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	<title>Eglise catholique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Eglise catholique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Malawi : l’Eglise dénonce la corruption du gouvernement</title>
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				<pubDate>Mon, 07 Mar 2022 16:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Au Malawi, l’Eglise tire la sonnette d’alarme sur la gestion du pays dans une lettre pastorale publiée dimanche. Les évêques catholiques du Malawi ont décrié le gouvernement du président Lazarus Chakwera pour n’avoir fait qu’un discours de pure forme sur la lutte contre la corruption et pour ne pas avoir établi de plan d’action clair...]]></description>
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<p><strong>Au Malawi, l’Eglise tire la sonnette d’alarme sur la gestion du pays dans une lettre pastorale publiée dimanche.</strong></p>



<p>Les évêques catholiques du Malawi ont décrié le gouvernement du président Lazarus Chakwera pour n’avoir fait qu’un discours de pure forme sur la lutte contre la corruption et pour ne pas avoir établi de plan d’action clair pour faire face aux problèmes auxquels le pays est confronté.</p>



<p>Dans une lettre pastorale signée par sept évêques et publiée dimanche, les évêques catholiques de la Conférence épiscopale du Malawi ont reproché à Chakwera de ne pas faire assez pour agir contre la corruption, qu’ils ont décrite comme «&nbsp;<em>le cancer qui est en grande partie responsable du maintien de cet Etat dans la grande pauvreté et le sous-développement&nbsp;</em>».</p>



<p>«&nbsp;<em>En tant qu’évêques catholiques, nous sommes, avec tous les Malawites concernés, profondément choqués et consternés par les récentes révélations concernant le pillage des ressources publiques par des ressortissants étrangers en partenariat avec des politiciens et des fonctionnaires corrompus</em>&nbsp;».</p>



<p>Ils ont exhorté M. Chakwera à « démontrer concrètement que notre lutte contre la corruption n’est pas une simple déclaration de pure forme, mais un combat véritable et sans relâche pour éliminer ce cancer qui gangrène notre pays ».</p>



<p>Ils ont accusé «&nbsp;<em>certains Malawites cupides&nbsp;</em>» de l’Administration de Chakwera de «&nbsp;<em>se ranger du côté des responsables du pillage des ressources au lieu de se ranger du côté des pauvres qui sont victimes de la corruption</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Dans l’intérêt de la construction d’un Malawi plus juste et transparent qui profite à tous ses citoyens, aucun agent de la corruption, quelle que soit sa puissance, sa richesse ou ses relations, ne doit être protégé, à condition qu’il ait accès aux procédures légales des tribunaux</em>&nbsp;», ont déclaré les évêques.</p>



<p>L’administration de Chakwera a été entachée de pratiques de corruption par certains de ses ministres et autres fonctionnaires.</p>



<p>Depuis fin 2021, le dirigeant malawite a relevé trois ministres de leurs responsabilités sur fond d’allégations de corruption, mais aucun d’entre eux n’a été condamné à ce jour.</p>



<p>Les évêques ont également accusé le Bureau du Président et le gouvernement d’ingérence indue dans les opérations des entreprises publiques et de ne pas avoir défendu un programme d’action pour sortir le Malawi de la pauvreté.</p>



<p>«&nbsp;<em>La politique d’apaisement et de favoritisme s’est poursuivie, à peu près comme sous les régimes précédents. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les nominations des directeurs généraux des différents organismes paraétatiques</em>&nbsp;».</p>



<p>Selon les évêques, cette ingérence a affecté les performances des entreprises publiques, au détriment du bien-être des citoyens ordinaires du Malawi.</p>



<p><strong>Source: APA News/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>RDC: Fridolin Ambongo, un cardinal aux fronts</title>
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				<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 20:19:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[République démocratique du Congo]]></category>
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		<category><![CDATA[Eglise catholique]]></category>
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				<description><![CDATA[Le C8 (Conseil des cardinaux) s’est réuni la semaine passée pendant trois jours autour du pape François. Dernier arrivé dans ce conseil, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu est une personnalité importante de l’Église catholique en Afrique. Il n’est pas que l’espoir du pays le plus catholique du continent, il est aussi et surtout le plus...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<h4>Le C8 (Conseil des cardinaux) s’est réuni la semaine passée pendant trois jours autour du pape François. Dernier arrivé dans ce conseil, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu est une personnalité importante de l’Église catholique en Afrique. Il n’est pas que l’espoir du pays le plus catholique du continent, il est aussi et surtout le plus ‘papabili’ des cardinaux africains. Portrait d’un capucin à suivre lors des prochains conclaves.</h4>



<p>2 février 2022, journée mondiale de la vie consacrée. Une occasion que ce religieux, fait cardinal par le pape François, ne manquerait pour rien au monde. A la cathédrale Notre-Dame de Kinshasa, il reçoit des délégués et supérieurs majeurs des congrégations et communautés religieuses de son diocèse. Son message est à son image, un appel sans cesse insistant à «la simplicité et le service».</p>



<p>En succédant à Laurent Pasyna Monsengwo, un monument de la vie publique en République Démocratique du Congo (RDC), Fridolin Ambongo savait, compte tenu du rôle que jouent les archevêques de Kinshasa, combien son pays et l’Afrique attendent de lui. D’ailleurs, dans la foule Place St Pierre, ce 5 octobre 2019 où l’archevêque recevait les insignes cardinalices, Félix Tshisekedi, fraichement élu président de la RDC, a du mal à cacher son émotion et sa fierté. Et depuis que Peter Turkson, le très médiatique prélat ghanéen, a été écarté de la Curie romaine, le cardinal de Kinshasa est perçu comme le plus «papable» du continent.</p>



<h2>«Obsédé par la justice sociale»</h2>



<p>Fin octobre 2021, à Brazzaville où il est allé s’entretenir avec le président de la République voisine du Congo, sa colère était visible. «Je suis contre le choix de celui qui a été investi à la tête de la Commission électorale», a-t-il martelé en marge de son entretien avec Denis Sassou Nguesso. Quelques jours plus tôt, le président Tshisekedi de la RDC a en effet réussi à imposer son candidat à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). La pratique veut pourtant que cela se fasse avec l’aval de l’Église catholique, longtemps médiatrice dans la crise.</p>



<p>«C’est inadmissible de jouer avec le destin de tout un peuple», dénonce celui qui, avec la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), s’est opposé à un troisième mandat du président Kabila, ce qui a favorisé l’alternance en 2019, dans ce pays où aucun changement de régime n’est intervenu par les urnes depuis l’indépendance.</p>



<p>Avec son implication dans la lutte contre la pauvreté, son contrôle de l’éducation avec plus de 70% d’écoles catholiques dans le pays ainsi que d’hôpitaux, l’Église est devenue un élément incontournable de l’espace public et à travers les quatre cardinaux qui se sont succédé à la tête de Kinshasa, sa voix porte plus loin que jamais. «L’engagement du cardinal est à la suite de ses prédécesseurs et pour la justice sociale» selon l’abbé Freddy Kiauzitu. Le chancelier adjoint du diocèse y voit, dans l’engagement politique de l’Église, tout comme celui du cardinal «une mise en pratique de la doctrine sociale de l’Eglise».</p>



<h2><strong>«Une mission prophétique» et donc politique</strong></h2>



<p>Au centre Lindonge à Limeté, commune de Kinshasa où, après la messe matinale à sa résidence au quartier voisin, le cardinal passe sa journée de travail, des personnalités publiques (politiques, universitaires, leaders d’opinion) se bousculent. «Une part du destin sociopolitique de la RDC s’y joue», avoue un diplomate belge en poste à Kinshasa. Un avis partagé par le père Kiauzitu, «le cardinal est au service permanent de son pays» insiste-t-il, nuançant «à la différence d’un homme politique, il ne brigue pas de mandat, ne vise pas de poste».</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.cath.ch/wp-content/uploads/sites/3/2022/02/Ambongo-Kinshasa-2022.jpg" alt="" class="wp-image-304141"/><figcaption>La cardinal Fridolin Ambongo durant une messe à Kinshasa, en février 2022 | © Max Savi Carmel</figcaption></figure>



<p>Raison pour laquelle l’opinion ne comprend pas le refus du chef de l’Etat de prendre en compte son avis sur le choix du président de la commission électorale. «Nous, Églises catholique et protestante constituons plus de 90% de la population de la République démocratique du Congo», avance le cardinal Ambongo qui tient «beaucoup à l’indépendance de la commission électorale». Car pour lui, «l’Église a une mission prophétique» et par ricochet «politique» et est dans son rôle. Une posture défendue largement par l’opinion nationale. Même si Fridolin Ambongo ne perd pas de vue que «la première vocation de notre Eglise est de vivre et d’annoncer l’évangile» pour rappeler un principe cher au pape François dont il est très proche.</p>



<h2>Plus que franciscaniste</h2>



<p>«Franciscaniste», le thème sert de plus en plus dans les coulisses du Vatican à désigner des prélats au style de l’actuel pape, François. «simples, accessibles, proches des pauvres», comme fut l’ancien archevêque de Buenos-Aires, ces prélats viennent souvent «des périphéries», expression chère au pontife. Avant d’être, début 2018, nommé archevêque coadjuteur de Kinshasa, Mgr Ambongo était à la tête du diocèse de Mbandaka-Bikoro. Peu après son élévation au cardinalat, Fridolin Ambongo remplace Monsengwo au sein du C8, Conseil des cardinaux censés assister l’évêque de Rome.</p>



<p>Depuis, il fait partie de ses visiteurs de «tout le temps» qui se rendent plusieurs fois par an au Vatican pour «échanger avec le pape sur divers sujets» selon de nombreuses et concordantes indiscrétions à la Maison Sainte-Marthe. Il a insisté, lors de récents échanges avec le pontife pour obtenir une visite apostolique prévue pour l’été prochain à Kinshasa, la capitale, et Goma, dans l’est, une première dans le pays après celle de Jean Paul II, il y a 37 ans.</p>



<h2><strong>Rendez-vous au conclave</strong></h2>



<p>Lors du conclave de 2013, l’Afrique comptait parmi ses onze cardinaux âgés de moins de 80 ans quelques sérieux «papables» dont Laurent Monsengwo (73 ans) et John Onaiyekan (69 ans) à l’époque. Aujourd’hui, avec le départ de Robert Sarah et de Peter Turkson, le continent où le catholicisme est le plus dynamique, près de la moitié des nouveaux catholiques en 2020 sont africains, semble à la marge. Et alors que les rumeurs se font persistantes sur la démission de François depuis ses récents problèmes de santé, l’Afrique se tourne vers Fridolin Ambongo. Son âge lui laisse la marge de participer à «au moins deux conclaves», espère un religieux de Goma pour qui, «si le prochain n’est pas le bon, il restera dans la course pour le suivant». Alors que l’avenir de l’Église se joue en partie en Afrique, l’idée d’un pape africain fait son chemin dans l’opinion.</p>



<p>«Le cardinal ne se lève pas le matin en pensant au trône au trône de St Pierre», précise l’un de ses proches à Kinshasa. Mais alors que le pape a fêté ses 85 ans en décembre dernier, l’idée de conclave n’aura jamais été aussi persistante dans les coulisses du Vatican. Et si la possibilité d’un prochain pape africain n’est pas écartée, des observateurs avertis pensent que le continent doit encore patienter. «Un peu». (cath.ch/msc/bh)</p>



<p><strong>Bio expresse</strong><br>-24 Janvier 1960: Naissance à Boto (RDC).<br>-1981: Premiers vœux dans l’Ordre des Frères mineurs capucins.<br>-1987: Vœux perpétuels dans l’Ordre des Frères mineurs capucins.<br>-14 Août 1988: Ordination sacerdotale.<br>-24 Novembre 2004: Jean-Paul II le nomme évêque de Bokungu-Ikela.<br>-06 Mars 2005: ordination épiscopale.<br>-Juin 2016: Il est élu vice-président de la conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).<br>-06 Février 2018: François nomme Mgr Ambongo coadjuteur de l’archidiocèse de Kinshasa.<br>-05 Octobre 2019: Il est fait cardinal lors du consistoire à Rome par François.<br>-Octobre 2020: François l’intègre dans le Conseil des cardinaux, en remplacement de Laurent Monsengwo. MSC</p>



<p><em><strong>Max Savi Carmel pour cath.ch</strong></em></p>
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		<title>Le Zimbabwe rencontrera l&#8217;envoyé du Vatican suite aux critiques des évêques catholiques</title>
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				<pubDate>Thu, 20 Aug 2020 15:08:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa.jpg" alt="" class="wp-image-11734" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa.jpg 863w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Emmerson-Mnangagwa-768x433.jpg 768w" sizes="(max-width: 863px) 100vw, 863px" /></figure>



<p><strong>Le gouvernement du Zimbabwe a déclaré mercredi qu&rsquo;il avait sollicité une réunion avec le représentant du Vatican pour comprendre si les évêques catholiques qui l&rsquo;ont accusé de violations des droits de l&rsquo;homme et de réprimer les critiques parlaient au nom du Saint-Siège. </strong></p>



<p>Le ministre de la Justice, Ziyambi Ziyambi, a qualifié une lettre pastorale écrite par la Conférence des évêques catholiques du Zimbabwe le week-end dernier de «trop prescriptive et manifestement irrespectueuse».</p>



<p>La lettre fortement formulée des évêques a déclaré que le pays traversait une crise à plusieurs niveaux, notamment l&rsquo;effondrement économique, l&rsquo;aggravation de la pauvreté, la corruption et les violations des droits de l&rsquo;homme.</p>



<p>L&rsquo;inflation à plus de 800% est le signe le plus clair de la pire crise économique depuis plus d&rsquo;une décennie et a évoqué des souvenirs d&rsquo;hyperinflation sous l&rsquo;ancien président Robert Mugabe, dont le règne de 37 ans a été mis fin par un coup d&rsquo;État militaire en 2017.</p>



<p>Ziyambi a déclaré que les autorités de Harare se sont offensées de la description par l&rsquo;évêque du gouvernement, dirigé par le remplaçant de Mugabe, le président Emmerson Mnangagwa, comme manquant des connaissances, des compétences ou de la stabilité émotionnelle pour résoudre les problèmes politiques et économiques du Zimbabwe.</p>



<p>«Cette déclaration constitue une insulte pure et simple à la personne du président ED Mnangagwa et de tout son gouvernement, et est formulée dans un langage décidément indigne d&rsquo;une institution telle que l&rsquo;Église catholique», a déclaré Ziyambi.</p>



<p>«Le gouvernement est obligé d&rsquo;engager le Vatican afin de vérifier si ces déclarations reflètent ou non l&rsquo;attitude officielle du Saint-Siège envers les dirigeants du Zimbabwe ou si ce ne sont que les vues des différentes personnes concernées.</p>



<p>Le ministre des Affaires étrangères Sibusiso Moyo rencontrerait le représentant local du Vatican, a déclaré Ziyambi.</p>



<p>Ziyambi a nié qu&rsquo;il y ait eu une crise politique au Zimbabwe et a déclaré que c&rsquo;était un battage médiatique sur les médias sociaux.</p>



<p>Mais les critiques affirment que plusieurs militants ont été arrêtés, enlevés ou torturés pour avoir parlé contre le gouvernement et accusent Mnangagwa d&rsquo;utiliser la pandémie COVID-19 pour étouffer la dissidence.</p>



<p><strong>Source : Reuters Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Père Paul Dah : « Le Covid19 pose des questions essentielles et l’Eglise a vite pris des mesures et directives »</title>
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				<pubDate>Sat, 04 Apr 2020 08:55:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Burkina Faso est l’un des pays les plus éprouvés par la pandémie du Covid-19 en Afrique en franchissant la barre de 300 cas confirmés dont 16 morts à ce vendredi. Le gouvernement a été éprouvé avec une demi-douzaine de malades dont le ministre des affaires étrangères. Une députée, vice présidente du parlement a perdu...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/WhatsApp-Image-2020-04-04-at-01.35.10-1024x942.jpeg" alt="" class="wp-image-15840" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/WhatsApp-Image-2020-04-04-at-01.35.10-1024x942.jpeg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/WhatsApp-Image-2020-04-04-at-01.35.10-300x276.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/WhatsApp-Image-2020-04-04-at-01.35.10-768x707.jpeg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/WhatsApp-Image-2020-04-04-at-01.35.10.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> « Abbé Paul Dah, Directeur de la communication de la Conférence épiscopale du Burkina Faso et du Niger. Crédits photo: Afrika Stratégies France, Ouagadougou le 28/10/2019 »</figcaption></figure>



<p><strong><em>Le Burkina Faso est l’un des pays les plus éprouvés par la pandémie du Covid-19 en Afrique en franchissant la barre de 300 cas confirmés dont 16 morts à ce vendredi. Le gouvernement a été éprouvé avec une demi-douzaine de malades dont le ministre des affaires étrangères. Une députée, vice présidente du parlement a perdu la vie alors que la conférence épiscopale a annoncé la contamination d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>un évêque, celui émérite de Koupéla. Depuis, le Cardinal Ouédraogo, le très connu et respecté archevêque de Ouagadougou (la capitale) est testé positif au virus. Mise à l’épreuve par le terrorisme avec, jusqu’à récemment, des attaques contres les lieux de culte, l’Eglise catholique est au devant de la lutte contre la pandémie avec des mesures dont certaines sont inédites. A la veille de la semaine sainte qui précède la Pâques, principale fête catholique dans le monde, l’Eglise affronte le Coronavirus avec espérance et supplications tout en s’adaptant avec des messes à distance. Paul Dah revient sur la pandémie, l’implication de l’Eglise, les changements dans les pratiques religieuses et les défis notamment au Burkina Faso. Prêtre diocésain et directeur de la communication de la conférence des évêques, il se confie à Afrika Stratégies France. Interview&nbsp;!</em></strong></p>



<p><strong></strong><strong><em>Père Paul Dah, directeur de la communication de la conférence épiscopale Burkina-Niger</em></strong></p>



<p><strong></strong><strong><em>Votre pays, le Burkina Faso est l’un des plus frappés par la pandémie du Coronavirus. L’Eglise faisait déjà face au terrorisme avec des églises régulièrement attaquées. Quelle est la situation exacte actuellement au Burkina Faso</em></strong>&nbsp;?</p>



<p>Depuis le 9 mars, jusqu’à ce jour, les données officielles livrées par le gouvernement burkinabé, font état de 246 confirmés dont 78 femmes et 168 hommes. On déplore, hélas, 12 décès, même si on peut se réjouir de 23 guérisons.</p>



<p><strong><em>Comment un prêtre vit-il une sorte de confinement&nbsp;? La messe en privée, des séances de prières, de méditation&nbsp;? Que fait un prêtre quand il ne peut se déplacer librement tout en restant dans son apostolat&nbsp;? Bref, comment passez-vous vos journées</em></strong>&nbsp;?</p>



<p>Etant au service de la relation particulière de chaque fidèle avec le Christ, pour le lui montrer à travers les évènements, tel Jean le Baptiste, confiné ou pas, le prêtre&nbsp; doit maintenir ce souci de faire en sorte que le Christ aille aux fidèles si ceux-ci ne peuvent plus venir jusqu’à Lui. En cela, même célébrant en privé, c’est en communion avec et pour le peuple de Dieu. Que ce soit en paroisse ou dans un service spécifique, il s’efforcera d’offrir aux uns et aux autres, quelques outils de lecture des signes du temps pour y déceler la présence de Dieu, ou du moins ce que le Seigneur veut pour chacun à travers tel ou tel évènement. Dans ce sens, les moyens de communication constituent un bel atout pour maintenir ce rôle. Ce faisant, même confiné, mes journées sont débordantes, au point qu’il me faut trouver du temps pour prier, au risque d’en manquer, parce que happé par les appareils de communication et le service auquel on est assigné, qui lui, continue malgré la situation de confinement. En somme, mes journées continuent d’être bien remplies, débordant parfois.</p>



<p><strong></strong><strong><em>Est-ce que l’Eglise est particulièrement atteinte par le Coronavirus&nbsp;? Des religieux, religieuses, prêtres, évêques et laïcs engagés ont-ils été contaminés&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Vu que le virus se transmet sans distinction aucune, c’est sûr que l’Eglise n’y échappe pas. Mais, à ma connaissance, deux confrères prêtres et deux archevêques -l’archevêque émérite de Koupela et celui de Ouagadougou- ont été testés positifs. Du coup, les personnes de leurs contacts se sont mises en confinement particulier. Mais leur état de santé est jugé ‘‘stable et encourageant’’. C’est l’avenir qui nous précisera donc si notre Eglise est particulièrement atteinte par le Coronavirus.</p>



<p><strong>Comment le prêtre peut-il à la fois rester prudent tout en étant au service de l’Evangile dans une situation aussi exceptionnelle&nbsp;?</strong></p>



<p>Plus que jamais, le prêtre est ramené d’abord à la prière comme facteur essentiel de son apostolat et source de fécondité de celui-ci. Comme dans une sorte de grande retraite, à l’instar de Jésus lui-même qui se confinait dans la prière avant toute mission importante de sa vie, le prêtre qui se doit d’être à la disposition de toutes les âmes, apprendra ainsi à mieux les porter au Seigneur, dans son confinement. Par le biais des moyens de communion et des réseaux sociaux, il lui est possible de proposer des formes de prières ou des fruits de ses méditations à ses contacts, pour les aider aussi dans leur confinement. Personnellement, j’en envoie chaque jour aux familles, groupes et individus.</p>



<p>Cette période est également un moment où beaucoup se posent des questions existentielles. C’est une occasion propice de les accompagner dans leur questionnement et de leur proposer Jésus-Christ. Et si un contact direct s’impose avec quelqu’un dans la nécessité, il n’y a pas à hésiter, toutes les mesures de prudence pour se protéger et protéger les autres, étant respectées.</p>



<p><strong><em>Le Pape recommande des séances de pénitences collectives pour éviter le sacrement de confession. Qu’en est-il au Burkina Faso&nbsp;?</em></strong></p>



<p>A ce niveau, la question a été renvoyée à l’évêque pour qu’il en étudie les modalités, en fonction de son diocèse. Moi étant dans une mission spécifique, je ne saurais vraiment m’étendre là-dessus.</p>



<p><strong><em>Pensez-vous que cette crise peut avoir quelque chose d’utile pour le chrétien&nbsp;? Permet-elle, à défaut de pouvoir aller à la messe, de redécouvrir la prière individuelle et en famille</em></strong>&nbsp;?</p>



<p>Comme je le disais tantôt, un des gains de cette crise sera de nous ramener tous à l’essentiel, en nous donnant de purifier nos rapports et relations tant avec les autres qu’avec le tout Autre. Au terme donc de cette crise, plus rien ne devrait plus être comme avant, à tous les niveaux. Mais d’ores et déjà, et dans l’attente de cet ‘‘après’’ que viendra nous transfigurer, la Pâques du Seigneur, la promesse du Ressuscité au moment de son retour vers le Père, tient plus que jamais, et doit nous tenir en confiance absolue et nous fortifier quand il nous semble que tout chavire&nbsp;:&nbsp;<em><strong>«&nbsp;Et moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à&nbsp;la fin des temps&nbsp;»</strong></em>&nbsp;comme le conclut si bien le dernier verset de l’évangile selon saint Mathieu. Une telle conscience, si elle est acquise, ce temps durant, ne peut que cultiver la faim de l’Eucharistie et en donner une dimension plus profonde et plus belle dès que les circonstances le permettront, pour tous, de nouveau.</p>



<p><strong>Pensez-vous que l’Etat burkinabé fait-il face efficacement à cette crise?</strong></p>



<p>C’est sans doute trop tôt pour apprécier la gestion de cette crise, initiée il y a moins d’un mois de cela, sans oublier que la crise du Covid-19, dont les Chinois seuls semblent avoir tiré leur épingle du jeu, de manières différentes, reste un casse-tête pour beaucoup de gouvernements, et, un double casse-tête pour l’Etat burkinabé, déjà confronté à la crise terroriste et djihadiste.</p>



<p><strong><em>Les évêques du Burkina Faso ont pris, à travers diverses réactions, des décisions pour contrer la maladie. Quelles sont ces dispositions et comment sont-elles mises en pratique</em></strong>&nbsp;?</p>



<p>Le 12 mars dernier, soit trois jours après l’apparition du COVID-19 au Burkina Faso, les évêques de ce pays ont donné, comme contribution individuelle et collective de l’Eglise pour lutter contre la propagation du Covid-19, des consignes aux fidèles en sus de six recommandations du gouvernement à l’ensemble des Burkinabé, dans le cadre de cette lutte. Voici c<strong>es règles de conduites spécifiques à l’Eglise catholique</strong>&nbsp;:</p>



<ol><li>S’abstenir du baiser de la paix à la messe et des poignées de mains et accolades à l’intérieur comme à l’extérieur des célébrations liturgiques et paraliturgiques&nbsp;;</li><li>Communier au corps du Christ uniquement en recevant l’hostie à la main&nbsp;;</li><li>Communier, pour les prêtres, au sang du Christ uniquement par intinction lors des concélébrations. Il revient au célébrant principal de consommer le reste du Précieux Sang et de purifier la coupe que l’on nettoiera soigneusement avant qu’elle serve dans une autre célébration. Là où c’est possible, on utilisera des calices et des purificatoires individuels&nbsp;;</li><li>Les fidèles infectés et affectés par le Covid-19 sont invités à suivre strictement les consignes du Ministère de la Santé et à s’abstenir de participer aux célébrations communautaires jusqu’à leur guérison&nbsp;;</li><li>Suspendre l’usage d’eau bénite dans les bénitiers aux portes des églises, et si l’on fait usage de l’eau bénite au cours d’une célébration, ce sera seulement par aspersion&nbsp;; personne n’y trempera les doigts&nbsp;;</li><li>Utiliser du savon ou du gel désinfectant pour les ministres ordinaires et extraordinaires de l’Eucharistie qui se désinfecteront les mains avant et après la distribution de la communion, ainsi que pour ceux qui travaillent à la sacristie&nbsp;;</li><li>Eviter, sauf pour raison impérieuse, les voyages dans des pays significativement touchés par le Covid-19 (Cf.&nbsp;<em>Directives du Ministère de la Santé</em>&nbsp;IV, 4. 1).</li><li>Suspendre ou renvoyer à une période favorable les activités comportant un grand rassemblement&nbsp;: les pèlerinages diocésains ou paroissiaux, les marches de carême, les chemins de croix, les retraites et les veillées de prière avec grand concours de fidèles, les campagnes d’évangélisation, les rencontres provinciales des jeunes et autres rencontres de même ampleur, tout autre rassemblement qui, au jugement de l’Ordinaire du lieu présente des risques de propagation du Covid-19.</li></ol>



<p>Toutefois, l’évolution rapide de la pandémie dans le monde et sur place a rendu ces mesures épiscopales insuffisantes. Les évêques les ont donc complétées par ces six directives suivantes&nbsp;:</p>



<p><strong>Les messes publiques (dominicales, de précepte et quotidiennes) sont suspendues.</strong></p>



<p><strong>Par conséquent, les fidèles sont dispensés du précepte du dimanche et des jours de fêtes, comme de la participation à la messe quotidienne. Ils pourront être aidés par des retransmissions de célébrations (messes, chemin de croix) à la radio ou à la télévision.</strong></p>



<p><strong>Les prêtres continueront à célébrer l’Eucharistie tous les jours dans les équipes ou dans les communautés religieuses en respectant toutes les consignes sanitaires indiquées par les autorités compétentes.</strong></p>



<p><strong>En outre les fidèles sont invités à la prière personnelle et en famille (méditation de la Parole de Dieu, Chapelet, chemin de croix et autres dévotions).</strong></p>



<p><strong>Enfin, les Ordinaires du lieu veilleront à ce que les églises restent ouvertes pendant la journée pour les dévotions individuelles.</strong></p>



<ol><li><strong>Sont également suspendus les cours de catéchèses, les stages de&nbsp;<em>baptizandi&nbsp;</em>et autres stages préparatoires aux sacrements.</strong></li><li><strong>La célébration des obsèques devra respecter scrupuleusement les consignes de l’Etat. Dans un cadre plus familial très restreint, les prêtres pourront assurer l’absoute.</strong></li><li><strong>Les Grands Séminaristes et leurs formateurs restent en confinement dans les Grands Séminaires respectifs. La participation aux offices par les fidèles venant de l’extérieur du Grand Séminaire est suspendue. Les Recteurs pourront prendre d’autres mesures nécessaires dans le cas spécifique d’une maison de formation sacerdotale.</strong></li><li><strong>Les Supérieurs Majeurs sont invités à prendre des mesures similaires pour les maisons de formation qui relèvent de leur autorité.</strong></li><li><strong>Dans les diocèses, des modalités devront être étudiées quant à l’administration de certains sacrements tels que la Pénitence et l’Onction des malades.</strong></li></ol>



<p>Les évêques du Burkina ont invité les fidèles à suivre «&nbsp;scrupuleusement ces mesures tout en intensifiant le jeûne, la prière et le partage pour que Dieu éloigne de nous ce fléau&nbsp;».</p>



<p><strong><em>Qu’est ce que l’Eglise catholique fait concrètement en ce moment pour aider le pays à faire face à cette crise&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Devant une crise où la prévention demeure la meilleure arme à portée de tous, l’Eglise Catholique au Burkina, a vite fait de prendre des mesures et des directives, comme contribution individuelle et collective à la lutte contre le Covid-19, et, cela a eu un effet de boule de neige au niveau des autres confessions religieuses, pour limiter les rassemblements de masse aux fins&nbsp; de culte ou de dévotion. En plus, elle ne cesse de s’investir dans la sensibilisation des populations afin qu’elles adoptent les comportements appropriés pour barrer la propagation de cette maladie. Je passe outre les initiatives des diocèses ou des privés pour contribuer à cette lutte contre le Covid-19</p>



<p><strong><em>Le nombre de malades s’augmente chaque jour un peu plus, quel message portez-vous, en tant que directeur de la communication de la conférence des évêques&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Au terme de ce carême particulier, vécu ici là dans le confinement -extérieur- et assombri chaque jour par un nombre impressionnant de décès et de malades du Covid-19 dans le monde, peut-on donner un message autre que l’espérance de Pâques, «&nbsp;jour de victoire, jour de résurrection, jour de salut de l’Homme&nbsp;». Et comme le Maître qui offre cette victoire nous garantit de sa présence à jamais, quel que soit le degré de cette épreuve que nous traversons, nous pouvons la vivre dans l’espérance de lendemains meilleurs, fort de cette garantie que nous donne le Christ lui-même&nbsp;: «<em>&nbsp;Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi, je suis vainqueur du monde. » (Jn 16,33).&nbsp;</em>Et comme nous le dit notre acte de foi, Dieu «&nbsp;ne peut ni se tromper ni nous tromper&nbsp;». Alors, il ne nous reste plus qu’à lui demander de faire de notre confiance en Lui, la pierre d’angle de notre vie.</p>



<p><strong>Propos recueillis par MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire: l&#8217;Église catholique veut un processus électoral pacifié</title>
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				<pubDate>Sun, 16 Feb 2020 08:59:48 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w900-p16x9-saintpaul_0.jpg" alt="" class="wp-image-14407" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w900-p16x9-saintpaul_0.jpg 900w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w900-p16x9-saintpaul_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w900-p16x9-saintpaul_0-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption><br>La cathédrale Saint-Paul est la cathédrale de l&rsquo;archidiocèse d&rsquo;Abidjan (image d&rsquo;illustration). Wikimedia/Zenma</figcaption></figure>



<p><strong>En Côte d’Ivoire, l’Église catholique veut contribuer à l’apaisement du climat socio-politique, avant la présidentielle d&rsquo;octobre 2020. Samedi 15 février, elle a organisé une messe géante en faveur de la paix à la cathédrale Saint-Paul d’Abidjan, à laquelle ont participé des centaines de croyants. A l’origine, ce rassemblement devait être accompagné d’une marche dans les rues du centre-ville, mais la manifestation a finalement été annulée pour éviter d’éventuels débordements.</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Allons à la paix&nbsp;!</em>&nbsp;». C’était le slogan souligné par la messe géante organisée sur le parvis de la cathédrale Saint-Paul du Plateau. Plusieurs centaines de fidèles ont assisté à cette prière exceptionnelle, parmi lesquels Jacques Ehouo, maire du Plateau, du parti d’opposition PDCI, Marcel Amon Tanoh, ministre des Affaires étrangères, affilié au parti au pouvoir RHDP ainsi que Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président actuellement jugé à la CPI. Après les 3&nbsp;000 morts de la guerre civile de 2011, les Ivoiriens espèrent un autre scénario pour la présidentielle d’octobre prochain&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous sommes venus prier pour la paix, vu l’atmosphère du pays, vu l’horizon qui est un peu flou, avec ce que l’on ressent</em>&nbsp;<em>»</em>, dit celui-ci<em>. «</em>&nbsp;<em>Ce n’est pas seulement une affaire de catholiques, c’est une affaire de tous les Ivoiriens en fait. On est tous concernés par la paix, parce que dans la guerre, on ne peut rien bâtir&nbsp;</em>», indique encore cette participante.</p>



<p>La messe devait d’abord s’accompagner d’une procession religieuse. Mais, avec la possible participation de l’opposition et de violentes menaces lancées sur les réseaux sociaux, la marche a été annulée. Qu’importe, pour père Lawrence Eugène Awondji, curé de la paroisse Sainte-Anne de la commune d’Abobo&nbsp;; pour lui, le rassemblement a été un succès&nbsp;: «&nbsp;<em>Ces initiatives sont belles, nous souhaitons que les autres confessions religieuses, pourquoi pas, emboîtent le pas à l’Église catholique pour prier, pour aller dans ce sens. Nous voulons des élections apaisées, nous voulons la paix pour notre pays.</em>&nbsp;»</p>



<p>Ce n’est pas la première fois que l’Église s’inquiète des risques de violences politiques. En juin dernier, elle avait lancé ce cri d’alarme&nbsp;: «&nbsp;<em>Évitez-nous une autre guerre.&nbsp;</em>»</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>CÔTE D’IVOIRE : Pourquoi les marches de l’Eglise catholiques créent des remous au Vatican</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Jan 2020 15:50:00 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/WhatsApp-Image-2020-01-28-at-16.34.38.jpeg" alt="" class="wp-image-13760" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/WhatsApp-Image-2020-01-28-at-16.34.38.jpeg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/WhatsApp-Image-2020-01-28-at-16.34.38-300x160.jpeg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p><strong>Jean–Pierre
Kutwa a appelé les catholiques de son diocèse à une marche le 15 février pour
la paix en Côte d’Ivoire. Si la démarche paraît bien légitime en lien avec la
doctrine sociale de l’Eglise, l’annonce de l’archevêque d’Abidjan a surpris
plus d‘un au Saint Siège et embarrassé Parolin, chef de la diplomatie vaticane.
D’autant que compte tenu de la fragilité du pays et de la délicate mission des
nonces apostoliques à Abidjan depuis 2002, l’Eglise ne doit pas mettre de
l’huile sur le feu mais aussi et surtout pour éviter une suspicion face à un
président plutôt musulman qui s’investit dans les bonnes relations avec le
Pape. Pourtant le Cardinal Agré était
de ceux qui avaient voulu écarter, en 2000, Ouattara de la présidentielle. De
quoi s’agit-il concrètement, que peux-faire l’Eglise et pourquoi l’initiative
n’a rien à voir avec celle analogue que mène la conférence épiscopale du Congo?
</strong></p>



<p><em>Quelques
explications. Un cardinal est un évêque appelé par le Pape à une plus intime
gestion des affaires de l’Eglise. Il peut être à la tête d’un diocèse, comme
Jean-Pierre Kutwa ou siéger à la Curie, gouvernement du Vatican. Un nonce
apostolique est un ambassadeur du Vatican près d’un pays. Il a la double
représentation du Pape auprès des évêques et du Saint Siège auprès du pays de
mission. La conférence épiscopale est l’ensemble des évêques d’un pays ou d’une
région donnée. Le Secrétaire d’Etat, actuellement Piétro Parolin est la plus
grande autorité de la diplomatie du Vatican. Le Vatican est un Etat indépendant
avec sa monnaie (l’euro à l’effigie du Pape), son drapeau, ses armoiries, sa
banque, son armée, sa citoyenneté (passeport ou carte d’identité) et le Pape
est reconnu comme un chef d’Etat à part entière selon la convention de Vienne. </em></p>



<p>Trois faits importants. Fin décembre, dans la
foulée du retour avorté de Guillaume Soro, l’archevêque d’Abidjan s’adresse
ouvertement au président Ouattara qui lui a fait l’honneur de prendre part à
une messe pour la paix à la cathédrale Saint Paul du plateau, accompagné de son
Premier ministre. Il évoque là déjà, le cas Soro et demande explicitement la
libération des personnes arrêtées alors que la justice prend à peine le dossier
de tentative d’atteinte à la sureté de l’Etat à bras le corps. Le 23 janvier,
le Cardinal Kutwa écrit à ses curés et les informe d’une marche pour la paix,
sur son territoire de gouvernement, c&rsquo;est-à-dire le diocèse d’Abidjan. Le
lendemain, levée de boucliers. Les médias proches du pouvoir ont multiplié des
piques pendant que l’exécutif cherche des éléments de langages de ripostes.
Plus tôt, le 19 janvier, en marge d’une session ordinaire de la conférence des
évêques de la Côte d’Ivoire à Korhogo, 600 km d’Abidjan, les archevêques (04)
et évêques (11) de la Côte d’Ivoire reprennent curieusement, dans une déclaration
finale, les revendications point par point de l’opposition ivoirienne. Le
dimanche suivant, Place Saint Pierre, le Pape n’y fait aucune allusion dans son
traditionnel angelus dominical. Pourtant, les jours précédents, il a dû
recevoir des explications du Cardinal Parolin qui est très embarrassé selon
plusieurs sources concordantes. A 65 ans, ce chevronné diplomate né en Vénétie
qui est à la fois Premier ministre et ministre des affaires étrangères du
Vatican travaille de près avec son compatriote et nonce apostolique en Côte
d’Ivoire, Mgr Paolo Borgia, pour que « <em>l’Eglise
contribue à la paix</em> » selon la lettre de mission de l’ambassadeur.
Alors, l’appel du cardinal d’Abidjan dont il n’a pas été informé à l’avance le
prend de court et risque de laisser des brisures dans une relation bilatérale
que Abidjan et Rome se battent de maintenir au beau fixe. </p>



<p><strong>A la lumière
de la doctrine sociale de l’Eglise</strong></p>



<p>Cette marche est une initiative personnelle du
cardinal Kutwa et ne concerne que son diocèse. La marche quittera d’ailleurs la
place de la république à l’entrée de la présidence et échouera à la cathédrale
Saint-Paul du plateau, siège de l’Evêque. Les 14 autres diocèses du pays (dont
3 archidiocèses) ne sont pas concernés. A travers la doctrine sociale de l’Eglise,
les prélats peuvent, diversement, quand la paix est menacée, prendre des
positions publiques et par ricochet, des initiatives politiques. Le cardinal
d’Abidjan est donc de plein dans son rôle. Sauf qu’ici, s’il a pris seul
l’initiative, c’est parce que tous ne sont pas d’accord. Ce qui devrait, si le
cardinal Kutwa persiste, le fragiliser à moyen terme. Le Nonce apostolique n’a
été informé que le 14 janvier alors que des prêtres du diocèse étaient dans le
secret depuis fort longtemps. Une situation d’autant plus délicate que Mgr
Paolo Borgia vient à peine de prendre service, à la suite de Mgr Jozic, nommé
début 2019 et qui, à cause d’un accident de circulation en Croatie, son pays
d’origine, n’a jamais pris fonction. Le 8 décembre 2012, leur prédécesseur, Mgr
Ambroise Madtha avait rendu l’âme dans un accident, à l’Ouest du pays.
Pourtant, la mission de l’ambassadeur du Vatican dans ce pays est d’autant plus
délicate que la Côte d’Ivoire sort d’une crise politique et d’une guerre
civile. C’est d’ailleurs pour cela que plusieurs évêques n’ont pas voulu « <em>nationaliser</em> » les marches pour
« <em>ne pas compromettre l’action en
cours</em> » d’Alassane Ouattara pour un retour total à la paix. D’autant
que loin devant Laurent Gbagbo, l’actuel président ivoirien, plutôt « vaticanisant »,
a, à la suite de Félix Houphouët-Boigny, mieux rapproché l’Etat du Vatican et
son pays.</p>



<p><strong>Ouattara, laïc et fin « vaticanisant »</strong> </p>



<p>19 novembre 2012. Un peu plus d’un an après son élection, Alassane Ouattara se rend au Vatican. Chaleureusement accueilli par Benoit XVI avec qui il entretenait de bonnes relations, le président ivoirien avait annoncé venir « <em>prendre des conseils</em> » auprès du vicaire du Christ. Les deux hommes ont longuement discuté, très cordialement, le Pape allemand suivant de près l’actualité ivoirienne. A peine rentré à Abidjan, le chef de l’Etat a envoyé une lettre d’invitation au saint Père à se rendre en Côte d’Ivoire, « pays de toutes les religions ». Malheureusement, Benoît XVI démissionnera quelques mois plus tard.&nbsp; « Je voue un énorme respect au Pape » avait confié le chef de l’Etat dans la foulée de l’élection de François, son successeur. Il a d’ailleurs fait d’une visite du souverain pontife à Abidjan un défi personnel. C’est au Cardinal Kutwa qu’il a confié cette mission. En juillet 2016,&nbsp; l’homme de Dieu s’est discrètement rendu au Vatican avec Anne Ouloto et Jeanne Peuhmond, deux chrétiennes, la première est ministre et la seconde conseillère du chef de l’Etat. Les doléances de la Commission nationale&nbsp; pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes (Conariv) ont été prises en compte par l’Etat et 3246 personnes ont été indemnisées. Aussi, la conférence épiscopale nationale n’a-t-elle pas applaudi la loi d’amnistie déclarée en 2018 par le gouvernement&nbsp;? Ce retour brutal en arrière risque de chauffer les esprits d’autant qu’à la suite d’une fake news, venant probablement de l’entourage du Cardinal Kutwa et à tort attribuée au Conseil supérieur des imams, (Cosim), ce dernier a réagi et pris ses distances. Une situation qui peut ébranler des relations longtemps bonnes entre les deux grandes religions du pays. La maladroite demande faite par le Cardinal Agré, prédécesseur de Kutwa à Alassane Ouattara en 2000 de ne pas être candidat revient en reflue de suspicion. Comme une manière d’écarter un ivoirien. Certains y ont vu la volonté de favoriser l’élection d’un président plutôt chrétien. Mais au Vatican, l’appel du Cardinal ivoirien dérange plus d’un. Et au sommet&nbsp;!</p>



<p><strong>Le Cardinal
Parolin embarrassé</strong></p>



<p>Si la conférence épiscopale de chaque pays est
libre de prendre des décisions, celle de l’archevêque d’Abidjan embarrasse
aussi bien le Pape François que le ministre des affaires étrangères, Cardinal
Parolin. D’ailleurs, il y a quelques semaines, la Côte d’Ivoire recevait une
mission menée par le secrétaire général du dicastère (ministère) du Vatican
pour le Service du Développement Humain Intégral chargé de la doctrine sociale
de l’Eglise Mgr Bruno-Marie Duffé et qui était porteur d’un message au
gouvernement et au Premier ministre. C’est aussi l’un des pays où, malgré
l’influence de l’islam et l’appartenance d’Alassane Ouattara et de son Premier
ministre Amadou Gon Coulibaly à cette religion, les catholiques ont gardé les
privilèges qui sont les leurs, entretenant avec les autorités de « <em>très bonnes relations</em> » selon
plusieurs membres du clergé national. Alassane Ouattara a réhabilité
entièrement la cathédrale&nbsp; Saint-Paul du
plateau, celle où règne Jean-Pierre Kutwa ainsi que le sanctuaire marial
d’Attécoubé. Il a construit l’hôpital catholique Saint Joseph et sa femme,
Dominique, d’origine juive a toujours soutenu l’Eglise catholique notamment à
travers la construction de la Paroisse&nbsp;Notre Dame de la
Tendresse&nbsp;&nbsp;de la Riviéra Golf, l’Eglise de Cocody Blaukhoss, et de
nombreux dons. En faisant l’appel depuis Korhogo, un des
fiefs du Rhdp, mais également à majorité musulmane, la conférence épiscopale
nationale met mal à l’aise les catholiques, insinuant une collusion avec
l’opposition et des susceptibilités entre deux religions
sœurs. Une situation d’autant plus complexe que selon l’Organisation
internationale des migrations (Oim), 290.000 des 300.000 exilés ivoiriens sont
rentrés dans le pays. En outre des sources proches du pouvoir affirment que
«&nbsp;tous les prisonniers de la crise post électorale ont été amnistiés à
l’image de Simone Gbagbo, en dehors de ceux qui ont commis des crimes de
sang&nbsp;», comme le Général Dogbo Blé, condamné dans le cadre de l’assassinat
de 4 clients du Novotel. Pourtant, sous le très évangéliste président Gbagbo,
l’Eglise était presque muette, en rivalité permanente avec des réseaux
évangéliques soutenus par la présidence. Au Vatican, l’idée d’un rappel à
l’ordre circule déjà d’autant que les évêques sont allés loin, voulant
influencer la justice et prendre des décisions à sa place dans une procédure en
cours. Bien loin du noble combat de l’Eglise au Congo.</p>



<p><strong>A l’opposé
de la Rdc</strong></p>



<p>La République démocratique du Congo est l’un des
pays où, par sa forte puissance, l’Eglise s’est ouvertement et avec le soutien
du Pape, engagée dans les affaires politiques. Plusieurs raisons justifient
cela. Le Cardinal Moswengo était un ami très proche du Pape et un charismatique
pasteur au service des plus pauvres. Ensuite, il s’agit d’un pays très instable
et où, à la suite de son père, Joseph Kabila a pris le pouvoir et dirigé
pendant une quinzaine d’années sans élections fiables. Enfin, le niveau de
corruption et la pauvreté ambiante font que l’Eglise s’est impliquée activement
dans le social, disposant d’un droit de cité. La Côte d’Ivoire, malgré ses
années de guerre, est sur la fragile voie de la réconciliation. Les
arrestations qui sont intervenues et pour lesquelles l’archevêque demande des
« libérations » font suite à une enquête régulière, sur une affaire
d’atteinte à la sureté de l’Etat et de tentative de déstabilisation. Que doit
faire l’Eglise dans ce cas, autre que contribuer à préserver la paix et
surtout, de, en rien, défendre un ancien chef rebelle qui a fait de la chute
des institutions une obsession au point d’orchestrer, les audios le prouvent,
une machination contre un pouvoir légalement élu&nbsp;? Le terrain sur lequel
s’aventure Jean Pierre Kutwa est délicat d’autant qu’il lui est attribué, à
tort ou à raison une suspecte proximité avec Guillaume Soro, soutien financier
de son diocèse et ancien séminariste de son état. Cet engagement trop poussé et
intransigeant met à mal le successeur de Saint Pierre et pourrait finir par
indisposer ce Pape de gauche qui a toujours su compter sur le pouvoir ivoirien.
Le cardinal joue avec le feu et risque seul, isolé et désavoué, de se faire
brûler l’annulaire jusqu’à l’anneau épiscopal.</p>



<p>En attendant, un dialogue doit s’engager entre
pouvoir et Eglise pour une issue paisible. Au risque de réveiller, à travers
des manifestations hors contrôle, les vieux démons qui, à Abidjan, ne dorment
que d’une oreille distraite. </p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel Envoyé spécial au Vatican</strong>,<strong>Afrika Strategies France</strong></p>
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		<title>En RDC, l’Eglise catholique se lance dans la bataille anticorruption</title>
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				<pubDate>Sat, 19 Oct 2019 09:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[République démocratique du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/Félix-Tshisekedi-OK-BA.jpeg" alt="" class="wp-image-10451" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/Félix-Tshisekedi-OK-BA.jpeg 685w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/Félix-Tshisekedi-OK-BA-300x212.jpeg 300w" sizes="(max-width: 685px) 100vw, 685px" /><figcaption> <strong>Le président Félix Tshisekedi</strong></figcaption></figure>



<p><strong>La société civile appelle à la mobilisation populaire lundi 21 octobre. Le président Félix Tshisekedi, malgré ses promesses, peine à convaincre.</strong></p>



<p>C’est un nouveau combat qu’entame Isidore Ndaywel e Nziem, 75 ans, intellectuel respecté, à la tête du Comité laïc de coordination (CLC). Ce collectif proche de l’Eglise catholique congolaise s’est illustré par l’organisation de grandes manifestations pacifiques contre Joseph Kabila, violemment réprimées, fin 2018 et au début de l’année suivante. Désormais, le professeur Ndaywel e Nziem appelle les Congolais à se joindre, lundi 21 octobre, à la marche organisée par le CLC contre la corruption. <em>« Tout en République démocratique du Congo (RDC) est exposé à la corruption et la situation ne fait qu’empirer, </em>analyse l’historien. <em>Il est urgent de se mobiliser pour que le pouvoir ne se limite plus à des annonces et à de la rhétorique servie depuis Mobutu. »</em></p>



<p>En RDC, promettre d’éradiquer la corruption et d’instaurer un Etat de droit figurent en effet dans les grands discours que se transmettent les dirigeants comme la recette magique pour séduire les institutions internationales, finalement peu regardantes sur les résultats.</p>



<p>La corruption est pourtant toujours ubiquiste. Elle peut prendre le visage d’un fonctionnaire tracassant, d’un militaire contraint à s’autorémunérer, d’un milicien inflexible, d’un opérateur économique incontournable, d’un élu orchestrant un réseau clientéliste, d’un conseiller du président prédateur.</p>



<h4>Tourbillon de pratiques corruptives</h4>



<p>Les anciens chefs d’Etat Mobutu Sese Seko et Joseph Kabila ne se sont-ils pas enrichis par milliards de dollars tout en recourant à la répression violente pour sécuriser leur mainmise économique&nbsp;? A cela s’ajoutent des intermédiaires, hommes d’affaires occidentaux, asiatiques ou moyen-orientaux, et représentants de grands groupes si prompts à payer en liquide pour sécuriser leurs activités, dont les revenus s’évadent dans des circuits financiers offshore, au grand dam de l’Etat.</p>



<p>Selon un sondage mené par Transparency International, 80&nbsp;% des Congolais ayant été en contact avec un service public ont eu à payer un pot-de-vin. Au sein de l’élite, les commissions se chiffrent parfois en millions de dollars. De quoi freiner l’enthousiasme d’investisseurs étrangers.</p>



<p>Face à un tel tourbillon d’acteurs et de pratiques corruptives tirant profit de la faiblesse des institutions et obérant l’économie, le président Félix Tshisekedi, investi le 24&nbsp;janvier suite à une élection controversée, a appelé au&nbsp;<em>«&nbsp;changement des mentalités&nbsp;»</em>. Il a d’abord prôné une&nbsp;<em>«&nbsp;approche répressive contre les intouchables corrupteurs et corrompus d’hier et d’aujourd’hui&nbsp;»</em>. En attendant la mise en place d’une agence dédiée, il s’est tourné vers la justice – elle aussi en partie rongée par des magistrats&nbsp;<em>«&nbsp;achetables&nbsp;» –</em>&nbsp;pour demander des enquêtes sur des élus soupçonnés de corruption et a exigé des sanctions exemplaires. Certains députés ont été déchus.</p>



<p>Mais des grandes figures de la corruption et des détournements de fonds présumés ont été maintenues en fonction par le chef de l’Etat. Tel qu’Albert Yuma, à la tête de la société minière d’Etat, Gécamines, l’un des épicentres de ce fléau. Richissime et influent patron des patrons, ce proche de l’ancien président Joseph Kabila qui a vainement tenté de l’imposer comme premier ministre à son allié et successeur Tshisekedi conserve ainsi sa position surplombante. M.&nbsp;Yuma, symbole et coryphée de certains crimes économiques commis sous l’ancien régime, peut continuer d’œuvrer, laissant craindre une sorte d’impunité rétroactive dénoncée par la société civile congolaise.</p>



<p>La prétendue&nbsp;<em>«&nbsp;croisade&nbsp;»</em>&nbsp;contre la corruption semble ainsi avoir achoppé sur une première capitulation. La seconde porte sur le scandale des 15&nbsp;millions de dollars de détournement présumé révélé à la rentrée par l’Inspection générale des finances qui oriente les soupçons vers le directeur de cabinet du chef de l’Etat.&nbsp;<em>«&nbsp;En arrivant au pouvoir, ma philosophie a été de tirer un trait sur le passé (…) On peut repartir avec ceux qui ne se sont pas trop compromis,</em>&nbsp;a expliqué le président Tshisekedi lors d’un entretien accordé à TV5 Monde et au&nbsp;<em>Monde</em>, en septembre.<em>&nbsp;Je n’ai pas à fouiner dans le passé. Trop de travail m’attend (…) La corruption a été endémique et banalisée. Je reconnais que cela continue sous mon mandat. Tout ne peut pas changer en un jour. »</em></p>



<h4>Marge de manœuvre réduite</h4>



<p>Pour un Congolais, dénoncer la corruption à grande échelle pratiquée par les dirigeants est un exercice périlleux. Le banquier Jean-Jacques Lumumba le sait peut-être mieux que personne. En 2016, il a quitté son pays après avoir signalé à ses supérieurs et au cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) des opérations suspectes constatées au sein de la filiale locale de la BGFI, une banque gabonaise prisée par les familles régnantes de la région pour y blanchir des détournements de fonds publics. A Kinshasa, elle est dirigée par Francis Selemani Mtwale, un intime de Joseph Kabila – présenté comme son frère adoptif –, alors président malgré la fin de son dernier mandat. Craignant pour sa vie, Jean-Jacques Lumumba s’est exilé en région parisienne où il s’est mué en lanceur d’alerte et militant anti-corruption qui vient de lancer sa plateforme panafricaine, UNIS.</p>



<p><em>«&nbsp;Pour changer un pays aussi pourri que la RDC sur le plan du système politico-économique, il faut prendre des risques et des mesures fortes. Pour l’instant, Félix Tshisekedi fait montre d’une volonté molle de bousculer les lignes&nbsp;»</em>, constate le financier de 33&nbsp;ans, petit-neveu de Patrice Emery Lumumba – figure de l’indépendance et premier ministre assassiné le 17&nbsp;janvier&nbsp;1961. Il est sorti déçu d’un entretien avec le chef de l’Etat qui s’est tenu en mars, à Kigali, la capitale rwandaise.&nbsp;<em>«&nbsp;J’espérais une judiciarisation de la corruption sous Joseph Kabila. En vain. Rien de concret n’est ressorti de notre discussion sur la lutte anti-corruption&nbsp;»</em>, déplore-t-il.</p>



<p>Félix Tshisekedi évolue dans un contexte de cohabitation délicate et incertaine avec le camp de son prédécesseur, dont les partisans sont majoritaires au Parlement, dans les Assemblées provinciales, et au gouvernement.&nbsp;<em>«&nbsp;Le problème essentiel, c’est que Tshisekedi n’est pas libre d’être libre&nbsp;»</em>, observe l’historien Isidore Ndaywel e Nziem. Sa marge de manœuvre est réduite. Sa lutte contre la corruption a des limites à ne pas franchir, des personnalités à épargner, des enquêtes qu’il peut être risqué de démarrer.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;influence de l&#8217;Église catholique en Afrique</title>
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				<pubDate>Tue, 24 Sep 2019 16:15:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>Au Burundi, des évêques catholiques dénoncent les violences politiques, rappelant le rôle que joue l&rsquo;Eglise en Afrique.</strong></p>



<p>L’Église catholique joue un rôle important dans le développement de plusieurs pays africains, notamment ceux &nbsp;situés au sud du Sahara. En RDC&nbsp;par exemple, qui compte près de 40% de fidèles catholiques sur une population totale estimée à 80 millions d&rsquo;habitants, l’Église a &nbsp;toujours dénoncé les atteintes aux droits de l’homme et à la démocratie. Elle a surtout contribué à faire respecter la Constitution qui a abouti à la première alternance pacifique au sommet de l’État.</p>



<p><em>« Quand les pouvoirs en Afrique se montrent plus ou moins oppresseurs, l’Église élève la voix, non pas pour s’engager dans une sorte de politique politicienne, mais pour défendre la dignité de la personne humaine. A ce titre ce combat est légitime, pertinent et il est étroitement lié à la mission de l’Église »</em>&nbsp;estime Alain-Joseph Lomandja, expert électoral congolais et ancien chargé des programmes de la Commission épiscopale justice et paix.</p>



<p><strong>Perte d’influence</strong></p>



<p>Au Bénin, on se rappelle de l’implication déterminante au début des années 90 de l’Église catholique dans la réussite de la première conférence nationale sur le continent. Ces assisses avaient posé les jalons de l’organisation de la toute première élection présidentielle libre et démocratique de l’histoire de ce pays en mars 1991.</p>



<p>Mais aujourd’hui, l’influence de l’Église est en passe de s’amenuiser, selon le politologue Expédit Ologou, président du think tank Civic Academy for Africa&rsquo;s Future (CIAAF) :</p>



<p><em>« Certains &nbsp;observateurs voient de plus en plus l’absence de figures charismatiques. On peut évoquer le Cardinal &nbsp;Bernardin Ganti (décédé le 13 mai, 2008), on peut évoquer Monseigneur Isidore de Souza (mort le 13 mars 1999) le père Alphonse Quenum (décédé le 15 juin 2014) et autres. Ces figures-là semblent en train de disparaitre. La nouvelle génération semble ne pas encore avoir pris la mesure du rôle que les prédécesseurs ont joué. »</em></p>



<p><strong>Jeux troubles</strong></p>



<p>Au Rwanda, l’Église catholique a été accusée d’avoir joué un rôle trouble lors du génocide de 1994. Plusieurs prêtres et religieux catholiques ont même été jugés pour leur participation à ce génocide par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ou même par la justice belge.</p>



<p>Certains de ces prêtres poursuivis ont été condamnés, tandis que d’autres ont purement et simplement été acquittés.</p>



<p>Le pouvoir burundais a accusé les évêques catholiques du Burundi de « cracher leur venin de haine », suite à leur message pastoral qui dénonçait l&rsquo;intolérance et les violences politiques à huit mois de l’élection présidentielle de mai 2020.</p>



<p>Selon Willy Nyamitwe, le conseiller principal du président burundais en matière de communication,&nbsp;<em>« certains évêques devraient être défroqués car c&rsquo;est devenu une habitude. A la veille des élections, ils doivent cracher leur venin de haine à travers des messages incendiaires ».<br></em></p>



<p><em>&nbsp;« Ils sont en train d&rsquo;enseigner la division, ils accusent les Imbonerakure (jeunes du parti au pouvoir) d&rsquo;être des tueurs. C&rsquo;est une honte d&rsquo;enseigner la haine aux fidèles », a pour sa part indiqué le secrétaire général du CNDD-FDD au pouvoir.</em></p>



<p><strong>Inquiétudes</strong></p>



<p>Dans le message lu dimanche, les évêques catholiques ont exprimé leur&nbsp;<em>« inquiétude et préoccupation »&nbsp;</em>face aux violences et aux efforts consentis pour étouffer « <em>certains partis politiques et persécuter leurs membres, des actes de criminalité qui vont même jusqu&rsquo;aux meurtres fondés sur des mobiles politiques ».</em></p>



<p>L’Église accuse clairement les Imbonerakure,&nbsp;<em>« les jeunes affiliés au parti (CNDD-FDD) qui se substituent aux services de sécurité ».</em></p>



<p>L&rsquo;ONU qualifie les Imbonerakure de milice. Ils sont accusés d&rsquo;être au cœur du système répressif burundais aux côtés de l&rsquo;armée, de la police et du Service national de renseignement (SNR).</p>



<p>Il est à rappeler que les relations entre le régime de Pierre Nkurunziza (un évangélique) et l&rsquo;Eglise catholique ne sont pas bonnes depuis plusieurs années. En 2015, elle s’était publiquement opposé à un troisième mandat du président burundais comme l’opposition et la société civile.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Burundi : le pouvoir s&#8217;en prend à l&#8217;Eglise catholique</title>
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				<pubDate>Mon, 23 Sep 2019 18:17:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Nkurunziza_Pierre-3-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-9671" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Nkurunziza_Pierre-3.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Nkurunziza_Pierre-3-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Nkurunziza_Pierre-3-768x433.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> Le président burundais, Pierre Nkurunziza </figcaption></figure>



<p><strong>Les autorités burundaises accusent des évêques du pays de « cracher leur venin de haine », après que ces chefs religieux ont dénoncé l&rsquo;intolérance et la violence politique à quelques mois de l&rsquo;élection présidentielle.</strong></p>



<p>Dimanche, des églises ont donné lecture d&rsquo;un message de la Conférence des évêques catholiques du Burundi dénonçant les assassinats de personnes qui ont des opinions divergentes avec celles du gouvernement.</p>



<p>Ces chefs religieux estiment que certains partis politiques burundais sont menacés.</p>



<p>Selon l&rsquo;Agence France-Presse (AFP), de hauts responsables s&rsquo;en sont pris vivement aux évêques catholiques dès samedi, après la fuite sur les réseaux sociaux de leur « message pastoral ».</p>



<p>« Certains évêques devraient être défroqués car c&rsquo;est devenu une habitude : à la veille des élections, ils doivent cracher leur venin de haine à travers des messages incendiaires », a écrit samedi Willy Nyamitwe, conseiller en communication du président burundais, Pierre Nkurunziza.</p>



<p>« Ils sont en train d&rsquo;enseigner la division, ils accusent les imbonerakure (les jeunes du parti au pouvoir) d&rsquo;être des tueurs », soutient M. Nyamitwe.</p>



<p>« C&rsquo;est une honte d&rsquo;enseigner la haine aux fidèles », a déclaré samedi le secrétaire général du parti au pouvoir, Evariste Ndayishimiye, lors d&rsquo;un meeting.</p>



<p>Selon l&rsquo;AFP, M. Ndayishimiye accuse ces évêques de « chercher à pousser les militants d&rsquo;opposition à s&rsquo;attaquer en premier à notre parti ».</p>



<p>Les imbonerakure, qualifiés de milice par l&rsquo;ONU, sont accusés d&rsquo;être au cœur du système répressif burundais aux côtés de l&rsquo;armée et de la police.</p>



<p>Dans le message lu dimanche, les évêques catholiques ont fait part de leur « inquiétude et préoccupation » à huit mois de l&rsquo;élection présidentielle prévue le 20 mai.</p>



<p>Ils dénoncent aussi les violences visant à étouffer « certains partis politiques » et à « persécuter leurs membres ».</p>



<p>Les relations entre le gouvernement de Pierre Nkurunziza, un évangélique, et l&rsquo;Eglise catholique, qui avait pris position contre son troisième mandat, sont empreintes de méfiance.</p>



<p>Pierre Nkurunziza a été réélu en juillet 2015, malgré la dénonciation de sa candidature par l&rsquo;opposition, qui estimait qu&rsquo;il n&rsquo;avait plus le droit d&rsquo;être candidat.</p>



<p>Des centaines de personnes ont été tuées dans les violences consécutives à l&rsquo;annonce de sa candidature en 2015. Il est au pouvoir depuis 2005.</p>



<p><strong>Source: BBC Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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