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	<title>Emmanuel Macron &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Emmanuel Macron &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>La France et l&#8217;UE soutiennent les sanctions ouest-africaines contre la junte au Mali</title>
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				<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 17:22:17 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le président français Emmanuel Macron affirme mardi le soutien de la France et de l&#8217;UE aux sanctions prises par les dirigeants ouest-africains deux jours plus tôt contre la junte au pouvoir au Mali. La France et l&#8217;Union européenne&#160;soutiennent les « sanctions inédites » prises dimanche par les dirigeants ouest-africains contre la junte au pouvoir au Mali, a déclaré...]]></description>
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<p><strong>Le président français Emmanuel Macron affirme mardi le soutien de la France et de l&rsquo;UE aux sanctions prises par les dirigeants ouest-africains deux jours plus tôt contre la junte au pouvoir au Mali.</strong></p>



<p>La France et l&rsquo;Union européenne&nbsp;soutiennent les « sanctions inédites » prises dimanche par les dirigeants ouest-africains contre la junte au pouvoir au Mali, a déclaré mardi 11 janvier le président Emmanuel Macron.</p>



<p>« Nous soutenons » les mesures diplomatiques et économiques prises par la Communauté économique des Etats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cédéao) et l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à l&rsquo;encontre du Mali, a déclaré le chef de l&rsquo;État au cours d&rsquo;une conférence de presse avec le président du Conseil européen Charles Michel à l&rsquo;Elysée.</p>



<p>Emmanuel Macron a précisé que les Européens se préparaient à renforcer à leur tour leurs sanctions. Les ministres des Affaires étrangères de l&rsquo;UE devraient en discuter lors de leur réunion informelle prévue à Brest, dans l&rsquo;ouest de la France, cette semaine. Et « d&rsquo;ici à la fin du mois il y aura une réunion formelle pour que l&rsquo;UE et l&rsquo;ensemble des pays qui la composent puissent accompagner cette décision de sanctions », selon lui.</p>



<p>La Communauté économique des Etats de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cédéao) a durement sanctionné dimanche le projet de la junte de continuer à diriger le pays pendant plusieurs années et le manquement à sa promesse de tenir le 27 février des élections ramenant les civils à la direction du pays.</p>



<h2>« Européaniser » l&rsquo;approche au Sahel</h2>



<p>Emmanuel Macron a insisté sur « la coopération inédite » des pays de l&rsquo;UE avec les pays sahéliens et la communauté internationale pour lutter contre les groupes jihadistes actifs dans la vaste région désertique. « Nous allons continuer » à « européaniser notre approche » et à la « régionaliser », ce que confirmeront « les décisions des prochaines semaines », a-t-il affirmé.&nbsp;</p>



<p>Le président français avait annulé en décembre le déplacement qu&rsquo;il devait effectuer au Mali pour rencontrer le président de la transition et célébrer Noël avec les troupes françaises, avançant officiellement la crise du Covid-19.</p>



<p>Au terme de près de neuf ans de présence au Sahel, la France a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire en quittant ses trois bases les plus au nord du Mali (Tessalit, Kidal et Tombouctou) pour se recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso. Ce plan prévoit une réduction des effectifs, de 5.000 actuellement, à 2.500/3.000 d&rsquo;ici 2023.</p>



<p>Parallèlement, Paris a cherché à dissuader Bamako de faire appel aux services du groupe paramilitaire russe Wagner, considéré comme proche du Kremlin, ce que dément Moscou. De plus en plus nombreux, des instructeurs russes ont été déployés ces dernières semaines, notamment à Tombouctou, selon des responsables militaires maliens.&nbsp;</p>



<h2>La junte appelle à manifester contre les sanctions ouest-africaines</h2>



<p>L&rsquo;effet des mesures de rétorsion sur la junte mais aussi sur la population ajoute à l&rsquo;incertitude des lendemains dans un pays au cœur de l&rsquo;instabilité sahélienne, théâtre de deux putsch depuis 2020.</p>



<p>La situation au Mali, plongé dans une profonde crise sécuritaire et politique depuis le déclenchement d&rsquo;insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012, doit être discutée mardi lors d&rsquo;une réunion régulière du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU.</p>



<p>Les autorités maliennes ont continué lundi soir à faire assaut de pugnacité et à se draper dans la défense de la patrie et de sa souveraineté, autour desquelles elles exhortent au ralliement.</p>



<p>« L&rsquo;heure est au rassemblement de tous les Maliens sans exclusive pour réaffirmer nos positions de principe et défendre notre patrie », a déclaré dans un discours à la nation le colonel Assimi Goïta, porté à la tête du Mali par un premier coup d&rsquo;Etat en août 2020 et intronisé président « de la transition » à la suite d&rsquo;un second en mai 2021.</p>



<p>Le gouvernement installé par les militaires a pour sa part appelé dans un communiqué à la « mobilisation générale » sur tout le territoire vendredi.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>BurBurkina Faso : 5 questions avant le procès de l’assassinat de Thomas</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Oct 2021 17:33:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le procès de l’assassinat du « père de la révolution » burkinabè, Thomas Sankara, doit s’ouvrir lundi, 34 ans après les faits. Quatorze personnes, dont l’ancien président Blaise Compaoré, seront jugées pour « attentat à la sûreté de l&#8217;État », « complicité d&#8217;assassinats » et « complicité de recel de cadavres ». France 24 fait le point.Arrivé au pouvoir par un coup d&#8217;État...]]></description>
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<p><strong>Le procès de l’assassinat du « père de la révolution » burkinabè, Thomas Sankara, doit s’ouvrir lundi, 34 ans après les faits. Quatorze personnes, dont l’ancien président Blaise Compaoré, seront jugées pour « attentat à la sûreté de l&rsquo;État », « complicité d&rsquo;assassinats » et « complicité de recel de cadavres ». France 24 fait le point.</strong><a href="https://webdoc.france24.com/burkinafaso-thomas-sankara/"><strong>Arrivé au pouvoir par un coup d&rsquo;État en 1983, Thomas Sankara a été tué le 15 octobre 1987. © France 24</strong></a><strong>C’est un procès qui a bien failli ne jamais avoir lieu. Trente-quatre ans après l’assassinat du président du Burkina Faso, </strong><a href="https://www.france24.com/fr/tag/thomas-sankara/#pager"><strong>Thomas Sankara</strong></a><strong>, et de douze de ses compagnons, le 15 octobre 1987, par un commando lors d’une réunion au siège du Conseil national de la révolution (CNR) à Ouagadougou, </strong><a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210817-burkina-faso-le-proc%C3%A8s-de-l-assassinat-de-thomas-sankara-commencera-le-11-octobre"><strong>quatorze des principaux accusés seront jugés, à partir du lundi 11 octobre, dans un tribunal militaire de la capitale burkinabè</strong></a><strong>.</strong></p>



<p>Arrivé au pouvoir par un coup d&rsquo;État en 1983, le président Sankara, surnommé le « Che Guevara africain », a été tué à 37 ans lors d&rsquo;un putsch qui porta à la tête du&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/burkina-faso/">Burkina Faso</a>&nbsp;son compagnon d&rsquo;armes d&rsquo;alors, Blaise Compaoré.</p>



<p>Ce dernier s&rsquo;est maintenu au pouvoir pendant 27 ans, avant d&rsquo;être renversé à la suite d&rsquo;une insurrection populaire en 2014 et de partir en exil en Côte d’Ivoire. Principal accusé, Blaise Compaoré, aujourd’hui âgé de 70 ans, ne se rendra pas à Ouagadougou pour le procès, ont annoncé, jeudi 7 octobre, ses avocats.</p>



<p>Cet événement historique n’en est pas moins attendu, au Burkina Faso comme ailleurs, puisque plus de deux cents journalistes du monde entier sont accrédités.</p>



<ul><li><strong>Que représente l&rsquo;ancien président Thomas Sankara</strong>&nbsp;<strong>?</strong></li></ul>



<p>« Père de la révolution » burkinabè et icône panafricaine, Thomas Sankara a laissé une trace indélébile dans l’histoire de son pays. Arrivé au pouvoir lors d’un coup d’État en 1983, il change le nom de la Haute-Volta, donné par les colons français, en Burkina Faso, qui signifie « le pays des hommes intègres ».</p>



<p>« Thomas Sankara a montré qu’on pouvait développer son pays en toute indépendance en donnant confiance à sa population. Son objectif était de faire fructifier les richesses nationales et de les transformer sur place », souligne Bruno Jaffré, auteur de « L’insurrection inachevée. Burkina 2014 » (Syllepse, 2019) et animateur du site&nbsp;<a href="https://www.thomassankara.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Thomassankara.net</a>, contacté par France 24. « Au-delà du Burkina Faso, c’est un révolutionnaire anti-impérialiste qui a eu à cœur de représenter la voix des opprimés du monde entier et qui a osé poser des actes d’indépendance vis-à-vis de la France », ajoute le spécialiste.</p>



<p>Trente-quatre ans après sa mort, son aura ne cesse de grandir, notamment chez la jeunesse qui lui voue un véritable culte sans jamais ne l’avoir connu.</p>



<ul><li><strong>Pourquoi a-t-il fallu attendre 34 ans pour qu’un procès ait lieu</strong>&nbsp;<strong>?</strong></li></ul>



<p>« Lorsque la date du procès a été annoncée, les Burkinabè n’osaient même pas y croire », affirme Bruno Jaffré. C’est dire si l’annonce du tribunal militaire de Ouagadougou, le 17 août, a fait l’effet d’une bombe dans un pays où l’évocation même de l’assassinat de Thomas Sankara fut longtemps proscrite.</p>



<p>« Le régime de Blaise Compaoré a tout fait pour bloquer les procédures judiciaires et il a fallu attendre sa chute en 2014 pour que cela avance », explique le spécialiste du Burkina Faso.</p>



<p>C’est en effet le régime de transition démocratique qui relance l’affaire en mars 2015. En décembre de la même année, un mandat d&rsquo;arrêt international est émis contre Blaise Compaoré par la justice burkinabè. Puis, en février 2020, une première reconstitution de l&rsquo;assassinat de Thomas Sankara se déroule sur les lieux du crime, au siège du Conseil national de la révolution (CNR) à Ouagadougou. Le dossier a ensuite été renvoyé par le juge d’instruction devant un tribunal militaire en octobre 2020, ouvrant la voie à un procès, qui doit débuter lundi 11 octobre.</p>



<p>« Mais il y aura d’abord une importante bataille juridique », prévient Bruno Jaffré. « Les avocats de la défense feront tout pour retarder, voire faire annuler le procès. » Ceux-ci indiquent d’ailleurs que le mandat d’arrêt international émis à l’encontre de Blaise Compaoré « a été annulé par la Cour de cassation du Burkina le 28 avril 2016 » et n&rsquo;est donc plus d’actualité. Ils affirment par ailleurs que l’ex-président n’a jamais été « convoqué pour un interrogatoire » et qu' »aucun acte ne lui a jamais été notifié, sinon sa convocation finale devant la juridiction de jugement ». Ils indiquent en outre que Blaise Compaoré bénéficie « de l&rsquo;immunité en tant qu&rsquo;ancien chef de l&rsquo;État ».</p>



<p>Le procureur général de la Cour de cassation, Armand Ouédraogo, avait effectivement&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20160429-burkina-faso-annulation-mandat-arret-contre-ex-president-blaise-compaore-guillaume-soro">annoncé en avril 2016 l&rsquo;annulation du mandat d&rsquo;arrêt international visant Blaise Compaoré pour vice de forme</a>. Mais un mois plus tard, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Ouagadougou,&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20160517-burkina-faso-le-mandat-arret-contre-blaise-compaore-reste-vigueur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alioune Zanré, avait démenti cette information</a>, précisant que les mandats annulés ne concernaient que le dossier du coup d’État de septembre 2015.</p>



<p>Interrogé par l&rsquo;AFP, Guy Hervé Kam, avocat de la partie civile, a estimé que « l&rsquo;annonce de l&rsquo;absence de Blaise Compaoré à ce procès n&rsquo;est pas étonnante quand on connaît l&rsquo;histoire de ce pays, le rôle que le président Compaoré a joué, on sait qu&rsquo;à chaque fois, il n&rsquo;a jamais rien assumé ».</p>



<p>« Ce qui est rassurant ,c&rsquo;est qu&rsquo;en l&rsquo;étape actuelle du dossier, sa présence n&rsquo;est pas nécessaire pour la manifestation de la vérité », a-t-il ajouté, car « les éléments qui sont dans le dossier permettront à coup sûr, à la fin du procès, de pouvoir situer la responsabilité individuelle et de l&rsquo;ensemble des accusés ».</p>



<ul><li><strong>Qui sont les accusés</strong>&nbsp;<strong>?</strong></li></ul>



<p>Quatorze des principaux accusés seront jugés, dont Blaise Compaoré, qui vit en exil en Côte d&rsquo;Ivoire où il a obtenu la nationalité ivoirienne. Bras droit de Sankara, Blaise Compaoré a toujours nié avoir commandité l&rsquo;assassinat de son frère d&rsquo;armes et ami intime, bien que le putsch de 1987 l&rsquo;ait porté au pouvoir.</p>



<p>Le général Gilbert Diendéré, 61 ans, est l’autre accusé principal de ce procès. Il était l&rsquo;un des principaux chefs de l&rsquo;armée lors du putsch de 1987. Devenu ensuite chef d&rsquo;état-major particulier du président Compaoré, le général Diendéré purge déjà au Burkina Faso une peine de vingt&nbsp;ans de prison pour une tentative de coup d&rsquo;État en 2015. Lui comme Blaise Compaoré sont accusés de « complicité d&rsquo;assassinats », « recel de cadavres » et « d&rsquo;attentat à la sûreté de l&rsquo;État ».</p>



<p>Des soldats de l&rsquo;ancienne garde présidentielle de Compaoré, notamment l&rsquo;ancien adjudant-chef Hyacinthe Kafando, accusé d&rsquo;avoir été le chef du commando et actuellement en fuite, figurent également parmi les prévenus.</p>



<p>Davantage de personnes étaient mises en cause initialement, mais « beaucoup d&rsquo;accusés sont décédés », selon les avocats de la partie civile.</p>



<ul><li><strong>Que faut-il attendre du procès</strong>&nbsp;<strong>?</strong></li></ul>



<p>Si l’assassinat de Thomas Sankara fait l’objet de nombreuses spéculations concernant d’éventuelles implications de pays étrangers, dont la France, la Côte d’Ivoire, la Libye ou le Liberia, le procès qui s’ouvre lundi se concentrera sur les acteurs burkinabè et sur ce qu’il s’est précisément passé au Burkina Fasso.</p>



<p>« L’absence de Blaise Compaoré au procès est regrettable, mais qu’il soit là ou pas, la question de sa responsabilité sera au cœur du procès », indique Bruno Jaffré.</p>



<p>Le juge d’instruction a notamment pu interroger tous les témoins encore en vie qui étaient présents au Conseil le jour de l’assassinat et qui n’avaient jamais parlé jusqu’ici. Ceux-ci ont d’ores et déjà fait la lumière sur plusieurs zones d’ombre.</p>



<p>« Grâce à des éléments de l’enquête qui ont fuité dans la presse, on sait que le commando est parti de la maison de Blaise Compaoré et que le général Diendéré était présent au Conseil pour diriger les opérations », souligne le spécialiste.</p>



<p>Outre le déroulé précis de l’assassinat, le procès cherchera à faire la lumière sur les complicités, notamment celles ayant joué un rôle après la mort de Thomas Sankara. Le certificat de décès de l’ancien président établi par le médecin Jean Christophe Diébré indiquait par exemple une « mort naturelle ». Ce dernier est poursuivi pour « faux en écriture publique ».</p>



<ul><li><strong>La question du rôle joué par la France sera-t-elle abordée</strong>&nbsp;<strong>?</strong></li></ul>



<p>Si les ramifications internationales ne seront pas au cœur du procès, la France ne sera pas pour autant totalement absente du tribunal militaire de Ouagadougou.</p>



<p>« L’enquête a permis d’établir que des agents français étaient présents au Burkina Faso le lendemain de l’assassinat, soit le 16 octobre 1987, pour détruire des écoutes téléphoniques visant Blaise Compaoré et Jean-Pierre Palm, un officier de gendarmerie aujourd’hui inculpé dans l’affaire Sankara », détaille Bruno Jaffré.</p>



<p>De nombreux observateurs estiment que le régime de Thomas Sankara gênait ce qu’on appelait à l’époque la Françafrique. Outre son discours émancipateur susceptible de faire des émules en Afrique de l’Ouest, il avait également affiché son soutien à l’inscription de la Nouvelle-Calédonie sur la liste des territoires à décoloniser établie par les Nations unies.</p>



<p>Emmanuel Macron s’est engagé en novembre 2017, lors d’un voyage au Burkina Faso, à lever le « secret-défense » sur toutes les archives françaises concernant l’assassinat de Thomas Sankara. Depuis, trois lots de documents déclassifiés ont été livrés à Ouagadougou. Mais ceux-ci ne contiennent que des pièces secondaires et aucun document issu des cabinets de François Mitterrand et de Jacques Chirac, respectivement président de la République et Premier ministre de la France au moment des faits.</p>



<p>« Il n’y a aucun signe de la présence française le 16 octobre 1987 à Ouagadougou dans les documents fournis jusqu’à présent, alors que ces documents existent forcément. Emmanuel Macron n’a pas tenu sa promesse. Cela montre bien qu’il y a une certaine gêne », estime Bruno Jaffré.</p>



<p><strong>Source: France 24/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Emmanuel Macron « demande pardon » aux harkis et annonce une loi de « reconnaissance et de réparation »</title>
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				<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 19:23:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’Elysée avait fait savoir qu’Emmanuel Macron souhaitait « franchir un nouveau pas » dans la « reconnaissance » de l’« abandon » des harkis par la France. C’est dans cette optique que le président de la République leur a demandé « pardon » au nom de la France, lundi 20 septembre. Dans le cadre d’une réception à l’Elysée consacrée à la mémoire des harkis ayant combattu aux côtés de l’armée française...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’Elysée avait fait savoir qu’Emmanuel Macron souhaitait </strong><em><strong>«</strong></em><strong> </strong><em><strong>franchir un nouveau pas »</strong></em><strong> dans la </strong><em><strong>« reconnaissance » </strong></em><strong>de l’</strong><em><strong>« abandon »</strong></em><strong> des harkis par la France. C’est dans cette optique que le président de la République leur a demandé</strong><em><strong> « pardon » </strong></em><strong>au nom de la France, lundi 20 septembre.</strong></p>



<p>Dans le cadre d’une réception à l’Elysée consacrée à la mémoire des harkis ayant combattu aux côtés de l’armée française durant la guerre d’Algérie, M.&nbsp;Macron a également annoncé la présentation,&nbsp;<em>«&nbsp;avant la fin de l’année&nbsp;»,</em>&nbsp;d’un projet de loi de&nbsp;<em>«&nbsp;reconnaissance et de réparation&nbsp;»</em>.</p>



<p>«&nbsp;La République a contracté à leur égard une dette. Aux combattants, je veux dire leur reconnaissance, nous n’oublierons pas. Aux combattants abandonnés, à leurs familles qui ont subi la prison, je leur demande pardon. Nous n’oublierons pas. Depuis la République s’est ressaisie. Elle s’est engagée sur la voie de la vérité et de la justice.&nbsp;»</p>



<p>Réclamée avec force par les associations, cette loi, qui devrait être votée avant la fin de la session parlementaire, en février&nbsp;2022, visera à mettre en place une commission nationale qui estimera notamment les demandes de réparation des anciens combattants et de leurs enfants et petits-enfants qui vivent dans la précarité.</p>



<p><em>«&nbsp;L’histoire des harkis est grande et douloureuse.&nbsp;</em>(…)&nbsp;<em>C’est l’histoire de déchirures&nbsp;: déchirure de deux pays, déchirure avec vos terres natales, déchirure entre Français</em>, a déclaré M.&nbsp;Macron dans son discours.&nbsp;<em>C’est la tragédie d’une fidélité bafouée plusieurs fois par les massacres en Algérie, par l’exclusion en France, puis par le déni et le refus de reconnaissance. Votre histoire, c’est la nôtre.&nbsp;»</em></p>



<h4>«&nbsp;La France a manqué à ses devoirs&nbsp;»</h4>



<p><em>«&nbsp;Après la guerre d’Algérie, la France a manqué à ses devoirs envers les harkis, leurs femmes, leurs enfants</em>&nbsp;», a estimé M.&nbsp;Macron, tout en précisant qu’il ne souhaite pas<em>&nbsp;«&nbsp;juger le rôle des dirigeants d’alors, c’est le rôle des historiens, pas celui d’un président</em>.&nbsp;<em>Je ne saurais dire ce que j’aurais fait à l’époque&nbsp;».&nbsp;</em>Durant son discours, le chef de l’Etat a été interpellé par plusieurs personnes présentes dans la salle.<em>«&nbsp;On n’a pas de passé</em>&nbsp;(…).&nbsp;<em>Mon cœur est blessé&nbsp;»</em>, lui a lancé une femme, la voix tremblante et les larmes aux yeux.&nbsp;<em>«&nbsp;Il n’y a aucun mot qui réparera vos brûlures et ce que vous avez vécu&nbsp;»</em>, a répondu le président.Le visionnage de cette vidéo est susceptible d&rsquo;entraîner un dépôt de cookies de la part de l&rsquo;opérateur de la plate-forme vidéo vers laquelle vous serez dirigé(e). Compte-tenu du refus du dépôt de cookies que vous avez exprimé, afin de respecter votre choix, nous avons bloqué la lecture de cette vidéo. Si vous souhaitez continuer et lire la vidéo, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous.Lire la vidéo</p>



<p>Cette loi&nbsp;<em>«&nbsp;est un pas historique&nbsp;»</em>, a réagi la journaliste Dalila Kerchouche, fille de harki.&nbsp;<em>«&nbsp;Pour la première fois, un président a compris la gravité du drame des harkis&nbsp;»</em>, qui&nbsp;<em>«&nbsp;ont été trahis par l’Etat français&nbsp;»</em>, a-t-elle ajouté. De son côté, la sénatrice Les Républicains (LR) des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer a salué sur Twitter&nbsp;<em>«&nbsp;des mots justes du président de la République envers les harkis&nbsp;»</em>.<em>&nbsp;«&nbsp;Dommage qu’il faille attendre qu’il soit candidat non déclaré pour la présidentielle pour attendre de voir des propositions qui ont pourtant été rejetées ces dernières années lorsqu’elles venaient de la droite&nbsp;»</em>, a-t-elle toutefois regretté. Tout en fustigeant également&nbsp;<em>«&nbsp;l’arrière-pensée électorale&nbsp;»</em>&nbsp;de M. Macron,&nbsp;<a href="https://twitter.com/BrunoRetailleau/status/1439900955496095745" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le sénateur LR de Vendée Bruno Retailleau</a><em>&nbsp;«&nbsp;salue la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon des harkis&nbsp;»</em>.</p>



<p>Pour Marine Le Pen, qui a tweeté avant que le chef de l’Etat ne fasse ses annonces,<em>&nbsp;«&nbsp;la générosité électorale d’Emmanuel Macron ne réparera pas des décennies de mépris ainsi que l’outrage commis par le président à la mémoire de ces combattants de la France accusés, en&nbsp;2017, avec d’autres, de “crime contre l’humanité”&nbsp;»</em>.</p>



<h4>Victimes de représailles en Algérie</h4>



<p>Ce discours de M. Macron s’est tenu cinq jours avant la Journée nationale d’hommage aux harkis, qui est célébrée chaque 25&nbsp;septembre depuis 2003. Au cours de cette réception, le chef de l’Etat a également décidé de mettre à l’honneur&nbsp;<em>«&nbsp;trois porteurs symboliques&nbsp;»&nbsp;</em>de la mémoire des harkis&nbsp;: Salah Abdelkrim, combattant lors de la guerre d’Algérie, est élevé au rang d’officier de la Légion d’honneur&nbsp;; le général français François Meyer, qui avait désobéi à sa hiérarchie et organisé le rapatriement en France de 350&nbsp;harkis, est lui aussi décoré&nbsp;; ainsi que Bornia Tarall, fille de harki, militante de l’égalité des chances et de la diversité.</p>



<p>Les harkis sont ces anciens combattants – jusqu’à 200&nbsp;000&nbsp;hommes – recrutés comme auxiliaires de l’armée française pendant le conflit qui opposa de 1954 à 1962 des indépendantistes algériens à la France. Quelque 42&nbsp;000&nbsp;harkis, accompagnés parfois de leurs femmes et enfants, sont évacués en France par l’armée et transitent par des camps aux conditions de vie souvent indignes. Près de 40&nbsp;000&nbsp;autres y parviennent par des filières semi-clandestines ou clandestines. Au total, entre 80&nbsp;000&nbsp;et 90&nbsp;000 personnes arrivent en France selon certaines estimations, pour la majorité entre 1962 et 1965. Les autres, désarmés, sont livrés à leur sort en Algérie. Considérés comme des traîtres par le nouveau régime, ils sont victimes avec leurs familles de sanglantes représailles.</p>



<p>Ces dernières années, les gouvernements français qui se sont succédé ont tenté de commémorer les harkis et de reconnaître les souffrances subies. Au cours d’une journée d’hommage unique, le président Jacques Chirac déclarait&nbsp;en&nbsp;2001 que&nbsp;<em>«&nbsp;les massacres commis en&nbsp;1962, frappant les militaires comme les civils, les femmes comme les enfants, laisseront pour toujours l’empreinte de la barbarie. Ils doivent être reconnus&nbsp;»</em>. Puis, en&nbsp;2005, une loi est adoptée prévoyant une allocation de reconnaissance pour&nbsp;<em>«&nbsp;les harkis, leurs orphelins et les rapatriés d’origine européenne&nbsp;»</em>. Enfin, en&nbsp;2016, le président François Hollande avait solennellement reconnu les&nbsp;<em>«&nbsp;responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France&nbsp;»</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>G5 Sahel : après Barkhane, quelle stratégie de stabilisation ?</title>
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				<pubDate>Fri, 09 Jul 2021 12:48:07 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Un sommet se tient ce 9&#160;juillet, un mois après l’annonce de la fin de Barkhane. Au menu, la redéfinition de la collaboration militaire. La voix des sociétés civiles, qui appellent à une révision des priorités, doit aussi être entendue. La fin de l’opération Barkhane,&#160;annoncée par le président Emmanuel Macron le 10 juin 2021,&#160;acte un état...]]></description>
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<p><strong>Un sommet se tient ce 9&nbsp;juillet, un mois après l’annonce de la fin de Barkhane. Au menu, la redéfinition de la collaboration militaire. La voix des sociétés civiles, qui appellent à une révision des priorités, doit aussi être entendue.</strong></p>



<p>La fin de l’opération Barkhane,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1186441/politique/sahel-macron-annonce-la-fin-de-loperation-barkhane-sous-sa-forme-actuelle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">annoncée par le président Emmanuel Macron le 10 juin 2021,</a>&nbsp;acte un état de fait : une approche centrée sur le volet sécuritaire – qui ne prend pas suffisamment en compte l’aspect multidimensionnel de la crise – est une impasse au Sahel. Il n’y a jamais eu autant de victimes parmi les civils qu’en 2020, selon l’ONG Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled), avec plus de 2 400 personnes tuées dans les attaques menées par des groupes armés et dans le cadre d’opérations antiterroristes au Niger, au Mali et au Burkina Faso. C’est ce décalage entre la militarisation de la région et la détérioration inexorable du contexte sécuritaire qui pose question. Et si l’annonce du chef de l’État français était l’occasion de repenser collectivement les politiques de stabilisation ?</p>



<h4>Réorientation des priorités</h4>



<p>Le bilan contestable de Barkhane (et de l’ensemble des dispositifs de coopération l’accompagnant) se caractérise par une insuffisante prise en considération du tissu social et des causes profondes des conflits. Aujourd’hui, de nombreuses organisations de la société civile regroupées au sein de&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.jeuneafrique.com/1007297/politique/la-coalition-pour-le-sahel-une-reussite-franco-africaine/" target="_blank">la Coalition citoyenne pour le Sahel</a>, dont Search for Common Ground fait partie, appellent à une réorientation radicale des priorités. Notamment en plaçant au cœur de la stratégie des réponses à trouver la protection des civils, la crise de gouvernance, le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes et la lutte contre l’impunité.</p>



<p>Le rayon d’action des groupes armés affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim)&nbsp;et à l’<a href="https://www.jeuneafrique.com/1190433/politique/chronique-etat-islamique-au-mali-vers-un-proces-pour-abou-dardar/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">État islamique au grand Sahara (Eigs),</a>&nbsp;initialement circonscrit au nord du Mali, s’étend désormais au sud-ouest du Niger et au nord-est du Burkina Faso, produisant un effet de contagion jusqu’aux frontières des États du golfe de Guinée. Au-delà de ce constat, l’objectif de « neutralisation » des chefs de l’Eigs et du Gsim n’est pas en phase avec les préoccupations sécuritaires des populations exposées aux conflits. Celles-ci craignent autant les exactions des forces armées nationales que celles des milices locales dans certaines zones contestées. Les violences ont également pris une tournure communautaire préoccupante avec l’émergence de groupes dits d’autodéfense qui polarisent les tensions et exacerbent un certain nombre de conflits préexistants à la crise.</p>



<h4>Répondre aux préoccupations des populations</h4>



<p>De façon inquiétante, l’importance des exactions des forces armées nationales montre les limites des politiques de coopération, menées depuis de nombreuses années, dans le domaine de la défense et de la sécurité. Il convient de s’interroger sur l’efficacité d’une stratégie qui passe avant tout par le renforcement du personnel et du matériel, mais sans impact significatif sur le terrain. Des approches complémentaires, visant à améliorer la confiance entre les communautés et les forces de défense et de sécurité au niveau local, ont montré des résultats probants, tels que la réduction des abus commis par les forces armées, l’amélioration du sentiment de sureté chez les populations et l’adoption de mesures sécuritaires élaborées conjointement avec les autorités.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>GAGNER LES CŒURS ET LES ESPRITS N’EST PAS L’OBJECTIF</p></blockquote>



<p>L’objectif n’est pas de « gagner les cœurs et les esprits », mais de donner aux communautés les voies et les moyens de contribuer à leur sécurité, dans le respect des droits et des devoirs des citoyens et des acteurs régaliens. Dans certaines communes du centre du Mali et de l’ouest du Niger, par exemple, les efforts de Search for Common Ground et d’autres partenaires ont permis de renforcer la collaboration : les communautés n’hésitent plus faire appel aux forces de défense et de sécurité pour prévenir les incidents violents, tandis que les autorités prennent davantage en considération les besoins exprimés par les populations.</p>



<p>L’exaspération et le désespoir des communautés qui vivent en zones de conflit se traduisent désormais par des manifestations récurrentes contre l’inaction des autorités face aux nombreuses attaques dont elles font l’objet. En témoignent celles ayant été organisées à la suite du massacre de Solhan au Burkina Faso. Dans ces conditions, les priorités des stratégies de stabilisation doivent être définies sur la base des besoins exprimés par les populations locales pour ne pas être perçues comme soutien aux élites ayant failli en matière de décentralisation, de démocratisation et de développement. Il convient également de prêter une attention particulière aux risques de protection spécifiques auxquels peuvent être confrontés les acteurs communautaires qui collaborent avec les forces de sécurité, trop souvent éludés dans l’appui apporté aux systèmes « d’alerte précoce-réponse rapide » et aux «&nbsp;activités civilo-militaires à impact rapide&nbsp;».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE DÉPLOIEMENT EN COURS DES BATAILLONS DES FORCES ARMÉES RECONSTITUÉES DANS LE NORD DU MALI NE POURRA FAIRE L’ÉCONOMIE D’UN PROCESSUS DE DIALOGUE INCLUSIF ET CONTINU</p></blockquote>



<p>Restaurer l’autorité de l’État est un objectif central, mais qui n’est pas toujours viable dans des zones où il est largement absent et où sa présence n’est pas toujours considérée comme salutaire par les communautés. Dans ces régions dites périphériques, la majorité de la population vit en zones rurales. La faiblesse des services sociaux de base, l’absence de l’administration territoriale (en dehors des grands centres urbains) et le manque d’opportunités socio-économiques concourent au fait que les populations, et particulièrement les jeunes, ne comptent pas sur les autorités pour améliorer leur quotidien. La crise de gouvernance – qui caractérise ces espaces – répond à des causes profondes, à la fois historiques, sociopolitiques et géographiques. Elles ne pourront être réglées autrement que de façon endogène et holistique. À cet égard, le déploiement en cours des bataillons des forces armées reconstituées dans le nord du Mali ne pourra faire l’économie d’un processus de dialogue inclusif et continu autour du renforcement des services publics essentiels permettant de créer les conditions d’une confiance renouvelée entre les populations, les autorités et les acteurs de la sécurité.</p>



<h4>Engager un travail de réconciliation</h4>



<p>Enfin, il est nécessaire d’engager un travail de réconciliation dans les zones où les violences ont profondément divisé les populations, tout en mobilisant l’ensemble des instruments de l’aide publique au développement autour d’initiatives permettant d’améliorer le quotidien dans les zones relativement stables. Cela pour éviter la dislocation du tissu social et la propagation des discours de groupes extrémistes violents. Il est temps de soutenir (de façon plus systématique et coordonnée) les processus de transformation de conflits initiés par les parties prenantes locales, en leur donnant les moyens d’agir avec tous ceux qui ont la capacité de contribuer positivement à la construction de la paix. De ce point de vue, la politique du gouvernement nigérien – qui visait dès 2017 à encourager le désengagement et la réintégration des combattants de Boko Haram du côté du bassin du lac Tchad – est une tentative intéressante à formaliser les efforts de réconciliation d’abord entrepris localement.</p>



<p>Actuellement, des pans entiers de la région du Liptako-Gourma sont sous l’influence de groupes extrémistes violents qui entretiennent,&nbsp;<em>de facto</em>, des relations avec les autres acteurs des conflits. Ces derniers menacent et tuent les individus suspectés de collaborer avec les autorités, tout en s’appuyant sur les griefs locaux pour recruter parmi les membres des communautés en quête de revanche ou de protection. Compte tenu de leur ancrage local, l’option d’un dialogue incluant certains de ces groupes émerge progressivement depuis quelques années. Il faut d’ailleurs noter que les efforts de médiation déployés dans le centre du Mali avec les acteurs traditionnels, coutumiers et religieux, impliquent d’ores et déjà, de façon indirecte, certains groupes armés. La question des négociations n’est plus taboue à Bamako, Niamey et Ouagadougou, qui ont déjà indiqué avoir plus ou moins ouvertement engagé un dialogue avec certains groupes de façon pragmatique. Le secrétaire général de l’ONU et le conseiller Paix et Sécurité de l’Union africaine n’excluent pas cette option. Cela étant, les objectifs et les interlocuteurs permettant de dessiner les contours de solutions négociées restent à définir au cas par cas, de façon inclusive et concertée avec les communautés concernées. Celles-ci ne sont pas prêtes toujours et partout à pardonner les exactions dont elles sont victimes au nom de leur sécurité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DONNER L’OPPORTUNITÉ AUX POPULATIONS DE PARTICIPER AUX PROCESSUS DES PRISES DE DÉCISION CONCERNANT L’AMÉLIORATION DE LEUR SÉCURITÉ ET DE LEURS CONDITIONS DE VIE</p></blockquote>



<p>Plus que jamais, le Sahel fait l’objet de tensions entre les politiques publiques pour la stabilité portées par les États et leurs partenaires internationaux, d’une part, et l’aspiration au changement exprimée par les communautés épuisées par les conflits, de l’autre. Il n’est pas concevable d’engager un processus de construction de la paix durable sans leur donner l’opportunité aux populations de participer activement aux processus des prises de décision concernant l’amélioration de leur sécurité et de leurs conditions de vie. Il est urgent de donner aux organisations de la société civile, particulièrement celles représentant les intérêts des femmes et des jeunes, l’opportunité de participer activement à la recherche de solutions négociées localement pour transformer les conflits de façon pacifique et repenser les politiques de stabilisation de la région.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tchad: Mahamat Idriss Déby va rencontrer Emmanuel Macron lors d&#8217;une visite de travail à Paris</title>
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				<pubDate>Sun, 04 Jul 2021 20:50:36 +0000</pubDate>
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<p><strong>Mahamat Idriss Déby est en France. Selon un communiqué du service de la présidence tchadienne, le chef de la junte au pouvoir à Ndjamena&nbsp;est en visite d’amitié et de travail pour parler sécurité.&nbsp;Selon l&rsquo;Élysée, Emmanuel Macron et Mahamat Idriss Déby Itno se voient ce lundi&nbsp;dans le cadre de la préparation du G5 Sahel, mais l’organisation d’un dialogue politique et les prochaines élections vont sans doute s’inviter dans les échanges.&nbsp;</strong></p>



<p>Mahamat Idriss Déby est arrivé à Paris ce dimanche 5 juillet dans l&rsquo;après-midi pour une visite de travail. Le Tchad préside actuellement le&nbsp;G5 Sahel et c’est dans ce cadre qu’il a rendez-vous ce lundi à 10 heures avec Emmanuel Macron pour échanger sur le dispositif à mettre en place après&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210611-le-retrait-de-barkhane-fait-la-une-de-la-presse-fran%C3%A7aise-et-africaine"><strong>le retrait annoncé de la force Barkhane</strong></a>&nbsp;et arrêter la date du prochain sommet du G5 Sahel. L’appui que la France apportera aux forces africaines sera aussi au menu des échanges.</p>



<p>Mahamat Idriss Déby a rassuré dans une interview il y a quelques semaines sur les engagements du Tchad envers ses partenaires du Sahel. Les troupes tchadiennes déployées au Mali et dans la zone des trois frontières vont poursuivre leur mission a-t-il indiqué.</p>



<p>Au-delà des problèmes sécuritaires, la politique intérieure pourrait s’inviter dans les échanges entre le chef de la junte et le président français. Les préparatifs du dialogue national inclusif pour préparer les prochaines élections pourraient aussi être évoquées. De plus en plus de voix politiques et &nbsp;de la société civile désapprouvent le mode opératoire du gouvernement dans les préparatifs de ce dialogue.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le président Kenyatta à Paris pour évoquer l&#8217;avancée du partenariat franco-kényan</title>
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				<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 05:35:19 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Emmanuel Macron avait fait une visite historique à Nairobi en mars 2019, la première d’un président français depuis l’indépendance kenyane. Uhuru Kenyatta s’était rendu à Paris en octobre dernier. Il est de nouveau en France ce jeudi pour une troisième rencontre bilatérale en trois ans. L’occasion d’évoquer l’avancée du partenariat franco-kényan qu’Emmanuel Macron veut renforcer,...]]></description>
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<p><strong>Emmanuel Macron avait fait une visite historique à Nairobi en mars 2019, la première d’un président français depuis l’indépendance kenyane. Uhuru Kenyatta s’était rendu à Paris en octobre dernier. Il est de nouveau en France ce jeudi pour une troisième rencontre bilatérale en trois ans. L’occasion d’évoquer l’avancée du partenariat franco-kényan qu’Emmanuel Macron veut renforcer, et la situation régionale inquiétante.</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Les deux présidents sont sur la même longueur d’onde. La relation est suivie</em>&nbsp;», confie une bonne source. Le projet d’Emmanuel Macron de renforcer la présence française en Afrique de l’Est et pour cela, de privilégier le partenariat avec le Kenya, est donc toujours sur les rails. Mais tout n’est pas facile.</p>



<p>Côté économique, deux projets d’ampleurs ont été lancés. D’abord un train express à Nairobi entre le centre et l’aéroport. «&nbsp;<em>Il y a des lenteurs côté kenyan. Or l’objectif serait une première pierre d’ici un an. La bilatérale pourrait permettre un déblocage&nbsp;</em>», indique un expert. Un connaisseur du dossier parle aussi de tensions côté français entre l’entreprise d’ingénierie Egis, qui aurait été gourmande dans le partage des revenus par rapport au constructeur Vinci, mécontent de la répartition.</p>



<p>Autre chantier, l’autoroute Nairobi-Nakuru-Mau Summit, pour 1,6 milliard d’euros. Cette fois, «&nbsp;<em>des étapes ont été franchies</em>&nbsp;», indique un observateur. Mais Nairobi n’a toujours pas mis en place le fonds qui collectera les recettes. Il y aurait aussi des débats sur la rémunération de l’opérateur, ou encore sur la responsabilité en cas de risque politique.</p>



<p>Les dossiers internationaux comme la crise en Ethiopie, la menace islamiste au Mozambique et en Somalie devraient être évoqués. D’autant que France et Kenya sont au Conseil de sécurité. La visite de ce jeudi&nbsp;est en tout cas importante car les deux pays organiseront des présidentielles l’an prochain. Paris souhaite donc que quel que soit le résultat, la relation perdure.</p>



<p><strong>Source:  RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Pourquoi Paris soutient Idriss Déby Itno ?</title>
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				<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 15:54:09 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le Tchad élit ce dimanche son président. Brahim Moussa, spécialiste de l’Afrique centrale, analyse les raisons du soutien de la France au président Déby. Les Tchadiens se rendront aux urnes le dimanche 11 avril, pour élire leur Président de la république, parmi sept candidats, dont le président sortant, Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/DEBY_MACRON.jpg" alt="" class="wp-image-21869" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/DEBY_MACRON.jpg 670w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/DEBY_MACRON-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 670px) 100vw, 670px" /><figcaption>Emmanuel Macron et Idriss Déby se donnent l&rsquo;accolade ce 2 novembre 2019 sur le perron de l&rsquo;Elysée à Paris.
AP/ Francois Mori</figcaption></figure>



<p><strong>Le Tchad élit ce dimanche son président. Brahim Moussa, spécialiste de l’Afrique centrale, analyse les raisons du soutien de la France au président Déby.</strong></p>



<p>Les Tchadiens se rendront aux urnes le dimanche 11 avril, pour élire leur Président de la république, parmi sept candidats, dont le président sortant, Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans.</p>



<p>Idriss Déby Itno&nbsp;est considéré comme le grandissime favori de ce scrutin, en l’absence des principaux candidats de l’opposition qui se sont retirés de la course. Car, ils doutent de la crédibilité et de la transparence du vote.</p>



<p>Beaucoup d’analystes lient&nbsp;la longévité au pouvoir du président&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/des-jeunes-insatisfaits-du-bilan-didriss-d%C3%A9by-au-tchad/a-57131859">Idriss Déby Itno</a>&nbsp;au soutien que lui apporte la France.</p>



<p>Écoutez l’analyse de l’ancien rédacteur en chef du quotidien gouvernemental tchadien, Le progrès, Brahim Moussa, spécialiste de l’Afrique centrale au bureau de Paris de l’Agence panafricaine d’information.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>De quoi la « francophobie africaine » est-elle vraiment le nom ?</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/de-quoi-la-francophobie-africaine-est-elle-vraiment-le-nom/</link>
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				<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 11:04:05 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Pour avoir publiquement exprimé son étonnement et son émoi face à la « montée d’un sentiment anti-français en Afrique », le président Emmanuel Macron soulève une interrogation qui mérite que l’on s’y arrête. En décembre 2019,&#160;Emmanuel Macron exprimait publiquement son émoi et son étonnement face à la montée d’un sentiment anti-français en Afrique.&#160;Les raisons de la perplexité...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-6096" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Emmanuel Macron </figcaption></figure>



<p><strong>Pour avoir publiquement exprimé son étonnement et son émoi face à la « montée d’un sentiment anti-français en Afrique », le président Emmanuel Macron soulève une interrogation qui mérite que l’on s’y arrête.</strong></p>



<p>En décembre 2019,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/866369/politique/emmanuel-macron-veut-clarifier-la-situation-sur-barkhane-et-provoque-la-polemique-au-mali-et-au-burkina/">Emmanuel Macron exprimait publiquement son émoi et son étonnement face à la montée d’un sentiment anti-français en Afrique.</a>&nbsp;Les raisons de la perplexité du président français ? L’ouverture des débats autour de la fin du franc&nbsp;CFA et l’engagement militaire de Paris au Sahel, en dépit du lourd tribut payé par l’Hexagone à cette guerre contre le terrorisme. Si la stupéfaction du numéro un français paraît compréhensible à bien des égards, elle pose néanmoins question et mérite qu’on s’y arrête.</p>



<h4>Déconvenues orchestrées par la France</h4>



<p>Tout se passe comme si Emmanuel Macron, dirigeant politique de la jeune génération, n’avait pas pris la mesure du désenchantement des pays du « pré carré » francophone depuis la dévaluation du franc CFA, en 1994. En effet, présentée et vendue aux opinions africaines comme une réforme visant à soutenir la production et à stimuler les exportations, cette dévaluation s’était matérialisée par une perte drastique de pouvoir d’achat au sein des populations, et avait été vécue comme un abandon de souveraineté des États concernés.</p>



<p>Pour les Africains, ces deux déconvenues étaient orchestrées par la France, retranchée derrière les institutions de Bretton Woods. Au lendemain de l’annonce de ladite dévaluation, des émeutes avaient éclaté au Sénégal et au Gabon contre une mesure qui, aux yeux des manifestants, allait aggraver les conditions de vie déjà précaires des populations les plus démunies.</p>



<h4>Discours contradictoires</h4>



<p>Ce choc monétaire intervenait par ailleurs dans un contexte de mondialisation néo-libérale prônant un modèle universel de production économique et financier. Or ce modèle allait contraindre dirigeants politiques et hommes d’affaires à des adaptations souvent douloureuses.</p>



<p>Aussi, pour prometteuse d’effets positifs à long terme qu’elle fût, la dévaluation du franc CFA allait faire naître des discours contradictoires à l’adresse de la France, oscillant entre désir de rupture et volonté de coopération, attraction et répulsion, puis accusations d’ingérence et de visées néocolonialistes.</p>



<p>Portés principalement par les élites africaines, notamment les commerçants et les chefs d’entreprises, ces discours ont gagné d’autres couches de la société et sont servis à l’envi dès lors qu’il s’agit d’exprimer un mécontentement plus général. On est bien en présence d’une forme de populisme. Seul manque un visage pour l’incarner, comme le fit avec talent en France, dans les années 1970, un certain Gérard Nicoud, leader de la «&nbsp;révolte des boutiquiers et travailleurs indépendants&nbsp;», en s’opposant aux taxes et en obtenant l’extension de la Sécurité sociale aux petits commerçants.</p>



<h4>Revendication populiste radicale</h4>



<p>En Afrique francophone,<a href="https://www.jeuneafrique.com/1092996/politique/en-afrique-un-sentiment-anti-francais-bien-ancre/">&nbsp;le sentiment anti-français</a>&nbsp;s’est donc nourri au fil des années des promesses non tenues de la dévaluation de­&nbsp;1994 qui, en fin de compte, a coûté très cher aux petits revenus. Dans le même temps, elle a favorisé l’émergence d’une classe d’entrepreneurs plus jeunes et résolus à investir les secteurs économiques encore aux mains de sociétés à capitaux étrangers.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UNE FERME VOLONTÉ DE RUPTURE AVEC L’ANCIEN SYSTÈME DE MAINMISE FRANÇAISE SUR LES SECTEURS CLÉS DES ÉCONOMIES AFRICAINES</p></blockquote>



<p>Le discours actuel a pris une tonalité différente de celui des années&nbsp;1990. Il est l’expression d’une frustration, d’une revendication populiste plus radicale, au nom d’un certain patriotisme économique. Et le président Emmanuel Macron a raison de s’en inquiéter. Il ne s’agit point de «&nbsp;jeter les Français à la mer&nbsp;», mais d’aller à la conquête de secteurs économiques encore aux mains d’entreprises françaises.</p>



<p>Si la forme du discours reste populiste, la revendication, elle, est révélatrice d’une ferme volonté de rupture avec l’ancien système de mainmise française sur les secteurs clés des économies africaines.</p>



<h4>Effet de miroir</h4>



<p>En cela, ce discours s’adresse autant aux dirigeants français qu’aux leaders africains. C’est pourquoi il faut distinguer le sentiment anti-français « d’atmosphère » du véritable rejet de la France. Car, malgré des slogans ravageurs tels que « La France dégage » ou  « Auchan dehors », la revendication essentielle des opinions africaines est de soustraire la relation Afrique-France à la dure loi du profit, Paris étant soupçonnée de s’effacer devant les intérêts des sociétés et groupes privés français.</p>



<p>Pour ne rien arranger, l’intense lumière médiatique projetée sur les leaders et idéologues de l’extrême droite française anti-immigration concourt, par effet de miroir, à l’exacerbation de ce sentiment ambiant en Afrique. Le passionnel prend alors le pas sur le rationnel et l’on court le risque de voir émerger, des deux côtés, des figures politiques prônant la rupture plutôt que la nécessaire invention d’un nouveau modèle de la relation.</p>



<p>La France et l’Afrique doivent mettre leur génie respectif au service d’une nouvelle forme de coopération, construite au sein d’une gouvernance mondiale. C’est ce que les générations montantes des deux continents attendent de leurs dirigeants actuels. Si ce chantier n’est pas ouvert, les populismes des deux côtés de l’Atlantique vaincront.</p>



<p><strong>Source:Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>TOGO : Faure Gnassingbé est arrivé à Paris plus tôt que prévu, le reste de sa délégation est en route</title>
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				<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 05:27:38 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-5-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-21827" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-5-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-5-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>Le président togolais a pris tout le monde de court, en arrivant plus tôt que prévu</figcaption></figure>



<p><strong>L’avion du président togolais a atterri plus tôt que prévu, en fin de journée ce mardi. Il recevra, mercredi et jeudi, des hommes politiques de gauche comme de droite avant l’ultime rencontre prévue vendredi mi-journée avec Emmanuel Macron. Alors que Air France a annulé au dernier moment sa croisière Lomé-Paris de mardi, une partie de sa délégation est en route depuis Abidjan, en vol commercial.</strong></p>



<p>Mardi en fin de journée, l’avion qui transportait le chef de l’État togolais a atterri à Paris. Alors que, jusqu’à ce mardi mi-journée où il se livrait à un enregistrement vidéo consacré à l’environnement à Lomé II, son palais du nord-est de la capitale, Faure Gnassingbé laissait croire qu’il serait en France jeudi. Mais entre temps, les choses sont allées très vite. La rencontre du vendredi a été préparée minutieusement entre l’Élysée et Lomé II et cet après midi, l’Élysée a inscrit la rencontre entre les deux chefs d’Etat à l’agenda officiel de Macron.</p>



<p><strong>Faure Gnassingbé est arrivé plus tôt que prévu</strong></p>



<p>Le président togolais est arrivé plus tôt que prévu. Comme à son habitude, il a driblé toute l’équipe. Après son intervention dans le cadre du dialogue des dirigeants africains sur l’urgence climatique et la covid-19 en milieu de journée ce mardi, Faure Gnassingbé a quitté l’aéroport Gnassingbé Eyadema pour arriver, en&nbsp; fin de journée, à Bourget, en Ile-de-France. Depuis, il a pris ses quartiers au Shangri-La hôtel dans le 16<sup>e</sup>&nbsp;entre la station de métro Iéna et la tour Eiffel avec une vue imprenable sur la Seine. Le président togolais prépare avec ses proches de la délégation dont Gilbert Bawara (ministre de la fonction publique), Sandra Johnson ( secrétaire générale de la présidence et directrice par intérim de cabinet) ou encore Robert Dussey, énigmatique chef de la diplomatie, diverses rencontres avant la graal des échanges. Le reste de la délégation vient via la Côte d’Ivoire et ne sera pas en France avant le début de la matinée ce mercredi.</p>



<p><strong>Une délégation venue « en détail »</strong></p>



<p>Le vol de Air France sur lequel la présidence togolaise avait précédemment procédé à plusieurs réservations ayant été annulé, puis reportée sur demain, une bonne partie de la délégation est arrivée par Abidjan. A part les membres du gouvernement, «&nbsp;<em>le reste de l’équipe a dû recourir au vol Air France venant de la Côte d‘Ivoire</em>&nbsp;» a confié un membre de la délégation à Afrika Stratégies France. Parti mardi soir d’Abidjan, le reste de la délégation sera à Paris mercredi matin et sera logée dans un autre hôtel au centre de Paris. Entre temps, Faure Gnassingbé enchainera des rencontres de gauche à droite, en attendant que le reste de sa délégation ne le rejoigne. Au finish, un peu plus d’une vingtaine de personne a constitué l’équipe, sans compter ceux qui ont voyagé à bord de l’avion présidentiel.</p>



<p><strong>De gauche à droite</strong></p>



<p>Si sur l’échiquier politique, le président togolais est à droite, il ne fera pas de différence idéologique pendant son séjour. Il recevra des personnalités de gauche et de droite. Plusieurs cadres de la République en Marche (Lrem), parti de Macron,&nbsp; sont à son agenda. Le choix stratégique du Togo de se positionner au Sahel aura un poids important sur cette visite. D’ailleurs, après avoir pris part à l’investiture de Mohamed Bazoum, président fraichement élu du Niger, Faure Gnassingbé qui suit la situation de près au Burkina Faso a voyagé avec une forte documentation sur le Sahel. Dans la foulée de son départ, la présidente de l’Assemblée nationale du Togo était aux côtés de ses pairs députés du Mali. Chantal Yawa Djigbodi-Tségan a assisté à la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire d’avril du Conseil National de la Transition (CNT), l’organe législatif de la transition en cours au Mali.</p>



<p>Ce voyage de Faure Gnasisngbé met fin aux spéculations sur le fait que le président togolais était le seul dirigeant ouest- africain à ne pas être reçu en visite officielle par Emmanuel Macron. C’est aussi, sans aucun doute, une victoire pour Robert Dussey qui, ces dernières années, a rehaussé l’éclat de la diplomatie togolaise. A 49 ans, ce philosophe, obsessionnellement sioniste et fin stratège, est très proche de Jean Yves Ledrian, son homologue français qui a mis de tout son poids dans la tenue de cette audience.</p>



<p><strong>Afrika Stratégies France, Paris.</strong></p>
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		<title>TOGO : Faure Gnassingbé et les secrets d’une visite à l’Elysée vendredi à 13h</title>
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				<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 17:51:07 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-MACRON-1-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-21821" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-MACRON-1-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/FAURE-MACRON-1-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>Les deux présidents se sont croisés à différentes occasions ans que ni l&rsquo;un, ni l&rsquo;autre n&rsquo;effectue une visite officielle chez son homologue</figcaption></figure>



<p><strong>Ça serait sa première visite d’amitié et de travail en France ce vendredi. Faure Gnassingbé sera reçu par Emmanuel Macron. Les deux hommes devront évoquer la situation au Sahel où le président togolais renforce son influence, le cas du Mali et la pandémie de Covid-19. Lomé II a fait savoir au président français qu’il ne veut pas parler d’Agbéyomé Kodjo. Une doléance acquisse par le président son hôte. Alors que tous ses pairs sont passés chez Macron, le togolais sera le dernier à être reçu. «&nbsp;<em>Rien ne le pressait</em>&nbsp;» clame son entourage fortement mobilisé.</strong></p>



<p>Ce soir, pas moins de 49 places ont été réservées sur Air France, en direction de Paris. La délégation présidentielle arrive demain matin par vol commercial. Faure Gnassingbé devrait suivre dans la journée où Calixte Madjoulba, son ambassadeur dans l’hexagone, le recevra à l’aéroport du Bourget, près de Paris, en compagnie de Robert Dussey qui quitte Lomé ce soir, ainsi que le directeur de la communication de la présidence. Un test de communication et de marketing d’ailleurs pour Kouessan Yovodévi d’autant que Reckya Madougou, longtemps conseillère spéciale en charge de la communication et du marketing n’a pas pu faire le déplacement. Celle qui est devenue entre temps opposante au Bénin, son pays d’origine, est détenue à la prison de Missérété où Patrice Talon défère ses «&nbsp;dérangeurs&nbsp;» politiques. Elle a pu, la semaine dernière, faire parvenir un message à son ex patron, le locataire de Lomé II. L’ancien directeur général de la télévision nationale qui a pris le pilotage de la com présidentielle profite de son escale à Abidjan pour activer contacts et réseaux dans la capitale française. Car, comme toute l’équipe, il a été pris de court. Le trop introverti président togolais n’ayant rien dit à personne, jusqu’à lundi de Pâques.</p>



<p><strong>Faure Gnassingbé vient en maître du Sahel</strong></p>



<p>Faure Gnassingbé qui a passé une journée normale, discutant avec ses collaborateurs des contours d’un voyage qu’il a longtemps attendu tout en camouflant son émotion. «&nbsp;<em>Ce voyage n’est pas déterminant dans son quotidien de chef d’Etat</em>&nbsp;» lance un de ses ministres qui ne trouve pas le périple «&nbsp;<em>indispensable</em>«&nbsp;. Sauf que, alors que tous ses pairs ont été reçus par le jeune président français, le président togolais n’aurait pas vu d’un mauvais œil de faire son tour emblématique au Palais de l’ex colon. Ca sera chose faite ce vendredi, à 13h15 où, après une séance de travail avec les deux délégations, d’un côté celle menée par robert Dussey et de l’autre Jean-yves Ledrian, les deux chefs d’Etat auront un tête à tête d’une demie heure environ. Aucun déjeuner n’est prévu à l’heure actuelle en marge des dicussions. Emmanuel Macron déjeunera, normalement, seul, avec son éposue au Palais après le départ de son hôte.&nbsp; Faure Gnassingbé qui a fait de sa secrétaire générale, Sandra Johnson, un pion incontournable de ce voyage ne devrait pas revenir immédiatement à Lomé. Une escapade est prévue à Milan ou aux Etats-Unis. Le président togolais maintient le flou sur la suite, lui qui a instruit son entourage pur que rien ne fuite.</p>



<p><strong>Le Mali et le Sahel au cœur des discussions</strong></p>



<p>Ces derniers jours, le Sahel était au cœur de l’agenda du président togolais. Il a tenu à participer personnellement à l’investiture de Mohamed Bazoum, nouveau président nigérien à qui, en décembre dernier, il avait apporté son soutien par un bref séjour à Niamey ainsi qu’un soutien financier important. Plus d’un million d’euro pour sa campagne, susurre l’entourage. La France qui entend quitter le Mali d’ici 2023 veut compter sur le contingent togolais pour prendre la relève. Ce qui a inspiré à Robert Dussey d’orienter la diplomatie de son pays vers le Sahel. Prudent et visionnaire, le ministre togolais des affaires étrangères «&nbsp;sait que tenir le Sahel, c’est tenir Paris par les couilles&nbsp;» analyse un diplomate belge en poste à Bamako. Faure Gnassingbé sera donc l’interlocuteur idéal de l’Afrique pour l’Elysée qui, peinant à faire face à la pandémie de coronavirus, perd les pédales sur le continent africain. Quant à Agbéyomé Kodjo, il sera le sujet de toutes les allergies de Lomé II.</p>



<p><strong>Agbéyomé Kodjo ne sera pas évoqué</strong></p>



<p>Dans la valise du président togolaise, un journaliste qui n’a pas manqué d’attaquer Agbéyomé Kodjo ces derniers jours. Jean Paul Agboh. Le patron de Focus Info a pu être repêché dans la délégation avec l’insistance de Victoire Dogbé, première ministre et mentor du controversé journaliste. Le candidat arrivé en 2<sup>e</sup>&nbsp;position avec près de 20% des voix officiellement sera à la touche. Des rumeurs couraient sur le déplacement en France de Kodjo pour tenter de perturber le voyage, ce qui a obligé non seulement Lomé II à en demander le report, puisqu’il était préalablement prévu au 1<sup>er</sup>&nbsp;avril, mais aussi à garder le secret jusqu’au dernier moment. Paris a même tenu à l’œil, ses derniers jours, tout déplacement du principal opposant togolais vers Paris, insistant auprès des consulats sur le fait que le visa que détient Agbéyomé Kodjo dans son passeport diplomatique «&nbsp;<em>est valide mais nécessite une note verbale</em>&nbsp;» que Robert Dussey ne lui délivrera naturellement pas. Une manière d’empêcher le gouvernement virtuel, mis en place par le candidat malheureux dans la diaspora, de pouvoir mobiliser grand monde.</p>



<p>Au pouvoir depuis 2005, à la suite du décès de son feu père, Faure Gnassingbé a été élu en 2010, 2015 et 2020 à la suite de scrutins tous aussi controversés les uns que les autres. Mais son influence au Sahel devrait conforter le titre de «&nbsp;jeune doyen&nbsp;» que le président ivoirien lui a attribué. A raison.</p>



<p><strong>Max-Savi Carmel, Paris, Afrika Stratégies France</strong></p>
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