<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>esclavage &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/esclavage/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Thu, 20 Jan 2022 18:45:24 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.14</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>esclavage &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Esclavage : en Mauritanie, y a-t-il une réelle volonté politique d&#8217;y mettre fin ?</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/esclavage-en-mauritanie-y-a-t-il-une-reelle-volonte-politique-dy-mettre-fin/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/esclavage-en-mauritanie-y-a-t-il-une-reelle-volonte-politique-dy-mettre-fin/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 20 Jan 2022 18:45:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Mauritanie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=26306</guid>
				<description><![CDATA[Il peut sembler étrange aujourd&#8217;hui de parler de l&#8217;existence de pratiques esclavagistes sous leur forme traditionnelle et héréditaire. Mais ces pratiques existent toujours dans l&#8217;État désertique de la Mauritanie, situé au nord-ouest du continent africain &#8211; bien que les opinions divergent quant à leur prévalence, et si elles sont enracinées dans la société ou simplement...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Il peut sembler étrange aujourd&rsquo;hui de parler de l&rsquo;existence de pratiques esclavagistes sous leur forme traditionnelle et héréditaire. Mais ces pratiques existent toujours dans l&rsquo;État désertique de la Mauritanie, situé au nord-ouest du continent africain &#8211; bien que les opinions divergent quant à leur prévalence, et si elles sont enracinées dans la société ou simplement se rapportent à des cas isolés.</strong></p>



<p>Récemment, les autorités mauritaniennes ont rendu une décision reconnaissant officiellement le mouvement abolitionniste connu sous le nom de mouvement IRA (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste), 13 ans après avoir été créé dans le but d&rsquo;appeler à l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage et de défendre les droits des anciens esclaves.</p>



<p>Certains en Mauritanie se sont montrés optimistes quant à cette démarche, qu&rsquo;ils considéraient comme s&rsquo;inscrivant dans le cadre d&rsquo;une approche plus explicite de la question des pratiques esclavagistes dans le pays par le président Mohamed Ould Sheikh Al-Ghazwani, par rapport à ce qui a été qualifié de négligence et de déni par ceux qui l&rsquo;ont précédé au pouvoir. Mais il y a ceux qui parlent de l&rsquo;absence persistante d&rsquo;une véritable volonté politique de résoudre le problème et d&rsquo;aider ceux qui en souffrent.</p>



<h2 id="Lampleur-du-problème">L&rsquo;ampleur du problème</h2>



<p>En 1981, la Mauritanie est devenue le dernier pays au monde à abolir l&rsquo;esclavage. Mais un rapport d&rsquo;Amnesty International de 2016 indiquait que 43 000 personnes, soit environ 1 % de la population mauritanienne, étaient réduites en esclavage par des pratiques esclavagistes.</p>



<p>Le Global Slavery Index, dans sa dernière version publiée en 2018, estimait qu&rsquo;il y avait 90 000 personnes vivant en « esclavage moderne » en Mauritanie, soit 2,4 % de la population, alors que 62 % sont « exposés » à ce type d&rsquo;esclavage.</p>



<p>Mais l&rsquo;homme politique mauritanien, l&rsquo;opposant et chef du mouvement IRA, Biram Dah Abeid, affirme à la BBC que ce pourcentage est beaucoup plus élevé, puisqu&rsquo;il atteint 20 %.</p>



<p>Il n&rsquo;y a pas de statistiques officielles sur l&rsquo;ampleur du problème, et les gouvernements mauritaniens successifs ont généralement fait valoir que les chiffres publiés par les organisations internationales des droits de l&rsquo;homme sont exagérés et que la question est exploitée à des fins politiques.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/6274/production/_122740252_gettyimages-1151641508.jpg" alt="L'homme politique et opposant mauritanien, chef de l'IRA, Biram Dah Abeid"/><figcaption>Légende image,L&rsquo;homme politique et opposant mauritanien, chef de l&rsquo;IRA, Biram Dah Abeid</figcaption></figure>



<h2 id="Esclavage-traditionnel-ou-moderne-">Esclavage traditionnel ou moderne ?</h2>



<p>Le concept traditionnel et historique de l&rsquo;esclavage implique qu&rsquo;une personne (l&rsquo;esclave) est la propriété légale d&rsquo;une autre (le maître), obéit à tous ses ordres, travaille pour lui gratuitement et est achetée et vendue comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un bien matériel. Les enfants d&rsquo;esclaves deviennent des esclaves héréditaires.</p>



<p>Malgré les lois et chartes internationales criminalisant l&rsquo;esclavage dans ce sens historique, il a persisté et a pris d&rsquo;autres formes modernes, telles que la traite des êtres humains à des fins d&rsquo;exploitation sexuelle, les forçant à travailler, à commettre des crimes ou à voler leurs organes. Il y a aussi le travail forcé, le mariage forcé et la servitude des enfants.</p>



<p>Les observateurs des déclarations des responsables gouvernementaux en Mauritanie au cours de la dernière décennie remarqueront qu&rsquo;elles ont oscillé entre une totale négation de l&rsquo;existence de pratiques esclavagistes dans le pays et une reconnaissance de leur existence, mais sous la forme de cas isolés dans des zones rurales reculées.</p>



<p>Le journaliste, Aziz Ould Al-Sufi, vice-président du Syndicat des journalistes mauritaniens, affirme que « l&rsquo;esclavage en tant que pratique publique n&rsquo;existe pas en Mauritanie, mais il n&rsquo;y a que des traces et des vestiges de ce phénomène honteux », une opinion que le Dr Sidi Mohamed Ould El Mostafa Ould El Gaid, président de la Société mauritanienne de sociologie, partage.</p>



<p>Il estime que « les pratiques à caractère servile n&rsquo;existent plus, du moins dans leur style classique grossier, dans la société mauritanienne de quelque manière que ce soit, en raison de l&rsquo;existence d&rsquo;un arsenal juridique et judiciaire qui les criminalise explicitement et catégoriquement ».</p>



<p>Mais il reconnaît que la société mauritanienne « souffre toujours des répercussions sociales de ce phénomène odieux, car on constate de temps à autre que des cas isolés sont décelés dans ce contexte. »</p>



<p>Quant au chef du mouvement IRA, Biram Dah Obaid, il affirme que les victimes « sont réduites en esclavage par servitude héréditaire à travers la lignée maternelle. Elles naissent comme la propriété d&rsquo;autrui; qui dispose de leurs droits, de leur vie, de leurs muscles, et de la sueur de leur front, comme le fait le propriétaire pour son bien&#8230; Ce crime est répandu en Mauritanie, et sa pratique est aujourd&rsquo;hui la même que celle pratiquée dans l&rsquo;ancien temps par les Arabes et les Africains. Ce n&rsquo;est donc pas de l&rsquo;esclavage moderne, mais l&rsquo;esclavage traditionnel est répandu et beaucoup en sont victimes ».</p>



<p>Le professeur Stephen King, professeur à l&rsquo;Université de Georgetown, parle dans un document de recherche publié par l&rsquo;Arab Reform Initiative en août dernier de deux types d&rsquo;esclavage en Mauritanie, dont le premier est l&rsquo;esclavage héréditaire basé sur la lignée « qui traite les humains comme une propriété », et le second concernant d&rsquo;autres « vivant sous le poids de l&rsquo;esclavage moderne ou de conditions similaires à l&rsquo;esclavage ».</p>



<p>Les organisations de défense des droits de l&rsquo;homme du pays annoncent de temps à autre la découverte de cas d&rsquo;esclavage, dont le plus récent pourrait avoir été l&rsquo;annonce par la Commission nationale mauritanienne des droits de l&rsquo;homme en novembre 2021 d&rsquo;un cas d&rsquo;esclavage qui avait été découvert dans le village d&rsquo;Ain Ferba à l&rsquo;est du pays, à la suite d&rsquo;une enquête.</p>



<p>Cela a été précédé en mars de la même année par une déclaration de l&rsquo;Organisation de secours des droits de l&rsquo;homme, qui a parlé de la découverte d&rsquo;un cas d&rsquo;esclavage dans la ville de Ouadane, dans le nord de la Mauritanie, où il a fait référence à une cérémonie de mariage tenue dans la ville, au cours de laquelle les familles des jeunes mariés s&rsquo;accordaient sur une dot du montant d&rsquo;un « serviteur », en plus d&rsquo;un chameau.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/71B0/production/_122740192_gettyimages-73520423.jpg" alt="Une famille vit dans une cabane en tôle dans la zone portuaire, qui abrite un grand nombre de Haratines à Nouakchott"/><figcaption>Légende image,Une famille vit dans une cabane en tôle dans la zone portuaire, qui abrite un grand nombre de Haratines à Nouakchott</figcaption></figure>



<h2 id="Les-Haratines">« Les Haratines »</h2>



<p>Le professeur King affirme que l&rsquo;esclavage en Mauritanie « est également caractérisé comme de l&rsquo;esclavage racial. Dans un pays dont la population est largement appauvrie, l&rsquo;élite arabo-berbère arabophone domine sans relâche les articulations de l&rsquo;État mauritanien et de son économie ».</p>



<p>Il ajoute que ce groupe s&rsquo;appelle les « Al-Baidan » (Al-Bayd), alors que les victimes de l&rsquo;esclavage des Noirs (ou « Soudan ») sont celles qui appartiennent à la culture arabo-islamique en Mauritanie.</p>



<p>Les noirs qui ont été libérés de l&rsquo;esclavage en Mauritanie sont appelés « haratines », et parfois ce titre est associé aux « esclaves » en général.</p>



<p>En 2013, la « Charte des droits politiques, économiques et sociaux des Haratines » a été annoncée par certains fils Haratines et d&rsquo;autres qui croient en l&rsquo;égalité et soutiennent les segments marginalisés du pays.</p>



<p>En 2014, une marche de masse a été organisée pour exiger la mise en œuvre de ce document, et depuis cette date, une marche annuelle est organisée pour rappeler la souffrance de ce segment de la population et exiger un changement de sa condition.</p>



<h2 id="Législation-mais">Législation&#8230; mais&#8230;</h2>



<p>Malgré le décret présidentiel qui a aboli l&rsquo;esclavage en Mauritanie en 1981, aucune loi pénale n&rsquo;a été promulguée à l&rsquo;époque pour faire respecter cette interdiction.</p>



<p>En 2007, la Mauritanie a adopté une loi permettant de poursuivre les propriétaires d&rsquo;esclaves, mais elle a rarement été appliquée, selon les défenseurs des droits humains locaux et internationaux et selon les rapports des Nations Unies. En effet, un grand nombre de militants anti-esclavagistes ont été poursuivis et emprisonnés.</p>



<p>En 2015, le gouvernement mauritanien a créé trois tribunaux spéciaux pour juger les personnes accusées de pratiques d&rsquo;esclavage, mais il n&rsquo;a également enquêté que sur quelques cas.</p>



<p>Selon le rapport 2020 sur la traite des personnes du Département d&rsquo;État américain, la Mauritanie a enquêté sur un cas et inculpé cinq personnes pour traite des êtres humains. Le rapport note qu&rsquo;aucun propriétaire d&rsquo;esclaves n&rsquo;a été détenu en prison.</p>



<p>Obaid dit que l&rsquo;une des raisons de ne pas appliquer la législation relative à l&rsquo;interdiction de l&rsquo;esclavage est que « beaucoup de ceux qui contrôlent la société, le pouvoir judiciaire et la sécurité croient encore que l&rsquo;esclavage est une pratique légitime et sacrée qui ne doit pas être violée ou démantelée . »</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/D3BC/production/_122740245_8cfdd311-c50e-4bc2-97e5-e6fa7e599af0.jpg" alt="Dr Sidi Mohamed Ould El Mostafa Ould El Gaid, président de la Société mauritanienne de sociologie"/><figcaption>Légende image,Dr Sidi Mohamed Ould El Mostafa Ould El Gaid, président de la Société mauritanienne de sociologie</figcaption></figure>



<h2 id="Facteurs-économiques-sociaux-et-religieux">Facteurs économiques, sociaux et religieux</h2>



<p>Professeur de sociologie, Dr Sidi Mohamed Ould El-Gaid a déclaré que les raisons de la persistance des sédiments sociaux du phénomène, et ce qu&rsquo;il a décrit comme une suspicion qui s&rsquo;observe de temps à autre « dans des cas isolés, » tient à un certain nombre de facteurs, y compris la « dominance des valeurs traditionnelles et des systèmes culturels » sur la société, où la structure tribale est encore inébranlable. Le vocabulaire de la « hiérarchie sociale » est toujours influent et difficile à faire disparaître.</p>



<p>Il évoque également le faible niveau de conscience civile et sociale « en raison de la fragilité du système éducatif », et la propagation des taux d&rsquo;extrême pauvreté parmi les anciens esclaves.</p>



<p>Ould Al-Sufi affirme que malgré la législation et l&rsquo;accent mis par le président Mohamed Ould El-Ghazouani sur l&rsquo;élimination de « l&rsquo;esclavage et ses vestiges », les enfants d&rsquo;anciens esclaves « vivent toujours dans l&rsquo;injustice et l&rsquo;exclusion avec tout ce que cela implique de pauvreté, de fragilité et de privation », et attribue cela à plusieurs facteurs tels que la propagation du chômage, la crise du logement et la médiocrité des services, le niveau médical, le niveau d&rsquo;éducation, « l&rsquo;absence de justice et la propagation des pots-de-vin et de la corruption », qui, selon lui, doublent leur souffrance.</p>



<p>Obaid parle de ce qu&rsquo;il considère comme une raison religieuse, car il dit que « les livres et les interprétations en vigueur, qui sont la seule interprétation des textes juridiques du Coran et de la Sunnah en Mauritanie, considèrent encore l&rsquo;esclavage comme un sixième pilier de l&rsquo;Islam ». Cette loi traite des questions d&rsquo;esclavage en tant que droit du propriétaire, de l&rsquo;exploiteur et du bourreau d&rsquo;esclaves.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/BBD4/production/_122748084_ee2c491e-eac4-467c-956d-67f251fd16c1.jpg" alt="Aziz Ould El-Soufi, vice-président du Syndicat mauritanien des journalistes"/><figcaption>Légende image,Aziz Ould El-Soufi, vice-président du Syndicat mauritanien des journalistes</figcaption></figure>



<h2 id="Volonté-politique">Volonté politique</h2>



<p>Les points de vue des organismes internationaux et locaux de défense des droits de l&rsquo;homme concernés par la lutte contre l&rsquo;esclavage en Mauritanie variaient quant à savoir s&rsquo;ils avaient perçu l&rsquo;existence d&rsquo;une réelle volonté politique d&rsquo;améliorer les conditions de ces personnes depuis l&rsquo;entrée en fonction d&rsquo;Al-Ghazwani en août 2019.</p>



<p>Depuis son arrivée au pouvoir, le président Ghazwani a cherché à se réconcilier avec les groupes d&rsquo;opposition, a abordé la question des relations interethniques et a nommé un Premier ministre qui appartient à la catégorie « Haratine ».</p>



<p>Le gouvernement mauritanien a accueilli une délégation d&rsquo;un groupe de pression anti-esclavagiste américain appelé « Abolition Group », qui s&rsquo;était auparavant vu refuser l&rsquo;entrée dans le pays.</p>



<p>Al-Ghazwani a également rencontré le politicien de l&rsquo;opposition et chef du mouvement « IRA », Biram Obeid, et son gouvernement a accordé une reconnaissance au mouvement dont les militants, dont Obeid, avaient déjà été emprisonnés.</p>



<p>Ould El-Soufi estime que le président mauritanien « a accordé un grand soin à éradiquer les vestiges de l&rsquo;esclavage, en insistant sur la nécessité de l&rsquo;éducation universelle et la lutte contre la pauvreté ».</p>



<p>Il a également créé une agence spéciale pour lutter contre les effets de l&rsquo;esclavage et éliminer les vestiges de la pauvreté, la marginalisation et la privation.</p>



<p>Mais la « Charte des droits politiques, économiques et sociaux des Haratines » a déclaré dans un document évaluant leur situation pendant les deux années du règne de Ghazwani et publié en septembre dernier, que l&rsquo;évaluation montrait la poursuite de « l&rsquo;engagement de la politique de déni et mépris du dilemme de l&rsquo;esclavage et de la question des Haratines ».</p>



<p>Obaid estime qu' »il existe une volonté politique de la part d&rsquo;Al-Ghazwani de résoudre le problème, mais elle est fortement combattue par ceux qui l&rsquo;entourent et par la classe politique et tribale influente de la société ».</p>



<p>Malgré les signes positifs et les apparents efforts législatifs et réformateurs déployés par les autorités ces dernières années pour faire face au phénomène de l&rsquo;esclavage en Mauritanie, la route semble encore longue et, selon de nombreux observateurs, elle nécessite un traitement radical à plusieurs niveaux, économique , social, éducatif, politique et judiciaire, non seulement pour éliminer le phénomène, mais aussi pour aider ses victimes et leurs enfants qui souffrent de la pauvreté et de la marginalisation.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/16FFC/production/_122740249_gettyimages-1136696479.jpg" alt="Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazwany"/><figcaption>Légende image,Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazwany</figcaption></figure>



<p><strong>Source: BBC Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/esclavage-en-mauritanie-y-a-t-il-une-reelle-volonte-politique-dy-mettre-fin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>La construction de « La mère de l&#8217;humanité » prend du retard</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/la-construction-de-la-mere-de-lhumanite-prend-du-retard/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/la-construction-de-la-mere-de-lhumanite-prend-du-retard/#respond</comments>
				<pubDate>Mon, 29 Jun 2020 14:45:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Biya]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=17719</guid>
				<description><![CDATA[« La mère de l&#8217;humanité » est le monument prévu au Cameroun en mémoire des victimes de la traite des esclaves. Mais la mise en œuvre du projet n&#8217;avance pas. Sur un terrain de 80 hectares, le monument sculpté par l’artiste afro-américain Nijel Binns mesurera 80 mètres de haut, comptera 29 étages et sera placé au cœur...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/17213561_303.jpg" alt="" class="wp-image-17720" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/17213561_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/17213561_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Le monument en mémoire de Charles Atangana à Yaoundé</figcaption></figure>



<p>« La mère de l&rsquo;humanité » est le monument prévu au Cameroun en mémoire des victimes de la traite des esclaves. Mais la mise en œuvre du projet n&rsquo;avance pas.</p>



<p>Sur un terrain de 80 hectares, le monument sculpté par l’artiste afro-américain Nijel Binns mesurera 80 mètres de haut, comptera 29 étages et sera placé au cœur de 54 pavillons représentant les nations africaines, dans le&nbsp;sud du Cameroun.&nbsp;&nbsp;Avec le meurtre de George Floyd aux Etats-Unis, le projet « La mère de l&rsquo;humanité »&nbsp;prend une autre dimension.</p>



<p>À Kribi, en bordure de l&rsquo;océan Atlantique, dans le sud du Cameroun, le projet est connu des habitants depuis 2016. Cependant, ceux-ci commencent par s’impatienter au sujet de la matérialisation dudit projet.</p>



<p><em>« Ici on conjugue toujours au futur. On a eu tellement des projets qui sont morts tôt. Donc, ce n&rsquo;est que quand je serai vraiment assuré que ça vient que je serai plus tranquille »</em>, déclare, sceptique, Joseph, habitant de Kribi.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/la-construction-de-la-m%C3%A8re-de-lhumanit%C3%A9-prend-du-retard/a-53979670#"><img src="https://www.dw.com/image/50698442_404.jpg" alt="Les initiateurs du projet attendent beaucoup du président Paul Biya (picture-alliance/AP Photo/S. Alamba)"/></a></figure>



<p>Les initiateurs du projet attendent beaucoup du président Paul Biya</p>



<p>Un arrêté du ministère des Domaines du Cameroun indique le site du projet et une commission travaille en ce moment pour sa matérialisation.</p>



<p><em>« La mère de l&rsquo;humanité »&nbsp;</em>est un projet de l&rsquo;ONG américaine ARK Jammers basée à Baltimore. Son président d&rsquo;origine camerounaise, Christophe Ava, confirme travailler effectivement avec les autorités camerounaises. Mais il déplore les lenteurs, pour ne pas dire les tracasseries administratives.</p>



<p><em>« Nous sommes désolé de constater que l&rsquo;administration est un peu tatillonne par rapport aux procédures. Mais l&rsquo;engagement que le président du Cameroun a pris pour faire avancer ce projet, je pense que cet engagement sera tenu »,&nbsp;</em>soutient-il.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/la-construction-de-la-m%C3%A8re-de-lhumanit%C3%A9-prend-du-retard/a-53979670#"><img src="https://www.dw.com/image/53879153_404.jpg" alt="La mort de George Floyd a fait rejaillir les manifestations contre le racisme (picture-alliance/Zuma/A. Dinner)"/></a></figure>



<p>La mort de George Floyd a fait rejaillir les manifestations contre le racisme</p>



<p><strong>Aux origines du projet</strong></p>



<p>L&rsquo;idée de ce monument est née des brutalités policières contre les noirs en Californie en 2014, pour rappeler et magnifier la place de l&rsquo;Afrique dans le monde.</p>



<p><em>« Les financements, ce sont les dons. Mais nous ne pouvons pas avoir accès à ces dons tant que nous n&rsquo;avons pas encore officiellement les papiers du terrain. Donc, nous allons nous rapprocher des donateurs dès que nous aurons les papiers officiels du gouvernement pour construire le monument. Et au bout de deux ou trois mois, je pense qu&rsquo;on pourra répondre plus concrètement. Mais en tout cas, pour ce qui nous concerne, les promesses restent fermes pour construire ce monument, et même au-delà du montant attendu. Donc, nous ne sommes pas inquiets pour cela »,&nbsp;</em>précise&nbsp;Christophe Ava au sujet des financements.</p>



<p><strong>Expropriation des terres&nbsp;</strong></p>



<p>Selon Landry Tsiaga, habitant de la ville, le monument est le bienvenu à Kribi. Mais les populations du secteur concerné, notamment de Grand Batanga, à l&rsquo;est de la ville, se plaignent de l&rsquo;expropriation de leurs terres.</p>



<p><em> »Ce projet apporte une nouvelle vision à la cité de Kribi qui est une ville touristique par excellence. Et donc cela motive, le fait que les touristes viennent dans la ville parce que c&rsquo;était plutôt un secteur sinistré jusqu&rsquo;ici. D&rsquo;autre part, nous sommes un peu frustrés parce que la déclaration d&rsquo;utilité publique a pris beaucoup d&rsquo;espace aux villageois de ce côté qui n&rsquo;ont déjà plus assez de terres. Il faut avouer que le port en lui-même en avait déjà pris 26.000 hectares. Donc les populations se sentent un peu à l&rsquo;étroit »,&nbsp;</em>affirme Landry Tsiaga</p>



<p>Le projet du monument « La mère de l&rsquo;humanité » est une réaction aux traumatismes d&rsquo;afro-descendants aux Etats-Unis.  Parmi eux, certains ont déjà pu par des tests ADN retrouver leurs différentes ethnies d&rsquo;origine au Cameroun, où leurs ancêtres avaient été arrachés par l&rsquo;esclavage à partir de 1441, voici  580 ans.</p>



<p><strong>Source : Deutsche welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/la-construction-de-la-mere-de-lhumanite-prend-du-retard/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Avec la Tunisie, enfin un pays du Maghreb qui célèbre l’abolition de l’esclavage</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/avec-la-tunisie-enfin-un-pays-du-maghreb-qui-celebre-labolition-de-lesclavage/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/avec-la-tunisie-enfin-un-pays-du-maghreb-qui-celebre-labolition-de-lesclavage/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 13:52:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[abolition]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=13545</guid>
				<description><![CDATA[Ce 23 janvier 2020, la Tunisie est le premier pays du Maghreb et le deuxième pays du continent africain à célébrer l’abolition de l’esclavage. En attendant une loi déclarant crime contre l’humanité cette exploitation de l’homme par l’homme. C’est le défunt président&#160;Béji Caïd Essebsi qui l’avait annoncé le 23 janvier 2019, au palais de Carthage....]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/21489_1012439792156686_6087470446799018508_n-592x296-1579780469.jpg" alt="" class="wp-image-13549" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/21489_1012439792156686_6087470446799018508_n-592x296-1579780469.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/21489_1012439792156686_6087470446799018508_n-592x296-1579780469-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption> Des activistes unis contre le racisme en Tunisie et dans le reste du Maghreb (photo d&rsquo;illustration). © Facebook/masmitich3azi </figcaption></figure>



<p><strong>Ce 23 janvier 2020, la Tunisie est le premier pays du Maghreb et le deuxième pays du continent africain à célébrer l’abolition de l’esclavage. En attendant une loi déclarant crime contre l’humanité cette exploitation de l’homme par l’homme.</strong></p>



<p>C’est le défunt président&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/713313/societe/tunisie-le-23-janvier-journee-de-labolition-de-lesclavage-une-decision-historique/">Béji Caïd Essebsi qui l’avait annoncé le 23 janvier 2019</a>, au palais de Carthage. La Tunisie est le premier pays du Maghreb à instituer une journée nationale de l’abolition de l’esclavage.</p>



<p>En devenant ainsi le&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/156139/politique/l-esclavage-d-clar-crime-contre-l-humanit/">deuxième pays du continent africain, après le Sénégal, en 2010</a>, à s’incliner devant la mémoire des millions de Subsahariens déportés et mis en esclavage, la Tunisie brise un tabou, répare une injustice et s’engage à lutter contre les formes contemporaines de racismes et d’exploitation.</p>



<h4>Un tabou brisé</h4>



<p>Le choix de cette date rend hommage au&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/526899/societe/ce-jour-la-le-23-janvier-1846-tunis-abolit-lesclavage/">décret d’abolition pris par le bey de Tunis, Ahmed 1er, le 23 janvier 1846</a>. Cet événement, historique en Afrique mais trop souvent oublié, avait été «&nbsp;préparé&nbsp;» en août 1842, lorsque le bey, avec le soutien des religieux, avait fermé le marché aux esclaves de Tunis et proclamé la liberté de « toute personne née dans le pays ».</p>



<p>Le 23 janvier 1846, donc, l’abolition totale est décidée dans tout le pays par un décret qui n’a pas été entièrement respecté. Cela a justifié une deuxième abolition, le 28 mai 1890, de la part de son successeur, Ali Bey III, qui a prévu des sanctions pénales pour les contrevenants.</p>



<p>Même si ces abolitions sont restées formelles, la traite et l’esclavage des Noirs continuant jusqu’au XXe siècle, ces deux décisions témoignent d’une prise de conscience de l’injustice d’un commerce des Noirs qui remonte à la naissance de l’islam.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES PRINCES DU MONDE ARABE TRAVERSAIENT LE SAHARA OU LA MER ROUGE POUR SE POURVOIR EN MAIN D’ŒUVRE DANS LE RÉSERVOIR DU SOUS-CONTINENT SUBSAHARIEN</p></blockquote>



<p>En effet, dès le VIIe siècle les princes du monde arabe traversaient le Sahara ou la mer Rouge pour se pourvoir en main d’œuvre dans le réservoir du sous-continent subsaharien.</p>



<p>Dix à quinze millions de Subsahariens vont alors connaître les affres de la capture, de la déportation et de l’esclavage comme eunuques, domestiques, concubines, soldats et mineurs, pour les plaisirs et la prospérité de riches bédouins.</p>



<p>Quatorze siècles de massacres que l’économiste Tidiane Ndiaye qualifiera de « génocide voilé » dans son ouvrage publié exactement un an après celui du premier intellectuel maghrébin à s’attaquer à ce tabou, Malek Chebel,&nbsp;<em>L’esclavage en terre d’islam</em>, en 2007.</p>



<h4>Une injustice à réparer</h4>



<p>La confusion entre l’islamisation et l’arabisation est pour beaucoup dans ce tabou. Les pays du monde musulman, Afrique comprise, questionnent également peu des questions telles que les alliances au moment des décolonisations et de la lutte contre le racisme en Occident, ou la traite, le racisme anti-noir et l’esclavage arabo-musulman.</p>



<p>Pourtant la présence ancienne et l’influence des Noirs dans le Maghreb, le Proche et le Moyen-Orient est attestée par les études historiques les plus récentes. Et pour la première fois, un documentaire d’envergure tel que « Les routes de l’esclavage » (produit par Arte en 2018) esquisse une vision globale d’un phénomène au long cours.</p>



<p>Au sud de ces pays vivent, aujourd’hui encore, ces Noirs méprisés et traités de « kahlouche » (« nègres ») ou « abids » (« esclaves »), très souvent abandonnés par les États au racisme et aux discriminations sans fard qui s’abattent aussi sur les nombreux étudiants et travailleurs subsahariens maltraités dans l’indifférence générale.</p>



<p>À cela s’ajoutent les nombreux&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/133986/societe/maroc-ceuta-et-melilla-les-migrants-pris-au-pi-ge/">migrants en transit vers l’Europe</a>, exploités par des filières mafieuses locales, qui viennent s’échouer régulièrement au large des côtes africaines et européennes.<br>On peut encore avoir en mémoire le fameux « zoo de Misrata » et ses images de ventes de migrants en Libye, « le cimetière pour esclaves » de Djerba, les commentaires racistes sur la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/700711/societe/chronique-miss-algerie-trop-noire-ou-pas-assez-belle/">Miss Algérie 2019</a>&nbsp;ou les milliers de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/232938/societe/gertrude-mon-calvaire-comme-domestique-camerounaise-au-liban/">domestiques noires brutalisées et privées de papiers au Liban</a>.</p>



<p>Ou encore&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/263047/politique/mauritanie-la-parole-est-a-la-defense-des-noirs/">la Mauritanie</a>&nbsp;et le Soudan, déchirés par des conflits résurgents reposant sur une histoire nationale non égalitaire.</p>



<p>Ce sont ces injustices que la Tunisie devrait réparer ce 23 janvier, ne serait-ce que symboliquement, par cette première journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage. Depuis le « printemps arabe », <a href="https://www.jeuneafrique.com/644111/societe/loi-contre-le-racisme-tournant-historique-en-tunisie-mais-ou-en-sont-lalgerie-et-le-maroc/">ce pays est l’un des plus engagés dans la lutte contre le racisme</a>.</p>



<p>Après l’important travail de mémoire sur la traite des Noirs entrepris par les nations occidentales (lois, musées et initiatives de la société civile) et de plus en plus en Afrique subsaharienne (première loi africaine au Sénégal et nombreux lieux de mémoire), il importe que le Maghreb et le monde arabe ouvrent ce chapitre de leur histoire pour dessiner un quotidien plus humain au profit de leurs minorités.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/avec-la-tunisie-enfin-un-pays-du-maghreb-qui-celebre-labolition-de-lesclavage/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
