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	<title>Emmerson Mnangagwa &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Emmerson Mnangagwa &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Emmerson Mnangagwa : « Au Zimbabwe, le régime a changé ! Les discussions avec le gouvernement actuel doivent s’ouvrir »</title>
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				<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 19:26:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p> <strong>Emmerson Mnangagwa, le président zimbabwéen, surnommé le « crocodile », pourrait bientôt être reconduit à la tête de son parti pour briguer un second mandat en 2023. C&rsquo;est bardé de son incontournable écharpe aux couleurs nationales qu&rsquo;il revient, pour La Tribune Afrique, sur les impacts économiques de la guerre en Ukraine et sur l&rsquo;implication du Zimbabwe dans la lutte contre le terrorisme au Mozambique, sur fond de sanctions internationales.</strong></p>



<p><strong>La Tribune Afrique : Dans quelle mesure la guerre russo-ukrainienne se fait-elle déjà ressentir au Zimbabwe ?</strong></p>



<p><strong>Emmerson Mnangagwa, président du Zimbabwe</strong>&nbsp;: L&rsquo;envolée des prix du carburant impacte notre économie. Ce constat est le même pour tous les pays qui importent du pétrole. Les prix ont légèrement baissé ces derniers jours, mais nous ignorons s&rsquo;ils vont se stabiliser à ce niveau. Toujours est-il que cette tendance nous a permis de réduire les prix du carburant. Les impacts de cette crise se répercutent aussi au niveau de nos importations d&rsquo;engrais de Russie et du blé d&rsquo;Ukraine (&#8230;) Il y a peu, notre production céréalière ne nous permettait de couvrir que deux mois de notre consommation annuelle, mais grâce à notre programme de redistribution des terres associé à nos travaux d&rsquo;irrigation, le niveau de nos importations a significativement baissé. A ce jour, nous ne devons plus importer qu&rsquo;un mois de notre consommation annuelle. Nous œuvrons activement au renforcement de nos capacités de production afin d&rsquo;atteindre l&rsquo;autosuffisance alimentaire et nous pouvons d&rsquo;ores et déjà nous féliciter des bons résultats qui découlent directement des réformes engagées.</p>



<p><strong>De quelles façons les sanctions internationales à l&rsquo;encontre du Zimbabwe impactent-elles le développement national&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous faisons l&rsquo;objet de sanctions depuis plus de deux décennies. Elles ont limité notre commerce avec la communauté internationale et entraîné une crise profonde qui ne nous a pas permis de rembourser notre dette, ni d&rsquo;être en mesure de répondre à nos besoins alimentaires. Au Zimbabwe, le régime a changé&nbsp;! Les discussions avec le gouvernement actuel doivent s&rsquo;ouvrir. Nous avons commencé à rembourser une petite partie de notre dette auprès de la Banque mondiale depuis l&rsquo;année dernière. La situation progresse. Nous avons récemment participé au Sommet Union africaine (UA)-Union européenne (UE) à Bruxelles et nous entretenons de bonnes relations avec la France, l&rsquo;Allemagne, le Portugal, la Belgique, l&rsquo;Italie, l&rsquo;Espagne et nombre de pays européens. (&#8230;) Aujourd&rsquo;hui, notre objectif principal repose sur le renforcement de notre compétitivité sur le marché international. Nous voulons attirer les investisseurs et pour ce faire, nous nous attelons à créer les conditions favorables pour un environnement des affaires attractif.</p>



<p><strong>Les relations bilatérales entre la Russie et le Zimbabwe expliquent-elles votre abstention aux Nations unies pour condamner l&rsquo;invasion russe en Ukraine ?</strong></p>



<p>Il est vrai que nous collaborons aux niveaux politique et économique avec la Fédération de Russie, cependant notre décision n&rsquo;est pas motivée par des considérations de nature économique. Notre abstention le 23 mars dernier aux Nations Unies, se justifie avant tout, par le fait que nous estimons que le dialogue reste la meilleure solution pour arriver à un règlement du conflit entre les deux pays.</p>



<p><strong>Vous avez décidé de vous impliquer dans la lutte contre le terrorisme à Cabo Delgado, au Mozambique. Une levée des sanctions permettrait-elle une plus grande implication du Zimbabwe dans la région&nbsp;?</strong></p>



<p>Le Zimbabwe est un membre de la Communauté de développement de l&rsquo;Afrique australe (SADC) et c&rsquo;est dans ce cadre que nous soutenons nos frères et sœurs du Mozambique dans leur lutte contre le terrorisme à Cabo Delgado. De plus, nous ne pouvons pas attendre que les insurgés arrivent chez nous. Au niveau régional, notre pays dispose d&rsquo;une grande expérience et d&rsquo;une connaissance du terrain qui lui permettent de faire face aux insurgés, mais nos capacités d&rsquo;intervention sont limitées par les sanctions et par l&#8217;embargo sur les armes dont nous faisons l&rsquo;objet (&#8230;) Lorsque les forces d&rsquo;intervention de la SADC seront parties, il faudra bien que le Mozambique garantisse sa sécurité et sécurise ses frontières, c&rsquo;est la raison pour laquelle nous l&rsquo;assistons en matière de renforcement de ses capacités. Nous avons déjà formé un bataillon qui est actuellement déployé dans la région de Cabo Delgado, en mobilisant 304 de nos instructeurs. Toutefois, nous ne sommes pas en mesure d&rsquo;apporter une assistance supplémentaire, car nous n&rsquo;en avons pas les capacités techniques. A l&rsquo;heure actuelle, nous sommes donc dans l&rsquo;incapacité de jouer pleinement notre rôle dans la lutte contre le terrorisme régional en raison des sanctions internationales.</p>



<p><strong>Au regard de la menace sécuritaire au Mozambique, une intervention multinationale sur le terrain impliquant des acteurs occidentaux&nbsp;est-elle envisageable ?</strong></p>



<p>Je pense que les Etats-Unis tout comme l&rsquo;EU ne souhaitent pas intervenir militairement sur le terrain. Il y a bien sûr des intérêts commerciaux considérables dans la région de Cabo Delgado. C&rsquo;est notamment le cas de la France qui y développe un projet à plusieurs milliards de dollars (le projet de construction d&rsquo;une usine de GNL par TotalEnergies pour un coût de 20 milliards de dollars, ndlr). Néanmoins, il me semble plus indiqué pour les Etats-Unis ou pour l&rsquo;UE de supporter le Mozambique en participant au renforcement de ses capacités, mais aussi à celles du Zimbabwe, de la Zambie ou du Malawi qui disposent d&rsquo;une grande connaissance du terrain et des cultures locales, afin de stopper l&rsquo;expansion de la menace djihadiste. Nous devons régler ce problème par nous-mêmes, mais s&rsquo;ils veulent vraiment s&rsquo;engager contre ces islamistes alors ils sont les bienvenus&#8230;</p>



<p><strong>Ces deux dernières années, le nombre de mosquées au Zimbabwe a augmenté de façon exponentielle, passant de 46 à 400. Quel est le risque d&rsquo;une radicalisation islamique sur le territoire zimbabwéen&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous disposons d&rsquo;une constitution démocratique qui garantit la liberté religieuse. Elle s&rsquo;applique à toutes les religions. J&rsquo;ai personnellement rencontré les chefs religieux musulmans du Zimbabwe et ils ont tous unanimement condamné les attaques des insurgés. Il ne faut pas oublier que les djihadistes tuent et décapitent aussi les musulmans modérés qui sont très affectés par ce qu&rsquo;il se passe au Mozambique (&#8230;) Il est un fait que le nombre de mosquées au Zimbabwe a récemment augmenté et nous y sommes attentifs, car nous voulons nous assurer qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas derrière ce phénomène, un agenda caché. Pour l&rsquo;instant nous n&rsquo;avons pas eu vent d&rsquo;une quelconque menace sur notre territoire.</p>



<p><strong>Quel regard portez-vous sur l&rsquo;implication des soldats rwandais au Mozambique&nbsp;?</strong></p>



<p>Chaque pays a le droit d&rsquo;entretenir les relations bilatérales qu&rsquo;il souhaite avec un pays ami. La présence militaire du Rwanda a fait suite aux attaques de Cabo Delgado autour des sites industriels et la mission du Rwanda au Mozambique est de lutter contre les insurgés. Pour conduire leur mission à bien, les soldats rwandais devront se fondre dans la population locale.</p>



<p><strong>Comment interprétez-vous les résultats&nbsp;</strong><strong>des élections partielles qui se sont déroulées il y a quelques jours&nbsp;?</strong></p>



<p>Le 26 mars dernier, les électeurs étaient appelés à voter pour élire 28 représentants à l&rsquo;Assemblée nationale, à la suite de plusieurs décès et d&rsquo;un changement de parti dans l&rsquo;opposition qui nécessitait la tenue d&rsquo;un nouveau scrutin, conformément à notre Constitution. Nous avons réussi à reprendre deux sièges à l&rsquo;opposition. Le jour même, se déroulaient des élections locales et nous sommes parvenus à maintenir nos positions. C&rsquo;est donc un résultat encourageant dans la perspective des élections générales qui se tiendront l&rsquo;année prochaine.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qui vous pousserait à briguer un second mandat à la présidentielle de 2023&nbsp;?</strong></p>



<p>Quand nous sommes devenus indépendants, il n&rsquo;y avait aucune limitation de mandats. Depuis 2018, la nouvelle Constitution autorise deux mandats présidentiels. Arrivant au terme de mon premier mandat, je pourrais donc légitimement en briguer un second. Le Zanu-PF se réunira cette année pour désigner son président. Si je suis investi par mon parti alors je serai automatiquement candidat à l&rsquo;élection présidentielle (&#8230;) Notre priorité portera alors sur la modernisation de notre agriculture, car le Zimbabwe est doté de terres fertiles qui sont mises à mal par le changement climatique. Il nous faudra également moderniser notre appareil de production, en particulier dans le secteur des mines. Nous mettrons aussi l&rsquo;accent sur l&rsquo;éducation, l&rsquo;innovation et les sciences afin que notre jeunesse puisse être compétitive dans le monde technologique de demain.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Zimbabwe : quand Mnangagwa fait du Mugabe</title>
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				<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 18:43:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Cela fait tout juste quatre ans qu’un président a chassé l’autre. Mais, alors qu’il avait promis d’engager son pays sur la voie de la démocratie, Emmerson Mnangagwa semble s’inscrire dans la droite ligne de son prédécesseur. C’était à la fin de l’année 2017. Tout juste investi président, Emmerson Mnangagwa promettait que le Zimbabwe entrait dans une nouvelle...]]></description>
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<p>C<strong>ela fait tout juste quatre ans qu’un président a chassé l’autre. Mais, alors qu’il avait promis d’engager son pays sur la voie de la démocratie, Emmerson Mnangagwa semble s’inscrire dans la droite ligne de son prédécesseur.</strong></p>



<p>C’était à la fin de l’année 2017. <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/494272/politique/zimbabwe-le-vieux-lion-mugabe-la-panthere-grace-et-le-crocodile-mnangagwa/">Tout juste investi président, Emmerson Mnangagwa</a> promettait que le Zimbabwe entrait dans une nouvelle ère, placée sous le signe de l’état de droit, de la démocratie et de la bonne gouvernance. Après avoir vécu quarante années sous la férule d’un régime autoritaire, ses concitoyens espéraient tourner la page de la violence politique et des lois répressives. Pourtant, quatre ans plus tard, le climat s’assombrit de nouveau pour la société civile.</p>



<p>Depuis son entrée en fonction, le gouvernement a en effet adopté toute une série de mesures restrictives, parmi lesquelles un « projet de loi patriotique » et un texte « relatif à la cybersécurité et la protection des données », qui, selon ses détracteurs, limitent la liberté d’expression. Il tente à présent de faire adopter un texte « portant modification de la loi relative aux organisations bénévoles privées », qui inquiète à Harare.</p>



<h2>Contrôler le travail des ONG</h2>



<p>D’après le site de veille législative Veritas, ce texte vise à faire respecter les recommandations du Groupe d’action financière (Gafi), un organisme intergouvernemental qui lutte contre le blanchiment d’argent et contre l’utilisation illégale des organisations bénévoles privées à des fins de terrorisme.</p>



<p>Il est censé simplifier les procédures administratives et améliorer la réglementation des associations afin d’empêcher tout lobbying politique. Mais, à en croire ses contempteurs, il constitue en réalité un véritable risque pour la société civile, puisqu’il donne à l’exécutif le pouvoir de contrôler le travail des ONG, voire de s’en mêler.</p>



<p>« La principale motivation du gouvernement est de conserver le pouvoir dans la perspective des élections de 2023 », explique Blessing Vava, directeur de la Crisis in Zimbabwe Coalition, qui regroupe plus de 80 organisations de la société civile œuvrant pour le changement démocratique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>MNANGAGWA ADOPTE UNE POSTURE IMPÉRIALE&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Pour Bekezela Gumbo, responsable de recherches au Zimbabwe Democratic Institute, Emmerson Mnangagwa réécrit la loi pour reprendre certains des pouvoirs que s’était octroyés son prédécesseur, Robert Mugabe. « Il adopte une posture impériale, en supprimant le rôle de surveillance de la société civile », affirme-t-il.À LIRE<a href="https://www.jeuneafrique.com/1171837/politique/chronique-emmerson-mnangagwa-encore-pire-que-robert-mugabe/">[Chronique] Emmerson Mnangagwa encore pire que Robert Mugabe&nbsp;?</a></p>



<p>De son côté, la Crisis in Zimbabwe Coalition estime que le gouvernement reprend tout bonnement les lois restrictives, les réformes cosmétiques et les attaques contre la société civile qui caractérisèrent l’ère Mugabe. Mnangagwa, assure Blessing Vava, veut renforcer son emprise sur la scène politique nationale jusqu’à y acquérir une autorité absolue. « Ces changements de législation sont dangereux. Ils font partie des manœuvres destinées à imposer un régime de parti unique en se servant de la loi comme une arme, déplore-t-il. Les conséquences pour notre démocratie sont dévastatrices, surtout dans la perspective des élections de 2023. Tout cela vise à freiner le travail des organisations de la société civile et à les rendre passibles de poursuites. »</p>



<h4>Corruption massive</h4>



<p>La mise à l’écart de la société civile risque, aussi, d’aggraver la concussion, dans un pays classé 157e sur 180 sur l’Indice de perception de la corruption 2020 établi par l’ONG Transparency International. Dans son rapport d’évaluation des années 2017-2019, le contrôleur général du Zimbabwe a, pour sa part, constaté un niveau de corruption très élevé au sein des entreprises publiques, des ministères et des administrations locales.</p>



<p>En traitant les organisations qui veillent au respect de la bonne gouvernance comme des ennemis qui cherchent à déstabiliser l’État, le gouvernement complique considérablement le travail de la société civile. S’il était adopté, le projet de loi, insiste Blessing Vava, conférerait au gouvernement le pouvoir de suspendre les comités de direction des organisations bénévoles privées et de nommer un administrateur temporaire pour les diriger. « Le gouvernement espère exercer une influence décisive sur les ONG et restreindre leurs activités, explique-t-il. Il se dirige vers un système dans lequel les ONG sont sous le contrôle de l’État, ce qui n’est pas sans incidence pour la démocratie, la transparence et la reddition des comptes. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA TENDANCE EST À LA CONCENTRATION DES POUVOIRS AU SEIN DE L’EXÉCUTIF ET À LA MISE À L’ÉCART DES CITOYENS&nbsp;»</p></blockquote>



<p>L’ONG Media Institute of Southern Africa (MISA) confirme que les mesures législatives envisagées au Zimbabwe pourraient avoir un impact considérable sur la liberté d’action de la société civile. Le projet de loi, souligne le MISA, « a vraisemblablement pour but de cibler les ONG qui surveillent les trois branches de l’État, c’est-à-dire le cœur même de la participation des citoyens aux questions de gouvernance et au développement économique. »À LIRE<a href="https://www.jeuneafrique.com/1081253/politique/zimbabwe-comment-emmerson-mnangagwa-et-son-clan-tiennent-le-pays/">Zimbabwe : comment Emmerson Mnangagwa et son clan tiennent le pays</a></p>



<p>« La tendance est à la centralisation, à la concentration des pouvoirs au sein de l’exécutif et à la mise à l’écart des citoyens, renchérit Musa Kika, directrice exécutive du Zimbabwe Human Rights Forum. Ce projet de loi doit être purement et simplement abandonné. »</p>



<p>Selon ses adversaires, ce texte aurait, plus largement, des conséquences sur le processus électoral, sur les droits humains ainsi que sur la bonne gestion des ressources naturelles du pays et, à ce titre, doit être soumis à l’appréciation de la justice.</p>



<p>« Crisis in Zimbabwe participera à des campagnes de sensibilisation dans le pays et dans toute l’Afrique australe afin que les citoyens résistent à cette loi antidémocratique et poussent le gouvernement à rendre des comptes, précise Blessing Vava. Nous inciterons par ailleurs la SADC [Communauté de développement de l’Afrique australe] et nos partenaires régionaux à intervenir dans la résolution de la crise zimbabwéenne. »</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Zimbabwe : la légitimité de Mnangagwa remise en cause</title>
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				<pubDate>Mon, 25 Oct 2021 13:34:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>Un membre de la ligue des jeunes de l’Union nationale africaine du Zimbabwe &#8211; Front patriotique (ZANU PF), le parti au pouvoir au Zimbabwe, a lancé une action en justice pour invalider la constitutionnalité de l&rsquo;arrivée au pouvoir du président Emmerson Mnangagwa en 2017.</strong></p>



<p>Ce recours de Sybeth Musengezi devant la Haute Cour de Harare a pour but de déclarer inconstitutionnelle la réunion du Comité central de la ZANU PF du 19 novembre 2017, qui a écarté l’ancien président Robert Mugabe de la tête du parti au profit de Mnangagwa, écarté à l’époque.</p>



<p>Selon Musengezi, plusieurs dispositions de la constitution de la ZANU PF ont été violées lors de la session spéciale du comité central convoquée à la hâte, dans le but de renverser Mugabe de son poste de président du parti et de président de la République</p>



<p>«&nbsp;<em>Tout cela a été fait en dehors des dispositions de la constitution de la ZANU PF, qui stipule clairement que le secrétaire d&rsquo;administration de la ZANU PF est le seul à pouvoir convoquer une session du comité central dans l&rsquo;exercice de ses pouvoirs</em>&nbsp;», a déclaré Musengezi lors d&rsquo;une interview avec la South African Broadcasting Corporation (SABC).</p>



<p>Il a ajouté : «&nbsp;<em>Mais malheureusement, pour des raisons connues des personnes qui ont convoqué la réunion, le Secrétaire à l&rsquo;administration n&rsquo;a pas convoqué la session du comité central</em>&nbsp;».</p>



<p>La réunion aurait été convoquée par Patrick Chinamasa, qui était le Secrétaire aux affaires juridiques du parti. Il a cité une autre anomalie concernant la façon dont la réunion a été gérée, arguant que la constitution de la ZANU PF stipule que seul le président du parti peut présider les réunions du comité central et, en son absence, le vice-président ou le président peut présider les débats. Aucun des trois n’a présidé la réunion et n’a été invité à y assister, ce qui fait de la session spéciale un rassemblement illégal, selon Musengezi.</p>



<p>Mnangagwa est arrivé au pouvoir dans des circonstances controversées, à la suite d’une transition menée par l’armée qui a renversé Mugabe, qui avait dirigé le Zimbabwe pendant plus de 37 ans. Son ascension au pouvoir est intervenue après son départ du pouvoir de Mugabe qui l’avait renvoyé pour «&nbsp;<em>déloyauté et conduite incompatible avec ses fonctions officielles</em>&nbsp;».</p>



<p>En septembre 2018, dans une vidéo mise en ligne par les quotidiens NewsDay et The Herald, Robert Mugagbé décédé le 6 septembre 2019, avait reconnu le pouvoir de son successeur après sa victoire à la présidentielle du 30 juillet de la même année.</p>



<p><strong>Source: APA News/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Zimbabwe: des victimes de massacres sous Mugabe bientôt exhumées et enterrées selon la coutume</title>
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				<pubDate>Sat, 21 Aug 2021 20:50:33 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les victimes et familles de victimes des massacres du début des années 1980 enfin entendues. Dans un communiqué faisant suite à de nouvelles discussions avec des leaders traditionnels, le gouvernement zimbabwéen a déclaré que des victimes pourraient être exhumées et enterrées dignement selon la coutume. Il s&#8217;agissait d&#8217;une promesse du président qui datait de 2019. Cette...]]></description>
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<p><strong>Les victimes et familles de victimes des massacres du début des années 1980 enfin entendues. Dans un communiqué faisant suite à de nouvelles discussions avec des leaders traditionnels, le gouvernement zimbabwéen a déclaré que des victimes pourraient être exhumées et enterrées dignement selon la coutume. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;une promesse du président qui datait de 2019.</strong></p>



<p>Cette annonce est un geste fort des autorités attendu depuis bientôt quarante ans par les victimes et leurs familles des massacres commis entre 1983 et 1984. Considérés comme des dissidents, environ 20&nbsp;000 civils avait été tués dans la région du Matabeleland dans le sud-ouest du pays. L&rsquo;opération avait été baptisée «&nbsp;Gukurahundi&nbsp;»&nbsp;&#8211; ce qui signifie «<em>&nbsp;séparer le bon grain de l&rsquo;ivraie</em>&nbsp;».</p>



<p><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/emmerson-mnangagwa/"><strong>L&rsquo;actuel président, Emmerson Mnangagwa</strong></a>&nbsp;était ministre de la Santé à l&rsquo;époque des faits. Il aurait été l&rsquo;un des principaux artisans de cette répression sanglante. Il y a quelques années, il qualifiait cet épisode de «&nbsp;<em>tâche</em>&nbsp;»&nbsp;dans l&rsquo;histoire du pays,&nbsp;sans pour autant s&rsquo;excuser.</p>



<p>Selon un communiqué du gouvernement,&nbsp;la question des exhumations et les ré-inhumations, devra être résolue au «&nbsp;<em>cas par cas et selon la coutume&nbsp;</em>». Ces sont les leaders traditionnels qui seront en charge de guider les cérémonies. L&rsquo;aide aux victimes et à leur famille sera elle aussi étudiée au cas par cas, ajoutent les autorités.</p>



<p>Parmi les revendication des représentants des victimes : l&rsquo;obtention d&rsquo;une retraite, la gratuité de l&rsquo;éducation ou encore la mise en place d&rsquo;une protection sociale. </p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Zimbabwe : comment Emmerson Mnangagwa et son clan tiennent le pays</title>
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				<pubDate>Sat, 28 Nov 2020 13:40:08 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Propulsé sur le devant de la scène par le putsch qui a renversé Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa tient fermement les rênes du Zimbabwe. Pendant que ses alliés et opposants protègent leurs intérêts. Voitures blindées et chars d’assaut ont sillonné la capitale toute la journée du 14 novembre 2017. Le lendemain, dès les premières heures, le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa.jpg" alt="" class="wp-image-11734" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa.jpg 863w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa-768x433.jpg 768w" sizes="(max-width: 863px) 100vw, 863px" /></figure>



<p><strong>Propulsé sur le devant de la scène par le putsch qui a renversé Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa tient fermement les rênes du Zimbabwe. Pendant que ses alliés et opposants protègent leurs intérêts.</strong></p>



<p>Voitures blindées et chars d’assaut ont sillonné la capitale toute la journée du 14 novembre 2017. Le lendemain, dès les premières heures, le général Sibusiso Moyo apprenait à ses compatriotes que&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/835150/politique/zimbabwe-robert-mugabe-sera-finalement-enterre-dans-son-village-natal/">Robert Gabriel Mugabe,</a>&nbsp;président du Zimbabwe pendant trente-sept ans, était assigné à résidence.</p>



<p>Les forces de défense zimbabwéennes s’occuperont des « criminels » qui entourent le président et sont responsables des « problèmes socioéconomiques » rencontrés alors par le pays.</p>



<p>Bien sûr, ce n’est pas un coup d’État, assure Sibusiso Moyo, nommé par la suite ministre des Affaires étrangères. Et sur ce point, l’officier a su se montrer convaincant auprès du président sud-africain Jacob Zuma, comme de son homologue guinéen, le pourtant sceptique Alpha Condé, alors président de l’Union africaine (UA).<a href="https://www.jeuneafrique.com/1081253/politique/zimbabwe-comment-emmerson-mnangagwa-et-son-clan-tiennent-le-pays/48031?utm_source=jeuneafrique.com&amp;utm_campaign=mea_tar_sur_ja_janvier_2020&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=articles_shortcode" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Read this article in english on</a></p>



<p>Au Zimbabwe, la population est bien plus occupée à suivre les pérégrinations de l’homme en devenir, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, parti en exil une semaine plus tôt. Des récits circulent à travers le pays sur la bravoure avec laquelle ce dernier et son fils se sont faufilés au Mozambique, en coupant à travers la brousse pour éviter les traquenards éventuels, avant d’atterrir dans la banlieue nord de Johannesburg.</p>



<p>À Harare, les généraux et les « faiseurs d’images » organisent une manifestation qui attire des dizaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale pour célébrer le renversement de Mugabe.</p>



<h4>Rock star en échec</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2017/11/24/17803hr_.jpg" alt="Emmerson Mnangagwa et sa femme, Auxilia, lors de son investiture, à Harare, le 24 novembre." class="wp-image-496562"/></figure>



<p>Quelques jours plus tard, Emmerson Mnangagwa, rentré au pays telle une rock star, promet « des emplois, des emplois, des emplois » à la population et « un Zimbabwe ouvert au business » aux investisseurs étrangers.</p>



<p>S’appuyant sur son passé de secrétaire personnel de Mugabe, Mnangagwa s’était habilement positionné comme l’héritier du chef pour mieux marginaliser ses rivaux. Jusqu’à l’apparition de son concurrent le plus sérieux, Grace, l’épouse de Robert Mugabe.</p>



<p>Le coup de novembre 2017 a emporté à la fois l’ancien président et sa femme, laissant tout l’espace nécessaire à Emmerson Mnangagwa pour qu’il lance son projet&nbsp;: remettre l’économie du Zimbabwe en marche et réunifier le parti au pouvoir pour une nouvelle décennie de succès.</p>



<p>Un an plus tard, le constat d’échec est évident. L’économie s’est encore affaiblie en raison de la corruption et du favoritisme, auxquels se sont ajoutés les effets de la sécheresse qui a frappé l’ensemble de la sous-région fin 2018. Au sein de l’Union nationale africaine du Zimbabwe (ZANU-PF), les rivalités sont toujours plus exacerbées, alors que l’armée ne semble plus faire confiance au chef de l’État.</p>



<p>Certains citoyens ont cru aux promesses d’élections libres, les chancelleries étrangères ont pensé un moment lever les sanctions internationales qui pesaient sur le pays et les entreprises avaient commencé à montrer des volontés d’investir.</p>



<h4>Intrigues et rumeurs de putsch</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/11/27/sipa_ap22513350_000010-scaled.jpg" alt="Un agent de change dans une rue d'Aharare, le 22 octobre 2020." class="wp-image-1081974"/></figure>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE DOLLAR LOCAL, À PEINE RELANCÉ, S’EST FRACASSÉ CONTRE SON HOMOLOGUE AMÉRICAIN</p></blockquote>



<p>Trois ans plus tard pourtant, le nouveau régime semble à bout de souffle. La distribution d’eau potable et d’électricité reste toujours aussi sporadique dans la capitale, l’inflation dépasse les 750 % et le dollar local, à peine relancé, s’est fracassé contre son homologue américain.</p>



<p>L’équipe qui a porté Mnangagwa au pouvoir n’hésite plus à afficher ses regrets. Les intrigues et les rumeurs de putsch flottent continuellement dans l’air. Pour toute réponse, Emmerson Mnangagwa et son clan familial se serrent toujours plus les coudes. La loyauté, plus encore que les liens du sang, reste le critère déterminant à l’intérieur du premier cercle.</p>



<p>L’ancien ministre pour l’Éducation supérieure, Godfrey Gandawa, s’inquiète de la direction empruntée ces dernières années par le pays : « La ZANU-PF a fait des forces de sécurité une milice à son service. » Tous les leviers sécuritaires ont en effet été placés sous le contrôle direct de la présidence. Ce qui n’empêche pourtant pas les saboteurs de continuer à causer d’importants dégâts.</p>



<p>Pour Godfrey Gandawa, le président Mnangagwa a même été plus loin : « La justice du Zimbabwe, y compris au niveau de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle, est aujourd’hui sous la coupe de l’exécutif. Les gens sont arrêtés pour avoir insulté le président même si cela est manifestement contraire à la Constitution. »</p>



<p>À mesure que le président centralisait les pouvoirs, l’opposition se cherchait d’autres protecteurs, notamment auprès du premier vice-président, le général Constantino Chiwenga. Le Zimbabwe est aujourd’hui dirigé par deux hommes, le plus souvent en désaccord.</p>



<p>Emmerson Mnangagwa a doublé les effectifs du personnel de sécurité, pendant que l’ancien chef d’état-major de l’armée conservait des liens forts au sein de l’appareil militaire. Personne ne sait comment leurs troupes se comporteront si la tension montait entre les deux hommes, au moment même où le pays connaît la pire crise économique de son histoire.</p>



<p>Le général Chiwenga a déjà été accusé – à huis clos – de comploter contre la présidence. L’accord originel passé entre les deux hommes, qui prévoyait qu’après un seul mandat, Emmerson Mnangagwa passerait le relai à son cadet de dix ans, a donc volé en éclats.</p>



<p>Le camp présidentiel a même contrecarré le plan établi par les acolytes de Chiwenga pour renverser le chef de l’État en janvier. Ce qui expliquerait, selon plusieurs hauts fonctionnaires, l’enthousiasme avec lequel ce dernier a confiné le pays en réponse&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/912032/societe/chronique-le-coronavirus-une-punition-divine-contre-les-occidentaux-selon-une-ministre-zimbabweenne/">à la pandémie du coronavirus.</a></p>



<h4>Divisions au sein du bureau politique</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/11/27/sipa_ap22487736_000006-scaled.jpg" alt="Un graffiti crtitiquant le ZANU-PF, à Harare en juin 2020." class="wp-image-1081977"/></figure>



<p>L’armée et ses principaux officiers se montrent de plus en plus critiques envers les manigances des cadres de la ZANU-PF, dont la plupart soutiennent l’actuel président.</p>



<p>Des divisions sont apparues publiquement lors d’une réunion du bureau politique du parti en juillet, quand le directeur de la Central Intelligence Organization (CIO), Isaac Moyo, a remis un rapport affirmant que deux membres du comité central stockaient des affiches et des pancartes appelant à renverser Mnangagwa en faveur de Chiwenga.</p>



<p>Selon le chef des services secrets, les comploteurs avaient prévu d’utiliser leur matériel lors d’une manifestation nationale organisée par l’opposition le 31 juillet pour couvrir l’opération, justement.</p>



<p>Quelques semaines plus tôt, plusieurs officiels de haut rang de la CIO avaient pourtant tenu une étrange conférence de presse dans laquelle ils niaient avoir découvert les éléments d’un possible coup d’État contre Mnangagwa.</p>



<p>Deux choses sont claires depuis cette révélation : Emmerson Mnangagwa tient bien en main l’armée et l’appareil de sécurité, et il compte se présenter à un deuxième mandat en 2023.</p>



<p>Toute tentative de l’évincer en capitalisant sur les fractures au sein du camp présidentiel nécessitera auparavant une forme de consentement de la part de Constantino Chiwenga et de Sibusiso Moyo.</p>



<h4>Contrats opaques</h4>



<p>Les actions de lobbying menées, au lendemain du coup d’État de novembre 2017, par Sibusiso Moyo, le ministre des Affaires étrangères, et son ami, l’entrepreneur Edwin Manikai, ont rapidement porté leurs fruits. Rory Stewart, le ministre britannique chargé du continent à cette époque, a vite sauté dans un avion pour rejoindre le Zimbabwe afin d’évoquer la nouvelle ère qui s’ouvrait alors dans les relations entre Harare et Londres.</p>



<p>En moins d’un an, les ministres ont annoncé qu’un peu plus de 15 milliards de dollars d’investissement avaient été promis. Deux opérateurs étrangers incontournables au Zimbabwe, Gemcorp, basé à Londres, et Afreximbank, installé au Caire, ont fourni d’importantes lignes de crédit, garanties semble-t-il par les exportations de minerais à venir.</p>



<p>Mais le gouvernement a par la suite eu des difficultés à élargir sa base de soutiens. Malgré un nombre certain d’accords signés, peu de choses ont bougé sur le terrain. La plupart de ces contrats de plusieurs milliards de dollars chacun brillaient par leur opacité.</p>



<p>Basée à Chypre, l’entreprise russe Vi Holding et son partenaire zimbabwéen, Great Dyke Invesments (GDI), ont vu le jour grâce à la promesse de pouvoir exploiter l’or et le platine, mais ils n’ont jamais réussi à trouver les 2 milliards de dollars nécessaires pour démarrer les opérations.</p>



<p>Les banquiers ont estimé que le Zimbabwe ne serait pas en mesure de rassembler un tel capital tant que les représentants américains à la Banque mondiale et au FMI s’opposeraient à tout financement ou garantie destinés à des entités jugées très proches du gouvernement Mnangagwa.</p>



<h5>Relations exécrables avec les partenaires économiques</h5>



<p>La promesse d’ouvrir les portes aux compagnies étrangères s’est révélée avoir surtout pour but de séduire les électeurs avant la présidentielle de juillet 2018. Quand la Commission électorale a annoncé une courte victoire de Mnangagwa – alors que les manifestations organisées par l’opposition pour dénoncer la fraude électorale se soldaient par la mort de six personnes –, toute trace de bonne volonté avait disparu dans le camp présidentiel.</p>



<p>Emmerson Mnangagwa a alors nommé Mthuli Ncube, l’ancien vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), et lui a demandé de rouvrir, en tant que ministre des Finances, les négociations avec la Banque mondiale. Mais ce dernier avait les mains liées puisque le marché de changes comme l’ensemble de la politique monétaire sont sous le contrôle de l’appareil politique. Le mantra gouvernemental – le Zimbabwe est ouvert au monde des affaires – a alors sonné comme une coquille vide.</p>



<p>Les relations avec les trois principaux partenaires économiques du pays, l’Afrique du Sud, la Chine et la Russie, sont exécrables. À Pretoria,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/765049/politique/afrique-du-sud-cyril-ramaphosa-le-cameleon/">le président Cyril Ramaphosa</a>&nbsp;se plaint de la mauvaise gestion de l’exode continu des Zimbabwéens vers le Sud, à travers le Limpopo.</p>



<p>Moscou n’arrive pas à lever les fonds nécessaires à ses investissements miniers et si Pékin dispose bien des ressources financières nécessaires pour aider le gouvernement zimbabwéen, il refuse de lui signer un chèque en blanc.</p>



<h4>Attaques contre l’opposition et la presse</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/11/27/sipa_ap22493223_000002-scaled.jpg" alt="Une manifestations dénonçant les atteintes aux droits humains, à Harare en septembre 2020." class="wp-image-1081981"/></figure>



<p>Depuis janvier, Emmerson Mnangagwa et son équipe ont également intensifié leurs attaques contre l’opposition, la société civile, les journalistes et tous les présumés dissidents. Cette campagne a démarré au moment où le haut commandement militaire établissait un plan pour se débarrasser de Mnangagwa et le remplacer par une «&nbsp;Autorité nationale de transition&nbsp;», soutenue par l’armée, en collaboration avec l’opposition, la société civile et la haute administration.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE MARTEAU DE LA RÉPRESSION VA CONTINUER DE S’ABATTRE</p></blockquote>



<p>Pendant que les forces de sécurité kidnappent, incarcèrent et torturent les opposants, d’autres agences de l’État creusent les divisions dans les rangs de l’opposition. « Le marteau de la répression va continuer de s’abattre, promet Victor Matemadanda, le vice-ministre de la Défense. Ceux qui veulent vendre le pays doivent faire attention. Ce pays a des pouvoirs particuliers. Il peut vous faire disparaître sans l’aide de personne. Ce pays a des pouvoirs mystérieux. Ce pays est un mystère. On ne peut juste pas faire ce que l’on veut. »</p>



<p>De son côté, le secteur privé local est entre les mains de deux hommes : <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/872630/politique/guillaume-soro-mostafa-terrab-joseph-kabila-ces-africains-qui-vont-faire-2020/">Kudakwashe Tagwirei, adventiste du 7ème jour</a> au carnet d’adresses politiques volumineux et qui possède des intérêts dans un grand nombre d’entreprises, et Strive Masiyiwa, en exil entre Londres et l’Afrique du Sud, d’où il préside aux destinées d’Econet et d’Ecocash, les principaux opérateurs de télécoms et de transfert d’argent du Zimbabwe.</p>



<p>Les efforts du gouvernement pour favoriser l’empire industriel de Masiyiwa atteignent ces derniers temps de nouveaux sommets. En juin, après la chute du dollar local, l’état-major des opérations interarmées a ordonné la suspension de la Bourse ainsi que de toutes les transactions numériques supérieures à 50 dollars par jour. Econet a ainsi vu la valeur de ses opérations baisser de moitié au Zimbabwe.</p>



<p>L’opérateur doit également faire face aux nouveaux services numériques proposés pour moitié prix par la Banque commerciale du Zimbabwe, avec le soutien de l’État. Enfin, les ministres ont accusé Econet, et donc son patron, de blanchiment d’argent et de commerce illégal de devises, même si la compagnie a depuis démontré qu’elle respectait bien tous les protocoles financiers établis avec le gouverneur de la Banque centrale.</p>



<h4>Tagwirei étend ses positions</h4>



<p>Beaucoup, au sein de l’opérateur, craignent que certains politiciens de la ZANU-PF fassent équipe avec Kudakwashe Tagwirei pour se partager le groupe de Masiyiwa. À mesure que l’État intensifie ses actions contre Econet, Tagwirei étend ses positions, se diversifie dans les énergies, la construction, le transport, les produits pharmaceutiques et la santé.</p>



<p>Lewis Matutu, ancien vice-secrétaire de la ZANU-PF, a accusé Tagwirei de monopoliser la vente de carburants, d’intrants agricoles ainsi que l’agent liquide transitant sur le marché parallèle. Sa société, Landela Mining, a mis la main sur plusieurs mines d’or, certaines détenues par l’État zimbabwéen, d’autres par l’homme d’affaires sud-africain Mzi Khumalo. Autant de dossiers troubles qui justifient que Kudakwashe Tagwirei soit aujourd’hui accusé de corruption et placé sous sanction américaine.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>L’équipe Mnangagwa</h4>



<p>Le groupe de dirigeants de la ZANU-PF qui soutient Emmerson Mnangagwa à la tête du pays a éclaté à cause des rivalités et de la paranoïa qui entourent la famille du président.</p>



<p>La première dame, Auxilia Mnangagwa, et ses fils, Collins et Sean, sont ciblés par plusieurs journalistes pour leurs liens avec des affaires de corruption, la plupart des informations les concernant ayant fuité via des agents de la Central Intelligence Organisation (CIO).</p>



<p>Les principaux soutiens du président, lors son accession au pouvoir, étaient le premier vice-président, le général Constantino Chiwenga, le ministre des Affaires étrangères, le général Sibusiso Moyo, le vice-ministre de la Défense, Victor Matemadanda, le directeur de la CIO, Isaac Moyo, le ministre de la Sécurité de l’État, Owen Ncube, et le conseiller à la présidence et leader des anciens combattants, Chris Mutsvangwa.</p>



<p>Trois ans plus tard, seuls Matemadanda, Isaac Moyo et Ncube gravitent toujours dans le premier cercle des intimes. Au niveau opérationnel, le vice-directeur de la CIO, Walter Tapfumaneyi, s’occupe de la sécurité d’Emmerson Mnangagwa, et organise diverses opérations d’infiltration dans l’opposition. Le général Philip Sibanda, commandant en chef des forces militaires du Zimbabwe, est également un allié clé du président.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>L’équipe Chiwenga</h4>



<p>Il n’existe pas de faction Chiwenga à proprement parler, mais ce dernier compte suffisamment de soutiens pour figurer comme un candidat sérieux à la succession du chef de l’État.</p>



<p>En janvier, le putsch organisé par les mécontents de la ZANU-PF et les militaires a échoué, en partie à cause de l’état de santé de Chiwenga. La mort de son allié, le général et ministre de l’Agriculture, Perence Shiri, en juillet, a encore affaibli sa cause et la rumeur tenace qui veut que Shiri a été empoisonné, renforce l’idée d’une main mise d’Emmerson Mnangagwa sur le parti.</p>



<p>Deux officiers supérieurs, le major-général Anselem Sanyatwe et le lieutenant-colonel Samson Murombo, sont perçus comme proches des groupes de soutien de Chiwanga dans l’armée.</p>



<p>Le premier vice-président compte également parmi ses alliés l’ancien ministre de l’Énergie, Fortune Chasi, l’ex-membre du bureau politique de la ZANU-PF, Cleveria Chizema, ou encore Saviour Kasukwere, débarqué du ministère de l’Environnement et autrefois supporter de Grace Mugabe, aujourd’hui en exil en Afrique du Sud.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Trafic d’or au Zimbabwe : l’épouse d’Emmerson Mnangagwa dément toute implication</title>
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				<pubDate>Tue, 03 Nov 2020 14:36:05 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Auxillia Mnangagwa, l’épouse du président zimbabwéen, a démenti toute implication dans une affaire de trafic d’or, après que son nom a été cité vendredi dans des documents judiciaires.  La semaine dernière, une responsable du secteur minier avait été arrêtée à l’aéroport d’Harare, juste avant d’embarquer pour Dubaï, avec six kilos du métal précieux dans son...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/téléchargement.jpeg" alt="" class="wp-image-19861" width="317" height="215"/><figcaption>Emerson Manangagwa et son épouse</figcaption></figure>



<p><strong>Auxillia Mnangagwa, l’épouse du président zimbabwéen, a démenti toute implication dans une affaire de trafic d’or, après que son nom a été cité vendredi dans des documents judiciaires. </strong></p>



<p>La semaine dernière, une responsable du secteur minier avait été arrêtée à l’aéroport d’Harare, juste avant d’embarquer pour Dubaï, avec six kilos du métal précieux dans son bagage à main, d’une valeur de plus de 300 000 euros sur le marché international. Six autres personnes ont été interpellées dans cette affaire.</p>



<p>L’épouse du président Emmerson Mnangagwa, Auxillia, et leur fils Collins, ont été cités comme les propriétaires présumés de cet or retrouvé dans les bagages de Henrietta Rushwaya.</p>



<p>«&nbsp;Je n’ai aucune interaction ni implication illégale avec Henrietta Rushwaya&nbsp;», s’est défendue la première dame dimanche soir dans un communiqué. «&nbsp;S’il existe des éléments à charge contre moi, je mets au défi la police de les présenter au pays, sans peur ni favoritisme&nbsp;», a-t-elle ajouté.</p>



<p>«&nbsp;Je suis au service des intérêts de la nation (…). Je ne m’implique pas dans des activités illégales égoïstes et bornées comme la contrebande d’or&nbsp;», a-t-elle insisté.</p>



<h4>« Crime organisé »</h4>



<p>C’est lors de l’interrogatoire de Henrietta Rushwaya et des agents du renseignement l’accompagnant que le nom de l’épouse du président a été cité. « En voyant que ces trois-là avaient été interceptés », un quatrième inculpé, un employé de l’entreprise de Rushwaya, « a expliqué à des agents de police et d’immigration que l’or appartenait à la première dame », selon l’accusation.</p>



<p>Les suspects ont alors avancé que le fils du président était celui qui cherchait à exporter l’or vers Dubai. «&nbsp;Les accusés ont affirmé cela en sachant bien que c’était faux, pour chercher à insuffler la peur et faciliter la sortie du pays de cet or&nbsp;», selon l’accusation. Le procureur Garudzo Siyadhuma a décrit cette affaire comme «&nbsp;un exemple classique du mode opératoire du crime organisé&nbsp;». «&nbsp;Le réseau est bien plus étendu&nbsp;», a-t-il ajouté lors d’une audience la semaine dernière.</p>



<p>Cette affaire intervient alors que les autorités cherchent à neutraliser une importante contrebande d’or dans le pays, estimée autour de 100 millions de dollars par mois.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Zimbabwe trois ans après la disparition de Robert Mugabe : Le président Mnangagwa annonce la chasse aux opposants</title>
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				<pubDate>Wed, 05 Aug 2020 14:38:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[Chasse aux opposants]]></category>
		<category><![CDATA[Emmerson Mnangagwa]]></category>

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				<description><![CDATA[Le président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a promis hier de «débusquer» ses opposants politiques, selon des médias. «Les pommes pourries qui ont tenté de diviser notre peuple et affaiblir notre système seront éliminées», a-t-il indiqué dans un discours à la nation. «Nous surmonterons les tentatives de quelques voyous, agissant avec des détracteurs étrangers, de déstabiliser notre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa.jpg" alt="" class="wp-image-12303" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa.jpg 863w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa-768x433.jpg 768w" sizes="(max-width: 863px) 100vw, 863px" /><figcaption>Emmerson Mnangagwa</figcaption></figure>



<p><strong>Le président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a promis hier de «débusquer» ses opposants politiques, selon des médias. «Les pommes pourries qui ont tenté de diviser notre peuple et affaiblir notre système seront éliminées», a-t-il indiqué dans un discours à la nation. «Nous surmonterons les tentatives de quelques voyous, agissant avec des détracteurs étrangers, de déstabiliser notre société», a-t-il poursuivi.<br>Vendredi, les autorités ont interdit des manifestations pour protester contre la corruption et la crise économique dans le pays.</strong></p>



<p>Plusieurs personnes ont été arrêtées, dont l’écrivaine zimbabwéenne Tsitsi Dangarembga, en lice pour le prestigieux prix littéraire britannique Booker Prize, remise en liberté sous caution le lendemain. L’Association zimbabwéenne des avocats pour les droits de l’homme a déclaré, hier, représenter une vingtaine de personnes arrêtées depuis la semaine dernière.</p>



<p>A la tête de la petite formation Transformer le Zimbabwe, l’opposant Jacob Ngarivhume a appelé à manifester, tout comme le journaliste et lanceur d’alerte Hopewell Chin’ono. Tous deux, arrêtés avant cette manifestation, sont encore en détention, accusés d’incitation publique à la violence.</p>



<p>Début mars dernier, les Etats-Unis ont prolongé d’un an leurs sanctions contre ce pays d’Afrique australe, à cause notamment des meurtres extrajudiciaires et viols commis par ses forces de sécurité. Depuis la chute en 2017 du président Robert Mugabe, le Zimbabwe «a eu de nombreuses occasions d’adopter des mesures pour engager le pays sur une voie constructive et une plus grande coopération avec les Etats-Unis», a expliqué le président américain, Donald Trump, dans un message adressé au Congrès.</p>



<p>Il a indiqué que le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa «a probablement accéléré l’oppression des voix critiques et la mauvaise gestion économique». En 2019, «les forces de sécurité ont commis des meurtres extrajudiciaires, des viols et des enlèvements supposés de nombreux dissidents», a observé le président américain. Des actions qui «sapent le processus démocratique» dans le pays.</p>



<p><strong>Sombre situation</strong></p>



<p>Washington maintient depuis près de vingt ans des sanctions contre quelque 100 personnes et entités juridiques zimbabwéennes, dont l’actuel président Mnangagwa, en réponse à la répression subie par les opposants. En octobre 2019, le Zimbabwe a accusé l’ambassadeur américain à Harare, Brian Nichols, de se comporter «en membre de l’opposition».</p>



<p>Le 27 juillet, le porte-parole du parti au pouvoir, Zimbabwe African national union-Patriotic Front (Zanu-PF), Patrick Chinamasa, a qualifié ce même diplomate de «voyou», affirmant qu’il a soutenu et entraîné des insurgés. «S’il continue à s’engager dans des actes pour miner cette République en mobilisant et finançant des troubles, en organisant la violence et en entraînant des insurgés, nos dirigeants n’hésiteront pas à lui demander de partir», a-t-il soutenu.</p>



<p>Successeur de Robert Mugabe à la tête du pays après un coup d’Etat en novembre 2017, le président Emmerson Mnangagwa a promis de relancer une économie en situation de crise. Crise traduite par une inflation galopante et des pénuries de nombreux produits de première nécessité.</p>



<p>Fin juillet, le Programme alimentaire (PAM) des Nations unies a prévenu : «D’ici la fin de l’année, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire au Zimbabwe atteindra 8,6 millions, soit le chiffre sidérant de 60% de la population», selon les projections du Programme alimentaire (PAM), qui a lancé un appel de fonds de 250 millions de dollars (213 millions d’euros) supplémentaires pour faire face aux besoins.</p>



<p>Le confinement en place pour tenter de ralentir la propagation de la Covid-19 «a précipité beaucoup de personnes dans le chômage dans les zones urbaines, tandis que la faim dans les zones rurales s’accélère, car des migrants non employés rentrent dans leur village, où l’absence de leurs apports financiers vitaux se fait profondément ressentir», selon l’agence onusienne. «Les paysans de subsistance qui représentent les trois-quarts de la population zimbabwéenne et fournissent l’essentiel de la nourriture» du pays «sont aussi touchés à cause de la troisième récolte successive victime de la sécheresse».</p>



<p>A cause de l’hyperinflation, le prix des produits de base «a augmenté bien au-delà des moyens de la plupart des Zimbabwéens». Ainsi, «un nombre croissant de familles désespérées mangent moins et vendent des biens précieux et s’endettent», selon le PAM.</p>



<p><strong>Source: El watan /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Zimbabwe: le gouvernement signe un accord en vue de dédommager les fermiers blancs</title>
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				<pubDate>Thu, 30 Jul 2020 18:30:51 +0000</pubDate>
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<p><br><strong>Le gouvernement zimbabwéen a conclu un accord en vue de dédommager les fermiers blancs expropriés de leurs terres dans les années 2000. 3,5 milliards de dollars de fonds vont être levés. L’accord a été signé mercredi 29 juillet par les ministres des Finances et de l’Agriculture, ainsi que par le principal syndicat représentant ces fermiers. Au début des années 2000, quelque 4 000 des 4 500 grands propriétaires blancs de l&rsquo;époque avaient été expulsés de leurs fermes.</strong></p>



<p>Pour l’instant il ne s’agit que d’un engagement en vue d’un dédommagement. Le gouvernement n’a pas les moyens financiers de compenser ces fermiers blancs expropriés. L’accord prévoit donc la mise en place d’un comité, composé de fermiers et de donateurs, chargé&nbsp;<strong><a target="_blank" href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200712-zimbabwe-promesse-gouvernement-dedommagement-fermiers-blancs" rel="noreferrer noopener">de lever les fonds nécessaires</a></strong>. L’argent servira à rembourser les fermiers pour les structures, notamment les bâtiments et les équipements –&nbsp;et non les terres redistribués dans le cadre de la réforme agraire.</p>



<p>Pour le président Emmerson Mnangagwa, il s’agit un «&nbsp;<em>accord historique&nbsp;</em>»&nbsp;qui permet de «&nbsp;<em>tourner la page</em>&nbsp;». Pour le syndicat des fermiers commerciaux, c’est un premier pas pour résoudre un dossier non réglé.</p>



<p><strong><a target="_blank" href="http://www1.rfi.fr/actufr/articles/032/article_16463.asp" rel="noreferrer noopener">La réforme agraire&nbsp;</a></strong>est une des mesures les plus controversées du régime de Robert Mugabe. Elle continue de diviser l’opinion publique. Pour ses partisans, elle a servi à corriger les inégalités héritées de la colonisation. Pour ses détracteurs, elle s’est faite au profit de proche du régime, provoquant un effondrement de la production agricole</p>



<p>Le président Mnangagwa a indiqué qu’il ne ferait pas marche arrière sur la redistribution de la terre. Mais le dédommagement des fermiers blancs est vu comme un préalable à un réchauffement des relations avec les pays occidentaux</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Zimbabwe: le gouvernement annonce des dédommagements aux fermiers blancs expropriés</title>
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				<pubDate>Sun, 12 Jul 2020 16:15:57 +0000</pubDate>
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<p>min</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa.jpg" alt="" class="wp-image-12303" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa.jpg 863w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa-768x433.jpg 768w" sizes="(max-width: 863px) 100vw, 863px" /><figcaption>Emmerson Mnangagwa</figcaption></figure>



<p><strong>Vingt après les expropriations forcées de fermiers blancs orchestrées par Robert Mugabe, le pays s&rsquo;apprête à leur verser des compensations. Le gouvernement a annoncé vouloir payer des dommages et intérêts à près de 4 000 anciens fermiers d&rsquo;origine britannique. Une compensation qui serait historique mais qui paraît encore improbable lorsque l&rsquo;on connaît les déboires financiers et l&rsquo;inflation galopante qui touche le pays.</strong></p>



<p>Emmerson Mnangagwa&nbsp;<strong><a target="_blank" href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190408-zimbabwe-fermiers-blancs-mugabe-indemnisations" rel="noreferrer noopener">avait déjà ouvert le voie</a></strong>&nbsp;en mars dernier. Le président zimbabwéen avait annoncé une réforme de la loi agraire, permettant la restitution de terres à une poignée de fermiers blancs.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui le parti de la Zanu-PF va plus loin en proposant une compensation de 3,5 milliards de dollars aux fermiers blancs pour mettre fin à un conflit qui dure depuis deux décennies.</p>



<p>A l&rsquo;époque Robert Mugabe avait brutalement mis fin à la domination économique des Blancs, en envahissant 4&nbsp;000 des 4&nbsp;500 fermes d&rsquo;anciens colons britanniques, en les expropriant manu militari.</p>



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<p>Depuis un collectif d’anciens fermiers se bat et demande compensation à hauteur de 10 milliards de dollars. Aujourd’hui ce sont seulement 3,5 milliards qui leur sont proposés par le pouvoir actuel.</p>



<p>Derrière le symbole subsiste la question du paiement de cette compensation. Avec un taux de chômage de 90%, une inflation de 800% et une dette abyssale, difficile d&rsquo;imaginer comment Emmerson Mnangagwa va pouvoir trouver les fonds nécessaires. C&rsquo;est précisément la raison pour laquelle les fermiers hésitent à signer l&rsquo;accord, qui tournerait la page la plus douloureuse de l&rsquo;histoire contemporaine du Zimbabwe.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Le président du Zimbabwe déclare que la monnaie est attaquée alors que les prix montent en flèche</title>
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				<pubDate>Wed, 10 Jun 2020 16:42:27 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa.jpg" alt="" class="wp-image-12303" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa.jpg 863w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Emmerson-Mnangagwa-768x433.jpg 768w" sizes="(max-width: 863px) 100vw, 863px" /><figcaption>Emmerson Mnangagwa</figcaption></figure>



<p><strong>Le président Emmerson Mnangagwa a déclaré mercredi que la monnaie du Zimbabwe était attaquée par des entreprises qui augmentaient constamment les prix et cela faisait partie d&rsquo;un complot politique plus large contre son gouvernement.</strong></p>



<p>Un an après que la nation sud-africaine a mis fin à une décennie de dollarisation et réintroduit le dollar zimbabwéen, la monnaie locale a chuté sur le marché noir, alimentant les hausses de prix et poussant l&rsquo;inflation à 765%.</p>



<p>Lorsque Mnangagwa a succédé à Robert Mugabe en 2017 après un coup d&rsquo;État militaire, il a promis de relancer l&rsquo;économie, mais la vie est devenue plus difficile alors que les gens sont aux prises avec une grave pénurie de devises, de médicaments et de nourriture et un chômage supérieur à 80%.</p>



<p>« Nous assistons à une attaque incessante contre notre monnaie et l&rsquo;économie en général à travers des modèles de prix exorbitants du secteur privé », a déclaré Mnangagwa lors d&rsquo;une réunion du politburo de son parti au pouvoir, le ZANU-PF, à Harare.</p>



<p>« Nous sommes pleinement conscients qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une bataille alimentée par nos détracteurs politiques, les opportunistes d&rsquo;élite et les mécontents qui sont déterminés à faire avancer un programme néfaste qu&rsquo;ils ne gagneront jamais. »</p>



<p>Les analystes économiques disent que le budget du gouvernement subit la pression des dépenses pour lutter contre l&rsquo;épidémie de coronavirus, ce qui obligera les autorités à recourir à l&rsquo;impression d&rsquo;argent, alimentant encore l&rsquo;inflation.</p>



<p>L&rsquo;inflation devrait se terminer cette année bien au-dessus de l&rsquo;objectif de 50% de la banque centrale et du Trésor en raison d&rsquo;un taux de change faible et de pénuries alimentaires à la suite d&rsquo;une sécheresse.</p>



<p>Mnangagwa a déclaré le mois dernier que trois militants de l&rsquo;opposition auraient été enlevés et torturés par des agents de la sécurité publique dans le cadre d&rsquo;un plan coordonné pour provoquer des troubles.</p>



<p>Les militants sont soignés à l&rsquo;hôpital et ont été accusés d&rsquo;avoir participé à une manifestation illégale et d&rsquo;avoir enfreint les règles de verrouillage des coronavirus.</p>



<p>Mercredi, les experts des Nations Unies en matière de droits de l&rsquo;homme ont exhorté les autorités zimbabwéennes à « poursuivre et punir d&rsquo;urgence les auteurs de ce crime scandaleux ».</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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