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	<title>energie solaire &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Energie solaire : le français Total Eren accueille Sonangol dans son projet en Angola</title>
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				<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 17:30:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Sonangol a rejoint Total Eren dans Quilemba Solar, la future centrale solaire photovoltaïque d&#8217;une capacité de 35 MWc, située au Sud de l&#8217;Angola et développé en partenariat avec l&#8217;entreprise angolaise GreenTech. Les différentes parties viennent de signer l&#8217;accord y afférent, modifiant l&#8217;actionnariat du projet, selon un communiqué transmis à la presse locale. Ainsi Total Eren...]]></description>
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<p><strong>Sonangol a rejoint Total Eren dans Quilemba Solar, la future centrale solaire photovoltaïque d&rsquo;une capacité de 35 MWc, située au Sud de l&rsquo;Angola et développé en partenariat avec l&rsquo;entreprise angolaise GreenTech. Les différentes parties viennent de signer l&rsquo;accord y afférent, modifiant l&rsquo;actionnariat du projet, selon un communiqué transmis à la presse locale. Ainsi Total Eren et GreenTech qui détenaient respectivement 75% et 25% des parts, passent à 51% et 19%, tandis que la compagnie pétrolière nationale angolaise en obtient 30%.</strong></p>



<p><em>« Nous sommes ravis d&rsquo;accueillir Sonangol dans le projet Quilemba Solar que nous développons avec notre partenaire Greentech en Angola. Nous pensons que nous pouvons travailler ensemble plus efficacement pour fournir une électricité bas carbone, renouvelable et compétitive au peuple angolais »</em>, a déclaré Fabienne Demol, Vice-Présidente exécutive et directrice générale du développement de Total Eren.</p>



<p>Filiale du géant français TotalEnergies depuis 2017, c&rsquo;est en décembre 2020 que Total Eren a décroché l&rsquo;autorisation du gouvernement angolais pour la réalisation de Quilemba Solar. Depuis lors, la firme et son partenaire local GreenTech étaient en pourparlers avec Sonangol pour sa participation à la construction de cette centrale solaire photovoltaïque qui a vocation à contribuer à la transition énergétique de ce pays pétrolier qui vise la production de 800 MW d&rsquo;énergies renouvelables d&rsquo;ici 2025.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-EXaucée</strong></p>
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		<title>Énergie renouvelable : l&#8217;Afrique et le défi du solaire</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 20:54:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/cenrrale-thermosolaire-noor-ii-ouarzazate-maroc.jpg" alt="" class="wp-image-11455" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/cenrrale-thermosolaire-noor-ii-ouarzazate-maroc.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/cenrrale-thermosolaire-noor-ii-ouarzazate-maroc-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>cenrrale thermosolaire noor-ii-ouarzazate maroc</figcaption></figure>



<h4>Investissements massifs et&nbsp;stabilité des États sont les conditions qui se posent à l&rsquo;expansion de l&rsquo;énergie solaire sur le continent, dont la population pourrait doubler d&rsquo;ici à 2050.</h4>



<p>«&nbsp;L&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;subsaharienne est dotée d&rsquo;un potentiel de production d&rsquo;électricité solaire colossal, qui devrait permettre à la région de satisfaire ses besoins énergétiques de façon durable&nbsp;»,&nbsp;<a href="https://www.ifri.org/fr/publications/editoriaux-de-lifri/edito-energie/lenergie-solaire-afrique-subsaharienne-apres-covid-19" target="_blank" rel="noreferrer noopener">constate Hugo Le Picard, chercheur à l&rsquo;Institut français des relations internationales (Ifri) dans un édito publié fin mai</a>. En 2017, 4,6&nbsp;TWh&nbsp;(térawattheures) d&rsquo;électricité à partir du solaire ont été produits sur le continent, alors que son potentiel théorique est estimé à plus de 60&nbsp;millions de TWh par an. En comparaison, l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/asie">Asie</a>&nbsp;dispose d&rsquo;un potentiel théorique de 37,5&nbsp;millions de TWh/an et l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/europe">Europe</a>, seulement 3&nbsp;millions de Twh/an.</p>



<h4>Un potentiel sous-exploité…</h4>



<p>Alors que l&rsquo;Afrique est largement sous-équipée en termes de production énergétique, elle n&rsquo;a pas encore pris le chemin du rattrapage et le solaire ne représente que 2&nbsp;% de son mix électrique. Sur 80&nbsp;gigawatts (GW) installés, le photovoltaïque ne représente que 1,5 GW. «&nbsp;Près de la moitié des Africains (600&nbsp;millions de personnes) n&rsquo;ont pas accès à l&rsquo;électricité en&nbsp;2018&nbsp;et environ 80&nbsp;%&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/burkina-faso-les-energies-renouvelables-a-l-aune-du-quotidien-13-11-2019-2347112_3826.php">des entreprises d&rsquo;Afrique subsaharienne subissent des coupures fréquentes, entraînant des pertes économiques substantielles</a>&nbsp;», souligne Arnaud Rouget, analyste Afrique à l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;énergie, sur le blog de réflexion ID4D animé par l&rsquo;Agence française de développement (AFD).</p>



<h4>…faute&nbsp;d&rsquo;investissements</h4>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/economie/afrique-la-bataille-de-l-acces-a-l-energie-se-joue-maintenant-24-01-2018-2189424_28.php">Pourtant, des vents favorables soufflaient sur le secteur.&nbsp;</a>La forte baisse des coûts du photovoltaïque, la multiplication des financements soutenus par les bailleurs de fonds et l&rsquo;appétence du secteur privé pour les projets solaires auraient dû se concrétiser par une plus forte utilisation d&rsquo;énergie solaire. Malheureusement, les freins et les contraintes restent prégnants. «&nbsp;Le défi du solaire en Afrique subsaharienne n&rsquo;est ni technologique&nbsp;ni technique&nbsp;», note Hugo Le Picard. «&nbsp;Contrairement aux centrales thermiques, la quasi-totalité du coût d&rsquo;une centrale solaire est concentrée dans les dépenses d&rsquo;investissements. L&rsquo;investissement solaire nécessite donc des certitudes de paiement sur toute la durée de vie de la centrale, pour pouvoir être financé dans des conditions favorables, soit pendant plus de 25&nbsp;ans&nbsp;», poursuit-il. Or, le secteur dans son ensemble reste handicapé par nombre de difficultés. Les services énergétiques restent insuffisants et peu fiables, même dans des pays plus avancés comme l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique-du-sud">Afrique du Sud</a>.</p>



<h4>Des sociétés nationales d&rsquo;électricité défaillantes</h4>



<p>Parmi les principaux freins à l&rsquo;investissement dans le solaire, Hugo Le Picard pointe la mauvaise santé financière des sociétés de service d&rsquo;électricité en Afrique subsaharienne. Selon une étude de la Banque mondiale, sur&nbsp;39&nbsp;pays de la région,&nbsp;12&nbsp;pays avaient des secteurs électriques qui ne recouvraient pas la moitié de leurs coûts totaux et&nbsp;18&nbsp;ne recouvraient même pas leurs coûts d&rsquo;exploitation. La liste des difficultés techniques et financières impressionne&nbsp;: vétusté des réseaux de transport et de distribution, manque d&rsquo;investissements de maintenance, importantes pertes techniques en ligne, mais aussi vols dus aux raccordements sauvages, à cela s&rsquo;ajoutent les factures impayées par les consommateurs.</p>



<p>Hugo Le Picard décrit alors un cercle vicieux qui s&rsquo;installe&nbsp;: «&nbsp;La mauvaise situation financière de ces entreprises fait baisser les investissements de maintenance. La qualité des services se détériore, la fréquence et la durée des coupures de courant augmentent. Cela a un effet négatif sur les économies des pays représentant un coût allant de&nbsp;1&nbsp;à 5&nbsp;% du produit intérieur brut (PIB) national. De plus en plus d&rsquo;usagers refusent de payer un service devenu médiocre, ce qui diminue davantage les revenus des compagnies électriques.&nbsp;»</p>



<p>Ce constat de la vulnérabilité des sociétés nationales d&rsquo;électricité est également partagé par Benjamin Denis, responsable équipe projet, chargé de l&rsquo;énergie, à l&rsquo;Agence française de développement (AFD). «&nbsp;Dans de nombreux pays d&rsquo;Afrique subsaharienne, les moyens consacrés au renforcement des opérateurs et à l&rsquo;atténuation des risques de défaut sont insuffisants […] Du fait de difficultés de trésorerie récurrentes, il n&rsquo;est pas rare de voir ces compagnies d&rsquo;électricité payer leurs fournisseurs avec un an de retard&nbsp;», explique-t-il sur le blog ID4D.</p>



<p>Le déploiement de l&rsquo;énergie solaire centralisée est aussi limité par la capacité d&rsquo;absorption des réseaux de distribution. La plupart du temps, ce sont des sociétés nationales qui gèrent le réseau de distribution et achètent l&rsquo;électricité aux producteurs. Au&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/kenya">Kenya</a>&nbsp;c&rsquo;est KPLC, Sénélec au Sénégal ou Zesco en Zambie. Les producteurs d&rsquo;électricité, comme les centrales solaires, dépendent alors d&rsquo;un seul client. Un défaut de la société nationale ou une rupture de contrat laisse planer un risque majeur pour les producteurs d&rsquo;électricité indépendants.</p>



<h4>Changer de paradigme</h4>



<p>«&nbsp;L&rsquo;amélioration de la viabilité financière des entreprises nationales de services d&rsquo;électricité est une condition sine qua non pour permettre la multiplication de projets solaires par des producteurs d&rsquo;électricité indépendants&nbsp;», avance Hugo Le Picard. «&nbsp;Les gouvernements devraient aujourd&rsquo;hui privilégier l&rsquo;amélioration de l&rsquo;efficacité opérationnelle du secteur. Il s&rsquo;agit de réduire les pertes techniques et non techniques, d&rsquo;améliorer la collecte des revenus, de limiter le sureffectif et d&rsquo;augmenter les tarifs&nbsp;», avance-t-il. Il préconise ainsi l&rsquo;installation de centrales solaires près des villes pour réduire les pertes en ligne et l&rsquo;installation de compteurs prépayés pour éviter les impayés.</p>



<h4>Pour une approche simplifiée et coordonnée</h4>



<p>La pandémie du Covid-19 aura des répercussions. Les ressources financières risquent de se tarir. Le brusque arrêt de la croissance et les possibles dépréciations monétaires sont à prendre en compte et pèseront sur le coût des projets de centrales solaires. «&nbsp;Il convient de clarifier les rôles des différents acteurs présents sur le secteur en Afrique subsaharienne pour tirer au mieux profit des compétences de chacun et s&rsquo;assurer que les fonds sont alloués de façon efficace&nbsp;», écrit Hugo Le Picard. Il préconise ainsi que les bailleurs se concentrer sur les segments où le secteur privé ne peut investir, notamment dans les réseaux et de réserver l&rsquo;utilisation d&rsquo;appels d&rsquo;offres aux projets de plus grande envergure (50&nbsp;MW +&nbsp;). Pour les plus petits projets, il cite, par exemple, la mise place de mécanisme comme les «&nbsp;Feed-in-tarifs&nbsp;». Ce mécanisme permet de fixer un prix de rachat de l&rsquo;électricité calculé sur le coût de production, assurant aux investisseurs la rentabilité de leur projet.</p>



<h4>Encore des obstacles à lever</h4>



<p>La plupart des contrats d&rsquo;achat sont signés en dollars, transférant le risque de change aux sociétés nationales d&rsquo;électricité, qui achètent l&rsquo;électricité en dollars aux producteurs et la revendent en monnaie locale. « Pour éviter une telle menace, il est indispensable de s&rsquo;appuyer sur des solutions de gestion des risques et d&rsquo;intensifier les efforts en faveur des électriciens et de leurs réseaux », analyse Benjamin Denis. Hugo Le Picard invite aussi de son côté les États à « lever les obstacles aux investissements du secteur privé, qui aura plus que jamais un rôle clé à jouer ».</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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