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	<title>Ennahdha &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Ennahdha &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>En Tunisie, Kaïs Saïed assoit son autorité face à un Parlement divisé</title>
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				<pubDate>Thu, 30 Jul 2020 18:15:16 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Objet d’une motion de défiance, le chef du parti islamo-conservateur Ennahdha, Rached Ghannouchi, est parvenu jeudi à conserver son siège de président du Parlement. Les derniers jours ont été riches en rebondissements pour la scène politique tunisienne. Jeudi 30&#160;juillet, Rached Ghannouchi, chef du parti islamo-conservateur Ennahdha, est parvenu à conserver son siège de président du...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/kais-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-10542" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/kais.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/kais-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/kais-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Kais Saied</figcaption></figure>



<p><strong>Objet d’une motion de défiance, le chef du parti islamo-conservateur Ennahdha, Rached Ghannouchi, est parvenu jeudi à conserver son siège de président du Parlement.</strong></p>



<p>Les derniers jours ont été riches en rebondissements pour la scène politique tunisienne. Jeudi 30&nbsp;juillet, Rached Ghannouchi, chef du parti islamo-conservateur Ennahdha, est parvenu à conserver son siège de président du Parlement, après un vote mouvementé sur une motion de défiance inédite dont il faisait l’objet. La&nbsp;<em>«&nbsp;victoire&nbsp;»</em>&nbsp;dont s’est aussitôt félicité M. Ghannouchi, laisse malgré tout l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), élue en octobre, profondément divisée. Le tout dans un contexte de paralysie politique avec un énième gouvernement en cours de formation et des relations de plus en plus crispées entre les principaux partis et le chef de l’Etat, Kaïs Saïed.</p>



<p>En décidant, samedi 25 juillet, de nommer un indépendant, Hichem Mechichi, comme nouveau chef de gouvernement, le président tunisien n’avait pas hésité à balayer les noms proposés par les formations arrivées en tête aux législatives, Ennahda et Qalb Tounès, le parti de l’homme d’affaires controversé Nabil Karoui. Un cavalier seul qui sonnait comme un âpre rappel du peu de considération du chef de l’Etat envers le jeu partisan.</p>



<p>Kaïs Saïed peut tirer profit du discrédit qui menace un hémicycle tunisien fragmenté comme jamais. La motion de défiance contre M. Ghannouchi – qui a rassemblé 97 voix favorables alors qu’il en aurait fallu 109 – est ainsi une première, dix ans après la révolution qui a chassé du pouvoir Zine El-Abidine Ben Ali et lancé la démocratisation du pays.</p>



<h4>«&nbsp;Lutte de domination&nbsp;»</h4>



<p>Ces derniers mois, M.&nbsp;Ghannouchi s’est ingénié à intimider le chef de l’Etat, voire à le ridiculiser, en marchant notamment sur ses plates-bandes dans le domaine des affaires étrangères, une prérogative du président. Désireux de voir émerger une coalition plus à son goût, il a aussi tout fait pour renverser le précédent chef de gouvernement, Elyes Fakhfakh, un social-démocrate qui avait été choisi, déjà, par Kaïs Saïed. Mais ces tentatives de déstabilisation et sa diplomatie parallèle lui ont valu une forte hostilité au sein du Parlement, sans vraiment parvenir à ébranler le chef de l’Etat.</p>



<p>Ce dernier&nbsp;<em>«&nbsp;est en train de mener une lutte de domination pour asseoir son autorité&nbsp;»</em>, estime Amin Allal, chercheur à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain. Si le nouveau cabinet que doit former Hichem Mechichi obtient la confiance des députés d’ici fin à août, M.&nbsp;Saïed aura un homme de confiance à la tête de l’exécutif. Si ce n’est pas le cas, il pourra toujours dissoudre le Parlement.</p>



<p>Ennahda comme Qalb Tounès critiquent aujourd’hui la <em>« présidentialisation » </em>du régime. Mais c’est d’abord la crise des partis qui a fait pencher le rapport de forces en faveur du chef de l’Etat, largement élu lors de la présidentielle d’octobre 2019. Et en premier lieu l’échec du parti islamo-conservateur à installer rapidement à la tête du gouvernement l’homme de son choix malgré sa majorité à l’Assemblée. Un échec qui avait conduit Kaïs Saïed à s’impliquer davantage dans le processus de formation du gouvernement.</p>



<p>Ce dernier ne s’est jamais embarrassé de discours protocolaires pour évoquer son manque d’enthousiasme vis-à-vis du parlementarisme.&nbsp;<em>«&nbsp;L’ère des partis politiques et de la démocratie représentative est révolue, ce n’était qu’un phénomène éphémère appelé à disparaître&nbsp;»</em>, affirmait le candidat Saïed en juin&nbsp;2019, six mois avant le premier tour de la présidentielle, dans un entretien accordé au journal arabophone&nbsp;<em>Acharaa Al-Maghrabi</em>.</p>



<p>Depuis son élection, il n’a eu de cesse de circonscrire le terrain de jeu des partis, comme l’a démontré son choix quasiment unilatéral des deux derniers chefs de gouvernement. L’objectif ultime de Kaïs Saïed est de réviser le régime politique parlementaire et représentatif voulu par la Constitution de 2014 afin d’instaurer une démocratie directe. Souhaitant renverser la pyramide de l’Etat, il veut ancrer la légitimité au niveau local, notamment à travers des conseils locaux élus au scrutin uninominal, d’où émaneraient ensuite des conseils régionaux et,<em>&nbsp;in fine</em>, l’Assemblée nationale.</p>



<h4>Voie institutionnelle ou voie révolutionnaire</h4>



<p>Pourtant, ce projet de démocratie directe souffre aussi des contradictions de son porteur : juriste constitutionnaliste, Kaïs Saïed est viscéralement attaché au droit. Or, pour concrétiser ce dessein, il n’a que deux possibilités. La voie institutionnelle, qui l’obligerait à se soumettre aux règles de la démocratie représentative et aux procédures fastidieuses de la majorité des deux tiers ainsi que de l’aval d’une cour constitutionnelle pas encore instituée. Ou la voie révolutionnaire, qui le ferait sortir de la légalité et dont l’issue est difficilement maîtrisable. Dérogera-t-il à l’un de ses principes ou cherchera-t-il des leviers de pouvoir ailleurs ?</p>



<p>Pour l’heure, sa politique consiste à utiliser toutes les marges que lui octroie la Constitution, à l’instar de la nomination du chef du gouvernement ou de la redéfinition de&nbsp;<em>«&nbsp;la sécurité nationale&nbsp;»</em>, l’une des prérogatives présidentielles, comme instrument de puissance.</p>



<p>En élargissant ce principe à la santé, la justice ou les questions sociales, Kaïs Saïed viendrait se jucher au-dessus du conseil des ministres, s’immisçant dans une action publique habituellement dévolue au gouvernement. Ses prises de parole récentes, son choix du ministre de l’intérieur comme nouveau chef du gouvernement sont autant de signes indiquant cette direction.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>En Tunisie, le parti Ennahda soutient le gouvernement remanié d&#8217;Elyes Fakhfakh</title>
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				<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 12:58:27 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/unnamed-1-2.jpg" alt="" class="wp-image-14553" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/unnamed-1-2.jpg 512w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/unnamed-1-2-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>



<p><strong>Le parti d&rsquo;inspiration islamiste Ennahda a décidé, mercredi soir, de participer au gouvernement formé par le Premier ministre Elyes Fakhfakh. Il s&rsquo;est engagé à soutenir cet exécutif lors du vote de confiance au Parlement, ce qui devrait permettre d&rsquo;éviter sa dissolution.</strong></p>



<p>Après quatre&nbsp;mois d&rsquo;âpres&nbsp;négociations, le bras de fer a pris fin en Tunisie. Le parti d&rsquo;inspiration islamiste Ennahda, majoritaire au Parlement, a accepté, mercredi 19 février, de participer au&nbsp;gouvernement&nbsp;formé par le&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20200120-tunisie-elyes-fakhfakh-ancien-ministre-des-finances-charg%C3%A9-de-former-un-nouveau-gouvernement" rel="noreferrer noopener">Premier ministre désigné Elyes Fakhfakh</a>. « Nous soutiendrons »&nbsp;cet exécutif lors du vote de confiance, a précisé&nbsp;le mouvement de&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20191114-rached-ghannouchi-homme-compromis-tunisie-ennahda-portrait-assemblee-parlement" rel="noreferrer noopener">Rached Ghannouchi</a>&nbsp;dans un communiqué. Un appui qui ouvre la voie à son approbation par le Parlement dans les jours à venir. Après l&rsquo;échec d&rsquo;un premier gouvernement en janvier, un nouveau rejet pourrait entraîner une dissolution de l&rsquo;Assemblée élue il y a quatre mois, et des élections anticipées.</p>



<p>Le gouvernement amendé, obtenu après d&rsquo;intenses négociations avec Ennahda, comprend 32 ministres, dont sept appartenant au parti islamiste. Il confie les ministères régaliens à des personnalités n&rsquo;ayant aucun lien direct avec des partis.</p>



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<p>Ce gouvernement « regroupe toutes les familles politiques, des cadres de partis et des personnalités indépendantes », a souligné M. Fakhfakh, ancien ministre des Finances, dans une déclaration télévisée, après avoir présenté sa liste mercredi soir au président Kaïs Saïed. « La période des concertations, malgré ses difficultés et sa complexité, s&rsquo;est déroulée de façon tout à fait démocratique », a-t-il souligné.</p>



<p>Les ministères de la Justice et de l&rsquo;Intérieur, très convoités, ont été confiés respectivement à une juge présentée comme indépendante, Thouraya Jeribi, et à un ancien cadre ministériel qui venait d&rsquo;être nommé conseiller juridique de la présidence, Hichem Mechichi.&nbsp;La Défense revient à l&rsquo;ancien dirigeant de l&rsquo;Instance nationale d’accès à l&rsquo;information (INAI), Imed Hazgui, et les Affaires étrangères à un ancien ambassadeur à Oman, Noureddine Erraï.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<p><strong>Une Assemblée morcelée</strong></p>



<p>Le mouvement Ennahda&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20200215-tunisie-annonce-d-un-gouvernement-au-sort-incertain" rel="noreferrer noopener">avait rejeté au dernier moment une première liste présentée samedi soir</a>.&nbsp;Si le parti a un ministre supplémentaire par rapport à la liste initiale, il a justifié sa décision par la nécessité de prendre « en considération » les difficultés socio-économiques et sécuritaires de la Tunisie, nécessitant de former un gouvernement rapidement.</p>



<p>Même s&rsquo;il n&rsquo;a pas obtenu la formation d&rsquo;un gouvernement d&rsquo;union nationale incluant le deuxième parti du Parlement, Qalb Tounès, le mouvement a néanmoins estimé que les modifications du cabinet le rendent « plus efficace et plus équilibré ».</p>



<p>Le bureau du Parlement doit fixer d&rsquo;ici quelques jours une date pour le vote de confiance.&nbsp;Le nouveau gouvernement doit obtenir 109 voix sur 217, ce qui nécessite d&rsquo;importantes négociations&nbsp;étant donné le morcellement de l&rsquo;Assemblée, où Ennahda ne compte que 54 sièges.</p>



<p>Le président Kaïs Saïed, qui s&rsquo;est retrouvé au centre du jeu politique après&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20200111-tunisie-le-parlement-rejette-le-gouvernement-propos%C3%A9-par-habib-jemli" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;échec d&rsquo;un premier cabinet formé sous la houlette d&rsquo;Ennahda</a>, a martelé qu&rsquo;à défaut d&rsquo;approbation de l&rsquo;exécutif présenté par le Premier ministre qu&rsquo;il a désigné, il dissoudrait l&rsquo;Assemblée. Il peut le faire à partir du 15 mars, si aucun gouvernement n&rsquo;a été validé d&rsquo;ici là.</p>



<p>La Tunisie est le seul des pays secoués par les soulèvements du printemps arabe en 2011 à continuer sur la voie de la démocratisation.</p>



<p><strong>Source : France 24 /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Tractions autour du nouveau gouvernement en Tunisie : Ennahdha et Qalb Tounes débloquent la situation</title>
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				<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 14:54:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/unnamed-4.jpg" alt="" class="wp-image-14279" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/unnamed-4.jpg 448w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/unnamed-4-300x157.jpg 300w" sizes="(max-width: 448px) 100vw, 448px" /></figure>



<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/unnamed-4-2.jpg" alt="" class="wp-image-14282" width="607" height="318" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/unnamed-4-2.jpg 448w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/unnamed-4-2-300x157.jpg 300w" sizes="(max-width: 607px) 100vw, 607px" /></figure>



<p><strong>Les tractations se poursuivent entre Elyes Fakhfakh et les partis politiques pour s’assurer la confiance de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à son cabinet. Les partis Ennahdha (54 députés) et Qalb Tounes (38 députés) soufflent le chaud et le froid.</strong></p>



<p>Ils veulent lui éviter la chute, pour ne pas aller vers des élections anticipées, incertaines pour tout le monde. Mais, ils ne veulent pas lui donner carte blanche. Les islamistes d’Ennahdha sont parvenus à convaincre Elyes Fakhfakh d’associer Qalb Tounes aux concertations sur la formation du gouvernement. Rached Ghannouchi a bataillé dur pour y parvenir, afin de se racheter aux yeux de Nabil Karoui. Le vote des 38 députés de Karoui serait utile au sein de cette Assemblée, dont la majorité est très volatile.</p>



<p>Finalement, Fakhfakh est parvenu à la phase de nomination de l’équipe, qui va l’assister au gouvernement. Ennahdha aurait six ministères, non des moindres, qui seraient la Réforme administrative (Lotfi Zitoune), les Affaires locales (Imed Khemiri), le Transport (Abdellatif Mekki), l’Industrie (Anouar Maarref), l’Energie (Mongi Marzouk) et l’Equipement (Abdelkrim Harouni).</p>



<p>Le chef d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, a casé ses principaux détracteurs, notamment Abdellatif Mekki, au sein du gouvernement, pour réduire la pression concernant le prochain congrès du mouvement islamiste, prévu en juillet 2020. La deuxième remarque concerne l’attribution du ministère de la Justice au président d’Ettayar, Mohamed Abbou, qui en a fait une condition, presque inévitable, pour faire partie du gouvernement.</p>



<p><strong>Composition</strong></p>



<p>Ettayar a été satisfait, en matière de portefeuilles gouvernementaux avec, en plus celui de la Justice, des Domaines de l’Etat (Ghazi Chaouachi) et de l’Education (Mohamed El Hamedi). Tahya Tounes aurait les ministères de la Coopération internationale (Slim Azzabi) et la Santé (Sonia Bechikh), alors qu’Al Badil Ettounsi hériterait du ministère du Tourisme, avec Mohamed Ali Toumi.</p>



<p>Les prouesses de René Trabelsi, durant 2019, ne lui ont pas permis de sauver son poste. L’appartenance juive de René a fait grincer des dents certains partis de la majorité de Fakhfakh, spécialement les nationalistes d’Echaab. L’ex-ministre Trabelsi déclare être toujours «un soldat de la République», à tous les niveaux.</p>



<p>Le bureau de communication d’Elyes Fakhfakh a annoncé que ce dernier remettrait sa copie finale au président Saïed vendredi dans l’après-midi. Concernant la Défense et les Affaires étrangères, choisies conjointement entre les présidents Saïed et Fakhfakh, elles gardent les mêmes noms de l’équipe Jamli, à savoir Kamel Ayadi, pour la Défense, et Othmane Jarendi, pour les Affaires étrangères.</p>



<p><strong>Nouveau cadre</strong></p>



<p>Selon la conclusion du professeur universitaire Slim Laghmani, constitutionnaliste de renommée et politologue, à temps perdu, sur sa page Facebook, les islamistes avancent, prudemment, avec Elyes Fakhfakh. Laghmani cite le président du conseil de la choura d’Ennahdha, Abdelkrim Harouni, qui n’écarte pas l’éventualité de «voter pour le gouvernement de Fakhfakh, sans y participer, si les islamistes ne sont pas satisfaits en matière de diversification de la représentation au sein de l’équipe». Le professeur prend très au sérieux cette déclaration de Harouni, sur radio IFM.</p>



<p>Par ailleurs, selon le Pr Laghmani, Ennahdha «trouverait un avantage, en sortant, par cette approche, des obligations de l’article 89, puisque le vote de confiance au gouvernement Fakhfakh éviterait le scénario d’élections législatives anticipées».</p>



<p>Le contrôle du gouvernement passerait, alors, toujours selon le post Facebook de Laghmani, selon l’article 97 de la Constitution, avec une possible motion de censure, déclenchée par le tiers des députés et votée par la majorité de 109 députés. Ennahdha, Qalb Tounes, la coalition Karama et quelques autres députés peuvent faire l’affaire, une fois que ces composantes décident de faire sauter l’équipe Fakhfakh.</p>



<p>L’optique de voter en faveur de l’équipe Fakhfakh replacerait la décision aux mains de l’ARP, après avoir transité, un moment, par la présidence de la République, en raison du rejet de la confiance à Habib Jamli.</p>



<p>Les islamistes, surtout, mais d’autres formations politiques aussi, veulent reprendre la main sur la vie politique, reprise ces derniers temps par le président Kaïs Saïed, fait anormal pour un régime plutôt parlementaire, selon les attributions constitutionnelles.</p>



<p><strong>Source: El watan/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : Ennahdha se taille la part du lion dans le nouveau gouvernement</title>
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				<pubDate>Thu, 02 Jan 2020 16:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le chef du gouvernement Habib Jemli a annoncé le 2 janvier la composition de son équipe, mettant fin à un suspense de plusieurs semaines. Contrairement à ce qu’il avait annoncé fin décembre, les membres de son exécutif ne sont pas tous des technocrates indépendants. Quarante-deux jours après avoir été chargé de former le gouvernement, Habib...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/e6eb936_aLyccagA7sA9vMDw514KSgMg.jpg" alt="" class="wp-image-12873" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/e6eb936_aLyccagA7sA9vMDw514KSgMg.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/e6eb936_aLyccagA7sA9vMDw514KSgMg-300x207.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Tunisian President Kais Saied meets with Prime Minister designate Habib Jemli in Tunis, Tunisia, in this handout pictured obtained by Reuters on November 15, 2019. Tunisian Presidency/Handout via REUTERS THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. NO RESALES. NO ARCHIVES &#8211; RC2UBD9VX1VG</figcaption></figure>



<p><strong>Le chef du gouvernement Habib Jemli a annoncé le 2 janvier la composition de son équipe, mettant fin à un suspense de plusieurs semaines. Contrairement à ce qu’il avait annoncé fin décembre, les membres de son exécutif ne sont pas tous des technocrates indépendants.</strong></p>



<p>Quarante-deux jours après avoir été chargé de former le gouvernement, Habib Jemli a rendu sa copie au président de la République, Kaïs Saied. Il lui reste à obtenir l’aval de l’Assemblée pour que son équipe devienne opérationnelle. Le nouveau chef du gouvernement met ainsi fin à des semaines de palabres, de rebondissements et de négociations avec les partis qui l’avaient conduit&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/873821/politique/faute-de-majorite-parlementaire-la-tunisie-en-quete-dun-gouvernement-de-technocrates/">à annoncer, le 24 décembre, qu’il constituerait un exécutif de compétences non partisanes</a>. Une manœuvre difficile, voire impossible.</p>



<p>Désigné par Ennahdha, parti majoritaire à l’Assemblée avec seulement 52 sièges, Habib Jemli pouvait difficilement faire cavalier seul et ne pas prendre en compte les conditions imposées par la formation menée par Rached Ghannouchi, notamment sur l’attribution des ministères de souveraineté. Mais il a surtout été confronté aux rivalités partisanes et aux exigences des partis qui, en échange de leur soutien au gouvernement, exigeaient certains portefeuilles mais l’exclusion de leur rivaux. De quoi rendre complexe un accord pour un gouvernement tant il a été difficile de parvenir à un équilibre sur fond de paysage parlementaire morcelé.</p>



<p>Certains partis, dont le Courant démocratique et El Chaab, poussaient à constituer «&nbsp;un gouvernement du président&nbsp;», soit un exécutif de soutien à Kaïs Saied. D’autres formations voulaient pour leur part qu’Ennahdha, impliquée dans le pouvoir depuis 2012, gouverne seule afin qu’elle endosse ses responsabilités. Des souhaits non convergents et souvent incompatibles avec les priorités d’un pays qui périclite avec un conflit à ses frontières.</p>



<h4>Dissensions au sein du gouvernement</h4>



<p>Le nouveau gouvernement, composé de 42 portefeuilles, dont 14 secrétaires d’État, illustre ces multiples&nbsp;dissensions.&nbsp;Malgré toutes les affirmations de Habib Jemli, les ministres ne sont pas tous des indépendants.</p>



<p>Comme attendu, Ennahdha s’accapare pour des ministères de l’Intérieur et de la Justice. Le premier échoit au porte-parole Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Sofiene Selliti. Proche des islamistes, cet ancien premier substitut du procureur de la République a souvent été confronté aux avocats du collectif de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Le second est obtenu par le magistrat Hédi Ghediri, ancien premier président de la Cour de cassation. Quant à Abdellatif Missaoui, juge et ancien gouverneur de Ben Arous, il aura la charge des domaines de l’État.</p>



<p>Après avoir écarté le Courant démocratique et El Chaab, Ennahdha trouve un soutien auprès de Qalb Tounes. Sans être encarté, Fadhel Abdelkefi, qui retrouve le ministère du Développement et de la Coopération internationale, est l’un des atouts du parti de Nabil Karoui.</p>



<p>Après concertation avec le président de la République, conformément à la Constitution, le diplomate de carrière Khaled Shili prend en charge les Affaires étrangères, tandis que la Défense revient à Imed Dérouiche.</p>



<h4>Seulement quatre femmes ministres</h4>



<p>Contrairement à ce qu’il avait avancé, Habib Jemli n’a pas octroyé à des pointures connues venues de l’étranger ni 40 % des postes à des femmes. Loin s’en faut, elles ne sont que quatre ministres et six secrétaires d’État. Une déception pour ceux qui avaient espérer que ce gouvernement tant attendu impulse une dynamique nouvelle. Mais le choix de Habib Jemli a été surtout dicté par sa volonté de mettre en place une gouvernance différente plutôt que de s’attaquer à une refonte du gouvernement organisé autour de pôles d’activité. Cette liste tant attendue sera soumise au vote de confiance de l’Assemblée : un test qui en dira long sur l’audience de Habib Jemli.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4><strong>Composition du gouvernement de Habib Jemli</strong></h4>



<p>Ministre de la Justice&nbsp;: Hédi Guediri</p>



<p>Ministre de la Défense&nbsp;: Imed Dérouiche</p>



<p>Ministre de l’Intérieur&nbsp;: Sofien Selliti</p>



<p>Ministre des Affaires étrangères&nbsp;: Khaled Shili</p>



<p>Ministre des Affaires religieuses&nbsp;: Rachid Tabbakh</p>



<p>Ministre des Finances&nbsp;: Abderrahmane Khachtali</p>



<p>Ministre du Développement et de la Coopération&nbsp;: Fadhel Abdelkefi</p>



<p>Ministre de l’Industrie&nbsp;et de l’Energie&nbsp;: Mongi Marzouk</p>



<p>Ministre du Commerce&nbsp;: Béchir Zaâfouri</p>



<p>Ministre de l’Environnement&nbsp;: Noureddine Selmi</p>



<p>Ministre de l’Education&nbsp;: Kamel Hajjem</p>



<p>Ministre de l’Enseignement supérieur&nbsp;: Slim Chouri</p>



<p>Ministre de l’Agriculture&nbsp;: Hassan Chourabi</p>



<p>Ministre de l’Equipement&nbsp;: Raoudha Jabbari Arbi</p>



<p>Ministre de la Santé&nbsp;: Mustapha Ferjani</p>



<p>Ministre des Affaires sociales&nbsp;: Saïed Blel</p>



<p>Ministre du Tourisme : René Trabelsi</p>



<p>Ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi&nbsp;: Hassine Ben Saïed Debbech</p>



<p>Ministre des Technologies&nbsp;: Sami Samoui</p>



<p>Ministre du Transport&nbsp;: Jamel Gamra</p>



<p>Ministre des Domaines de l’Etat&nbsp;: Abdellatif Missaoui</p>



<p>Ministre de la Culture&nbsp;: Fathi Haddaoui</p>



<p>Ministre des Sports&nbsp;: Tarak Dhieb</p>



<p>Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance&nbsp;: Nabiha Bessrour</p>



<p>Ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption&nbsp;: Chiraz Tlili</p>



<p>Ministre chargé des Affaires économiques&nbsp;: Ali Chebbi</p>



<p>Ministre chargé de l’évaluation du rendement du gouvernement&nbsp;: Hédi Bchir</p>



<p>Ministre chargé des relations avec le parlement&nbsp;: Lobna Jribi</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères&nbsp;chargé de la diplomatie économique et des Tunisiens à l’étranger&nbsp;: Sana Skhiri</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre des Finances&nbsp;: Abdessalem Abbassi</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre de la Coopération&nbsp;chargé du développement et de la coopération internationale&nbsp;: Noureddine Kaâbi</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre du Commerce chargé du commerce intérieur&nbsp;: Faten Belhédi</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Industrie chargé des PME&nbsp;: Abdelmajid Ben Amara</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Industrie chargé des énergies renouvelables&nbsp;: Mohamed Ammar</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Environnement&nbsp;: Riadh Dabbou</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Agriculture&nbsp;: Mohamed Ali Ben Abdallah</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre de la Santé&nbsp;: Maha Aissaoui</p>



<p>Secrétaire d’État des Affaires sociales&nbsp;: Mohamed Chiha</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre des Sports chargé de la jeunesse&nbsp;: Fathi Bayyar</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre chargé des sports&nbsp;: Sihem Ayadi</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre du Tourisme chargé de l’artisanat&nbsp;: Najet Nefzi</p>



<p>Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Enseignement supérieur&nbsp;: Kaouther Saïed</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Rebondissements dans la formation du gouvernement tunisien : Ennahdha entre Qalb Tounes et l’arbitrage de Kaïs Saïed</title>
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				<pubDate>Tue, 24 Dec 2019 16:43:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les partis Ettayar, Echaab et Tahya Tounes ont fini par refuser la proposition de quartet avec Ennahdha. Les islamistes se voient dans l’obligation de s’allier avec Qalb Tounes, ou de remettre le sort du gouvernement au président Kaïs Saïed. La pression s’accentue sur Ghannouchi, qui ne dispose que de trois semaines pour clore le dossier....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Kaïs-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-12585" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Kaïs-Saied.jpg 932w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Kaïs-Saied-300x187.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Kaïs-Saied-768x480.jpg 768w" sizes="(max-width: 932px) 100vw, 932px" /></figure>



<p><strong>Les partis Ettayar, Echaab et Tahya Tounes ont fini par refuser la proposition de quartet avec Ennahdha. Les islamistes se voient dans l’obligation de s’allier avec Qalb Tounes, ou de remettre le sort du gouvernement au président Kaïs Saïed. La pression s’accentue sur Ghannouchi, qui ne dispose que de trois semaines pour clore le dossier.</strong></p>



<p>A&nbsp;l’opposé de ce que laissaient entendre les déclarations euphoriques de Habib Jamli, dans l’après-midi de samedi, selon lesquelles le gouvernement allait être annoncé en début de semaine, les instances politiques des partis Ettayar, Echaab et Tahya Tounes ont refusé la proposition de quartet avec Ennahdha.</p>



<p>Les trois partis considèrent que le programme proposé n’atteint pas le minimum requis. Retour à la case départ pour Jamli, qui déterre l’idée d’intégrer Qalb Tounes au gouvernement.</p>



<p>Les partis tunisiens craignent, désormais, l’alliance avec Ennahdha. Ceux qui ont tenté le coup, en 2011 et 2014, Nidaa Tounes, Ettakattol et le CPR, ont pratiquement disparu de l’échiquier politique. Cela n’encourage donc pas à refaire l’expérience, condamnant la saga de formation du prochain gouvernement tunisien à un rocambolesque rebondissement.</p>



<p>De telles craintes ont poussé les formations politiques du Courant démocratique (Ettayar), Mouvement du peuple (Echaab) et Tahya Tounes, de l’actuel chef du gouvernement, Youssef Chahed, à refuser la proposition de quartet soumise samedi dernier par Jamli, en présence de Rached Ghannouchi.&nbsp;<em>«La proposition n’atteint pas le minimum requis par nos doléances, inspirées de nos promesses à nos électeurs»</em>, précise un communiqué du bureau politique d’Ettayar.</p>



<p>Les mêmes propos ont été exprimés lors d’une conférence de presse d’Echaab, alors que Youssef Chahed a déclaré, à l’issue du conseil national de Tahya Tounes, que&nbsp;<em>«les conditions d’un gouvernement d’intérêt national ne sont pas réunies»</em>. Les trois partis ont claqué la porte, dimanche dans l’après-midi, plongeant les islamistes d’Ennahdha dans la consternation.</p>



<p><strong>Tergiversations</strong></p>



<p>Sitôt ces rejets annoncés, le dirigeant islamiste, Abdelhamid Jelassi, a résumé la situation en disant qu’il reste trois alternatives à Ennahdha. Les islamistes ont à choisir, dans leur conseil de la choura, entre une première option d’un gouvernement de minorité. Ennahdha gouverne seul et requiert des alliances par mission.</p>



<p>A chaque étape ses alliés. La seconde alternative, c’est de s’allier à Qalb Tounes, bien que les islamistes l’aient régulièrement refusé à cause des soucis de Nabil Karoui avec la justice.</p>



<p>La dernière option, c’est de s’en remettre au président Kaïs Saïed, comme le dit la Constitution, en cas de pareil blocage. Mais, le Président nommerait certes, volontiers, la personnalité qu’il juge capable de réussir. Toutefois, si cet attelage échoue, le Président appellera à des élections législatives anticipées. Or, les islamistes ne veulent pas de cette alternative.</p>



<p><strong>Roue de secours</strong></p>



<p>Tous les partis politiques accusent Qalb Tounes et son président, Nabil Karoui, de tous les maux. Ghannouchi et plusieurs dirigeants d’Ennahdha ont clairement dit refuser de gouverner avec Qalb Tounes, l’accusant de corruption. Néanmoins, le bureau politique de ce parti s’est réuni et a demandé à Ennahdha&nbsp;<em>«d’assumer sa responsabilité dans la formation du gouvernement, en respectant la volonté populaire»</em>.</p>



<p>Qalb Tounes a régulièrement affirmé qu’il est favorable à un gouvernement de compétences et ne veut pas de postes pour ses dirigeants, laissant ainsi le libre choix à Habib Jamli pour nommer des personnalités proches de Karoui, comme Fadhel Abdelkafi, entre autres.</p>



<p>Qalb Tounes s’attache désespérément à faire partie du gouvernement, pour faire taire les langues l’accusant de corruption, voire à entraîner ses alliés dans le même pétrin. Il se voit ainsi obligé d’ignorer les qualificatifs de «roue de secours d’Ennahdha», parce qu’il n’a de chance d’être associé au gouvernement qu’avec les islamistes d’Ennahdha.</p>



<p>Autrement, Nabil Karoui risquera gros dans les affaires qu’il traîne avec la justice. De leur côté, les islamistes savent qu’une alliance avec Karoui leur coûterait cher à l’avenir. Mais, c’est mieux que de remettre le sort du gouvernement à Kaïs Saïed, avec l’éventualité de législatives anticipées. La transition démocratique en Tunisie laisse encore la voie possible à l’instabilité politique et le prolongement de la crise socioéconomique.<br></p>



<p><strong>Source: El watan/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Formation du nouveau gouvernement en Tunisie : Vers une alliance entre Ennahdha, Ettayar, Echaab et Tahya Tounes</title>
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				<pubDate>Sun, 22 Dec 2019 09:10:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Ennahdha a fini par accepter d’accorder à Ettayar le ministère de la Justice et celui des Réformes administratives et de la Bonne gouvernance, avec pleins pouvoirs aux ministres. Par ailleurs, Ettayar a un droit de veto sur le nom du ministre de l’Intérieur. Les islamistes ont présenté de tels sacrifices pour ne pas laisser Ettayar...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Le-leader-du-parti-islamiste-Ennahdha-cherche-à-impliquer-le-président-Kais-Saied-dans-la-formation-du-nouveau-gouvernement.gif" alt="" class="wp-image-12546"/><figcaption>Rached ghannouchi et kais saied</figcaption></figure>



<p><strong>Ennahdha a fini par accepter d’accorder à Ettayar le ministère de la Justice et celui des Réformes administratives et de la Bonne gouvernance, avec pleins pouvoirs aux ministres.</strong></p>



<p>Par ailleurs, Ettayar a un droit de veto sur le nom du ministre de l’Intérieur. Les islamistes ont présenté de tels sacrifices pour ne pas laisser Ettayar dans la confortable position d’opposant, excellent tremplin pour les prochaines élections. Ghannouchi a peur de l’actuel quinquennat et veut impliquer tout le monde.Jusqu’à vendredi, les observateurs avaient soutenu qu’Ennahdha avait décidé de s’associer à Qalb Tounes et le bloc Karama pour former le gouvernement de Habib Jamli. Les dirigeants islamistes, comme Noureddine Arbaoui et Imed Hammami, ont régulièrement affirmé que les exigences d’Ettayar étaient supérieures au poids de ce parti.&nbsp;<em>«Avec 22 députés, ce n’est pas raisonnable de demander trois ministères importants»</em>, a clairement dit Ajmi Lourimi, député et l’un des leaders écoutés d’Ennahdha.</p>



<p>Mais, c’était sans compter sur les plans stratégiques de Ghannouchi, qui ne voulait pas laisser Mohamed Abbou et Ettayar dans la confortable chaise de l’opposant qui se limite à critiquer et promettre. Le leader d’Ennahdha veut que tout le monde mette ses mains à la pâte, lors des cinq prochaines années que tout le monde annonce comme très difficiles sur le plan socioéconomique.&nbsp;&nbsp;Ainsi, une réunion, de dernière minute, tenue vendredi autour du chef du gouvernement désigné par Ennahdha, Habib Jamli, a fait revenir les partis Ettayar, Echaâb et Tahya Tounes à de meilleurs sentiments. A sa sortie d’une réunion avec Rached Ghannouchi, Mohamed Abbou, Zouhair Maghzaoui et Youssef Chahed, le futur chef de gouvernement, Habib Jamli, a affirmé que&nbsp;<em>«les négociations ont bien avancé et ce progrès est concret et sérieux et il y a encore une partie des ententes qui sera abordée demain, mais j’ai vu une grande volonté de la part des partis rencontrés de participer au gouvernement»</em>.</p>



<p>D’autres réunions se tiendront ce week-end, au niveau des partis et avec Jamli, pour valider les accords conclus et discuter les aspects finaux de la formation du gouvernement. Deux documents seront examinés. Le premier porte sur 16 points proposés à inclure dans la charte politique et le second concerne les demandes d’Ettayar concernant l’intégration de la police judiciaire dans les structures du ministère de la Justice et les attributions des organes de contrôle au ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative.</p>



<p><strong>Compromis et craintes</strong></p>



<p>Malgré cette percée spectaculaire, les déclarations des représentants de ce nouveau quartet oscillent encore entre optimisme et craintes. Ainsi, le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a assuré que la situation de blocage est en passe d’être résolue. Il a néanmoins souligné que&nbsp;<em>«personne ne peut tout avoir ou tout perdre. Le fait que quatre partis soient en train de négocier, implique qu’aucun ne pourrait réaliser tous ses objectifs»</em>. Ghannouchi a estimé en outre que la composition du gouvernement devrait être annoncée au début de la semaine prochaine. Pour sa part, le président du bloc parlementaire de Tahya Tounes, Mustapha Ben Ahmed, a annoncé qu’un<em>«accord initial a été établi à la lumière des nouveaux développements et l’idée d’un gouvernement d’intérêt national semble s’imposer»</em>. Toutefois, le député a indiqué qu’il ne s’agit pas d’un accord définitif et que la décision de participer ou non au gouvernement revient au conseil national du parti. Mustapha Ben Ahmed a, par ailleurs, demandé aux islamistes d’abandonner leur&nbsp;<em>«hégémonisme»</em>, et exigé un droit de veto contre certains noms, en vue d’instaurer un véritable partenariat.</p>



<p><strong>Les réserves d’Echaab</strong></p>



<p>Des réserves plus appuyées ont été exprimées du côté du député du parti Echaab, Salem Labiadh, qui a publié un statut sur sa page Facebook où il a indiqué que l’offre politique présentée par le candidat à la primature, Habib Jamli, ne peut pas sauver le pays.&nbsp;<em>«L’offre politique présentée, cet après-midi, par le candidat à la primature, Habib Jamli, pour l’avenir de la gouvernance en Tunisie, ainsi que son approche pour la formation du gouvernement, les mécanismes de son fonctionnement et son programme ne sont pas à la hauteur de la responsabilité nationale et éthique pour sauver un pays menacé de crises structurelles sur les plans économique, politique, financier, social et même sécuritaire. Arrêtons de jouer avec les espoirs des gens et l’avenir d’un pays exposé à des risques internes et à des conflits régionaux et internationaux»</em>, a expressément dit Labiadh dans sa publication. Son parti, Echaab, tient aujourd’hui un conseil national pour décider de sa participation au gouvernement. Quant au bloc Karama (les mécontents d’Ennahdha), il n’a pas assisté à la réunion de vendredi. Il n’est pas écarté qu’il soutienne le gouvernement Jamli, selon les propos de Jawhar Ben Mbarek, le coordinateur général du mouvement Destourna. Ce dernier et le chroniqueur Habib Bouajila ont joué les intermédiaires entre les composantes du quartet pour faire redémarrer le processus de formation du gouvernement Jamli.</p>



<p><strong>Source: El Watan/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Formation du nouvel exécutif en Tunisie : Ennahdha se déleste de Qalb Tounes et de Nabil Karoui</title>
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				<pubDate>Tue, 26 Nov 2019 17:57:46 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le chef islamiste Ghannouchi dissocie les arrangements concernant le gouvernement de celle de l’Assemblée. La base d’Ennahdha refusant de s’associer à Nabil Karoui, soupçonné de blanchiment d’argent. Les tractations sont serrées pour la formation du prochain gouvernement. Habib Jamli, chef du gouvernement désigné par les islamistes d’Ennahdha, multiplie les concertations pour former son cabinet. Il...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/nabil.gif" alt="" class="wp-image-11676"/></figure>



<p><strong>Le chef islamiste Ghannouchi dissocie les arrangements concernant le gouvernement de celle de l’Assemblée. La base d’Ennahdha refusant de s’associer à Nabil Karoui, soupçonné de blanchiment d’argent. Les tractations sont serrées pour la formation du prochain gouvernement.</strong></p>



<p><strong>H</strong>abib Jamli, chef du gouvernement désigné par les islamistes d’Ennahdha, multiplie les concertations pour former son cabinet. Il a rencontré tous les groupes politiques élus à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Toutefois, si la quasi-totalité des réactions est positive, voire annonciatrice d’un consensus national, certains dirigeants d’Ennahdha veulent exclure Qalb Tounes du prochain gouvernement. Les voix du parti de Karoui avaient pourtant permis à Ghannouchi d’être élu la présidence de l’ARP.</p>



<p>Le chef d’Ennahdha et actuel président de l’ARP, Rached Ghannouchi, a confirmé ses capacités de manœuvrier, en parvenant, avec 52 députés sur les 217 du parlement, à en obtenir la présidence. Bien que bénéficiant des voix de Qalb Tounes, pour être élu, Ghannouchi n’a pas fait le moindre engagement envers ce parti, dont plusieurs membres traînent des dossiers de corruption et de blanchiment d’argent en justice.</p>



<p>Et pour confirmer cette attitude, il a proposé Habib Jamli au poste de chef de gouvernement, qualifié d’indépendant par le leader du Courant démocratique, M<sup>e</sup>&nbsp;Mohamed Abbou, qui n’a pas soutenu la candidature de Ghannouchi. La même attitude a été observée par le leader du parti Chaab, Zouhair Maghzaoui, ouvrant ainsi la voie à une majorité parlementaire, adossée à Ennahdha, le Courant démocratique et le parti Chaab, avec le soutien probable du rassemblement de la Dignité.&nbsp;&nbsp;D’autres partis et députés pourraient soutenir cette approche.</p>



<p><strong>Manœuvrier</strong></p>



<p>Avec une telle attitude, Ghannouchi et Ennahdha parviennent à se désolidariser de Nabil Karoui et Qalb Tounes, trop encombrants à cause des casseroles qu’ils traînent. Les islamistes disent que le troc se limitait à l’ARP, avec les voix d’Ennahdha (52) pour Samira Chaouchi, lors des élections de la première vice-présidence, contre les voix de Qalb Tounes (38), qui ont été déterminants pour élire Ghannouchi à la tête de l’ARP. Le futur révélera s’il y avait une partie cachée dans cet accord, stipulant surtout de trouver des «sorties», dans les contentieux avec la justice des deux magnats des médias, Nabil Karoui et Sami Fehri, patrons respectifs de Nessma TV et Al Hiwar.</p>



<p>Ces derniers font l’objet de poursuites pour blanchiment d’argent et détournement de Fonds publics, devant le pôle judiciaire, chargé des affaires de terrorisme et de blanchiment d’argent. Par ailleurs, en proposant, à la tête du gouvernement, quelqu’un considéré indépendant par le Courant démocratique et le parti Chaab, cela ouvrirait la voie à la participation de ces partis au pouvoir. Ils sont déjà impliqués dans les négociations. Ce serait une grande victoire politique pour Ghannouchi s’il parvient à les associer au gouvernement.</p>



<p><strong>Enjeux</strong></p>



<p>Les islamistes d’Ennahdha sont sortis avec le minimum de dégâts des dernières élections. Ghannouchi et ses amis sont sortis premiers, malgré l’échec socioéconomique du gouvernement Chahed, dont ils formaient le principal groupe parlementaire. La sanction électorale a certes frappé Ennahdha dont le groupe parlementaire est réduit à 52 députés après les 69 de 2014 et les 89 en 2011. Mais étant le premier groupe parlementaire, les islamistes sont chargés de former le gouvernement. Toutefois, ils sont appelés à tirer les leçons de cet échec, lors de la formation de la majorité qui va gouverner.</p>



<p>Ennahdha doit surtout composer avec les formations ayant le vent en poupe, pour faire bénéficier sa gouvernance de la sympathie populaire envers des partis comme le Courant démocratique ou le Mouvement du peuple, voire même le président Kais Saied. La caution de ce dernier, avec ses 72% des voix, pourrait aider les islamistes à faire passer certaines mesures douloureuses pour la population, comme la réforme de la retraite ou l’augmentation des prix du transport public et de certains produits compensés.</p>



<p>Ennahdha joue carrément sa survie, lors de la prochaine législature. Si le niveau de son soutien populaire continue sa chute durant les cinq prochaines années, le parti islamiste deviendrait de second plan. Ghannouchi en est conscient et veut, coûte que coûte, se rapprocher des partis «révolutionnaires» et du président «antisystème», pour redorer le blason de son parti, encore faut-il que ces derniers acceptent de gouverner avec Ennahdha.</p>



<p>L’expérience tunisienne de l’après 2011 a bien démontré que les islamistes anéantissent les partis qui s’allient avec eux, comme Ettakattol de Mustapha Ben Jaafar et le Congrès de Marzouki, en 2011, et Nidaa Tounes de Beji Caïd Essebsi, en 2014. Le président Kais Saied, le Courant démocratique de Mohamed Abbou et le Parti du peuple de Zouhair Maghzaoui, sont donc avertis.</p>



<p>Les islamistes d’Ennahdha préfèrent gouverner avec eux, qu’avec Nabil Karoui et Qalb Tounes. Ghannouchi pourrait ainsi placer de nouveaux visages aux avant-postes. Mais la réussite des tractations dépendrait, aussi, des postes politiques offerts aux partis devant composer la prochaine majorité. La Tunisie ne semble pas en voie de sortir de cette logique de «partage du gâteau» entre les partis au pouvoir, au profit d’une logique d’un programme socioéconomique de gouvernance, ayant pour objectif le décollage de l’économie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p><strong>L’ex-président Marzouki annonce son retrait de la vie politique</strong></p><p>L’ex-président tunisien Moncef Marzouki a annoncé, dimanche soir, son retrait de la présidence du parti Al Harak et de la vie politique. Il a expliqué dans une lettre publiée sur sa page officielle Facebook avoir pris cette décision suite à l’échec lors des dernières élections.&nbsp;<em>«Toutefois, je resterai engagé envers les causes du peuple»</em>, a-t-il souligné. Lors de l’élection présidentielle de 2019, Marzouki a occupé la 11<sup>e</sup>&nbsp;place (2,97 des voix) parmi 26 candidats alors que son parti Al Harak n’a eu aucun siège au parlement.</p><p>Marzouki a commenté, dans sa lettre, la situation politique actuelle. Il a remis en doute la capacité du pouvoir,&nbsp;<em>«même s’il le veut»</em>, à réussir, seul, la lutte contre la corruption, et a appelé les Tunisiens, ou ce qu’il appelle&nbsp;<em>«le peuple des citoyens»</em>&nbsp;&nbsp;à déclarer&nbsp;<em>«la guerre à la corruption et à se mobiliser pour extirper ce cancer qui menace son droit à une vie décente»</em>. Moncef Marzouki est le 4<sup>e</sup>&nbsp;président de Tunisie, après avoir été un opposant au régime de Zine El Abidine Ben Ali (1987-2011) et un défenseur des droits de l’homme.&nbsp;<em><strong>R. I.</strong></em></p></blockquote>



<p><strong>Source: El Watan /Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : Ghannouchi et les islamistes veulent la présidence de l’Assemblée</title>
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				<pubDate>Mon, 11 Nov 2019 18:17:44 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Ennahdha-et-Rached-Ghannouchi-devront-négocier-serré-pour-avoir-la-présidence-du-Parlement-e1573421012946.jpg" alt="" class="wp-image-11152" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Ennahdha-et-Rached-Ghannouchi-devront-négocier-serré-pour-avoir-la-présidence-du-Parlement-e1573421012946.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Ennahdha-et-Rached-Ghannouchi-devront-négocier-serré-pour-avoir-la-présidence-du-Parlement-e1573421012946-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Ennahdha-et-Rached-Ghannouchi-devront-négocier-serré-pour-avoir-la-présidence-du-Parlement-e1573421012946-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p><strong>La nouvelle ARP tiendra sa première plénière après-demain après l’annonce des résultats définitifs, vendredi dernier par l’ISIE, des élections législatives du 6 octobre. A l’ordre du jour l’élection du président de l’Assemblée et des deux vice-présidents.</strong></p>



<p>Le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, brigue la présidence de l’Assemblée, première autorité législative du pays. Les islamistes auront à faire quelques concessions aux autres groupes parlementaires, afin d’arriver à un bureau de l’ARP, avec Ghannouchi comme président. Il s’agit, donc, de négocier avec les autres groupes parlementaires, qui acceptent de composer, pour s’entendre sur un bureau, pouvant disposer de la majorité des 109, voire plus, si possible.</p>



<p>La tradition démocratique, désormais ancrée en Tunisie, fait que cette élection sera plutôt technique.</p>



<p>Ce poste de président de l’ARP n’a pas, par ailleurs, l’aura des présidents du gouvernement ou de la République. Ainsi, le Courant démocratique (22 sièges), l’alliance Al Karama (dignité – 21 sièges) et le Mouvement Chaab (Haraket Chaab – 17 sièges), voire peut-être Tahya Tounes (14 sièges) composeraient avec Nahdha (52 sièges) pour former le bureau de la présidence de l’ARP. Tout ce monde respectera les coutumes disant qu’une vice-présidence aille à une femme.</p>



<p><strong>Deal en vue</strong></p>



<p>Les observateurs s’interrogent sur la place qu’aura Qalb Tounes de Nabil Karoui et s’il sera intégré au deal de la formation du bureau de la présidence de l’ARP. Le même deal serait, en effet, probable pour assurer la majorité au prochain gouvernement. Si Qalb Tounes, en tant que 2e formation à la sortie des urnes, aura une vice-présidence de l’ARP, rien ne l’empêcherait de faire partie du gouvernement. Car, aucune obligation constitutionnelle n’accorde les postes en fonction des résultats aux législatives.</p>



<p>Ce sont des élections internes à l’ARP, où même les élus indépendants peuvent briguer des postes et les occuper s’ils parviennent à obtenir la majorité requise. L’élection en 2014 du nahdhaoui Abdelfattah Mourou, comme vice-président de l’ARP, annonçait déjà le compromis entre Nidaa Tounes et Ennahdha, au sein de tous les gouvernements de la dernière législature. On saura donc, mercredi, s’il y aura pareil compromis avec Qalb Tounes.</p>



<p><strong>Regroupements</strong></p>



<p>Les échos en provenance de la coupole de l’ARP indiquent que des groupes parlementaires larges sont en cours de constitution pour influer sur le processus politique en Tunisie, aussi bien au sein de l’ARP, que pour la formation du gouvernement. Ainsi, le Courant démocratique (22 sièges) s’est uni avec le Mouvement du peuple (17 sièges) pour former un bloc de 39 députés. Même chose du côté de Tahya Tounes (14 sièges) du chef du gouvernement Youssef Chahed, qui serait en tractations avec Qalb Tounes (38 sièges) de Nabil Karoui.</p>



<p>Le deal, entre ces deux formations, serait que Chahed, fort de 52 députés, conduise les négociations pour la formation du gouvernement. Chahed pourrait même compter sur les quatre députés de Machrouaa Tounes, les trois de Nidaa Tounes, les trois d’Al Badil et les deux d’Afek pour rassembler derrière lui la famille moderniste, forte de plus de 60 sièges. Ces derniers ont appartenu, comme Ennahdha, au pouvoir, à un moment ou un autre, depuis 2011.</p>



<p>Pareils regroupements laissent deux formations en dehors de toutes les équations, apparentes du moins. Il y a, d’un côté, les 21 sièges de l’alliance Al Karama, ou les mécontents d’Ennahdha, activistes au sein des fameuses Ligues de protection de la révolution. Les Salaheddine Makhlouf and Co sont éloignés des alliances pour des suspicions de rapprochement avec les terroristes. Makhlouf est carrément présenté par plusieurs médias comme l’avocat des terroristes.</p>



<p>Ennahdha les cite certes parmi les groupes parlementaires avec lesquels les islamistes vont négocier, Mais, il préfère avoir Abbou (Courant démocratique) et Azzabi (Tahya Tounes), plutôt que ces «indésirables» députés d’Al Karama.</p>



<p>De l’autre côté, il y a le parti Destourien libre (PDL – 17 sièges) de Abir Moussi, celle qui défend les acquis de l’ancien régime de Ben Ali et qui veut remettre les islamistes en prison, à commencer par Ghannouchi.</p>



<p>Toutefois, si le PDL se place déjà dans l’opposition, les gens d’Al Karama sont les seuls à avoir exprimé leur disposition à gouverner avec Ennahdha. C’est ce dernier qui met Al Karama à l’écart, sachant qu’il n’est pas compatible avec les autres formations. L’équation démocratique tunisienne est difficile à résoudre avec ce Parlement très divisé.</p>



<p><strong>Source: El Watan/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Les islamistes d’Ennahdha commencent à manœuvrer</title>
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				<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 08:15:44 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Le-leader-du-parti-islamiste-Ennahdha-cherche-à-impliquer-le-président-Kais-Saied-dans-la-formation-du-nouveau-gouvernement.gif" alt="" class="wp-image-10970"/></figure>



<p><strong>Rached Ghannouchi est conscient des surenchères des autres partis pour intégrer «son» gouvernement. Les islamistes préféreraient avoir la caution ou le soutien du président Kaïs Saïed. Ainsi, pensent-ils, ils pourraient être épargnés par la fureur populaire. Ghannouchi adopte la tactique de feu Béji Caïd Essebsi.</strong></p>



<p>L’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE) annoncera, ce matin, les résultats définitifs des élections législatives, confirmant la victoire d’Ennahdha, avec 52 sièges, sur les 217 de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Le tribunal administratif a délivré, hier, ses dernières sentences en appel. La voie est ainsi ouverte au président Kaïs Saïed pour appeler Rached Ghannouchi et le charger de nommer la personnalité, choisie par Ennahdha, pour diriger le prochain gouvernement. La tâche n’est pas de tout repos.</p>



<p>Loin de toute manipulation politicienne, une petite somme arithmétique montre qu’avec leurs 52 députés, la piste des islamistes d’Ennahdha est minée vers la formation du gouvernement. Il leur faudrait 57 autres députés pour acquérir les 109 de la confiance au gouvernement à l’ARP. 80 à 90 députés seraient nécessaires pour asseoir, avec ceux d’Ennahdha, une stabilité gouvernementale, ce qui est loin d’être évident, puisque les partis ont peur de la crise socioéconomique régnant en Tunisie et risquant de mettre en péril le prochain gouvernement. L’équation est d’autant plus difficile que les autres partis peuvent se montrer gourmands, sachant qu’Ennahdha a besoin d’eux.</p>



<p><strong>Casse-tête</strong></p>



<p>En termes pratique, seule l’Alliance de la dignité et ses 21 députés, des mécontents d’Ennahdha, sont disponibles d’aller avec Ghannouchi. Mais, 52 + 21 = 73&nbsp;; c’est le tiers bloquant, pas la majorité des 109, nécessaires pour gouverner. Les autres partis multiplient les surenchères. Le Courant démocratique (22 sièges) continue à exiger d’attribuer la présidence du gouvernement à une personnalité politique indépendante, ayant un programme et du caractère. Ce Courant demande également de contrôler les ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Réformes administratives, pour cerner la corruption.</p>



<p>Le président du Courant, M<sup>e</sup>&nbsp;Mohamed Abbou, était déjà ministre chargé de la Réforme administrative, en 2012, sous l’islamiste Jebali. Mais, il a démissionné, au bout de neuf mois, faute d’un véritable désir de lutte contre la corruption, chez les islamistes, selon Abbou. Il continue à dire la même chose, concernant Ennahdha.</p>



<p>Le parti nationaliste Mouvement du peuple (16 sièges) s’attaque, lui-aussi, à Ennahdha et considère qu’ils assument, avec Nidaa Tounes, l’échec de la transition socioéconomique. Leur chef de parti, le député Zouhair Maghzaoui, ne cesse de s’attaquer, de front, à la gouvernance des cinq dernières années, l’accusant d’être à l’origine de la crise actuelle. Le Mouvement du peuple dit&nbsp;<em>«préférer, pour le moment, se placer dans l’opposition, faute d’un programme efficace de gouvernance et de compétences intègres, capables de le mettre en œuvre»</em>, selon le député Salem Labiadh, ancien ministre de l’Education, avec l’islamiste Ali Larayedh, en 2013.&nbsp;<em>«Les temps sont certes plus difficiles et l’opposition est plus facile à gérer»</em>, selon le chroniqueur Thameur Mekki, sur Mosaïque Fm.</p>



<p><strong>Alternatives</strong></p>



<p>Ennahdha a certes dit qu’elle ne s’alliera pas avec Qalb Tounes de Nabil Karoui. Les sympathisants de ce parti ont par ailleurs dit la même chose. Toutefois, de récentes tractations essaient de réunir Qalb Tounes, Tahya Tounes de Youssef Chahed (14 sièges), Machrouaa Tounes de Mohsen Marzouk (4 sièges) et Nidaa Tounes (03 sièges), soient toutes les composantes dérivées du Nidaa historique, fondé par le défunt président, Béji Caïd Essebsi. Ensemble, ils réuniront 59 sièges. Ces partis peuvent avoir une majorité d’au moins 111 sièges, avec les islamistes d’Ennahdha. Ce sera, par ailleurs, la continuité de l’ancienne gouvernance du dernier mandat, avec la majorité sortante, formée par Ennahdha, Tahya Tounes, Machrouaa Tounes et quelques indépendants.</p>



<p>Pour stabiliser ce nouvel équilibre, un «accord de Carthage 3», l’idée est de solliciter le président de la République, Kaïs Saïed, pour ramener les autres formations, notamment le Mouvement du peuple.&nbsp;<em>«A l’opposé du Courant démocratique de Abbou, Maghzaoui et ses amis de Haraket Chaab, ne seraient plus aussi récalcitrants, lorsqu’ils savent que la majorité est déjà acquise»</em>, pense Haythem Mekki. Il n’empêche que l’équation sera difficile à résoudre pour les islamistes d’Ennahdha. Les tractations politiques réelles ne sont pas aussi faciles que sur le papier. L’avenir est loin d’être certain en Tunisie.</p>



<p><strong>Source: El Watan/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Les islamistes d’Ennahdha appellent à la rescousse le président Saïed</title>
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				<pubDate>Fri, 01 Nov 2019 13:23:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/tunisie-col-1.gif" alt="" class="wp-image-10803"/></figure>



<p><strong>Ennahdha a besoin de trois autres partis, au moins, pour assurer la majorité parlementaire au prochain gouvernement. Les potentiels partenaires sont exigeants, puisqu’indispensables. Ghannouchi implore l’intervention du très populaire président Saïed, pour amadouer les récalcitrants.</strong></p>



<p><strong>A</strong>vec 52 députés, seulement, sur les 217 membres de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, savait que la mission de son parti allait être difficile pour former un gouvernement stable. Il compte tirer profit de la popularité du président Kaïs Saïed, élu avec plus de 72% des voix, qu’Ennahdha a soutenu lors du 2<sup>e</sup>&nbsp;tour de l’élection présidentielle, pour calmer l’ardeur des partis spéculateurs.</p>



<p>Les élections législatives du 6 octobre ont, certes, donné Ennahdha vainqueur et la Constitution lui accorde la latitude de former le gouvernement. Toutefois, les islamistes n’ont recueilli que 52 sièges, alors que la majorité requise est de 109. La stabilité requiert, quant à elle, au moins 145 députés, si l’on prend en considération la nécessité d’élire les instances constitutionnelles.</p>



<p>La partie n’est pas facile, surtout qu’Ennahdha refuse de s’allier au parti Qalb Tounes de Nabil Karoui, 2<sup>e</sup>avec 38 sièges. Les partis concernés par les tractations sont le Courant démocratique (22 sièges), l’Alliance de la dignité (21 sièges), le Mouvement du peuple (16 sièges) et Tahya Tounes (14 sièges). Tous ensemble, ils réunissent 125 sièges, ce qui n’augure pas d’horizons clairs. La question est d’autant plus compliquée qu’il y a beaucoup de surenchères.</p>



<p><strong>Surenchères</strong></p>



<p>En effet, le Courant démocratique a annoncé le soir des élections, par la voix de son président, Mohamed Abbou, qu’il&nbsp;<em>«sera dans l’opposition, puisqu’Ennahdha ne veut pas lutter contre la corruption»</em>. Mêmes propos du côté du Mouvement du peuple, qui a réclamé, au départ, la présidence du gouvernement à l’un de ses symboles, Safi Saïd, élu pourtant sur une liste indépendante (Nous sommes là) et ayant recueilli 7% des voix lors du 1<sup>er</sup>&nbsp;tour de la présidentielle.</p>



<p>Ce mouvement nationaliste arabe déclare&nbsp;<em>«refuser de s’allier à Ennahdha, responsable de l’échec dans la réalisation des objectifs de la révolution, depuis 2011»</em>, comme ne cesse de le répéter le député Salem Labiadh, ministre de l’Education avec la troïka en 2013.</p>



<p>Le parti Tahya Tounes, du chef du gouvernement Youssef Chahed, a annoncé, lui-aussi, son choix de siéger dans l’opposition et de&nbsp;<em>«laisser gouverner les vainqueurs»</em>, selon les dires de son directeur exécutif, Slim Azzabi. Il n’y a finalement que l’Alliance de la dignité, les déçus d’Ennahdha, qui accepte de s’allier avec le parti de Rached Ghannouchi, qui les ignore pour leur accointance avec les si mal nommées «cellules de protection de la révolution».</p>



<p>La partie ne s’annonce donc pas facile. D’où la requête publique, faite par Ghannouchi à l’adresse de Kaïs Saïed, pour réunir les groupes politiques sous l’étendard «gouvernement du Président», une autre formule du «gouvernement d’union nationale» de Feu Béji Caïd Essebsi. Encore faut-il que les partis ne mettent pas la barre très haute.</p>



<p><strong>Tractations</strong></p>



<p>Les choses ont évolué depuis les élections et les exigences des partis sont désormais plus explicites. Ainsi, Ennahdha ne demande plus, de manière catégorique, de présider le gouvernement. Il avait, un moment, désigné Zied Ladhari comme son candidat pour la Kasbah. Ghannouchi a désormais compris que le «gouvernement du Président» ne saurait être présidé que par une personnalité politique indépendante.</p>



<p>C’est, par ailleurs, l’une des requêtes fondamentales du Courant démocratique pour participer au gouvernement. Autre requête de ce courant, c’est d’obtenir les ministères de l’Intérieur, de la Justice et de la Réforme administrative, que Mohamed Abbou considère comme les principaux départements où il faut agir pour lutter efficacement contre la corruption. Le Courant démocratique exige des portefeuilles avec des prérogatives étendues pour s’attaquer au fléau. Ennahdha n’a pas dit non&nbsp;; les islamistes exigent, par contre, de s’entendre sur le programme du gouvernement, avant les hommes.</p>



<p>Pour le Mouvement du peuple et Tahya Tounes, ils n’ont pas encore bougé de la case de l’opposition vers celle de l’association au gouvernement, notamment Tahya Tounes. Slim Azzabi considère que son parti a besoin de bilan&nbsp;<em>«pour évaluer sa gouvernance et repartir sur des bases plus solides»</em>. Le parti de Chahed estime qu’il a été ciblé durant les dernières élections, alors qu’il partageait la gouvernance avec d’autres partis, comme Ennahdha ou Machrouaa Tounes.</p>



<p><em>«Laissons-les agir. Nous avons fait ce qui était en notre possibilité»</em>, assure Slim Azzabi. La route sera longue pour la formation du gouvernement. Les résultats définitifs des législatives sont prévus d’ici le 13 novembre. La Constitution accorde un mois, renouvelable une fois, au parti gagnant pour former le gouvernement.&nbsp;</p>



<p><strong>Source: EL Watan/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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