerciale, à la fois entre les pays d&rsquo;Afrique, mais aussi entre l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Europe, avec à long terme la perspective d&rsquo;un accord de libre-échange économique entre nos deux continents.</p>



<p><strong>Pour favoriser les investissements privés, l&rsquo;UE s&rsquo;est dotée d&rsquo;un plan d&rsquo;investissement extérieur de 4,5&nbsp;milliards d&rsquo;euros sur la période de&nbsp;2018&nbsp;à 2020. Qu&rsquo;est-ce qui montre aujourd&rsquo;hui que ce plan fonctionne et a des effets positifs sur le terrain&nbsp;?</strong></p>



<p>Pour accélérer les investissements privés, il nous faut de nouveaux instruments qui ont pour but de réduire les risques pris par les investisseurs et ainsi stimuler davantage d&rsquo;investissements. Via notre plan d&rsquo;investissement extérieur, nous avons prévu de mobiliser 4,5&nbsp;milliards d&rsquo;euros, qui devraient générer 44&nbsp;milliards d&rsquo;investissements publics et privés en Afrique et dans les pays du voisinage, dont le Maghreb. Mieux encore, dans le cadre de notre prochain budget 2021-2027, nous avons prévu d&rsquo;allouer 60&nbsp;milliards d&rsquo;euros pour ce genre de mécanisme financier permettant de réduire les risques pour les investisseurs.</p>



<p>Laissez-moi vous donner un exemple concret du genre d&rsquo;initiative soutenue par ce plan. Nous avons signé en décembre un accord avec une banque néerlandaise de développement. L&rsquo;objectif est de faciliter les emprunts à des taux abordables pour les entrepreneurs sous-financés – tels que les PME, les réfugiés, les rapatriés, les déplacés internes, les femmes et les jeunes. Cette initiative à elle seule pourrait contribuer à créer 800&nbsp;000 emplois.</p>



<p><strong>L&rsquo;un des maîtres-mots à ce jour en Afrique est la création de chaîne de valeur. Comment l&rsquo;Europe entend-t-elle accompagner l&rsquo;Afrique dans ce chantier&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous soutenons chaque étape de la chaîne de valeur. Prenons l&rsquo;exemple du cacao. Nous accompagnons la production, la transformation, le processus de certification pour répondre aux exigences phytosanitaires des marchés internationaux, le transport, l&rsquo;exportation et la commercialisation de la barre de chocolat que le consommateur trouvera près de chez lui. Nous agissons avec le souci constant de maximiser les revenus des différents acteurs de la filière, car c&rsquo;est essentiel pour que les opérateurs économiques vivent de leur activité, investissent et créent de l&#8217;emploi.</p>



<p>L&rsquo;amélioration des chaînes de valeur peut avoir un impact majeur sur la création d&#8217;emplois en Afrique. En Afrique de l&rsquo;Ouest par exemple, le secteur agricole et alimentaire représente près de 33&nbsp;% du PIB de la région et plus de 60&nbsp;% des emplois (au Niger, ce chiffre monte jusqu&rsquo;à 80&nbsp;%), loin devant les autres secteurs. Les appuis européens à la chaîne de valeur sont donc une priorité de notre politique de développement, que ce soit, par exemple, dans la chaîne de valeur café en Éthiopie, bétail au Eswatini ou en Namibie, vivrier en Côte d&rsquo;Ivoire, noix de cajou en Sierra Leone, riz au Mali,&nbsp;etc.</p>



<p><strong>Quelle stratégie l&rsquo;Europe déploie-t-elle aujourd&rsquo;hui pour mieux résister à la concurrence de la Chine, mais aussi d&rsquo;autres pays émergents comme la Turquie, la Corée…&nbsp;?</strong></p>



<p>Les défis sont immenses, et nous devons travailler avec tous les partenaires possibles, y compris les économies émergentes. Il y a de la place pour tout le monde tant les besoins sont grands. Une concurrence entre les donateurs est à éviter à tout prix. Coopération, et non compétition, c&rsquo;est ce que l&rsquo;Union européenne essaie de promouvoir. Je reviens du Japon où j&rsquo;ai assisté au Sommet Japon-Afrique. Avec ce pays, nous coopérons déjà dans le domaine des infrastructures de qualité. Avec la Chine, nous voulons aussi coopérer en combinant nos capacités et notre expertise en fonction des contextes spécifiques.</p>



<p><strong>Comment l&rsquo;Europe fait-elle pour accompagner une meilleure inclusivité financière et sociale en Afrique&nbsp;?</strong></p>



<p>À la base de l&rsquo;inclusion sociale, il y a l&rsquo;éducation, qui permet au plus grand nombre de trouver&nbsp;un emploi et de s&rsquo;intégrer. La jeunesse, c&rsquo;est la plus grande richesse du continent africain. Renforcer l&rsquo;éducation, c&rsquo;est bien. Mais il faut que les qualifications coïncident davantage avec les besoins des entreprises. C&rsquo;est pourquoi nous allons intensifier notre appui à la formation professionnelle.</p>



<p>Être instruit et qualifié est une étape-clé, accéder aux financements quand on veut entreprendre en est une autre. C&rsquo;est pourquoi nous allons renforcer les mécanismes facilitant l&rsquo;accès au crédit pour les PME, les femmes, les jeunes et les réfugiés.</p>



<p><strong>L&rsquo;Afrique compte aujourd&rsquo;hui une 6e région&nbsp;: celle de ses diasporas. Que prévoyez-vous pour mieux intégrer ses membres dans la dynamique du business euro-africain&nbsp;?</strong></p>



<p>Le potentiel économique de la diaspora est considérable, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de transferts de fonds, d&rsquo;épargne ou d&rsquo;investissements. L&rsquo;Afrique sub-saharienne a reçu en&nbsp;2018&nbsp;plus de 41&nbsp;milliards en transferts de fonds de la diaspora, un montant presque équivalent à celui de l&rsquo;aide publique au développement&nbsp;! Le potentiel de la diaspora est aussi humain, et il faut davantage favoriser les transferts de connaissances et de technologies.</p>



<p>C&rsquo;est pourquoi nous avons soutenu la mise en place d&rsquo;une plateforme en ligne mettant en réseau plus de&nbsp;800&nbsp;organisations de diasporas en Europe. Ces diasporas peuvent ainsi plus facilement échanger des informations, des formations, des activités de recherche. Nous avons aussi lancé l&rsquo;initiative InclusiFi qui vise à encourager les diasporas présentes en Europe à regrouper leurs investissements en faveur de l&rsquo;innovation et de l&rsquo;entrepreneuriat dans leurs régions d&rsquo;origine.</p>



<p><strong>Quel type de relations l&rsquo;Europe construit-elle avec l&rsquo;Union africaine et ses différents chantiers, politiques, économiques, industriels et intégration&nbsp;?</strong></p>



<p>L&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique sont des alliées qui peuvent influencer l&rsquo;agenda international et faire la différence. L&rsquo;Union africaine, c&rsquo;est notre institution sœur. Notre principal interlocuteur politique et institutionnel. Nous n&rsquo;avons cessé de la soutenir et de la renforcer depuis sa création, car nous pensons que cette institution porte en elle la clé des solutions africains aux problèmes africains. L&rsquo;Union africaine a un agenda clair, l&rsquo;Agenda 2063. Les objectifs sont clairs, les priorités sont identifiées. Cet agenda doit être à la base de tout ce que nous entreprenons en Afrique. Le temps où des partenaires extérieurs venaient imposer leur agenda en Afrique est révolu.</p>



<p><strong>En 2020, les accords de Cotonou vont devoir partir sur de nouvelles bases pour faire face à la nouvelle donne d&rsquo;un multilatéralisme malmené et d&rsquo;un protectionnisme accrue. Qu&rsquo;est-ce qui, dans les méthodes d&rsquo;approche, dans les points abordés, dans les outils mis en place, devrait permettre à l&rsquo;Afrique et à l&rsquo;Europe de partir sur de nouvelles bases plus fiables et plus efficaces&nbsp;?</strong></p>



<p>Les pays ACP et de l&rsquo;UE comptent pour plus de la moitié des pays membres des Nations unies et représentent plus de 1,5&nbsp;milliard de personnes. L&rsquo;accord de Cotonou est l&rsquo;accord contraignant le plus ancien et le plus large en termes de champ d&rsquo;application et d&rsquo;objectifs jamais signé. Et nous pensons que c&rsquo;est ensemble que nous sommes plus forts.</p>



<p>L&rsquo;objectif des négociations en cours est de moderniser ce partenariat. Il s&rsquo;agit à la fois de renforcer nos relations avec les pays concernés en tant que groupe (ce qui nous a permis, par exemple, de peser sur l&rsquo;accord de Paris pour le climat), et de se concentrer sur les priorités propres à chacune des «&nbsp;régions&nbsp;» (Afrique, Caraïbes, Pacifique). L&rsquo;objectif est de parvenir à un accord en 2020. Les négociations avancent, car nous avons, Union européenne et pays ACP, un objectif commun&nbsp;: profiter de notre force afin de promouvoir les intérêts que nous partageons sur la scène internationale. Dans un monde où le multilatéralisme est remis en question, menacé voire délibérément affaibli, nous pensons que c&rsquo;est la seule voie à suivre.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrqiue/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>« L&#8217;Europe et l&#8217;Afrique sont et doivent continuer d&#8217;être des partenaires privilégiés »</title>
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				<pubDate>Tue, 09 Jul 2019 10:10:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/unionafricaine-ue.jpg" alt="" class="wp-image-6577" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/unionafricaine-ue.jpg 760w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/unionafricaine-ue-300x186.jpg 300w" sizes="(max-width: 760px) 100vw, 760px" /></figure>



<h4>Alors que l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique s&rsquo;acheminent vers la fin de l&rsquo;accord de Cotonou (février 2020), le rapport de l&rsquo;Institut Montaigne Europe-Afrique&nbsp;: partenaires particuliers vient à son heure. Membres du groupe qui y a travaillé, Thierry Déau et Jean-Michel Huet se sont confiés au Point Afrique.</h4>



<p>Dans la même séquence temporelle, entre les&nbsp;12&nbsp;et&nbsp;19&nbsp;juin derniers, l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;a été au cœur d&rsquo;importants travaux menés sous la houlette de l&rsquo;Institut Montaigne avec le rapport&nbsp;<a href="https://www.institutmontaigne.org/publications/europe-afrique-partenaires-particuliers" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Europe-Afrique&nbsp;: partenaires particuliers</a>, mais aussi des 13e Journées européennes de développement qui se sont déroulées à Bruxelles autour de la thématique principale des inégalités sur le continent. Quelle en est l&rsquo;explication &nbsp;? Pourquoi les inégalités sont-elles importantes pour le développement durable &nbsp;? Comment faire pour mieux comprendre les causes structurelles de ces inégalités &nbsp;? Comment installer un développement durable qui ne soit pas inégalitaire &nbsp;? Comment se mobiliser ensemble autour de politiques plus efficaces &nbsp;? Ce sont là autant de questions qui ont alimenté la réflexion de l&rsquo;Union européenne pour concilier engagement en faveur de l&rsquo;égalité et prospérité partagée avec l&rsquo;Agenda 2030, dont il convient de rappeler qu&rsquo;il est bâti autour de&nbsp;17&nbsp;objectifs de développement durable couvrant l&rsquo;intégralité des enjeux de développement dans tous les pays tels que le climat, la biodiversité, l&rsquo;énergie, l&rsquo;eau, la pauvreté, l&rsquo;égalité des genres, la prospérité économique ou encore la paix, l&rsquo;agriculture, l&rsquo;éducation, etc. De quoi rappeler, dans un contexte où l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/europe">Europe</a>&nbsp;est fortement concurrencée en Afrique par des pays émergents comme la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/chine">Chine</a>, l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/inde">Inde</a>, la Corée, la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/turquie">Turquie</a>, mais aussi des puissances économiques telles que le Japon, les États-Unis, le Canada, pour ne citer que ces pays, que la relation Europe-Afrique est de toute première importance pour des raisons liées à la proximité des deux espaces, mais aussi à l&rsquo;histoire économique partagée par des échanges commerciaux denses sur fond d&rsquo;accords privilégiés datant du début de la construction européenne, fin des années&nbsp;1950, début des années&nbsp;1960. La meilleure illustration en est les accords de Yaoundé, devenus Lomé et maintenant Cotonou, propres à établir les règles d&rsquo;un partenariat économique et même politique avec son volet démocratie et droits de l&rsquo;homme.</p>



<p>Pour l&rsquo;Institut Montaigne, qui avait publié en septembre&nbsp;2017&nbsp;un rapport intitulé Prêts pour l&rsquo;Afrique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui dans lequel il appelait la France à poser sur l&rsquo;Afrique un regard plus réaliste pour mieux en saisir les opportunités, il s&rsquo;est agi, en prévision de l&rsquo;expiration le&nbsp;29&nbsp;février&nbsp;2020&nbsp;de l&rsquo;accord de Cotonou qui régit actuellement les relations économiques, politiques et financières entre l&rsquo;Union européenne et&nbsp;48&nbsp;pays d&rsquo;Afrique subsaharienne, de repenser le partenariat entre les deux parties pour concrétiser une meilleure approche de part et d&rsquo;autre. Au-delà des douze propositions qu&rsquo;a formulées le rapport de l&rsquo;Institut Montaigne*, deux membres du groupe de travail à l&rsquo;origine dudit rapport, Thierry Déau, fondateur et président-directeur général de Meridiam, spécialisée dans le développement, le financement et la gestion de projets d&rsquo;infrastructures, ex-directeur général d&rsquo;Egis Projects, filiale de la Caisse française de dépôts et de consignations, et Jean-Michel Huet, associé et en charge de l&rsquo;Afrique chez Bearing Point, cabinet-conseil en management et en technologie, ont répondu aux questions du Point Afrique.&nbsp;<br></p>



<p><strong>Le Point Afrique&nbsp;: Dans le contexte international actuel, en quoi l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique sont-elles des partenaires particuliers &nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Thierry Déau&nbsp;:&nbsp;</strong>L&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique sont et doivent continuer d&rsquo;être des partenaires privilégiés. Leur proximité géographique, mais aussi culturelle et sociale, et la poursuite d&rsquo;objectifs communs, notamment en matière de développement économique, social et environnemental, doivent nourrir un narratif commun et une collaboration de long terme. L&rsquo;Afrique est et doit rester une priorité pour l&rsquo;Europe. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Afrique fait face à des enjeux démographiques colossaux, notamment dans les villes. Ses défis en matière de croissance économique et responsable sont de fait immenses. L&rsquo;accès à l&rsquo;eau, à l&rsquo;énergie, aux soins est prioritaire et le développement accéléré de projets d&rsquo;infrastructures est, en ce sens, crucial.</p>



<p>L&rsquo;Europe est certainement la mieux placée pour l&rsquo;accompagner à relever ces futurs challenges, d&rsquo;autant que les deux continents sont engagés dans la réalisation des objectifs de développement durable fixés par les Nations unies, qui adressent de façon pratique les enjeux et le chemin à parcourir et doivent pouvoir s&rsquo;envisager comme un outil central de collaboration. La ville durable a été à ce titre retenue par les gouvernements africains et français comme la thématique principale du sommet Afrique France en 2020, ce dont nous devons nous réjouir.</p>



<p><strong>Quels sont les chantiers économiques, financiers, environnementaux, politiques et éducationnels que l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique doivent mener à leur terme pour renouveler de manière utile leur partenariat &nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Jean-Michel Huet&nbsp;:&nbsp;</strong>Ces chantiers sont immenses, car les&nbsp;20&nbsp;prochaines années vont être déterminantes pour l&rsquo;Afrique, dont la population va quasiment doubler et dont le besoin de financement additionnel est d&rsquo;au moins&nbsp;600&nbsp;milliards d&rsquo;euros. L&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de déverser de l&rsquo;argent sans en mesurer l&rsquo;impact, mais bien de faire un focus sur les secteurs et domaines d&rsquo;importance. Les infrastructures sont clés pour le développement du continent et l&rsquo;apport du savoir-faire européen pour des infrastructures de qualité est véritable, contrairement à d&rsquo;autres «&nbsp;offres&nbsp;» de moindre qualité. L&rsquo;agriculture est un secteur fondamental à améliorer. Tous les deux ans, l&rsquo;Afrique va voir sa population augmenter de la taille de la France. Il faudra nourrir toutes ces bouches. L&rsquo;agriculture africaine est sous-productive. Les acteurs publics et privés européens peuvent apporter de vraies solutions, notamment dans le domaine du digital. Enfin, le secteur de l&rsquo;industrie doit être renforcé et, en cela, les actions conjointes sur des axes à valeur ajoutée peuvent être coconstruites.</p>



<p>Les chantiers institutionnels sont aussi à ne pas négliger. L&rsquo;Union européenne doit proposer un vrai retour d&rsquo;expérience sur ce qui a marché en Europe au cours des&nbsp;60&nbsp;dernières années et sur les erreurs à ne pas commettre. Aider à définir la subsidiarité, la bonne ouverture douanière (libre circulation des biens, des personnes, des capitaux) sont autant de pratiques à mettre en œuvre.</p>



<p>Le chantier le plus colossal reste cependant l&rsquo;éducation. En une génération, les&nbsp;54&nbsp;pays africains vont devoir former&nbsp;1&nbsp;milliard de jeunes, une ampleur que même la Chine ou l&rsquo;Inde n&rsquo;ont pas connue… c&rsquo;est le défi majeur bien sûr pour les plus jeunes, mais aussi dès aujourd&rsquo;hui pour les entreprises et administrations qui manquent souvent de techniciens (le niveau bac +&nbsp;2&nbsp;à bac +&nbsp;3)</p>



<p>Réussir ces chantiers, c&rsquo;est la garantie de permettre aux Africains de trouver un développement économique sur leur continent et donc d&rsquo;éviter de nouvelles crises migratoires. En cela, c&rsquo;est aussi un enjeu pour chaque Européen.</p>



<p><strong>Que faut-il mettre comme vision, priorités et initiatives dans le nouveau paradigme de la relation Europe-Afrique pour s&rsquo;assurer de résultats concrets à même de ramener la confiance et de permettre de résister à la concurrence de l&rsquo;offre des pays émergents dans le sillage de celle de la Chine, des États-Unis, de l&rsquo;Inde et de la Turquie, entre autres &nbsp;?</strong></p>



<p><strong>T. D.&nbsp;</strong>&nbsp;: La création d&rsquo;impact doit être le moteur commun de la relation. C&rsquo;est même tout l&rsquo;enjeu du dialogue et de la collaboration entre les deux continents. Comme nous l&rsquo;indiquons dans le rapport&nbsp;<a href="https://www.institutmontaigne.org/publications/europe-afrique-partenaires-particuliers" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Europe-Afrique&nbsp;: partenaires particuliers</a>&nbsp;de l&rsquo;Institut Montaigne, la collaboration et le dialogue des acteurs publics et privés entre les deux continents sont déterminants pour accompagner cette croissance et ces besoins. Le secteur privé en Europe est pleinement mobilisé en ce sens.</p>



<p>Depuis 2014, Meridiam s&#8217;emploie à développer et gérer, en collaboration étroite avec ses partenaires privés comme publics du continent, des projets d&rsquo;infrastructures essentielles dans le secteur de l&rsquo;énergie, des transports ou de la santé, produisant un impact considérable sur les populations en termes d&rsquo;accès à l&rsquo;énergie, aux transports et de création d&#8217;emplois. Ces projets de centrales solaires, de ports, d&rsquo;aéroports n&rsquo;auraient pu se faire sans ce dialogue permanent et productif.</p>



<p><strong>La mobilisation des deux entités doit faire avec des réalités telles que l&rsquo;importance du secteur informel, la corruption, les insuffisances techniques et infrastructurelles, des environnements juridiques mouvants, la faible mobilisation des ressources domestiques… mais aussi les diasporas. Comment s&rsquo;adapter pour une meilleure inclusivité des populations dans le sillage des objectifs du développement durable &nbsp;?</strong></p>



<p><strong>J.-M. H.</strong>&nbsp;: Les deux continents doivent aider au climat des affaires pour les entreprises, et ce, des deux côtés (pour les entreprises européennes et les fréquents problèmes de paiement, pour les entreprises africaines afin de passer les fourches caudines de la conformité). Pour cette raison, nous recommandons la création d&rsquo;une chambre arbitrale pouvant être sollicitée des deux côtés. Cela nécessite une discipline des deux côtés. Par exemple, une vraie attitude en Afrique pour cette juridiction, une moins grande complaisance des bailleurs de fonds, qui ferment encore les yeux sur la corruption, une meilleure appréciation du risque africain, souvent surpondéré.</p>



<p>Les institutions européennes peuvent apporter une vraie assistance technique aux pays africains. Celle-ci ne doit pas être paternaliste, mais ouverte sur une vraie transformation. Privilégions l&rsquo;acquisition de savoir-faire plutôt que le transfert de compétences, qui reste théorique. Un des défis des pays africains, notamment pour financer des investissements, la santé ou encore l&rsquo;éducation, est la difficulté à lever des impôts. Ceux-ci sont payés par trop peu d&rsquo;entreprises ou de citoyens dans des pays où l&rsquo;informel dépasse les 50&nbsp;% de l&rsquo;activité économique… Or, pour ces sujets essentiels (paiement des médicaments, gestion future des retraites, etc.), la capacité des Etats à lever des impôts est un enjeu-clé. L&rsquo;Europe, aguerrie à ce sujet, peut aider l&rsquo;Afrique.</p>



<p>Ce renforcement des finances publiques ne doit pas faire oublier le développement d&rsquo;un financement mixte public et privé. La capacité à mobiliser aussi les entreprises et les investisseurs est un des facteurs-clés de succès à venir.</p>



<p><strong>Entre quantité et qualité, la question de la connaissance et du savoir en Afrique souffre surtout de son inadéquation avec les besoins locaux. Au regard de l&rsquo;importance que vous leur accordez dans votre rapport, quelle méthodologie préconisez-vous pour que l&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique pallient ensemble cette déficience &nbsp;?</strong></p>



<p><strong>T. D.</strong>&nbsp;: L&rsquo;enjeu de la formation est absolument central. Pour accompagner le développement des pays africains, il faut pouvoir accompagner les formations des professionnels du continent. En matière d&rsquo;infrastructures encore, la question du développement des capacités est l&rsquo;un des grands enjeux dans la réalisation de projets dans le secteur de la santé, de l&rsquo;énergie ou de la mobilité.</p>



<p>L&rsquo;Europe est résolument la mieux placée pour proposer, en collaboration avec les gouvernements africains, des formations techniques et pratiques à destination des cadres du secteur public, clé pour déployer plus vite et dans les meilleures conditions possible leurs projets et répondre aux besoins de leurs pays. Le gouvernement français s&rsquo;attelle d&rsquo;ailleurs à cela et a choisi d&rsquo;accompagner le développement de l&rsquo;Africa Infrastructure Fellowship, programme que le GIH et Meridiam ont initié.</p>



<p><strong>En définitive, comment faire pour conjuguer l&rsquo;émergence de l&rsquo;Afrique avec la réémergence de l&rsquo;Europe &nbsp;?</strong></p>



<p><strong>J.-M. H.</strong>&nbsp;: c&rsquo;est très simple, il faut travailler ensemble. L&rsquo;avenir des deux continents est lié… Penser le contraire serait une erreur fatale. L&rsquo;Afrique est le 3e partenaire commercial de l&rsquo;Europe après les États-Unis et la Chine, l&rsquo;Europe est le 1er partenaire économique de l&rsquo;Afrique. Une véritable «&nbsp;communauté de destins&nbsp;» qui appelle à un partenariat fort et renouvelé, dont la vision doit reposer sur<a href="https://www.institutmontaigne.org/publications/europe-afrique-partenaires-particuliers" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;trois axes principaux</a>&nbsp;:</p>



<p>●&nbsp;Réaffirmer les objectifs du développement durable (ODD) comme vision commune, d&rsquo;abord. Au nombre de 17, les ODD sont des objectifs de prospérité qui prennent en compte la préservation de la planète. Ils ont été adoptés en&nbsp;2015&nbsp;par l&rsquo;ensemble des pays du monde et doivent être atteints d&rsquo;ici à 2030.</p>



<p>● Mieux se connaître, ensuite&nbsp;: des réseaux d&rsquo;influence communs, des échanges entre étudiants et chercheurs européens et africains, une communication plus active sur les réalisations de l&rsquo;UE sur le terrain sont essentiels.</p>



<p>● Enfin, placer l&rsquo;objectif de la création d&#8217;emplois en Afrique en priorité absolue, et urgente&nbsp;: d&rsquo;ici à 2050,&nbsp;30&nbsp;millions de jeunes Africains entreront sur le marché du travail chaque année.</p>



<p>Source: Le point/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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